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Nouvelles

Elimination des fluides frigorigènes frelatés : bataille corsée en faveur de la couche d’ozone
Mal choisis, les fluides contenus dans les réfrigérateurs et climatiseurs détruisent la couche d’ozone. Pour cela, le Bénin mène une guerre contre ces substances sur le marché. Les fluides frigorigènes frelatés sont toujours présents sur le marché, avec leurs risques. Et la bataille contre ces produits destructeurs de la couche d’ozone est renforcée du côté du ministère du Cadre de vie et du Développement durable (Mcvdd). En réalité, nombreuses sont les entreprises importatrices de gaz réfrigérants qui ne respectent pas les exigences en la matière. « 36 entreprises de vente de fluides frigorigènes ont été visitées dans 13 villes. Aucune d’entre elles n'est en règle. Près de deux tonnes de fluides frigorigènes de plusieurs marques en bonbonnes comme en cannettes ont été retirées », confie Yvette Gauthé, épouse Boko, point focal national Ozone au Mcvdd. En effet, les premiers systèmes de réfrigération ont eu recours à des fluides naturels tels que l’éther, le dioxyde de carbone et l’ammoniac, voire l’air tout simplement. Dès la fin du XIXe siècle, les scientifiques travaillent à l’utilisation de nouveaux réfrigérants. Les chlorofluorocarbones (Cfc), dont le R-12, entrent en ligne de compte, mais ne tarderont pas à révéler leur capacité à nuire à la couche d’Ozone. Les hydrochlorofluorocarbones (Hcfc) dont le R22 sont sollicités, mais se révéleront eux aussi nuisibles. Une fois dans les équipements, ces fluides frigorigènes ont un pouvoir de réchauffement très élevé. «Lorsque nous prenons un appareil frigorifique, il a trois parties : La première est mécanique, la seconde est électrique et l’autre qui est frigorifique contient les fluides. Ces fluides ont évolué de génération en génération. Lorsque nous prenons un réfrigérateur qui utilise le R134-a, le pouvoir de réchauffement est de l’ordre de 1300 alors que pour le R600-a il est de 4. Il y a une grande différence », explique Richard Affadonougbo, spécialiste des questions de froid. Ainsi, en raison de la capacité de ces gaz à détruire la couche d’ozone et à réchauffer la planète, la communauté internationale a décidé de la réduction et de l'élimination totale de ces substances, de génération en génération. Le dernier amendement au protocole de Montréal est celui de Kigali, signé au Rwanda le15 octobre 2016. Il est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2019. « Les études ont montré qu’en réduisant ces substances Hfc, nous réduisons de 0,4°C le réchauffement climatique », martèle Yvette Gauthé épouse Boko. Nuisibles, mais en vente … Après avoir éliminé le R-12 ou le chlorofluorocarbone (Cfc), le Bénin a mis le cap sur les hydrochlorofluorocarbones (Hcfc) ou le R-22. « Pour cette deuxième génération de gaz, le Bénin est déjà à plus de 60 % de son élimination. Suivant le calendrier établi, nous allons éliminer totalement ces gaz en 2023. Nous allons élaborer le calendrier d’élimination de la troisième génération pour en finir avec les gaz nocifs de la couche d’ozone», renseigne le point focal national Ozone au Mcvdd. Cependant, nombreux sont les tenanciers de boutiques qui passent outre la réglementation régissant l’importation, la commercialisation et la distribution des Hcfc, Hfc, et autres réfrigérants. Il est fait obligation aux entreprises de disposer d’un agrément du Mcvdd. Mais beaucoup continuent d’exercer dans l’illégalité. « Avec le ministère du Commerce, nous avons commencé une campagne conjointe de contrôle d’agrément et de sources d’importations de ces gaz. C’est toujours en cours. Si vous n’arrivez pas à justifier votre source d’approvisionnement, on vous retire les produits », précise-t-elle. Certaines entreprises procèdent même au mélange des produits achetés chez les importateurs agréés avec ceux d'autres qui ne sont pas agréés. En amont comme en aval Dans cette bataille pour la préservation de la couche d’ozone, la responsabilité des frigoristes et des consommateurs est aussi engagée, à divers degrés. Parce que d’une part, au cours de la maintenance, les techniciens qui manipulent lesdits équipements sans l'outillage requis lâchent ces substances dans l'atmosphère. «Le fluide circule dans une tuyauterie. Si ces tuyauteries sont bien réalisées, en principe, on ne devrait pas avoir ces substances dans l’atmosphère. Les climatiseurs ne devraient donc pas être un danger pour l’environnement, si les normes sont respectées. Mais au fil des années, il y a de ces réfrigérants qui se retrouvent au niveau de l’atmosphère à cause des fuites », fait remarquer Richard Affadonougbo. D’autre part, du côté des consommateurs, la course aux équipements d’occasion accentue les risques. « Non seulement ces réfrigérateurs polluent l’environnement, mais l’efficacité énergétique est moins élevée. Vous dépensez un peu moins, mais vous consommez beaucoup plus d’énergie après. Il faut aller vers des équipements modernes qui contiennent des fluides alternatifs, c’est-à-dire les hydrocarbures », souligne-t-il. Il y a lieu qu'aussi bien le consommateur que le technicien soient au même niveau d’information. Dans le cadre de la Journée mondiale de l’Ozone, le 16 septembre 2021, le Mcvdd prévoit de former tous les acteurs de la chaîne d’acquisition des équipements de froid et de climatisation sur les nouvelles normes. C'est un pas dans un contexte de Covid-19, où la conservation des vaccins au froid et les équipements utilisés méritent une attention particulière. Environnement 15 sept. 2021


Scolarisation des enfants au Bénin : des apprenants du Borgou reçoivent des kits et fournitures
