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Nouvelles

Projet de document de stratégie pays entre le Bénin et la Belgique: Une coopération plus fructueuse envisagée
[caption id="attachment_30201" align="alignnone" width="1024"]Le ministre d'Etat, Abdoulaye Bio Tchané (à gauche), lors de la séance d'échanges[/caption]

Il s’est tenu, mardi 31 juillet dernier à Cotonou, une séance de d’échanges sur le document de cadrage stratégique du Programme de coopération bénino-belge sur la période 2019-2023. Une occasion pour les deux parties de prendre connaissance du contenu du document.

La coopération bilatérale entre la Belgique et le Bénin entre dans une nouvelle phase. Le document de cadrage stratégique du Programme de coopération futur entre les deux pays est en cours d’élaboration. Dans ce cadre, une délégation belge, conduite par le directeur général de la Coopération au développement de la Belgique, Bruno Van Der Plijum, a participé à une séance d’échanges sur le document à Cotonou, le mardi 31 juillet dernier.
Bruno Van Der Plijum a souligné que les grands axes de cette nouvelle coopération ont été déjà validés, le 16 mai dernier. Selon lui, il est question au cours des échanges de consolider les choix stratégiques qui doivent ajouter un peu plus de perspectives à la coopération bilatérale et se mettre d’accord sur le processus en cours. Ce processus doit aboutir au travail des experts qui va préparer les dossiers techniques en vue de la signature, avant la fin de l’année, du nouveau programme de coopération.
Bruno Van Der Plijum signale tout de même que ce nouveau programme de coopération n’est qu’une dimension des relations beaucoup plus étoffées. Au-delà des subsides, il affirme qu’il existe beaucoup d’autres instruments dont peut bénéficier le Bénin. Pour lui, le programme d’action du gouvernement est un cadre idéal pour maximiser l’impact de ce levier.
Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Plan et du Développement, abondant dans le même sens que le directeur de la Coopération belge, confirme que l’aide publique ne sera qu’une partie du travail auquel les énergies seront consacrées. Déjà dans les discussions, a-t-il souligné, « le secteur privé prend une part et prendra une part de plus en plus grande ». Cela correspond à l’approche dans le programme d’action du gouvernement qui, rappelle le ministre Bio Tchané, a prévu 62 % de son financement par le privé.
Abdoulaye Bio Tchané salue toutes les parties prenantes pour cette démarche devant aboutir à l’élaboration d’un document basé sur deux objectifs stratégiques pour l’instant. Le premier, indique-t-il, c’est de contribuer à la création d’emplois décents et durables, à l’augmentation des revenus des acteurs économiques et à l’amélioration des équilibres macro-économiques du Bénin. Le deuxièmement axe de ce programme, c’est de contribuer à la réduction de la mortalité materno-infantile et d'améliorer la productivité du capital humain.

Poursuivre les efforts

Ces deux objectifs stratégiques, trouvent aussi leur ancrage dans le Programme d’action du gouvernement, indique le ministre qui insiste notamment sur la transformation structurelle de l’économie et l’amélioration des conditions de vie des populations. Bio Tchané souligne, par ailleurs, que la digitalisation, le travail décent et l’environnement sont des thèmes transversaux retenus pour être pris en compte dans le document.
Le Programme indicatif de coopération (2013-2017) qui s’achève a concentré l’aide belge au Bénin dans deux secteurs principaux que sont l’agriculture et la santé. C’est ce qui a justifié, a souligné le ministre Bio Tchané, la présence de ses deux collègues en charge de ces secteurs à la réunion. Ce programme, a-t-il indiqué, a pris en compte des thèmes transversaux comme le genre, la bonne gouvernance, l’environnement, avec un accent particulier sur le renforcement des capacités.
Ce programme, a indiqué le ministre d’État, a affiché des résultats satisfaisants pour lesquels il réitère les remerciements du gouvernement à la partie belge. Il mentionne entre autres, que les membres de 400 coopératives ont bénéficié d’un appui pour l’amélioration des itinéraires techniques de production et de certification bio. Aussi, plus de 5200 personnes ont bénéficié de financement et d’accompagnement technique pour 321 projets de production en amont et en aval des chaînes de valeurs ; plus de 1400 personnes ont bénéficié de subvention pour des investissements structurants dans près de 25 communes du Bénin. De même, quatre départements ont bénéficié d’appui pour améliorer la qualité des prestations de soins de santé à travers diverses actions de formation, souligne le ministre.
Le contenu du projet de document de cadrage du nouveau programme de coopération a été présenté aux deux parties suivi d’échanges et discussions sous la conduite du ministre d’État.

Actualités 02 août 2018


Prise en charge des enfants vulnérables: Les Villages d’enfants Sos Bénin et les mères Sos distingués
[caption id="attachment_30199" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille des 27 mères Sos avec les officiels[/caption]

Dans leur mission de donner une famille aux enfants en difficulté, de les aider à bâtir leur propre avenir, les Villages d’enfants Sos Bénin ont innové. Pour ce faire, l’institution a reçu, ce mardi 31 juillet, le prix « Dare for Care» et 27 mères sont gratifiées des bagues d’honneur Sos. La cérémonie s’est déroulée au sein du Village d’enfants Sos d’Abomey-Calavi en présence du président de Villages d’enfants Sos International, Siddhartha Kaul, des ministres Bintou Chabi Adam Taro et Salimane Karimou.

Les Villages d’enfants Sos du Bénin ont émerveillé le monde à travers leurs innovations en matière de prise en charge des enfants en difficulté. L’organisation a été distinguée, lors d’une cérémonie, mardi 31 juillet à son siège à Abomey-Calavi.

