La Nation Bénin...
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maire de la commune d'Abomey Calavi, Georges Bada[/caption]A l’instar des autres communes, Abomey-Calavi a commémoré, ce mercredi 1er août, le 58e anniversaire de l’accession de notre pays le Bénin à la souveraineté internationale. Les manifestations marquant cette célébration se sont déroulées sous l’égide du maire de cette commune, Georges Bada.
Dépôt de gerbe, défilés militaire et civil couplés de manifestations artistiques et culturelles ont marqué, hier à Abomey-Calavi, la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance de notre pays. Ces manifestations se sont déroulées dans une ambiance festive.
A 9 h 47, le maire Georges Bada a procédé au dépôt de gerbe au mât de la mairie d’Abomey-Calavi, faute du monument aux morts rasé pour des raisons de construction de route. Quelques échanges entre ce dernier et ses conseillers ont eu lieu avant que le cortège s’ébranle sur le tronçon Aconville - Hôpital de zone. Ici une foule immense à la taille de la commune attendait le maire qui fit sa descente à 10 h 30. Un tonnerre d’applaudissements l’accueille. Alors qu’il faisait la revue des troupes dans la démarche teintée d’élégance qu’on lui connaît, un calme régna sous un soleil de plomb qui était aussi au rendez-vous. Après que le maire et sa délégation ont pris place sur l’estrade prévue pour les officiels, le défilé militaire a ouvert le bal avec le passage de l’escadron de la musique de l’armée de terre dirigé par le sergent-chef Symphorien Hontontodé. Suivra le passage du 1er Bataillon des transmissions très ovationné par les populations. Pendant ce temps, le sergent-chef Karl Toudonou du 1er Bataillon des transmissions ne s’est pas fait prier avant de faire son passage. La Police républicaine dans sa nouvelle tenue s’est fait beaucoup remarquer sous le commandement du brigadier major Geoffroy Kèkè. Cette police a pour mission d’assurer : l’ordre public et la sécurité intérieure, la protection des Institutions et installations de l’Etat, le respect des lois et règlements et la protection des personnes et des biens de la commune. Le groupement des sapeurs-pompiers chargé de porter secours aux accidentés de la zone et de lutter contre les incendies a pris une part active à ce défilé sous le commandement de Fulgence D. Houénabè. Le passage des sapeurs-pompiers qui ont pour devise : « sauver ou périr » a mis un terme au défilé militaire très apprécié par l’assistance dont l’ancien maire d’Abomey-Calavi, Patrice Hounsou Guèdè, et la députée Claudine Prudencio.
Le défilé civil a été plus long et riche en couleurs. Des groupements de femmes et d’artisans aux conducteurs de zémidjan en passant par les acrobates, la file a été longue avec le passage d’une centaine de « zangbéto ».
Faire preuve de civisme
Le maire d’Abomey-Calavi, Georges Bada, a saisi l’occasion pour réitérer à ses populations, la confiance du conseil communal avec qui, il assure travailler dans un esprit de synergie et de cohésion totales. Il leur a rappelé la nécessité de soutenir le président de la République, Patrice Talon dans ses réformes et sa lutte implacable contre la corruption. Ces réformes dans cette commune, poursuit-il, s’expliquent par la construction de l’aéroport de Glo-Djigbé, de logements sociaux, de l’hôpital de référence, de la cité administrative, de routes et de l’asphaltage. En plus, il importe de décourager à tout prix les faits d’évasion fiscale qui persistent dans la commune d’Abomey-Calavi. A cet effet, il a invité ses administrés à continuer de payer à bonne date leurs impôts et taxes afin de participer au développement de la commune. Toutes choses pouvant permettre de continuer les opérations de lotissement, de recasement, de rechargement et d’ouverture de voies pour le bonheur de tous. A cela, s’ajoutent de nombreux autres défis pour lesquels il compte sur les opérateurs économiques, les hommes, femmes, jeunes, leaders d’opinion et partenaires sociaux pour que le rêve du développement de la commune se transforme en réalité. « Chacun doit apporter sa pierre à l’édifice avec courage et abnégation dans un élan de civisme », a-t-souligné.
Actualités 02 août 2018
Robert V. Tolègbon, maire de Tori-Bossito (au pupitre), assisté du Conseil communal, s’adressant à la population[/caption]La mairie de Tori-Bossito n’est pas restée en marge des manifestations marquant le 58e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. Ce mercredi 1er août, les populations de la commune ont pris d’assaut la place du monument aux morts dans l’arrondissement de Tori-Centre où ont lieu les manifestations sous l’égide du conseil communal.
La fête de l’indépendance, ce 1er août, s’est déroulée dans une ambiance festive dans la commune de Tori-Bossito. Le 58e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale a eu un cachet spécial sous la houlette du maire Robert Vitonou Tolègbon, son conseil communal et des sages et têtes couronnées. A l’occasion, les défis du développement ont été évoqués.
