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Nouvelles

Médiateur de la République: Le garde des Sceaux et le représentant résident du Pnud reçus
Le médiateur de la République, Pascal Essou, s’est entretenu tour à tour, ce mardi 7 septembre à son cabinet à Porto-Novo, avec le ministre de la Justice et de la Législation, Severin Quenum et le représentent résident du Programme des Nations Unies au Bénin, Aoulé Mohamed Abchir. Avec le fonctionnaire onusien, il a été surtout question d’une visite de courtoisie. Elle a permis au représentant résident du Pnud au Bénin de présenter ses vives félicitations à Pascal Essou pour sa brillante nomination, en mai dernier, à ce poste, par le président de la République, Patrice Talon. Les deux personnalités ont saisi l’occasion pour faire le point à mi-parcours du partenariat institutionnel entre leurs deux institutions, scruter de nouveaux horizons afin de renforcer davantage ces liens de coopération. Il est envisagé l’élaboration d’une feuille de route pour l’année prochaine. « C’est une visite de courtoisie. Je voulais depuis quelque temps, rendre visite au médiateur de la République, pour le féliciter d’abord pour sa nomination et ensuite, faire le point de la collaboration que nous avons déjà eue ensemble et envisager quelques pistes de partenariat pour l’année à venir», a précisé Aoulé Mohamed Abchir. Selon lui, les équipes techniques des deux institutions vont continuer le travail pour essayer de traduire en actes concrets ce qui est retenu des discussions. Ce qui devra aboutir de manière un peu plus précise à une feuille de route pour la collaboration entre le médiateur de la République et le Pnud. Le représentant résident du Pnud au Bénin rappelle que la prochaine feuille de route qui sera élaborée ne viendra que consolider tout ce qui est déjà fait en termes de renforcement de capacités du médiateur de la République et autres. Le ministre de la Justice et de la Législation, quant à lui, n’a pas fait de déclaration à la presse à sa sortie d’audience. Les réformes attendues du médiateur de la République à l’aune des nouvelles missions à lui confiées ne manqueront pas d’être évoquées à cette rencontre, la première entre les deux personnalités depuis l’installation de Pascal Essou à la tête de cette institution. Actualités 08 sept. 2021


Une délégation des Forra au cabinet de Joseph Djogbénou: Les questions relatives à la paix au cœur des échanges
Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou, a reçu en audience, vendredi 3 septembre 2021, une délégation les Forces royales pour la paix et la réconciliation en Afrique (Forra). Il s’gissait pour la délégation d’échanger avec le président de la Cour sur des questions relatives à la paix et à la réconciliation au Bénin. Les questions relatives à la paix et à la réconciliation au Bénin ont fait l’objet des échanges qui ont eu lieu, vendredi 3 septembre 2021, entre le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou et une délégation les Forces royales pour la paix et la réconciliation en Afrique (Forra). « Nous sommes venus voir le président de la Cour constitutionnelle pour lui exposer les objectifs les Forra et notre vision pour accompagner le président de la République dans cette démarche qu’il mène pour qu’il y ait la paix au Bénin », a souligné Sa Majesté Dada Agbodandé III, roi de Toffo et porte-parole de la délégation, à leur sortir d’audience. A en croire le porte-parole de la délégation, le président de la haute juridiction s’est dit satisfait de leur démarche et en a profité pour leur prodiguer de sages conseils et apporter sa pierre à l’édifice. « Le président nous a conseillés et il nous a accompagnés avec des idées qui vont nous aider à atteindre nos objectifs », a-t-il fait savoir. Sa Majesté Dada Agbodandé III a profité de l’occasion pour remercier, au nom les Forra et de toutes les têtes couronnées du Bénin, le président de la République pour tout ce qu’il fait pour le pays, pour la chefferie traditionnelle et pour la paix. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Actualités 08 sept. 2021


