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La session supplémentaire de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a connu, ce mardi 7 août, d’une affaire d’association de malfaiteurs, vol à main armée et complicité de vol mettant en cause les accusés Chidi Okoré, Sunday Eze et Fela John. Mais les deux derniers étant absents, la cour a dû rendre un arrêt de disjonction de leurs cas de celui de Chidi Okoré pour y statuer ultérieurement. Au terme du jugement, Chidi Okoré a été déclaré coupable de complicité de vol à main armée et condamné à 10 ans de travaux forcés.
Ayant été mis sous mandat de dépôt le 9 août 2013, Chidi Okoré condamné à 10 ans de travaux forcés pour complicité de vol à main armée doit encore retourner en prison pour purger sa peine. C’est avec des larmes aux yeux que l’accusé accueille la sentence ; son conseil dépité n’en revenait pas.
Pour en arriver à ce verdict, la cour a permis à l’accusé de s’expliquer sur son degré de participation à la commission des faits de complicité de vol à main armée, le 6 septembre 2010 à Sodjèatimè à Akpakpa Cotonou.
A la barre, Chidi Okoré a reconnu les faits. « C’est ma faute », avoue-t-il dès l’entame de sa comparution en citant les noms de certains dont Sunday Eze et Fela John. Toutefois, il précise qu’il n’était pas sur les lieux le jour du braquage. Son rôle aurait été d’indiquer à Sunday l’endroit où son patron dépose l’argent. « Nous nous sommes entendus pour que le jour de l’opération, je ne sois pas présent », explique-t-il.
S’agissant de la façon dont le vol devrait s’opérer, Chidi Okoré soutient qu’il n’en avait aucune idée. « Ils m’ont dit qu’ils vont venir forcer mon patron pour prendre l’argent sans lui faire de mal », tente d’expliquer Chidi sans parvenir à convaincre le président qui insiste longuement à travers des questions avant que l’accusé finisse par reconnaître que la bande serait venue avec un pistolet. Cette réponse relance la cour dans sa quête de la vérité sur sa présence sur les lieux du crime. Et à l’accusé de préciser : « Après l’opération, Sunday m’a appelé pour rejoindre le groupe pour le partage. Ils m’ont remis 600 000 F Cfa sur les 11 millions qu’ils ont pris chez mon patron. Et j’ai trouvé les 600 000 F insuffisants et le nommé DMS a pointé un pistolet sur moi pour m’obliger à me taire », expose-t-il, pour indiquer la façon dont il aurait su qu’une arme a été utilisée lors du vol. Rebondissant sur cette réponse de l’accusé qui ne le convainc pas, l’avocat général Florentin Gbodou a dû lui rafraîchir la mémoire en donnant lecture des extraits de ses déclarations aux étapes précédentes de la procédure. Il lui rappelle qu’il savait bien la façon dont le vol allait s’opérer. « Small (le sobriquet de Synday) m’a fait part de sa stratégie. Si l’opération devrait se faire en plein jour, ils vont utiliser des pistolets. Si c’est la nuit tombante avant la fermeture de la boutique, ils utiliseront des armes blanches », relève le ministère public dans le procès-verbal d’enquête préliminaire. Malgré la lecture de cet extrait, l’accusé avance qu’il ne reconnaît pas avoir fait de telles affirmations mais ajoute que les agents de police écrivent ce qu’ils veulent dans les procès-verbaux. Toutefois, il reconnaît qu’il a été retenu que l’opération ait lieu dans la matinée.
10 ans de travaux forcés
Plantant le décor de son réquisitoire, le ministère public note que la recherche du gain facile est une porte ouverte à tous les vices. Puis, rappelant les faits, il observe que l’accusé a varié dans ses déclarations sur l’implication de ses co-accusés dans la commission des infractions. Toutefois, il trouve constant de reconnaître qu’il a participé à la planification du vol à main armée. Cette infraction signifie, dit-il, soustraction frauduleuse d’un bien à son propriétaire avec cette circonstance que les auteurs ont fait usage d’arme, selon les dispositions de l’article 381 du Code pénal. Quant à la complicité, il la retrouve dans le fait pour l’accusé d’avoir fourni des moyens (information), d’avoir pris part à des réunions. Ces faits sont prévus et punis par les articles 59 et 60 du Code pénal à la lumière desquels l’avocat général indique que le complice est puni de la même peine que les auteurs de ce crime.