58 ans de vie, « on commence par être pépé ou mémé », selon le maire Robert V. Tolègbon qui explique qu’il a plu au pouvoir central avec toutes ses institutions de rapprocher le pouvoir de la population à la base, il y a un peu plus de quinze ans. Ainsi, la commune qu’il a l’honneur de diriger a un peu plus de quinze ans en matière de la décentralisation. « Quand on est un être humain dans la vie et qu’on a 15 ans, on est adolescent et on commence par se préparer avec le coaching des parents et des éducateurs à la vie adulte », fait savoir le maire de Tori-Bossito. Cette vie adulte dans sa commune, martèle-t-il, présente les défis de développement. Sans être exhaustif, Robert Tolègbon a noté que sa commune a besoin des pistes en état de praticabilité, de l’eau potable accessible dans les habitations, de construire et d’équiper les écoles de tous ordres même si la décentralisation ne permet pas aux communes d’intervenir partout. Aussi, Tori-Bossito a besoin de construire et d’équiper les centres de santé de sa commune, d’aménager des espaces pour le loisir en faveur des personnes de tous âges, souligne-t-il.
C’est à cela qu’il s’attelle depuis août 2015 avec son conseil communal. Cette tâche ne manque pas de difficultés, à ses dires, mais celles-ci n’émoussent pas son ardeur à la cause du développement. Pour mieux réussir, le maire de la commune de Tori-Bossito invite tous ses administrés à mettre la main à la pâte pour que la commune retrouve un niveau de développement qui impressionne. Le maire s’est réjoui du projet de construction de l’aéroport de Glo-Djigbé qu’il a plu au chef de l’Etat de réaliser. Après plusieurs visites sur le terrain, le maire a confié que les travaux ont déjà commencé.
Le chef d’arrondissement de Tori-Bossito, Bernard K. Koudahouan, s’estime très heureux d’accueillir les festivités. Il y a beaucoup de défis à relever dans presque tous les domaines, a-t-il fait savoir. Mais il a espoir qu’avec le Programme d’action du gouvernement, tout sera réalisé. La fête étant belle, selon ses dires, cela ne devrait pas écarter les populations du défi de développement, comme le recommande le maire de Tori-Bossito. Rappelons qu’un spectacle de Zangbéto, et un défilé civil motorisé ont mis fin aux manifestations.
Patrice Talon, chef de l'Etat, président de la République[/caption]Le président Patrice Talon a choisi, à l’occasion de la fête du 1er août, de se prononcer au cours d’une émission télévisée sur des sujets qui défraient la chronique et sur les réformes de son gouvernement. Sans tabou et avec la verve qu’on lui connaît, il y est allé sans réserve, réaffirmant à l’occasion sa volonté de rentrer dans l’histoire du pays par la grande porte.
Premier sujet abordé par le chef de l’Etat au cours de l’émission diffusée dans la nuit du mardi 31 juillet dernier sur les écrans de la Télévision nationale : la lutte contre la corruption. Il assure y aller de mains fortes, mais sans parti pris dans le seul intérêt des populations et du développement du pays. Il s’agit, évoque-t-il, d’un « préalable à l’action de gouvernance». Selon lui, le Bénin n’a pas moins de talent que les autres peuples et il faut donc combattre les travers pour que le peu de richesses disponibles serve à construire le pays. « Ce n’est pas avec bonheur qu’on le fait. Je m’acharne à extirper notre pays de la certitude de l’impunité. Le Parlement nous a emboité le pas et cela est de nature à nous donner l’assurance que la lutte contre l’impunité sera effective dans notre pays. Notre pays a déjà changé. Les gens sont préoccupés par bien faire et c’est un acquis formidable », se satisfait-il, entre autres.
Mais la lutte est-elle sélective, visant beaucoup plus les opposants politiques ? Là encore, le président Patrice Talon y est allé sans ambages. « Je ne suis pas Dieu », se défend-t-il avec la certitude que sur la question de l’impunité et de la lutte contre la corruption, il n’a pas d’état d’âme. Même ceux qui auront contribué à son élection et qui se trouveraient concernés en répondront, assure-t-il. Quid de ceux cités dans maints dossiers et qui ne sont jusque-là pas inquiétés ? « C’est un processus. Il faut laisser le temps au processus de balayer large. Ce n’est pas ma dynamique et ce n’est pas mon intention de poursuivre parce qu’on est de l’opposition. Moi-même et ceux qui sont de ma gouvernance répondront demain de leurs actes», prévient-il par ailleurs. Pour le chef de l’Etat ceux qui doutent de sa détermination à en finir avec l’impunité ont tort. Pour preuve, fait-il observer, le Parlement béninois n’avait jamais réussi à lever l’immunité d’un seul député. Sous lui, c’est chose faite. Trois y sont déjà passés. Deux autres sont sur la braise et d’autres en attente.
