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Nouvelles

Risques de catastrophe et changement climatique: La Plateforme départementale de l’Ouémé en état d’alerte
Les membres de la Plateforme départementale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique de l’Ouémé sont plus que par le passé mobilisés pour mieux assurer leur mission surtout en ces temps de montée des eaux fluviales et de resurgence de la grippe aviaire dans nombre de communes du département. Mener des réflexions pour la prévention de tout risque de catastrophe dans le département de l’Ouémé, traiter les informations collectées auprès des différentes plateformes communales et en faire la synthèse et identifier les besoins en formation des acteurs. Telles sont, entre autres, les missions assignées aux membres de la Plateforme départementale de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation au changement climatique de l’Ouémé dont la troisième session ordinaire au titre de l’année 202 a été close, vendredi 27 août dernier. Il s’agissait également pour les participants de réfléchir aux autres volets de leurs attributions à savoir préparer les autorités administratives départementales de même que les populations à pouvoir faire face aux risques majeurs, centraliser et coordonner les secours à apporter aux populations sinistrées et surveiller les sites ou endroits à risque du département. La plateforme doit se pencher sur les voies et moyens pour son bon fonctionnement et son efficacité afin de combler les attentes des uns et des autres. La cérémonie d’ouverture a été placée sous l’égide du préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou. L’autorité préfectorale a insisté sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour le bon fonctionnement dudit creuset au profit des populations. « Le fonctionnement de la plateforme est un problème crucial. Il faut que nous montrions notre capacité en tant qu’acteurs et membres de la plateforme départementale. C’est à nous-mêmes de donner du souffle à notre plateforme », a souligné le préfet de l’Ouémé. Marie Akpotrossou a exhorté la Plateforme à inscrire parmi ses priorités la situation des eaux du fleuve Ouémé dans plusieurs communes du département et celle relative à la résurgence de la grippe aviaire à Tohouè dans la commune de Sèmè-Podji. A cet effet, les maires ont été conviés à faire parvenir à la préfecture de Porto-Novo leurs plans de contingence actualisés pour une gestion efficace des éventuels risques de catastrophe dans le département. Société 30 août 2021


Libération du domaine de la route des pêches: Le compte à rebours enclenché
Les tractations sont relancées pour la libération, début septembre, du domaine maritime de la route des pêches. Les pêcheurs ont été informés, ce vendredi 27 août, de leur prochaine destination ainsi que des modalités y afférentes. Encore 72 heures, et les engins lourds pourraient entrer en action. A Togbin, le délai du 1er septembre est sur toutes les lèvres cet après-midi du vendredi 27 août 2021. Les occupants du domaine maritime venaient d’être informés par le préfet de l’Atlantique, Jean Claude Codjia, de l’imminence des opérations de libération. La nouvelle laisse perplexes certains occupants, comme Charlotte Kakpo qui ne sait à quel saint se vouer. « Je ne sais pas si mon atelier est concerné encore, puisque c’est en brique. S’ils peuvent nous laisser et qu’on paye quelques taxes, ce serait bien. Dans le cas contraire, je ne sais que faire après avoir passé 15 ans ici. C’était totalement de la brousse», souligne cette coiffeuse. A quelques pas de là, des mareyeuses commentent, avec craintes et humour, la nouvelle. « On nous a dit que nous irons à Djègbadji. C’est vrai que nous aurons un appui pour nous reloger, mais moi je ne sais pas si je peux toujours rejoindre Tokpa pour continuer à vendre du poisson », lance l’une d’entre elles. Pêcheur, Comlan Apédito dit n’avoir d’autre choix que de s’apprêter. « On ne peut pas refuser, même si le délai ne nous suffit pas. Si déjà, on peut nous montrer nos parcelles très tôt, on prendra les dispositions. C’est bientôt la rentrée », souligne-t-il. Cette opération était prévue pour se dérouler, il y a trois mois. Les occupants étaient censés libérer les lieux avant le 14 mai 2021, pour surtout laisser place au reboisement de la côte. Mais après sa descente sur le terrain, le chef de l’Etat a décidé à la veille de l’échéance que les opérations soient suspendues, le temps que des réaménagements soient faits. Il était retenu que les maquis et restaurants ne seront pas détruits. Les pêcheurs quant à eux avaient la possibilité de rester encore sur place, pour ne pas voir perturber la scolarité de leurs enfants pour