Le directeur national des Villages d’enfants Sos Bénin, Salifou Issifou, indique que la cérémonie vise d’une part à honorer son institution et 27 mères Sos venues des trois Villages Sos du Bénin. A cette occasion, il a rappelé que Sos Villages d’enfants Bénin est une association de droit béninois. Elle s’occupe des enfants ayant perdu la prise en charge parentale et de ceux qui risquent de la perdre. Elle est membre de la fédération Sos Villages d’enfants International qui coordonne le travail des programmes Sos dans 135 pays dans le monde. L’antenne nationale que dirige Salifou Issifou a remporté le prix «Dare for Care » devant ses homologues du Pérou. Il s’agit d’un prix attribué aux programmes de prise en charge alternative. Il vise à reconnaître et à récompenser les idées innovantes et les prises en charge efficaces et de qualité dans les programmes actuels ; c’est donc une manière de mettre sous les projecteurs les pratiques prometteuses.
Au total, dix finalistes ont été présentés sur la plate-forme de collaboration Sos dont cinq ont été retenus à l’issue du vote de novembre à décembre 2017. Ensuite, un jury composé de six directeurs internationaux de région, du président du conseil d’administration d’Hermann-Gmeiner Funds, du directeur
général de Sos Villages d’enfants Norvège et de deux membres de 2030 Youth coalitions. Au terme de la compétition, le Bénin s’est révélé le meilleur.
Spécialement au Bénin pour la cérémonie, c’est l’actuel président de Villages d’enfants Sos International,
Siddhartha Kaul, qui a remis l’attestation du prix Dare4Care à Salimane Issifou, directeur de Sos Villages d’enfants Bénin. Selon le président du Villages d’enfants Sos International, ce prix traduit la reconnaissance de l’innovation et la contribution de Sos Villages d’enfants Bénin en matière de prise en charge des enfants en difficulté.

27 mères Sos distinguées

En dehors de la direction nationale, 27 mères Sos ont été distinguées également. Elles ont reçu des mains du président Siddhartha Kaul la bague d’honneur. Elle représente un symbole fort d’appréciation pour l’engagement passé et la motivation pour l’engagement continu d’un groupe professionnel clé dans l’organisation. Mais elle peut aussi être accordée aux mères ou aux pères Sos et aux parents d’accueil employés par Sos Villages d’enfants après un minimum de 10 ans d’occupation continue dans cette fonction. Il faut signaler que la bague peut être retirée au récipiendaire s’il quitte l’organisation pour conduite déshonorante.
Au nom des 27 mères venues des Villages d’enfants Sos d’Abomey-Calavi (5), de Dassa-Zoumè (10) et de Natitingou (12), Léonie Zounmènou, leur porte-parole, a souligné que c’est un grand jour aussi bien pour l’organisation que pour les mères Sos. Elle a dit l’engagement de ses consoeurs à toujours rester disponibles pour la cause des enfants.
Le jeune Deo Gracias, représentant le conseil consultatif des enfants, a salué les Villages d’enfants Sos Bénin qui leur permettent d’avoir une famille et de bâtir leur propre avenir. « Grâce à vous, nous avons une mère, des frères et sœurs, une maison et un village qui nous réunit à la communauté », a-t-il témoigné. A tout cela, il n’a pas manqué d’ajouter qu’ils bénéficient également « d’une éducation, expérimentent des moments d’enfance heureuse dans la diversité culturelle qui n’entrave pas leur croissance personnelle ».
Wilfried Gbaguidi, représentant du préfet du Littoral, a souligné l’immensité du travail abattu par les mères Sos et l’institution elle-même. Abondant dans le même sens, et au nom du chef de l’Etat, Bintou Chabi Adam Taro, ministre des Affaires sociales et de la microfinance, a relevé que grâce aux mères Sos, les enfants pris en charge sont devenus des adultes à part entière. Ce sont des femmes qui, pendant au moins 10 ans, ont su apporter la chaleur maternelle à des enfants ayant perdu totalement la prise en charge parentale. « La plupart d’entre ces enfants sont socialement et professionnellement intégrés dans leurs communautés respectives », a-t-elle reconnu pour remercier les 27 récipiendaires. Leur engagement répond au souci du gouvernement en matière de prise en charge de l’enfance malheureuse. Selon elle, par cette œuvre Sos Village d’enfants Bénin assure la protection de l’enfant.
La cérémonie a enregistré les prestations artistiques des apprenants de l’Ecole secondaire des métiers d’art du Village d’enfants Sos d’Abomey-Calavi. Notons que le président de Villages d’enfants Sos international, Siddhartha Kaul, a été reçu dans l’Ordre national du Bénin au grade de commandeur.

Société 02 août 2018


Lancement du compendium des compétences féminines: Améliorer la représentativité des femmes dans les instances de décision
[caption id="attachment_30197" align="alignnone" width="1024"]Bintou Chabi Adam Taro, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance (au micro), procédant au lancement des travaux[/caption]

 

Les ministres Bintou Chabi Adam Taro, Adidjatou Mathys et Marie-Odile Attanasso, ont procédé, mardi 31 juillet dernier à Cotonou, au lancement du compendium des compétences féminines au Bénin. A l’occasion, trois communications ont permis de montrer le bien-fondé de cette plateforme destinée à renforcer la visibilité des femmes compétentes en vue d’améliorer leur représentativité dans les sphères de prise de décision.