Soulignant que le casier judiciaire de l’accusé est vierge même s’il reconnaît avoir fait deux fois la prison, et que l’enquête de moralité lui est favorable, il observe qu’il peut bénéficier de circonstances atténuantes. Il requiert que la cour le déclare coupable de complicité de vol à main armée et le condamne à 10 ans de travaux forcés. Pour les intérêts de la partie civile, il requiert qu’ils soient réservés, vu que la victime a été régulièrement convoquée mais ne s’est pas présentée.
L’arme du crime introuvable
Dans sa réaction, la défense estime que les réquisitions le laissent sur sa faim. Selon Me Friggens Adjavon, la cour ne doit pas se fonder sur des hypothèses pour entrer en condamnation contre son client. « Ça me fait mal qu’on ne puisse pas montrer l’arme du crime », se désole-t-il. En tant qu’ancien officier de police judiciaire, il invite la cour à prendre des mesures pour que « les enquêtes se déroulent dans des conditions qui ne faussent pas la trajectoire de la vérité ». Au regard de l’absence de l’arme, insiste-t-il, on ne peut pas retenir son client dans les liens de l’infraction de vol à main armée. Pour lui, la certitude de l’authenticité de l’arme est liée à son usage. A défaut, poursuit-il, il faut les scellés pour en juger. « A priori, il y a doute sur l’usage d’une arme », soutient-il, en demandant à la cour de disqualifier les faits de vol à main armée et à les requalifier en vol. Car personne ne peut dire si l’arme était un simple jouet ou une vraie arme.
Par rapport à la complicité, Me Friggens Adjavon réfute aussi la thèse du ministère public. Selon lui, la complicité ne saurait se réduire dans le cas d’espèce à la simple communication du lieu de dépôt de l’argent. Il faut en plus, des faits matériels comme preuve de la complicité. « La complicité pour laquelle mon client est poursuivi n’est pas constituée », soutient-il. Dès lors, il retient que le défaut d’éléments matériels fait tomber l’infraction de complicité. Au principal, il plaide l’acquittement pur et simple de son client. Au subsidiaire, après avoir dit qu’il est conscient qu’il y a vol, il plaide qu’il y ait disqualification des faits de vol à main armée et leur requalification en vol ; et de faire preuve de miséricorde envers l’accusé qui est réadaptable selon le rapport d’expertise médico-psychologique.
Cette façon d’apprécier les faits a suscité une première réplique de la part du ministère public. Selon lui, on ne peut pas tirer motif du défaut de prouver l’usage de l’arme pour rejeter la complicité. La complicité n’a pas besoin de faits matériels. A ce propos, il invoque les dispositions de l’article 381 du Code pénal pour montrer que le simple fait pour l’accusé de donner l’information est suffisant. Selon le ministère public, l’arme n’est pas un jouet. « Sinon, pourquoi l’accusé aurait eu peur quand on a pointé l’arme sur lui ? », s’interroge le ministère public.
La défense revient à la charge pour réitérer que personne dans la salle d’audience ne peut dire si l’arme est effective ou ludique.
Dans son arrêt, la cour a reconnu l’accusé Chidi Okoré coupable du crime de complicité de vol à main armée, faits prévus et punis par les articles 59, 60 et 381 du Code pénal. Par conséquent, elle le condamne à 10 ans de travaux forcés. Pour n’avoir fait que cinq ans en prison, il y retourne pour autant de temps?
Les faits
Dans la matinée du lundi 6 septembre 2010 aux environs de 8 h, M. Kenneth Atanda, représentant au Bénin de la société ‘’Mentymor Int Ltd’’, spécialisée dans l’importation de la friperie, était dans son magasin sis à Sodjèatimè (Cotonou) lorsqu’il a vu surgir deux motocyclettes montées chacune par deux individus.
L’un des deux qui portait une cagoule s’est dirigé avec un pistolet pointé sur M. Kenneth Atanda et l’obliger à leur indiquer son dépôt d’argent. Les deux autres personnes à visage découvert et identifiées par la victime comme étant les nommés Sunday Eze et John Fela, lui ont pris la clé du tiroir de son bureau pour le fouiller et emporter une somme de 24 893 000 F Cfa, 250. 000 nairas, son porte-monnaie et ses deux portables.
L’enquête ouverte a permis d’interpeller le nommé Okore Chidi, un manœuvre du magasin absent au travail le jour des faits pour avoir planifié ce braquage avec ses amis qui sont venus opérer. Les nommés Fela John et Sunday Eze ont également été interpellés.
Poursuivis pour vol à main armée, Fela John et Sunday Eze n’ont pas reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure.