la rentrée 2020-2021. De nouvelles modalités Le délai de grâce est passé, les tractations sont relancées. Ce vendredi, l’autorité préfectorale a rassuré les populations des différents villages de pêcheurs à savoir Togbin-Daho, Adounko, Hio, Avlékété, Ahouandji, Ounvènanfidé, etc. Ils seront relogés sur deux sites dont Djègbadji. Ils auront droit à une parcelle par ménage et un appui financier pour s’installer. La côte en revanche devra être libérée début septembre. Sur place, Jean-Marie Akibodé, conseiller local à Togbin-Daho, se veut rassurant. « Le préfet nous a parlé des avantages des aménagements prévus. Ça nous sera difficile au début, mais nous allons en jouir dans le futur. Nous ferons l’effort de quitter les lieux de notre gré, le 1er septembre 2021. C’est vrai le délai ne va certainement pas suffire. Un déménagement n’est pas facile à faire. Mais nous sommes en train de prendre les dispositions pour qu’il n’y ait pas de problèmes à Togbin », martèle l’élu local. Plusieurs chefs de village contactés tiennent presque le même discours. La principale attente des uns et des autres est que les parcelles soient le plus tôt attribuées pour faciliter les déménagements. Répondant pour sa part aux préoccupations des internautes à ce sujet, dans la même journée, le porte-parole du gouvernement a lui aussi essayé de dissiper les inquiétudes. « Les actions préalables sont en cours. Le domaine identifié pour accueillir les pêcheurs qui vont devoir quitter la berge est en cours d’aménagement. Ces pêcheurs sont identifiés et vont recevoir une indemnité pour se déplacer. Et après ça, l’opération pourra se mener », a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji. Ce n’est plus qu’une question de jours pour que soit effective la libération du domaine maritime. Jean-Marie Akibodé croit que le sacrifice mérite d’être fait pour des plages attractives : « Le président a du goût. C’est sûr qu’après les travaux, la plage sera captivante »? 357 ménages à déloger à Xwlacodji Toujours sur la côte, à l’Est du Port de Cotonou, on en sait plus sur la libération de la zone de Xwlacodji. Elle concerne le vieux village prévu pour être dégagé depuis une décennie. Selon le Porte-parole du gouvernement, 357 ménages sont identifiés pour être relogés. «Un site de relogement a été identifié et est en cours de recasement. Et les 357 ménages sont entièrement d’accord pour y participer. Ça a été très participatif, parce que ce sont des gens qui sont installés depuis et qui ont des titres. Le débat a été fait. Les accords ont été trouvés. Le chef de l’Etat a demandé que cela se mène de cette façon-là. Ils vont bénéficier d’une indemnité pour se déplacer, libérer l’espace qui par la suite rentre dans le plan général d’anoblissement de cette zone et de modernisation de notre pays. Les parcelles qui seront attribuées correspondent à ce que les occupants avaient », a précisé Wilfried Léandre Houngbédji. Selon le communiqué en date du 19 août 2021 et signé du ministre du Cadre de vie, José Tonato et du ministre de la Décentralisation, Raphaël Akotegnon, la zone doit être libérée à compter du 15 septembre 2021. Actualités 30 août 2021


Assurance des catastrophes naturelles au Bénin: Des alternatives pour renforcer la résilience de l’Etat
Les catastrophes naturelles occasionnent bien souvent des dégâts matériels de grande ampleur non couverts par l’assurance classique. Face aux conséquences drastiques de ces phénomènes, l’Etat peine à venir promptement en aide à ses citoyens. Dans son livre « Le défi de l’assurance des catastrophes naturelles au Bénin », le spécialiste de l’environnement Rémy Akpovi propose des mécanismes pour renforcer la résilience des Etats et des communautés. Pour faire face aux dégâts importants engendrés par les catastrophes naturelles, l’Etat a la possibilité de s’affilier aux mécanismes international et régional. C’est entre autres, ce que Rémy Akpovi, spécialiste de l’environnement, des catastrophes et des situations d’urgence, met en exergue dans son ouvrage « Le défi de l’assurance des catastrophes naturelles au Bénin ». Au plan international, l’Etat peut recourir au Programme de financement et d’assurance des risques de catastrophe (Disaster Risk Financing and Insurance Program). C’est un programme de la Banque mondiale et de la Facilité mondiale pour la réduction des catastrophes et le relèvement (Gfdrr). Conçu en 2010, il vise à amortir les effets socio-économiques des catastrophes naturelles pour accélérer la relance de l’économie. En effet, les catastrophes naturelles engendrent des dégâts matériels dont la remise en état est indispensable pour la reprise du cours normal de la vie et la relance des activités socio-économiques. Ce Programme