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Nouvelles

Préliminaires retour des compétitions interclubs de la Caf: Loto-Popo et Buffles sont attendus ce week-end
Contraint au nul, samedi 14 septembre dernier au stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou, Loto-Popo affronte ce week-end Nouadhibou Fc au stade Olympique de Nouakchott. Battus à l’aller par le score de 3-1, les Buffles du Borgou tenteront de laver l’affront face à l'Association sportive des Forces armées royales à Cotonou. Défaits 3-1 au complexe sportif Moulay-Abdallah le week-end dernier, les Buffles du Borgou affrontent, dimanche 19 septembre, au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou à Cotonou l'Association sportive des Forces armées royales du Maroc pour le compte du match retour du premier tour préliminaire de la Coupe de la Confédération africaine de Football. Vice-champions en titre, les Buffles du Borgou qui ont été ces dernières années présents lors des campagnes de la Ligue des champions sont attendus pour faire une bonne expérience lors de ces préliminaires Coupe Caf. Roland Junior Béakou, buteur à l’aller sur le sol marocain et ses coéquipiers se doivent de batailler dur pour décrocher leur qualification à domicile. Les sociétaires du Conseil national des Chargeurs du Bénin devront compter sur le jeu collectif pour surprendre ce club décidé à franchir ce cap. Après huit années d’absence sur la scène continentale, l’As Far, un club au prestigieux palmarès a bien l’ambition d’accéder au tour suivant pour défier l'équipe algérienne de la Jeunesse Sportive de Kabylie, finaliste malheureuse lors de la précédente édition devant le Raja de Casablanca. Contraint au partage des points, Loto-Popo fait un déplacement difficile en Mauritanie pour affronter Nouadhibou Fc au stade Olympique de Nouakchott. Faisal Bashir et ses coéquipiers devront éviter les erreurs du match aller s’ils espèrent faire la différence en terre mauritanienne. Une fois encore, ils feront face à la pression de Hemeya Tandji, Mohamed Mtchangama et autres qui ont dominé leurs vis-à-vis sujets à Cotonou. Sports 17 sept. 2021


Suivi des processus électoraux en Afrique de l’Ouest: Sacca Lafia lance les travaux d’évaluation de la Cedeao
Le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Sacca Lafia, a lancé, ce mercredi 15 septembre à Cotonou, les travaux d’un atelier de trois jours, consacré à l’évaluation des missions d’observation de la Cedeao. Le rôle de la Cedeao dans l’accompagnement des processus électoraux, en amont comme en aval, est l’objet d’un sérieux questionnement du citoyen. C’est donc pour améliorer ses prestations en matière de suivi du processus électoral dans les Etats membres, que la Commission de la Cedeao a initié un atelier de trois jours à Cotonou. « Les résultats de cette session d’évaluation, de réflexion et d’analyse prospective sur le rôle des équipes de base dans les missions électorales de long terme en Afrique de l’Ouest, seront déterminants pour l’avenir de l’intervention de la Cedeao dans les processus électoraux nationaux de notre sous-région», a déclaré l’ambassadeur Blaise Diplo-Djomand, représentant résident de la Cedeao au Bénin. Il indique que l’atelier de Cotonou vise non seulement à formaliser les équipes de base mais également à susciter des idées novatrices sur leur travail, en lien avec les observateurs de long terme, en apportant, au besoin, des améliorations substantielles aux diverses phases du processus, à savoir entre autres : la sélection des membres et leur déploiement, les conditions et délais de travail, la logistique, les procédures de collecte de données exactes sur l’élection et sur les acteurs électoraux, le format ou la structure des travaux produits et leur exploitation à court, moyen et long termes, la coordination avec les différents compartiments de la mission d’observation électorale et la communication avant, pendant et après l’élection. Le président de la Cena, Sacca Lafia, comptant sur la qualité des résultats de cet atelier pour les