Par contre, poursuivi pour complicité de vol à main armée, le nommé Okoré Chidi a reconnu les faits à l’enquête préliminaire, les a niés devant le juge d’instruction avant de les reconnaître?
Composition
Président : Wilfran Gbaguidi
Assesseurs : Ismaël Sanoussi et Serges Hounnouvi
Jurés : Hyacinthe Fatondji Ezin-Wota ; Adolphe G. Dadaglo ; Marie-Marguerite Bodourin Nouhoumon et Sidonie Yétondji Dégila Gbédji
Ministère public : Florentin Gbodou
Greffier : Félicien Fatondji

Le député Mohamed Atao Hinnouho a comparu à nouveau, ce mardi 7 août au tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Il est, en effet, poursuivi pour deux dossiers à savoir fraude douanière et incitation à la rébellion. L’audience a été renvoyée au 14 août prochain.
Le député Mohamed Atao Hinnouho, en détention depuis quelques mois à la prison civile de Cotonou, a comparu au tribunal hier dans un fauteuil roulant, comme à la précédente audience. Il a été présenté au juge des flagrants délits pour répondre des chefs d’accusation de fraude douanière et d’agression d’agents. En l’absence du représentant du laboratoire New Césamex, l’audience a été renvoyée au 14 août prochain.
Il faut signaler que le député a été écouté par le tribunal sur la question relative à la fraude douanière, après la déposition du colonel Jacques Yempabou représentant l’administration douanière. Mohamed Atao Hinnouho a indiqué que depuis sept ans qu’il est député à l’Assemblée nationale, il n’officie plus en tant que représentant de sociétés pharmaceutiques. Certes, il est propriétaire des locaux qu’il a loués aux sociétés, dont il ne sait quel usage ces dernières en font. Son rapprochement avec le laboratoire New Césamex serait lié au contrat de bail, d’après ses explications. Ses avocats, maîtres Aboubakar Baparapé et Alfred Bocovo se sont demandé les raisons qui peuvent fonder la poursuite de leur client alors qu’il n’est plus impliqué dans la commercialisation des produits pharmaceutiques. Sur la question, Jacques Yempabou a fait savoir que l’article 345 du Code douanier poursuit pénalement tous ceux qui sont sur la chaîne de la fraude.
Le deuxième dossier dans lequel Mohamed Atao Hinnouho est accusé est relatif à l’agression des agents. Trois des quatre agents qui seraient agressés par le député sont absents à la barre. Les avocats en ont alors profité pour réitérer leur demande de mise en liberté provisoire du député et d’autorisation de soin conformément aux textes en vigueur. Mais le juge a rejeté les deux demandes, renvoyant l’audience sous huitaine. Aux dires de Me Baparapé, les avocats vont reprendre leur demande d’autorisation de soin pour permettre au député de se faire soigner à l’étranger ou tout au moins dans un autre centre, car sa vie en dépend.
Un vote de levée d’immunité du député poursuivi, entre autres pour trafic de faux médicaments, et de deux autres de ses collègues, est intervenu le 24 juillet dernier.
Des candidats à l’épreuve de lancer de poids au centre du Complexe scolaire Père Aupiais[/caption]Démarrées lundi dernier, les épreuves orales et sportives du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juillet 2018 ont pris fin ce mardi 7 août. A Cotonou, les candidats admissibles ont affiché un enthousiasme lors de cette phase de l’examen qui s’est déroulée dans une bonne ambiance.
Les candidats reçus aux épreuves écrites du Brevet d’études du premier cycle 2018 composent depuis lundi 6 août dernier sur toute l’étendue du territoire national. A Cotonou, c’est le Collège d’enseignement général Gbégamey qui a accueilli les apprenants ayant composé les épreuves écrites au Collège Notre-Dame des Apôtres, Ceg du Lac, Ceg Dantokpa et Ceg Gbégamey. Sur 1482 candidats attendus, 1477 ont répondu présent et composé avec beaucoup d’enthousiasme. En témoignent les propos de quelques-uns rencontrés dans la matinée de ce mardi sur le terrain de sport. Si certains élèves ont pris cette étape comme une formalité, d’autres l’ont préparée avec entrain.
« Lorsque j’ai appris que j’étais admissible, j’ai contacté mes professeurs d’anglais et de sport pour m’aider à préparer cette phase mais ils m’ont rassuré qu’il n’y aura rien de compliqué », a déclaré Kévin Agbogba, élève au Ceg du Lac.