aide alors les gouvernants au plan national et local, les propriétaires, les entreprises, les producteurs agricoles et les populations à faible revenu à renforcer leur capacité à réagir plus rapidement et de manière résiliente aux catastrophes. Les opérations de couvertures permettent aux Etats de s’assurer contre les séismes, les ouragans ou la sécheresse sur la base d’un partenariat tripartite entre la Banque mondiale, les Etats et les sociétés d’assurance. «La Banque mondiale a créé une plateforme qui met en place les conditions nécessaires à des émissions mondiales d’obligations catastrophes », explique Rémy Akpovi. Outre ce mécanisme au plan international, il y a deux programmes régionaux de mutualisation des risques de catastrophes, notamment la Mutuelle panafricaine de gestion des risques de catastrophes (African Risk Capacity) et le Programme de financement contre les risques de catastrophe en Afrique (Africa Disaster Risk Financing). Créée en 2012 par l’Union africaine avec le soutien du Programme alimentaire mondial, la Mutuelle panafricaine de gestion des risques de catastrophes supplée aux insuffisances du programme de la Banque mondiale qui dans sa forme n’est pas assez rapide et équitable. La Mutuelle panafricaine permet aux pays membres de faire face collectivement aux risques et d’assurer une bonne gestion financière afin de pouvoir réagir face à des risques probables mais incertains. « Les paiements de la Mutuelle panafricaine sont versés au Trésor public du pays concerné dans les deux à quatre semaines suivant une récolte, de sorte que l’aide commence à être acheminée auprès des ménages qui en ont besoin dans les 120 jours, soit le délai dans lequel leurs ressources commencent à s’épuiser », précise le spécialiste de l’environnement, des catastrophes et des situations d’urgence. Lancé en octobre 2018, le Programme de financement contre les risques de catastrophe en Afrique est élaboré pour renforcer la résilience des 54 pays d’Afrique et les aider à faire face aux catastrophes naturelles. Ce programme fournit aux pays membres un financement pour une réponse rapide, y compris le décaissement de fonds d’urgence, pour faire face aux catastrophes d’origine climatique aux niveaux national et local. Mais dans le secteur privé, cette forme de mutualisation est confrontée au caractère inassurable des catastrophes naturelles. Dans son approche de solution à cette barrière, Rémy Akpovi propose aux Etats et en l’occurrence aux gouvernants béninois, l’instauration d’une assurance obligatoire catastrophes naturelles qui sera prise en compte dans les contrats d’assurance, la création d’une caisse nationale de réassurance basée sur le partenariat public-privé, la mise en place d’une assurance indicielle avec la création d’une compagnie d’assurance agricole ; et l’adoption d’une loi sur l’assurance des catastrophes naturelles qui va consacrer les trois premières recommandations. Sur le fondement de cette approche, Rémy Akpovi élabore dans son ouvrage un prototype du régime de l’assurance des catastrophes naturelles dans la législation béninoise notamment le fonctionnement de l’assurance et le mécanisme d’indemnisation. L’assurance catastrophe : une nécessité Les catastrophes naturelles sont généralement dites inassurables à cause des dégâts hors proportion qu’elles occasionnent. L’ampleur de ces dégâts matériels ne répond pas aux critères ordinaires d’assurabilité des risques. Ces dernières années, cette situation a beaucoup évolué. Bon nombre de pays ont déjà développé l’assurance des catastrophes naturelles avec des nuances ; cependant beaucoup de pays n’ont pas encore adopté une approche dans ce sens. Les pays en plein développement comme le Bénin, doivent intégrer cette approche car les catastrophes naturelles n’épargnent aucun Etat et plombent bien souvent l’élan des pays qui ne sont pas assez résilients. Rémy Akpovi dans son ouvrage intitulé « Le défi de l’assurance des catastrophes naturelles au Bénin», rappelle que les inondations de l’année 2010 au Bénin ont occasionné des pertes considérables au plan social (santé et éducation) avec la destruction d’écoles, de centres de santé, et dans les secteurs des infrastructures (transport, énergie, eau et assainissement) la dégradation de plusieurs pistes rurales. « 284 écoles et salles avaient été démolies. Le coût global de ces pertes et dommages était évalué à 127 milliards 088 millions 200 mille francs Cfa. Comment les Etats déjà confrontés au sempiternel problème budgétaire pourront-ils financer le relèvement s’il n’y a pas de dispositions prises dans ce sens ? », s’interroge-t-il. D’où la nécessité pour l’Etat de contracter une assurance catastrophe. Dans la préface du livre, Agoligan Avoha, président de la Croix-Rouge Bénin, soutient: « Le coût humain et matériel des catastrophes naturelles et l’obligation constitutionnelle pour les Etats de protéger leurs populations, appellent à une action urgente pour donner les chances d’une reprise rapide aux Etats et communautés affectés. Dès lors, la mutualisation des catastrophes naturelles s’offre comme l’une des actions les mieux indiquées ». Société 27 août 2021