Dans le cadre de l’amélioration de la promotion du genre et la visibilité des femmes compétentes, le ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro, a procédé au lancement, mardi 31 juillet à Cotonou, du compendium des compétences féminines au Bénin. Elle était accompagnée de ses collègues Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique et Marie-Odile Attanasso, chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Le ministre Bintou Chabi Adam Taro a exprimé la reconnaissance du gouvernement et de son chef, le président Patrice Talon, aux femmes pour le travail abattu dans le cadre de l’organisation de ce compendium. Selon elle, cette plateforme va permettre la visibilité de toutes les femmes compétentes et renforcera la prise en compte du genre à tous les niveaux de prise de décision.
Cela témoigne de la volonté du gouvernement de promouvoir les femmes à des postes de responsabilité, selon Maïmouna Baboni Sinimbou, directrice générale de la Famille et des Affaires sociales. Depuis 2016, souligne-t-elle, le gouvernement béninois a fait l’option d’accompagner les femmes dans tous les domaines de la vie.
Pour le représentant résident du Pnud, Adama Bocar Soko, il n’est plus un secret de constater que le Bénin travaille au respect de ses engagements en favorisant le droit des femmes à la démocratie inclusive à travers plusieurs documents de politiques publiques et la ratification de plusieurs accords internationaux pour la promotion du genre. « Nous devrions nous sentir tous interpellés pour faire face à l’action », a-t-il déclaré. Pour lui, le droit de la femme est une réalité au Bénin avec le Programme d’action du gouvernement qui a exprimé clairement les conditions économiques et sociales pour la promotion du genre. Convaincu que le lancement du compendium des compétences féminines au Bénin est une preuve vivante de cette volonté politique, il espère que cette plateforme va renforcer la prise de décision en faveur du partage des pouvoirs entre les hommes et les femmes dans tous les domaines de la vie politique, économique et socio-culturelle. Ainsi, il a exhorté la classe politique et les responsables des entreprises à travailler afin que l’égalité entre l’homme et la femme soit une réalité à leur niveau.
Hamel Ericsen, chef de file des partenaires techniques et financiers genre et protection sociale, estime qu’il est important de travailler à affiner la promotion des femmes et la prise en compte du genre à tous les niveaux de la vie politique et économique et socio-culturelle.
Présentes aux côtés de leur collègue des Affaires sociales et de la Microfinance, les ministres Adidjatou Mathys et Marie-Odile Attanasso ont rassuré de la disponibilité des moyens nécessaires pour avancer dans la promotion de la femme au Bénin.

Société 02 août 2018


Cour constitutionnelle: Les redressements fiscaux de sociétés au rôle

Lors de son audience publique tenue mardi 31 juillet dernier, la Haute juridiction a connu de seize dossiers regroupés en douze procédures. Au nombre de ceux-ci, des recours sur les redressements fiscaux de certaines sociétés dont Comon Sa de Sébastien Ajavon, des questions de droits de propriété et de droits fondamentaux.

Les redressements fiscaux imposés par la direction générale des Impôts aux sociétés en tort à l’égard du trésor public, ne sont pas du goût de leurs responsables. Les nommés Thomas Todomiou, Monique Omoladé Odjoungou pour la société Comon Sa et Parfait Fassinou pour la société Sci Nélite, ont fait recours à la Cour constitutionnelle pour constater une procédure qu’elles estiment irrégulière. Ils évoquent la méconnaissance des droits de la défense, une estimation discriminatoire des montants et demandent à la cour la déclaration en inconstitutionnalité de la procédure de redressement fiscal. Après avoir joint les requêtes de ces trois sociétés qui portent sur le même fait, la cour s’est déclarée incompétente pour en connaître. Toutefois, dans son analyse, elle fait savoir que le droit de défense n’a pas été violé ; il n’y a pas eu de traitement inégal dans les montants fixés et l’article 25 de la Loi fondamentale qui consacre l’égalité de tous devant la loi n’a pas été violé.
En revanche, le directeur général des Impôts, a formé trois recours contre Sébastien Ajavon et les autres responsables de Comon Sa, Parfait Fassinou de Sci Nélite et Thomas Todomiou dont les comportements tendent, selon lui, à ne pas satisfaire à leurs obligations fiscales. Il fait savoir que les actionnaires de ces sociétés n’ont pas donné à leurs administrateurs l’injonction d’exécuter la proposition de redressement qui leur a été faite. Ils auraient par conséquent violé les articles 26, 33 et 36 de la Constitution qui imposent à tout citoyen de satisfaire à ses devoirs civiques et civils en l’occurrence au paiement de l’impôt.
Joignant ces trois requêtes du directeur général des Impôts, la cour a décidé qu’il n’y a pas lieu de juger en l’état.

Des questions de droit de propriété !

S’estimant abusé dans ses droits, Mathias Talabi a formé un recours en inconstitutionnalité d’une ordonnance rendue par le juge instructeur dans une affaire le concernant au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Cette ordonnance fait mainmise sur son compte bancaire. Il expose que, dans le cadre de cette procédure, il a été entendu par le juge qui, en dépit du défaut de preuves pour l’inculper, a maintenu la mainmise sur son compte domicilié à Diamond Bank ainsi que certains de ses biens. La cour a renvoyé ce dossier en septembre pour complément d’information.
Un autre recours portant sur le droit de propriété était au rôle des dossiers traités par la cour mardi dernier. Il s’agit d’un conflit domanial. Par requête adressée à la cour, Patrice Lovèssè sollicite l’intervention de la Haute juridiction pour la préservation de son droit de propriété qui l’oppose à Gratien Sokpin qui tenterait de l’en déposséder. Ce dernier a rapporté que le dossier est pendant devant la justice. Considérant la matière de la requête et l’instruction en cours, la cour s’est déclarée incompétente.

La préservation des droits fondamentaux !

