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Nouvelles

Passage du garçon à l’âge adulte en milieu Wamaa: La bravoure durant la circoncision sans anesthésie
Fête de passage à l’âge adulte des jeunes gens de 20 ans et plus, la circoncision sans anesthésie est une pratique traditionnelle chez les Wamaa. Elle permet aux candidats d’affirmer leur identité culturelle et de montrer leur bravoure. Le jeune garçon dans l’ethnie Wamaa ne s’affirme brave et adulte qu’après avoir passé l’étape de la circoncision. Le jeune homme Wamaa a l’obligation de se soumettre à cette cérémonie à partir de 20 ans pour assurer son passage à l’âge adulte. Il s’agit, selon les témoignages, d’une étape déterminante pour l’avenir de l’intéressé qui doit résister à la peur. A défaut, une cuisante humiliation pour lui et sa famille aux conséquences sociales pesantes. Alors, devant le couteau, le jeune garçon candidat doit faire preuve de bravoure pour se faire couper le prépuce sans anesthésie. Devant le chef coutumier et une dizaine d’hommes âgés réputés, au moment de la circoncision, les hommes ne doivent laisser percevoir la moindre peur, au risque d’être disqualifiés immédiatement. Les initiés jugent que la crainte est une preuve que le Wamaa ne mérite pas de passer à l’âge adulte, témoignent certains villageois qui rapportent que la nouvelle se répand et fait le tour de la contrée. Selon la coutume, les candidats à la circoncision qui tremblent devant le couteau des initiés habilités à mener cette opération sont méprisés. Ils sont parfois obligés de fuir le village pour échapper aux critiques parce que la honte est grande. La tradition ancestrale, au-delà de l’intellectualisme, reste très suivie en dépit de la médicalisation de l’ablation du prépuce. Faire preuve de bravoure au couteau sans anesthésie À Cotiakou, un des cinq arrondissements de la commune de Tanguiéta dans le département de l’Atacora au Bénin, la cérémonie de circoncision pour le compte de cette année 2021 se déroule au cours du mois d’août, dans différents villages, selon un calendrier bien précis. À Pénitingou, un village de Cotiakou, huit candidats à la circoncision spirituellement et psychologiquement préparés attendent de connaître leur sort au cours de ladite cérémonie. La cour de l’école primaire de la localité était insuffisante pour contenir le parterre d’invités et de curieux. La préparation spirituelle passe par la prise de tisanes et des produits chimiques pour se protéger contre les éventuels mauvais sorts et renforcer sa capacité de résistance face au couteau. Des semaines, voire des mois de préparation, selon plusieurs personnes, afin de ne pas tomber sous le coup du mauvais sort ni sous des intimidations au cours de ce duel. Le candidat généralement porte un accoutrement conçu à base de cuir d’animaux traité, un bâton en main, sifflet à la bouche, oreilles percées portant des boucles, un chapeau sur la tête, des bracelets aux deux poignets… À travers des chants et des pas de danse en signe de victoire au son des tambours, le candidat se porte vers le comité de sages et d’initiés chargés de la circoncision. Il fixe le vieux circonciseur, se concentre, souffle dans le sifflet, pendant que les parents et amis s’apprêtent à louer sa bravoure à la coupure du prépuce. Le circonciseur, faut-il le souligner, est un octogénaire qui se distingue aussi par son accoutrement fait de peau de tigre, un bout de bois à la bouche. Il intervient au signal du comité qui prend soin de marquer la partie à couper. « Et il le fait avec précision, sans se tromper malgré son âge avancé », témoignent certains curieux qui ne veulent pas se faire conter cet événement capital dans la vie du Wamaa. Tour à tour, les huit candidats sont passés au couteau avant de se replier avec leurs familles respectives pour poursuivre les autres cérémonies qui durent généralement le temps de la cicatrisation de la plaie. Injection après la circoncision Sènan Fachéhoun, infirmière et chef poste au centre de santé de Cotiakou, raconte les instants d’après la circoncision chez les Wamaa. L’équipe médicale dépêchée sur les lieux est acceptée par le comité sans gêne. « Nous faisons juste du sérum antitétanique aux circoncis et les aidons aussi à désinfecter avec de l’eau de Javel le couteau puisque c’est un seul couteau pour les circoncis », témoigne l’agent de santé. Les organisateurs, selon ses explications, sont prévenus et facilitent la venue des infirmiers sur les lieux. « Ils sont prêts à se faire injecter le sérum, le chef féticheur même est prêt à ce qu’on désinfecte le couteau qu’on plonge dans l’eau de Javel et on nettoie le sang avant qu’il ne reprenne », poursuit l’agent de santé. Après la circoncision, ajoute-t-elle, beaucoup viennent au centre de santé pour saignement, puisqu’il y a des veines qui sont lésées au cours de l’opération. Dans ce cas, les infirmiers sont obligés, selon ses dires, de faire la suture pour arrêter le saignement et ils continuent le pansement. À part le saignement, il n’y a pas autre maladie qui menace les initiés. En guise de conseils, elle recommande l’utilisation d’un couteau par circoncis pour éviter des maladies. « Le même couteau pour plus de cinquante personnes, vraiment, ce n’est pas bon, on ne sait pas le statut sérologique de ces circoncis. Utiliser le couteau unique à tout le groupe fait craindre. S’ils peuvent revoir cela à l’avenir, ce serait salutaire », conseille Sènan Fachéhoun. Culture 31 août 2021


Enseignement du français et de mathématiques: De nouveaux curricula pour les classes de Ci dès la rentrée (Les livres seront distribués gratuitement aux écoliers)