institutions ayant à charge l’organisation des élections dont la Cena, va saluer les actions de l’institution régionale qui, se conformant à son protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance, s’investit de plus en plus dans l’encadrement des Etats membres pour le bon déroulement des processus électoraux. « Je me permets au nom du réseau des organes de gestion des élections en Afrique de l’Ouest, de remercier notre organisation commune pour les différents efforts consentis afin d’assurer chaque jour mieux que la veille des élections paisibles », a-t-il indiqué. A en croire Francis Oké, chef de la division Assistance électorale de la Cedeao, il est attendu de ces travaux des résultats concrets qui seront exploités dans la définition, la direction et la gestion interne des missions futures. Actualités 16 sept. 2021


Changement climatique et migration: Les avertissements de la Banque mondiale
A travers Groundswell2, la Banque mondiale prévient par rapport à une poussée migratoire du fait des changements climatiques. L’Afrique subsaharienne n’est pas épargnée. Elle va s’accentuer, la crise des migrations, avec l’aide cette fois-ci des caprices du climat. Les projections faites par la Banque mondiale dévoilent des chiffres inquiétants. D’ici à 2050, pas moins de 216 millions de personnes pourraient être des migrants climatiques internes dans l’ensemble des six régions couvertes par la Banque mondiale. Ce chiffre représente quasiment 3 % de la population totale prévue dans ces régions. Assez fragile, l’Afrique subsaharienne pourrait enregistrer pas moins de 85,7 millions de migrants climatiques internes soit 4,2 % de la population totale. Ailleurs, comme dans le Nord de l’Afrique, les estimations indiquent 9 % de la population totale. Les effets ne sont plus trop loin. Les résultats de la modélisation montrent des schémas spatiaux d’immigration et d’émigration climatique à l’intérieur de chaque pays et de chaque région, notamment des foyers qui apparaissent dès 2030. Pis, ils vont s’intensifier d’ici 2050. Ces prévisions sont presque des avertissements quand on sait que déjà, sous la pression de dame nature, les populations sont à la conquête de nouveaux espaces de subsistance. « Les problèmes liés au climat tels que la pénurie d’eau, la baisse de la productivité des cultures et l’élévation du niveau de la mer jouent un rôle dans cette migration. Même les endroits qui pourraient devenir des points chauds d’émigration climatique en raison d’impacts accrus supporteront probablement encore un grand nombre de personnes», précise Juergen Voegele, vice-président de la Banque mondiale pour le Développement durable. Pendant ce temps, les zones d’accueil sont souvent mal préparées pour accueillir des migrants climatiques internes et leur fournir des services de base, voire utiliser leurs compétences. Un coût humain considérable La crainte du changement climatique réside surtout dans le coût qu’il engendre. Au Bénin, les autorités se préoccupent de plus en plus du poids des dégâts causés surtout par les inondations cycliques. « L’évaluation des dommages, pertes et besoins post catastrophes a révélé que les inondations de 2019 ont coûté environ 53 milliards de F Cfa de dommages et pertes», renseigne Alassane Seidou, ministre de l’Intérieur lors de la session de la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes le 7 septembre 2021. Et les indicateurs contenus dans le rapport Groundswell sur le coût humain du changement climatique sont préoccupants pour les plus pauvres. Il y a lieu, selon la Banque mondiale, d’anticiper pour planifier dès aujourd’hui des migrations climatiques internes ordonnées et bien gérées. « Le rapport explique comment y parvenir, notamment en intégrant les migrations climatiques dans la planification du développement et en comprenant mieux les facteurs qui les motivent afin d’élaborer des politiques bien ciblées. Cela suppose également que chaque phase des migrations avant, pendant et après le déplacement soit planifiée en fonction des différents besoins des communautés et des pays», insiste Juergen Voegele. Ce rapport permet donc aux décideurs d’envisager plusieurs scénarii. Des recommandations y sont formulées pour ralentir les facteurs sous-jacents des migrations climatiques et se préparer à des flux migratoires inévitables. Environnement 16 sept. 2021