Dégel de la crise socio politique: Plaidoyer pour la réconciliation et la paix
Les Forces royales pour la réconciliation et la paix au Bénin et en Afrique (Forra) a présenté un point d’étape de ses actions en faveur de la paix et de la réconciliation au Bénin. Dans l’après-midi d’hier mardi 7 septembre à Cotonou, ses membre ont appelé le chef de l’Etat à pardonner. « L’heure a sonné pour un pardon et une vraie réconciliation…». C’est le message délivré à l’endroit du président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, par l’organisation dénommée Forces royales pour la réconciliation et la paix au Bénin et en Afrique. Il s’agit d’un creuset qui a pris l’initiative d’aller à la rencontre des institutions de la République, des acteurs politiques de tous bords, en vue de travailler à l’affermissement du vivre ensemble au plan politique sociopolitique qu’il juge ‘’élastique’’. A en croire le secrétaire général, Lucien Medjico, les Béninois dans leur majorité ont soif de cette réconciliation. A juste titre, la Forra, créée en juillet 2019 et présidée par Dah Aglimassè Gbehinto, roi d’Adjokan, a au cours de son périple imploré le pardon du chef de l’Etat. « A chaque station, notre délégation s’est prosternée aux pieds de nos vis-a-vis que sont nos presidents d’institutions pour demander pardon, en les invitant à transmettre ce message au président de la République, père de la nation, pour le dégel total de la crise sociopolitique dans notre pays », a expliqué le secrétaire général de l’organisation, Lucien Medjico, avant d’ajouter que « s’il le faisait, il l’aurait fait en mémoire de feu Isidore de Souza et d’autres dignes fils du pays ayant laissé leurs vies pour la paix et la réconciliation». A la rencontre avec le ministre Abdoulaye Bio Tchané, ils ont insisté sur le fait qu’il urge de trouver les moyens pour sortir le pays de frictions politiques afin de permettre à celles et ceux qui vivent dans des conditions difficiles à l’extérieur mais qui ont des difficultés pour rentrer dans leur propre pays, de revenir chez eux. Les Forra plaident également pour la libération de ceux qui sont en prison pour des situations liées à la politique. Il faut rappeler que les Forra réunissent en leur sein des rois, des chefs traditionnels, princes, dignitaires de cours royales, des personnalités et leaders d’opinion qui prônent la paix, le vivre ensemble et l’unité nationale. Au cours de leur tournée, ils ont rencontré plusieurs présidents d’institutions dont le médiateur de la République, le Conseil économique et social, la Cour constitutionnelle. Actualités 08 sept. 2021


Biodiversité: Près de trois espèces sur 10 menacées, selon l’Uicn
Une nouvelle liste des espèces menacées d’extinction a été dévoilée à Marseille, le 4 septembre 2021, en marge du congrès mondial de la biodiversité. Près de 28 % des espèces étudiées sont sous la menace d’extinction. L’effondrement de la biodiversité se poursuit. 38 543 espèces sont désormais déclarées menacées sur 138 374 étudiées par l’Union internationale de conservation de la nature (Uicn) dans le monde. La liste actualisée a été dévoilée le 4 septembre 2021 dans le cadre du Congrès mondial de la nature à Marseille. Le document indique que 902 espèces sont éteintes, 8 404 sont en danger critique d’extinction. Dans le même temps, 14 647 espèces sont en « danger », 15 492 sont vulnérables et 8 127 sont quasi menacées d’extinction. Les tendances montrent que les taux normaux d’extinction ont été dépassés de 100 à 1 000 fois, suivant les espèces. Ces données ne concernent que les espèces prises en compte dans les évaluations. En effet, bien que toutes les espèces du monde ne soient pas évaluées, ce répertoire donne un aperçu de la situation globale et tire la sonnette d’alarme en vue des actions de conservation. Déjà confrontées à de multiples menaces, la faune et la flore doivent composer avec le changement climatique. La hausse des températures et par conséquent du niveau de la mer pourrait réduire les habitats de la biodiversité d’au moins 30 % dans les 45 prochaines années. À cette menace, viennent s’ajouter la dévastation de la nature qui réduit drastiquement les habitats de la faune sauvage, ainsi que la surexploitation de certaines espèces, la chasse, la pêche et les trafics. Les bijoux de l’Afrique menacés Les dernières évaluations mettent en évidence une diminution importante du nombre d’éléphants d’Afrique sur l’ensemble du continent. Le nombre d’éléphants de forêt d’Afrique a chuté de plus de 86 % en trois décennies et ils deviennent une espèce « en danger critique d’extinction». Quant à l’éléphant de savane d’Afrique, il est resté dans la catégorie des espèces « en danger». Sur un autre volet, le lion a perdu 40% de ses individus en deux décennies, devenant désormais vulnérable. C’est aussi le cas de la girafe et du guépard dont l’habitat diminue considérablement. Parmi les grands mammifères, les deux espèces de gorilles africains, le gorille de l’Est et le gorille de l’Ouest, sont en «danger critique», la dernière catégorie avant l’extinction. Toutefois, la liste rouge rapporte une amélioration de la situation des espèces de thon. Quatre d’entre ces espèces retrouvent les chemins du peuplement avec la mise en œuvre des quotas régionaux de pêche. Au regard de ces efforts, l’Uicn entend désormais publier un statut vert à côté de la Liste rouge. Ce statut prend en compte les espèces en régénération et ne compte pour le moment que 181 espèces. Ce qui est très loin de la « liste rouge ». Société 08 sept. 2021


