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Nouvelles

Richard Bio à propos du match Esae Fc-Génération Foot: « Nous ferons le nécessaire pour gagner cette équipe »

A la veille du match entre Esae Football club et Génération Foot du Sénégal comptant pour le tour de cadrage retour de la Coupe de la Confédération africaine de Football, l’entraineur d’Esae Football club, Richard Bio a échangé ce lundi 4 novembre avec les hommes des médias. C’est l’occasion pour lui d’inviter le public sportif béninois à effectuer le déplacement pour conduire ses poulains à la victoire.

Vainqueur de Génération Foot au match aller à Thiès, Esae Football club tentera de confirmer sa suprématie sur les Sénégalais, ce mardi 5 novembre, au stade René Pleven de Cotonou afin d’accéder à la phase de poule pour la première fois de son histoire. C’est le vœu de l’entraîneur d’Esae Football, Richard Bio qui s’est entretenu avec les hommes des médias ce lundi 4 novembre à Cotonou.
«  Nous n’allons pas nous affoler, nous aborderons cette rencontre avec sérénité », a-t-il confié. Selon lui, le moral de la troupe est au beau fixe et elle donnera le meilleur d’elle-même pour se qualifier. « Nous ferons le nécessaire pour venir à bout de cette équipe de Génération Foot constituée des meilleurs joueurs du Sénégal », a-t-il poursuivi. Il croit en ses poulains qui ont fait de bonnes prestations dans tous les compartiments de jeu durant les cinq précédentes sorties.
Après avoir découvert les faiblesses de l’adversaire, Richard  Bio pense que cette formation inconnue d’Esae avant le match aller, a bien de lacunes. Pour lui, Génération Foot a beaucoup de difficultés en défense qui pourront profiter à Alfred Linkpon et ses partenaires. « Nous savons qu’ils savent manier le ballon et nous saurons jouer notre partition pour les contrer », a-t-il confié.  Pour Richard Bio, les joueurs sont conscients de l’enjeu : «Tout se jouera sur le terrain. Mes poulains savent qu’en se qualifiant demain, ils rentreront dans l’histoire du football béninois », a-t-il rassuré. C’est alors qu’il invite le public sportif béninois à effectuer le déplacement pour conduire Esae à la qualification. «  Nous demandons au public de faire le déplacement pour nous soutenir jusqu’à la victoire », a-t-il sollicité.

Sports 05 nov. 2019


Tour de cadrage retour-Coupe de la Caf: Esae Fc à 90 minutes d’un exploit

Esae Football club accueille, ce mardi 5 novembre, au stade René Pleven de Cotonou, Génération Foot du Sénégal dans le cadre du tour de cadrage retour de la Coupe de la Confédération africaine de Football. Vainqueurs au match aller à Thiès, Alfred Linkpon et ses coéquipiers auront à cœur de confirmer leur prestation du match aller afin d’accéder à la phase de poule pour la première fois de leur histoire.

Après sa victoire (1-0), mercredi 30 octobre dernier, au stade Lat Dior de Thiès lors du match aller du tour de cadrage de la Coupe de la Confédération africaine de Football (Caf),  Esae Football club du Bénin reçoit demain, mardi 5 novembre, Génération Foot du Sénégal au stade René Pleven de Cotonou. Surpris à domicile par le but de Maxime Kokpon, Génération Foot fera le déplacement de Cotonou dans l’espoir de rattraper leur retard afin de se qualifier face à Esae Football sur ses installations. Mais, c’est sans compter avec le club béninois qui allie depuis l’entame de cette expédition, réussite et détermination pour se débarrasser de ses adversaires.
Ayant pris une sérieuse option pour la qualification à Thiès, les joueurs d’Esae Football club débuteront cette rencontre en toute confiance. Conscients de l’enjeu,  ils donneront une fois encore le meilleur d’eux-mêmes pour accéder au prochain tour. De retour du Sénégal, ils se préparent activement pour atteindre leurs objectifs. Depuis jeudi dernier, les joueurs d’Esae FC ont eu droit à quelques séances qui leur ont permis de récupérer et de mettre leur dispositif de jeu en place pour ne pas se faire surprendre par l’adversaire. L’entraîneur Richard Bio s’est appesanti sur les schémas tactiques et comportements à adopter par sa formation pour confirmer sa suprématie à domicile.  
Esae Football club va miser à nouveau sur ses atouts offensifs et défensifs pour arriver à bout des Sénégalais. Avec un compteur de 8 buts marqués contre zéro encaissé en 5 sorties, cette équipe qui s’est imposée doublement à l’As Snim (5-0) et (2-0) lors du premier tour à Nouakchott puis à Cotonou, n’a encaissé aucun but au deuxième tour face à Salitas Football club avant d’atteindre le tour de cadrage. Avec l’avantage d’un but marqué à Thiès,  Alfred Linkpon, Antonin Hounsou, Maxime Kokpon et leurs coéquipiers n’auront qu’à confirmer tout le bien qu’on pense d’eux. Ils sont attendus pour rééditer cet exploit historique pour permettre au Bénin de placer une équipe dans la phase de poule de la Coupe de la Confédération africaine  de Football. Faut-il le rappeler, aucune équipe béninoise n’a réussi à réaliser cette performance ces vingt dernières années.