Interpellé sur le rendement de la justice qui serait aux ordres, le chef de l’Etat a vivement protesté et argumenté. « Quand on a une justice caporalisée sous ordre, elle ne s’oppose pas aux réformes judiciaires. Je vous assure que la justice n’est pas instrumentalisée », certifie-t-il, en souriant. Pour lui, il faut que ceux qui gèrent la cité soient des modèles et c’est d’ailleurs pourquoi, dira-t-il, il a été institué le quitus fiscal. Autre sujet évoqué, la présence d’allogènes au sein du Conseil supérieur de la magistrature. Exemples et détails à l’appui, le président Talon a battu en brèche ces allégations et réaffirmé sa volonté de voir les acteurs de la justice répondre sans autre forme de protection au sein dudit Conseil, des faits qu’on viendrait à leur reprocher.
Des réformes politiques
« Ma volonté d’opérer des réformes politiques n’a pas obtenu l’assentiment des parlementaires. J’ai tiré les conséquences et j’ai dit que je ne passerais pas mon mandat à courir derrière une réforme constitutionnelle. Des réajustements sont nécessaires». Sur la question des réformes politiques, notamment la révision de la Constitution, le chef de l’Etat semble avoir déjà tourné la page. Non sans déception. Car pour lui, les parlementaires ont décidé des choses évidentes qui ne font l’objet d’aucune contestation. Hélas, se désole-t-il, 20 députés ont eu raison de 62 et cela, dit-il, c’est « un échec pour le Bénin entier » et non un échec pour sa seule personne. « Je suis déçu. Est ce que ces réformes valent référendum ? On va dépenser des milliards. J’ai choisi de ne pas user de cette faculté que m’offre la Constitution », déclare-t-il pour justifier son refus d’aller à la modification de la Constitution par voie référendaire. Ce serait un gâchis d’aller au référendum sur des questions relevant du ressort des parlementaires. Il n’est pas bien que les populations se substituent à nous dans ce choix », fait-il aussi remarquer, rappelant les gains qui résulteraient pour cette modification constitutionnelle qui ne touche pas au mandat du chef de l’Etat, mais offre une meilleure représentativité aux femmes tout en alignant les élections sur une même année. Cette dernière option lui tient particulièrement à cœur en raison des gains énormes que cela engendrerait pour les caisses publiques. Il s’agit ici de rationalisation et le débat sur cet aspect ne relève pas de l’intérêt d’un camp ou d’un autre, explique-t-il.
« Si on me montre que j’ai tort, je recule »
Au cours de cette émission, les journalistes se sont faits également les porte-voix du peuple, rapportant au chef de l’Etat, bien de choses qui se disent sur sa personne. Mais le président ne semble guère s’émouvoir du qu’en dira-t-on. « Le peuple béninois me connaît aujourd’hui. Je ne suis pas un obstiné. Je suis attentif à la critique. Je suis pour les critiques objectives pour mieux orienter les réformes. C’est vrai nous en demandons un peu trop à nous-mêmes et à nos concitoyens mais avons-nous le choix ? Je ne trouve aucune peine à l’insulte. Il ne faut pas souffrir des calomnies que certains déversent. 90 % de ce qui est dit sur moi, c’est de la calomnie », a soutenu et illustré le chef de l’Etat, évoquant tout ce qui est de lui, de sa méthode, de ses choix et de certaines de ses options, notamment en matière de gouvernance. « J’ai la volonté de rentrer autrement dans l’histoire de mon pays. Je ne déteste pas ce que je fais. Ce à quoi j’ai pu renoncer sans m’en rendre compte, je n’ai pas de regret… Ne baissons pas les bras et que chacun soit fier du Béninois qu’il est parce que nous sommes entrain de devenir un grand pays», lance-t-il fièrement.
« On n’ira plus soigner les bobos en France »
Les réformes dans le secteur de la santé, le président de la République en a également parlé au cours de l’émission. S’agissant du secteur de la pharmacie, il s’est réjoui de l’assainissement et promis pour bientôt, de beaux jours dans le secteur. A l’en croire, on peut désormais s’assurer que tout médicament payé au Bénin en vaut la peine. De la pharmacie à la médecine, juste un petit pas. Le temps de transformer la joie gagnée dans le secteur pharmaceutique en une énorme déception relativement aux prestations des médecins publics. « Ils ne donnent plus la contrepartie de leurs salaires », s’offusque le président Patrice Talon. Il ressort de ses explications que l’Etat a l’impression que le personnel médical est présent, ce qui n’est pas vraiment le cas. Les prestations des médecins publics le laissent sur sa soif, mais surtout sur une note d’amertume. D’ailleurs, tranche-t-il, le débat de l’inexistence du plateau technique est un faux argument. « Quel est le centre de santé privé qui dispose d’un plateau technique qui égale celui du public ? », s’est interrogé le chef de l’Etat pour qui, en réalité, le plateau technique accompagne le médecin de qui on attend un dévouement. « On a complètement perverti le système » avec des détournements de malades vers le privé. Bien d’autres maux du secteur ont été mis en exergue par le chef de l’Etat qui ne compte pas se limiter au secteur public. Même dans le privé, il compte y plonger un œil et y opérer des contrôles. « Ce métier ne peut pas être pollué à ce point. Nous sommes arrivés à un point critique du dysfonctionnement et de la moralité dans le secteur. Nous sommes tenus de prendre des mesures radicales », affirme-t-il.