Adaptation aux changements climatiques: Les acquis du projet d'appui aux plans nationaux présentés
Les documents nationaux d'adaptation aux changements climatiques sont désormais " climato-sensibles " grâce à l'appui allemand. Les bilan et perspectives ont été présentés aux acteurs clés, ce jeudi 26 août, à Cotonou, lors de l’atelier de clôture dudit projet. Fruit de la Coopération bénino-allemande, le Projet d’appui scientifique au processus de Plans nationaux d’adaptation aux changements climatiques (Pas-Pna+), mis en œuvre par la Giz pendant cinq ans, est arrivé à terme. Ce projet a offert un appui continu à la formulation, à la mise en œuvre et au suivi-évaluation du processus national des Plans nationaux d’adaptation aux changements climatiques. L’atelier de clôture du projet a été l’occasion pour les parties prenantes de mesurer la contribution du Psa-Pna+ à la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques au Bénin. De la restitution faite, l’on retient que le projet a à son actif des résultats élogieux et encourageants. Entre autres, il a soutenu l’intégration des changements climatiques dans plusieurs stratégies nationales comme le Plan national de développement et le Plan national de développement sanitaire. Avec ce projet, des études de vulnérabilité ont été réalisées dans quatre secteurs à savoir agriculture, ressources en eau, protection du littoral et santé. Ces études ont permis de définir les mesures prioritaires dans les quatre secteurs cités, de les hiérarchiser pour permettre au pays de mieux faire face aux effets néfastes des changements climatiques. Le Psa-Pna a également contribué au renforcement de capacités scientifiques des universitaires dans le domaine des changements climatiques, et facilité les échanges d’expériences entre acteurs des pays dans lesquels il a été mis en œuvre. Avec le travail abattu, le Bénin peut être sûr d’avoir des stratégies qui intègrent les effets néfastes des changements climatiques dans les domaines du développement durable, de l’économie, etc. pour le bonheur des populations. Nole Buenner, chargée du projet, et Michael Derus, ambassadeur d’Allemagne au Bénin, apprécient fortement les acquis du projet et la collaboration de toutes les parties prenantes. Après avoir rappelé l’importance du Pas-Pna+ et les résultats obtenus, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José D. Tonato, a exprimé sa reconnaissance au gouvernement allemand et aux parties prenantes, puis rassuré l’Allemagne de l’engagement du Bénin à poursuivre les actions engagées afin de pérenniser l’œuvre. Forts des prouesses réalisées, le Bénin et l’Allemagne demeurent convaincus qu’une riposte efficace aux effets néfastes des changements climatiques exige une approche multisectorielle impliquant l’ensemble des acteurs et une coopération internationale soutenue. Le Pas-Pna est financé par le ministère allemand de l’Environnement, de la Protection de la nature et de la Sûreté nucléaire. Il est mis en œuvre au Bénin, au Burkina Faso et au Sénégal. Environnement 27 août 2021


Valorisation des potentialités touristiques et culturelles du Bénin: Le Conseil de gestion de Koutammakou installé
Koutammakou, le pays des Batammariba attend d’être révélé pour ainsi devenir une destination phare au Bénin. Le ministre Jean-Michel Abimbola a posé l’un des premiers actes à travers l’installation, ce jeudi 26 août 2021, du Conseil de gestion dudit site. Un premier jalon, et pas des moindres, est posé. Koutammakou a son conseil de gestion sur lequel le gouvernement pourrait s’appuyer pour faire rayonner le pays des Batammariba. Cet organe a été installé ce jeudi par Jean-Michel Abimbola, ministre en charge du Tourisme. En effet, Koutammakou, un vaste territoire transfrontalier de 271 826 ha dont 240 658 ha du côté béninois se distingue par son architecture traditionnelle dominée par des Tata Somba et des espaces naturels auxquels sont associées des pratiques socioculturelles encore vivaces. Au plan touristique, cette volonté manifeste de mettre en patrimoine et en tourisme la particularité que constitue le pays des Batammariba, se traduit par la mise en place de la « Route des Tata ». A cela s’ajoute, la validation en cour, du dossier d’inscription du site de Koutammakou sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Hier jeudi 26 août, Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, accompagné de son directeur de cabinet, du directeur général de l’Agence nationale pour la promotion du patrimoine et le développement du tourisme (Anpt) et du directeur du patrimoine culturel, est allé procéder à l’installation du Conseil de gestion du Koutoummakou et à l’ouverture des travaux de sa première session ordinaire. Véritable destination touristique « (…) En une année, soit en 2020, nous avons réussi la prouesse de préparer et de déposer le dossier d’extension de l’inscription de Koutammakou sur la liste du patrimoine mondial. L’approbation de cette extension par la 45e session du Comité du patrimoine mondial qui se tiendra en 2022, viendra confirmer la Valeur universelle exceptionnelle (Vue) de ce bel espace culturel, faisant du Koutammakou béninois, une véritable destination touristique… » a rassuré le ministre Jean-Michel Abimbola. Il énumère les différents chantiers ouverts par le gouvernement dans le cadre de la transformation structurelle de l’économie, notamment la recherche et la mise en valeur des potentialités des différentes localités du territoire national. Mieux, dans son intervention, il a souligné les dispositions pratiques qu’exige la gestion d’un bien du patrimoine mondial, dont l’installation d’un Conseil de gestion chargé de mettre en œuvre le plan de gestion et de conservation préalablement élaboré. Une équipe qui, selon Paul Akogni, directeur du Patrimoine culturel, est constitué de toutes les parties prenantes et qui a pour mission de mettre en œuvre les actions prévues dans le plan de gestion pour les quatre années à venir. Présidé par le directeur de cabinet du ministère en charge de la Culture, le conseil de gestion de Koutammakou est composé des maires des communes de Boukoumbé, Natitingou et Toucoutouna respectivement aux postes de vice-présidents, du Président de la commission nationale linguistique Ditammari et des représentants des communautés locales. Tout en leur promettant le soutien des services centraux et déconcentrés du ministère ainsi que de l’Anpt, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts a invité les nouveaux conseillers à contribuer de façon significative et dans l’esprit de l’arrêté ministériel créant le conseil de gestion de Koutammakou, à l’atteinte des objectifs de valorisation, de promotion et de préservation de la valeur universelle exceptionnelle de cette aire culturelle. Notons qu’une mission du Conseil international des monuments et sites (Icomos) sera au Bénin dans les jours à venir pour évaluer le dossier. Le conseil de gestion qui a tenu sa première session ordinaire ce jeudi, aussitôt après son installation, a été invité à prendre les dispositions nécessaires pour la réussite de cette mission. Culture 27 août 2021


Vaccination contre la Covid-19: Martin Assogba invite à opérer le choix de la raison
Le président de l’Ong Alcrer, Martin Vihoutou Assogba, se joint à la campagne de sensibilisation pour une large couverture vaccinale contre la Covid-19 au Bénin. Stop Covid ! Tel semble être le mot d’ordre de tous les acteurs de la vie socio-économique et politique, pour endiguer ce mal qui prend de l’ampleur sur l’ensemble du territoire national. A travers un communiqué en date du mercredi 25 août, le président de l’Ong Alcrer, Martin Vihoutou Assogba, relève que depuis quelques semaines, le Bénin fait face à la troisième vague de la Covid-19 sur l’ensemble du territoire national. Et que cette résurgence du mal est caractérisée par une flambée inédite des cas d’infection à la forme grave de la Covid-19 avec un nombre élevé de décès au sein des populations. A juste titre, il invite ses compatriotes à une mobilisation générale pour se rendre dans les centres de vaccination mis en place en vue de bénéficier gratuitement des doses de vaccin déjà acquises par le gouvernement. «Consciente que la jouissance d’une parfaite santé est la condition sine qua non pour mener une vie épanouie et désireuse de voir les bras valides de notre peuple continuer à œuvrer sans répit pour le développement et le rayonnement du Bénin, l’Ong Alcrer invite tous les citoyens béninois à une mobilisation générale », peut-on lire dans l’adresse de Martin Vihoutou Assogba. A l’en croire, se faire vacciner c’est atténuer les effets dévastateurs et brutaux de la Covid-19 en cas d’infection. « Faisons dès à présent le choix de la raison que constitue la vaccination pour nous prémunir contre cette pandémie et ses multiples conséquences dévastatrices», invite-t-il. L’Ong Alcrer exhorte aussi toute la population au respect strict et scrupuleux des mesures barrières prescrites par le gouvernement et les autorités sanitaires. Elle encourage les citoyens béninois à surmonter la peur pour conserver leur bien le plus précieux qu’est la santé, a-t-il conclu. Actualités 27 août 2021