Persistance de la pandémie de la Covid-19: Des restrictions pour freiner le mal au sein de l’Epmb
Le président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb) à travers une adresse aux fidèles de cette congrégation, à la suite des institutions du gouvernement, a opté pour des restrictions visant à freiner la propagation de la pandémie de la Covid-19. Le Conseil des ministres du mercredi 1er septembre a décidé de 14 mesures fortes pour freiner la tendance haussière des cas de contamination à la Covid-19. Dans ce cadre, le président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb), le Révérend Kponjésu Amos Hounsa, a fait des exhortations à l’endroit des fidèles de sa communauté. L’homme de Dieu se réjouit dans un premier temps de la décision du gouvernement de laisser les cultes dominicaux se poursuivre et demande pour cette raison, que le respect des gestes barrières soit de mise à cette occasion. Tout en exhortant les fidèles à se faire vacciner, il a également plaidé pour que cette sensibilisation soit continue dans tous les lieux de culte relevant de sa communauté. Troisième restriction, il est demandé au sein de l’Epmb de « limiter rigoureusement la durée des cultes à une heure trente minutes quand il y a la Sainte cène ». Kponjésu Amos Hounsa rappelle aussi que le communiqué du Conseil des ministres n’a pas demandé la fermeture des lieux de culte, «par conséquent, nous devons être responsables et accompagner le gouvernement dans la lutte contre la recrudescence de la pandémie dans notre pays ». Le Seigneur rassure dans les moments difficiles qu’il assure notre sécurité. Ainsi, que mille tombent à ton côté et dix mille à ta droite tu ne seras pas atteint, poursuit-il dans cette exhortation, reprenant le Psaume 91, verset 7. Pour rappel, le gouvernement a, il y a quelques jours, décidé de corser les mesures anti-Covid dans le pays, en exigeant entre autres le lavage systématique des mains à l’eau et au savon, l’observance de la distance de sécurité sanitaire d’un mètre au minimum entre personnes, la fermeture des discothèques et structures assimilées et l’interdiction de rassemblements festifs dans les endroits publics, y compris les plages. Aussi, il a interdit des rassemblements de plus de cinquante personnes et une limitation du nombre de passagers à bord des taxis et embarcations à trois au maximum. Le port de masques et le respect de la distance de sécurité sanitaire entre passagers à bord des transports en commun, l’obligation, pour les employeurs, sur les lieux de travail, de faire respecter le port systématique de masques, d’installer le dispositif de lavage des mains et de faire respecter la distance d’au moins un mètre entre personnes sont aussi de mise. Autres exigences faites par le gouvernement, la suspension des événements et manifestations à caractère culturel, festif, sportif et religieux. Toutefois, il est autorisé des cérémonies d’inhumation pour des rassemblements n’excédant pas cinquante personnes, lesquelles doivent respecter la distance d’au moins un mètre entre elles. Le gouvernement recommande aussi la vaccination à toute personne âgée de plus de 18 ans, notamment le personnel enseignant et administratif des établissements publics et privés avant la rentrée des classes, les étudiants, le personnel militaire et paramilitaire, les taxi-motos, toutes personnes entrant ou sortant du territoire national. Société 08 sept. 2021