Les programmes d’enseignement de français et de mathématiques du Cours d’initiation (Ci) ont connu une refonte totale avec l’introduction de nouveaux documents dont des cahiers d’activités et des manuels scolaires. Lesquels seront généralisés dans toutes les écoles dès la rentrée scolaire prochaine, après une phase pilote qui s’est révélée concluante à l’évaluation. 600 inspecteurs et conseillers pédagogiques du sous-secteur des enseignements maternel et primaire venus de l’ensemble du territoire national, renforcent leurs capacités, depuis ce lundi 30 août, à l’Ecole urbaine centre de Porto-Novo sur les programmes révisés du Cours d’initiation (Ci) en français (lecture-écriture) et en mathématique. Cette formation qui précède celle de 22 mille enseignants de la classe de Ci et des directeurs des établissements publics et privés s’inscrit dans le cadre de la généralisation de l’utilisation des curricula révisés de Cp en français et en mathématiques à la rentrée scolaire 2021-2022. La révision de ces curricula se veut la réponse du gouvernement du Bénin pour sonner le glas de la faible maitrise des disciplines de français dans les premières classes du primaire (Ci et Cp) due, selon plusieurs évaluations, à la non appropriation et la densité des programmes d’études dans ces deux disciplines. « Une évaluation des programmes d’études basés sur les compétences dans les écoles primaires a conclu que les programmes étaient trop complexes, trop ambitieux pour le niveau 1 du primaire et que les enseignants, qui n’étaient pas suffisamment outillés, ne pouvaient pas enseigner efficacement tout le contenu tel qu’il est présenté jusque-là», a fait savoir Raliou Arinloyé, représentant du ministre des Enseignements maternel et primaire, qui a ouvert les travaux. Selon lui, le processus de révision curriculaire a été conduit par la direction de l’Innovation et de l’Inspection pédagogique (Diip). Il est arrivé à terme pour le Ci. 36 écoles pilotes ont expérimenté les différents documents pédagogiques révisés au cours de l’année scolaire 2020-2021. La Banque mondiale en appui Les différentes missions de suivi et d’évaluation des apprenants à la fin de l’année scolaire ont montré une nette progression en français et en mathématiques des écoliers des écoles pilotes par rapport à ceux des écoles témoins choisies dans les mêmes contextes. Pour Raliou Arinloyé, ces différents résultats rassurent que le Bénin est sur la bonne voie et que la généralisation peut s’opérer. C’est ce qui motive, explique-t-il, l’initiative de cette formation pour outiller les conseillers pédagogiques et inspecteurs pour la réussite de cette généralisation et assurer un meilleur encadrement des enseignants en situation de classe. Les 22 mille enseignants de Ci ainsi que les directeurs d’école seront formés en deux vagues courant septembre prochain. Le représentant du ministre assure que des changements importants vont s’opérer dans les classes de Ci dès la rentrée prochaine avec l’introduction de nouveaux documents pédagogiques et la mise en œuvre des approches et pratiques pédagogiques innovantes. A cet effet, informe Raliou Arinloyé, les nouveaux cahiers d’activités de mathématiques et de français ainsi que le nouveau manuel de français seront distribués gratuitement à tous les apprenants du Ci. Yacinthe Gbayé, chargé de programme Education à la Banque mondiale, institution financière qui appuie le Bénin dans ce projet à travers le Partenariat mondial pour l’éducation phase 3 (Pme3), se réjouit de l’heureux aboutissement du processus de réforme curriculaire en cours depuis deux ans. Il a salué la qualité des documents pédagogiques conçus par les équipes techniques et dont des extraits ont été donnés aux participants à savoir notamment le référentiel révisé de français et de mathématiques ; la planification hebdomadaire des apprentissages et les progressions annuelles systématiques pour chacune des deux disciplines ; le livre de lecture décodable ; le cahier d’activités de l’élève aussi bien en français qu’en mathématiques et le guide révisé de l’enseignement de chacune des deux matières réformées. Yacinthe Gbayé a exhorté les participants à prendre la formation au sérieux afin de maîtriser au mieux la nouvelle approche pédagogique des curricula révisés au Ci. Education 31 août 2021


Arnaud Gbétchédji à propos de la sûreté radiologique : « Les rayonnements ionisants donnent des maladies comme le cancer »
Le Bénin dispose désormais d’une loi qui réglemente le secteur de la radiologie. Une avancée en matière de protection des populations contre les méfaits des rayonnements radiologiques, selon Arnaud Gbétchédji, chef de la sûreté radiologique à l’Autorité nationale de sûreté radiologique et de radioprotection (Ansr). Ce qui revient aux exploitants des différentes sources radiologiques de déclarer à l’autorité, leurs sources et le domaine dans lequel ils l’exploitent, pour des mesures. Quel processus suivre au plan national pour réglementer l’usage des matières radiologiques trois ans après le vote de la loi n°2017-29 du 15 mars 2018 portant sûreté radiologique et sécurité nucléaire en République du Bénin ? Arnaud Gbétchédji : Toutes les installations au Bénin qui utilisent des sources de rayonnements ionisants dans le cadre de la recherche ou du développement devraient se rapprocher de l’Autorité nationale de sûreté radiologique et de radioprotection (Ansr) pour faire une déclaration desdites sources et le domaine dans