Inondations dans le département du Mono: Le bilan s’alourdit
Le débordement du fleuve Mono, accentué par les lâchers d'eau du barrage hydroélectrique de Nangbéto, continue de causer d’importants préjudices aux populations des communes traversées. D’Athiémé à Grand-Popo en passant par Lokossa et Houéyogbé, le bilan s’alourdit. Deux décès dont le premier a été enregistré dans l’arrondissement de Dédékpoè, à Athiémé, et le second à Houéyogbé s’ajoutent désormais au bilan des dégâts matériels des inondations. Induites par le débordement du fleuve Mono celles-ci ne font pas de cadeau aux communautés d’Athiémé, de Lokossa, de Houéyogbé et de Grand-Popo dans le département du Mono. Au nom de la Plateforme départementale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique, Arnaud Agon a présenté, hier, à la session mensuelle de la Conférence administrative départementale (Cad), le lourd bilan des dégâts enregistrés dans chacune des quatre communes, à la date du 13 septembre dernier. A Athiémé où il est déploré le décès d’un élève âgé de 13 ans, aucun des cinq arrondissements n’est épargné. Dans la population sinistrée, on dénombre 5 236 femmes enceintes et 15 478 enfants de moins de cinq ans alors que sept centres de santé d’arrondissement sont touchés par les inondations. Il s’agit des centres de santé d’Adohoun, d’Aguidahoué, de Dédékpoè, de Konouhoué, d’Atchannou, d’Awamè, et d’Akonana. Ont été également signalés sous l’eau, 122 points d’eau, 14 pistes de transport et le Centre de promotion sociale. En somme, au dire d’Arnaud Agon, secrétaire général du département du Mono, ce sont 54 villages sur les 61 que compte la commune d’Athiémé qui affrontent, depuis peu, la catastrophe, source de la destruction de 608,84 ha de diverses cultures. La rentrée scolaire qui s’annonce ne se fera non plus dans de bonnes conditions dans les zones inondées d’Athiémé. Et pour cause, quatre écoles maternelles, 12 écoles primaires publiques et trois collèges d’enseignement général manqueront sur la liste des dispositifs d’accueil des usagers de l’école pour cause d’inondation. 28,35 km de routes impraticables à Grand-Popo La commune de Grand-Popo vient en deuxième position par rapport à l’ampleur des dégâts liés au débordement du fleuve Mono. 19 595 sinistrés dont 2 479 femmes enceintes et 10 309 enfants de moins de cinq ans y sont recensés, selon le bilan de la Plateforme départementale qui poursuit qu’on dénombre également à Grand-Popo, 19 595 producteurs touchés dont 10 189 femmes. Ceux-ci ont perdu au total 196 ha de cultures. Concernant les infrastructures sociocommunautaires rendus inaccessibles par le sinistre, il y a les centres de santé des arrondissements de Sazué, de Gnito, de Hêvê et de Kpatcha-Condji. La commune de Grand-Popo est aussi diminuée de sept points d’eau et il lui sera difficile d’effectuer convenablement la rentrée scolaire dans ses zones inondées. Entre autres infrastructures qui ne pourront pas accueillir les apprenants, on dénombre neuf écoles primaires publiques et deux collèges d’enseignement général. En plus de tout cela, le rapport mentionne que 28,35 km de routes sont submergés à l’échelle de la commune de Grand-Popo. Du reste, Lokossa, chef-lieu du département du Mono, affronte l’inondation dans une moindre mesure notamment au niveau de l’arrondissement de Ouèdèmè-Adja. Sur place, ce sont cinq villages qui sont touchés. Il s’agit, selon la Plateforme départementale, de Djondji-Zounmè, d’Agonkanmey, de Totinga, d’Atinmado, et d’Adjohoué. A cela, s'ajoutent la voie Adjohoué coupée au niveau de son pont de franchissement et la localité d’Avinouhoué rendue inaccessible. L’eau a détruit également plusieurs exploitations agricoles dans la commune de