Décès du syndicaliste Dieudonné Lokossou: Une « voix de la justice sociale » s’est éteinte
L’ancien secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) n’est plus. Dieudonné Lokossou s’en est allé à l’aube du 7 septembre 2021, laissant le monde syndical en deuil. 7 septembre 2021. Dieudonné Lokossou n’a pas attendu le lever du jour avant de prendre départ pour la félicité céleste. Admis 48 heures plus tôt aux urgences du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm), il y a rendu l’âme. De retour à la Bourse du travail, le secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), Noël Chadaré a du mal à cacher ses émotions. « Je suis sonné, dévasté et pratiquement inconsolable. Celui qui s’en est allé, le camarade Dieudonné Lokossou est un grand frère, un ami de tous les instants. C’est quelqu’un avec qui j’ai une relation fraternelle, chaleureuse et avec qui je partage les moments les plus difficiles », confie-t-il. Pourtant, selon ses proches, rien ne présageait d’un départ précipité du « Général » à la retraite. Il venait parfois en renfort à ses camardes de lutte, à chaque fois qu’il s’agit de la défense des intérêts des travailleurs. Mais tout a changé du coup ce premier week-end de septembre 2021. L’ancien secrétaire général de la Csa-Bénin a commencé par se plaindre de malaise. Il sera très vite admis aux urgences du Cnhu. « Les enfants disaient que sa santé s’est dégradée dans la nuit du dimanche. Je suis allé très tôt le matin le voir. Il a fait un taux de glycémie élevé de 4. C’est un peu trop. Il était dans un état comateux. Il a été envoyé donc en réanimation. C’est ce que le Sonseil des médecins a décidé», précise Noël Chadaré. Mais une fois à l’hôpital, le tableau donnait toujours des signes d’alerte. Au petit matin du mardi, il a déposé, pour toujours, les armes. « On nous a fait comprendre qu’il a rendu l’âme des suites d’une embolie pulmonaire, contrairement à ce que les gens pourraient faire croire sur les réseaux sociaux. Nous avons déposé son corps à la morgue à Akpakpa, en attendant que la famille décide de la suite. S’il était mort de Covid, on n’aurait pas eu son corps. Ils ont fait les tests et ça n’a rien à voir avec la Covid », martèle le Sg de la Cosi-Bénin. Dieudonné Lokossou est un syndicaliste très connu pour ses critiques à l’encontre des régimes. Avec verve, l’ancien secrétaire général du syndicat des travailleurs de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop) dénonçait les problèmes de gouvernance qui ont fini par emporter cette société d’Etat. Déjà en 2004, avec Guillaume Attigbé, il a été représentant de la Confédération des Syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) au Conseil d’administration de la Caisse nationale de Sécurité sociale (Cnss). Dans plusieurs autres institutions, il a laissé ses empreintes comme au Conseil économique et social. Après deux mandats consécutifs à la tête de la Csa-Bénin, le Sg Dieudonné Lokossou a passé le témoin à Anselme Amoussou en janvier 2017. Une retraite écourtée par son départ pour la félicité céleste.   Actualités 08 sept. 2021


