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Nouvelles

Préparatifs de la rentrée scolaire 2021 – 2022: Nécessité d’impliquer les enfants ?
Les préparatifs de la rentrée scolaire vont bon train à moins de quinze jours de la date retenue à cet effet. Mais cette année encore, beaucoup d’enfants n’auront pas le privilège d’être impliqués dans ce processus. Cela est tributaire du statut social des familles, qu’elles soient aisées ou pauvres. Envoyer son enfant à l’école, c’est un devoir et un challenge pour tout parent. Pour y arriver, les plus nantis ne lésinent pas souvent sur les moyens pour offrir le nécessaire à leur progéniture. Si une chose est d’envoyer les enfants à l’école, l’autre est de leur créer les meilleures conditions de réussite dès le départ. Tout part de leur implication lors de l’achat des fournitures scolaires. Du point de vue de certains acteurs du monde scolaire, les exclure de ce processus ferait fausser le jeu. Les apprenants aussi ont leur mot à dire lorsqu’il s’agit d’acheter les fournitures scolaires. La rentrée des classes, c’est pour eux et doit se préparer avec eux. Camille Koto, psychopédagogue, soutient qu’il est dans l’ordre normal des choses de les associer. Autrement, la démarche serait biaisée. « Les premiers concernés doivent être impliqués. Les parents peuvent laisser leurs enfants choisir leurs sacs et chaussures par exemple. Ils peuvent également les amener lors des achats du matériel scolaire. Les enfants apprécient toujours ce qu’ils ont eux-mêmes choisi », conçoit-il. Achat des fournitures scolaires, payement de la scolarité et autres, c’est bien. Mais la préparation d’une bonne rentrée des classes va au-delà de ces aspects. Il y a beaucoup à gagner en les impliquant dans la préparation du nouveau cycle scolaire de neuf mois. « C’est aussi une manière de leur apprendre à se prendre en charge, à devenir autonomes. Cela augmente la confiance en soi. C’est justement pour ne pas manquer cette étape que les parents doivent se libérer pour se rendre dans l’établissement de leurs enfants avant et à la prérentrée pour recevoir la liste des fournitures scolaires, les précisions sur la tenue uniforme, et autres nécessités», développe-t-il. Trop de privilèges à l’enfant Bruno Montcho, sociologue, enseignant chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), est plutôt de l’ancienne école. Il pense qu’impliquer un enfant dans la préparation de la rentrée scolaire, c’est lui offrir trop de privilèges. Ce qui ne marche pas à tous les coups : « En notre temps, les parents achetaient les fournitures scolaires sans forcément tenir compte de la liste desdites fournitures et de notre avis. A la rentrée, les enseignants nous remettaient la fameuse liste et les parents procédaient à la sélection des articles dont on devrait se servir en classe ». Les temps ont changé et il faut s’y adapter. Le sociologue en a conscience, mais il y met du bémol. Selon lui, l’implication des enfants dans la préparation des classes doit être fondée sur des critères. « Il faut associer les enfants au regard de leur volonté, de leur perception par rapport à la rentrée, et des ambitions des parents pour eux. Les parents peuvent faire les achats des cahiers et livres avec eux. Par contre, il faut savoir les amener dans les magasins pour le choix des sacs, chaussures et autres », préconise-t-il. Bruno Montcho estime qu’en prenant la liste des fournitures scolaires à l’école, les enfants sont déjà associés d’une certaine manière à la préparation de la rentrée. Il analyse la question sous deux angles. Le premier tient compte des parents aisés qui sont prêts à tout offrir à leurs enfants dans le cadre de la rentrée scolaire. Le second, c’est le cas des familles modestes et pauvres. «Un enfant qui vient d’une famille pauvre n’a pas de volonté. C’est exactement le cas des enfants qui ne fêtent pas la Noël par exemple. Les parents achètent les fournitures en fonction de leurs moyens », souligne-t-il. A un moment donné, les parents doivent faire preuve de ‘’douce dictature’’ pour ne pas se retrouver devant le fait accompli. Car, explique-t-il, dans leur quête effrénée du beau, les enfants peuvent exposer inconsciemment leurs parents. «Il faut savoir partir faire des choix avec vos enfants. Lorsque votre poche n’est pas suffisamment pleine, l’enfant peut faire des choix qui dépassent vos capacités financières. Lorsque le parent n’est pas en mesure de le satisfaire, cela relève d’une incapacité notoire. Cela pourrait même créer des tensions inutiles au sein du couple. On n’a pas toujours les moyens de satisfaire les caprices d’un enfant. Il n’est pas nécessaire de donner satisfaction aux préférences d’un enfant, encore que certaines familles en comptent plusieurs », avertit le sociologue. Il relève que, sous d’autres cieux, le choix des enfants n’est pas systématique. « Même en Europe, les parents refusent d’emmener les enfants faire des choix à des moments donnés. Il faut pouvoir les amener à se contenter de ce qu’on leur offre. Dans le cas d’espèce, il ne s’agit pas de leur demander de choisir leurs ouvrages. Le plus important, c’est de savoir les ouvrages dont ils ont besoin et de pouvoir les leur offrir dans le délai », insiste-t-il. Pour lui, ce principe est non négociable : « Il n’est pas question qu’un enfant dicte sa volonté à ses parents pour l’achat des articles autres que les fournitures scolaires. Ces articles sont du ressort des parents. Ils sont libres de les renouveler ou non ». A chaque parent donc de trouver le juste milieu pour satisfaire son enfant. Actualités 07 sept. 2021


Congrégation des Eudistes: Une vie orientée vers la miséricorde
