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Nouvelles

Respect des mesures contre la Covid-19: Le Prd reporte sine die son Université de vacances
Le Parti du renouveau démocratique (Prd) reporte sine die l’édition 2021 de son Université de vacances initialement prévue pour le 25 septembre prochain à Abomey-Calavi. Un report qui maintient également le suspense autour du discours du président du Prd, Me Adrien Houngbédji, très attendu après les divers cadres du parti promus par le président Patrice Talon. Le Parti du renouveau démocratique (Prd) n’entend pas enfreindre les mesures du gouvernement pour freiner la propagation du coronavirus. Il vient de reporter sine die l’édition 2021 de son Université de vacances sur le thème : « Pour une appropriation du contenu social du Programme d’action du gouvernement 2021-2021 ». L’information liée au report est tombée en fin d’après-midi du samedi 11 septembre dernier. Elle a été donnée par le comité d'organisation présidé par Emmanuel Djiman Zossou en présence du secrétaire général du Prd, Falilou Akadiri. Selon eux, cette décision de report répond au souci du parti au logo arc-en-ciel de respecter les mesures prises par le gouvernement pour freiner la propagation de la Covid-19. Lesquelles mesures interdisent notamment les regroupements de plus de cinquante personnes. Le Prd de Me Adrien Houngbédji a donc repoussé l’organisation de cette messe politique pour se conformer aux prescriptions du gouvernement dans le cadre de la riposte à la Covid-19. Seulement, cet ajournement maintient le suspense autour du discours du président du Prd. Beaucoup avaient hâte d’entendre à l’occasion de cette université de vacances, le discours de Me Adrien Houngbédji par rapport aux dernières nominations des cadres du parti en Conseil des ministres du mercredi 8 septembre dernier. Son allocution était fortement attendue. En ce sens que ce sera l’occasion pour lui d’adresser ses mots de gratitude et ceux de ses militants au président de la République, Patrice Talon. Ceci pour le respect de la parole donnée à travers la promotion des cadres du parti à divers postes et fonctions stratégiques. En effet, lors du congrès extraordinaire du 6 février dernier à Porto-Novo, congrès au cours duquel le parti a jeté son dévolu sur Patrice Talon, alors candidat à la présidentielle d’avril 2021, ce dernier a invité Me Adrien Houngbédji et les siens à travailler pour étendre les bases du Prd afin qu’il devienne un véritable parti national. Patrice Talon avait promis d’aider le Prd, s’il gagnait le second mandat présidentiel, à relever ce challenge. « Le moment est arrivé pour panser les plaies, réparer les torts et préjudices qui sont lourds », a assuré Patrice Talon. « Je ferai la promotion du Prd mieux que quiconque », s’est-il engagé. Cette réparation semble être, pour le chef de l’Etat, une dette de sa part envers le Prd qui lui est resté depuis 2016, en dépit de tout, fidèle, loyal et solide. Législatives 2023, le baromètre Très tôt, une fois réélu, le président de la République a prouvé sa bonne foi en nommant Raphaël Akotègnon, le trésorier général du Prd, dans son premier gouvernement. Il l’a promu ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Cerise sur le gâteau, le secrétaire général du Prd, Dr Falilou Akadiri est promu à la faveur du Conseil des ministres du 8 septembre dernier, vice-grand chancelier de l’Ordre national du Bénin. Ce n’est pas tout. Plusieurs autres cadres du parti ont été promus au ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale lors de ce même conseil des ministres. Il s’agit d’Emile Gnonlonfoun nommé directeur de cabinet du ministre ; Abrahams Sidokpohou promu secrétaire général adjoint; Barthélémy Hounsounou fait conseiller technique à la Gouvernance locale et Dieudonné Hodonou nommé au poste de conseiller technique à la Décentralisation. Pascal Dohou hérite du poste de conseiller technique à la Réforme institutionnelle ; Djamiou Aboudou et Ismaël Kaffo deviennent respectivement conseiller technique juridique et conseiller technique au suivi-évaluation des Programmes et Projets du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Ainsi, avec ces différentes nominations, on peut dire sans risque de se tromper que la remontée du Prd est en train de s’amorcer sur le terrain après ses débâcles aux élections législatives de 2019 et aux communales de 2020. « Nous savons où nous avons trébuché. Nous retirerons une à une les pierres sur lesquelles nous avons trébuché », croit Adrien Houngbédji, sûr et certain que le parti réussira cette remondata pour reprendre du poil de la bête. Aujourd’hui, ses vœux se concrétisent à travers les nominations stratégiques qui s’opèrent en attendant les législatives de 2023 pour apprécier la plus-value politique de ces différentes promotions. Mais pour l’instant, on peut affirmer que le président de la République est en train de réaliser sa promesse de contribuer à la relance du parti des Tchoco-Tchoco. Actualités 14 sept. 2021


Taxi-moto à Cotonou et Abomey-Calavi : les « Zem », des vies en pointillé