Festival Danhomey land Hip-hop show: Entre révélations et démonstrations
La sixième édition du Festival Danhomey land Hip-hop show (Dalah’sh) a pris fin sur des notes de satisfaction, aussi bien pour le public que pour les organisateurs et artistes en herbe qui ont eu l’occasion de faire parler leur talent. Le Festival Danhomey land Hip-hop show (Dalah’sh) a connu diverses fortunes depuis son avènement. Mais l’édition de cette année a donné l’occasion à plus d’une dizaine de jeunes rappeurs d’exprimer leurs talents et ainsi, de se révéler au public ainsi qu’aux promoteurs de spectacles. Même si officiellement, rien n’est dit à propos, les coulisses du festival laissent entrevoir des envies de promouvoir plusieurs de ces jeunes dont le talent a besoin d’être soutenu. Pour en arriver là, les participants à cette édition ont donné le meilleur d’eux-mêmes à toutes les étapes de sélection pour âtre présents à la grande soirée-concert qui a clôturé le festival. Ils sont venus chacun avec sa spécificité pour marquer la différence. Ils ont pour la plupart surfé sur les langues nationales pour se démarquer du lot. Ensuite, la différence s’est faite sur les thématiques choisies et enfin sur la musique. Le Centre de Lobozounkpa, lieu hôte de cette sixième édition aura en tout cas, pendant plusieurs jours, vibré aux sons et lumière du hip-hop, certes avec des artistes en herbe, mais à l’avenir prometteur. Autant on peut parler de la kyrielle d’artistes en devenir très engagés, autant il convient de relever la participation active des jeunes des communes de Cotonou et d’Abomey-Calavi au géant concert-clôture du festival organisé au Centre de Lobozounkpa. Ils ont effectué en grand nombre le déplacement pour être les témoins de cette scène hip-hop qui a également vu défiler, quelques artistes confirmés. Au nombre de ceux-ci, le groupe Cotonou city crew, mais aussi et surtout, l’une des grandes révélations du moment, Vano Baby. Le jeune artiste qui caracole au sommet des hit parades et impose sa version et sa vision de cette musique a clôturé ce grand show de plus de trois heures par une prestation très appréciée par le public. Le festival Dalah’sh 2021 n’a pas été consacré qu’à la musique. Plusieurs ateliers et rencontres thématiques ont été organisés avec de grands noms du monde du showbiz pour les rapprocher des jeunes artistes. Il y a eu surtout une journée de réflexion sur le thème « Industrie musicale au Bénin: Repenser les mécanismes de promotion et les sources de revenus dans la musique » et un débat libre de l’art urbain. Culture 27 août 2021


Amélioration des services sociaux de base: Des Ong renforcent leurs capacités
Un atelier de Formation des formateurs sur le Bulletin communautaire de performance des Objectifs de développement durable (Bcp-Odd) a démarré, mardi 24 août dernier à Parakou. Cette rencontre qui prend fin ce jeudi 26 août, s’inscrit dans le cadre du plan de travail annuel 2021 du Réseau des Organisations non gouvernementales pour les Objectifs de développement durable (Rodd). Renforcer les capacités de 33 Ong des six départements du Centre et du Nord Bénin afin qu’elles soient en mesure de conduire les membres de la communauté, les usagers et les prestataires de services publics, à faire une vérification, concevoir et élaborer un Bulletin communautaire de performance des Odd, pour l’amélioration de la prestation des services de base.Tel est l’objectif visé par le Réseau des Organisations non gouvernementales pour les Objectifs de développement durable (Rodd), en organisant du 24 au 26 août, à leur intention un atelier avec l’appui financier du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). La formation permettra de faire le suivi et d’ajuster les Odd dans les Pdc. Sa tenue se justifie par le fait que le Bulletin communautaire de performance (Bcp) est perçu comme un outil pour améliorer la redevabilité et la réactivité des prestataires de services, un instrument puissant d’autonomisation communautaire. De façon plus spécifique, il s’agira pour les participants de s’approprier le rapport national de spatialisation des cibles Odd et de s’approprier les cibles spatialisées au niveau de chaque commune. Procédant au lancement des travaux, le directeur de cabinet du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Noël A. Gankpé, a indiqué que l’atelier entre dans la droite ligne des stratégies pour la promotion de la culture de la bonne gouvernance locale et des valeurs citoyennes, puis l’amélioration des indices de perception de la