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Nouvelles

Toudonou Hounguè alias Patati : Grand latéral gauche de tous les temps
International béninois, Toudonou Hounguè, alias Patati, est une légende du football du Dahomey et du Bénin. Il incarne le défenseur intelligent, serein et hargneux recherché, de nos jours, dans le football moderne. Au commencement était un slogan. Et le slogan devient un surnom ! Plus qu’un simple cri de ralliement de supporters, les trois syllabes : « Pa- Ta- Ti », sont devenues un sobriquet. Elles renvoient à l’image d’un immense talent : celui de Toudonou Hounguè , l’un des plus célèbres footballeurs au Bénin. « Eh pataati !... « Clou Matanti … ! Eh pataatiiii…« Clou Matanti ! ». C’était un slogan fort, rassembleur, et véritable source de motivation, de communion entre supporters et joueurs à Porto-Novo dans les années 70 et 80. C’étaient les moments de gloire du club Bleu-Blanc de la capitale : Etoile sportive. Mais au fil du temps, l’un de ses plus brillants sociétaires a fini par s’adjuger un pan du slogan devenu pour toujours, un surnom fort, du moins ce qui s’apparente plus tard à un nom de vedette du football désormais gravé dans la mémoire collective. Aujourd’hui septuagénaire adulé et respecté dans la famille sportive nationale, Toudonou Hounguè aime à raconter, avec gaieté, l’anecdote ayant généré le surnom qu’il dit porter fièrement. « Des moments d’excitation ! J’étais presque aux anges à chaque fois que le slogan fuse des gradins pour nous encourager », raconte l’ancien latéral gauche de l’Etoile de Porto-Novo. Il s’empresse d’ajouter : « Posté souvent aux abords de la pelouse, le visage fendu de large sourire, bras levés vers le ciel, je le leur rends bien dans mes jacasseries souvent ponctuées de quelques pas de danse, le tout couronné par un tonnerre d’applaudissements». En somme, il s’agissait d’un rituel récurrent. Et à chaque fois qu’un quidam entonnait: « Pa-ta-ti», le jeune latéral donnait la réplique : «Clou Matati», synonyme d’un moment singulier de communion entre ce jeune homme noir longiligne et le groupe de supporters de la ville-capitale. C’est ainsi qu’à son corps défendant, cet arrière gauche redouté aux allures de sahélien s’est fait surnommer : ‘’Patati’’. Ce qui ne figure nullement sur les documents officiels du teigneux défenseur Toudonou Hounguè qui a, durant près de deux décennies, confisqué, à lui tout seul, le poste d’arrière latéral gauche aussi bien en club qu’en sélection nationale. Taille moyenne, le visage émacié, le jeune natif d’Adjinan à Porto-Novo, « venu au football par passion », était rugueux dans ses contacts sur une pelouse verte. Ce qui lui a valu l’affectueux surnom de « méchant gaucher ». Mais l’intéressé l’accepte juste comme un compliment. « On ne défend pas une équipe la fleur au fusil », riposte-t-il, soulignant que sa ‘’méchanceté’’ ne dépasse pas les limites d’une pelouse de foot. Il est vu donc comme un homme sympathique dans sa vie extra-sportive. Un trait de caractère du joueur que confirme Raoul Zamba, l’un des coéquipiers du ‘’doyen’’, comme il aime à appeler son ainé. Pour lui, « Toudonou a beau être rugueux, teigneux, il demeure un homme affable, jovial dans la vie ordinaire », renseigne-t-il, avant de lever un coin de voile sur le côté taquin, le sens de l’humour et …. bon viveur de son ainé. A l’égard de Toudonou, son filleul, et jeune co-équipier aussi bien en club qu’en sélection, Théodore Ahouassou ne tarit point d’éloges. «Patati a marqué sa génération. Fin technicien, son sens du placement sur l’aire de jeu et ses relances de balles lui ont conféré une certaine efficacité à son poste de latéral gauche à telle enseigne qu’après son départ de la sélection nationale, on a eu du mal à lui trouver un remplaçant efficace.», renseigne-t-il. Et pourtant, rien ne prédestinait Toudonou, gamin au quartier Ouenlinda, à Porto-Novo, à faire carrière dans ce domaine. Issu d’une fratrie nombreuse, il a manqué de peu d’assouvir sa passion de taper dans le ballon rond, en dépit de son appartenance à une famille de passionnés de football. Ses frères aînés : Marcellin et Noël évoluaient dans le club Postel Sports de la ville. Mais c’était contre l’avis de leur géniteur : Atawé Hounguè, un agent de la Poste et grand aficionado de foot qui ne « nourrissait pas le rêve de footballeur pour sa progéniture ». En somme, le jeune Toudonou a eu, à ses débuts, assez de peine pour aller taper dans le ballon. « Ruses, mensonges et autres subterfuges » l’ont souvent aidé à se dérober aux fins d’aller assouvir sa passion hors du cocon familial. « Parfois, je sollicitais la permission pour aller approvisionner en herbes fraîches l’enclos des ruminants élevés par la famille », confie- t-il, sourire aux lèvres. Ce sont souvent les seules occasions, pour l’écolier du Cours primaire public de Ouenlinda de se soustraire à l’attention parentale pour jouer dehors dans son petit club de quartier : Etoile Polaire de Ouenlinda, lorsque ce n’est pas dans la cour de son école. D’ailleurs, il garde encore en mémoire, avance-t-il, «les moments de correction de papa, lorsque le pot aux roses est découvert». Mais avec le temps, Toudonou ne redoutait guère d’éventuelles représailles. La passion a fini par prendre le dessus et le gamin peine à abdiquer. Mais son étoile n’a pas tardé à briller. Car, lancé dans une rencontre capitale, un après-midi ensoleillé par son coach Vincent Flacandji, de l’Etoile de Porto-Novo, la jeune recrue, jusque-là réserviste, saisit sa chance. Il tape dans le mille, sous le hourra du public. Une prestation moyenne mais séduisante au vu de l’âge de son auteur. Koffi Firmin, l’une des vedettes nationales de foot à l’époque s’en émerveille. Rendez-vous est donc pris pour que les ainés des Hounguè conduisent leur jeune frère à la prochaine séance d’entrainement de l’Etoile sportive de Porto-Novo. Toudonou qui rêvait d’évoluer au Postel Sports hésite avant de se laisser convaincre. Le football d’élite vient ainsi de frapper à la porte du jeune Toudonou