Au sujet des évacuations sanitaires, il n’y est pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer des combines préjudiciables aux caisses de l’Etat. « Nous avons décidé d’instaurer la transparence et la rationalité par rapport aux évacuations sanitaires. Nous venons de rapatrier plus de 600 millions F Cfa pour des provisions qu’on constituait dans des hôpitaux étrangers… Ceux qui veulent soigner leur bobo en France iront avec leurs propres moyens», prévient le chef de l’Etat.
Sans être pressé, le président Patrice Talon veut répondre aux défis et urgences surtout en ce qui concerne les besoins des populations qui, selon lui, ont besoin d’eau, d’énergie, d’éducation… Sauf que l’impatience ne va pas conduire dans la précipitation, laisse-t-il entendre. Il rassure par ailleurs que les semaines à venir verront la concrétisation de nombreux chantiers et projets dont les études sont bouclés et les financements trouvés. « Le Bénin va déjà mieux, ira mieux et demain la vie sera meilleure», promet-il.

En prélude à la phase finale du championnat national de judo qui se tiendra à Cotonou du 18 au 19 août prochain, les six ligues que compte la Fédération béninoise de judo organisent, depuis le 21 juillet dernier, des compétitions au niveau départemental.
Ainsi, à la Ligue Atlantique-Littoral, les judokas se sont affrontés les 21 et 22 juillet derniers au dojo du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Kouhounou. Ainsi, les meilleurs ont été connus à l’issue de cette phase qui a enregistré la participation de plusieurs clubs venus des deux départements.
Dans les départements de l’Ouémé-Plateau, les judokas étaient sur les tatamis les 28 et 29 derniers à la Bibliothèque nationale à Porto-Novo. Dès demain et ceci jusqu’au 2 août prochain, les judokas des départements du septentrion et ceux du Zou, et des Collines seront en compétition. Les phases départementales vont permettre à chaque ligue départementale d’être représentée à la phase finale à Cotonou.
Sports 31 juil. 2018
L'athlète Noëlie Yarigo attendue[/caption]Le Bénin participera, du 1er au 5 août 2018 à Asaba au Nigeria, à la vingt-et-unième édition des championnats d'Afrique d'athlétisme. Une délégation béninoise de 11 membres conduite par le président de la Fédération béninoise d’athlétisme, Vérin Dégon, a quitté Cotonou, dimanche 29 juillet dernier pour défendre les couleurs nationales.
Sept athlètes béninois vont prendre part à la plus prestigieuse compétition d’athlétisme du continent, du 1er au 5 août 2018 à Asaba au Nigeria. Partie de Cotonou dimanche 29 juillet dernier, la délégation béninoise conduite par le président de la Fédération béninoise d’athlétisme, Vérin Dégon, est déjà sur place. Le Bénin pourra compter sur ses meilleurs athlètes à ces joutes qualificatives à la Coupe du monde d’athlétisme prévue en septembre prochain à Ostrava en République tchèque. Auréolés de bonnes performances au tournoi de solidarité à Porto-Novo, les athlètes béninois entendent améliorer leur chrono et tutoyer le sommet à cette compétition.
Dans la perspective de ces championnats, se tiendront, mardi 31 juillet prochain, le conseil de la Confédération africaine d’athlétisme (Caa) et la troisième édition du "Gala des meilleurs athlètes" de la décennie (2008-2018) qui vont réunir les meilleurs athlètes africains de la décennie. « Ce sera une grande fête de l’athlétisme africain », selon Lamine Faty de la Caa parlant des prochains championnats. Selon lui, les Nigérians ne lésineront sur aucun moyen pour offrir un excellent plateau aux athlètes africains. D’ailleurs, la ville d’Asaba a mis à la disposition de la Caa un stade entièrement rénové et va octroyer aux fédérations participantes une enveloppe de 2000 dollars américains, soit quelque 1,6 million de francs Cfa, pour faciliter le transport des athlètes.
De grands noms d’athlétisme sur le continent sont attendus à ce meeting. En dépit du forfait de Murielle Ahouré, les espoirs du sprint ivoirien reposeront sur Marie José Ta Lou, Méïté Ben, Arthur Cissé Gué et Wilfried Hua.
La sélection algérienne d'athlétisme sera composée de 14 athlètes avec l'ambition de se faire des places sur le podium, notamment dans les épreuves du décathlon avec Larbi Bouraada et le 400 m haies avec Abdelmalik Lahoulou, a indiqué le directeur technique national, Abderrahmane Morcel. Plusieurs records pourraient tomber à ce grand rendez-vous de l’athlétisme africain.