A l’instar de leurs homologues des autres départements du Bénin, des apprenants du Borgou ont reçu des kits et fournitures scolaires, hier mardi 14 septembre à Parakou. C’est une initiative du gouvernement et des partenaires au développement qui œuvrent pour la scolarisation des enfants au Bénin. La cérémonie était présidée par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. Le gouvernement à travers son ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a distribué des kits et fournitures scolaires à des apprenants du Borgou, hier mardi 14 septembre, à Parakou. C’est grâce au soutien de ses partenaires au développement, l'Ong Educo, Plan international Bénin, l'Unicef, la Coopération suisse, la Banque mondiale, Partenariat mondial pour l'éducation et la Coopération japonaise. Pour le compte de cette nouvelle année scolaire, ce sont 389 381 enfants de la maternelle, du primaire et du secondaire qui bénéficient de cette opération évaluée à un million de dollars US, soit plus de 1 399 415 000 F Cfa. Après la prérentrée organisée sur toute l’étendue du territoire national, lundi 13 septembre dernier, la rentrée des classes avec le démarrage effectif des activités pédagogiques au titre de 2021-2022 sera effective lundi 20 septembre prochain. Pour de nombreux parents, elle ne sera plus source de soucis. Le gouvernement et certains de ses partenaires, conscients de la situation, ne se sont une fois de plus pas fait prier pour voler à leur secours. En effet, depuis quelques années, la distribution des kits et fournitures scolaires est devenue une tradition pour le gouvernement. Cette initiative s’inscrit, selon le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, dans sa dynamique visant à réduire les coûts de l’éducation à la charge des familles au profit de leurs enfants en âge d’être scolarisés. Le ministre a saisi l’occasion pour exprimer la profonde reconnaissance du gouvernement et de toute la communauté scolaire béninoise aux partenaires au développement. C’est pour leurs diverses contributions et leurs appuis sans cesse renouvelés en faveur du rayonnement du système éducatif national. A l’arrivée, chaque enfant est rentré avec la joie au cœur. Ils ont promis non seulement de faire un bon usage de leurs kits et fournitures scolaires, mais aussi et surtout de bien étudier pour obtenir de bons résultats à la fin de l’année scolaire. Société 15 sept. 2021


Mathias Hounkpè sur la démocratie béninoise : « Il est important de trouver un moyen d’inventer de nouveaux mécanismes… »
A l’occasion de la célébration ce 15 septembre de la journée internationale de la démocratie, Mathias Hounkpè, politologue, administrateur du Programme de Gouvernance politique à Osiwa, donne sa lecture de la démocratie en général, du modèle béninois et indique des urgences. LA NATION : Que retenir du concept démocratie qui prend de plus en plus différentes colorations ? Mathias Hounkpè : La démocratie au sens strict du terme veut dire "gouvernement par le peuple". C’est-à-dire un système politique qui permet aux citoyens d’être au cœur de la décision politique, de la gestion des affaires de la cité. Donc, de mon point de vue, dans l’idéal, la démocratie c’est ce système politique où l’avis de la majorité compte dans la prise des décisions, dans leur mise en œuvre ainsi que dans leur évaluation avec pour objectif principal la satisfaction des besoins et préoccupations des citoyens. Maintenant, il est vrai que dans sa mise en œuvre, il y a différents types de démocratie. C’est ainsi que l’on a par exemple les grandes démocraties vieilles comme les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France qui sont comme des modèles de démocratie différents les uns des autres et les démocraties établies en Europe, en Asie, etc. Et nous avons également d’autres types de démocratie qu’on appelle par exemple des démocraties avec adjectif. Vous entendrez parler de démocratie électorale, procédurale, substantielle. Donc, il y a beaucoup de qualificatifs qu’on peut ajouter à démocratie pour caractériser des traits spécifiques de sa mise en œuvre. Quelles sont les faiblesses du modèle démocratique béninois L’élément le plus important à mes yeux, est un peu comme un problème congénital à notre système démocratique. En effet, au moment où les pères fondateurs de notre démocratie réfléchissaient à sa conception à travers, entre autres, l’écriture de la Constitution, ils avaient à cœur les expériences politiques du Bénin depuis 1960. Ils ont donc mis un point d’honneur à prévenir les tares que notre pays a connues par le passé, c’est-à-dire, par exemple, l’instabilité qui a caractérisé le Bénin de 1960 à 1972 et le régime dictatorial militaro-marxiste connu de 1972 à 1990. Ils ont, par conséquent, mis un point d’honneur à éviter qu’on connaisse ces mêmes tares à l’avenir. Et moi je peux dire de façon raisonnable que le système que nous avons en place, nous a quand même évité de retomber dans certains des travers qu’on connaissait par le passé. Par exemple, entre 1960 et 1972, le Bénin a connu au moins six coups d’État réussis. Pendant cette même période, aucune législature n’a fini son mandat. Aujourd’hui le Bénin est à la 8e législature sans interruption. Donc, de mon point de vue, ne serait-ce que par rapport à des aspects de ce genre, les pères fondateurs de notre démocratie ont réussi à nous éviter qu’on connaisse encore les mêmes difficultés politiques que par le passé. Mais ce qu’on n’a pas réussi à faire, c’est anticiper suffisamment les problèmes que pourrait générer la mise en œuvre du modèle de démocratie que nous avons choisi. A mon avis, la démocratie chez nous, en place depuis 90, a besoin d’être redynamisée, a besoin d’un nouveau souffle. Malheureusement, pour le moment, nous semblons manquer du même génie qui nous avait permis en 1989 et 1990 d’apporter des