lequel elles sont utilisées. A la suite de cette démarche, l’Ansr répondra à la déclaration pour accorder l’autorisation si cela est nécessaire, puisque toutes les sources ne vont pas bénéficier d’une autorisation. Certaines pourraient être exemptées. Mais c’est à l’autorité de notifier à l’exploitant que sa source peut être exemptée de la réglementation ou qu’elle est sous réglementation. C’est dans ce sens que nous rencontrons les exploitants pour les sensibiliser, conformément à la loi, qu’ils ont l’obligation de déclarer leurs sources et d’avoir une autorisation avant de les exploiter. Ils ne peuvent pas utiliser ces sources simplement sans autorisation puisqu’elles peuvent porter des dommages aussi bien aux travailleurs qu’au public. Par conséquent, ceux qui utilisent les sources de rayonnements ionisants doivent les déclarer afin d’avoir une autorisation avant de les utiliser. Que peut-on entendre par rayonnements ionisants ? Les rayonnements ionisants sont des énergies un peu comme de la lumière, mais une lumière qui comporte une quantité d’énergie qui est capable de faire du mal. Ça traverse des matières, ça peut traverser des murs, des chaises, l’eau… A l’Autorité nationale de sûreté radiologique et de radioprotection, nous avons la capacité de donner des informations aux gens pour les orienter sur le type de matériel à prendre pour réduire cette lumière à une quantité qui ne va pas causer de dommages. On utilise ces sources dans le domaine de la santé, dans l’industrie, dans le domaine de la recherche et ce n’est pas limitatif, la science étant en évolution. On peut même introduire des sources dans des matières sans qu'on le sache au niveau de l’autorité. La science évolue et dès lors que ça entre dans la constitution de ces matériaux, les exploitants ont le devoir de nous les déclarer parce que quand nous allons sur le terrain avec des équipements, on a la capacité de détecter ces rayonnements. Les matières à rayonnements ionisants se trouvent-elles sur le territoire béninois? Les matières à rayonnements ionisants existent dans notre pays. Nous ne souhaitons pas des catastrophes dans notre pays parce que les rayonnements ionisants créent des dommages et donnent des maladies comme le cancer. C’est pour cela que le chef de l’Etat a jugé utile de mettre en place l'Ansr qui est là pour faire en sorte qu’il n’y ait pas de danger sur la santé des populations. Santé 31 août 2021


Trois questions à Michael Derus, ambassadeur d’Allemagne au Bénin: « La formation technique et professionnelle sera ma touche particulière »
Michael Derus est le nouvel ambassadeur d’Allemagne près le Bénin. Sa touche personnelle sera, dit-il, la poursuite des actions retenues ensemble avec le Bénin dans le secteur de la formation technique et professionnelle. Comment appréciez-vous les relations entre le Bénin et l’Allemagne ? Michael Derus : Je suis arrivé le 25 juillet 2021, et j’ai eu le privilège de présenter mes lettres de créance au président de la République, seulement deux jours après. C’était vraiment une réception chaleureuse qui, je crois, témoigne de la qualité de nos relations diplomatiques, de notre engagement de coopération dont les programmes sont évalués à un montant global de plus de 450 millions d’Euros pour le Bénin dans divers domaines et secteurs. Entre autres, il y a le domaine de l’environnement et la protection contre les effets néfastes des changements climatiques, l’agriculture, etc. A présent, nous démarrons, ensemble avec le Bénin, un programme de formation technique et professionnelle. Ce qui à mon avis relève d’une autre dimension en matière de coopération bilatérale, parce que dispenser une formation technique et professionnelle fera des personnes cibles des créateurs de richesse. Cela crée aussi les conditions préalables pour des investissements étrangers, régionaux et même domestiques directs. Comment ces programmes sont-ils retenus et mis en œuvre ? La Giz est la structure qui met en œuvre les programmes commissionnés par le gouvernement fédéral d’Allemagne. La Giz intervient dans la mise en œuvre parce que cela nécessite une expertise technique. Le rôle de l’ambassade, c’est l’engagement politique et le contrôle avec le gouvernement de la République du Bénin. Tout ce que nous faisons ici est basé sur des accords bilatéraux, c’est-à-dire sur des partenariats. Ce n’est pas l’Allemagne qui dit : on fait ci, on fait ça, et on passe à l’action. Non! On procède à des consultations et des négociations avec nos partenaires béninois pour connaitre les besoins, les nécessités, les priorités du pays pour ensuite voir nos capacités, ce que nous pouvons faire pour satisfaire ces besoins. Et cela fait l’objet d’un accord bilatéral à la fin. Quelle sera votre touche particulière dans la mise en œuvre des programmes communs ? Le service est continu à l’ambassade. Il n’y a pas de changement de politique, même avec le changement d’ambassadeur. Néanmoins, ma touche personnelle sera la poursuite des actions retenues ensemble avec le gouvernement du Bénin dans le cadre de la formation technique et professionnelle, parce que je trouve que cela apporte une plus-value, une touche particulière à notre coopération, et je sais aussi que le président Patrice Talon est beaucoup attaché à la mise en œuvre de ce programme. Ce que nous voulons faire n’est pas académique. C’est la formation et le renforcement des capacités pratiques et professionnelles. Je vous donne un exemple. Vous voyez les techniciens (mécaniciens) automobiles de la Mercedes, la plupart n’ont jamais fait l’université ou n’ont jamais appris le métier à l’université. Ils ont une formation pratique de très haut niveau parce qu’aujourd’hui, les choses ont évolué et les programmes de production et d’assemblage ne sont plus manuels mais numériques. Pour en arriver là, cela demande une formation à la hauteur des défis actuels, une formation digne du 21e siècle. C’est ce que nous voulons faire avec le gouvernement béninois dans le secteur de la formation technique et professionnelle. Cela permettra de relever le niveau de compétitivité dans le secteur, de créer des emplois et de construire un futur meilleur à la jeunesse béninoise. Education 31 août 2021