Parmi les congrégations chrétiennes d’obédience catholique romaine, figure celle des Eudistes. Ces derniers ne vivent leur joie que dans le service aux pauvres, à la manière du Christ, au prix de sacrifices. A l’image du Christ, jusqu’à leur dernier souffle, les Eudistes portent l’amour. C’est la raison d’être de ces hommes ayant décidé de tout abandonner pour se consacrer entièrement à Dieu, même au détriment de la vie conjugale. Pour la conscience collective, renoncer à la paternité pour ce choix de vie paraît anodin, vu l’évolution du monde. Toutefois, l’amour de Dieu et le désir de servir le prochain en restent le fondement. En effet, tournés vers le Christ à travers le symbolisme du cœur, les disciples de St Jean Eudes font de Jésus, le cœur de Marie et le centre de son existence. A travers cet appel, Dieu leur permet de participer à son dessein d’amour pour le monde: « Qui enverrai-je, qui sera notre messager? » Le prophète répond: « Moi, je serai ton messager, envoie-moi » (Is 6,8). Ainsi, les appels sont nombreux et variés. Dans la congrégation de Jésus et Marie, l’histoire de chacun est unique. Si certains ont la vocation depuis la tendre enfance, d’autres l’ont expérimentée au détour d’une retraite spirituelle ou d’une expérience de vie. L’essentiel est leur dévotion totale à Dieu et leur attachement à la vie fraternelle tout en mettant de côté tout ce qui est contraire au plan divin. « Je travaillais avant de recevoir l’appel du Christ. Du coup, j’ai demandé une mise en disponibilité et j’ai fait la demande d’entrer en congrégation. Une fois intégré, j’ai suivi la formation de bout en bout. J’ai terminé le reste de ma formation à Saint-Gall qui, à l’époque, était dirigé par les Sulpiciens. A la fin, j’ai eu mon ordination à Abidjan », relate le père Séverin Lath, vice-provincial des Eudistes d’Afrique. La foi a germé comme une graine Le père Roger Médji, pour sa part, a reçu l’appel de Dieu depuis son enfance. Mais il a été dissuadé par ses proches qui lui ont fait comprendre que la vie religieuse est réservée uniquement à une certaine classe de la société dont il ne fait pas partie. C’est plusieurs années plus tard, souligne-t-il, au détour d’une conversation avec un père diocésain qu’il a pu avoir la chance d’intégrer la congrégation des Eudistes. Aujourd’hui, il exprime sa fierté de voir son rêve devenu réalité. Outre la vie de communauté qu’ils mènent, la spiritualité des frères eudistes les distingue des autres congrégations. «Nous sommes au cœur du cœur, c’est-à-dire que nous avons une vie orientée vers la miséricorde. Nous sommes plus proches surtout de ceux que la société rejette », ajoute le père Roger Médji. Une vie de prières Au nombre d’une cinquantaine, les Eudistes du Bénin mènent une vie faite de prières et d’enseignements. Parfois, le regard de la société moderne tend à influer sur leur vie, mais ils restent fermes dans la foi. Désignés comme des missionnaires de la divine miséricorde, ils ont pour rôle de distribuer les trésors de Dieu aux misérables. Ils ont choisi de vivre la vie tel que Saint Paul l’affirme dans sa parole : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est Christ qui vit en moi », Gal 2,20. Fidèles au charisme de Saint Jean Eudes de former de bons ouvriers de l’Évangile et des disciples-missionnaires, les Eudistes peuvent compter sur l’appui de nombreux laïcs pour les accompagner dans toutes leurs missions apostoliques. L’inspiration de toutes ces missions et œuvres, c’est St Jean Eudes dont la naissance est marquée par plusieurs contextes. Les Eudistes, au commencement … Le royaume de France venait de sortir d’une guerre de Cent ans entre catholiques et protestants avec des conséquences dramatiques économiquement, socialement, moralement, religieusement et bien entendu politiquement. Durant ses 79 ans de vie, Jean Eudes apportera des solutions qui auront des échos indélébiles. Né le 14 novembre 1601, Jean Eudes grandit et reçoit de ses parents et d’un prêtre de la région une éducation chrétienne. Son père l’envoie faire ses études dans une ville appelée Caen au collège des Jésuites. Durant cette jeunesse paisible, un évènement va le marquer : c’est sa première communion, un jour de Pentecôte. A douze ans, il décide de consacrer son corps par le vœu de chasteté. Ce jeune se laisse alors saisir par le mystère divin et il consent effectivement à se laisser conduire par Dieu. C’est ainsi qu’il décide de devenir prêtre. Il entre à l’oratoire de Paris, le 25 mars 1623 et fut ordonné prêtre le 20 décembre 1625. Il commence son travail dans les missions paroissiales dès 1628, trois ans après son ordination, après avoir connu l’épreuve de la maladie durant deux ans. Peu à peu, il y apporte de nouvelles méthodes, avec des prêtres en famille ou bien des réunions pour les prêtres diocésains. Ces missions tiennent une place remarquable dans la vie de Jean Eudes, non seulement par leur nombre, mais aussi et surtout par ce qu’elles suscitent en lui: il y manifeste un zèle pour le salut des âmes. C’est là, dans le contact familier avec tant de personnes, dans les villes et encore plus dans les villages que Jean Eudes prend conscience de la réalité de la vie des hommes et des femmes de son siècle avec leur pauvreté et leurs attentes. Il voit aussi l’indulgence de la foi et écrira avec beaucoup d’émotion: « C’est une chose déplorable à larmes de sang, de voir que, d’un si grand nombre d’hommes dont la terre est peuplée, qui ont été baptisés et par conséquent admis au rang des enfants de Dieu, des membres de Jésus-Christ et des temples vivants du St Esprit, et obligés à mener une vie conforme à ces divines qualités, il y a néanmoins beaucoup plus qui vivent comme des bêtes, des païens et même des démons, qu’il n’y en a qui se comportent en véritables chrétiens ». Lorsque la peste sévit dans la Normandie, Jean Eudes ne se pose pas de questions, il fonce auprès des malades, comme la miséricorde qui se laisse saisir et tend la main. Jean Eudes assiste les pestiférés jusqu’à leur mort. Il se met à l’écart avec ceux qui sont tant redoutés. Trois ans plus tard, il recommence logeant dans un des grands tonneaux qu’utilisent les paysans normands. Cette expérience montre de façon manifeste un trait de sa personne, son attention aux petits, aux délaissés, aux mal-aimés. Sa présence auprès des souffrants va le façonner. Lors de ses missions, Jean Eudes voit la misère de nombreuses femmes, en particulier les prostituées qui attendent une main tendue pour retrouver la dignité de leur vie. Ainsi en 1641, lors d’une vive interpellation en pleine ville de Caen, Jean Eudes décide d’ériger une véritable maison pour les accueillir, loger et instruire : c’est le début de la congrégation de Notre Dame de la Charité. Et par la suite, il fonde au jour de la solennité de l’Annonciation, la société de prêtres, c’est-à-dire la Congrégation de Jésus et Marie encore appelée les pères eudistes. Prière et travail Comme beaucoup