Le nommé Richard Gbénou a formé un recours en inconstitutionnalité du décret portant régime pénitencier au Bénin en ce qu’il prescrit le port d’une tenue et impose de pénibles corvées aux détenus d’une part et il s’insurge contre le maintien de menottes lors de la garde à vue des détenus d’autre part. Le requérant y trouve une violation de la dignité de la personne
humaine consacrée par la Constitution. Le rapport présenté avant la délibération rappelle que ces dispositions relèvent de mesures sécuritaires. Par ailleurs, les travaux forcés contribuent à l’assainissement et à l’application de la sanction pénale. Mais après délibéré, la cour a décidé de renvoyer le dossier en septembre pour une étude approfondie de la question.
Craignant pour ses libertés fondamentales, le nommé Paul Enangnon, par requête introduite à la Cour constitutionnelle, a sollicité une assistance à personne en danger parce qu’il ne bénéficierait d’aucune protection ou assistance de l’Etat face aux persécutions de ses voisins. En l’absence de preuves établissant des violations de libertés fondamentales et considérant la matière du recours, la Cour s’est déclaré incompétente.

Des dossiers d’injustice supposée !

La cour a également statué sur un recours formé contre la décision du ministre de la Défense nationale portant réforme du maréchal Zeus Gouvi. Ce dernier sollicite l’annulation de sa réforme. Se référant à la direction générale de la Police républicaine, la Cour fait savoir qu’il s’agit d’une sanction administrative face aux manquements répétés du requérant. Juge de la constitutionnalité, elle ne saurait connaître de l’opportunité ou non de cette sanction administrative. Cela relève plutôt du juge de la légalité. Par conséquent, la cour s’est déclarée incompétente.
Faisant ampliation à la Cour constitutionnalité d’une lettre envoyée au ministre de la
Décentralisation, Gilius Adé a soulevé une irrégularité dans l’élection du représentant de la société civile dans le comité de direction du centre de santé de Gbégamey. Ils évoquent la désignation de deux membres ressortissant d’une même organisation non gouvernementale. Mais la demande a péché dans la forme. « Pour être recevable, la lettre doit être adressée au secrétaire général ou au président de la Cour constitutionnelle », stipule la décision rendue. La requête a donc été déclarée irrecevable en présence du requérant qui s’est engagé à la réintroduire dans le respect des conditions de forme.
Dame Chabi Dara, quant à elle, sollicite que la Cour déclare non conforme à la Constitution un arrêt rendu par la cour d’appel sur un référé qu’elle a introduit. Elle dénonce le défaut du principe du contradictoire dans la procédure en raison de l’absence de son conseil lors de la comparution. Elle précise que son avocat n’a pas été informé de la date à laquelle le dossier a été renvoyé. La Cour constitutionnelle, dans son analyse, fait porter le défaut de contradictoire au conseil du requérant qui a fait preuve de négligence et ne s’est pas renseigné sur la date à laquelle l’affaire a été reportée pour être jugée.

Divers recours portant sur des privilèges exceptionnels !

Représentée par Barthélemy Avléssi, l’association des pêcheurs Tôfin a sollicité, par requête, l’intervention de la Cour dans un différend qui les oppose à la direction générale des Pêches. Ils protestent contre l’application de la loi relative à la pratique de la pêche et de l’aquaculture en ses articles 73 et 74. Lesdits articles leur interdisent l’usage des seuls outils de pêche qu’ils possèdent et qu’ils utilisent pour l’unique activité qui les nourrit. Les requérants y trouvent une menace à leur survie. « L’appréciation d’une telle demande ne relève pas des compétences de la cour », stipule la décision rendue à cet effet.
Le nommé Prospère Adjogan a formé un recours en inconstitutionnalité de la mesure du gouvernement visant à interdire les frais de travaux dirigés (Td) dans les établissements publics. Ce serait une violation de l’article 25 de la Constitution en ce que cette mesure crée une discrimination par rapport aux établissements privés où les enseignants continuent d’en bénéficier. Or, précise le requérant, tous opèrent dans les mêmes domaines et sont soumis aux mêmes difficultés. Par ailleurs, il demande à la Cour d’intervenir auprès de l’Etat pour le contrôle des frais de scolarité dans les établissements privés d’enseignement. En réponse, la Cour a décidé qu’il n’y a pas violation de la constitution, car les établissements publics ne sont pas soumis au même régime que ceux privés. Les établissements publics sont entièrement subventionnés par l’Etat qui en fixe les modalités de fonctionnement. Pour ce qui est de la deuxième requête, la cour s’est déclarée incompétente.
Par ailleurs, le nommé Efoué Éric Adjikou dont la requête a été traitée lors de l’audience publique de la semaine dernière, a formulé une demande en rectification d’erreur matérielle de la décision rendue à sa requête. La cour aurait omis de statuer sur certaines de ces demandes tendant à faire dire que les deux derniers ministres de l’Economie et des Finances et le président du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou ont violé la Constitution.
Au regard du fait que la requête impose un réexamen de la décision déjà rendue et qu’il ne s’agit pas d’une rectification en erreur matérielle, la Cour a déclaré cette requête irrecevable pour autorité de la chose jugée.

Actualités 02 août 2018


58e anniversaire de l’indépendance: La souveraineté nationale réaffirmée dans la commune frontalière de Malanville
[caption id="attachment_30195" align="alignnone" width="1024"]Le préfet de l’Alibori, Mohamadou Moussa[/caption]

Il y a 58 ans, le Bénin accédait à la souveraineté nationale et internationale. Dans le département de l’Alibori, c’est à Malanville que, pour la première fois après le découpage territorial, le centre d’intérêt des manifestations a été déplacé. Autour du préfet Mohamadou Moussa, grande était la mobilisation pour la réussite de l’évènement.