Lokossa où les écoles primaires publiques de Mambé et de Djondji-Zoumè risquent de ne pas connaître l’ambiance de la rentrée scolaire, le 20 septembre prochain si l’eau continuait d’y élire domicile. Quant au point relatif à Houéyogbé, c’est au niveau des localités de Gbadagli et Souhoume, dans l’arrondissement de Sè que la commune subit les affres de l’inondation. Celle-ci a d’ailleurs causé, le week-end dernier, le décès de l’un des habitants; ce qui porte à deux le nombre de décès au bilan de la période d’inondation que traverse le département du Mono. Relativement aux dégâts matériels à l’échelle de Houéyogbé, on peut dire qu’ils sont moindres. Le rapport fait état de 15 personnes touchées à savoir cinq femmes et 10 hommes. Leurs âges sont compris entre 30 et 60 ans. Environnement 16 sept. 2021


Conseil des ministres : refonte des textes régissant les directions de la Douane et de la Police
Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 15 septembre 2021, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République. Les décisions ci-après ont été prises : I- Mesures normatives. Refonte des textes régissant le fonctionnement des directions générales des Douanes, de la Police républicaine et des Eaux, Forêts et Chasse. Il s'agit des décrets portant attributions, organisation et fonctionnement de ces trois directions générales, en application des lois promulguées le 3 juillet 2020 relativement à leur statut spécial. Ces décrets précisent la mission, les attributions, les structures opérationnelles de chacune des directions générales, le profil et les conditions d'accès aux fonctions de directeur général ou de son adjoint, etc. Leur bonne application favorisera l'amélioration des prestations ainsi qu'une meilleure gestion des personnels. Le Conseil a, par ailleurs, adopté les décrets portant approbation des statuts du Centre de documentation et d'information juridique (Cdij) et de l'Agence nationale pour l'Emploi (Anpe), puis le décret relatif à la dissolution de l'Office béninois des Services de Volontariat des Jeunes et nomination de son liquidateur. II- Communications. II- 1. Relogement et accompagnement social des pêcheurs installés au sud de la Route des pêches et des occupants des sites à aménager au quartier Xwlacodji à Cotonou. L'optimisation du projet de développement de la zone à vocation touristique entre Cotonou et Ouidah nécessite des aménagements complémentaires. Ainsi, en plus des divers projets réalisés ou en cours, il y a lieu d'intégrer l'aménagement de la section de plage comprise entre l'aéroport de Cadjèhoun et la localité d'Adounko. A ce périmètre, s'ajoute celui situé au nord de la Route des pêches dont les études ont déjà démarré. Par ailleurs, le projet de rénovation et de modernisation du centre administratif et commercial de Ganhi comprend plusieurs composantes au nombre desquelles, la requalification urbaine du périmètre du quartier Xwlacodji. La mise en œuvre de ces différents projets nécessite le déplacement des villages de pêcheurs situés au sud de la Route des pêches de même que des occupants des sites retenus au quartier Xwlacodji. A cet effet et au regard des implications sociales que ces opérations entraînent, le Conseil a décidé d'apporter un soutien aux populations concernées à travers le relogement, sur deux autres sites, des 853 unités d'habitations constituant l'ensemble des villages de pêcheurs à déplacer. Aussi, un appui financier sous forme de primes de compensation est-il alloué aux personnes affectées par ces travaux, en vue de faciliter leur réinstallation sur les nouveaux sites. Ces mesures d'accompagnement induisent le décaissement d'une somme de 3.461.803.000 F Cfa que le ministre de l'Economie et des Finances mettra à disposition. II- 2. Travaux de dragage et de réhabilitation du carrefour critique de Djondji-Houncloun dans la zone du lac Ahémé et ses chenaux. Lesdits travaux consistent principalement à draguer et à réhabiliter environ 208 hectares de superficie sur le plan d'eau autour des villages de Djondji dans