Domitien N’ouémou[/caption]Domitien N’ouémou, président du parti Nouvelle vision pour la fraternité et le développement (Nvfd), et député de la 3e circonscription électorale, a organisé samedi 28 juillet dernier à Cobly, une fête à l’intention des cotonculteurs de la région. Cela, en reconnaissance de leur contribution aux performances enregistrées dans la production de l’or blanc au titre de la campagne 2017-2018.
Les producteurs de coton des communes de Cobly, Matéri, Boukombé et Tanguiéta dans la 3e circonscription électorale ont été honorés par le député Domitien N’ouémou. Ce dernier a cru devoir organiser une fête à leur intention pour récompenser leurs efforts au cours de la campagne cotonnière 2017-2018. Le record de production observé au titre de cette campagne tient de leur rendement.
A la suite de l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) qui les a gratifiés de divers lots, le président du parti Nouvelle vision pour la fraternité et le développement (Nvfd) a offert ses bons offices. Une célébration du mérite marquée par des récompenses en moyens roulants et en numéraires.
« Après l’effort, c’est la récompense de l’effort et ensuite le réconfort », a indiqué Domitien N’ouémou en procédant à la remise des engins flambant neufs et des enveloppes financières. Il a souligné que le labeur des producteurs qui ont comblé l’espérance du gouvernement de par leurs résultats probants, mérite d’être encouragé par des actions concrètes de sa part. Un geste qui devrait, à son avis, susciter l’émulation au sein des cotonculteurs.
Appelant à la pérennisation de cette fête qu’il organise, Domitien N’ouémou a reconnu que le succès enregistré dans la production cotonnière n’est pas le fruit du hasard. Selon lui, il est redevable en partie à la vision du chef de l’Etat qui a fait de l’or blanc une priorité dans sa politique agricole. Il a salué par ailleurs les nombreuses réformes enclenchées par le gouvernement en vue de redorer le blason de la filière coton.
Théophile Nékoua, maire de la commune de Cobly, a salué le geste de l’élu de la 3e circonscription électorale, arguant qu’il participe à cette dynamique de booster la production cotonnière.
Photo de famille des militants [/caption]Du 27 au 28 juillet dernier, Amnesty International Bénin a organisé un forum national des jeunes. Emmanuel Adjanon, président du bureau exécutif national de la section locale de l’organisme, informe qu’en organisant ledit forum, sa structure s’inscrit dans la vision du nouveau secrétaire général international qui a affirmé sa volonté de travailler avec les mouvements de femmes et de s’engager auprès des jeunes. « Vous êtes privilégiés », lance-t-il aux participants, expliquant que ces assises devraient être pour eux un creuset d’échanges et de réflexion pour élaborer une stratégie de militantisme.
Pour Emmanuel Adjanon, ce forum dont les discussions tournent autour du thème «Défis, rôle et implication de la jeunesse» devrait aider les jeunes à mener des réflexions et élaborer une stratégie nationale pour accroître le militantisme et de la mobilisation au sein de la section Bénin d’Amnesty International. Il a salué les organisateurs qui ont prévu, outre des ateliers de formation, des conférences débats, et bien d’autres activités récréatives dont la projection de films suivie de débats, un concours sur les droits humains et arts, un match de football et un spectacle grand public.
Le forum national des jeunes est une rencontre périodique regroupant des jeunes militants d’Amnesty International du Bénin et de la région. Ce sont des jeunes de 18 à 24 ans qui sont ainsi regroupés par le secrétariat national de l’organisation non seulement pour vivifier leur activisme, mais aussi pour redynamiser leur ardeur, leur vigueur pour l’atteinte des objectifs de la section.
L’objectif, affirme Fidèle Kikan, est de mobiliser la jeunesse pour plus d’impact dans la défense et la promotion des droits humains. De façon spécifique, ce forum a permis de partager la vision, la stratégie et les outils d’Amnesty International en matière de jeunesse, d’élaborer un cadre stratégique de contribution de la jeunesse à l’objectif de croissance et à la vision 2020 de la section et d’organiser des activités sociales et récréatives de visibilité et de recrutement de nouveaux adhérents.
Le forum a connu la participation active de Gassama Diakhounba, coordonnatrice régionale pour les jeunes et le militantisme en Afrique. Les activités de ce forum ont pris fin samedi dernier à la place du Souvenir, ex-place des Martyrs à Cotonou.
Evaluation des enseignants du mono-couffo[/caption]Le département du Mono n’est pas resté en marge de la reprise, samedi 28 juillet dernier, de l’évaluation diagnostique des capacités intellectuelles et professionnelles des enseignants de la maternelle et du primaire. Cependant, la composition des épreuves entrant dans le cadre de cette évaluation n’a pas connu d’affluence.