de congrégations, le quotidien des Eudistes rime avec prière et travail. Tous les jours, avant l’aube, les frères se réunissent pour chanter la liturgie des heures. Cette liturgie commence par l’office des vigiles. Ensuite, vient la messe matinale qui leur permet de louer le Seigneur, de lui confier le monde et ses bassesses. « Lorsque nous nous levons les matins, la première des choses auxquelles nous nous adonnons, c’est la prière. Nous louons le Seigneur et nous lui disons merci pour la nuit qu’il nous a donnée et la journée que nous allons démarrer. Ensuite, nous suivons la messe matinale. A cette eucharistie, nous offrons le monde et nos activités au Seigneur. A défaut de se voir à midi, tout le monde se retrouve le soir et on célèbre les offices ensemble, on s’amuse et on passe au lit», fait savoir le père Séverin Lath. Le travail de la journée est le deuxième pilier des Eudistes. Prêtres attentifs aux sans-voix, les Eudistes exercent quotidiennement leur apostolat notamment en paroisses, dans des établissements catholiques d’enseignement, dans des séminaires et centres spirituels proposant divers types de retraites. Par ailleurs, nombre d’entre eux ont des missions complémentaires : prédication de retraites, animation de foyers d’étudiants et accompagnement de groupes. « Il y a certains qui sont dans les champs de la spiritualité et d’autres sont des formateurs de séminaires et des enseignants à l’université», précise-t-il. Les préalables pour un candidat Tout au long de sa formation, tout aspirant qui désire servir le Christ est en lien avec une communauté eudiste. Comme les séminaristes diocésains, l’aspirant est formé au ministère presbytéral selon les modalités. Au cours de sa formation, il vit une année spéciale d’approfondissement de la vie communautaire et de la mission eudiste. « Les Constitutions de la congrégation de Jésus et Marie demandent un temps de probation d’au moins quatre années qui permettent un discernement sur l’aptitude à vivre la mission dans l’esprit communautaire eudiste. La probation, ainsi nommée par saint Jean Eudes, est la période initiale de formation à la vie eudiste», explique le vice-provincial. La formation au cours de la probation a pour but la croissance intégrale de la personnalité du candidat, dans une cohérence de plus en plus grande entre sa foi et sa vie, afin de favoriser la pleine réalisation de sa vocation dans le plan de Dieu. « Le temps spécial de probation prend place parmi les quatre années de probation qui précèdent l’incorporation d’un candidat eudiste à la congrégation de Jésus et Marie. Ce temps, d’environ une année, doit permettre un réel discernement sur l’aptitude à vivre la mission dans l’esprit communautaire eudiste », souligne le père Roger Médji. Ce temps doit permettre d’approfondir la spiritualité de St Jean Eudes, de découvrir les communautés eudistes et la congrégation comme société de vie apostolique internationale, d’entrer dans l’esprit des Constitutions et de vivre une expérience communautaire avec d’autres candidats. Une fois la période de probation achevée, l’incorporation marque l’entrée définitive du candidat dans la congrégation pour le service de l’Église. Société 07 sept. 2021


2e journée des éliminatoires du mondial Qatar 2022 : Ecureuils et Léopards se séparent dos à dos
Les Ecureuils du Bénin ont été contraints au nul (1-1), hier, lundi 6 septembre, par les Léopards de la République démocratique du Congo lors de la 2e journée des éliminatoires du mondial Qatar 2022 à Cotonou. Les Léopards ont ouvert le score à la 11e minute par un but de Dieumerci Mbokani, tandis que Jordan Adéotie a permis au Bénin d’égaliser à la 32e minute de jeu. Le Bénin a été contraint au partage des points à domicile (1-1) par les Léopards de la Rdc, hier, lundi 6 septembre, à l’issue d’un match comptant pour la 2e journée des éliminatoires du mondial Qatar 2022. Les Léopards, pour faire oublier leur nul face aux Tanzaniens ont pris les premières initiatives offensives en assiégeant le camp béninois dès l’entame de la partie. Cédric Bakambu, Yannick Bolasié et Dieumerci M’bokani vont contraindre la défense béninoise à se replier dans sa base arrière. Suite à une touche dans le coin de corner du Bénin, Ababa Akolo retrouve Yannick Bolasié qui envoie la balle dans les mains de Saturnin Allagbé. Très en verve en ce début de partie, les joueurs de la République démocratique du Congo vont enchaîner les actions offensives. La domination congolaise est remarquable et il va falloir attendre la 6e minute pour voir la première descente du Bénin dans le camp congolais. Servi sur le côté gauche de l’attaque congolaise, Steeve Mounié retrouve Youssouf Assogba mais sa balle trop enlevée sort du terrain. Sur cette lancée, les Béninois vont s’offrir leurs deux premiers corners de la partie les 9e et 10e minutes. Cette légère pression des Ecureuils va amener les Congolais à se replier. Malheureusement, suite à un mauvais contrôle de la tête, le capitaine des Ecureuils Khaled Adénon va offrir la balle du but aux Congolais. Christian Luyindama dévie une balle mal donnée de la tête par le défenseur central béninois. Il sert Yannick Bolasié qui retrouve Dieummerci Mbokani qui bat Saturnin Allagbé de la tête. A 0-1, les Congolais vont étendre leur hégémonie sur la partie. Réunie autour de Marcel Tisserand, la défense congolaise parviendra à enrayer toutes les actions offensives menées par Cèbio Soukou, Mattéo Ahlinvi et Steeve Mounié. Esseulé sur son côté, Youssouf Assogba ne parvient pas à réussir ses centres en retrait. Dans un scénario action-réaction, les Béninois ont fini par trouver la faille dans le camp congolais après la demi-heure de jeu. A la 33e minute, sur un centre à Melvyne Doremus, Jordan Adéotie se défait de la bande à Marcel Tisserand et égalise pour le Bénin. A 1-1, la partie est relancée. Les Léopards vont chercher à reprendre l’avance sans succès. Ils vont faire face à la domination béninoise dans les 5 dernières minutes de la première mi-temps avec la belle offensive béninoise conduite par Steeve Mounié qui manque son lob de tête sur le gardien congolais Joel Kiassumbua. Présent dans les parages, Mattéo Ahlinvi récupère la balle mais va mal cadrer sa frappe. Le score restera inchangé et les deux formations vont rejoindre les vestiaires.