C’est la toute première fois que la commune frontalière de Malanville a abrité, ce mercredi 1er août, les manifestations officielles au niveau départemental. L’engouement populaire et l’enthousiasme étaient manifestes aux côtés du préfet de l’Alibori, Mohamadou Moussa, du maire Inoussa Dandakoé, et des diverses autorités présentes. A cette occasion, grande était la fierté des populations de cette commune de se considérer comme des Béninois à part entière.

Le préfet à la place du monument aux morts

En effet, c’est très tôt le matin que le préfet Mohamadou Moussa a procédé au dépôt de gerbe à la place du monument aux morts, aux environs de 10 h 27. Suivra la revue des troupes.
S’adressant à l’assistance, le maire Inoussa Dandakoé a saisi l’opportunité pour faire le bilan de sa gestion. Il a également annoncé quelques perspectives. A sa suite, le préfet a exhorté la population à ne pas marchander son soutien au président Patrice Talon, à son gouvernement et à ses réformes. Il l’a appelé, tout en vantant les mérites du Programme d’action du gouvernement, au travail bien fait, puis à la valorisation des potentialités locales. Le préfet a également insisté sur le changement de comportements en vue de la construction d’une nation prospère.
Pour ce qui est du défilé, c’est le passage des éléments de la Police républicaine avec leurs nouvelles tenues qui a surtout éveillé l’attention de l’assistance. Les policiers ont été suivis par un détachement de la marine navale basée dans la commune de Karimama, les sapeurs-pompiers de Malanville renforcés par leurs collègues de Kandi, les militaires du 7e BIA de Kandi. A pas cadencés, ils ont exécuté les marches française, prussienne, commando, aux rythmes de la fanfare. Pour clôturer le tout, il y a eu un long défilé civil avec les composantes des différents acteurs qui contribuent au développement de Malanville. Jeunes, femmes vendeuses d’oignon, des produits du maraîchage, des artisans, des conducteurs de taxi-motos ont participé à la parade populaire.

La grande attraction a été la Police républicaine

Les réjouissances populaires se sont poursuivies dans l’après-midi. Les férus du cuir rond se sont retrouvés au stade pour la finale de la coupe de l’indépendance.
Bien que les festivités sur le plan départemental aient été déplacées à Malanville, les autres communes de l’Alibori ont également commémoré l’évènement. C’est le cas à Banikoara où l’arrondissement de Goumonri était à l’honneur. Il en est de même à Kandi, Karimama et Sègbana et Gogounou.

Société 02 août 2018


Les défilés militaire et civil émerveillent à Dassa
[caption id="attachment_30191" align="alignnone" width="1024"]Les officiels passant en revue les troupes à Dassa-Zoumè[/caption]

A Dassa-Zoumè, chef de lieu du département, les populations ont suivi avec enthousiasme, ce mercredi 1er août, les défilés militaire et civil, en présence du secrétaire général de la préfecture, Jean de Vigny Sossou Houéfondé, représentant le préfet intérimaire et du maire de la commune Nicaise Fagnon et les notables de la commune.

Un défilé militaire et un défilé civil suivis d’autres manifestations dont un match de football et d’autres réjouissances populaires. La célébration du 58e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale dans le département des Collines a respecté la tradition des manifestations de la fête du 1er août comme les années antérieures.
Devant la mairie de Dassa-Zoumè, ce mercredi 1er août, déjà à 6 h 30, des barricades à l’entrée de la ville et devant la place Adjo Boco Ignace. Seuls les éléments de la Police républicaine dans leur nouvelle tenue, des militaires et des sapeurs pompiers pouvaient circuler. Des panneaux de déviation ont été posés pour permettre aux populations de rejoindre la route inter-Etats et le grand carrefour de la ville. Tout était mis en place pour un bon déroulement des manifestations en attendant l’arrivée des officiels. Ces derniers sont arrivés sur les lieux aux environs de 9 h 48. Puis, c’est le dépôt de gerbe à la place des enfants de Dassa-Zoumè morts pour la patrie à l’intérieur de la mairie.
Après ce cérémonail, place aux défilés militaire et civil. Mais avant le démarrage de ces défilés, le maire de la commune de Dassa-Zoumè, Nicaise Fagnon, s’est réjoui de la tenue des manifestations du 1er août dans sa ville qui est désormais chef-lieu du département des Collines.
Le maire de la commune de Dassa-Zoumè a remercié le chef de l’Etat qui a voulu rapprocher l’administration des administrés en créant à Dassa-Zoumè la préfecture du département des Collines. Il a invité ses administrés à la patience. Car, en prenant Dassa-Zoumè comme chef-lieu du département des Collines, le président de la République, selon lui, a voulu transformer l’économie nationale du pays. Il promet que dans les jours à venir, il invitera tout le monde à une réflexion profonde pour amener chaque citoyen à contribuer à la gestion de la cité.
Nicaise Fagnon a remercié les Forces de sécurité publique qui, de par leur présence massive dans le département, assurent désormais la sécurité des biens et des populations. Nicaise Fagnon souligne que son combat, c’est l’éradication de la pauvreté. « Notre combat, c’est le combat pour améliorer les conditions de vie et de travail de chacun et de tous », précise-t-il.
Le maire de la commune de Dassa-Zoumè souligne qu’il ne veut pas une situation particulière personnelle. « Je me bats pour tout le monde », clarifie-t-il. « Nous voulons un meilleur aménagement du territoire », indique Nicaise Fagnon qui a rappelé que la question de l’eau par exemple dans le département est réglée. Et dès qu’il y a l’eau, à son avis, toutes les autres choses, pense-t-il, vont se mettre en place.
En ce qui concerne le défilé militaire proprement dit, c’est le lieutenant Armel Pépin Montcho qui a encadré les différents détachements des Forces de sécurité et de défense. Au total, cinq détachements ont assuré ce défilé militaire qui constitue l’apothéose de la fête à Dassa-Zoumè. Il y a deux détachements de la Police républicaine, avec la nouvelle tenue, un détachement du Centre de secours du Groupement des Sapeurs pompiers et deux autres détachements du 5e bataillon inter armes de Dassa-Zoumè.
Le défilé militaire a été suivi du défilé civil qui a vu passer la Fanfare d’or de Dassa-Zoumè, les scouts, les vendeuses de vivres le long de la route inter-Etats et même des revenants.
Les manifestations de ce 1er août à Dassa-Zoumè ont été précédées la veille, c’est-à-dire mardi 31 juillet dernier, de la retraite aux flambeaux qui a conduit à partir de 21 h environs, les Forces de sécurité et de défense de même que les populations de la mairie vers la ville avant de revenir à la mairie.