solutions à ce genre de problème. Et, je pense que tant que nous ne trouverons pas les moyens de nous asseoir afin d’identifier la "meilleure manière" de s’attaquer aux insuffisances du système actuel, des dangers planeront toujours au-dessus de la démocratie béninoise. Ma conviction est que nous avons besoin de donner un nouveau souffle au système démocratique au Bénin. Y a-t-il d’autres obstacles ? Au-delà donc des obstacles qu’on n’a pas anticipés, il y a que l’environnement politique aujourd’hui est caractérisé par de nouveaux défis qui en ajoutent aux difficultés de mise en œuvre de la démocratie. Je ne veux parler par exemple que des nouvelles technologies de l’information. Les réseaux sociaux, internet et autres rendent la mise en œuvre de la démocratie extrêmement difficile. Ce n’est pas spécifique au Bénin, ni à l’Afrique, mais les effets sont plus graves dans nos pays parce que nous ne disposons pas des moyens nécessaires pour aider à réduire les impacts négatifs de la mauvaise utilisation de ces outils sur la démocratie. Il s’agit par exemple de la désinformation, des tentatives d’influence des électeurs, des acteurs politiques par des forces dont vous ne connaissez même pas les origines, ni les intérêts. Je pense que ce sont des éléments nouveaux que personne n’avait anticipés, même les démocraties établies, et qui constituent aujourd’hui de sérieux obstacles, auxquels il faut également trouver de solutions et éviter d’utiliser purement et simplement la répression pour résoudre ce genre de problème. Je puis également évoquer l’argent. Je crois qu’au moment où on mettait en place ce système, on n’avait pas pensé que l’argent jouerait un rôle aussi central dans le fonctionnement de la démocratie. Une fois encore, ce n’est pas seulement le Bénin, ni l’Afrique. L’argent est devenu un élément important, alors que dans le même temps, parce que la politique devient chère à pratiquer pour les acteurs politiques, c’est difficile pour eux de se prémunir contre la corruption. C’est difficile pour eux de ne pas aller vers une sorte de mauvaise gouvernance, parce qu’ils ont besoin de mobiliser des ressources pour faire de la politique. Ça aussi, c’est un élément pas aussi nouveau que ça mais auquel il faut penser. Quelles sont les pistes pour consolider la démocratie béninoise ? Nous avons besoin de nous donner les moyens de résoudre les difficultés auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui sans pour autant chercher à reproduire le modèle de 1990. A mon humble avis, ce qu’il nous faut aujourd’hui au Bénin, ce n’est pas une conférence nationale à la 1990 (parce qu’il faudrait beaucoup d’efforts pour l’organiser sans la garantie de produire des résultats comparables à ceux de la Conférence nationale de 1990). Le Bénin d’aujourd’hui a plutôt, de mon point de vue, besoin d’un espace où de manière inclusive et participative on peut réfléchir aux aménagements à apporter à la structure du système actuel pour en améliorer le fonctionnement. Mais ceci ne peut se faire que si chacun est en mesure, ne serait-ce qu’un tout petit peu, d’oublier ses intérêts (politiques, économiques, etc.) immédiats et de court terme pour penser vraiment au Bénin. C’est à ce prix que nous pourrons trouver des solutions aux défis actuels que rencontre notre démocratie et que nous pourrons accroître les chances de la stabilité du Bénin et de la consolidation de la démocratie dans notre pays. De façon plus spécifique, il y a quelques éléments qu’il faut regarder de près. Il est donc important de trouver un moyen d’inventer de nouveaux mécanismes, ou d’améliorer ceux qui existent en ce moment, nous permettant de continuer à protéger nos droits et liberté fondamentaux, sans pour autant empêcher le bon fonctionnement de la démocratie. Là également, il y a des dispositions qui peuvent aider à réduire les risques que la démocratie ou que l’État soit capturé par un groupe d’acteurs politiques. Ce que je dis sur ce dernier point, ce n’est pas spécifique au Bénin. C’est ce qui s’observe dans quasiment toutes les nouvelles démocraties (et même au-delà) aujourd’hui. Si nous ne sommes pas capables de nous asseoir, de rechercher les moyens de résoudre ces problèmes, sans pour autant créer des difficultés dans le fonctionnement de la démocratie, je pense que nous allons dans le mur. Et ça, c’est vraiment mon inquiétude, aussi bien pour le Bénin que pour la plupart des nouvelles démocraties en Afrique de l’Ouest ou en Afrique. Actualités 15 sept. 2021


Préparation immatérielle de la rentrée scolaire : ce que les parents doivent savoir
Une bonne rentrée des classes nécessite aussi l’investissement immatériel des parents. Ce volet souvent banalisé comporte pourtant des étapes qu’ils sont appelés à suivre pour le bien-être des enfants et de meilleurs rendements scolaires. L’école ouvre ses portes, lundi 20 septembre prochain. Les vacances, périodes de distractions, de latitude et de loisirs tous azimuts vont céder place aux réalités scolaires. Les parents ont un grand rôle à jouer pour faciliter la transition des vacances à la rentrée. Tout commence par les nouvelles à reprendre au coucher et au lever. « Après avoir profité des grasses matinées, votre enfant a besoin de retrouver un nouveau rythme. Pour bien préparer la rentrée scolaire, avancez son heure de coucher et celle de son lever. Progressivement en tendant vers le but, on peut par exemple envoyer l’enfant au lit à 22 h 30, ensuite à 22 h puis 21 h 30 et commencer par le réveiller à 8h, 7 h, 6 h… afin qu’il puisse se mettre en condition et s’habituer aux horaires de l’école », recommande Guy Camille Kotto, psychopédagogue, conseiller en orientation scolaire. Cette mise en condition participe de la santé de l’apprenant. «Faire en sorte que les