dans la ville-capitale. Ame bien née… Un beau matin, une surprenante scène amuse plus d’un, dans la cour de la Poste à Porto-Novo. Etienne Pognon, responsable de la structure et grand dirigeant influent de l’Etoile de Porto-Novo, n’a pu retenir sa joie à la vue du père du jeune Toudonou au service. En des termes forts, il exprime une immense joie: « Ah, vraiment, monsieur Hounguè, sincère gratitude ! Qu’est-ce que ton petit nous a fait honneur hier. C’est un footballeur d’avenir. Veuille lui transmettre nos chaleureuses félicitations… », lui adresse-t-il, chaleureusement. Puis, le responsable étreint longuement son collaborateur. Instant solennel qui laisse pantois le géniteur de Toudonou. Ebahi, il était loin d’imaginer qu’en dépit de sa rigueur, son fils à qui il est interdit de sortir du cocon familial pour aller jouer, a pu passer les mailles pour endosser, déjà, l’étoffe de vedette d’une soirée avec tant d’éloges (venant) de la part d’un dirigeant du calibre de l’Etoile de Porto-Novo. Sur le coup, les yeux humides, un sentiment de fierté l’envahit. Papa Godonou Tèba Hounguè écrase quelques gouttes de sueur au front, et les instants d’après, il décide de faire contre mauvaise fortune bon cœur. De retour à la maison, il enlace à son tour son champion de footballeur, lui transmet les félicitations de la part de son patron. Ainsi, « Papa a lâché prise », indique Toudonou, plus d’une quarantaine d’années après les faits. Ce scénario a été le déclic d’une carrière précoce pour un jeune homme de 16 ans, au début des années 70. Une nouvelle aventure sportive débute pour ce gamin au pied gauche redoutable qui a déjà délaissé les classes. Il devient footballeur surclassé dans un club de football de grande envergure : Etoile sportive de Porto-Novo qui rivalise, dans la ville-capitale, avec Postel Sports, et Asso Porto-Novo. Dès lors, une autre vie commence pour Patati. Gamin, mais déjà talentueux, il se retrouve aux côtés de grands noms comme Germain Kpokpo-Ola, Cosme Tronnou, Dovi Lakoussan, Firmin Koffi, Jérôme Akakpo..., dans un championnat national, pourtant rude, que nourrissait une rivalité monstrueuse à l’époque. Talent confirmé, le gaucher ne tarde pas à taper dans l’œil du sélectionneur national. A 19 ans, Toudonou devient international. « Une grâce pour moi. Car jeune adolescent, j’ai partagé le vestiaire avec des sommités du foot de mon temps», soupire-t-il. Suite à la dissolution des clubs de foot au plan national, en 1975, et à la naissance des formations provinciales, le « méchant défenseur » rejoint le nouveau-né du département : Les Dragons de l’Ouémé. Cette formation le révèle davantage. C’est le couronnement. C’est bien au sein de cette formation que Toudonou écrit une nouvelle page de sa vie sportive en compagnie des individualités ayant marqué le football béninois : Saadou do-Rego, Marouf Adéchokan, Raoul Zamba, Adolphe Ogougnon, Blaise Codjia, Francis Yêkêdo, Victor Zêvounou….La belle époque des Dragons de l’Ouémé. La période de gloire des Orange-Noir dirigés par le richissime homme d’affaires Séfou Fagbohoun. Toudonou et sa génération « Dragons Wéémééé ! » ont raflé presque tout sur leur passage. « Les Dragons étaient un club de trophées. Nous nous sommes fait un nom sur le continent», confie Patati avec un brin de nostalgie dans la voix. Puis, il enchaîne : « Les grands clubs du continent nous respectaient. Notre demi-finale de la coupe d’Afrique des clubs vainqueurs en 87 en était le couronnement », se réjouit l’enfant d’Adjinan. Cette période avait enregistré, faut-il le rappeler, beaucoup de joueurs expatriés, et pas des moindres, dans les rangs de la formation de l’Ouémé : Papa Arko, Francis Koumi, Georges Gormashe, Kingston Asabir, Peter Rufaï et l’enfant prodige du football ghanéen Abédi Ayew Pélé. Aventures…. mésaventures ! La longue carrière de Patati a été également ponctuée d’une parenthèse d’aventures à l’international. En effet, au sommet de la gloire du n°3 des Dragons, de grands clubs du continent lui ont fait les yeux doux. Le défenseur n’a pas manqué à l’appel. Mais les périples en Côte d’Ivoire et au Gabon n’ont pas été fructueux… En 1981, le club ivoirien Africa Sports a manifesté un vif intérêt pour le joueur. Il répond à l’appel et rejoint Abidjan suite à des négociations de transfert. Mais à peine l’enfant de Ouenlinda a- t-il entamé le championnat ivoirien que son pays se met à ses trousses. Un courrier administratif provenant de la préfecture de l’Ouémé et signé de sa première autorité lui enjoint de « retourner au bercail sous peine d’être considéré comme un exilé volontaire », explique le joueur. Rentré précipitamment au pays dans les mêmes conditions que son coéquipier Saadou do-Rego, Patati avoue avoir craint les représailles du système politique de l’époque. Aujourd’hui, il jure toutes les divinités ancestrales de sa région que sa sortie du pays a bel et bien respecté toutes les clauses. « Ce sont des dirigeants du pouvoir politique révolutionnaire qui sont à la base. Certains parmi eux étaient contre l’évolution des sportifs, et ont travaillé contre leur expatriation», explique-t-il. Des années plus tard, après avoir servi à nouveau les Dragons et le Onze national du Bénin, Patati se retrouve au Gabon au sein d’une entreprise de Btp pour y travailler. Mais quelques séances de foot avec l’association des ressortissants du Gabon suffisent pour que son compatriote… Agueh le découvre et le propose aux Vautours Club Magougou. Grands moments de sa carrière, puisqu’il parle de « Football bien organisé et mieux payé ». Alors que le joueur croyait trouver enfin l’eldorado, la politique, encore elle, viendra briser son rêve. Patati sera victime de la politique de rapatriement collectif de ses compatriotes du Gabon. Il rejoint, une énième fois, son club de cœur : Les Dragons, au grand bonheur des dirigeants. Après ses mésaventures dans des clubs en Afrique de l’Ouest et Centrale, Patati n’a pas abdiqué. Il se retrouve en France, en 1984. Et y évoluera en 4e division dans le modeste club de