Et les Léopards se contentent du nul!

A la reprise, Hector Raul Cuper va dérouler son rouleau compresseur en opérant son premier changement à la 48e minute. Muzinga Ngonda cède sa place à Enerst Luzolo Nsita. Les Léopards gardent leur vivacité de la première mi-temps empêchant les Ecureuils de faire leur jeu. Comme une réponse du berger à la bergère, Michel Dussuyer va remplacer Désiré Azankpo par Jodel Dossou. Le Bénin met la pression sur le Congo avec Jordan Adéotie et Rodrigue Kossi qui gagnent tous leurs duels en milieu de terrain. Dans la foulée, les Ecureuils du Bénin vont obtenir un coup franc à la 60e minute suite à une faute sur Jordan Adéotie. Cèbio Soukou exécute la sentence mais dans le cafouillage, la balle de Jodel Dossou va heurter le montant gauche des buts du gardien congolais. Le Bénin passe à un doigt de reprendre le contrôle de la partie. Acculés, les Congolais vont multiplier les fautes. Chadrack Akolo va écoper du premier carton jaune de la partie à la 63e minute suite à une charge sur Jordan Adéotie. Deux minutes plus tard, Rodrigue Kossi, dans sa tentative de stopper les velléités offensives des fauves congolais, se verra averti par le juge central Jean Ouattara. Le sélectionneur de la Rdc apportera du sang neuf à son équipe avec les entrées de Yannick Bolasié (68e), Jonathan Bolingi (78e) et Edo Kayembé (78e) une minute après la sortie de Cèbio Soukou remplacé par Charbel Gomez. Michel Dussuyer va également lancer Junior Olaitan et Moïse Adilehou qui vont permettre au Bénin de gérer les dernières minutes de la partie dominée par les Congolais après la sortie de Rodrigue Kossi et Mattéo Ahlinvi. Malgré ce nul concédé sur ses installations, le Bénin garde la tête du groupe J avec 4 points devant la Rdc, 2 points en attendant la confrontation entre la Tanzanie et Madagascar prévue pour ce mardi au Benjamin Mkapa National Stadium de Dar es Salam.
Sports 07 sept. 2021


Disparition de Vincent Foly : Les professionnels des médias saluent une plume tranchée
Vendredi noir pour la presse béninoise. Vincent Foly s’en est allé, vendredi 3 septembre dernier, vaincu par le coronavirus. Plus qu’un coup de massue, la nouvelle de la mort du directeur de publication du journal ‘’La Nouvelle Tribune’’ a surpris nombre de professionnels des médias qui saluent la plume d’un homme prêt à tout pour défendre ses convictions, la justice et la démocratie. Témoignages de ses pairs…. Marcel Zouménou « Il était de l’école qui faisait de l'information une denrée indispensable pour la société » « Je ne sais même par où commencer, tellement tourmenté par cette nouvelle et l'idée de ne plus le revoir à jamais. J'avais appris il y a quelques jours qu'il était souffrant mais j'étais loin d'imaginer qu'il était condamné. Il était d'une santé robuste (en dix ans, je ne l'ai jamais vu tomber malade) qui me donnait la certitude qu'il était bien réservé à une plus longue vie. Vincent Foly était pour moi plus qu'un DP. C’était un maître et un guide dans la profession. Il était de l'ancienne école du journalisme ; l'école qui faisait de l'information une denrée indispensable pour la société et qu'il faut donner à tout prix. Il était également attaché au pluralisme médiatique et souffrait du fait qu'on qualifiait son journal d'opposition. " Lorsque tu exprimes une opinion contraire, tu es forcément opposant", se désole-t-il souvent. Ce qui était important pour lui, c'est que la presse reste un pilier de notre démocratie et qu'elle soit toujours capable de donner l'information juste et de dénoncer tout ce qui ne va pas. Il aimait beaucoup les " récits", les faits, presse rigoureuse, attachée au factuel. C'était un homme qui savait dire Félicitations pour le travail bien fait et n'avait aucune gêne à dire aussi que ton texte est nul. Il était franc, parfois trop taquin mais il n'était jamais dans l'adversité éternellement. Lorsqu'il se brouille avec quelqu'un, c'était souvent pour des raisons idéologiques et la réconciliation ne tarde pas à venir. C'était également un patron qui avait un sens élevé de responsabilité. Il était presque tous les jours le premier à la rédaction qu'il quittait tard après être sûr que les derniers films sont tirés. Il faisait toujours une réunion après la conférence de rédaction pour avoir une idée du contenu du journal de demain et passait le clair de son temps à lire les articles phares et les réflexions qui venaient de tous les coins du monde »? Léon Anjorin Koboudé « Vincent Foly, une plume bien tranchée » « J’avoue avoir connu la plume avant de rencontrer l’homme à plusieurs reprises. Dans ma position de journaliste, puis de consultant en communication. Si ses articles pouvaient paraître engagés, l’homme, lui était plus ouvert, tolérant, capable d’affronter la contradiction. Nous discutâmes de politique, de ses positions tranchées et de ses déceptions. Homme de conviction, il écouta mes nuances, sans renier ses positions. On pouvait discuter avec lui, en toute sérénité. Le doyen Vincent Foly était d’abord un intellectuel. La qualité de sa plume est une référence dans le milieu journalistique béninois. Et cette plume était souvent au service des causes presque perdues. Nos derniers échanges téléphoniques remontent à début 2021 et portaient autour de la liberté de presse avec en toile de fond la suspension de son journal, la Nouvelle Tribune. J’ai noté beaucoup d’amertume et de dignité dans ses propos. Et spontanément, je lui lançai ‘’Doyen, tu es une référence pour nous les jeunes !’’