Michel Bau, président de la Confédération africaine de Badminton: « Le badminton africain monte en puissance »
Au Bénin en marge des Internationaux de Badminton et des Championnats d’Afrique U15 et U19 de badminton, le Seychellois Michel Bau, président de la Confédération africaine de Badminton, s’est entretenu avec la presse béninoise, dimanche 29 août dernier à l’Institut régional de Santé publique (Irsp) de Ouidah. Au cours de cet entretien, il a été question du niveau des compétitions, de la promotion et du développement de la discipline sur le continent. Comment se porte le badminton africain ? Le badminton africain monte en puissance. Il se porte très bien. Nous avons mis en place une série de programmes afin de permettre au badminton africain de se développer dans les années à venir. Nous travaillons à avoir le matériel et les infrastructures nécessaires pour donner le goût aux enfants dans les écoles. Le badminton est un jeu facile et intéressant. Il participe à la santé et vous n'avez pas besoin de faire plusieurs heures avant de tirer un meilleur profit de ce sport. L'Afrique arrive et aura son mot à dire dans les années à venir avec ce qui se fait actuellement. De nouveaux pays africains nous ont rejoints. Nous avons des athlètes qui ont commencé par gagner des médailles au niveau international. Quelles sont les relations avec les fédérations et les gouvernements nationaux ? Nous travaillons avec l'appui du gouvernement dans chaque pays à l’épanouissement de la jeunesse africaine à travers ce sport. Pourquoi avoir porté le choix sur le Bénin pour abriter ces compétitions ? Le Bénin fait partie des pays qui sont en train de progresser dans cette discipline. Il se retrouve dans notre vision d'inclusion et intégration des pays membres de la Confédération africaine de Badminton. Comment avez-vous trouvé le niveau de la compétition ? Je pense que le niveau de la compétition est élevé. Il va falloir continuer sur cette lancée car nous pensons investir sur les talents pour atteindre nos objectifs dans les prochaines années. Où en êtes-vous avec le programme au Shuttle time ? Ce programme est lancé mais nous travaillons pour que les athlètes puissent avoir le matériel et les équipements nécessaires. J'étais aux Jeux Olympiques de Tokyo pour envisager des partenariats visant à développer cette discipline en Afrique. Nous avons demandé des équipements. Nous pensons pallier le manque de matériels à la pratique de ce sport. Il va falloir mettre du matériel à la disposition des enfants avant de voir l’impact de ce projet. Nous allons travailler à acheter et à bénéficier de don. Votre mot de la fin Nous saluons les autorités béninoises pour avoir accepté d’accueillir toutes les délégations en dépit de cette pandémie du coronavirus et pour tout ce qu’elles font pour le développement du badminton béninois. Sports 31 août 2021


Karl Frédéric Paul, représentant résident de Plan International Bénin: « La perception envers les enfants doit changer »
Au Bénin, des milliers d’enfants doivent leur dignité et fierté à Plan International qui fait de leur bien-être, son crédo. L’avenir des enfants est prometteur avec cette institution qui entend s’investir davantage pour ses cibles. Dans cette interview, Karl Frédéric Paul, représentant résident de Plan International Bénin, revisite le chemin parcouru par l’institution, fait un point non exhaustif de sa contribution à la riposte à la Covid-19 au Bénin et envisage quelques perspectives. La scolarisation des filles est une quête permanente pour Plan International Bénin. Quel bilan peut-on faire de l’année fiscale 2021 dans un contexte de Covid-19? Karl Frédéric Paul : Plan International est la première organisation actuellement au Bénin qui mobilise les ressources, met en place des boutiques scolaires dans ses zones d’intervention pour assurer une éducation inclusive et de qualité aux enfants vulnérables, surtout les filles. Environ 36 000 enfants reçoivent directement des kits et du soutien financier pour leur santé et bien-être. Les conditions et le cadre de vie des élèves et enseignants sont aussi un défi que nous avons relevé au cours de l’année fiscale 2021. En effet, nous avons construit et doté une dizaine de modules de classe de matériel et de latrines. Nous créons aussi les conditions d’apprentissage de la gouvernance démocratique à travers plusieurs gouvernements scolaires où les enfants filles comme garçons s’impliquent et participent à la gestion et à la vie de leurs établissements. En outre, en cas d’abandon des classes, Plan International de commun accord avec les parents et les enfants, supporte les frais d’apprentissage et offre du matériel d’installation à la fin de la période d’apprentissage. Le contexte difficile de la Covid-19 qui prévaut encore n’a nullement émoussé notre détermination et nous avons réadapté nos programmes, projets et initiatives