Sisteron-Vélo. Mais l’aventure ne durera pas longtemps... « Aucun regret. J’ai été correct tout au long de ma carrière. Mon mérite m’a été reconnu partout et par tous », se glorifie le néo-retraité. Auréolé d’une riche et longue carrière de plus de deux décennies, marquée par de fortunes diverses, le plus célèbre des enfants Hounguè dans le foot a collectionné titres, trophées et honneurs. Plusieurs fois champion du Bénin, plusieurs fois vainqueur de la Coupe du Bénin et du trophée de l‘Indépendance. Patati a également participé à plusieurs campagnes africaines au cours des années de gloire des Dragons et des Vautours Club Magougou. De ses souvenirs marquants, Patati évoque, en prime, et non pas sans amertume, le penalty manqué à la fin de la rencontre Dragons-Canon de Yaoundé en 1983 à Cotonou. C’était la période où de célèbres joueurs camerounais sont fraîchement revenus du Mondial 82 en Espagne. « On était menés 0-1. Adolphe Ogouyon a tiré à côté, je me suis précipité auprès de l’arbitre pour lui signaler que le portier adverse a bougé. Dans la confusion, il m’a été permis de le reprendre. Malheureusement, je le mets, moi aussi, à côté.», regrette-t-il. Il se souvient que c’est au terme de cette rencontre qu’un parent à lui, fervent supporter des Dragons Fc, a perdu la vie suite à un accident de la circulation. « Il n’a pas supporté ce qui s’est passé sur le terrain, ce jour-là ». Homme de vie rangée, septuagénaire épanoui et discret, Patati passe aujourd’hui une paisible vie de retraité avec sa petite famille dans sa modeste villa au quartier Akonaboè à Porto-Novo. Son quotidien est rythmé de repos, visites à des amis et parfois des séances d’activités sportives, les week-ends. Il aime regarder des rencontres de football, mais très souvent à la télé. « Puisque le foot actuel n’est pas chatoyant comme au bon vieux temps ». Saluant les efforts fournis, ces dernières années, par les autorités pour faire remonter la pente, lui qui a servi quelques années au sein de l’encadrement des Dragons, regrette le sort fait aux anciens footballeurs dans son pays. « Ils sont très peu associés à la gestion de la chose footballistique. Ils n’ont pas souvent l’occasion de transmettre leurs vécus à la nouvelle génération », s’insurge-t-il. Ce qui sonne comme une révolte chez l’ex-international et motive son refus de voir sa progéniture évoluer dans ce secteur. Il n’y aura donc jamais d’héritier direct de ce svelte et athlétique défenseur des années 70 et 80 que l’histoire retient comme ayant été l’un des plus offensifs, technique et rugueux du football béninois. Sports 10 sept. 2021


Au sujet de la vaccination contre la Covid-19: « Les agents de santé ne sont pas perçus comme une mauvaise cible »
Les réactions de certains acteurs du monde syndical face à l’obligation faite aux agents de santé de se faire vacciner contre le Covid-19 ne cadrent pas avec la logique du pouvoir exécutif. La lecture à avoir de l’option faite par le gouvernement a été rappelée par le porte-parole du gouvernement à l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi 8 septembre. L’obligation de la vaccination pour les personnels de santé est remise en cause par un syndicat des travailleurs du domaine. Le gouvernement ne voit pas d’un bon œil cette position et s’en défend. Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, à l’issue du Conseil des ministres, s’est prononcé sur le sujet. Selon ses explications, ces acteurs du monde syndical qui d’ailleurs ne sont plus en activité ne devraient pas empêcher leurs collègues en fonction d’aller se faire vacciner. La démarche du gouvernement est d’assurer la continuité du service public dans le domaine de la santé. Raison pour laquelle, les agents de santé doivent être présents pour servir la population, au regard de l’engouement qui se note dans les centres de vaccination. Il n’est pas concevable que ceux-ci n’y soient pas alors que les populations se déplacent pour prendre leurs doses. L’engouement dans les centres de vaccination est tel que les agents de santé sont astreints à l’obligation de se faire vacciner. Le porte-parole du gouvernement fait en tout cas savoir auxdits syndicalistes que « le temps n’est pas à empêcher ou distraire leurs collègues d’aller se faire vacciner». Au contraire, soutient-il, il faut faire ensemble front contre la pandémie. D’ailleurs, rectifie-t-il, les agents de santé ne sont pas perçus comme une mauvaise cible. Parce qu’ils sont très importants dans le dispositif de prévention et de prise en charge, obligation leur est faite de se faire vacciner afin d’assurer la continuité du service. Actualités 09 sept. 2021


Préliminaires aller de la Ligue des Champions de la Caf : Loto-Popo Fc prêt, Gaston Zossou optimiste
Loto-Popo Football Club accueille, samedi 11 septembre prochain, Nouadhibou Fc de la Mauritanie au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou. A 72 heures de cette rencontre, Gaston Zossou, président de Loto-Popo Football Club a, au cours d’une conférence de presse, mercredi 8 septembre, présenté sa vision et ses ambitions non seulement pour cette campagne africaine mais aussi pour le prochain championnat national de football. Champion du Bénin en titre, Loto-Popo Football Club ambitionne d’inscrire son nom dans les annales du football africain lors des prochaines compétitions interclubs de la Confédération africaine de Football (Caf). Au cours d’une conférence, mercredi 8 septembre à Cotonou, le président de Loto-Popo Football Club a exprimé son souhait de voir le club de la Loterie nationale du Bénin remporter le match aller à domicile avec une bonne marge pour s’assurer de passer le premier tour de ces préliminaires. « Notre bonne intention, c’est de battre cette formation de Nouadhibou de façon confortable samedi prochain à Cotonou et d’aborder la phase retour avec sérénité », a-t-il déclaré. Pour lui, ses protégés n’ont aucun intérêt à faire piètre figure, au contraire, ambitionnent de passer les préliminaires. Le président de Loto-popo Fc, en bon manager, a mis