heures de sommeil des enfants soient respectées, participe de leur bien-être et leur évite les réveils compliqués les matins, les somnolences et même les défauts de concentration en classe. Le sommeil consolide et renforce la mémoire », argumente-t-il. On comprend alors que les préparatifs de la rentrée vont bien au-delà de l’achat des fournitures scolaires. « Beaucoup de parents estiment à tort ou à raison que dès lors qu’on a fait le nécessaire pour les fournitures et les frais d’écolage, l’on a accompli sa part du contrat. Mais en réalité, il y a tout un autre investissement immatériel qui doit suivre pour que la reprise des classes se déroule bien ». Là-dessus, le psychopédagogue est bien à l’aise pour dispenser quelques notions. Les parents ne doivent surtout pas brûler les étapes. « Au cours de la semaine qui précède le jour de la rentrée scolaire, parlez-lui de l’école, des retrouvailles avec ses copains, des nouveaux amis qu’il va rencontrer, du nouvel enseignant qui effectuera la classe, des choses qu’il va apprendre, des jeux auxquels il aura droit et si possible l’amener dans son école pour le familiariser avec le milieu avant le jour de la rentrée. Expliquez les avantages que cela va lui procurer et pourquoi il va à l’école». Ces arguments, dit-il, doivent cadrer avec l’âge et la psychologie de chaque enfant. Responsabilité parentale Les tout nouveaux écoliers doivent également se retrouver dans ce schéma. Il faut surtout faire en sorte que l’école ne soit pas perçue comme une corvée pour eux encore moins une contrainte parentale. « Pour les enfants qui commenceront l’école pour la première fois, il est important pour les parents de leur expliquer avec des mots qui leur permettront de comprendre son bien-fondé. Nombreux sont les enfants qui se rendent à l’école parce que c’est la volonté des parents. Quand la chose est perçue sous cet angle, les enfants peuvent ne pas mettre du cœur dans leurs études. La réussite scolaire commence dès que les enfants ont cerné l’importance de la scolarisation », indique-t-il. Pour les anciens élèves, la tâche paraît plus aisée pour les parents. « Il faudra leur rappeler que la rentrée est l’occasion des retrouvailles, retrouver les amis, apprendre de nouvelles choses et surtout gravir les échelons », insiste Guy Camille Kotto. Cette responsabilité incombe aux parents. « Il n’est pas facile de se défaire des habitudes prises pendant les vacances, mais les parents doivent faire preuve de patience et aussi d’imagination pour aider leurs enfants à bien passer le cap de la rentrée. Ils doivent échanger avec eux à la veille de la rentrée, leur faire part de leurs attentes; leur expliquer qu’ils doivent remplir leur part du contrat en travaillant comme il le faut. Faire des promesses aussi pour les motiver à bien travailler n’est pas mauvais », suggère-t-il. Une bonne reprise des cours, c’est faire adopter aussi une bonne hygiène de vie aux enfants en vérifiant leur santé et leur alimentation. Ce contrôle passe par la vérification de leur vue, leur audition, leurs dents et des vaccinations. « La vérification de l’aspect médical est importante car il est fréquent qu’un enfant soit considéré comme ‘’mauvais élève’’ uniquement à cause d’une mauvaise vue ou d’une audition défaillante. Détecter un problème et le solutionner peut facilement faire gagner du temps en classe», assure le conseiller en orientation scolaire. Des missions difficiles peut-être pour les parents, mais pas impossibles si l’on tient à de bons rendements scolaires de la part des enfants. Education 15 sept. 2021


Densification du réseau numérique haut débit : Le Bénin reçoit 22 milliards F Cfa de la Chine
Une nouvelle histoire de l’économie numérique du Bénin s’écrit en lettres d’or. C’est avec la signature, ce mardi 14 septembre, de l’accord cadre de prêt concessionnel par le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci et l’ambassadeur de la Chine près le Bénin, Peng Jingtao. Au total, 22 milliards de F Cfa sont mobilisés pour rendre le numérique disponible pour tous et à haut débit. « C’est une conviction pour le président Patrice Talon que le renforcement des infrastructures numériques fait partie des conditions sine qua non d’un développement durable», confie le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, dans son intervention. Subdivisée en quatre axes principaux, la présente signature d’accord cadre de prêt concessionnel est la phase 2 du projet de densification du réseau haut débit. Ce projet fait suite à une initiative du gouvernement du président Patrice Talon, à travers le Pag, qui a démarré depuis mai 2016 par le développement des infrastructures numériques avec l’assistance des compétences chinoises. « Sa réalisation a permis une transformation complète et une amélioration du réseau de télécommunication au Bénin », précise l’ambassadeur Peng Jingtao. « Cette 2e phase facilitera l’accès des abonnés du réseau et le développement des applications grâce à l’amélioration et à l’extension de la fiabilité du réseau dorsal et métropolitain dans les grandes villes et la couverture nationale du réseau sera sensiblement améliorée », développe-t-il. Pour l’ambassadeur, « l’économie numérique et la digitalisation connaissent de plus en plus une progression à même de faire du Bénin, la plateforme numérique de la sous-région ». Les quatre grands axes du projet En effet, le 1er axe du projet concerne le réseau dorsal 484,1 km en fibre optique couvrant certaines localités du Mono, du Zou, des Collines et du Nord Bénin. Au réseau dorsal s’ajoute le réseau métropolitain en fibre de 204.8 pour desservir plus de 10 villes ainsi que la Route des pêches avec le réseau haut débit. Par ailleurs, ce projet permettra aussi de connecter les zones lacustres à