pour conduire une riposte efficace et participer à la protection des enfants surtout des filles contre les abus et les violences. Toutes les écoles, quelques marchés, les mairies et préfectures de nos zones d’intervention ont été pourvus de dispositifs de lavage des mains, de savon liquide et des milliers d’affiches de sensibilisation pour accompagner le respect des gestes barrières. Vous travaillez à développer le leadership des femmes et des filles dans tout le Bénin par le biais des campagnes au profit des filles ou encore le financement des initiatives des organisations de jeunes. Comment appréciez-vous les résultats sur le terrain ? Les renforcements de capacités des organisations de jeunes filles (environ 40 organisations de notre réseau) constituent désormais un pilier de mobilisation, d’engagement et de plaidoyer à travers la campagne ‘’Aux Filles, l’Egalité’’ avec trois demandes précises : ‘’filles et garçons, même pouvoir’’, ‘’filles et garçons, même liberté’’, ‘’filles et garçons, même représentation’’. Cette campagne entièrement menée et gérée par cinq filles leaders stagiaires à Plan International Bénin ne cesse de trouver un écho favorable auprès des jeunes filles, des garçons et des autorités à divers niveaux, surtout les préfets de nos zones d’intervention. Pour assurer plus d’impact et porter les initiatives des jeunes, nous avons mis en place le ‘’Youth Challenge Fund’’ qui a octroyé du financement à six organisations de jeunes sur la base des propositions de projets. Cette phase expérimentale nous conforte dans nos réflexions et nous entendons accroître le financement pour contribuer à amplifier la voix des jeunes filles, des femmes et surtout faire adhérer les jeunes garçons en qualité d’alliés. Outre les réseaux des quarante organisations, nous travaillons avec des partenaires comme l’Association des Blogueurs du Bénin, l’Union des Professionnels des médias du Bénin, le ministère de l’Economie numérique, Sèmè City, le Réseau ouest-africain des Jeunes femmes leaders et des jeunes filles et femmes influenceuses sur la toile pour porter loin la voix des filles. 3 filles sur les 10 sélectionnées au Bénin dans le cadre du Forum Génération Égalité pour faire le plaidoyer sur la base des dix messages des filles du Bénin proviennent de Plan International Bénin. A l’interne, les femmes disposent d’un ‘’Women Forum’’ où elles discutent des questions qui leur tiennent à cœur et notre mécanisme de promotion du leadership des femmes à des positions élevées au sein de l’institution fonctionne bien. Les grossesses précoces et ou mariages forcés, la question de la santé sexuelle et reproductive demeurent des défis. Quels sont les efforts de Plan International Bénin en la matière ? Les grossesses précoces, les mariages forcés et la santé sexuelle et reproductive sont liés et ont bénéficié de nos programmes et continuent d’être le cheval de bataille de Plan International Bénin. Nous mobilisons et travaillons avec les maires et préfets de nos zones d’intervention pour une application effective des textes contre les auteurs de ces abus sur les filles. Plusieurs textes et arrêtés ont été pris par ces autorités locales qui ont aussi rejoint le combat à nos côtés à travers des sessions d’échanges et de sensibilisation dans les lycées et collèges. Au moins, une dizaine de nos projets travaillent sur ces questions et également sur l’accès à l’information et aux méthodes modernes de contraception. Nous soutenons les filles mères à travers le financement de la formation et de l’insertion professionnelles. Les filles et les femmes doivent être en mesure de décider de leur choix, de quand elles veulent avoir des enfants, avec qui elles désirent les avoir et combien d’enfants elles veulent avoir. La campagne ‘’Zéro grossesse en milieu scolaire (ZeGroMis) est l’une des initiatives phares que nous portons avec tous les départements du Bénin. Je crois fermement en l’Etat de droit et au système judiciaire qui fonctionnent bien au Bénin. Nous travaillons sous le contrôle des lois. Il faut corriger certaines traditions pour nous permettre d’avancer sur le chemin du développement. J’ai la certitude qu’on y arrivera ensemble. Comment votre institution se positionne-t-elle dans cette lutte au regard de l’échéance des Odd ? Plan International Bénin entend contribuer par ses projets et programmes à renforcer davantage les capacités des filles et des jeunes femmes afin qu’elles puissent, à l’horizon 2030, occuper des positions de leadership dans les administrations publiques et privées et surtout dans les instances de prise de décisions. Nous continuons à mobiliser les ressources et d’autres partenaires, surtout ceux de la Plateforme des Organisations Internationales du Bénin (Pongib) afin de renverser la tendance actuelle et d’induire un réel changement à tous les niveaux. Les données sur les abus et les violences faites aux enfants et aux femmes au Bénin montrent que les acteurs ont encore du pain sur la planche. Comment Plan International Bénin compte-t-elle se démarquer en la matière ? La violence, quelle qu’elle soit, est un choix. On peut avoir les problèmes les plus graves au monde et les régler pacifiquement. Faire la violence sur les femmes et les enfants vulnérables est un acte répréhensible et criminel. La perception envers les enfants doit changer. Notre travail de plaidoyer à l’endroit des autorités locales, des leaders religieux et traditionnels mené par les jeunes filles et leurs organisations soutenues par un mécanisme flexible et innovant de financement