La candidate Charlène Adoukonou s’est entraînée juste après les écrits pour ne pas être surprise. « Quand j'ai su, en voyant les corrigés-types, que je pouvais réussir, j’ai commencé par m'entraîner en sport », a-t-elle laissé entendre. Elle relisait également tous les cours d’anglais qu’elle avait reçus en classe pour bien se « remettre dans le bain ».
Contrairement à cette dernière, Yves Adotévi, élève au Ceg Gbégamey, pense que la préparation pour les épreuves orales et sportives est tout de même beaucoup moins intense que celle de l'écrit. « Le plus difficile est passé ! Mais il ne faut pas non plus relâcher tous les efforts », a-t-il ajouté.
La plupart des candidats interrogés n’ont pas caché leur joie d’être à cette étape de l’examen qu’ils pensent passer avec brio. Maurille Mondé, coordonnateur du centre du Collège d’enseignement général Gbégamey, confie que tout se déroule normalement. Aucun incident n’est à signaler depuis l’entame de cette phase dans ce centre, a-t-il assuré. A l’en croire, chacun en ce qui le concerne joue sa partition pour le bon déroulement des épreuves orales et sportives : « Les examinateurs vaquent normalement à leurs occupations et font de telle sorte que les candidats passent leurs épreuves dans de bonnes conditions ».
Allassane Zimé Yérima, examinateur de sport, se réjouit de l’engouement avec lequel les candidats ont abordé les épreuves sportives. Pour lui, tout se passe dans les meilleures conditions pour permettre à chaque candidat de passer ce cap avec succès.
Au Complexe scolaire père Aupiais, l’un des centres retenus à cet effet à Cotonou, les candidats ont planché durant les deux jours pour lesdites épreuves. Les candidats répartis en groupes à cette phase ont subi à l’oral un test, qui consiste essentiellement à tirer un texte, le lire et répondre aux questions d’un examinateur, en anglais, en espagnol et ou en allemand, selon la série.
Cette phase terminée, les candidats admissibles se mettent à la disposition d’autres examinateurs pour subir les épreuves sportives. Dans cette catégorie, trois épreuves sont ouvertes. Les filles ont projeté des boules de 3 kg et les garçons 4 kg pour le lancer de poids. Tous ont ensuite été soumis à la vitesse et au saut en hauteur.
Le moins qu’on puisse dire dans ce centre de Cotonou est que tout s’est normalement déroulé. Quand bien même le chef centre, en même temps directeur du complexe, était pris en séance, nous avons pu noter la bonne ambiance sur le terrain.
D'importants défis sont à relever pour accélérer l'enracinement de la culture évaluative[/caption]La cinquième édition des Journées béninoises de l’évaluation (Jbe) a démarré, lundi 6 août dernier à Cotonou. Evaluateurs, décideurs politiques à divers niveaux, acteurs de la décentration et de la reddition des comptes s’y sont donné rendez-vous, pour faire le bilan du chemin parcouru par le pays et surtout revisiter ensemble les nouvelles exigences de l’évaluation et leur application à la gouvernance nationale.
Depuis 2010 où il a tenu la première édition des Journées nationales d’évaluation, le Bénin est entré dans un processus évolutif qui lui a permis de poser de nombreux pas en matière d’évaluation. Huit ans après, et à l’heure de la tenue de la cinquième édition desdites journées, bien de lauriers ont été récoltés et cela réjouit Abdoulaye Gounou, chef du bureau de l’évaluation des politiques publiques et de l’analyse de l’action gouvernementale. L’évaluation est élevée au rang de priorité nationale et le Bénin a adopté pour la période 2012-2021 sa politique nationale d’évaluation. Le Conseil national d’évaluation a été également créé et, dans la pratique, des efforts pour réaliser un nombre considérable d’évaluations, tout comme il a été procédé à l’élaboration d’un guide national.
« Pour faciliter la réalisation des évaluations, le Conseil des ministres a décidé de faire de la théorie du changement un critère d’éligibilité des programmes inscrits au Programme d’investissements publics… Ainsi à partir de 2019, tous les projets et programmes publics disposeront de leurs théories de changements», a aussi expliqué Abdoulaye Gounou, faisant le point du chemin parcouru par le Bénin. Au niveau des collectivités locales par contre, la pratique évaluative est encore à un faible niveau, mais des efforts sont faits pour remonter la pente, assure-t-il. Pour accélérer l’enracinement de la culture évaluative dans toute la sphère publique béninoise, d’importants défis sont à relever.