Des officiels  nigériens sur le match

Cette rencontre qualificative  entre Esae Football club et Génération Foot sera officiée par un quatuor nigérien. Mohamed Ali Moussa,  jeune arbitre nigérien de 27 ans, a été désigné par la Confédération africaine de Football pour officier ce match retour. Il sera assisté de Mahamadou Yahaya Gado (1er assistant), Soufia Abdou Garba (2e assistant) et Moussa Ahamadou Alou (arbitre de table). Cette information a été notifiée à la direction de Esae Football club depuis le 28 octobre dernier. Signalons que c’est l’arbitre Mohamed Ali Moussa qui a dirigé le match retour de l’Association des conducteurs de Kosah contre les Buffles Football club au premier tour préliminaire de la Ligue des champions Total Caf, le 25 août dernier à Lomé.

Sports 04 nov. 2019


Loi no2017-06 sur les personnes handicapées: Plaidoyer pour la prise des décrets d’application

L’Ong Handicap humanitaire Bénin plaide pour la prise des décrets d’application de la loi n°2017-06 du 29 septembre 2017 portant protection et promotion des droits des personnes handicapées du Bénin. L’Organisation non gouvernementale a animé à Porto-Novo une conférence de presse pour attirer l’attention du gouvernement et surtout du président de la République, Patrice Talon sur la nécessité de prendre ces actes réglementaires pour l’amélioration des conditions de vie de cette couche souvent marginalisée de la population.

Selon la directrice exécutive de l’Ong Handicap humanitaire Bénin, Noélie Kounou, qui a lu la déclaration, la non prise de ces décrets d’application depuis le vote de cette loi continue d’avoir des impacts négatifs sur la vie des personnes handicapées et leur plein épanouissement. Elle invite le président Patrice Talon à écouter leur cri de cœur pour prendre dans les tout prochains jours ces actes attendus pour leur bien-être et leur bonheur.
Le président de l’Ong Handicap humanitaire Bénin, Boris Gbédonou, a appuyé la directrice exécutive pour montrer qu’une loi n’a d’importance que lorsque ses décrets d’application sont pris. La conférence de presse a connu la participation d’une délégation de la Fédération des associations des personnes handicapées du Bénin venue soutenir l’initiative. Maurice Saïzonou alias Mau, vice-président de cette fédération, félicite l’Ong Handicap humanitaire pour ses actions en faveur de la promotion des droits des personnes handicapées. Lesquelles actions sont en phase avec le planning annuel d’activités de la Fédération des associations des personnes handicapées. Selon Maurice Saïzonou, il faut ces décrets d’application pour permettre aux personnes handicapées de jouir de cette loi afin que cessent les stigmatisations à leur égard dans tous les secteurs faute de connaissance des textes. « On ne peut pas amorcer le développement d’une nation et laisser une couche derrière. Les Objectifs du développement durable (Odd) l’indiquent clairement », souligne-t-il.  C’est pour cela, poursuit Maurice Saïzonou, que la fédération mène une lutte farouche pour la mise en œuvre de cette loi. Un guide a même été élaboré et vulgarisé pour éclairer les décideurs sur les décisions à prendre pour un véritable développement inclusif à la base. Mais il déplore que, malgré ce guide, rien n’ait bougé depuis pour la mise en œuvre effective de cette loi. « Je sais que le président de la République, notre papa, aime les bonnes choses. C’est pourquoi nous, les personnes handicapées, l’appelons au secours », plaide le vice-président de la Fédération des associations des personnes handicapées du Bénin. La cérémonie a été rehaussée par la présence de la représentante du Centre de promotion sociale de Ouando, Christelle Amouzoun, qui a rassuré les organisateurs.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Société 31 oct. 2019


Tour de cadrage-Coupe de la  Caf: Esae Fc réalise un hold-up à Thiès

 

Esae Football Club du Bénin s'est imposé à Génération foot du Sénégal par le score de 1-0. Le but de Maxime Kokpon à la 78e minute a permis aux Béninois de réaliser ce hold-up parfait.  A noter qu'au passage Génération foot a marqué mais le but a été refusé pour hors-jeu.