Mise en place d’un cadre de concertation : Regards croisés des partis de l'opposition
Des assises regroupant les courants politiques se réclamant de l’Opposition sont projetées pour les tout prochains jours. Les tractations sont en cours pour donner corps à cette intention du chef de file de l'opposition, Paul Hounkpè. Les états-majors de plusieurs formations politiques de l’Opposition ont été formellement saisis par le cabinet du chef de file, Paul Hounkpè. Certains ont aussitôt réagi favorablement à l’idée de la mise en place d’un cadre de concertation de tous les acteurs se réclamant de ce courant, d’autres poursuivent les discussions, avant une imminente délibération, sur la posture à adopter face à l’initiative de Paul Hounkpè. Ainsi, malgré quelques doutes affichés au regard des querelles entretenues dans leur camp au cours de ces dernières années, la plupart des opposants sont pour le dialogue. « Pendant que le combat faisait rage, les gens nous ont trahi. Et lorsque ce sont eux qui proposent un tel cadre, vous vous demandez si c’est le prochain poignard… », indique Eugène Azatassou, membre du bureau politique du parti, ces démocrates avant d’ajouter : « En réalité, nous n’avons pas rejeté cela au niveau du parti Les Démocrates. Nous sommes en débat à l’interne, pour que lors des différentes rencontres, nous ayons nos propositions, pour que l’Opposition soit ensemble ». A l’en croire, il s’agit d’une préoccupation qui requiert une réflexion approfondie sur la méthode et les objectifs à atteindre. « Sans cela, on va vers d’autres déboires et ça ne serait pas intéressant », insiste-t-il. Au niveau de la coalition de l’Opposition dénommée Front pour la restauration de la démocratie (Frd) dont le président, l’ex-député Valentin Aditi Houdé, a été saisi, les discussions sont également en cours. « Au niveau du Frd nous sommes en discussions et nous sommes prêts à rencontrer le chef de file de l’Opposition pour approfondir les débats… », déclare Antoine Guédou, président du parti Grande solidarité république (Gsr). Ce Front de l’Opposition compte en son sein plusieurs partis et mouvements de partis dont Les Démocrates, le Grs, la Dynamique Aïvo. Pour Antoine Guédou, l’impossible ne doit pas être le jargon quotidien lorsqu’il s’agit des intérêts de la Nation. « Je pense qu’il n’y a pas autant de radicalisme en ce qui concerne l’opposition. Il peut avoir de radicalisme pour opposition au pouvoir, parce que le pouvoir qui est en place pense que s’entendre avec lui, c’est accepter ses conditions. Ça ne peut en être ainsi. C’est accepter les conditions qui avantagent la Nation, toutes les parties prenantes », souligne-t-il.

Quelques préalables pour certains

Pour d’aucuns, un cadre de concertation, tel que pensé par le chef de file de l'Opposition est un idéal mais avant, il faudra nettoyer les écuries d’Augias. Faire table rase du passé sans une clarification serait préjudiciable à la portée et survie de l’initiative. Il faut relever que ces appréhensions sont nées du fait que certains acteurs de l’Opposition ont pris part aux élections communales de 2020 et à la présidentielle de 2021, alors que d’autres sont restés sur le quai. Les derniers accusent les premiers d’avoir bénéficié d’un traitement de faveur de la part du pouvoir, et les autres rétorquent qu’ils ont fait l’option de l’alternance par les urnes, par opposition à un radicalisme destructeur. « Je crois qu’aujourd’hui à moins qu’on ne veuille pas être objectif, il y a opposition et opposition. Nous sommes tous contemporains de notre histoire politique actuelle. Et en tant que tels, nous savons qu’il existe l’Opposition proche du pouvoir en place et les autres. Parler aujourd’hui de Cadre de concertation de l’Opposition dans ce contexte comme cadre de discussions avec le pouvoir, à mon avis, n’est pas réaliste et je n’y crois pas », a confié l’ex-député Jude Lodjou. C’est une perception partagée par le président du parti Restaurer la confiance (Rlc), Irénée Agossa, qui a suggéré dans un passé récent, l’organisation des assises de l’Opposition. Selon lui, ces assises permettront de clarifier les positions. « Nous devons nous dire certaines vérités. Ce n’est qu’après cela que nous allons pouvoir mettre en place le cadre de concertation. C’est-à-dire faire d’abord la part des choses entre les différents courants. Nous, nous ne sommes pas par exemple pour une opposition armée. Notre opposition est une opposition républicaine fondée sur les droits de la République et qui pense à une alternance à travers les urnes », martèle le président du parti Restaurer la confiance (Rlc), candidat malheureux à la présidentielle de 2021.

Avancer pour le bien de tous

Loin de toutes réserves sur l’initiative en débat, le président du parti Mouvement populaire de libération (Mpl) a déjà donné son consentement. « Nous sommes partants pour toutes initiatives d’où qu’elles viennent, pour peu qu’elles se proposent de nous donner les chances de participer aux prochaines échéances… », fait savoir Expérience Tebe. Il explique que dans ce cadre, sa formation politique a été également saisie par Paul Hounkpè. « Il a posé la problématique, et son souci est de faire en sorte que les problèmes liés à la participation des partis de l’Opposition à la prochaine échéance soient débattus. Nous ne trouvons aucun inconvénient à une telle démarche», explique-t-il. Expérience Tebe espère que les questions qui seront débattues lors de la rencontre entre acteurs de l’opposition et portées au niveau du gouvernement trouveront un écho favorable, afin qu’en 2023, les intentions se concrétisent effectivement sur le terrain et que tous les partis désireux de participer à cette compétition et en remplissent les conditions puissent effectivement y prendre part.