l'Atlantique et Houncloun dans le Mono. Sont également concernées, les localités de Mèko au niveau de la lagune côtière de Ouidah, Docloboé de la lagune de Grand-Popo et Hata dans le chenal Ahô. En outre, ces travaux sont destinés à recharger, sur 13 km, la Route des pêches, de la Porte de non-retour à la localité de Djondji. Seront également construits, deux passerelles et cinq embarcadères/débarcadères. Toutes ces interventions permettront de libérer, avec des profondeurs allant jusqu'à 6 mètres maximum, le carrefour critique du plan d'eau de migration des espèces halieutiques entre la mer et le lac, et amélioreront sa productivité et sa navigabilité. III- Rencontres et manifestations internationales. Le Conseil a autorisé : - l'organisation à Cotonou, en septembre 2021, du deuxième congrès de la Société béninoise de Neurochirurgie ; - l'organisation le 27 octobre 2021 à Kétou, de la 24e édition de la Journée nationale de mobilisation pour la lutte contre les troubles dus à la carence en iode; puis - la participation du Bénin à la 39e session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine, à N'Djamena au Tchad, les 13 et 14 octobre 2021. IV- Mesures individuelles. Les nominations suivantes ont été prononcées sur propositions des ministres : - Ministère de la Justice et de la Législation Greffier en Chef à la Cour des Comptes : Monsieur Justin César Dégbé - Ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale Directeur des Systèmes d'information : Monsieur Kossi Eudes Houndjo Directeur des Transmissions: Monsieur Ayinassou Léon Ahouanto Fait à Cotonou, le 15 septembre 2021 Le Secrétaire général du gouvernement, Edouard Ouin-Ouro Actualités 16 sept. 2021


Non-respect des calendriers universitaires: Etudiants et enseignants se plaignent
Depuis quelques années, les entités de l’Université d’Abomey-Calavi peinent à finir les activités académiques dans les délais fixés. Etudiants et enseignants n’en peuvent plus de jouer aux prolongations. A l’Université d’Abomey-Calavi, l’année accadémique 2020-2021 devrait prendre fin le 9 juillet 2021. Mais un mois après cette échéance, facultés et écoles n’ont pas encore fini leurs activités, pendant qu’une autre année pointe à l’horizon. Alors qu’ils devraient être en vacances, les étudiants de l’Ecole nationale d’Administration et de Magistrature (Enam), pour la grande majorité, n’ont pas fini, à la date du 23 août 2021, les examens semestriels. Ceux qui souffrent le plus sont les étudiants de la première année qui n’ont toujours pas fini les cours du second semestre. « Cette situation n’est pas facile à vivre. À ces moments où certains sont déjà en vacances, nous sommes obligés d’aller à l’école. Ce qui fait qu’on est épuisés aussi bien physiquement que psychologiquement », confie Guiyass Madiou, étudiant en 3e année à l’Enam. Dans les entités à gros effectifs, la situation est plus préoccupante. Du côté de la Faculté de droit et des sciences politiques (Fadesp), la première année attend de composer les sessions de rattrapages tout comme leurs aînés de la deuxième année. Les étudiants enchaînent donc les années académiques sans réel repos. « L’une des nombreuses raisons est le fait que la date prévue pour le démarrage des cours est antérieure au démarrage des inscriptions dans nos écoles et facultés. Aussi, bien souvent, pour raison d’indisponibilité de l’enseignant, il nous arrive de perdre des semaines de cours », explique Marzouk Karimou, président du Bureau d’union d’entité (Bue) de l’Enam. Aaron Azanaï, trésorier général du Bue Fadesp, tente d'expliquer les chevauchements. « Le décanat suit la programmation du rectorat. Pour cela, il est souvent impossible au décanat de lancer le démarrage des cours tant que le rectorat n’a pas donné son aval. Cela entraîne à la longue, un retard dans le déroulement des cours et une prolongation de l’année académique », fait-il remarquer. Une question de ressources Les contraintes liées à la pandémie de Covid-19 viennent en rajouter aux difficultés séculaires. « La situation sanitaire