Sports 30 oct. 2019


Tour de cadrage aller-Coupe de la Caf: Esae Fc défie les Sénégalais à Thiès ce jour

Seul représentant béninois encore en lice dans une compétition de la Confédération africaine de Football (Caf), Esae Football Club affronte, ce mercredi 30 octobre, au stade Lat Dior de Thiès, Génération Foot du Sénégal dans le cadre du tour de cadrage de la Coupe de la Caf. Partis de Cotonou, lundi dernier, les poulains de Richard Bio auront à défier les Sénégalais sur leurs installations.

Esae Football Club du Bénin et Génération Foot du Sénégal se donnent rendez-vous, ce jour, au stade Lat Dior de Thiès à la  faveur du match aller du tour de cadrage de la Coupe de la Confédération africaine de Football. Partie de Cotonou, la délégation composée de 25 membres dont 18 joueurs et 7 accompagnateurs séjourne à Dakar depuis ce lundi. Joint au téléphone, le directeur sportif du club, Quentin Didavi, s’est réjoui du moral de la bande à Richard Bio engagée pour défier Génération Foot. Selon lui, les joueurs d’Esae Football Club aborderont cette rencontre en toute sérénité. Rappelant l’hégémonie des équipes sénégalaises sur celles béninoises ces derniers mois, notamment lors de la Coupe d’Afrique des Nations et lors du tournoi de l’Ufoa, il pense qu’Esae Fc aura à laver cet affront subi  par les sélections béninoises.
Les joueurs de l’équipe ont eu droit dans la matinée à une séance de récupération et de  conservation de la balle dans des espaces réduits dans les locaux de leur hôtel avant la traditionnelle séance de reconnaissance de la pelouse du stade où se jouera le match. L’entraîneur Richard Bio envisage, informe-t-on, la tactique à adopter pour surprendre les locaux sur leurs propres installations.
Esae Football Club dispose d’atouts nécessaires pour atteindre ses objectifs. Alfred Linkpon et ses coéquipiers pourront rééditer l’exploit réalisé face à l’Association sportive de la Snim de la Mauritanie et Salitas Fc du Burkina Faso lors des précédents tours. Vainqueur (5-0) lors de la phase aller du premier tour à Nouakchott, Esae Football Club a confirmé sa suprématie sur l’As Snim en se débarrassant d’elle par le score de 2-0 au match retour en août dernier au stade René Pleven de Cotonou. Au deuxième tour, contraint au nul sur ses installations, Esae Football Club a réussi le plus difficile en s’imposant deux semaines plus tard à Ouagadougou face à Salitas Football Club lors de l’épreuve fatidique des tirs au but.

Les arbitres du match remplacés

Les officiels malawites initialement désignés pour cette confrontation ont été remplacés par un trio mauritanien. Dans une correspondance adressée à Victor Cissé, secrétaire général de la  Fédération sénégalaise de Football, la Caf a accusé réception de la demande de ce dernier, sollicitant le remplacement des arbitres du match, vu l’impossibilité d’émettre un document qui leur permettra d’avoir le visa au Sénégal en moins de 48 heures. Faisant référence à l’article 1 du chapitre IX des Règlements de la Coupe de la Confédération qui dispose: « Une association nationale ayant inscrit un club à cette compétition s’engage à : garantir que tous les membres de la Caf et des fédérations nationales affiliées obtiennent les visas d’entrée et de séjour nécessaires. » La Commission des arbitres de la Caf  a demandé un rapport circonstancié sur les raisons qui ont motivé l’impossibilité d’émettre ce document à temps afin de lui permettre d’étudier le cas.
Vu l’urgence, la Commission des arbitres de la Caf a décidé de remplacer les arbitres initialement désignés et de nommer d’autres arbitres pour le match. Ainsi, l’arbitre central Babacar Sarr (Mauritanie) a été retenu pour officier ce match. Son premier assistant est Cheik Mamadou Péné (Mauritanie), et le second est  Ismaile Hamidou Diallo (Mauritanie). L’arbitre de réserve est Mathioro Diabel (Mauritanie) tandis que le commissaire au match est le Marocain Jamal Kaaouachi.

Sports 30 oct. 2019


ADIEU ALEX !

Le bonheur d’avoir connu et collaboré avec ce ‘’Monsieur à Mobylette’’ qui était Alex m’excite à livrer ces quelques sentiments et impressions inspirés par la personnalité :  l’individu et le professionnel.