les moyens et ne demande qu’au staff technique et ses poulains de jouer leur partition. « Le coach sait que c’est une entrée en scène qui doit être franche et propre et je veux sentir une inégalité de force visible et palpable pendant les vingt premières minutes », a-t-il martelé. A 72 Heures de cette rencontre, il pense que sa formation est prête et surtout déterminée. «En termes d’organisation, de logistique et de stratégie, nous sommes prêts nous avons l’intention de nous faire remarquer et de nous faire distinguer », a-t-il poursuivi. Décidé à atteindre ses objectifs, Gaston Zossou, directeur général de la Loterie nationale du Bénin annonce des jours heureux pour Loto-Popo et pour le football béninois. Il compte sur son effectif constitué de talentueux joueurs locaux et étrangers pour aller loin. « Nous investissons beaucoup actuellement mais sachez que dans deux ans, nous aurons nos Sadio Mané, nos Drogba, nos Essien et autres », projette-t-il. S’il n’y a pas Loto-Popo sur les maillots, je ne serai pas au stade. Nous avons fait des matchs amicaux qu’on n’a pas gagnés. Lors des matchs nous avons fait tourner notre effectif, mais les autres travaillaient à battre le champion. On concède aux concurrents de nous challenger. Loto-Popo y croit ! Gaston Zossou se réjouit que son équipe ait remporté le premier championnat professionnel suite aux réformes dans le secteur. « En nous engageant dans le championnat, nous avons résolu notre cœur à être champion et Dieu l’a accordé », a-t-il rappelé. Il veut continuer à donner l’exemple aux sociétés d’Etat qui tergiversent pour la concrétisation des réformes du gouvernement dans le secteur du sport en général et du football en particulier. Selon lui, la professionnalisation du sport avec des impacts notables sur la construction d’infrastructures sportives engage aussi bien les citoyens que les entreprises publiques. « Nous considérons que c’est un projet national et avons décidé d’y contribuer de toute notre énergie, de tout notre cœur et de toute notre volonté», a-t-il confié. Le président de Loto-Popo n’entend d’ailleurs pas s’arrêter en si bon chemin. «En étant champion, notre bonne intention serait de chercher à conserver le titre et c’est à nos concurrents de se battre pour nous l’arracher », lance-t-il comme défi. A l’en croire, c’est sa manière de susciter de l’émulation afin de contribuer à relever le niveau du football béninois au plan africain et international. « Nous avons la conviction que nous sommes au service de l’Etat et nous travaillerons autant que possible pour le rayonnement de notre pays », a-t-il fait remarquer. L’ambition de Loto-Popo est d’égaler les grandes nations de football en termes d’organisation et de structuration, selon Gaston Zossou. « On se donnera les moyens de science et de technique pour atteindre les autres », ajoute-t-il. Disposant déjà d’une équipe U17, le club travaille à se doter d’une formation féminine de football dans les mois à venir. « Nous disposons d’un vivier de jeunes joueurs et nous envisageons aussi de nous associer à un club féminin existant pour concrétiser notre rêve », a-t-il conclu. Sports 09 sept. 2021


Mouvance présidentielle plurielle: Le Prd rassuré avec la nomination d’un cacique
Plusieurs nominations sont prononcées au terme du Conseil des ministres, ce mercredi 8 septembre. Celle de Dr Falilou Adissa Akadiri, vice-président du Parti du renouveau démocratique (Prd), proche collaborateur de Me Adrien Houngbédji retient particulièrement l’attention. Dr Falilou Adissa Akadiri, un des caciques du Parti du renouveau démocratique (Prd), est nommé sur proposition du président de la République, vice-grand chancelier de l’Ordre national du Bénin. Patrice Talon fait à nouveau un clin d’œil aux militants du parti arc-en-ciel et mieux, rassure davantage Me Adrien Houngbédji à travers la nomination d’un si proche collaborateur. Le Prd qui durant le premier quinquennat n’a pas marchandé son soutien au régime de la Rupture, ceci en dépit des frustrations légitimes en l’absense de tout gain politique, peut se frotter les mains. Après l’entrée au gouvernement de Raphaël Akotègnon au poste de ministre de la Décentralisation, et cette nomination du secrétaire général du parti, Dr Falilou Adissa Akadiri au poste de vice-grand chancelier de l’Ordre national du Bénin, c’est un nouveau jour qui se lève pour le Prd au sein de la mouvance plurielle. Il faut le reconnaitre, les rapports se sont quelque peu refroidis ces dernières années du fait de la non-participation du Prd aux élections législatives, mais Patrice Talon a promis de panser les plaies après sa réélection pour un second quinquennat. Une histoire d’amour « Parfois en politique, le choix n’est pas celui du cœur mais plutôt de la raison. J’ai toujours été un fidèle du président Adrien Houngbédji et du Prd. Ma présence ce matin parmi vous, ma présence ici est le signe d’un nouveau départ entre moi et le Prd dont je suis un militant. Le président Adrien Houngbédji m’a fait une confiance aveugle et je lui suis reconnaissant », a déclaré Patrice Talon à une rencontre solennelle du parti en février dernier, avant d’ajouter: « Le Prd est resté solide. Les militants sont restés solides, malgré les préjudices. Le Prd n’a jamais manqué de siéger au Parlement. Le Prd n’est pas au Parlement mais le parti est resté solide. Il est maintenant temps qu’on répare les préjudices». A l’en croire, les réformes politiques engagées ne visaient pas à faire disparaître le Prd mais plutôt tous les partis politiques pour de grands regroupements. «Pensez-vous que je suis aussi proche d’un des partis qui ont formé le Br ou l’Up que le Prd? Je suis plus proche du Prd que de ces partis politiques qui ont formé ces deux blocs», avait-il insisté. Une profession de foi qui n’avait pas entièrement convaincu. Au lendemain de l’élection présidentielle, le secrétaire général du parti, Dr Falilou Adissa Akadiri, va laisser entendre, parlant de ses attentes pour ce second mandat, dans un entretien à un organe de la place : « Pour ce qui concerne spécifiquement le Prd, les militants attendent seulement que les assurances que le président Talon leur a données lors de son historique passage au Congrès extraordinaire du parti le 6 février 2021, deviennent réalité, afin que progressivement soient gommés les mauvais souvenirs». Et Patrice Talon tient sa promesse. Non seulement la nomination de Raphaël Akotègnon à la tête du ministère de la Décentralisation ouvre la porte à la promotion de jeunes cadres du parti, mais lui-même jouira désormais des retombées politiques du soutien du Prd au régime de la Rupture. En tout cas, c’est Patrice Talon qui marque un gros point dans la perspective des élections législatives de 2023. L’homme travaille à unifier sa mouvance plurie lle. Visiblement, il ne prend rien pour acquis. Avis à ses adversaires politiquesn. Actualités 09 sept. 2021