L’évaluation diagnostique a été lancée, à 8 h 20, samedi dernier, au centre du Collège d’enseignement général 1 de Lokossa par le professeur Ezéchiel Aloba, coordonnateur national pour le Mono. C’était en salle n°1 où un seul instituteur a répondu présent à l’appel sur les trente candidats attendus. La première composition a porté sur les mathématiques. S’en sont suivies, les épreuves de français et de pédagogie appliquée. Pour tout le centre du Ceg1 Lokossa, où 17 salles de composition étaient ouvertes, c’est seulement trois candidats qui ont composé. Alors qu’ils sont 501 enseignants attendus, la foule des absents s’est regroupée dans l’enceinte de la Maison du peuple de Lokossa, située en face du centre d’évaluation.
En général, les six centres du Mono, à raison d’un centre par commune, ont enregistré la même tendance d’absentéisme. « Les centres n’ont pas connu l’affluence des enseignants qui doivent être évalués », fait remarquer le coordonnateur national pour le Mono. « Nous avons enregistré 24 enseignants présents sur les 2446 qu’on devrait évaluer. Ce qui fait un faible taux de participation légèrement inférieure à 1 % », souligne-t-il.
Si Comé peut se targuer d’avoir fait le meilleur score en matière de participation à cette évaluation, soit 18 enseignants, dans les communes de Bopa et d’Athiémé personne n’a répondu à l’appel. A Grand-Popo, deux instituteurs ont composé. Un seul s’était présenté à Houéyogbé.
Décidée en Conseil des ministres, la reprise de l’évaluation diagnostique a donc été largement boycottée dans le département du Mono. Le boycott a été le mot d’ordre lancé par les responsables syndicaux du département, vendredi 27 juillet dernier, au cours d’une assemblée générale animée à l’école primaire publique d’Agonvè, commune de Lokossa.
Justifiant leur position, Basile Aholou, porte-parole des organisations syndicales de la maternelle et du primaire, estime que l’évaluation « est une humiliation, une chosification » qui irait à l’encontre des textes réglementaires de leur profession. S’il ne rejette pas l’offre de leur recyclage, il pense en revanche que l’évaluation telle qu’envisagée par le gouvernement n’est pas la seule voie pour identifier les besoins de renforcement de leurs capacités. Il suggère par exemple de se référer aux rapports des corps de surveillance des activités dans le secteur tels que les chefs des circonscriptions pédagogiques, les inspecteurs de l’enseignement. Sa position est partagée par des syndicalistes de l’enseignement secondaire. Le porte-parole de ces derniers, François Kpohouégbé, soupçonne des pièges dans la volonté de soumettre les enseignants à l’évaluation. Mais à tous ceux qui pensent ainsi, le professeur Ezéchiel Aloba rétorque : « Quand l’employeur, l’Etat, décide d’évaluer son employé, celui-ci ne peut pas dire non ».
Photo de famille de l'Agence nationale pour la protection civile suite à la séance de sensibilisation des différents acteurs[/caption]Réduire au maximum les risques de catastrophes. C’est le mot d’ordre de l’Agence nationale pour la protection civile (Anpc) qui a organisé, vendredi 27 juillet dernier, une descente à Zagnanado dans le cadre d’une séance de sensibilisation des différents acteurs. Il s’agit de prévenir les dégâts relatifs à la montée prochaine des eaux du fleuve Ouémé.
C’est connu que dans la période d’août à octobre, le fleuve Ouémé sort de son lit dans les communes de Zogbodomey, Zagnanado et Ouinhi. La crue fait chaque année des dégâts très importants avec souvent des pertes en vies humaines. Cette année-ci, le gouvernement à travers l’Agence nationale pour la protection civile (Anpc) a déjà donné l’alerte dans les zones concernées dans le département du Zou. Les populations vivant dans les environs du lit du fleuve sont prévenues et assistées afin d’évacuer les lieux avant la montée brutale des eaux. Il s’agit de travailler à la réduction des risques de catastrophes, notamment au regard des risques d’inondation, des risques de maladies hydriques.
La démarche de l’Anpc est d’appuyer les populations concernées à travers la communication et l’utilisation de l’information climatique notamment les résultats des prévisions agro-hydro-climatiques. En mettant aussi en place des dispositifs d’encadrement des producteurs de veille et de réponse aux risques liés à la montée des eaux du fleuve.
En descendant, vendredi dernier, sur la station hydrométrique de Zagnanado, les équipes conduites par le directeur général de l’Anpc, le commissaire divisionnaire Aristide Dagou, et le représentant de la direction générale de l’Eau, Aurélien Tossa, sont allées constater le niveau de montée du fleuve qui est aujourd’hui à un indicateur acceptable dit « vert ». N’empêche ! Il faut préparer et sensibiliser les autorités politico-administratives et les populations sur les risques d’inondation, et vulgariser les prévisions saisonnières des caractéristiques agro-climatiques de la saison des pluies ou de crue dans le département du Zou.