A Cotonou, les conducteurs de taxi-moto végètent dans la précarité. La vie de ces maillots jaunes ne tient qu’aux revenus quotidiens dérisoires, aux chances de survie et à l’espérance d’un mieux-être. Bientôt minuit à Cotonou. Sur l’esplanade du Stade Gl Mathieu Kérékou, des conducteurs de taxi-moto sont plongés dans le sommeil. Le corps plié en « Z », les deux mains jointes entre les jambes, habillés de plusieurs chemises surmontées de l’uniforme jaune, ils semblent être fixés sur l’engin posé sur les béquilles. [caption id="attachment_69580" align="aligncenter" width="800"]Zem dormant à la belle étoile Dormant à la belle étoile, ces zémidjans sont loin de vivre décemment[/caption]   C’est parti pour quelques heures de repos, peut-être encore moins si un client venait à les réveiller. Ceux qui sont encore en éveil guettent la moindre silhouette qui s’avance pour ratisser large. « C’est ce à quoi ressemble notre vie. Ce n’est pas une activité que nous menons à cœur joie. Chaque soir, comme celui-ci, au repos, on sent qu’on a perdu une partie de nous-mêmes et qu’à ce rythme, notre vie se consume à feu doux », confie Marcel Houéton, la trentaine. Cependant, il n’est pas question pour celui-ci de renoncer au maillot jaune. « A force de penser aux charges qui nous attendent en tant que chef de ménage, on poursuit l’aventure. Tout devient un jeu », martèle-t-il. Après avoir abandonné les études en 6e, Marcel Houeton s’est lancé dans des aventures au Nigeria, le voisin de l’Est. Malgré tous les risques qu’il prenait en terre étrangère, il n’était point épanoui. C’est ainsi qu’il a trouvé l’échappatoire dans la conduite de taxi-moto, depuis 5 ans. La rentrée est dans quelques jours et, père de deux écoliers, Marcel Houeton travaille à fond. « Je suis tenu de m’efforcer davantage pour donner la chance à mes enfants d’aller à l’école pour qu’ils ne subissent pas mon sort. On ne gagne rien. Parfois, vous n’avez pas de moyens pour vous nourrir, mais dans le même temps, votre enfant a de la fièvre. Dans ce cas, on négocie, avec le centre de santé pour payer par tranches», précise-t-il. En réalité, par milliers, les conducteurs de taxi-moto ou Zemidjan prennent, jour et nuit, d’assaut les routes de Cotonou et environs. Ils sont originaires en grande majorité du département du Zou, à une centaine de kilomètres de la capitale économique du Bénin. Leur accent renseigne très vite sur leur provenance. Selon l’Institut national de la statistique et de la démographie, en 2013, l’indice de la pauvreté humaine (Iph) est plus élevé dans les communes de Za-Kpota (52,8 %) et d’Agbangnizoun (50,9 %). La baisse des rendements agricoles et la paupérisation ambiante poussent fréquemment ces jeunes à l’exode rural. C’est le cas de Séraphin Houadatodé, rencontré au Carrefour Toyota et qui totalise déjà 9 ans dans cette activité. Ce natif de Za-Kpota a dû, dit-il, accepter ainsi son destin et s’efforce de s’y adapter. « Même étant à Cotonou, je n’ai pas abandonné les activités agricoles. Je cherche les moyens par le taxi-moto, puis j’arrive à payer les ouvriers qui sont dans mes exploitations agricoles. Je retourne par moments au village pour m’assurer que tout va bien. Ce n’est pas une activité de paresseux, mais pour celui qui veut garder sa dignité, malgré sa pauvreté», déclare-t-il. S’investir à fond pour se vider à plat Les engins ne leur appartiennent pas, pour la plupart. Certains payent mensuellement 40 000 FCfa pendant 15 mois en vue d’en devenir les propriétaires, soit 600 000 FCfa. Mais il n’est pas aisé pour ces maillots jaunes de respecter cet engagement. « Le contrat est rompu si le propriétaire n’est pas compréhensif. Il arrive que vous n’ayez pas les moyens. Si votre femme ou votre enfant a des soucis de santé, la priorité change. On répond d’abord à l’urgence », explique Séraphin Houadatodé. Ancien directeur général de l’Environnement, Dr Césaire Paul Gnanglè dit avoir été longtemps préoccupé par la situation de ces acteurs, au point de décider de mener récemment une étude sur le sujet. Les travaux révèlent que la quasi-totalité a choisi cette activité du fait du chômage et du manque de soutien. Selon ce chercheur, le bénéfice moyen mensuel d’un Zémidjan propriétaire de la moto qu’il utilise est de 49 000 FCfa à Abomey-Calavi et de 74 350 FCfa à Cotonou. En revanche, le Zémidjan non-propriétaire de sa moto a un bénéfice moyen mensuel de 6 150 FCfa à Abomey-Calavi et de 17 400 FCfa à Cotonou. La principale réalisation est l’achat de motos et de parcelles. Mais plus de la moitié des zemidjan dit n’avoir pu rien réaliser. «Les revenus sont faibles et ça cause des problèmes dans leurs ménages. Certains perdent même la virilité. Ils prennent des produits comme du Tramadol. Le gouvernement doit y penser parce que ce secteur est délaissé », déplore-t-il. Bien avant, une thèse de doctorat soutenue en 2017 par Gbetoton Nadège Adèle Djossou a dévoilé la même précarité. « Les revenus issus de l’activité, en moyenne 5 144 FCfa par jour, sont insuffisants pour couvrir les risques y afférents. Cependant, pour ne pas rester au chômage, les individus choisissent de l’exercer en dépit de ces risques», renseigne le document de 164 pages. Compte tenu de cette faiblesse des revenus, les maillots jaunes sont obligés de louer à trois, quatre, voire à dix une même chambre. C’est une promiscuité risquée en période de Covid-19, mais ils disent faire attention. « Chez moi à Akassato, nous sommes huit. Ça nous permet de réduire la charge de la location, même si c’est 15 000 Fcfa. On a d’autres dépenses. J’ai ma petite famille et ma