vise à mettre en place un Mouvement National en Faveur de la Fille, véritable créneau et catalyseur pour fédérer les différentes synergies en faveur du mouvement pour l’égalité. Ce mouvement sera une réalité dans quelques mois avec les filles, les jeunes femmes et des jeunes garçons aux commandes. C’est un travail de longue haleine et nous n’entendons pas nous arrêter tant que les filles ne pourront pas apprendre, diriger, décider et s’épanouir. Un pays qui se développe comme le Bénin a tout à gagner en relevant ce défi. Les enfants et les femmes sont le futur de la nation et du monde. Faire violence sur ces deux catégories n’a absolument aucun sens. Par contre, il est nécessaire que la question de l’égalité entre les sexes devienne réalité dans nos institutions. De la dernière année fiscale à ce jour, combien d’enfants avez-vous déjà impactés ? Plus de 40 000 enfants bénéficient directement de nos interventions sans compter les bénéficiaires indirects qui se comptent par milliers. Actualité oblige ! Quel accompagnement Plan International Bénin apporte-t-elle au Bénin pour l’aider à mieux riposter à la Covid-19 ? Plan International Bénin a contribué à la mobilisation des ressources financières à travers la remise d’un chèque de quarante millions de francs Cfa au gouvernement en avril 2020. Nous travaillons avec le gouvernement par le biais des ministères concernés par la crise sanitaire à travers les sensibilisations massives au profit des élèves, des enseignants, des différents corps d’apprentissage et les divers appuis matériels et financiers au Bénin pour soutenir les efforts du gouvernement. Nous sommes en train de fournir cent mille tests Pcr pour le dépistage rapide du Covid-19. Il y a une urgence en termes d’accès à l’oxygène. Nous voulons mettre en place des accords-cadres avec des sociétés béninoises pour la fourniture de 228 000m3 d’oxygène sur le long terme. La prévention par la vaccination et les gestes barrières restent les meilleures armes contre la Covid-19. Que réserve Plan International Bénin pour ses cibles d’ici à 2026, puis à 2030 ? Nous travaillons sur les Odd 2, 3, 4, 5, 8, 11. Nous allons poursuivre nos financements en faveur des projets, ainsi que nos parrainages et renforcer les actions visant à atteindre les Odd. Le Bénin est bien parti pour atteindre la plupart de ces objectifs. Nous allons renforcer notre investissement en vue d’une amélioration de l’accès et de l’utilisation des services de santé sexuelle et reproductive des adolescentes et des jeunes vulnérables. Nous travaillerons toujours avec les autorités locales et centrales en vue d’une éducation sûre, de qualité et inclusive. Nous continuerons à mobiliser les ressources pour consolider les efforts en faveur des Objectifs du développement durable. La stratégie pays de Plan International Bénin contribue à la réalisation des objectifs du Programme d’action du gouvernement. Quel est votre mot de la fin ? Je tiens à remercier le gouvernement béninois et les autorités décentralisées pour l’excellente qualité de nos relations. Nous avons une vision commune avec les autorités béninoises. Je suis très reconnaissant de travailler avec les ministères des Affaires sociales, des Affaires étrangères, de la Santé, du Développement ainsi que ceux en charge de l’Education. Le Bénin a de magnifiques jours devant lui pour son développement. Société 30 août 2021


Revue 2020 du secteur agricole: Des propositions pour améliorer les indicateurs
La revue 2020 du secteur agricole a pris fin, vendredi 27 août dernier, sur des notes de satisfaction. Plusieurs propositions ont été faites pour améliorer les performances à l’avenir. Les leçons de 2020 tirées, les acteurs agricoles se projettent dans l’avenir. Après deux jours de discussions, ils ont fait des propositions fortes pour continuer à produire, malgré les contraintes du climat et de la Covid-19. Lesquelles propositions ont été saluées par le chef de file des partenaires techniques et financiers (Ptf) du secteur. « Il est aujourd’hui important de poursuivre les efforts pour soutenir le secteur agricole béninois face aux effets immédiats de la Covid. Cependant, il faut sans doute aussi innover, chercher des solutions sur le long terme. L’une des options par exemple serait de travailler sur la production nationale d’intrants. Aussi, la question climatique doit être plus que jamais au cœur de nos actions. Il faut poursuivre les efforts sur la transition agroécologique, en amont et en aval des filières. C’est-à-dire en amont sur les aménagements, la gestion d’eau, la production d’intrants. Puis en aval, il faut travailler sur la qualité, la transformation et la disponibilité de la production sur le marché », a souligné Jean Huchon, au nom des Ptf. Ces travaux ont permis d’évaluer le niveau de mise en œuvre des recommandations de la revue de 2019, les performances physique et financière de 2020 et la contribution des autres secteurs. Pendant deux jours, les débats et analyses ont permis non seulement de faire le point sur la campagne agricole, mais aussi de se pencher sur les défis pour la mise en œuvre du Pag2. Les menaces climatiques et sanitaires vont demeurer, mais les acteurs ont identifié des portes de sortie. « Nous ne devons pas perdre de vue que des efforts restent à fournir pour atteindre les objectifs de sécurité alimentaire et nutritionnelle, de réduction de la pauvreté », a laissé entendre Dossa Aguemon, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Les acteurs entendent faire un véritable suivi des recommandations issues de cette revue. Actualités 30 août 2021