Au nombre de ceux-ci, il y a : la poursuite de l’institutionnalisation de l’évaluation, l’élaboration d’un projet de loi sur l’évaluation, l’ouverture de l’évaluation aux objectifs de développement durable, la professionnalisation de l’évaluation en vue d’exiger de l’Exécutif et du Législatif, la poursuite des efforts pour l’enracinement de l’évaluation dans toute la sphère publique. Il envisage, dans ce cadre, la poursuite de la coopération avec le milieu universitaire en vue de développer des curricula appropriés en cette matière. Autant de défis qui seront vite résolus avec la mise en œuvre des activités prévues dans le Plan stratégique national d’évaluation.
Gouvernance éthique
Malgré ces défis, le pays est très bien vu de l’extérieur sur le chantier de l’évaluation. Sara Pacque-Margolis, représentante de l’Initiative internationale pour l’évaluation d’impact (3Ie) a salué « le leadership du Bénin sur les questions de l’évaluation» et s’est dite fière de constater qu’il est le premier pays de l’Uemoa à devenir membre de cette initiative. Même sentiment en ce qui concerne les filières de formation ouvertes dans ce cadre et qui sont bien appréciées, selon elle.
L’apologie de l’évaluation ouverte à cette tribune s’étendra également à Siaka Coulibaly, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) qui estime qu’autant que le suivi et l’audit, l’évaluation constitue un vecteur de changement et un pilier de la gestion axée sur les résultats. Il appelle donc de tous ses vœux l’institutionnalisation de la fonction évaluative pour une meilleure redevabilité surtout dans la perspective de l’agenda 2030.
« L’évaluation pour promouvoir une administration de développement », c’est le thème retenu pour cette cinquième édition des Jbe. Thème sur lequel le professeur Hygin Kakaï de la Faculté du droit et des sciences politiques (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi a tenu une conférence inaugurale.
Le ministre d’Etat secrétaire général à la Présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, a plaidé pour une gouvernance éthique et une meilleure utilisation des ressources publiques. Il a insisté sur la théorie du changement et invité les décideurs publics à mettre en priorité l’impact de leurs actions et décisions sur la vie des Béninois. Plutôt optimiste sur ce chantier, il fait foi à la culture de la performance devenue la chose la mieux partagée sous le président Patrice Talon et soutient qu’on « a suffisamment gaspillé les ressources et qu’il est temps de faire les choses autrement ».
Le maire de Banikoara, Bio Sarako Tamou[/caption]Le maire de Banikoara, Bio Sarako Tamou est menacé de destitution. Vingt-deux conseillers sur les vingt-neuf que compte le conseil communal désirent lui retirer leur confiance pour, entre autres, « mauvaise gestion ».
Telle une braise incandescente qui couve sous la cendre, la crise qui sévit au sein du Conseil communal de Banikoara n’en finit plus de se raviver. Elle vient de prendre une autre tournure avec le dépôt d’une motion par 22 des 29 conseillers de la commune, pour la convocation d’une session extraordinaire. Laquelle, selon les signataires de la demande, devrait décider du sort du maire Bio Sarako Tamou, après l’organisation d’un vote de défiance. C’est à travers une correspondance en date du lundi 6 août dernier à lui adressée et déposée au secrétariat de la mairie, hier mardi, avec ampliation à l’autorité de tutelle, le préfet de l’Alibori
En effet, mécontents de lui, les 22 conseillers dissidents réclament à nouveau son départ de la tête de la mairie. Réunis au sein du « Collectif des conseillers pour un Nouveau départ de la commune de Banikoara », les conseillers dissidents ne partagent plus sa vision.
Après avoir saisi, puis informé le préfet de l’Alibori de la situation, ils ont déposé leur motion sur la table du maire. Ils estiment, précise leur lettre, avoir agi conformément à l’article 53 de la loi n° 97-029 du 15 janvier 1999, portant organisation des communes en République du Bénin.
Comme griefs, ils reprochent à Bio Sarako Tamou, sa gestion solitaire, son abus de pouvoir et le peu d’égard et de considération qu’il accorde aux autres conseillers communaux. Ils dénoncent aussi sa « mauvaise gestion » et la « politisation à outrance des ressources humaines de la mairie », puis « la mauvaise planification des ressources matérielles et financières ».
« Que la signature de la motion ait été faite spontanément et de façon volontaire, sans aucune pression, c’est un soulagement », a indiqué l’un des 22 conseillers signataires, Mashoud Bori Bata. Selon lui, cette motion de destitution n’est pas la première adressée au maire Bio Sarako Tamou. Il y a environ un an, rappelle-t-il, certains conseillers en avaient déjà signé une. « Mais puisqu’après tout, le linge sale se lave en famille, la situation a été réglée à l’amiable », confie le conseiller dissident. Il avoue que c’était grâce à l’intervention des têtes couronnées. « Le maire qui s’est excusé avait également promis de changer. Mais comme ce ne fut pas le cas, nous avons alors décidé de revenir à la charge », a laissé entendre Mashoud Bori Bata.