mère. Les frais de scolarité sont là. Il faut assurer la maintenance de la moto. Certains dorment même au bord de la rue tout un mois pour que cette somme serve à payer du maïs pour nourrir la famille », ajoute-t-il. Accidents, insécurité, défaut d’assurance… Sans permis de conduire, les Zémidjan sont perçus par les Cotonois comme des dangers ambulants. Aux problèmes de santé déjà fréquents viennent se greffer des risques d’accidents et d’insécurité. Marcel Houéton a déjà manqué plus d’une fois de se faire braquer. « Une semaine après l’achat de cette moto que je conduis, j’ai été braqué à Etoile Rouge. Le client que j’ai pris a sorti une arme artisanale. Un complice l’attendait là. Heureusement, une patrouille de la Police était de passage. Ils ont fui, et la Police au début pensait que j’étais avec eux alors que je suis une victime », témoigne-t-il. S’il dit avoir eu la chance de sa vie, d’autres en revanche se font arracher leurs engins comme de petits pains, y perdant parfois même la vie. Par conséquent, Dr Césaire Paul Gnanglè propose une réorganisation complète de l’activité. « Les Zem à Cotonou, c’est un corps de métier qu’on ne peut supprimer. On ne peut que les organiser pour régler de nombreux problèmes. On peut mettre en place dans leurs zones d’origine des activités génératrices de revenus. On peut développer des exploitations de néré, de karité, et d’autres cultures à leur profit. Le chef de l’Etat prépare un programme de grandes cultures, c’est une opportunité », pense le chercheur. L’ancien directeur général de l’Environnement y croit après avoir vu une initiative pareille au Rwanda. « A Kigali, ils ont une mutuelle qui est élue par leurs pairs pour une durée de trois ans, un conseil d’administration qui s’occupe de la gestion issue des cotisations faites par les acteurs. Les activités génératrices de revenus menées sont confiées à un bureau d’études rémunéré par ces derniers. Ils cotisent 150 F rwandais par jour et par individu et cela leur permet de disposer d’un fonds de démarrage qui permet aux banques d’investissement de leur faire des prêts », explique Dr Césaire Paul Gnanglè. L’assurance est indispensable. Les travaux de Nadège Djossou montrent combien ces acteurs en ont besoin : « L’estimateur de Turnbull nous a permis d’estimer le Consentement à payer (Cap) moyen (Cap) à environ 1 600 F Cfa par mois pour les questions à simple choix dichotomique et à environ 2 000 F Cfa par mois ». Les maillots jaunes, ce sont des dizaines de milliers de citoyens qui espèrent, chaque jour un mieux-vivre. Et dont les vies s’arrêtent froidement, dans le silence. Société 14 sept. 2021


Libération de domaine public à Cotonou : Fiyégnon 1 s’efface pour la modernité
Le domaine public maritime de Fiyégnon 1 jouxtant l’aéroport de Cotonou est libre d’occupation. Annoncée en juillet dernier, la démolition a été effective ce lundi 13 septembre. Ils n’y ont pas cru, jusqu’à l’aube. Mais face à la pression des engins lourds, fonçant droit sur boutiques et concessions, Fiyégnon 1 s’est rendu compte de l’évidence. La pluie drue qui s’est abattue sur Cotonou ce lundi 13 septembre n’a pas émoussé les ardeurs du préfet du Littoral, Alain Orounla et sa suite. Les supplications de certains des occupants n’ont pu repousser l’opération de quelques jours encore. « Ils nous ont avertis certes, mais ce n’est pas dit qu’ils viendront aujourd’hui », nous lance un occupant des lieux. Un colis sur la tête et ventilateur sous le bras, cet homme, la quarantaine, n’a pas le temps de nous en dire plus. Presque essoufflé, il s’efforce malgré tout de presser les pas afin de déposer ses effets aux abords de la double voie et revenir ramasser le peu, avant qu’il ne soit trop tard. Du côté de la rue dite «Gondwana», autour de 11 heures, c’est une dame, la cinquantaine, qui tente de sauver encore deux ou trois effets. Mais trop tard, puisque l’une des pailleuses se dirige vers sa concession. La police met la pression pour éviter un drame. Hors du périmètre, elle manque de mots. « Ce n’est pas bien… », lâche-t-elle, abattue et impuissante. Parfois, les forces de sécurité, dont les treillis sont totalement mouillés, sont obligées de faire recours à des tirs d’artifice pour espérer que l’épaisse fumée bleue qui se dégage puisse faire repousser les lignes. Toute la journée, les images se suivent et se ressemblent presque : les mêmes empressements pour sauver les meubles, l’audace de tenir jusqu’à la dernière seconde de l’écroulement, des supplications, et un peu plus loin des commentaires hostiles. La douleur, malgré la mise en demeure Cette opération qui s’inscrit dans le cadre des aménagements urbains et paysagers de la zone balnéaire de la route des pêches ne devrait pas surprendre. L’emprise est connue de même que l’ultimatum qui a été fixé au 1er septembre 2021. « Certains citoyens se sont conformés, d’autres, dubitatifs, ont attendu de voir l’effectivité de l’opération, malgré les nombreuses sensibilisations à quitter les lieux. Toujours est-il que notre État, dans la souplesse et dans la fermeté a mis en exécution la décision de libération de l’espace de Fiyégnon, un domaine public squatté pendant de nombreuses années », déclare Alain Orounla, préfet du Littoral. Pour l’autorité, l’opération aurait pu se dérouler autrement, dans le dialogue, comme c’est le cas d’autres