actuelle a exceptionnellement contribué à retarder la rentrée à l’Uac. L’insuffisance de personnel enseignant qualifié est également une cause », explique Patrick Effiboli, enseignant-chercheur d’Histoire. Le ratio étudiants enseignant est encore faible. Les recrutements faits ces dernières années ne comblent pas encore le gap, sans oublier les départs à la retraire qui creusent le fossé. En face, il y a l’effectif pléthorique des étudiants qui donne du fil à retordre pendant les cours et la correction des copies. Ainsi, ces bouleversements ne sont pas sans effet sur les différents acteurs. « C’est une situation qui m’affecte du point de vue individuel, familial, social et académique. Cela me prive de repos véritable », déplore Patrick Effiboli. Submergés, les enseignants manquent souvent de temps et d’énergie à consacrer à leurs familles. Ce qui pourrait engendrer l’irritabilité et de la fatigue. En ce qui concerne les étudiants, ils peinent à suivre le rythme. « Certains camarades étudiants arrivent à tenir le coup et à s’en sortir. Mais pour la majorité qui n’arrive pas à suivre, leurs résultats s’en trouvent fortement affectés », déplore Marzouk Karimou. La solution réside dans l’amélioration des conditions de formation. Il faut plus d’enseignants et d’infrastructures pour faire face à la grande masse d’étudiants. La correction des copies dans ces conditions reste un casse-tête majeur. Désengorger l’Uac, une université qui compte plus de 61 000 étudiants, est une piste à explorer. « Ceci permettrait de faciliter le déroulement des cours et des examens semestriels. Par ailleurs, une autre solution pour désengorger les amphis serait de faire construire des écoles techniques de niveau universitaire. Ceci ferait d’une pierre deux coups dans la mesure où cela faciliterait l’insertion professionnelle », propose l’enseignant. Avec les réformes en cours dans l’enseignement supérieur, c’est le moment plus que jamais de poser des jalons pour des universités publiques modernes. Par Yeratel BOGNON (stag) Education 16 sept. 2021


Imminence de la rentrée scolaire 2021-2022: Les vendeurs de fournitures attendent toujours les acheteurs
A Natitingou, les stands de vente de fournitures scolaires connaissent peu d'affluence. Pour cette année scolaire qui commence lundi 20 septembre prochain, les parents ne sortent pas encore pour l’achat des articles scolaires au profit leurs enfants. Les vendeurs de fournitures scolaires attendent toujours les acheteurs qui traînent le pas à se rendre sur les points de vente installés dans divers endroits de la ville de Natitingou. Bien que les stands de vente d’articles scolaires ne grouillent pas de monde, les marchands nourrissent toujours de l’espoir. Selon Dama Brisso Marcus, vendeur d'articles scolaires, il y a très peu de personnes qui viennent acheter les fournitures au niveau de son stand. « On est là depuis un mois, mais on reçoit peu de clients», se désole-t-il. Il est fréquent de voir les parents venir discuter le coût des articles sans pouvoir les acheter, à en croire Irène Wégnivor. « Les gens viennent demander le prix et quand on les informe, ils partent et promettent de revenir, mais on ne les revoit plus », fait-elle savoir. D’autres vendeurs déplorent l’arrivée au compte-gouttes des acheteurs, relatant que parfois personne ne s’approche de leurs points de vente au cours de la journée. « Il n'y a pas d'affluence cette année. On ne dirait pas que la reprise des classes est déjà à nos portes. Comparativement aux années précédentes, les gens peinent à sortir pour faire leurs achats », confie Fawas Chabi Dossoumon. Selon lui, ce fait inédit peut être en lien avec la hausse légère des prix de certaines fournitures. C’est le cas par exemple du paquet de cahiers de 100 pages qui passe de 1000 f l'année dernière à 1100 f cette année. « Je pense que ce n'est pas encore tuant », ajoute-t-il. Si pour les vendeurs, ce n'est pas encore le moment des bonnes affaires, ils ont espoir que les parents vont faire diligence les derniers jours pour acheter les fournitures scolaires pour leurs enfants. Par Boni BEREPA (Stag) A/R Atacora-Donga Education 16 sept. 2021