C’est la preuve, au regard de tout ce qui précède, qu’il y avait un malaise au sein du Conseil communal de Banikoara. Désormais, tous les regards sont tournés vers la préfecture de Kandi, pour la mission de conciliation du préfet Mohamadou Moussa.
Bio Sarako Tamou, 35 ans, gestionnaire de profession et ancien intendant du Lycée technique agropastoral de Banikoara, alors 1er adjoint, a été élu maire de la commune de Banikoara, le 11 janvier 2016. C’était en remplacement de l’ancien maire Sanni Innocent Sabi Yo dont le siège a été invalidé par la Cour suprême, pour n’avoir pas démissionné de son poste d’agent salarié de la mairie au moins un an avant les dernières élections communales, conformément à l’article 419 de la loi n° 2013-06 portant Code électoral en République du Bénin.
Le projet Asphaltage[/caption]Le projet Asphaltage est un des programmes majeurs du Programme d’action du gouvernement dont la finalité est de moderniser le visage urbain et périurbain du Bénin à travers d’importants travaux d’assainissement. Depuis quelques jours, le projet est entré dans sa phase concrète et laisse rêver les populations qui pourraient, dans les jours à venir, jubiler davantage.
Cotonou, Porto-Novo, Sèmè-Podji, Abomey-Calavi, Parakou, Natitingou, Lokossa… et bien d’autres localités du Bénin présenteront un nouveau physique dans les mois à venir à la faveur de la mise en œuvre du projet Asphaltage. Il s’inscrit dans le cadre du Programme d’action du gouvernement (Pag) en son pilier 3 intitulé « Amélioration des conditions de vie des populations » et son axe stratégique n°6 titré « Renforcement des services sociaux de base et protection sociale ».
Les remises de sites en vue du démarrage effectif des travaux, se sont enchaînées, ces derniers jours. Ce qui laisse entrevoir pour les localités concernées, des cités modernes et viabilisées à terme. Dans toutes les villes, les infrastructures doivent disposer de mobilier urbain (bancs, abris de bus, abri-poubelles, lampadaires, bornes lumineuses…), d’espaces verts, d’équipements piétonniers (refuges piétons ou carrefours, abaissement pour handicapés), apprend-on à propos de ce projet qui prend en compte environ 650 km de routes.
« L’objectif du gouvernement, à travers ces travaux, c’est d’améliorer les conditions de circulation et la mobilité des populations, de faciliter leur accès aux équipements sociocommunautaires, aux services d’assainissement pluvial, de réduire les effets des inondations cycliques, de dynamiser l’économie locale et de renforcer l’attractivité des villes bénéficiaires », peut-on également lire dans une note d’information relative au projet qui précise par ailleurs « qu’il ne s’agit pas simplement de faire des routes ». Il y a aussi et surtout tous les accessoires et les commodités qui vont avec, pour faire des espaces aménagés, de véritables coins de vie agréables, pour le bonheur des populations.
Dans la ville de Parakou par exemple, il est prévu pour la première phase, 20 km sur un linéaire total de 70 km de rues primaires, secondaires et tertiaires à aménager dans les trois arrondissements de la ville. A Natitingou où la première phase du projet prend en compte 13,79 km sur les 36,28 km prévus, on se réjouit surtout que le projet Asphaltage, ne soit pas que de la voirie classique, mais un projet d’aménagement urbain de façade qui prend en compte la voirie, l’éclairage public, des espaces verts, l’équipement de sécurité et du mobilier urbain.
A Lokossa, le premier lot prend en compte une distance de 10,70 km, tandis qu’à Cotonou et Sèmè-Podji, les travaux officiellement lancés le vendredi 3 août dernier prévoient, toujours pour cette première phase, un total de 31 km de rue avec les mêmes commodités sus-énoncées.
Atao Hinnouho[/caption]
Reportée il y a quelques jours, l'audience de l'honorable Atao Hinnouho s'ouvre ce matin au tribunal de première instance de première classe ce matin 7 août.
À la barre, le député venu une deuxième fois en fauteuil roulant répond aux questions du ministère public et du juge en présence de ses avocats dont Aboubakar Baparape. La Douane béninoise s'est fait représenter par le colonel Jacques Yempabou, directeur des renseignements de la douane.