démolitions en préparation. « Je les ai reçus deux fois. Nous nous sommes rendus chez le médiateur. Ils sont restés dans une logique de maintien dans les lieux pendant que nous les invitions à examiner ensemble les modalités de relogement. Ces modalités sont toujours d’actualité. Ce sont des compatriotes qui étaient dans une logique d’occupation légitime alors qu’ils sont sur le domaine public. Ils se sont plus focalisés sur cette posture que celle de rejoindre les différents sites proposés et mis à contribution », explique Alain Orounla. En revanche, le dialogue n’est pas rompu. Le maire de Cotonou, Luc Atrokpo y croit encore. « Nous avons dialogué pendant longtemps. Ce sont des Béninois comme nous. Nous allons continuer de dialoguer avec eux, même si nous avons été tous d’accord qu’ici c’est un domaine de l’État. Nous sommes là pour restaurer ce domaine. Les jours et les mois à venir nous montreront de belles choses », laisse-t-il entendre. Bientôt la nuit. Le long de la route se remplit de tables, lits, matelas, effets personnels, ustensiles de cuisine. Les tricycles, voire des bâchées font le tour. Mais, beaucoup de ceux qui ont quitté des concessions précaires sont encore dans l’incertitude. Peu après 17 heures, de l’autre côté de la voie, sur le sable marin, une cuisine de circonstance a dû être érigée, pour le repas du soir. «Dieu fera le reste », murmure-t-on, autour du feu. Société 14 sept. 2021


Probable augmentation du prix de la farine de blé: Un coup dur pour les consommateurs
Les consommateurs de pain, pâtes alimentaires et autres produits à base de blé ont des soucis à se faire. Le prix du blé pourrait connaitre une hausse dans les jours à venir. A la base de cette situation, des menaces sur les récoltes du blé dans les pays producteurs. Le blé, matière première pour la fabrication des pâtes alimentaires devrait connaitre une flambée les jours à venir. Des fabricants français de pâtes alimentaires alertent sur une pénurie à venir du blé dur, provoquée par des problèmes climatiques au Canada et en Europe. Le Canada, touché cet été par une vague de chaleur d'une intensité exceptionnelle, est le premier pays producteur de blé dur, dont il représente à lui seul les deux tiers du commerce mondial. « Le dôme de chaleur qui a affecté le pays, devrait conduire à une récolte de moins de 4,2 millions de tonnes, soit 32 % de moins que la moyenne des cinq dernières années et près de 30% de moins que les prévisions», selon les chiffres publiés par un bureau statistique canadien. En cause, des pluies beaucoup trop abondantes en Europe et une sécheresse sans précédent au Canada, qui conduisent à une pénurie de blé dur et « à la flambée historique des prix mondiaux», indiquent d’autres sources documentaires. Entre la mi-juillet et la mi-août, le prix mondial de référence des blés durs a subi une augmentation historique de plus de 30 %. Une hausse qui pourrait encore fortement s’accélérer lorsque le Canada aura fini de récolter et confirmer une pénurie mondiale de blé dur, selon des industriels. Pour une tonne de blé dur, l'indice de prix calculé s'établissait déjà aux alentours de 326 euros en moyenne sur le mois de juillet, contre 305 euros au mois de juin et 293 euros au mois de mai. Au Bénin, la réalité est perceptible. Même si le blé est produit bien loin des terres africaines, il demeure très présent dans l’alimentation, notamment pour la fabrication de certains produits de grande consommation comme le pain et ses dérivés et les pâtes alimentaires. Inquiétudes Doit-on craindre une hausse des prix des produits à base de blé dur ? « Oui. Elle est inévitable vu la situation au niveau mondial et cela dès les semaines à venir », prévient un fabricant de pâtes alimentaires au Bénin contacté par notre rédaction. « La flamblée du blé au niveau mondial entraînera une hausse des prix des produits alimentaires à base de cette matière première, notamment les prix des pâtes alimentaires, du pain, des nouilles et autres produits fabriqués à partir du blé, qu’il soit blé dur ou blé tendre», poursuit notre source. Selon elle, « le Bénin ne produit pas de blé mais en importe. Les entreprises qui commercialisent ou fabriquent les pâtes alimentaires par exemple risquent de payer cher les produits finis (s’ils sont importateurs) ou de payer cher la matière première, le blé, pour ceux-là qui sont eux-mêmes fabricants de pâtes alimentaires, de nouilles, de pain». Conséquence, « cette hausse se répercutera sur le produit final et à l’achat, le consommateur paiera le produit cher à son tour», tranche notre interlocuteur. Si cet acteur à un niveau plus élevé perçoit déjà la menace et s’en inquiète, les acteurs au bas de l’échelle n’en savent presque rien. Aminou Konaté, 21 ans, tenancier d’une cafétéria au quartier Zogbo, continue de payer ses pâtes alimentaires au même prix. « Il n’y a même pas eu 5 F de plus sur le prix d’achat », confie son jeune frère en déchargeant un tricycle contenant des cartons de pâtes alimentaires. « Je n’ai pas entendu parler de hausse de prix pour le moment », reprend-il comme pour rassurer. Ange-Edgard Agbokou, boulanger à Houéyiho, est un peu plus avancé dans l’information. Il a suivi des informations sur des médias internationaux évoquant des difficultés dans des pays producteurs de blé. « J’ai entendu dire que les changements climatiques