Les yeux rivés sur 2023

C’est dire que sceptiques et non sceptiques sur l’initiative de la mise en place d’un cadre de l’Opposition, ont tous le regard tourné vers les législatives 2023. « Si nous sommes organisés nous allons décrocher presque la totalité des sièges parce que la situation actuelle est l’émanation de ce parlement, qui constitue la base de l’Etat de loi que nous vivons, puisque c’est eux qui votent les lois, qui ont fait qu’aujourd’hui nous sommes en difficulté. Donc, 2023 c’est l’heure du bilan… ». Telle est la conviction que porte le président du parti Restaurer la confiance (Rlc), Irénée Agossa. L’initiative du chef de file de l’opposition, Paul Hounkpè, est donc en terrain fertile, et reçoit l’assentiment de la quasi-totalité de ses pairs. Quelle en sera l’issue ? Bien malin qui peut répondre à cette interrogation.
Actualités 07 sept. 2021


Election des sénateurs représentant les Français établis hors de France : Jean-Damien de Sinzogan tête de liste
Les élections sénatoriales de 2021 pour les Français établis hors de France auront lieu le 26 septembre prochain. Jean-Damien de Sinzogan, né le 19 juin 1993 dans le 15e arrondissement de Paris, est en course sur la liste «La République en Marche », parti politique français lancé en avril 2016 par Emmanuel Macron, avant son avènement au pouvoir. Tête de liste et ayant pour colistiers Odile Tiacoh, Bernard Lepidi, Isabelle Guerard, Hervé Béhanzin, Evelyne Combes, Jordan Msihid et Diontan Touré, le candidat dont le père est originaire de Porto-Novo au Bénin, accorde une place à l’écologie à l’école. Ainsi, la liste portée par Jean-Damien de Sinzogan met un accent particulier sur la sensibilisation des écoliers à l’écologie ainsi qu’à la charte de l’environnement au sein des écoles (maternelles, primaires), l’augmentation de la part des menus bio dans les cantines, la mise en place de verdures et de potagers dans les  établissements scolaires, l’urbanisme écologique. Il en est de même du quota d’espaces verts applicable à l’ensemble des municipalités pour favoriser le verdissement des villes, de la consommation d’énergie adéquate dans les bâtiments publics et de la création d’un label « villes vertes » décerné sur le fondement de critères objectifs (qualité de l’air,  verdure, respect de l’environnement). Par ailleurs, pour cette élection, la liste de Jean-Damien de Sinzogan retient l’attention par son projet de voir des sociétés respectueuses de l’environnement s’implanter à travers des mesures incitatives telles qu’une fiscalité appropriée. L’incitation à l’usage de voitures électriques par la gratuité des emplacements de stationnements  municipaux reste également un point important de ce projet de société à visage écologique et humain. Le site de campagne de la liste est : www.princeofjoinville.com Société 07 sept. 2021