Conseil des ministres : Les conditions de la commercialisation des amandes de karité fixées
Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 8 septembre 2021, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République. Les décisions ci-après ont été prises : I- Mesures normatives Fixation des conditions de déroulement de la campagne de commercialisation 2021-2022 des amandes de karité. L'ouverture de ladite campagne aura lieu le 16 septembre 2021 à Nikki. Elle s'achèvera le 31 mai 2022. Le prix plancher d'achat au producteur est fixé à 100 F Cfa/kg et constitue une reconduction du prix de la campagne écoulée, conformément aux propositions des acteurs de la filière. Le Conseil des ministres exhorte ceux-ci à continuer d'observer les bonnes pratiques de collecte destinées à améliorer sensiblement la qualité des produits et à se conformer strictement aux prescriptions relatives à leur commercialisation. Au titre des autres mesures normatives, le Conseil a adopté les décrets portant : - approbation des statuts du Fonds de développement de l'Artisanat (Fda); et - nomination des membres et du président du Conseil d'administration du Fonds national pour l'Environnement et le Climat. II- Communications. II-1. Réalisation de la mission de maîtrise d'œuvre complète du projet de construction et d'équipement d'un boulodrome international à Abomey-Calavi. Dans la perspective de l'organisation, par le Bénin, du championnat mondial de pétanque et jeu provençal en 2022, le gouvernement a décidé de doter notre pays d'infrastructures conformes aux standards internationaux, avec la construction d'un boulodrome de 2500 places, intégrant des aires annexes de distraction. A cet effet, un cabinet d'architecture spécialisé, en mesure de livrer un travail de qualité dans les délais prescrits, a été identifié. Il devra réaliser une conception architecturale à la hauteur d'un pareil projet ainsi que des ouvrages répondant aux impératifs de sécurité, de fonctionnalité des espaces et de confort des spectateurs. Le Conseil a marqué son accord pour qu'il soit procédé aux formalités d'attribution du marché. II-2. Mission de contrôle et de surveillance des travaux du projet d'alimentation en eau de la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé. Dans le cadre de la mise en place d'un système autonome d'alimentation en eau de cette zone, les études techniques détaillées ont été déjà effectuées aux fins de déterminer la consistance des travaux. De même, l'appel d'offres international y relatif a été lancé, et il est indispensable, à cette phase, de commettre un cabinet pour la mission de contrôle et de surveillance desdits travaux, afin d'en garantir la qualité. Le Conseil a donc autorisé la contractualisation avec le cabinet sélectionné. Le ministre de l'Eau et des Mines assurera un suivi rigoureux du projet. II-3. Dédommagement des personnes affectées par les travaux de raccordement du nouveau poste 161/20 KV de la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé, dans le cadre du projet d'accès durable et sécurisé du Bénin à l'énergie électrique. La construction de ces infrastructures nécessite des disponibilités foncières pour lesquelles une expropriation pour cause d'utilité publique doit être prononcée. A ce sujet, l'étude environnementale et sociale commanditée a évalué à 50 hectares, la superficie nécessaire pour la réalisation des ouvrages. Aussi, le Conseil a-t-il instruit le ministre de l'Economie et des Finances à l'effet de mettre à la disposition du Fonds de Dédommagement foncier, les ressources subséquentes. III- Rencontres et manifestations internationales. Le Conseil a autorisé l'organisation : - en septembre 2021 à Cotonou, de la 16e Assemblée générale biennale du West African Collège of Nursing (Wacn) et de la 25e session scientifique ; puis - la participation du Bénin à la 26e Conférence des parties (Cop26) à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques à Glasgow, au Royaume-Uni, du 1er au 12 novembre 2021. IV- Mesures individuelles. Des nominations ont été prononcées comme ci-dessous : - A la présidence de la République Sur proposition du président de la République, Vice-grand Chancelier de l'Ordre national du Bénin Monsieur Falilou Adissa Akadiri - Dans les ministères, sur proposition des ministres, - Ministère du développement et de la Coordination de l'Action gouvernementale Directeur adjoint de cabinet Monsieur Yacoubou Amadou Conseiller technique Monsieur Bédou Saré - Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Bénin près la Fédération de Russie Monsieur Akambi André Okounlola-Biaou - Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche Directeur général de la Société nationale de Mécanisation agricole (SoNaMa) Monsieur Eric Renaud Directeurs départementaux de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, ainsi qu'il suit : Borgou Monsieur Damien Agossou Hounkpèvi Collines Monsieur Ezin Philbert Aïgbanvi Couffo Monsieur Sèdoté Zounhiho Rubinxe Behanzin Aouagbe Donga Monsieur Christian Bio Sabi Tannon Littoral Monsieur Mohamed Youssouf Fara Mono Madame Baké Tounkara Madeleine Lafia Mora Zou Madame Satolé Gaëlle Gnakadja - Ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale Directeur de cabinet Monsieur Emile Gnonlonfoun Directeur adjoint de cabinet Monsieur Jean-Marie Houndéton Secrétaire général du ministère Monsieur Crespin Guidi Secrétaire général adjoint du ministère Monsieur Abrahams Sidokpohou Directeur des Collectivités territoriales Monsieur Soulé Alagbé Directeur de l'Administration d'Etat Madame Ghislaine Kpossa Conseiller technique à la Gouvernance locale Monsieur Barthélémy Hounsounou Conseiller technique à la Décentralisation Monsieur Dieudonné Hodonou Conseiller technique à la Réforme institutionnelle Monsieur Pascal Dohou Conseiller technique juridique Monsieur Djamiou A. Aboudou Conseiller technique au Suivi-évaluation des programmes et projets Monsieur Ismaël Kaffo Fait à Cotonou, le 8 septembre 2021 Le secrétaire général du gouvernement, Edouard Ouin-Ouro. Actualités 09 sept. 2021