Clôture du volet Gouvernance de Omidelta/Fonds Ane: Les parties prenantes à l’heure du bilan
Mis en œuvre pendant deux ans et demi, le volet Gouvernance du Programme Omidelta/Fonds Acteurs non étatiques a pris fin sur une note de satisfaction. Lors d’un atelier de partage de connaissances tenu en fin de semaine dernière, les parties prenantes ont relevé les acquis et bonnes pratiques qui se dégagent de l’exécution de ce programme ainsi que les perspectives. Le volet Gouvernance du Programme Omidelta/Fonds Acteurs non étatiques a atteint les objectifs attendus. Les actions sont édifiantes avec entre autres : le renforcement et la synergie des acteurs non étatiques pour la veille citoyenne dans la gestion de l'eau ; la formation des formateurs sur la veille opérationnelle; le renforcement de la concertation entre les acteurs sur les ressources locales… L'exécution de ce programme a contribué à la mise en place de bonnes pratiques de gouvernance qui sont arrimées aux Objectifs de développement durable et au Programme d’action du gouvernement. « Démarré le 4 avril 2019, le volet Gouvernance du programme Omidelta/ Fonds Ane financé par l’ambassade des Pays-Bas et géré par la Snv a été mis en œuvre par le consortium Pne Bénin, Alcrer et Social Watch. Pour un montant de 524 millions 775 mille 391 francs Cfa prévu, il a été décaissé 459 millions 260 mille 750 francs et 437 millions 858 mille 434 ont été dépensés, soit un taux d’exécution financière de 83 % à la date du 31 juillet 2021, avec un taux de réalisation physique de 91 %. L’implémentation s’est réalisée dans les 77 communes du territoire pour les aspects liés à l’approvisionnement en eau potable, l’hygiène et l’assainissement avec un accent particulier dans la basse et moyenne vallée de l’Ouémé…», résume Professeur Euloge Agbossou, président du Partenariat national de l’eau (Pne) du Bénin. A en croire Professeur Youssouf Abou, secrétaire général adjoint du ministère de l’Eau et des Mines, le volet Gouvernance du Programme Omidelta Fonds Ane a contribué, à travers la veille, à l’amélioration de la résilience, de l’équité… Le mérite revient à l’ensemble des parties prenantes, en l’occurrence : l’ambassade des Pays-Bas, la Snv, le consortium, les acteurs étatiques et non étatiques, les communes, les usagers…Le secrétaire général adjoint du ministère de l’Eau et des Mines a également salué l’efficacité du consortium Pne – Alcrer – Social Watch dans l’espoir que toutes les parties prenantes poursuivront leur rôle de veille. Messan Hadonou, représentant du coordonnateur national du Programme Omidelta/Fonds Ane, a exprimé la satisfaction de la Snv pour le travail abattu et la bonne volonté des parties prenantes. Tout en réitérant l’engagement de la Snv à accompagner la gouvernance en eau, Messan Hadonou a souhaité voir les acquis intégrés dans les habitudes. Après avoir annoncé que le Partenariat national de l’eau célèbre cette année ses 20 ans d’existence, Professeur Euloge Agbossou a réaffirmé l’engagement du Pne à veiller à la bonne gouvernance des ressources en eau. Poursuivre ! Le programme a été une réussite, mais les acteurs doivent rester mobilisés autour des défis. «Le bilan d’exécution nous rassure de l’atteinte des objectifs sur le territoire national. Le défi qui nous reste est d’assurer la durabilité des acquis et la pérennisation des bonnes pratiques. Je voudrais compter sur votre engagement effectif à relever ce défi », a déclaré Youssouf Abou. Dans le cadre de la poursuite des actions, des recommandations ont été formulées à l’endroit des différentes parties prenantes. Entre autres, il est recommandé à la Direction générale de l’Eau de prendre des dispositions pour l’achèvement du manuel de mise en place et d’animation des comités locaux de l’eau et la prise de l’arrêté de son institutionnalisation ; puis d’intégrer dans le manuel une disposition permettant d’éviter la monopolisation des postes de responsabilités du bureau desdits comités. Les mairies sont appelées à mettre en place une plate-forme numérique pour la reddition de comptes et à œuvrer pour le renforcement des capacités sur la mobilisation des ressources financières des communes pour l’amélioration de l’organisation de la reddition de comptes sur l’eau et l’assainissement. Par ailleurs, les participants recommandent au consortium Pne Bénin - Ong Alcrer et Social Watch de monter un projet pour faire des actions de consolidation des acquis de la mise en œuvre du programme et poursuivre la synergie d’actions pour la veille dans le secteur de l’eau et de l’assainissement… Société 30 août 2021


Vaccination Anti-Covid: Des éclairages sur les probables effets secondaires
Le directeur de l’Agence nationale des soins de santé primaires, Dr Thierry Lawale, s’est exprimé sur les inquiétudes et polémiques liées à la campagne nationale de vaccination contre la pandémie du coronavirus. Aucune crainte à avoir sur la réponse scientifique de l’heure contre la Covid-19. Le directeur de l’Agence nationale des soins de santé primaires, Dr Thierry Lawale, l’a martelé, samedi dernier, sur les antennes de la Télévision nationale. « Tous les vaccins qui sont déployés sur le terrain sont des vaccins efficaces, sans danger, et assez bien tolérés. Le gouvernement rassure de cela. Tous les vaccins administrés au Bénin ont été testés. Mais au-delà de tout, il y a des questions de convenances personnelles et individuelles », a-t-il expliqué sur la question du libre choix dont dispose chaque citoyen sur le type de