Vulgarisation du Code béninois de l’enfant : Les femmes du marché de Xwlacodji conscientisées
Avec l’appui de Plan International Bénin, le Comité communal de protection de l’enfant de la commune de Cotonou a organisé, vendredi 3 septembre dernier, une campagne de vulgarisation du Code de l’enfant du Bénin à l’intention des femmes du marché de Xwlacodji. En langues locales, celles-ci ont été sensibilisées à plus d’attention à l’égard des enfants et de leurs droits. Les femmes du marché de Xwlacodji en savent davantage sur le Code béninois de l’enfant et pourront désormais non seulement protéger les enfants mais aussi éviter tout ce qui porte atteinte à leurs droits. Les femmes vendeuses de poisson fumé de Xwlacodji ont en effet été la cible d’une campagne de sensibilisation aux droits des enfants et aux innovations du Code de l’enfant. C’est dans le cadre des activités du Comité communal de protection des enfants de la commune de Cotonou à travers le projet « Safe and inclusive cities for girls » de Plan International Bénin. « Avec les femmes, nous avons fait un récapitulatif des principaux droits de l’enfant et de leurs devoirs, ensuite nous les avons incitées à plus de bienveillance et de protection vis-à-vis des enfants et de leurs droits dans le marché et alentours ; puis nous avons suscité en elles le désir de mettre sur pied un mécanisme de dénonciation des différents abus à l’endroit des enfants », explique Ella Kossouoh, chef du Centre de promotion sociale de Xwlacodji. A l’en croire, cette campagne a effectivement abouti à la mise en place d’une équipe composée de trois personnes, notamment trois dames parmi les leaders du marché. La campagne s’est déroulée avec l’appui du chef quartier de Xwlacodji qui a pu galvaniser les femmes et qui a soutenu l’initiative. A l’origine de cette initiative, un constat affligeant : « Dans tous les marchés, les droits des enfants sont souvent bafoués à travers les châtiments corporels, les violences sexuelles, le travail des enfants, la maltraitance et la négligence des enfants… Il y a assez de droits qui sont bafoués dans les marchés », fait observer Ella Kossouoh. Cette campagne vient alors conscientiser les femmes du marché de Xwlacodji afin de faire d’elles les garantes du respect des droits de l’enfant. Société 07 sept. 2021


Préparatifs de la rentrée scolaire 2021 – 2022: Pas d’aspirants aux journées pédagogiques
Ils ont beau être les plus nombreux, les Aspirants au métier d’enseignant ne participeront pas aux journées pédagogiques nationales de réflexion et de concertation des enseignants. Aucun Aspirant au métier d’enseignant (Ame) ne prendra part aux journées pédagogiques nationales de réflexion et de concertation des enseignants qui se dérouleront les 09 et 10 septembre 2021. C’est ce qui leur a été notifié à la veille de cette année scolaire 2021-2022, selon Ferdinand Sourou Missenhoun, un de leurs porte-parole. « C’est une rencontre pédagogique pour discuter des questions liées au contenu et à la manière d’enseigner durant l’année. Normalement, ce sont les aspirants qui devraient bénéficier de ces journées puisque la plupart des collègues n’ont pas fait une formation pédagogique », estime le porte-parole de la Fédération nationale des collectifs des enseignants pré-insérés du Bénin. Il souligne également le fait que les aspirants soient les plus nombreux dans l’animation des établissements publics. «Mais malheureusement, nous sommes écartés de ces journées de réflexion », fait-il constater. En réalité, ce n’est pas la première fois que les aspirants sont exclus des journées pédagogiques. D’ailleurs, ils n’y ont jamais été associés. Mais ils nourrissaient l’espoir que la situation change cette année, surtout que ce point fait partie des principales doléances qu’ils ont adressées aux différentes autorités du système éducatif. Selon eux, plus que les primes qui seront perçues, c’est la formation de ces deux jours qui importe. De cela dépend la qualité des enseignements au cours de l’année scolaire. A défaut de prendre part à ces journées qui se déroulent dans chaque département, les aspirants sont contraints de s’en tenir aux animations pédagogiques qui se déroulent par discipline dans les établissements. Un contenu consistant Les journées pédagogiques nationales de réflexion et de concertation des enseignants ne seront pas une balade de santé pour les participants. Deux thèmes principaux seront développés. Les enseignants de l’enseignement général auront pour thème: « Introduction d’un socle commun de connaissances, de compétences et de culture dans le système éducatif béninois : enjeux et défis ». Il leur sera développé les généralités sur le « Socle commun de connaissances, de compétences et de culture (Scccc) », les enjeux et défis de l’introduction d’un « Socle commun de connaissances, de compétences et de culture» dans le système éducatif béninois. De leur côté, les enseignants de l’enseignement technique et de la formation professionnelle discuteront de « L’enseignement et la formation techniques et professionnels à l’ère du numérique : état des lieux et perspectives ». Ils auront deux sous-thèmes que sont l’état des lieux d’une part et les perspectives de l’utilisation du numérique d’autre part. Dans ces deux sous-secteurs de l’éducation, il est aussi prévu des activités par discipline au cours des deux journées. Actualités 07 sept. 2021


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