Partenariat euro-africain dans le domaine du numérique: Aurélie Adam Soulé Zoumarou échange avec les autorités françaises
En visite de travail en France, lundi 13 septembre dernier, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a pris part à une séance de travail avec les autorités françaises sur les priorités des Etats africains dans le domaine du numérique. Initiée par la France dans le cadre d’un partenariat euro-africain dans le secteur du numérique, cette rencontre a connu la présence de trois ministres africains. Au menu de la rencontre entre Cédric O, secrétaire d’État en charge de la transition numérique en France, Frank Paris, Conseiller pour l’Afrique du président de la République française, des représentants de l’Agence française de Développement (Afd) et de l’Agence publique Expertise France et Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, lundi 13 septembre dernier à Paris, le développement des infrastructures haut débit, le renforcement des compétences numériques et la structuration du financement des projets numériques sur le continent africain. Selon un tweet de Jérémie Pellet, directeur général Expertise France, elle avait à ses côtés, Cina Lawson, ministre des Postes et de l’Economie Numérique du Togo, et Augustin Kibassa Maliba, ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication de la République Démocratique du Congo (Rdc). Cette séance de travail qui s’inscrit dans le cadre d’un partenariat euro-africain dans le domaine du numérique a été initiée par la France qui se prépare à prendre la présidence de l’Union européenne (Ue) dès janvier 2022. Le site mediacongo.net note que ce nouveau partenariat euro-africain devra également être structuré en fonction de ce que l’Ue peut apporter à ses partenaires africains, en termes de financement alors qu’elle lance de nouveaux instruments (Ndici, Fedd+) - mais aussi une offre consolidée dans les domaines où elle dispose d’une forte plus-value, en particulier pour garantir que les infrastructures numériques de demain soient dans les mains des acteurs publics et privés africains et qu’elles contribuent à une intégration économique plus poussée et inclusive du continent. Les points débattus lors de la séance constituent des priorités pour les Etats africains. La participation du Bénin à cette rencontre, à travers la ministre du Numérique et de la Digitalisation, est une nouvelle illustration du leadership du pays dans le secteur du numérique quelques semaines après la réunion des ministres en charge de l’Economie numérique à Cotonou. Faut-il le rappeler, depuis 2016, le gouvernement du président Patrice Talon entreprend de multiples actions pour transformer le Bénin en une plateforme de services numériques pour toute l’Afrique de l’Ouest et faire des Technologies de l’Information et de la Communication (Tic), un levier du développement socio-économique. Actualités 16 sept. 2021


Bureau régional de l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Unfpa: Argentina Matavel Piccin prête pour de nouveaux défis
Argentina Matavel Piccin est la nouvelle directrice du Bureau régional de l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa). Elle est entrée dans ses fonctions à Dakar au Sénégal en remplacement de Mabingue Ngom appelé à d’autres tâches. La nouvelle directrice du Bureau régional de l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa) est désormais connue. Il s’agit de Argentina Matavel Piccin. Nommée par Nathalie Kanem, directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population, elle a pris fonction à Dakar, au Sénégal, en remplacement de Mabingue Ngom, appelé à servir ailleurs. Argentina Matavel Piccin était en Asie où elle a dirigé le bureau de l’Unfpa en Inde. Elle a été la représentante résidente de l’Unfpa en Côte d’Ivoire de 2017 à 2019. Prenant la parole, elle affirme que son arrivée à Dakar signifie pour elle un retour à la maison. « Je suis