gouvernance, de redevabilité, de participation et des droits humains au Bénin. Selon lui, nul ne serait de trop dans l’atteinte des Odd. Les Organisations de la Société civile (Osc) étant une partie prenante de ce processus d’épanouissement général de la population, il estime, qu’elles ont un rôle important à jouer dans la formulation de bons projets à fort impact Odd. « L’atelier de ce jour nous facilitera la disponibilité au niveau local des compétences adéquates pour assurer non seulement une prise en compte effective des cibles priorisées mais aussi la conduite par la communauté du processus d’élaboration du Bcp-Odd », a déclaré la présidente du Conseil d’administration du Rodd, Carmen Gaba. L’objectif, a-t-elle assuré, est que chaque commune dispose de son Bcp-Odd afin de concevoir et de mettre en œuvre un Plan conjoint d’amélioration des services sociaux de base en faveur de ces cibles prioritaires Odd. Société 26 août 2021


Jean Claude Codjia au sujet de l’affluence dans les centres de vaccination: « Le message du chef de l’Etat a été entendu… »
Ça grouille de monde au niveau des centres retenus pour la vaccination contre la Covid-19. Le préfet de l’Atlantique, Jean Claude Codjia s’en réjouit après avoir pris sa dose et constate que le message de Patrice Talon a produit ses effets. L’engouement est perceptible au niveau des centres de santé dédiés à la vaccination contre la Covid-19. Les Béninois se mettent résolument au pas. C’est le constat fait, ce mercredi 25 août, à l’hôpital de zone d’Allada, par le préfet du département de l’Atlantique, qui y a pris sa dose. « Je voudrais dire combien je suis heureux de voir l’affluence ici. C’est la preuve que le message du chef de l’Etat a été entendu. Pour ceux qui hésitent encore, je voudrais leur dire ce qu’ils savent dejà, que la Covid-19 tue. Il n’est point nécessaire de faire un tour dans les centres agréés de suivi et de traitement des cas graves pour s’en convaincre », fait savoir Jean Claude Codjia. Il faut noter que dimanche dernier, le président Patrice Talon avait lui-même tiré la sonnette d’alarme en indiquant que la recrudescence des cas de Covid-19 est préoccupante à plus d’un titre. Ce, d’autant que de nouveaux cas graves et de nombreux décès sont enregistrés ces derniers jours, y compris dans le rang des sujets très jeunes. « L’approche prophylactique adoptée par notre cher pays à l’instar de plusieurs autres n’a pas suffi à endiguer le mal. En bon père de famille, celui qui donne l’exemple, qui montre le chemin, qui prend toutes mesures pour assurer la protection des siens, le président Patrice Talon a imprimé une logique réfléchie de gestion de la crise sanitaire chez nous au Benin. Il s’est fait vacciner et a pris toutes les dispositions relevant de son pouvoir afin de garantir aux Béninois, à tous les citoyens de ce pays un dispositif de dépistage et la disponibilité de vaccin contre la Covid-19 », souligne le préfet de l’Atlantique avant de déduire que le mal est perfide et fait des victimes sans dictinction de sexe, d’âge, de provenance. Il invite donc les maires, les chefs d’arrondissements, de villages et de quartiers de ville les responsables d’associations professionnelles et confessionnelles à lui emboîter le pas. « Je les exhorte à inviter nos concitoyens à se rendre dans les centres de santé retenus pour protéger notre vie, la vie des proches. Nous devons nous vacciner pour nous-mêmes et pour les personnes qui nous sont chères. Prenons donc la bonne décision en nous fiant à la bonne information, celle des canaux officiels, celle de nos gouvernants». Pour Patrice Talon, au-delà du respect des gestes barrières, la vaccination reste la meilleure voie dont nous disposons actuellement pour réduire la propagation du virus et surtout éviter ses formes graves. « La Covid-19 tue ! Nous avons besoin de tous les enfants du Bénin. Vivants et mobilisés pour le développement de notre Nation. Vaccinons-nous ! ». Et les Béninois répondent massivement à cet appel du chef de l’Etat. Telle est la conviction du préfet du département de l’Atlantique, Jean Claude Codjia. Actualités 26 août 2021


Extension du Centre de documentation de la sécurité publique: La police et la Giz satisfaites du bilan d'étape