ont fait chuter les récoltes », explique-t-il. D’ici là, il n’exclut pas de renforcer son stock de farine de blé, histoire de moins ressentir le coup de la hausse en son temps. « Le dérèglement climatique met en danger le marché des pâtes alimentaires », alerte le Syndicat des industriels fabricants de pâtes alimentaires (Sifpaf) et le Comité français de la semoulerie industrielle (Cfsi), dans un communiqué. A cela s'ajoute « une récolte insuffisante en Europe… réduisant fortement le potentiel utilisable de blé dur pour faire des pâtes alimentaires ». Les effets de la faible récolte canadienne devraient donc se ressentir au niveau mondial et conduire à une « flambée historique des prix mondiaux », apprend-on aussi. «On n'aura pas le choix, il faudra que le prix des pâtes augmente en linéaire », explique François Rouilly, un expert français consulté sur la question par des médias étrangers. Economie 13 sept. 2021


Braquages dans la ville de Cotonou: Les clarifications de la Police
Plusieurs braquages sont perpétrés ces derniers jours dans la ville de Cotonou. A la faveur d’un point de presse, vendredi 10 septembre dernier, à sa direction générale, la police républicaine a apporté des clarifications sur les tenants et les aboutissants de ce regain d’insécurité dans la capitale économique. 10 braqueurs neutralisés, un agent de police tué. C’est le bilan des échanges de tirs entre les éléments de la police républicaine, avec à leur tête le directeur général Soumaïla Yaya et des braqueurs, dans la matinée du mercredi 8 septembre 2021, au quartier Guinkomey dans le 5e arrondissement de Cotonou. Cet accrochage entre la police et les hors-la-loi, a permis de déjouer un nouveau braquage dans la capitale économique où les structures bancaires sont depuis peu la cible de ces divorcés sociaux. Selon le porte-parole de la Police, le commissaire principal Roger Tawes, les braquages enregistrés ces derniers jours dans la ville de Cotonou sont l’œuvre d’une bande organisée. A l’en croire, leur mode opératoire est le même. Disséminés en plusieurs binômes, ils se déplacent au moyen de motocyclettes, se positionnent aux alentours immédiats des banques et parfois se font passer pour les usagers de ces structures financières afin de cibler leurs victimes, qu’ils dépossèdent de leurs biens en faisant usage d’armes à feu pour contrer toute résistance. C’est donc après analyse de ce mode opératoire que la police républicaine a engagé des moyens de surveillance conséquents visant à identifier et interpeller les mis en cause. Ainsi, vendredi 6 août 2021, suite à un braquage perpétré au quartier Gbèdjromédé, deux individus de nationalité nigériane ont été interpellés après une course poursuite et mis à la disposition des autorités judiciaires pour avoir soustrait à leur victime la somme de 785 000 francs Cfa. Le porte-parole de la Police explique que les investigations ont permis de retrouver l’intégralité du butin qui a été restitué sur instruction du procureur de la République à la victime blessée par balles au moment des faits. « L’exploitation des renseignements obtenus au cours de l’enquête a révélé que les deux suspects appartiennent à un vaste réseau criminel composé de gens très mobiles, faisant la navette entre le Nigeria et le Bénin. Dès lors, les membres de cette bande ont été mis sous surveillance... », a-t-il poursuivi. Et cumulativement à cette action, les équipes de renseignements et d’intervention de la police républicaine ont été déployées de jour comme de nuit aux alentours immédiats des structures bancaires et à d’autres points stratégiques. Au dire du commissaire principal Roger Tawes, dans la matinée du mercredi 8 septembre 2021, plusieurs membres de la bande en provenance du Nigeria ont été repérés, dans un premier temps au deuxième arrondissement de Porto-Novo vers 9 h 30. Et aux environs de 11 h les mêmes personnes ont été signalées à proximité de l’Eglise Béthel de Guinkomey dans le 5e arrondissement de Cotonou. «Ce renseignement a été confirmé par les éléments précurseurs de la police qui précisent que ces individus recherchés se sont positionnés par binôme sur les points stratégiques avec vue sur la rue menant à l’agence Coris Banque de la localité. Le directeur général de la police républicaine, le contrôleur général de police Soumaïla Yaya, lui-même en tête de ses hommes, a entrepris d’en découdre avec ses individus sans foi ni loi », confie le porte-parole de la police. Un dispositif adéquat a été déployé pour boucler la zone afin de procéder à leur interpellation. Mais au déclenchement de l’opération, les fonctionnaires de Police ont essuyé des coups de feu et la riposte a permis de mettre hors d’état de nuire certains de ces malfrats. « Au bout de la traque qui a duré environ 3 h d’horloge, dix malfrats ont été neutralisés. Des matériels de guerre ainsi que d’autres objets et un sac contenant des amulettes ont été retrouvés sur eux et saisis. Deux des malfrats qui assuraient le guet ont réussi à prendre la clé des champs malheureusement. Un fonctionnaire de police a été atteint par balles au cours des échanges de tirs et a succombé des suites de ses blessures », explique le commissaire principal Roger Tawes en s’inclinant devant la mémoire de cet agent qui est tombé les armes à la main, et présentant les condoléances de la police républicaine à sa famille. Il va ensuite saluer la collaboration de la population qui a significativement contribué à la réussite de l’opération et renouvelé la détermination de la police à assurer leur sécurité. Actualités 13 sept. 2021