une fille de l’Afrique, prête à donner sa contribution pour l’accélératon des trois résultats transformateurs et les Objectifs de développement durable », relève-t-elle. Ressortissante du Mozambique, Matavel Piccin a plus de 25 ans d’expérience dans la conduite de programmes dans des contextes de développement et humanitaires complexes dans le Système des Nations Unies et le secteur non gouvernemental. Depuis qu’elle a rejoint l’Unfpa en 2006, la nouvelle directrice a été représentante au Botswana, en Mongolie, au Bangladesh, en Côte d’Ivoire et en Inde. Elle a réussi à repositonner l’agenda de la Conférence internationale pour la populaton et le développement (Cipd) dans les priorités natonales, a dirigé la stratégie, la vision et la planificaton des activités et a forgé et entretenu des alliances et des partenariats stratégiques. Au niveau de l’Unfpa, elle a occupé des postes de direction au Mozambique et aux États-Unis pour ‘’World Vision International’’, une Organisation non gouvernementale humanitaire et de développement de premier plan. Tout au long de sa carrière, la nouvelle directrice régionale a été une ardente défenseuse des droits, de l’accès et des choix pour tous, en particulier pour les femmes et les filles. En se concentrant sur ceux qui sont le plus laissés pour compte, elle a mené des programmes visant à améliorer la qualité des soins de santé en renforçant la profession de sage-femme, en améliorant les soins obstétriques d’urgence et les soins aux nouveau-nés, ainsi que la prévention et la réponse à la violence sexiste. Pour ses contributons, Matavel Piccin a été honorée par le gouvernement de la Mongolie et s’est vue décerner la médaille d’officier de l’Ordre national du mérite par le gouvernement de Côte d’Ivoire. Elle est titulaire d’une maîtrise en développement international de l’American University, Washington, Dc’’, ainsi que d’une maîtrise en gestion des politiques publiques de l’Institut de politique publique de l’Université de Georgetown, Washington DC. Société 16 sept. 2021


Promu ambassadeur du Bénin près la Russie: André Okounlola démissionne du Parlement (Son suppléant Dr Romaric Ogouwalé installé ce jeudi)
André Okounlola n’est plus membre de la 8e législature de l’Assemblée nationale. Il a déposé sa démission ce mercredi 15 septembre au profit de ses nouvelles fonctions d’ambassadeur du Bénin près la Russie où il a d’ailleurs fait ses études universitaires. La lettre de démission sera lue à l’entame de la séance plénière qui sera tenue ce jeudi à 15 h, après l’ouverture des travaux de la deuxième session extraordinaire de l’année 2021 consacrés à l’examen de quatre dossiers dont principalement le projet de budget de l’Assemblée nationale exercice 2022. Ainsi, promu diplomate à la faveur du Conseil des ministres du 8 septembre dernier, André Okounlola sera remplacé par son suppléant Dr Romaric Ogouwalé. Ce dernier, selon des sources bien informées, sera installé dans ses nouvelles fonctions de député au cours de la séance plénière de ce jeudi. Le suppléant aurait été déjà contacté à cet effet par les services compétents du Parlement pour son installation par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Dr Romaric Ogouwalé va siéger en lieu et place du désormais ex-député du Bloc républicain (Br) dans la 10e circonscription électorale. Il poursuivra le reste du mandat d’André Okounlola au sein de la 8e législature jusqu’à son achèvement en mai 2023. Il faut signaler que Dr Romaric Ogouwalé est enseignant de géographie à l’Université d’Abomey-Calavi. Il est originaire de Kilibo dans la commune de Ouessè. La démission du fils de Savè consacre également la vacance du poste de 2e questeur de l’Assemblée nationale. Lequel devra être pourvu pour que le bureau du Parlement soit au grand complet. L’élection du nouveau 2e questeur est attendue pour très bientôt conformément aux dispositions du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale en la matière. Actualités 16 sept. 2021


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