Pour le député, il y a sept ans qu'il n'officie plus en qualité de représentant de firme pharmaceutique à cause de sa fonction de député. Mieux, ses locaux sont mis en bail à des sociétés dont il ne peut dire l'usage qu'elles en font. La suite de l'audience dans un instant.
Société 07 août 2018
Germain Mèhinto[/caption]Candidat à sa propre succession, le président sortant Germain Mèhinto a été plébiscité à la tête de la Fédération béninoise de Boxe pour un nouveau mandat de quatre ans, à l’issue de l’assemblée générale élective tenue dimanche 5 août dernier au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou.
Reconduit, Germain Mèhinto a invité les membres de la fédération à la cohésion et à la gestion participative pour sortir le noble art de l’ornière. Outre, René Bèwa muté de son poste de vice-président pour le celui de 2e responsable à l’organisation, le bureau sortant n’a pas subi beaucoup de changements.
Pierre Hinvi élu nouveau vice-président, pense travailler en synergie avec le président Germain Mèhinto afin de l’aider à réussir les œuvres entamées et lui éviter les dépenses sur fonds propres.
Pour le secrétaire général du Comité national olympique et sportif béninois (Cnosb) Fernando Hessou, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour la boxe béninoise. Il invite les responsables au respect des textes afin de redorer le blason de cette discipline qui a fait la fierté du Bénin dans les années 90.
Le nouveau comité exécutif de la Fébéboxe
Président : Germain Mèhinto
Vice-président : Pierre Hinyi
Secrétaire général : Xavier Tossa Armand
Secrétaire général adjoint : Marc Godovo
Trésorier général : Antonin Houessinon
Trésorier général adjoint : Rock Agnan
Responsable à l’organisation: Mériga Chouaïbou
1er Responsable à l’organisation : Armand Balley
2e Responsable à l’organisation : Réné Bèwa
Les boulistes béninois sur le boulodrome du stade de l’Amitié de Cotonou[/caption]En prélude aux prochains Mondiaux de pétanque (du 13 au 16 septembre 2018 au Canada), la Fédération béninoise de pétanque (Fbp) et les boulistes se préparent activement au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou. Sous l’égide du sélectionneur national, Guy Tronnou, et son adjoint Thierry Babagbéto, les six boulistes travaillent pour aiguiser leur application, la précision la cohésion, et l’homogénéité avant la compétition.
En route pour les Mondiaux de pétanque prévus du 13 au 16 septembre prochain au Canada, les boulistes béninois sont à la troisième phase de leur plan de préparation. Les six boulistes travaillent sous la supervision du sélectionneur national, Guy Tronnou et son adjoint Thierry Babagbéto.
Rencontré ce lundi au boulodrome du stade l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou, le coach Guy Tronnou indique que cette phase des préparations prévue du 2 au 10 août prochain suit normalement son cours. A l’en croire, les potentiels représentants béninois travaillent leur précision, leur cohésion et leur homogénéité, pour leur permettre de répondre efficacement lors de la compétition. « Nous travaillons ardemment afin d’avoir des boulistes capables de tenir lors de la compétition », a-t-il déclaré.
L’équipe se prépare dans les meilleures conditions pour ne pas être en déphasage avec les réalités du tournoi, assure-t-il. « Nous misons sur la qualité de chaque joueur pour disposer d’une sélection homogène et des joueurs capables de porter haut l’étendard du Bénin », a-t-il ajouté. Au total, quatre boulistes seront retenus à l’issue de la mise au vert. « L’endurance et la précision sont mises en exergue au niveau de chacun des six boulistes pour retenir finalement les quatre meilleurs qui vont effectuer le voyage », a-t-il précisé.
L’objectif étant de revenir avec le titre de champion, la direction technique entend mettre les bouchées doubles pour participer à cette compétition avec une équipe compétitive. C’est l’occasion pour le sélectionneur adjoint Thierry Babagbéto d’évoquer le plan de préparation qui, selon lui, tient compte des moyens de la fédération. Pour lui, ce chronogramme suit normalement son cours et leur permet d’affronter les meilleures équipes au niveau national. Les consignes sont données aux joueurs afin qu’ils soient capables de défendre valablement les couleurs nationales pour conquérir leur titre de vice-champion ou revenir premier de la compétition. Il estime que l’équipe n’a pas la pression pour atteindre l’objectif à elle assigné par la Fédération béninoise de pétanque dirigée par Aurélien Vinou.