« Le droit des personnes déplacées internes au Bénin »: Un guide pour mieux internaliser la Convention de Kampala
Les personnes déplacées internes pour cause de catastrophes naturelles ou de conflits, ploient sous le poids de leurs misères alors qu’elles ont un grand besoin d’assistance et de protection. Au Bénin, quels mécanismes juridiques pour une bonne gestion des déplacés internes ? Se basant sur la Convention de Kampala, Remy Akpovi fait le point de la question dans son ouvrage intitulé « Le droit des personnes déplacées internes au Bénin ». Elaborer un instrument national juridique de protection des personnes déplacées en s’appuyant sur les normes internationales et nationales : c’est un défi que les gouvernants sont appelés à relever pour la prise en compte effective des droits des Personnes déplacées internes (Pdi) au Bénin. Cela passe par l’adoption et la promulgation d’une loi. Dans son ouvrage « Le droit des personnes déplacées internes au Bénin / Convention de Kampala », Remy Akpovi, spécialiste de l’environnement, des catastrophes et des situations d’urgences, décrit la procédure législative et les rôles des deux principaux acteurs de cette procédure, notamment le gouvernement et l’Assemblée nationale. Il va ensuite exposer le contenu de cette loi d’assistance et de protection des personnes déplacées internes. «La nouvelle loi doit présenter d’une part la définition et le statut des personnes déplacées internes, et d’autre part les mécanismes de fonctionnement», écrit l’auteur. Remy Akpovi relève la nécessité de définir clairement dans le texte législatif, le concept de personnes déplacées internes afin qu’il n’y ait aucune ambiguïté quant au champ d’application de la loi. Il faudra tenir compte des deux critères internationalement reconnus: le fait que ces personnes ont été forcées ou contraintes à fuir ou à quitter leur foyer ou lieu de résidence habituel ; le fait que ces personnes n’ont pas franchi les frontières de leur Etat de résidence. Ce sont des critères qui permettent également de distinguer les personnes déplacées internes d’autres concepts voisins tels que les réfugiés, les demandeurs d’asile, les migrants, les apatrides, les personnes retournées… Abordant le statut des personnes déplacées internes, l’auteur fait observer que contrairement aux réfugiés, les personnes déplacées internes restent des citoyens ou des résidents habituels de leur pays et par conséquent devraient jouir de la protection et de l’assistance de l’Etat sans être soumises au préalable à l’accord du statut légal de personne déplacée interne qui pourrait leur être refusé. Néanmoins l’enregistrement individuel des personnes déplacées internes s’avère utile pour une bonne gestion de cette catégorie de personnes vulnérables. Pour Remy Akpovi, la nouvelle loi devra prévoir la mise en place de deux types de mécanismes contenus dans la convention de Kampala. Le premier mécanisme consiste en la mise en place du Point focal institutionnel ou Autorité nationale responsable des personnes déplacées (mécanisme de coordination de la protection et de l’assistance). En deuxième lieu, il y a les mécanismes opérationnels de protection et de l’assistance aux personnes déplacées internes qui se déclinent en trois volets, notamment le mécanisme de prévention des déplacements ou de réduction de leurs effets ; le mécanisme de solutions durables au profit des personnes déplacées internes; le mécanisme d’aide et de protection lors du processus de déplacement. Les Pdi et la Convention de Kampala « Les personnes ayant fui leur lieu de résidence du fait de la survenance de catastrophes naturelles franchissent rarement leurs frontières nationales : ce sont des Personnes déplacées internes (Pdi). Les personnes déplacées pour fait de guerres civiles ou autres rivalités ethniques et qui sont restées dans les limites de leur territoire national font également partie de cette catégorie de personnes. En considérant les circonstances de leur déplacement et les conditions dans leur lieu d’accueil, les personnes déplacées internes ont un grand besoin de protection et d’assistance », explique Remy Akpovi dans son ouvrage « Le droit des personnes déplacées internes au Bénin ». L’auteur met l’accent sur l’internalisation de la Convention de Kampala à travers la mise en place d’un instrument juridique national. Cet instrument juridique va par ailleurs contribuer à affirmer la responsabilité de l’Etat et améliorer son image vis-à-vis des engagements internationaux. Célestine Zanou, Géographe et agro-économiste, apprécie dans la préface : « Ecrit sous le prisme des accords de Kampala, ce livre est un outil d’aide à la décision en faveur des populations déplacées qui, souvent, ignorent tout de leurs droits pour verser dans des complaintes, sources de manipulations de tout genre. Inverser la tendance en portant l’information à la connaissance effective des peuples et des dirigeants, est la mission que s’est assignée l’auteur, sur un thème dont l’utilité dans la gouvernance n’est plus à démontrer ». Encore appelée Convention de Kampala, la Convention sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées internes a été signée le 23 octobre 2009 à Kampala en Ouganda et est entrée en vigueur le 6 décembre 2012. Le Bénin a signé et ratifié cette convention et se doit de l’internaliser en mettant en place des instruments juridiques de protection et d’assistance aux personnes déplacées internes sur le territoire national. Société 09 sept. 2021