Congrès électif à la Fédération béninoise de Basket-ball : Ismahinl Onifadé et Alex A .Paraïso candidats à la présidence
La liste des candidatures aux différents postes du bureau exécutif de la Fédération béninoise de Basket-ball (Fbbb) a été rendue publique jeudi 9 septembre dernier par le secrétaire général, Martin Djogui. Au poste de président, Ismahinl Onifadé est candidat à sa propre succession. Il a pour challenger à ce poste, l’ancien président Alex Abdul Paraïso qui nourrit de nouvelles ambitions. La grosse surprise est l'absence des candidatures de Ganiyi Bakary, premier vice-président de la Fédération béninoise de Basket-ball (Fbbb) et Président du Comité transitoire de la Ligue professionnelle de Basketball, du Secrétaire général sortant, Martin Djogui et du Trésorier général Isaïe Zekpa.. Le congrès est prévu pour le samedi 18 septembre prochain à Porto-Novo conformément à l’article 38 des statuts de l’instance. De sources proches de la fédération, pour le bon déroulement de cette assemblée générale, le secrétariat général a déjà envoyé le rapport d’activités et le rapport financier aux délégués. A noter qu’à la suite de la publication de la liste des candidats qui intervient, huit jours avant l’Assemblée élective, les candidats ont 48 h pour s’adresser au Conseil d'arbitrage pour d'éventuels recours ? Sports 13 sept. 2021


Excellence en milieu scolaire: Les meilleurs élèves aux examens nationaux formés
Un atelier de formation sur le leadership et a été lancé, ce samedi 11 septembre 2021 à Cotonou. Y ont pris part, les meilleurs élèves aux différents examens nationaux de l’année scolaire 2020-2021 des départements de l’Atlantique et du Littoral. Former vingt meilleurs candidats au Cep, Bepc et Bac des départements de l’Atlantique et du Littoral aux examens nationaux en leadership et entrepreneuriat, c’est le but de l’Atelier inclusif de leadership et d’entrepreuneurship (Aile). « L’objectif, c’est de leur permettre d’acquérir d’autres compétences en dehors de tout ce qu’on nous apprend de façon classique à l’école, notamment les valeurs d’un leader, comment choisir sa profession et comment développer son intelligence émotionnelle», a fait savoir Lhys Dègla, chargée de communication de la fondation Build Africa. Il est question de permettre aux élèves qui ont déjà la capacité intellectuelle nécessaire de la combiner avec la capacité émotionnelle afin de mieux affronter la vie active. Car, « il est scientifiquement démontré que ceux qui réussissent le plus ne sont pas ceux qui ont un quotient intellectuel très élevé mais c’est ceux qui ont un bon quotient émotionnel. Il faut donc pouvoir amener ces jeunes à concilier quotient intellectuel et quotient émotionnel pour mieux s’en sortir dans la vie active » a précisé Lhys Dègla.l’entrepreneuriat Trois thématiques ont meublé cet atelier. La première met l’accent sur le développement des valeurs d’un leader visionnaire. La deuxième porte sur l’orientation professionnelle et la troisième met en exergue l’intelligence émotionnelle, c’est-à-dire les valeurs à développer pour nouer de bonnes relations avec les autres en société. « Cet atelier a été très enrichissant pour chacun de nous. Il permettra, à nous bacheliers, d’être mieux orientés pour la suite de nos études universitaires », a précisé Josué Fréjus Godémé, premier du Bénin toutes séries confondues au Bac 2020-2021. Après l’atelier, les récipiendaires ont reçu leurs prix au cours de la soirée de l’excellence académique organisée pour la circonstance. Ils ont eu droit à des livres, des kits scolaires, des bons de formation au numérique, au digital, au stylisme, des produits cosmétiques naturels, etc. Lhys Dègla a tenu à préciser que les autres départements n’ont pas été exclus. « L’ambition aurait été de couvrir les douze départements, mais c’est un budget colossal que nous n’avons pas. Nous avons donc décidé de le faire de façon rotative, c’est-à-dire deux départements à la fois. Pour la prochaine édition, nous espérons avoir des appuis conséquents pour être en mesure de couvrir deux autres départements », a-t-elle conclu. Par Ulrich AKPOVO (Stag.) Société 13 sept. 2021


Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication: Rémi Prosper Moretti reçoit le président du Riarc
Le président de la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) s’est entretenu avec Joseph Chebonkeng Kalabubsu, son homologue camerounais du Conseil national de la communication, également président en exercice du Réseau des instances africaines de régulation de la communication (Riarc). Pour sa première visite à l’étranger depuis sa nomination en juin dernier à la présidence du Conseil national de la communication du Cameroun, Joseph Chebonkeng Kalabubsu a choisi le Bénin. Pays qui abrite le siège du Réseau des instances africaines de régulation de la communication (Riarc) dont le Camerounais est également le président en exercice. Tout en se réjouissant de ce privilège, Rémi Prosper Moretti, président de la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) du Bénin a échangé avec lui, ce vendredi 10 