la fibre nationale par la technologie des faisceaux dans le seul but de rendre le numérique disponible pour tous. Enfin, le 4e axe concerne les transferts de compétences. «Les spécialistes qui vont aider à mettre en place ce réseau ont en même temps une contrepartie nationale qui maitrise ce savoir-faire, une contrepartie faite essentiellement d’ingénieurs béninois qui pourront continuer le service après le retrait de l’expertise de construction », souligne le ministre Aurélien Agbénonci. Le Bénin est sur la trajectoire qui va permettre de renforcer les préalables nécessaires pour créer la richesse et booster la performance des entreprises en proie à la concurrence. Tout en rassurant l’ambassadeur Peng Jingtao que « ce financement servira à ce pourquoi il a été négocié », le ministre des Affaires étrangères se réjouit de ce que cet accord-cadre vient à point nommé pendant cette crise de Covid-19. « C’est l’outil par lequel nous mettons en place des plateformes pour opérer de manière sécurisée tout en réduisant les contacts avec les humains et en respectant les gestes barrières ».   Par Henri MORGAN (Stag.) Actualités 15 sept. 2021


Professeur David Dosseh à propos de la limitation du mandat présidentiel : « La lutte pour la démocratie passe par la limitation de mandats… »
Ardent défenseur de la limitation du mandat présidentiel en Afrique, le professeur David Dosseh, chirurgien de son état, ne s’intéresse pas moins à la chose politique et s’est illustré récemment par son combat démocratique et pour l’alternance au pouvoir. Il décrypte à travers la présente interview cette thématique au lendemain du coup d’Etat perpétré en Guinée qui met en relief la question de l’alternance démocratique en Afrique et ses corollaires. La Nation : Professeur Dosseh, l’actualité en Guinée nous fait renouer avec votre combat contre le mandat de trop en Afrique. N’est-ce pas ? Professeur David Dosseh : Ce qui s’est passé en Guinée consacre ce recul démocratique constaté par tous les observateurs de la vie politique ouest-africaine. La velléité de conservation de pouvoir par le président Condé avec son corollaire de morts, d’exilés politiques et de détentions arbitraires, les tripatouillages constitutionnels ont conduit à ce putsch et posent de façon encore plus ardue la problématique du 3e mandat ! Justement, dites-nous ce qui vous motive à aller en guerre contre le 3e mandat ? En quoi est-ce forcément le mandat de trop ? L’Afrique a besoin d’un système politique qui favorise l’épanouissement des populations afin que celles-ci puissent orienter toutes leurs énergies vers le développement. A mon sens, le système démocratique est le plus adapté. Il permet aux populations d’élire librement des représentants qui travaillent pour le bien de tous et qui sont tenus de rendre compte de leur gestion des affaires publiques. Ces représentants sont maintenus ou librement remerciés à la fin de leur mandat. Mais l’extension inexorable du pouvoir au moyen de subterfuges politico-juridiques devient la règle en Afrique. L’ingénierie des coups d’Etat a évolué et les changements constitutionnels sont devenus la nouvelle formule des despotes pour se maintenir au pouvoir avec une remise à zéro des compteurs. On voit alors des dirigeants s’inscrire dans la logique du 3e mandat de fait, contre la volonté de leurs peuples et les dispositions constitutionnelles. Malgré les oppositions des peuples, la répression et la détention arbitraire finissent par mettre un terme à toutes les tentatives citoyennes d’opposition au 3e mandat. Il faut donc trouver un moyen moins coûeteux de limiter les velléités de confiscation du pouvoir et surtout préserver les vies des citoyens. C’est pour cela que nous essayons d’organiser la société civile et les opinions publiques pour dire « non au 3e mandat » dans un contexte où les institutions comme la Cedeao ou l’UA ont démontré leur incapacité. Le peuple ne peut-il pas, selon vous, choisir de plébisciter un chef d’Etat aux formidables mérites, au point de le maintenir au pouvoir après deux mandats à l’instar de Roosevelt aux Etats-Unis ? Vous avez raison. La logique démocratique voudrait que le peuple puisse librement choisir ses représentants et pourquoi pas plébisciter un dirigeant particulièrement performant qui aura déjà fait deux mandats. Mais cela suppose que l’administration électorale soit des plus fiables et des plus transparentes et que la possibilité d’alternance politique par les urnes soit garantie. Reconnaissez qu’on est très loin du compte pour le moment et c’est la raison pour laquelle nous estimons que la solution immédiate la plus cohérente et la moins coûteuse (en vies humaines notamment), c’est de limiter le nombre de mandats à deux dans une vie. Il faut que cette règle soit inscrite en lettres d’or dans toute Constitution et dans le protocole de la Cedeao, pour ce qui concerne l’Afrique de l’Ouest. Vous pensez qu’aujourd’hui aucun chef d’Etat africain n’a le mérite de Roosevelt au point de faire trois ou quatre mandats comme l’ancien président américain ? Il y a certainement des chefs d’Etat qui en deux mandats (ou moins) ont montré qu’ils avaient les compétences pour diriger un pays et surtout une fibre patriotique suffisamment forte pour partir avant l’usure du pouvoir. Nelson Mandela est le plus digne et le plus célèbre d’entre eux. Mais ceux qui cherchent à s’accrocher envers et contre tout ne sont malheureusement pas les plus compétents, suivez mon regard. Et pourtant il y a une vie après la présidence. C’est pour cela qu’il faut saluer l’acte historique du président Talon qui a, devant la société civile ouest-africaine, pris l’engagement de la dévolution démocratique du pouvoir au Bénin à la fin de son 2e mandat et de transmettre le Témoin de limitation