. Son combat contre ‘’l’unanimisme’’ dans les journaux était un sujet de principe pour lui. Avec le décès de Vincent Foly, c’est un certain courage du journalisme au Bénin qui s’éteint. Heureusement que l’homme a formé toute une génération de journalistes qui saura garder vive la flamme de la Nouvelle Tribune. Paix à ton âme, cher Doyen ! ? A.P. Virgil Houessou « Il était intransigeant sur sa liberté, l’impartialité et l’indépendance du journal » « J’ai travaillé pendant quelques mois à la Nouvelle Tribune en qualité de secrétaire de rédaction. Ce qui fait la différence au niveau de Vincent Foly, c’est son engagement professionnel et sa posture à ne servir d’épouvantail à personne et à aucun régime. Depuis la création du quotidien, il y a un peu plus de 20 ans, il ne s’est jamais aligné quelles que soient les promesses financières et d’où qu’elles viennent. Même les contrats publicitaires à moyen ou long termes ne signifiaient pas pour Vincent Foly que son journal doit avoir la bouche cousue. Il était intransigeant sur sa liberté, l’impartialité et l’indépendance du journal. Et quand vous êtes un vrai journaliste, vous avez du plaisir à travailler à La Nouvelle Tribune parce que pour Vincent Foly lorsque tout le monde trouve que tout va bien et mieux, c’est qu’il y a anguille sous roche. Et il faut aller la dénicher. C’est vrai que dans ma position de secrétaire de rédaction en ce moment-là, passer des heures après 23 h ou 00 h à dénicher cette anguille attisait l’impatience, mais quand le lendemain matin vous voyez la manchette, vous vous sentez fier d’y avoir contribué d’une manière ou d’une autre. Et c’est cela qui fait l’exception Vincent Foly. On peut lui reprocher quelques imperfections dans la gestion de sa troupe. Ce qui donne lieu à une certaine instabilité de l’équipe. Mais cela peut se comprendre par la lecture des réalités de l’environnement sociopolitique et économique du Bénin et surtout le modèle économique et managérial des entreprises de presse. Vincent Foly n’a jamais fait le choix de l’inceste avec les différents régimes qui se sont succédé. C’est cela qui fait que c’est avec fierté qu’on met dans son CV qu’en tant que journaliste, on est passé par là contrairement à d’autres journaux dont on préfère que personne ne sache que vous y avez séjourné pendant une journée. Dire en son temps que je suis à La Nouvelle Tribune, cela inspire un mélange de méfiance et de respect de la part de votre interlocuteur. Vincent Foly a su imprimer cette renommée au journal. L’histoire de la liberté de la presse au Bénin devra lui réserver de belles pages pour sa témérité, son courage et son engagement militant pour le métier de journaliste »? Société 06 sept. 2021


2e journée des éliminatoires du mondial Qatar 2022: Les Ecureuils pour confirmer face aux Léopards ce jour
Les Ecureuils du Bénin reçoivent les Léopards de la République démocratique du Congo, ce lundi 6 septembre au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou, à la faveur de la 2e journée des éliminatoires du mondial Qatar 2022. Victorieux du Barea de Madagascar, lors de la 1re journée, Khaled Adénon et ses coéquipiers devront confirmer leur prestation de la journée précédente. Le Bénin affronte, ce lundi 6 septembre au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou, pour le compte de la 2e journée des éliminatoires du mondial 2022, la République démocratique du Congo. Vainqueurs du Barea en match inaugural de cette campagne, Khaled Adénon et ses coéquipiers devront confirmer leur belle prestation de la journée précédente face aux Léopards contraints au nul sur leurs installations par la Tanzanie. Conscients de l’importance de ce match devant leur public, Michel Dussuyer et ses poulains, revenus à Cotonou après leur succès en terre malgache, ont effectué des séances d’entraînement durant tout le week-end. La dernière s’est déroulée à huis clos, ce dimanche. Absent contre le Barea de Madagascar, Jodel Dossou a rejoint l’équipe depuis vendredi dernier. Comme la plupart de ses coéquipiers, il est prêt à donner le meilleur de lui-même pour une victoire du Bénin à domicile. Le staff technique des Ecureuils peut encore compter sur son effectif composé pour la plupart de jeunes joueurs comme Mervine Doremus, Youssouf Assogba qui ont pallié l’absence de certains cadres comme David Kiki, Emmanuel Imorou en défense puis Rodrigue Kossi et Matéo Ahlinvi qui ont fait un bon match en lieu et place de Sessi d’Almeida et Stéphane Sèssègnon. Cèbio Soukou et Mounié Steeve auront à démontrer leurs talents face à la défense de la République démocratique du Congo. Les Léopards ont foulé le sol béninois, samedi dernier à minuit. Après les tests de Covid-19 et les formalités, les Léopards ont été logés dans un hôtel de la place. Les vingt-deux joueurs, déterminés à faire un bon résultat en déplacement, ont rejoint sur place le milieu offensif Neeskens Kebano, absent face à la Tanzanie. Ils ont effectué ce dimanche après-midi la traditionnelle séance de reconnaissance de la pelouse quelques minutes après les Ecureuils du Bénin. Accrochés lors de la première journée, les Congolais voudront certainement saisir cette occasion pour corriger les erreurs de leur précédent match contre la Tanzanie à Lubumbashi. Faut-il le signaler, le Bénin est premier du groupe J avec trois points suivi de la Tanzanie (1point), Rdc (1point) et de Madagascar (0 point)n Programme complet des matchs Lundi 6 Septembre Djibouti v Niger (13.00) Ouganda v Mali (13.00) Bénin v Rd Congo (13.00) Libéria v République Centrafricaine (16.00) Afrique du Sud v Ghana (16.00) Guinée v Maroc (16.00) Côte d’Ivoire v Cameroun (19.00) Mardi 7 Septembre Zambie v Tunisie (13.00) Malawi v Mozambique (13.00) Tanzanie v Madagascar (13.00) Guinée-Équatoriale v Mauritanie (16.00) Cap-Vert v Nigeria (16.00) Éthiopie v Zimbabwe (16.00) Congo-Brazzaville v Sénégal (16.00) Angola v Libye (19.00) Burkina Faso v Algérie (19.00) Soudan v Guinée-Bissau (19.00) Sports 06 sept. 2021


Héléna Capo-Chichi sur la recrudescence des cas de viol : « Les parents doivent briser le tabou … »