Assemblée nationale : Dr Romaric Ogouwalé remplace André Okounlola
La nomination du député André Okounlola, 2e questeur de l’Assemblée nationale au poste d’ambassadeur du Bénin près la Russie ouvre le boulevard du palais des Gouverneurs à son suppléant Romaric Ogouwalé. Ce dernier sera invité très bientôt par le président de l’institution parlementaire, Louis Vlavonou, pour siéger en lieu et place du désormais ex-député élu sur la liste du Bloc républicain (Br) dans la 10e circonscription électorale. Romaric Ogouwalé va poursuivre le reste du mandat d’André Okounlola au sein de la 8e législature jusqu’à son achèvement en mai 2023. Le prochain nouveau député est docteur en géographie et enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi. Il est originaire de Kilibo dans la commune de Ouessè. Actualités 09 sept. 2021


Résurgence du virus de la grippe aviaire: Les mesures de biosécurité renforcées dans le Borgou
Depuis le 25 août dernier, l’heure est à la résurgence du virus de la grippe aviaire dans certaines localités du Bénin. Pour le moment, les communes du Borgou ne sont pas touchées. Malgré cela, les agents en service à la direction de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche au niveau du département sont présents sur le terrain pour mener des actions de sensibilisation afin de limiter sa propagation, s’il se manifestait. Il vaut mieux prévenir que guérir. Conscients de cela, le directeur départemental de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Borgou, Damien Hounkpèvi et ses collaborateurs ont, depuis quelques jours, investi le terrain pour procéder à la sensibilisation et à la prise de mesures contre la propagation du virus de la grippe aviaire. Leur démarche fait suite aux instructions qu’ils ont reçues de leur ministre de tutelle. Il leur a été demandé de veiller au renforcement des mesures de biosécurité au niveau des agriculteurs et éleveurs de volailles du département, puis la surveillance surtout aux frontières. Dans le Borgou, informe le directeur Damien Hounkpèvi, des sites infectés n’ont pas été enregistrés jusqu’à présent. « La semaine dernière, il y a eu des mortalités dans un élevage à Kalalé. Ce qui a été signalé immédiatement. Nous avons ensuite porté l’information au niveau national, puis procédé à des prélèvements qu’on a envoyés au laboratoire. Les analyses effectuées se sont révélées négatives. Ce n’était pas la grippe aviaire. Mais dans cet élevage, la vaccination n’avait pas été faite comme cela se doit », a-t-il expliqué. « Il n’y a donc pas encore de foyer de grippe aviaire à déplorer dans le Borgou », a insisté le directeur départemental. « Toutefois, nous restons en alerte générale », a poursuivi Damien Hounkpèvi. Installés au niveau des communes frontalières du département comme Tchaourou, Nikki, Kalalé et Pèrèrè, des agents de contrôle de la direction départementale veillent également au grain. Ils surveillent et empêchent les entrées de volailles et leurs dérivés sur le territoire national. D’une commune à une autre, il n’est également plus facile de faire déplacer ces produits de l’aviculture. Sur les différents marchés de volailles du département, le contrôle a également été renforcé. Les populations sont invitées à signaler les cas de mortalités massives de volailles constatés. Société 09 sept. 2021


Gilles Arsène Aïzan, psychologue clinicien: « Le viol affecte la personnalité des victimes et leur rapport à la société »
Il se note dans plusieurs localités du Bénin, ces derniers temps, une récurrence des cas de viol, notamment sur des mineures. Le phénomène prend de l’ampleur, mais la société peine à y trouver une solution. Gilles Arsène Aïzan, psychologue clinicien, évoque les conséquences du mal et suggère des pistes de solutions. La Nation : Comment expliquer la récurrence des cas de viol notamment sur les mineures ces derniers temps dans plusieurs localités du pays ? Gilles Arsène Aïzan : En réalité, le phénomène a toujours existé. Nous avons la chance maintenant qu’avec les réseaux sociaux, les nouvelles vont loin et vite. C’est ce qui fait qu’on en apprend beaucoup plus sur ces faits aujourd’hui mais je peux vous assurer que cela a toujours existé et presque dans les mêmes proportions. Il n’y a jamais eu d’étude spécifiquement orientée vers la prévalence de ce phénomène, autrement vous apprendrez qu’un fort pourcentage de femmes a été abusé sexuellement dans leur enfance ou a été agressé dans leur enfance. Pourtant, ce sont des actes qui ne manquent pas de conséquences sur la vie sociale des adolescentes surtout ! Les abus sexuels, y compris le viol, sont à l’origine de graves conséquences sur l’intégrité physique et psychique, directement liées à l’installation de troubles psychotraumatiques sévères, dont l’état de stress post traumatique. Quand ces conséquences ne sont pas prises en charge spécifiquement, quand les victimes ne sont pas secourues, écoutées, crues et bien accompagnées, elles peuvent se chroniciser et durer de nombreuses années, voire toute une vie, et avoir un impact très lourd sur la santé des victimes. Le viol affecte considérablement la personnalité des victimes et leur rapport à la société. Le viol sur la victime a le même impact psychologique que la torture. Cela traumatise et affecte la vie affective des victimes jusqu’à impacter leur descendance. La législation béninoise ne punit-elle pas assez ce mal ? Je ne porterai pas de jugement sur ce qui se fait en la matière mais je dis simplement « peut mieux faire ». Il faut suffisamment de dispositions sur le plan législatif pour prévenir ces faits et punir les auteurs. Il faut encourager les dénonciations, revoir la notion de consentement. Une victime