de mandats à son successeur en 2026. Le nouveau leadership consiste à démontrer que la présidence n’est qu’un passage et non une finalité et qu’on peut continuer de servir son pays après la présidence. Comment se porte la démocratie en Afrique aujourd’hui, selon vous ? Et doit-on limiter le combat pour la démocratie au seul nombre de mandat ? La démocratie est en net recul malgré quelques éclaircies. La lutte pour la démocratie passe par la limitation qui garantit une alternance pacifique et mettra certainement fin aux putschs. Mais la question de la séparation des pouvoirs, les problèmes des institutions défaillantes, l’instrumentalisation de la justice, la question des droits humains, la corruption sont autant de combats à mener pour consolider le processus démocratique. La limitation de mandats est-elle une position doctrinale non négociable selon vous ou peut-on y trouver des atténuations? Notamment, inclure en toute légitimité la non-limitation de mandats ? J’étais au Sénégal les 9 et 10 septembre 2021 dans une réunion du comité scientifique mis en place par l’association Afrika Jom du doyen Alioune Tine pour réfléchir sur la question des transitions démocratiques en Afrique. Des penseurs de divers horizons s’interrogent donc sur les meilleurs moyens pour mettre fin au défi posé par les coups d’Etat constitutionnels et l’évolution de l’ingénierie des coups d’Etat en Afrique. La limitation de mandats me semble dans l’immédiat une solution cohérente mais qui pourra évoluer en fonction de la consolidation des Etats et des institutions. Nous espérons que tous les responsables, tous les leaders d’opinion vont contribuer à la réflexion et à l’action pour mettre un terme à ce chaos engendré par quelques oligarques africains. L’Afrique mérite mieux, la jeunesse africaine mérite mieux que ces dictateurs qui nous asphyxient. Mon souhait est que d’autres présidents africains dans le sillage du président Talon prennent l’engagement de respecter la limite des deux mandats. Actualités 15 sept. 2021


Assemblée nationale : réunion de la Conférence des présidents ce mardi  
La Conférence des présidents du Parlement se réunit ce mardi 14 septembre au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Elle a été convoquée par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, apprend-on de sources proches de l’institution parlementaire. L’ordre du jour de la réunion n’est pas dévoilé. Mais comme de tradition, cette rencontre devrait permettre aux participants de se pencher sur certains dossiers en instance du ressort de leur compétence. Ils auront à décider notamment de la date de l’ouverture de la prochaine session extraordinaire parlementaire au cours de laquelle la huitième législature aura à adopter son projet de budget exercice 2022. Lequel sera ensuite incorporé au projet de loi de Finances gestion 2022. Ainsi, les députés pourraient écourter leurs vacances et renouer très bientôt avec le chemin de l’hémicycle au regard de l’urgence de l’adoption de leur projet de budget de l’année prochaine.  Outre ce dossier, la réunion de la Conférence des présidents pourrait débattre également de plusieurs autres sujets tels que la question de remplacement du 2e questeur de l’Assemblée nationale, André Okounlola promu ambassadeur du Bénin près la Russie à la faveur du Conseil des ministres du mercredi 8 septembre dernier ainsi que des manifestations entrant dans le cadre des 10 ans d’anniversaire  de la Radio Hémicycle, « La voix du peuple ». Tous ces dossiers pourraient meubler l’ordre du jour de la réunion. De toutes les manières, l’on sera édifié des grandes décisions prises par les membres de cet organe décisionnel de l’Assemblée nationale à l’issue des travaux. Il faut préciser que la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale regroupe les sept membres du bureau du Parlement, les présidents des cinq commissions techniques permanentes de l’Assemblée nationale et les présidents des deux Groupes parlementaires.  Actualités 14 sept. 2021


Parti Moele Bénin: Boniface Vissoh et ses militants officialisent leur adhésion
Le parti Moele-Bénin a enregistré, dimanche 12 septembre dernier, l’adhésion de Boniface Vissoh, ancien coordonnateur communal du parti Forces cauris pour un Bénin émergent ainsi que de ses militants. Le parti Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin) élargit ses bases dans la 9e circonscription électorale. La vague de départs observée il y a quelques jours au sein du parti de Jacques Ayadji est largement compensée par d’autres adhésions. Celle de Boniface Vissoh et de ses militants qui rejoignent ainsi depuis dimanche 12 septembre dernier la mouvance présidentielle y contribue. Ce ralliement de l’ancien maire de Savalou et ancien coordonnateur communal du parti Force cauris pour un Bénin émergent aux idéaux du parti Moele Bénin a été fait en toute conscience et sur des bases objectives. Le nouvel adhérent indique que trois raisons sous-tendent son adhésion ainsi que celle de ses militants au parti Moele Bénin. Il évoque d’abord la devise du parti qui séduit. Ensuite, le dynamisme et la proactivité de ses leaders face aux enjeux politiques et enfin le franc-parler de son premier responsable qui inspire confiance. Il rappelle qu’après avoir milité dans le parti Fcbe pendant plus de cinq ans, ils ont tiré les conclusions de l’alternance survenue au sommet de l’Etat à la faveur de l’élection présidentielle d’avril 2016. Raison pour laquelle, ses amis et lui avaient décidé de se retirer des affaires publiques afin de laisser les nouvelles autorités exercer la mission à elles confiée par le peuple souverain. Cette position, soutient-il, leur a permis d’observer avec sérénité et objectivité la nouvelle gouvernance économique et politique du