Déjà quatre ans que Héléna Capo-Chichi se bat contre les violences basées sur le genre à Abomey-Calavi. Pour la Présidente de l’Ong Fnd, les statistiques dévoilées sur les viols sont insignifiantes par rapport à la réalité, du fait de la loi du silence qui persiste. Elle fait des suggestions aux parents. La Nation : Pourquoi cette recrudescence des cas de viol sur mineures dans la commune d’Abomey-Calavi ? Héléna Capo-Chichi : L’abondante et fréquente évocation dans les médias et réseaux sociaux de ce phénomène est à comprendre sous l’angle des effets produits par les nombreuses actions de sensibilisation menées par le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance à travers les Centres de promotion sociale et la société civile que nous sommes. En effet, notre société, depuis toujours, cache et entretient le fléau sous un grand silence qui laisse croire que le phénomène était rare. Il a toujours existé et les victimes ont appris à vivre avec comme si c’était le prix de leur destin de Femme. Dans les cas flagrants, la société avait ses mesures de punition qui constituaient à corriger l’auteur en présence des sages et à faire des rituels dans les cas incestueux dévoilés pour conjurer le mauvais sort. Le linge sale se lavait en famille donc. Hors de la famille alors, on n’en entendait pas parler. Ainsi, la société, dans sa volonté de préservation des liens familiaux, ne favorise pas la dénonciation et entretient le fléau qui prend de l’ampleur chaque jour. Ce qui ne permet pas au public de constater la fréquence du fléau. Avec les actions des acteurs multisectoriels, les victimes et les parents prennent peu à peu conscience du danger, de la nécessité de dénoncer et de la prise en charge. L’engagement de l’Ong Fnd dans l’assistance psychosociale, médicale et judiciaire et nos actions de dénonciation des cas enregistrés à travers les médias et les réseaux sociaux ces trois dernières années ont permis aux autorités politiques et à l’opinion publique de constater l’ampleur du fléau dans la commune. Ce qui explique d’une part sa recrudescence constatée. Ces statistiques liées aux cas d’abus sexuels sur mineures dénoncés sont insignifiantes face à la réalité que vivent les filles et les femmes dans notre commune. La situation est très critique. Que doivent faire davantage les parents et l’État ? Avec la récurrence du phénomène, les parents doivent briser le tabou relatif au sexe en tenant compte de l’éducation à la santé sexuelle. S’ils ne le font pas, la rue le fera à leur place et à leurs risques et périls : enseigner à l’enfant les différentes parties de son corps y compris les parties intimes que personne absolument, soit-il un parent proche ou ami, n’a le droit de toucher. Il faut inciter les enfants à dénoncer toute personne qui enfreint à cette règle en touchant les parties intimes de leur corps et les prévenir des éventuelles conséquences de ces attouchements. Dans le même temps, il faut interdire aux enfants de recevoir des cadeaux des étrangers ou même des proches en leur absence et leur expliquer pourquoi ils ne doivent pas le faire. Instaurer un climat de complicité et de confiance avec les enfants au-delà de l’amitié est indispensable. Il faut éviter de laisser aussi les répétiteurs seuls avec les filles sans aucune surveillance. Entre autres, il faut se tenir prêt à dénoncer les violences faites à l'enfant et réprimer les coupables. En somme, promouvoir une éducation basée sur l’égalité des sexes constitue le moyen le plus sûr pour éradiquer les violences faites aux filles et aux femmes. La solidarité entre les familles restera aussi un moyen durable de protection. Pour ce qui concerne l’État, il s’agira d’amplifier les actions de prévention des actes de violence à l’égard des filles et des femmes. L’instauration d’un système qualifié de prise en charge psychosociale et d’assistance judiciaire des victimes de Vbg est indispensable. Entre autres, il faut rendre effectivement gratuite la délivrance des certificats médicaux aux survivantes afin de leur garantir l’accès à la prise en charge juridico-judiciaire. Société 06 sept. 2021


Ligue professionnelle de Basket-ball: La finale retour entre Aspac et Aspal reportée
En respect de la décision du Conseil des ministres de suspendre toutes les activités sportives sur le territoire national, le Comité transitoire de la Ligue professionnelle de Basket-ball a reporté le match comptant pour la finale retour de la Ligue Pro de Basket-ball du Bénin. « Le Comité transitoire de la Ligue professionnelle de Basket-ball a décidé de la suspension jusqu’à ce qu’il en soit autrement décidé de la Ligue Pro de Basket-ball du Bénin», indique la correspondance adressée aux responsables de Elan Sport Pro, Réal Sport, Aspac Basket-ball Club et Aspal Basket-ball Club. Ainsi, les rencontres Elan Sports Pro (Porto-Novo) # Réal Sports (Parakou) et Aspac (Cotonou) # Aspal (Parakou) prévues pour se tenir ce dimanche 5 septembre n’ont pas pu avoir lieu. Dénommés Games2, ces matchs comptaient pour la manche retour du match de classement et celle de la finale de la compétition. De même, le Comité transitoire invite les acteurs de la balle au panier à respecter les nouvelles directives du gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre des mesures urgentes pour faire face à la persistance de la Covid-19. A noter que lors du Game1, Élan Sports Pro a largement pris le dessus sur Réal Sports de Parakou, (80-51) alors que les Portuaires de l’Association sportive du port autonome de Cotonou avaient pris une légère avance sur Aspal de Parakou (81-86). Le public sportif devra attendre la reprise des compétitions pour espérer vivre ces deux matchs. Sports 06 sept. 2021


Célébration du cinquantenaire du Ceg Sainte Rita: L’année jubilaire virtuelle officiellement lancée