vaccin à recevoir. Selon le spécialiste, ce choix n’est nullement lié à la qualité du produit. Au sujet des effets secondaires, il relève que c’est chose normale, la preuve d’ailleurs que l’organisme est en train de réagir aux fins de produire des anti corps. « En principe, les effets secondaires ne peuvent pas provoquer la mort du sujet vacciné. Cependant, je précise qu’en pratique médicale, il y a toujours des incidents qui sont inattendus. Mais pour ce qui est en train d’être déployé dans notre pays, on n’a pas encore enregistré ce genre de cas », souligne le directeur de l’Agence nationale des soins de santé primaires, Dr Thierry Lawale. De son intervention, il ressort également qu’il n’y a aucun lien scientifique entre le mécanisme d’action des vaccins, le groupage sanguin et le facteur rhésus. « Il faut que les gens soient rassurés et qu’ils ne prêtent pas flanc aux vendeurs d’illusions qui vont les conduire vers la mort. Je suis du groupe B, j’ai été vacciné et je suis encore vivant, alors que les allégations prétextaient que 48 heures après la vaccination, les sujets de ces groupes sanguins devraient mourir », clarifie Dr Thierry Lawale. Intérêt de l’engagement du citoyen En dépit de tout le bien dit sur la vaccination contre la Covid-19, le postulant est appelé à signer un engagement en cas de déconvenues après injection. Une formalité sujette à polémique. Le directeur de l’Agence nationale des soins de santé primaires fait observer que dans la pratique médicale, tout acte devrait être précédé d’un consentement éclairé du patient, une note signée. « On ne le faisait pas et on nous le reprochait sous certains cieux. Je voudrais préciser que le déploiement des vaccins contre la Covid s’inscrit dans un mouvement international auquel le Bénin a adhéré ; et donc par rapport à ça, il était normal de faire les choses selon les règles de l’art et dans ce contexte il est demandé aux soignants de recueillir le consentement éclairé… », affirme Dr Thierry Lawale, qui recommande à ses concitoyens, une lecture attentive du document qui leur est soumis à cette fin. « S’ils ont des ambiguïtés sur certaines lignes, qu’ils posent les questions et qu’on leur explique de fond en comble ce qui se passe au lieu de défrayer la polémique sur les réseaux sociaux », a-t-il insisté avant de rappeler que la probabilité de développer des formes graves de la Covid-19 et d’en mourir chez le sujet vacciné, ‘’est presque nulle pour le moment’’. A juste titre, le gouvernement continue de recommander fortement la vaccination qui, il faut le rappeler, est gratuite sur l’ensemble du territoire national. Santé 30 août 2021


Construction de la route du coton: Les travaux lancés en octobre prochain
Le bitumage de la route du coton sera lancé au mois d’octobre prochain. C'est une annonce faite par le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, vendredi 27 août dernier, sur la plateforme AskGouv. Bonne nouvelle pour les usagers de la route du coton, Djougou-Péhunco-Banikoara. Les travaux de bitumage de cette voie vont démarrer en octobre prochain, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji. Abordant le sujet sur AskGouv suite à la question d’un internaute, le secrétaire général adjoint du gouvernement assure que tous les travaux préliminaires sont achevés et que la route sera lancée à cette date. « En raison des pluies, les travaux n’ont pas été lancés. Mais les entreprises sont connues et elles sont en place. En principe, au cours du mois d’octobre à venir, les travaux seront lancés. La route du coton sera bientôt une réalité…», rassure Wilfried Léandre Houngbédji. Une fois achevée, la route du coton va désenclaver les 2KP et contribuer à l’amélioration des infrastructures de transport, de logistique et de commerce pour le bonheur des producteurs de cette zone réputée grenier du coton et des produits vivriers au Bénin. Fin septembre 2019, le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey, a précisé que le projet coûtera 132 milliards F Cfa. C’est à l’occasion du vote de la loi portant autorisation de ratification de l'accord de prêt signé à Lomé le 16 juillet 2019, entre la République du Bénin et la Banque ouest africaine de développement (Boad), pour le financement partiel du projet d’aménagement et de bitumage de la route Djougou-Pehunco-Kérou-Banikoara. Trois acteurs interviennent dans le plan de financement à savoir, la Banque africaine de développement (Bad) avec une contribution de 113 milliards F Cfa dont 107 milliards sous forme de prêt et 6,173 milliards de francs Cfa sous forme de don. L’Etat béninois contribue à environ 2 milliards F Cfa et la Boad accorde un prêt de 17 milliards. Parlant des caractéristiques du projet à l’époque, Hervé Hêhomey a expliqué qu’il s’agit d’une route 2 x 2 voies longue de 209,68 kilomètres. Elle est divisée en quatre lots. Le premier concerne l’axe Djougou-Péhunco, 72,48 km. Pour ce lot, la durée d’exécution des travaux est de 30 mois. Le lot 2 est Péhunco-Kérou, 72,94 km, pour une durée d’exécution de 30 mois. Le lot 3 concerne la sortie Kérou-Pk, 38,56 km, pour une durée de 24 mois et enfin le lot 4 porte sur le tronçon Pk-Banikoara distant de 25,70 km. Sa construction devrait durer 24 mois. Aussi, Wilfried Léandre Houngbédji a annoncé que les travaux préliminaires pour la construction de la route Béroubouay (Bembèrèkè)-Kandi-Malanville sont finalisés, et cette voie sera lancée « dans la même période, à peu près », que celle du coton. Actualités 30 août 2021


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