septembre, sur plusieurs sujets concernant la régulation du secteur de la communication. Ils ont ainsi fait l’état des lieux au niveau du fonctionnement du Riarc notamment en cette période marquée par la pandémie de la Covid, exploré des perspectives à court et moyen termes et abordé la question de la régulation des médias en ligne. En tant que Secrétaire exécutif du Riarc, Rémi Prosper Moretti a également fait l’état des lieux au niveau de cette instance pour constater que les activités sont au ralenti en raison de la survenue de la pandémie de Covid-19. A cause de cette maladie, plusieurs activités prévues ont été annulées. Or, « ces rencontres permettent de renforcer les liens et de rendre dynamique le Riarc », a relevé Rémi Moretti. Il a aussi évoqué le problème de la régulation des médias en ligne qui doit désormais être une grande préoccupation pour l’institution continentale. Car cette mission nécessite la convergence et l’harmonisation des actions. Engagés ! « Ce n’est pas une erreur d’avoir choisi le Bénin pour ma première visite », a estimé Joseph Chebonkeng Kalabubsu. Les sujets mentionnés par son hôte lui permettent de se rassurer de la pertinence de son choix. Il s’engage alors avec fermeté à relancer les activités du réseau pour son rayonnement malgré la situation sanitaire mondiale. «L’humanité ne doit pas avoir peur. Nous devons faire avec la Covid, sinon le monde sera bloqué », a indiqué Joseph Chebonkeng Kalabubsu. Il mobilise ainsi ses homologues à reprendre l’élan qu’il faut pour une réussite collective. Sur le point concernant les médias en ligne en particulier et les réseaux sociaux en général, l’invité de Rémi Moretti s’est montré tout aussi déterminé. Selon lui, « la régulation des médias en ligne reste un défi pour tous les organes de régulation». Mais les professionnels des médias aussi ont un rôle important à jouer, clame Joseph Chebonkeng Kalabubsu qui totalise 30 années d’expérience dans la presse de son pays. « Nous souffrons tous avec l’avènement du journalisme citoyen. Il suffit d’avoir un smartphone pour publier les informations de toute nature sur les réseaux sociaux. Pour que le journalisme soit utile au public, il ne doit pas aller affronter le journaliste citoyen sur son terrain », fait-il savoir. Et pour réussir ce challenge, les journalistes doivent se démarquer par leur professionnalisme. Ils ont l’obligation de collecter l’information et surtout de la traiter selon les règles régissant leur métier avant de faire toute publication. Société 13 sept. 2021


Insécurité à Parakou: Trois présumés braqueurs abattus par la police
Dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 septembre dernier, les éléments du commissariat de police du 3e arrondissement de Parakou ont mené une opération musclée au quartier Nima, derrière l’église du christianisme céleste. Bilan : trois présumés braqueurs abattus. Au détour d'une conférence de presse animée, vendredi 10 septembre à la direction départementale de la Police républicaine du Borgou, des précisions par rapport à l’intervention ont été apportées. La direction départementale de la Police républicaine du Borgou, à Parakou, a servi de cadre, vendredi 10 septembre dernier, à une conférence de presse. C’est pour préciser les tenants et les aboutissants de l’opération musclée menée dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 septembre dernier par les éléments du commissariat de police du 3e arrondissement de Parakou et qui a été fatale à trois présumés braqueurs, au quartier Nima. Selon le film de l’évènement tel que rapporté par le commissaire Ambroise Koffi Hounhouédo, du commissariat de police du 3e arrondissement, le jeudi 9 septembre tard dans la nuit, son équipe de patrouille a été alertée par la société " Gozem" du vol de l'une de ses motos Bajaj, suite à un braquage. Sous prétexte qu'il ne reconnaît plus exactement la voie qui mène vers sa destination, le client que le conducteur de l’engin a pris au carrefour '' Papinini'' pour le quartier Nima lui aurait demandé de faire demi-tour. Il se fera rejoindre par un complice, pour pouvoir l’attaquer et le déposséder de sa moto. Le conducteur a dû s’enfuir, avant d’alerter les responsables de la société. Ces derniers ont saisi la police. La moto étant dotée d’un dispositif de tracking (Gps), les recherches ont permis, poursuit le commissaire Ambroise Koffi Hounhouédo, de la localiser dans un domicile au quartier Nima. Des personnes interrogées dans ladite maison, par rapport à la provenance de la moto retrouvée, ont laissé entendre qu’elle a été ramenée par leur frère qui a fait un tour en ville. Mais, pour les nécessités de l'enquête, la police a préféré les garder, en mettant la maison sous surveillance. A en croire le commissaire, c’est au petit matin du vendredi vers 5 h 40 min que l'équipe de patrouille a été informée que trois personnes viennent d'y rentrer. Pour les arrêter, le dispositif d’intervention a été aussitôt mis en place. Mais sommés d'ouvrir la porte, ils n’ont pas cru devoir obtempérer. Ce qui a obligé les policiers à la défoncer pour accéder aux deux chambres de la maison. Au cours de la manœuvre, l’un des suspects a escaladé le mur par la douche pour s’enfuir. Poursuivi, il va chercher à se cacher dans des herbes, avant de dégainer son poignard, au moment où un policier tentait de