Actualités 02 août 2018


58e anniversaire de l'indépendance: Célébration sur fond de bilan à Abomey
[caption id="attachment_30190" align="alignnone" width="1024"]Le préfet Firmin Kouton accompagné du commandant Gildas Bio Yoro, saluant le drapeau[/caption]

Dans le département du Zou, c’est la Place historique de Goho à Abomey qui a abrité, ce mercredi 1er août, les manifestations officielles marquant la commémoration du 58e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. Ces manifestations ont été essentiellement marquées par un défilé militaire en présence du préfet Aimé Firmin Kouton, et du commandant Gildas Bio Yoro.

A l’instar des autres départements, le Zou a aussi célébré, ce 1er août, la fête de l’indépendance du Bénin. Tôt ce mercredi matin, les populations d’Abomey et environs ont pris d’assaut la Place historique de Goho pour être les témoins privilégiés des manifestations entrant dans le cadre de cette célébration. 

Il sonnait un peu plus de de 9 h quand le préfet Aimé Firmin Kouton a procédé au dépôt de gerbes à la place du monument aux morts. Un instant de recueillement et de solennité ponctué par la sonnerie aux morts pour rendre hommage aux enfants morts pour la patrie.
Il est 9 h 45. Le cortège rejoint la place du défilé à Goho. Salut au drapeau et exécution de l’hymne national pour donner le top des manifestations. Le préfet du Zou et le commandant Gildas Bio Yoro, à bord d’un véhicule de commandement, font la revue des troupes par la suite.
Puis, les deux prennent place à la tribune officielle où se trouvaient installés déjà d’autres autorités politico-administratives, sages et notables de la cité historique. Et, une minute de silence a été observée en mémoire du roi Dédjalagni Agoli-Agbo qui a rejoint ses ancêtres, il y a quelques semaines.
Avant le défilé, le public a eu droit à une intervention du premier adjoint au maire d’Abomey, Gabriel Mèdéhou, qui a dressé le bilan des actions du conseil communal d’Abomey à la tête de la commune. Il sera suivi du préfet Kouton qui a, lui aussi, dressé un bilan des grandes actions du gouvernement dans ce département. A ce titre, il mettra un accent sur le projet de renforcement du système d’alimentation d’eau potable en faveur des villes de Bohicon, Abomey, Za-Kpota, Zogbodomey, Djidja et Agbangnizoun. D’un montant global de 27 milliards de francs Cfa, souligne-t-il, ce projet actuellement en cours devra prendre fin en décembre prochain.
Il poursuit en indiquant que les travaux d’aménagement et de bitumage des routes
Toffo-Lalo, Lalo-Agbangnizoun,
Agbangnizoun-Abomey, Abomey-Djidja et d’autres bretelles connexes sont actuellement en cours.
Firmin Kouton a également mentionné les travaux d'aménagement et de bitumage de certains tronçons de routes dont
Zangnanado- Banamè-Paouignan par la mobilisation des fonds auprès des partenaires bancaires. Le montant du marché s’élève à près de 55 milliards F Cfa pour un linéaire total de 74,2 km de tronçons à réaliser.
A 11 h, le top du défilé est donné par la mise en place des troupes. Et c’est parti pour trente minutes de parade militaire riche en couleurs. Elle est ouverte par les éléments de la Police républicaine dans leur nouvelle tenue. Ces éléments de la Police républicaine seront suivis de ceux de l’armée de l’air, de terre et les para-commandos de la base militaire de Cana pour la belle parade fortement applaudis pour leur marche prussienne.

Actualités 02 août 2018


Exhortation à mieux contribuer au développement dans le Mono
[caption id="attachment_30189" align="alignnone" width="1024"]Komlan Zinsou, préfet du Mono (au milieu) suivant le défilé[/caption]

La célébration au niveau départemental de la fête de l’indépendance a eu lieu, ce mercredi 1er août à Lokossa pour le compte du Mono. Occasion pour le préfet du département, Komlan Zinsou, et ses hôtes d’exhorter tous à mieux contribuer au développement du Bénin.