A cet effet, une rencontre a été organisée, vendredi dernier, à la mairie de Zagnanado avec les Pairs éducateurs et secouristes (Pes) de Zagnanado, Ouinhi et Zogbodomey. Ces derniers ont été formés sur les gestes de secours et les mesures à mettre en œuvre avant, pendant et après les inondations. Une rencontre à laquelle ont pris part le maire de Zagnanado, Symphorien Misségbétché, et le préfet du Zou, Firmin Kouton.
Des séances de préparation et de sensibilisation se sont déroulées pendant plusieurs jours sur le terrain dans les communes de Zagnanado, Ouinhi et Zogbodomey et dans les arrondissements critiques conformément à un chronogramme prédéfini. Il est à noter aussi que les plates-formes de ces trois communes ont été entretenues sur leurs niveaux de préparation face au risque d’inondation prochaine dans la région.
Selon le directeur général de l’Anpc, Aristide Dagou, il s’agit pour le gouvernement à travers le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, et la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique de mettre le citoyen au cœur de la protection civile. Cela permettra de limiter au maximum les dégâts mais aussi de faire des économies. C’est dire que la mission de la protection civile n’est pas que la distribution des vivres et autres matériels. Mais c’est aussi d’appuyer sur les pairs éducateurs et autres secouristes formés pour sensibiliser la population sur les risques de catastrophes avant même leur survenue.

Le onzième dossier inscrit au rôle de la session supplémentaire de la première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou autitre de 2018 a été examiné, ce lundi 30 juillet. Inculpés pour assassinat et vol de numéraires, les accusés Mathias Dhodou et Hervé Sessinou ont été déclarés coupables d’homicide volontaire et de vol après disqualification des faits d’assassinat et leur requalification en meurtre et sont condamnés à 15 ans de travaux forcés.
Quinze ans de travaux forcés et paiement d’une amende de 100 000 F Cfa chacun. Telle est la sentence prononcée, ce lundi 30 juillet, contre Mathias Dhodou et Hervé Sessinou reconnus coupables d’homicide volontaire (meurtre) sur la victime Mathieu Atchèningba et de vol de numéraires. Mais pour en arriver à ce verdict, la cour n’a pas eu la tâche facile à cause du choix fait par les deux mis en cause de faire de nouvelles déclarations tranchant avec celles faites aux étapes précédentes de la procédure.
A la barre pour répondre des faits d’assassinat et de vol dont ils sont poursuivis, les sieurs Mathias Dhodou et Hervé Sessinou les ont difficilement reconnus. Globalement, ils ont reconnu être allés voler de l’argent chez la victime mais arguent qu’ils n’étaient pas armés. Toutefois, certains propos à la barre se sont révélés en contradiction avec leurs déclarations devant les agents de police judiciaire et le juge d’instruction. Chacun d’eux a eu à user de « subterfuges » pour voiler les faits. Mais la dextérité de la cour et du ministère public qui les traquaient avec des questions embarrassantes a fini par les contraindre à passer aux aveux sur certains points. Ainsi, a fini par s’écrouler le mensonge construit par Mathias Dhodou et selon lequel, il voulait vendre du poisson à la victime. Il en est de même de l’allégation selon laquelle le nommé Christophe Kouakanou, le gardien et collègue de la victime, leur aurait demandé de venir voler de l’argent chez le défunt.
Les moyens d’Hervé Sessinou n’ont pas non plus résisté aux assauts de la cour et du ministère public. Ainsi en est-il du nombre de coups qu’il a eu à porter à Mathieu Atchèningba. En effet, après avoir longtemps soutenu n’avoir donné qu’un coup de pilon à la victime, il reconnaîtra que c’était deux ou trois coups, tout en demandant à la cour de le sauver. En raison de certains détails sur lesquels ils sont divergents, la cour a été obligée de procéder à une confrontation entre eux. A ce niveau, Mathias Dhodou a reconnu que son co-accusé a dit la vérité mais a soutenu que lui Mathias n’a pas eu à remettre de l’argent à ce dernier.
Dans son réquisitoire, le ministère public, suite au rappel des faits et après les avoir analysés, a démontré la culpabilité des accusés. Selon lui, le crime d’assassinat n’est pas constitué. Aussi, a-t-il requis que la cour disqualifie les faits d’assassinat pour les requalifier en meurtre qui est un homicide volontaire sans dessein réfléchi avant la commission du crime, faits prévus et punis par l’article 295 du Code pénal. Car, explique Christian Atayi, il n’y a pas eu préméditation pour que l’on parle d’assassinat ; il s’agit d’un acte spontané consécutif à la résistance de la victime, soutient-il. « C’est le pilon retrouvé sur les lieux qui a servi à donner les coups fatals à la victime », a-t-il retenu. Déclarant constitué l’homicide volontaire, il en indique les éléments constitutifs. L’élément légal réside, selon lui, dans l’article 295 du Code pénal. L’élément matériel renvoie au moyen utilisé (le pilon) et la personne vivante que constitue la victime à qui il a porté des coups qui ont entraîné la mort. L’intention de donner la mort se rapporte à la partie du corps visée pour les coups.