pays. Cette gouvernance, à l’en croire, est faite de réformes audacieuses. « Ne pas soutenir ces actions en cours, c’est rater une bonne occasion de faire œuvre utile au profit de nos concitoyens. C’est pourquoi, en tant que citoyens libres, conscients de nos responsabilités devant l’histoire, nous avons décidé de nous engager de nouveau dans l’animation de la vie politique et ce, dans les rangs de la mouvance présidentielle et plus précisément, sans aucune pression, amicale ou non, au sein du Mouvement des élites engagées pour l'émancipation du Bénin», a-t-il déclaré. Au regard des enjeux et des défis politiques, il exhorte les militants à travailler ensemble dans l’harmonie. Après avoir reçu sa déclaration d’adhésion, Léontine Mitchaï, vice-présidente du parti Moele-Bénin, a rappelé les qualités du nouvel adhérent avec qui elle a collaboré durant une vingtaine d’années. Elle affirme que le nouvel adhérent est un homme qui a de l’amour pour sa commune Savalou. Sur le plan politique, le calme et la discrétion totale de l’homme font de lui un bon pilier. Au nom du président du parti Moele Bénin, elle souhaite la bienvenue au nouvel adhérent ainsi qu’à ses militants. Elle reste également convaincue que l’expérience de l’homme et son savoir-faire imprimeront une nouvelle dynamique et donneront une autre visibilité au parti Moele Bénin. Actualités 14 sept. 2021


Formation de 15 étudiants en épidémiologie et biostatistique : Le projet Tebwa officiellement lancé
Le Projet Formation des épidémiologistes et des biostatisticiens pour une meilleure réponse aux épidémies en Afrique de l'Ouest (Tebwa) a été lancé, hier lundi 13 septembre à Bohicon. D’une durée de trois ans, ce programme financé par l’Union européenne vise à former quinze étudiants des pays de la Cedeao en biostatistique et en épidémiologie des maladies infectieuses. La mise en œuvre du projet Formation des épidémiologistes et des biostatisticiens pour une meilleure réponse aux épidémies en Afrique de l'Ouest (Tebwa) a démarré. Il vise à renforcer la capacité de recherche et d’intervention de l'Afrique de l'Ouest en épidémiologie et biostatistique pour gérer efficacement les épidémies. Conduit par le consortium Université d’Abomey-Calavi, le ministère de la Santé à travers l’Agence nationale des soins de santé primaires et le London School of Hygiene et Tropical medicine, il est l’expression d’une belle coopération Nord-Sud. Pour le coordonnateur du Tebwa, le Professeur Romain Glèlè Kakaï, ce programme est parti du constat que, dans la région ouest-africaine, il y a très peu de programmes de formation et de financement d’étudiants en épidémiologie et biostatistique. La conséquence en est que ces pays disposent de très peu de chercheurs qualifiés en épidémiologie et biostatistique. Puis, il est à noter la faible capacité des épidémiologistes de la région à comprendre la dynamique des épidémies et formuler des recommandations dans le cas concret de la Covid-19. La pandémie de du Covid-19 a révélé davantage l’insuffisance de ressources humaines qualifiées pour faire face efficacement aux épidémies en Afrique au Sud du Sahara. Il est donc nécessaire de former des épidémiologistes et biostatisticiens pour l'Afrique subsaharienne, capables de travailler en collaboration avec les départements nationaux de la santé, et les agences nationales et internationales de santé publique pour mener collectivement une surveillance de routine et des recherches en santé publique et réagir efficacement face aux épidémies. Abondant dans le même sens, le Professeur Marcel Houinato, directeur de l’école doctorale des sciences agronomique et de l’eau à l’Uac, fait observer que ce projet est la preuve que des facultés et instituts universitaires peuvent conjuguer leurs efforts et expertises pour apporter des solutions aux problèmes de nos sociétés. Selon lui, le concept du projet Tebwa est donc à encourager. Pour sa part, le Professeur Dismand Houinato, directeur de l’Ecole doctorale des sciences de la santé à l’Uac, salue la naissance du projet Tebwa et partage le même vœu : « Les 15 étudiants qui seront formés dans le cadre du projet Tebwa permettront de renforcer nos systèmes nationaux et régionaux pour des études biostatistiques et épidémiologiques de haut niveau, et ainsi informer efficacement les décideurs en matière de santé publique ». Le Professeur Félicien Avlessi, représentant le recteur de l’Uac, qui a lancé les activités, a précisé que ce projet coordonné par l’Université d’Abomey- Calavi avec comme partenaires l’Ecole d’hygiène et de médecine tropicale de Londres (Lshtm/ Angleterre) et l’Agence nationale des soins de santé primaires du ministère de la Santé (Anssp/MS, Bénin), permettra de former 15 spécialistes de niveau Master en Epidémiologie et Biostatistique pour l’Afrique de l’Ouest. Maitriser les données épidémiologiques Soulignant l’importance des épidémiologistes et biostatisticiens, le Professeur Félicien Avléssi rappelle qu’en octobre 2020, le variant delta du coronavirus a été détecté en Inde et touche à ce jour au moins 96 pays. Et dans certains de ces pays, il est devenu le variant dominant, comme à Singapour, au Royaume-Uni et au Portugal. Alors, indique-t-il, les données préliminaires montrent qu’il est plus transmissible que les autres variants, qu'il comporte un risque plus élevé d’hospitalisation et de réinfection et qu'il génère un tableau de symptômes légèrement différent affichant plus de maux de tête et moins de toux. Des données épidémiologiques fiables sont souvent non disponibles ou fortement limitées en Afrique subsaharienne. Ce manque de données et de connaissances est encore aggravé par une pénurie de personnel qualifié en épidémiologie et en biostatistique pour surveiller, analyser et interpréter efficacement les données épidémiologiques pour éclairer les politiques en matière de santé publique. C’est dire que la pandémie du coronavirus a révélé davantage l’insuffisance en ressources humaines qualifiées pour faire face efficacement aux épidémies en Afrique au Sud du Sahara. Et c’est la tâche qui incombe désormais au projet Tebwa à travers la formation des 15 spécialistes pour les pays de la Cedeao. Il est question de renforcer la capacité des jeunes scientifiques ouest-africains à réagir et gérer les vagues épidémiques, de développer des modèles géo-spatiaux des épidémies pour la région ouest-africaine et de renforcer la coopération régionale et internationale dans la recherche en biostatistique et épidémiologie en Afrique de l’Ouest. Société 14 sept. 2021