l’interpeller. Il a finalement été neutralisé, en voulant arracher à l’agent son Akm. Ses deux autres compères s’étaient entre-temps cachés sur les plafonds. Alors que les policiers évoluaient à l'intérieur des chambres, l'un d'eux sauta du plafond avec un pistolet double canon de fabrication artisanale dont il était prêt à faire usage. Manque de pot pour lui, la riposte des policiers ne s’est pas fait attendre. Elle lui a été fatale tout comme au dernier qui a dû sortir de sa cachette, pour escalader le mur par l'arrière-cour, tenant une machette accrochée à la hanche. C’est au moment où il se préparait à la saisir que la police l’a descendu. La fouille effectuée sur leurs corps ainsi que la perquisition de la maison ont permis de retrouver du chanvre indien, un arrache clou, un marteau, des poignards, des gourdins, une musette militaire, une tenue militaire, la clé d’une moto neuve, des téléphones portables, etc. Informé, le procureur a ordonné que leurs dépouilles soient déposées à la morgue, en attendant la poursuite de l’enquête pour retrouver leurs éventuels complices. Pour le commissaire Alain Bamenou Sènignon, directeur départemental adjoint de la Police républicaine du Borgou, cette prouesse traduit l’engagement du directeur général de la Police républicaine (Dgpr), Soumaïla Yaya, et de ses collaborateurs, à en découdre avec les criminels. A cet effet, explique-t-il, un planning de patrouille a été établi par la direction départementale de la Police du Borgou, pour la quiétude des populations dans les zones rouges et difficiles d’accès, mal éclairées, les ghettos ou lieux de vente de produits illicites. Dans le cadre de la coproduction de la sécurité, il a invité les populations à collaborer avec les forces de l’ordre, pour démasquer les hors-la-loi qui perturbent leur quiétude. Société 13 sept. 2021


Journée africaine de la propriété intellectuelle: Le message de Shadiya Assouman aux acteurs de la créativité
A l’instar de la communauté africaine, le Bénin célèbre, ce lundi 13 septembre, la 22e Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle. Occasion pour Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, de rappeler le rôle que joue la propriété intellectuelle dans le développement technologique. « Propriété intellectuelle, innovation et développement des entreprises en Afrique ». C’est le thème de la 22e Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle. Dans son message, Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, a rappelé que la célébration de cette journée est marquée cette année par deux faits majeurs à savoir la persistance de la pandémie de la Covid-19 qui a des effets rémanents sur tout l’environnement économique et industriel et l’adoption par le conseil d’administration de l’organisation commune d’un mécanisme de financement des innovations technologiques de l’espace. Le signal positif donné, à travers le second fait majeur, en dépit des défis liés à la pandémie, précise-t-elle, est l’occasion pour les Etats, la société civile et les partenaires au développement de se rappeler l’un des défis majeurs du continent, celui de son développement technologique et économique. « C’est pourquoi, à l’instar de la communauté africaine, notre pays, membre de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) célèbre cette journée pour sensibiliser les inventeurs, les chercheurs, les autres acteurs de la créativité, les opérateurs économiques et les investisseurs potentiels, au rôle que jouent la propriété intellectuelle et l’innovation dans le développement technologique et celui des entreprises, et par conséquent, dans le développement socio-économique », a-t-elle noté. Moteur de croissance pour des entreprises innovantes De nombreuses études ont démontré que les plus grandes entreprises dans le monde sont celles qui ont fait de l’utilisation stratégique de la propriété intellectuelle et de celle de l’innovation, la pierre angulaire de leur développement et de leur compétitivité. Shadiya Assouman précise que le gouvernement, dans sa politique visant le développement socio-économique du Bénin, a fait de la création et du développement des entreprises un maillon essentiel dans la création des richesses et des emplois. C’est pour cela, explique-t-elle, qu’il ne ménage aucun effort pour encourager et accompagner toute initiative publique ou privée, dont le but est la création et le développement d’entreprises par l’utilisation stratégique et efficace de la propriété intellectuelle.«C’est dans cette perspective que l’Oapi, dans le cadre de sa mission d’accompagnement des Etats membres dans leur développement technologique et économique, va mettre en place des plateformes innovateurs/ entreprises en vue de permettre aux Pme/Pmi de ses Etats membres de disposer des innovations nécessaires à leur développement, leur compétitivité et leur croissance », fait-t-elle savoir. La ministre de l’Industrie et du Commerce encourage, par ailleurs, les inventeurs, les innovateurs, les centres de recherche, les universités et tous les autres acteurs de la créativité du Bénin, les opérateurs économiques, responsables des Pmi/Pme à participer activement à la mise en place de cette plateforme afin de donner une impulsion au développement d’entreprises au Bénin. Société 13 sept. 2021


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