Le Centre de documentation de la sécurité publique (Cdsp) bénéficie de l’appui de la Giz pour son extension dont la première phase vient de prendre fin. C’est pour évaluer le système d’extension du centre qu’un atelier a été organisé, les 24 et 25 août, avec toutes les parties prenantes et en présence du ministre en charge de la Sécurité publique. La première phase de l’extension du Centre de documentation de la sécurité publique comble les attentes de la police et de la Giz. L’atelier de 48 heures organisé par la Giz pour marquer la fin de cette phase d’extension a permis aux procureurs de la République, aux directeurs départementaux de la police et aux points focaux du centre d’échanger sur l’intérêt du déploiement de nouveaux terminaux. Dénis Ogan, commissaire principal de police, directeur du centre, dans une brève présentation, a fait un point d’étape du déploiement du système d’exploitation. On note de grandes avancées dont la finalité est d’assurer une meilleure collaboration entre acteurs œuvrant pour la sécurité et la justice, la lutte contre toutes sortes d’infractions, et la criminalité, sur terre, en mer et dans les airs. A ce jour, indique-t-il, la répartition territoriale couvre tous les départements et le Littoral s’en sort avec le plus grand nombre. Ceci, grâce à l’appui de la Coopération allemande à travers la Giz. Pour accélérer ce processus, le Cdsp a des besoins urgents qui doivent être satisfaits, a aussi plaidé son directeur. En effet, depuis 2019, la Giz met en œuvre le Programme régional pour la création et le renforcement des structures de police. Au Bénin, le programme soutient la Police républicaine à mettre en œuvre ses plans de réformes et contribuer à la stabilité régionale et nationale. L’accent est également mis sur l’amélioration du mécanisme de plainte contre la police et les activités de relations publiques qui y sont associées afin de contribuer efficacement à la lutte contre l’inconduite policière. Le renforcement des capacités de la police judiciaire à poursuivre les crimes de manière plus professionnelle et conformément aux exigences légales est un axe d’intervention majeur dans le cadre de programme. Coopération au service de la sécurité Assani Dahouénon, représentant de la directrice résidente de la Giz au Bénin, rappelle que les appuis actuels du programme vont non seulement en direction de la police judiciaire, de la police technique et scientifique mais aussi en direction du Cdsp qui a une lourde responsabilité en matière de justice pénale à rechercher les fugitifs, les auteurs d’infractions, les personnes disparues ou encore les biens volés. « La base de données criminelles du Bénin est la plus opérationnelles de la sous-région », indiquera-t-il. Le Cdsp est désormais utilisé par plus de 53 % des postes de police du pays pour saisir ou lire des informations sur des crimes ou criminels, a-t-il également noté. La coopération entre le Cdsp et le programme pour la construction et le renforcement des structures de police de la Giz a contribué à doter ledit centre de 150 terminaux, constitués chacun d’un ordinateur, d’un écran, de scanner, d’imprimante et d’onduleur. Cent vingt-trois unités ont reçu le matériel nécessaire pour la prise des empreintes et 560 agents de la Police républicaine ont suivi une formation dans l’utilisation de la base de données. Pour Yaya Soumaïla, directeur général de la Police républicaine, cette collaboration sert bien les intérêts de la police béninoise et lui permet de lutter efficacement contre le terrorisme, les crimes transfrontaliers… Aucune stratégie de lutte ne saurait se passer de l’information, denrée précieuse pour tout service de sécurité, reconnait-il en saluant le nombre croissant de policiers formés à l’utilisation des données, le renforcement du travail d’enquête et la culture de l’information policière, devenus réalité grâce au Cdsp. Cet atelier devant faire un bilan d’étape, Michael Derus, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin trouve « très positif » le bilan actuel. Pour un programme qui court jusqu’en 2022, plus de la moitié des terminaux a été déjà installée et cela devrait contribuer à faciliter et moderniser le travail dans le secteur sécuritaire au Bénin, souligne-t-il. L’ampleur de ce programme est impressionnante parce qu’il englobe des progrès techniques et le système de gestion des services de sécurité, relève-t-il. Ces propos seront corroborés par Alassane Séidou, ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique. Dans le souci d'étendre et d'améliorer l'exploitation de sa base de données, le Cdsp a lancé en 2020 une opération dénommée « chasse aux données » qui consiste à la poursuite de l'extension du système aux unités de police mais également aux autres services d'application de la loi notamment la douane, les eaux, forêts et chasse et la justice, rappelle le ministre. A l‘étape actuelle, l'appui de la Coopération allemande a permis d'installer 134 nouveaux terminaux faisant passer le nombre d'unités de la Police républicaine interconnectées de 55 en 2020 à 189 au 31 juillet 2021 sur un total de 338 unités à équiper. Société 26 août 2021


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