Respect des mesures contre la Covid-19: Le Prd reporte sine die son Université de vacances
Le Parti du renouveau démocratique (Prd) reporte sine die l’édition 2021 de son Université de vacances initialement prévue pour le 25 septembre prochain à Abomey-Calavi. Un report qui maintient également le suspense autour du discours du président du Prd, Me Adrien Houngbédji, très attendu après les divers cadres du parti promus par le président Patrice Talon. Le Parti du renouveau démocratique (Prd) n’entend pas enfreindre les mesures du gouvernement pour freiner la propagation du coronavirus. Il vient de reporter sine die l’édition 2021 de son Université de vacances sur le thème : « Pour une appropriation du contenu social du Programme d’action du gouvernement 2021-2021 ». L’information liée au report est tombée en fin d’après-midi du samedi 11 septembre dernier. Elle a été donnée par le comité d'organisation présidé par Emmanuel Djiman Zossou en présence du secrétaire général du Prd, Falilou Akadiri. Selon eux, cette décision de report répond au souci du parti au logo arc-en-ciel de respecter les mesures prises par le gouvernement pour freiner la propagation de la Covid-19. Lesquelles mesures interdisent notamment les regroupements de plus de cinquante personnes. Le Prd de Me Adrien Houngbédji a donc repoussé l’organisation de cette messe politique pour se conformer aux prescriptions du gouvernement dans le cadre de la riposte à la Covid-19. Seulement, cet ajournement maintient le suspense autour du discours du président du Prd. Beaucoup avaient hâte d’entendre à l’occasion de cette université de vacances, le discours de Me Adrien Houngbédji par rapport aux dernières nominations des cadres du parti en Conseil des ministres du mercredi 8 septembre dernier. Son allocution était fortement attendue. En ce sens que ce sera l’occasion pour lui d’adresser ses mots de gratitude et ceux de ses militants au président de la République, Patrice Talon. Ceci pour le respect de la parole donnée à travers la promotion des cadres du parti à divers postes et fonctions stratégiques. En effet, lors du congrès extraordinaire du 6 février dernier à Porto-Novo, congrès au cours duquel le parti a jeté son dévolu sur Patrice Talon, alors candidat à la présidentielle d’avril 2021, ce dernier a invité Me Adrien Houngbédji et les siens à travailler pour étendre les bases du Prd afin qu’il devienne un véritable parti national. Patrice Talon avait promis d’aider le Prd, s’il gagnait le second mandat présidentiel, à relever ce challenge. « Le moment est arrivé pour panser les plaies, réparer les torts et préjudices qui sont lourds », a assuré Patrice Talon. « Je ferai la promotion du Prd mieux que quiconque », s’est-il engagé. Cette réparation semble être, pour le chef de l’Etat, une dette de sa part envers le Prd qui lui est resté depuis 2016, en dépit de tout, fidèle, loyal et solide. Législatives 2023, le baromètre Très tôt, une fois réélu, le président de la République a prouvé sa bonne foi en nommant Raphaël Akotègnon, le trésorier général du Prd, dans son premier gouvernement. Il l’a promu ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Cerise sur le gâteau, le secrétaire général du Prd, Dr Falilou Akadiri est promu à la faveur du Conseil des ministres du 8 septembre dernier, vice-grand chancelier de l’Ordre national du Bénin. Ce n’est pas tout. Plusieurs autres cadres du parti ont été promus au ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale lors de ce même conseil des ministres. Il s’agit d’Emile Gnonlonfoun nommé directeur de cabinet du ministre ; Abrahams Sidokpohou promu secrétaire général adjoint; Barthélémy Hounsounou fait conseiller technique à la Gouvernance locale et Dieudonné Hodonou nommé au poste de conseiller technique à la Décentralisation. Pascal Dohou hérite du poste de conseiller technique à la Réforme institutionnelle ; Djamiou Aboudou et Ismaël Kaffo deviennent respectivement conseiller technique juridique et conseiller technique au suivi-évaluation des Programmes et Projets du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Ainsi, avec ces différentes nominations, on peut dire sans risque de se tromper que la remontée du Prd est en train de s’amorcer sur le terrain après ses débâcles aux élections législatives de 2019 et aux communales de 2020. « Nous savons où nous avons trébuché. Nous retirerons une à une les pierres sur lesquelles nous avons trébuché », croit Adrien Houngbédji, sûr et certain que le parti réussira cette remondata pour reprendre du poil de la bête. Aujourd’hui, ses vœux se concrétisent à travers les nominations stratégiques qui s’opèrent en attendant les législatives de 2023 pour apprécier la plus-value politique de ces différentes promotions. Mais pour l’instant, on peut affirmer que le président de la République est en train de réaliser sa promesse de contribuer à la relance du parti des Tchoco-Tchoco. Actualités 14 sept. 2021


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