Le Mono a marqué, hier, le 58e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale par une série d’activités dont le traditionnel défilé militaire qui a dominé la phase officielle. La célébration de cette année à la place de l’indépendance à Lokossa n’a enregistré, après le dépôt de gerbes, que le passage des hommes en uniforme. Sous la musique de l’Armée de l’air, ont défilé des troupes de la douane, un détachement de la base navale installée à Grand-Popo puis des troupes des Eaux, Forêts et Chasse et surtout des contingents de la Police républicaine.
Grande attraction de ce 58e anniversaire, les éléments de la Police républicaine avaient enfilé leur nouvel uniforme, désigné dans le jargon sous le nom « camo urbain bleu à col mao ». A leur suite, passent des motos et des voitures de commandement. Ils laisseront la place aux organisations locales du scoutisme pour boucler le défilé. La foule qui a effectué le déplacement aurait souhaité voir plus de démonstrations militaires et admirer le passage des groupements de civils, mais aucune transgression n’était tolérée. Tant le directeur département de la Police républicaine, Jacques Tonoukouin, et ses hommes avaient l’œil sur le chronomètre et les moindres agissements des anonymes massés contre le cordon sécuritaire.
Au-delà du caractère festif de cette journée, fait observer le préfet, la célébration est l’occasion de réaffirmer, en tant que citoyen notre engagement envers la nation et réfléchir sur l’effectivité de notre contribution au développement. Aux dires de l’autorité préfectorale, il revient à chacun dans son secteur d’activité de mieux assumer ses charges afin de hisser le Bénin au rang des pays développés. Pour lui, en 58 ans d’existence, le pays pourrait mieux se porter à l’image de ceux d’Asie ayant accédé également à l’indépendance en 1960. « Il est important de changer de paradigme et de redéfinir un plan de développement clair pour le bonheur de nos populations », suggère-t-il. Mais, à l’en croire, il ne s’agit non plus de réinventer la roue. « Le Programme d’action du gouvernement, retient le préfet, est concocté dans ce sens pour remettre le peuple au travail afin de permettre l’amorce d’un réel développement. »
Le souci de voir émerger le Bénin sera partagé par le député Rosine Dagniho qui, en kotafon, la langue locale, a exhorté tous à se remettre au travail.
Le maire de Lokossa, Pierre Awadji, insistera également sur les valeurs du travail et le devoir. Recourant à l’histoire, il indique que dans sa déclaration prononcée solennellement le 1er août 1960, le père de l’Indépendance, feu président Hubert Maga, renvoyait déjà à « une prise de conscience ». Et soulignant que cette déclaration est encore d’actualité, le maire invite à la revisiter et à redoubler d’ardeur aux fins de nous affirmer et de nous imposer par notre travail, le travail bien fait.

Actualités 02 août 2018


58e anniversaire de l’indépendance: Sous le sceau du développement amorcé à Porto-Novo
[caption id="attachment_30184" align="alignnone" width="1024"]Le préfet de l'Ouémé, Joachim Apithy (2e à partir de la droite) saluant le passage des pelotons lors du déflé[/caption]

Les festivités du 58e anniversaire de l’indépendance du Bénin ont été commémorées, ce mercredi 1er août à Porto-Novo qui a abrité les manifestations au plan départemental dans l’Ouémé. Une fois encore, ont été loués, les efforts du chef de l’Etat pour le décollage de la ville capitale du Bénin, à travers plusieurs chantiers de développement en cours de réalisation.

« Le président Patrice Talon est en train de faire en deux ans à Porto-Novo ce que les autres n’ont pas pu faire en 58 ans », c’est le témoignage que fait le maire de Porto-Novo qui salue les efforts du chef de l’Etat pour changer le visage de la ville capitale. Emmanuel Zossou a félicité le président de la Répulique hier lors du défilé militaire et civil des 58 ans d’indépendance de l’accession du Bénin à la souveraineté nationale. Pour lui, beaucoup de choses se font dans la ville capitale. Il en veut pour preuve le projet d’asphaltage de 90 km de voies dont la première phase est prévue pour être lancée demain vendredi 3 août à Porto-Novo. Ce chantier viendra s’ajouter aux nombreux autres en cours de réalisation dont les travaux d’aménagement de 90 km de voies déjà achevés et et de pavage de 28 km de rues en phase d’achèvement à Porto-Novo sur fonds propres de la mairie. Emmanuel Zossou n’occulte pas le projet de reconstruction et d’aménagement de la route Porto-Novo - Akpro-Missérété en 2x2 voies visant à faciliter surtout la traversée de la ville. Plusieurs autres ouvrages sont prévus tels que la construction de la rocade de Porto-Novo, la construction d’un troisième pont sur la lagune et la construction d’un marché régional pour la ville. Tous ces projets témoignent de la détermination du président de la République à restaurer à Porto-Novo ses attributs de capitale du Bénin. Ces efforts du gouvernement au profit de décollage de Porto-Novo ont été fortement applaudis par toute l’assistance composée notamment des autorités politico-administratives de Porto-Novo, des sages et têtes couronnées de la ville et autres. 

Plus explicite, le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, rasure la population que les réformes entreprises par le chef de l’Etat, notamment dans le domaine de la bonne gouvernance et de la lutte contre l’impunité sont pour le bien du pays. Les fruits de certains de ces chantiers commencent déjà à être visibles sur le terrain. Joachim Apithy invite la population à accompagner le chef de l’Etat par la prière. Car, selon lui, Patrice Talon a besoin de prière et de paix, première condition pour poursuivre ses œuvres de développement et de rayonnement du Bénin et surtout de Porto-Novo.