En prélude à la célébration des 50 ans d’existence du Collège d’enseignement général (Ceg) Sainte Rita de Cotonou, le comité d’organisation a lancé virtuellement, samedi 4 septembre dernier, l’année jubilaire dudit évènement. Occasion pour eux de rappeler aux anciens acteurs du collège, la nécessité de poursuivre le processus de mobilisation des ressources devant servir au financement des différentes activités au programme. Créé en 1971, le Collège d’enseignement général Sainte Rita commémore cette année ses 50 ans d’existence. Mais compte tenu de la crise sanitaire due au coronavirus, les membres du comité d’organisation composé des anciens élèves, enseignants, administratifs et directeurs, ont décidé de changer d’option. Ils ont lancé virtuellement, samedi 4 septembre dernier, l’année jubilaire dudit évènement qui court jusqu’au 31 août 2022. Ceci, conformément aux décisions de leur assemblée générale en date du 28 août dernier. Erick Hector Hounkpè, président du comité d’organisation, a expliqué que le lancement virtuel de l’année jubilaire intervient à la suite de la décision gouvernementale suspendant les manifestations festives du fait de la crise sanitaire. Il affirme que dans le cadre de cette célébration, il a été prévu pour le collège, un programme d’investissement à savoir : l’érection d’un mur du cinquantenaire, la confection d’une horloge murale et la réfection d’un ancien bâtiment de l’établissement. Il a saisi l’occasion pour rappeler aux anciens acteurs dudit collège, la nécessité de poursuivre le processus de mobilisation des ressources humaines et financières devant servir au financement des différentes activités au programme. « Je voudrais en tant que président solliciter que chaque compétence se manifeste pour que nous puissions constituer aussi une base de données composée de tous les corps de métiers parce que nous en aurons besoin pour davantage réussir les programmes déjà concoctés. Evidemment, pour une telle victoire, nulle compétence ne sera de trop », laisse-t-il entendre. Présent à cette cérémonie, Raoul Agboton, ancien directeur du Ceg Ste Rita, a affirmé qu’il s’agit d’une grande fête et sa réussite nécessite la participation de tous les acteurs. « Il faut que tous ceux qui sont passés par ce grand collège qui a vu former des cadres émérites puissent se joindre au comité d’organisation pour que la fête soit belle et grandiose. C’est ce que nous appelons tous de nos vœux », a-t-il déclaré. Education 06 sept. 2021


Réforme curriculaire en français et en mathématiques aux Ci et Cp: Salimane Karimou fait le point aux acteurs de l’école
Le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou, a fait aux acteurs de son sous-secteur, notamment les cadres de l’administration, Partenaires techniques et financiers, syndicats et Ong, le point de la réforme curriculaire en français et en mathématiques dans les Cours d’initiation (Ci) et Cours préparatoire (Cp). C’était vendredi 3 septembre dernier, à Porto-Novo. Les programmes d’enseignement du français et de mathématiques du Cours d’initiation (Ci) changent désormais avec l’introduction de nouveaux documents dont des cahiers d’activités et des manuels scolaires. Ils seront généralisés dans toutes les écoles dès la rentrée scolaire du 20 septembre prochain, après une phase pilote qui s’est révélée concluante à l’évaluation. C’est du moins ce qu’il faut retenir du point fait par le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou, aux acteurs de son sous-secteur à la faveur d’une rencontre d’échanges, vendredi 3 septembre dernier, à Porto-Novo. Selon lui, cette réforme curriculaire était nécessaire pour corriger les difficultés qu’éprouvent les écoliers du Ci et du Cp en français et en mathématiques. Notamment, ces apprenants ne savent ni lire, ni écrire ni compter. Toutes les évaluations à l’interne comme à l’externe ont révélé que le problème se situe à plusieurs niveaux, mais beaucoup plus à travers les curricula en termes de contenu des formations. Les programmes d’études basés sur les compétences, précise l’autorité ministérielle, n’ont pas été remis en cause dans les écoles primaires mais plutôt le contenu des formations en français et en Mathématiques jugé trop complexe, trop ambitieux pour le niveau 1 du primaire. Le contenu des formations, poursuit Salimane Karimou, était à la fois complexe pour les apprenants que pour les enseignants qui n’étaient pas suffisamment outillés et ne pouvaient pas enseigner efficacement tout le contenu tel qu’il est présenté jusque-là (Pse 2018-2030). Il fallait donc agir pour corriger le tir. La révision curriculaire a donc été initiée pour effectuer cette correction, avec l’appui de la Banque mondiale à travers le Partenariat mondial de l’éducation phase 3 (Pme3) et le budget national. Deux consultants dont un international ont été recrutés et mis à la disposition du Bénin pour accompagner les experts nationaux dans cette réforme, explique le ministre. Les produits de cette révision sont là, se réjouit-il. Les écoles privées prises en compte Salimane Karimou a expliqué que le processus a suivi trois étapes. Le premier niveau a concerné l’état des lieux où il a fallu mettre en place le dispositif requis pour apporter les corrections nécessaires aux différents documents, notamment le programme d’études. Il y a eu ensuite la phase expérimentale qui a permis de voir si ce qui est fait, correspond aux besoins à la fois des apprenants et des enseignants. Dans ce cadre, 36 écoles pilotes ont abrité la mise à l’essai des différents documents pédagogiques révisés au cours de l’année scolaire 2020-2021. Pour une comparaison objective et intelligente, il a été mis en place 36 autres écoles témoins qui ne sont pas dans le bassin expérimental pour voir si la voie choisie est meilleure à celle qui existe. Cette évaluation, à en croire le ministre, a montré une nette progression des apprenants des écoles pilotes dans les deux matières en cause par rapport à ceux des écoles témoins ciblées dans les mêmes contextes. Le processus est actuellement en train de franchir la troisième étape, celle de la généralisation. Ainsi, informe le ministre, à partir de l’année scolaire 2021-2022, les apprenants du Ci auront de nouveaux programmes en français et en mathématiques avec de nouveaux outils (manuels et cahiers d’activités). En ce qui concerne le Cp, le processus expérimental est déjà avancé. La phase expérimentale va se dérouler dès la rentrée prochaine dans les mêmes conditions que celle du Ci avec 36 classes pilotes l’année scolaire écoulée, indique le conférencier. Selon Salimane Karimou, comme changements fondamentaux dans les classes du Ci, les programmes qui étaient complexes en français et en mathématiques sont simplifiés à la fois pour les apprenants que pour les enseignants. Les manuels et cahiers d’activités seront donnés gratuitement à chaque apprenant, tant dans les écoles publiques que privées. L’écolier