n’arrive souvent pas à dénoncer les faits au moment de son occurrence mais beaucoup plus tard. Il faudra que le législateur connaisse les mécanismes en jeu dans un cas de viol et le processus de dénonciation par la victime ou sa prise de parole afin de mieux apporter les dispositions de lutte contre le phénomène. Revoir le délai de prescription pour que cela soit le plus long possible. A qui imputer la responsabilité entre les parents, les enfants, les auteurs et la société ? Dans notre société, les victimes de viol sont doublement victimes parce que c’est à elles qu'on reproche d’avoir eu des attitudes provocatrices ou de ne s’être pas suffisamment défendues. La faute est d’abord à la société parce que tout individu est le produit de sa société : en bien et en mal. Et il y a des références socioculturelles et au niveau pensée sociétale qui n’encouragent guère les dénonciations telles que le rang social de l’abuseur, le fait de ne pas considérer l’enfant comme sujet et croire en son discours. Que peut-on faire pour y remédier ? Il faut sensibiliser les décideurs et toute la population aux conséquences d’un viol et la dangerosité de l'acte quand la victime est une mineure. Il faut des actes forts, punir sévèrement les faits connus, mettre suffisamment de dispositions pour protéger toute personne contre des actes d’agression sexuelle évidente ou non. Il faut toutefois des mesures pour éviter toute forme de délation. Qu'en est-il des préjudices causés aux enfants en particulier ? Le viol intervenu sur un enfant a de graves conséquences sur sa vie et cela plus encore quand l’auteur est un ascendant ou s’il s’agit d’un acte incestueux (le sens de l’inceste ici est plus large et va au-delà de parent biologique pour prendre en compte toute personne en charge de l’éducation de l’enfant : parrain, enseignant, encadreur scolaire et sportif, père spirituel…) En dehors des troubles psychotraumatiques que le viol installe chez la victime, l’un des troubles les plus graves est la dissociation de la personnalité avec clivage psychique. Dans ce cas, la sexualité de la victime est profondément affectée avec une sexualité débridée, à la limite de la déviance comportementale avec une addiction à l’adrénaline et sensations fortes, une quasi perte de la notion de risque en matière de sexualité, ce qui frise parfois la provocation, voire de l’outrecuidance. Une appétence sexuelle au-dessus de la moyenne avec des comportements à risque. Dans un autre cas, on peut assister à une inhibition totale du comportement sexuel avec développement de troubles psychosomatiques (ulcère gastrique, trouble cardio-vasculaire, chute des cheveux, prise de poids…) de l’alexithymie, des difficultés relationnelles avec les proches, une quête affective massive, perte de confiance en soi. Un enfant victime de viol subit d’autres épisodes de viol avant l’âge adulte ou à l’âge adulte. Les personnes ayant subi un viol parviennent-elles à avoir une existence normale ? Non ! Elles n’arrivent pas à avoir une existence normale quoique certaines personnes fassent l’effort de contrôler leurs comportement et pensée, mais cela n’est pas facile compte tenu des conséquences traumatiques de l’acte de viol avec la construction de la personnalité de l’enfant qui en prend un coup, la construction de la suggestivité également est affectée. Tout cela est assez considérable pour une seule personne. La question de viol doit être considérée comme une question de santé publique et tous les moyens seront mis à disposition pour lutter contre, à voir le nombre de personnes que le viol touche par mois et par an. Les conséquences s’installant pour de longue durée, cela doit être véritablement pris en compte.   Société 08 sept. 2021


Médiateur de la République: Le garde des Sceaux et le représentant résident du Pnud reçus
Le médiateur de la République, Pascal Essou, s’est entretenu tour à tour, ce mardi 7 septembre à son cabinet à Porto-Novo, avec le ministre de la Justice et de la Législation, Severin Quenum et le représentent résident du Programme des Nations Unies au Bénin, Aoulé Mohamed Abchir. Avec le fonctionnaire onusien, il a été surtout question d’une visite de courtoisie. Elle a permis au représentant résident du Pnud au Bénin de présenter ses vives félicitations à Pascal Essou pour sa brillante nomination, en mai dernier, à ce poste, par le président de la République, Patrice Talon. Les deux personnalités ont saisi l’occasion pour faire le point à mi-parcours du partenariat institutionnel entre leurs deux institutions, scruter de nouveaux horizons afin de renforcer davantage ces liens de coopération. Il est envisagé l’élaboration d’une feuille de route pour l’année prochaine. « C’est une visite de courtoisie. Je voulais depuis quelque temps, rendre visite au médiateur de la République, pour le féliciter d’abord pour sa nomination et ensuite, faire le point de la collaboration que nous avons déjà eue ensemble et envisager quelques pistes de partenariat pour l’année à venir», a précisé Aoulé Mohamed Abchir. Selon lui, les équipes techniques des deux institutions vont continuer le travail pour essayer de traduire en actes concrets ce qui est retenu des discussions. Ce qui devra aboutir de manière un peu plus précise à une feuille de route pour la collaboration entre le médiateur de la République et le Pnud. Le représentant résident du Pnud au Bénin rappelle que la prochaine feuille de route qui sera élaborée ne viendra que consolider tout ce qui est déjà fait en termes de renforcement de capacités du médiateur de la République et autres. Le ministre de la Justice et de la Législation, quant à lui, n’a pas fait de déclaration à la presse à sa sortie d’audience. Les réformes attendues du médiateur de la République à l’aune des nouvelles missions à lui confiées ne manqueront pas d’être évoquées à cette rencontre, la première entre les deux personnalités depuis l’installation de Pascal Essou à la tête de cette institution. Actualités 08 sept. 2021


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