Tableaux alléchants

Avant le ballet des allocutions, les deux personnalités ont procédé autour de 9 h au dépôt de gerbe au pied du monument aux morts, en hommage aux enfants de la ville qui se sont sacrifies pour la patrie. Ce traditionnel cérémonial s’est déroulé sur l’esaplanade du palais des Gouveneurs où avait été proclamée, le lundi 1er août 1960, l’indépendance du Dahomey, aujourd’hui Bénin. La délégation préfectorale s’est ébranlée ensuite vers le Boulevard du cinquantenaire à Ouando pour le clou des manifestations officielles marquées par le défilé pédestre et motorisé des forces de sécurité et de défense nationale déployées dans le département. La parade a été ouverte par le passage du drapeau national et sa garde. Ce défilé inaugural a été suivi des pelotons de la Police républicaine dont les éléments étaient tous vêtus de leur nouvel uniforme, du bataillon interarmes basé à Gbada dans la commune d’Adjohoun et de la compagnie des sapeurs-pompiers à Porto-Novo. Le défilé militaire a été commenté par le lieutement de la Police républcaine Boris Tossou.
Le défilé civil s’est ouvert par la parade de la miss indépedance 2018 de Porto-Novo et ses dauphines élues la veille. Il y a eu après le défilé des membres de la Croix-Rouge béninoise, de l’Association béninoise pour la planification familiale (Abpf), l’association des vespistes de la capitale, le groupe Shaolin, l’association sportive des rollers fire. Chacun des différents groupes a fait des démontrations avec des tableaux aléchants devant la tribune officielle pour agrémenter la fête. Laquelle fête a démarré depuis la veille par une messe d’action de grâce célébrée en la cathédrale Notre-Dame de Porto-Novo par l’évêque de présence du président de l’Assemblée nationale et la retraite aux flambeaux.

Actualités 02 août 2018


58e anniversaire de l’indépendance: Une célébration aux mille couleurs à Abomey-Calavi
[caption id="attachment_30183" align="alignnone" width="1024"]maire de la commune d'Abomey Calavi, Georges Bada[/caption]

A l’instar des autres communes, Abomey-Calavi a commémoré, ce mercredi 1er août, le 58e anniversaire de l’accession de notre pays le Bénin à la souveraineté internationale. Les manifestations marquant cette célébration se sont déroulées sous l’égide du maire de cette commune, Georges Bada.

Dépôt de gerbe, défilés militaire et civil couplés de manifestations artistiques et culturelles ont marqué, hier à Abomey-Calavi, la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance de notre pays. Ces manifestations se sont déroulées dans une ambiance festive. 

A 9 h 47, le maire Georges Bada a procédé au dépôt de gerbe au mât de la mairie d’Abomey-Calavi, faute du monument aux morts rasé pour des raisons de construction de route. Quelques échanges entre ce dernier et ses conseillers ont eu lieu avant que le cortège s’ébranle sur le tronçon Aconville - Hôpital de zone. Ici une foule immense à la taille de la commune attendait le maire qui fit sa descente à 10 h 30. Un tonnerre d’applaudissements l’accueille. Alors qu’il faisait la revue des troupes dans la démarche teintée d’élégance qu’on lui connaît, un calme régna sous un soleil de plomb qui était aussi au rendez-vous. Après que le maire et sa délégation ont pris place sur l’estrade prévue pour les officiels, le défilé militaire a ouvert le bal avec le passage de l’escadron de la musique de l’armée de terre dirigé par le sergent-chef Symphorien Hontontodé. Suivra le passage du 1er Bataillon des transmissions très ovationné par les populations. Pendant ce temps, le sergent-chef Karl Toudonou du 1er Bataillon des transmissions ne s’est pas fait prier avant de faire son passage. La Police républicaine dans sa nouvelle tenue s’est fait beaucoup remarquer sous le commandement du brigadier major Geoffroy Kèkè. Cette police a pour mission d’assurer : l’ordre public et la sécurité intérieure, la protection des Institutions et installations de l’Etat, le respect des lois et règlements et la protection des personnes et des biens de la commune. Le groupement des sapeurs-pompiers chargé de porter secours aux accidentés de la zone et de lutter contre les incendies a pris une part active à ce défilé sous le commandement de Fulgence D. Houénabè. Le passage des sapeurs-pompiers qui ont pour devise : « sauver ou périr » a mis un terme au défilé militaire très apprécié par l’assistance dont l’ancien maire d’Abomey-Calavi, Patrice Hounsou Guèdè, et la députée Claudine Prudencio.
Le défilé civil a été plus long et riche en couleurs. Des groupements de femmes et d’artisans aux conducteurs de zémidjan en passant par les acrobates, la file a été longue avec le passage d’une centaine de « zangbéto ».

Faire preuve de civisme

Le maire d’Abomey-Calavi, Georges Bada, a saisi l’occasion pour réitérer à ses populations, la confiance du conseil communal avec qui, il assure travailler dans un esprit de synergie et de cohésion totales. Il leur a rappelé la nécessité de soutenir le président de la République, Patrice Talon dans ses réformes et sa lutte implacable contre la corruption. Ces réformes dans cette commune, poursuit-il, s’expliquent par la construction de l’aéroport de Glo-Djigbé, de logements sociaux, de l’hôpital de référence, de la cité administrative, de routes et de l’asphaltage. En plus, il importe de décourager à tout prix les faits d’évasion fiscale qui persistent dans la commune d’Abomey-Calavi. A cet effet, il a invité ses administrés à continuer de payer à bonne date leurs impôts et taxes afin de participer au développement de la commune. Toutes choses pouvant permettre de continuer les opérations de lotissement, de recasement, de rechargement et d’ouverture de voies pour le bonheur de tous. A cela, s’ajoutent de nombreux autres défis pour lesquels il compte sur les opérateurs économiques, les hommes, femmes, jeunes, leaders d’opinion et partenaires sociaux pour que le rêve du développement de la commune se transforme en réalité. « Chacun doit apporter sa pierre à l’édifice avec courage et abnégation dans un élan de civisme », a-t-souligné.

Actualités 02 août 2018


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