Par rapport au vol, il le trouve aussi constitué. L’élément légal correspond à l’article 379. L’élément matériel est relatif aux numéraires frauduleusement soustraits sur la victime et qui n’appartiennent pas aux mis en cause. L’intention de voler se traduit par la volonté d’accaparer les numéraires de la victime.
Sur la base de ses moyens, le ministère public requiert que la cour les déclare coupables des faits de meurtre et de vol et de les condamner aux travaux forcés à perpétuité et au paiement d’une amende de 100 000 F Cfa chacun.
Un réquisitoire « sévère » !
Même s’ils applaudissent le ministère public d’avoir reconnu qu’il n’y a pas assassinat, les conseils des accusés, Me Angelo Hounkpatin et Me Cosme Amoussou, ne sont pas d’accord qu’il requière que leurs clients soient retenus dans les liens du meurtre. Selon eux, il n’y a pas meurtre. Mais il y a plutôt coups mortels. « Ils n’ont pas préparé la tuerie de la victime. Ils n’avaient pas d’arme sur eux », a martelé Me Cosme Amoussou. Selon lui, les accusés n’ont pas eu l’attitude de meurtrier. « Ils ont fui et ont regretté », a souligné Me Cosme Amoussou. « C’est un triste accident mortel. Ce sont des coups ayant entraîné la mort sans intention de la donner », a-t-il insisté.
En ce qui concerne le vol, il s’est demandé qui parmi les deux accusés l’a commis. Cette question est, selon lui, sans réponse. Ainsi, il a déduit qu’il y a doute et cela doit, selon lui, profiter aux accusés.
Son confrère Me Angelo Hounkpatin s’associe à cette plaidoirie. Toutefois, il a ajouté que le jugement en cour d’assises ne doit pas se faire ex-nihilo. Dès lors, il a invité la cour à tenir compte de certaines réalités. Se référant à l’enquête de moralité non favorable à son client Mathias, il s’est interrogé : « Pourquoi Mathias est-il ainsi ? » Puis tirant moyen du rapport d’expertise médico-psychologique et psychiatrique, il a retenu que son client est déclaré souffrant de sociopathie qui fait qu’il est incapable de s’adapter aux normes sociales. Pour ce faire, il a demandé que la cour en tienne compte pour qu’il en bénéficie comme circonstance atténuante.
Après en avoir délibéré, la cour disqualifie les faits d’assassinat et les requalifie en homicide sur Mathieu Atchèningba avant de les déclarer coupables d’homicide volontaire et de vol de numéraires et les condamne à 15 ans de travaux forcés ; puis à payer une amende de
100 000 F Cfa chacun.
Les faits
Le 16 octobre 2009 à Adjara Adovié, commune de Ouidah, lors des travaux champêtres qu’ils sont allés effectuer sur la ferme gardée par Mathieu Atchèningba, les sieurs Mathias Dhodou et Hervé Sessinou ont vu ce dernier sortir de son sac en bandoulière une liasse de billets de banque pour faire la monnaie à son collègue, un certain Kolé C. Kouakanpou.
A la fin des travaux, Mathias Dhodou et Hervé Sessinou se sont rendus, le dimanche 18 octobre 2009, aux environs de 6 h sur la ferme. Ils se sont mis à l’affût, guettant la sortie de Kolé C. Kouakanou et de sa famille, qui résidaient aussi sur la ferme. Après leur départ pour le culte du dimanche et s’étant assuré que Mathieu Atchèningba était seul, Mathias Dhodou sortit de sa cachette et s’approcha de lui. Pour l’éloigner de la ferme, il l’invita à aller chercher du poisson frais pour son collègue au bord du lac Toho, situé à quelques mètres de la ferme. A mi-chemin, Mathias Dhodou ceintura Mathieu Atchèningba par surprise, le tint en respect avec un couteau et le terrassa. Il s’en est suivi une lutte entre les deux hommes. C’est alors qu’Hervé Sessinou sortit à son tour de sa cachette, et avec un pilon trouvé sur les lieux, assena un violent coup à la tête de Mathieu Atchèningba qui en décéda. Mathias Dhodou et Hervé Sessinou laissèrent le corps inanimé de Mathieu Atchèningba et emportèrent le sachet contenant les économies de ce dernier.
Inculpés d’assassinat et de vol de numéraires, Mathias Dhodou et Hervé Sessinou ont reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure.
Composition de la Cour
Président : Malick Cossou
Assesseurs : Wilfran Georges Gbaguidi et Olusègun Tidjani Serpos
Jurés : Paul Comlan Nankpon ; Joël Noël Sosthène d’Almeida ; Gaston Adékambi et Prosper Coffi Gbèdandé
Ministère public : Christian Atayi
Greffier : Christophe Chéou
Société 31 juil. 2018