a la possibilité de rentrer chez lui avec le manuel et de continuer à s’exercer à la maison. Ce qui n’était pas le cas jusqu’ici où il y avait un manuel pour deux apprenants, lequel est retiré aux enfants par l’enseignant après le cours. Le ministre rassure que tous les enseignants concernés seront formés à l’usage des nouveaux outils pédagogiques aussi bien en français qu’en mathématiques. La série de formations a déjà démarré avec 600 inspecteurs et conseillers pédagogiques. Ils seront des super-formateurs qui iront à leur tour outiller 22 000 directeurs d’écoles et 150 000 enseignants du Ci des écoles publiques et privées. L’impression des livres est en cours avec une imprimerie retenue suite à un appel d’offres international. Les ouvrages seront disponibles d’ici à là, assure le ministre avant d’informer que toutes les dispositions sont prises pour leur distribution. Une agence sera recrutée pour assurer l’opération sous la houlette du ministère afin que les livres soient mis en place dans toutes les écoles publiques et privées au même moment. Education 06 sept. 2021


Crue du fleuve Mono: Des villages inondés à Athiémé
Le fleuve Mono a atteint 7 m de hauteur, samedi 4 septembre dernier, avec pour conséquence le débordement des eaux dans des exploitations agricoles et habitations. Plusieurs villages sont sous les eaux dans la commune d’Athiémé. Togblo, Adhamè et quelques autres villages de l’arrondissement d’Athiémé centre sont sous les eaux depuis quelques jours où le barrage hydroélectrique de Nangbéto a entrepris de déverser son trop plein dans le bassin du fleuve Mono en plus de ce que celui-ci recevait déjà de dame nature. Les lâchers du barrage sont si importants qu’au niveau de l’ancien port d’Athiémé, les instruments de mesure indiquaient, samedi dernier, 7 m de hauteur pour le fleuve. Le constat a été fait par le préfet du département du Mono, Bienvenu Milohin, en compagnie du maire de la commune et la directrice départementale en charge du Cadre de vie. Pour ce qui est du constat des dégâts liés au débordement du fleuve, c’est à Lonou dans l’arrondissement de Dédékpoè que la délégation s’est rendue au moyen d’une barque motorisée de la Police républicaine. Ce hameau d’environ 250 habitants fait partie des premières localités où la crue du fleuve était source de grande désolation. «Presque toutes les habitations y étaient démolies et les animaux décimés. Lonou est l’indicateur du sinistre cyclique qui frappe Athiémé », explique Célestin Amouzounvi, président des chefs de village de la commune. Contrairement à ce tableau, on a pu constater, samedi dernier, que les eaux fluviales n’ont pas quitté leur bassin. Aucune habitation n’est encore inondée à Lonou. La communauté des pêcheurs y était plutôt sereine. Néanmoins le préfet puis le maire se sont employé à la sensibilisation aux bons comportements en appelant à la vigilance dès un revirement de la situation. Au plan communal, retient le maire Saturnin Dansou, « La situation est au rouge, dans la mesure où le niveau de l’eau a atteint 7 m ». A l’en croire, l’on doit s’inquiéter notamment pour les habitants de Togblo dans l’arrondissement d’Atchannou où les informations reçues, dit-il, font état de ce que ce village est pratiquement sous l’eau. Il y a aussi, poursuit le maire, le cas du village d’Adhamè dans le même arrondissement où les exploitations agricoles sont déjà envahies par les eaux fluviales. Dans l’arrondissement d’Adohoun, ajoute-t-il, deux villages sont en souffrance. Ici, l’eau dicte sa loi dans les champs. L’arrondissement d’Athiémé centre n’est pas épargné même si l’eau n’est pas encore dans les habitations. « ous devons continuer de sensibiliser les populations qui s’entêtent à rester dans le lit du fleuve afin qu’elles comprennent que c’est déjà trop tard d’aller faire des récoltes dans les champs », conseille l’autorité communale. Le groupement de sinistrés écarté Président de la plateforme départementale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique, Bienvenu Milohin soutient qu’il était important d’effectuer cette descente sur le terrain en vue d’apprécier le niveau de risque pour déclencher, au besoin, l’alerte au niveau de cette plateforme mais aussi mettre en branle toutes les diligences requises dans ce genre de situation. «Nous avons quatre pluviomètres ici. Trois sont déjà dans l’eau », précise-t-il. Mais, selon le préfet, la grande satisfaction réside dans le fait que la situation reste sous contrôle comparativement aux années antérieures où à ce même niveau d’eau, le sinistre touchait déjà beaucoup de villages à partir de Lonou pris comme indicateur. Pour cela, il a tenu à saluer tous les acteurs de l’atténuation des nuisances de la crue du fleuve Mono. A leur tête, il retient le ministère du Cadre de vie pour avoir débouché la bouche du Roy à Grand-Popo. Le préfet défend que « La satisfaction que nous avons aujourd’hui est due en grande partie à cette ouverture de l’embouchure. On a pu l’observer sur la vitesse d’écoulement des eaux qui fait qu’on n’a pas une concentration à Athiémé ». Ceci, ajoute-t-il, pourrait être un important facteur de réduction des risques cette année. Par contre, les présentes inondations surviennent dans un contexte où le Bénin connaît une troisième vague de la pandémie de la Covid-19. Au regard de ce paramètre, l’autorité projette des mesures spéciales. « Nous sommes en train d’écarter la possibilité de déplacer les sinistrés pour les regrouper dans un centre ». Dans sa nouvelle approche, des familles d’accueil sont en cours de recensement pour que si déplacement il devrait en avoir, les sinistrés soient référés vers ces familles. Il est envisagé aussi d’accompagner ces familles pour leur permettre de garantir les besoins fondamentaux et offrir des conditions pour le respect des gestes barrières. Le préfet entend également privilégier dans ce cadre, une campagne de vaccination afin que les mesures qui seront prises ne soient pas des portes ouvertes à la Covid-19. Actualités 06 sept. 2021


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