Selon Bio Marcel, capitaine de l’équipe nationale de pétanque, les préparatifs vont bon train et augurent d’un heureux aboutissement. Selon lui, l’équipe a fait des matchs amicaux et a remporté un tournoi local dans la commune d’Abomey-Calavi, le week-end dernier. « Nous sommes à la troisième phase de mise au vert et je peux dire que c’est prometteur. Il reste quelques automatismes pour boucler les séances mais j’estime que tout se passe bien », a-t-il déclaré.
Signalons que la dernière étape des préparatifs est annoncée pour se dérouler du 25 août au 7 septembre 2018.
Odile Ahouanwanou inscrit le Bénin au tableau des médaillés[/caption]Les championnats d’Afrique d’athlétisme ont connu leur épilogue, dimanche 5 août dernier au Stephen Keshi stadium d’Asaba du Nigeria, avec des fortunes diverses pour les nations et les athlètes participants. Au classement final, le Kenya a terminé en tête avec 19 breloques, dont 11 en or, 6 en argent et 2 bronze tandis que le Bénin finit 12e avec une médaille d’or en heptathlon.
Les vingt-et-unièmes championnats d’Afrique d’athlétisme se sont achevés dimanche 5 août dernier à Asaba au Nigeria. Pour une première fois, le Bénin s’affiche au tableau des nations ayant remporté des médailles. Devant le Ghana, 13e et le Cameroun, 14e et après le Burkina Faso, 10e et l’Algérie, 11e, le Bénin occupe la 12e place sur 35 nations grâce à la médaille d’or remportée par l’athlète Odile Ahouanwanou en heptathlon. C’est la meilleure place occupée par Bénin à ce meeting depuis sa création en 1979. Une performance saluée par le secrétaire général de la Fédération béninoise d’athlétisme qui souhaite que cet exploit puisse susciter des talents et inviter les autorités béninoises à davantage investir dans le sport d’élite pour tutoyer les grandes nations de sport sur le continent à l’instar du Kenya et l’Afrique du Sud qui ont terminé respectivement champion et dauphine de la compétition.
Avec 19 médailles dont 11 en or, 6 en argent et 2 en bronze, le Kenya a damé le pion à l’Afrique du sud, 2e avec 30 médailles dont 9 en or, 13 en argent et 8 en bronze. Le Nigeria, pays hôte, est venu à la 3e place avec 19 médailles dont 9 en or, 6 en argent et 5 en bronze. Le Burkina Faso est 10e avec trois médailles dont une médaille en or remportée par Fabrice Zango au triple saut avec un saut de 17,11 m et deux médailles d’argent remportées par Marthe Koala.
Au total, 23 pays figurent dans le classement des pays ayant obtenu des médailles lors de ces championnats sur les 35 pays participants.
Les grands noms au sommet !
Annoncée comme une chance de médaille pour le Bénin, l’athlète béninoise Noélie Yarigo n’a pas fait mieux que de finir 7e lors de la finale du 800 m. Mais certains grands noms de l’athlétisme africain ont encore fait parler la poudre. La double championne olympique Semenya Caster a ravi les foules d'Asaba avec la plus rapide course au 400 m en 49’’96 en arrachant le titre africain. Elle a mis au vent Christine Botlogetswe du Botswana : 51’’19 et la Nigériane Ajayi Yinka, 3e avec un chrono de 51’’34.
Le Botswanais Thebe a conservé son titre au 400 m en 44’’81 devant le Sud- Africain Phora Thapelo (45’’14) et le Nigérian Okzie Chidi (45’’65). Son compatriote Amos Nijel a survolé la finale du 800 m avec un chrono de 1’45’’20 devant Emmanuel Korir du Kenya qui a remporté la première médaille de sa carrière en 1’45’’65.
La Nigériane Onyekwere Chioma a fait un doublé au Nigeria lors de la finale du disque féminin, avec un jet gagnant de 58,09 m pour battre sa compatriote Okoro Chinwe en 57,37 m. La Sud-Africaine Ischke Senekal a obtenu la médaille de bronze en 53,82 m. L’Algérien Abdelmalik Lahoulou a remporté les 400 m haies en 48’’87, son deuxième titre continental après la médaille d’or des All African Games 2015 devant le champion en titre du Commonwealth, le Sud-Africain Cornel Fredricks (49’’40) et le Tunisien Zied Azizi (49’’48).
Le champion du monde 2015 Nicholas Bett du Kenya n'a pas terminé la course. Il faut noter que les deux meilleurs athlètes de chaque épreuve représenteront l’Afrique à la Coupe intercontinentale à Ostrava, les 8 et 9 septembre prochains.