Ces quelques mots, même jugés de reprises et de redites auront à tout le moins le mérite de confirmer les divers et multiples témoignages à travers les médias et les réseaux sociaux et ce serait encore peu par rapport à ce qu’aurait mérité en réalité celui que tous ont qualifié à sa disparition, de ‘’Baobab’’ de la presse sportive Béninoise. Possiblement africaine si la nature et la philosophie de l’être l’avaient voulu.

En effet, ‘’Chodus’’ recelait de toutes les qualités intellectuelles et du talent nécessaires pour rayonner loin, au-delà de nos frontières nationales. Le professionnel n’a pas attendu le passage à l’ex-Institut National Audiovisuel français pour éclore, éclater et s’imposer à la radiodiffusion nationale et plus tard à la télévision. L’homme avait une maîtrise parfaite du français. En outre, il bénéficiait naturellement d’une voix atypique, une voix cassée qu’il savait rouler de manière fort imposante et sympathique. Il captivait non seulement par le timbre de cette voix mais également par ses mimiques très expressives et appropriées. Enfin, la persuasion et la conviction.

A la vérité, ce qui distinguait et imposait ce grand professionnel, reste sa culture et la profondeur de ses connaissances dans le domaine sportif,toutes choses qui en faisaient un spécialiste incontesté et incontestable. Il vivait du sport et pour le foot notamment. Il vibrait avec, commentait avec des termes techniques, un langage trahissant sa parfaite maitrise des règles du jeu et d’arbitrage. Rien de plus normal pour celui qui a toujours été un mordu du football au point de sacrifier, élève, ses siestes sur le terrain de football ; et devenir sociétaire d’une grande équipe de l’époque ; et ce malgré sa taille.

A l’analyse, Alex a atteint le sommet professionnel grâce à son sens inné de la recherche, sa méthodologie, son organisation, son goût du bien fait, du parfait. Du temps de la compagnie aérienne ‘’Air Afrique’’, il mettait à contribution ses multiples connaissances et amitiés au sein des équipages pour s’approvisionner en documents spécialisés en sport.Par ailleurs, il souscrivait à ses propres frais des abonnements à des journaux comme‘‘l’Equipe’’, ‘‘ France Football’’ et autres parutions spécialisées. A défaut, il s’en approvisionnait sur ses propres deniers dans les librairies de la place.

Alex, ce fils d’un ancien député du Dahomey, était un fin connaisseur du bon whisky qu’il a progressivement délaissé au profit de sa bonne bière.Il prenait plaisir souvent à prendre le pot en compagnie de fidèles amis dans des bistrots connus où, il pouvait vous donner rendez-vous au besoin.

L’homme avait également un autre don, celui de l’humour facile et fin qu’il manipulait avec ses yeux malicieux. Par ailleurs, Alex connaissait bien l’histoire de son temps. Il a eu, en effet, la chance d’avoir grandi derrière le « camp Militaire Ghezo »,et non loin des bars ‘’Obligatoire’’ et autres. Il pouvait, à l’occasion, ou en fonction des circonstances, parler de la plupart des anciens officiers supérieurs de l’armée nationale et surtout des plus turbulents.

Etait-ce à cause de cela ou de la célébrité acquise dans l’exercice de sa profession, qu’Alex connaissait pratiquement la plupart des anciens ministres militaires et au-delà tous ceux qui ont gouverné le pays, de la Révolution jusqu’à une époque récente. Cependant, il a eu le grand et rare mérite de ne jamais utiliser ses relations et son riche carnet d’adresses pour une promotion professionnelle(carnet qu’il mettait promptement et volontiers au service des amis). Bien que fort de ces appuis et ayant les capacités, ‘’Chodus’’ n’a rien fait pour se hisser dans la hiérarchie administrative. Mieux, il est toujours resté en dehors des intrigues de la Maison Ortb.

Aux honneurs et grandeurs, il a préféré sa liberté. Liberté de circuler à ‘’Mobylette’’, liberté de dire sa vérité, liberté de rencontrer qui il veut où il veut, liberté de distribuer des piques. Qui que vous soyez, il vous dit, quand les circonstances l’exigent, ses quatre vérités et vous laisse pantois sur place.

Ainsi, Alex est resté toute sa vie, d’une affabilité et d’une convivialité légendaires, seul le sport et principalement le ‘’foot’’ importait pour lui. Aujourd’hui, on ne peut que saluer la grandeur de cette âme, la hauteur de cet esprit, la sincérité de son amitié, la rigueur de son professionnalisme, la véracité de son humilité.

Salut donc à sa mémoire. Merci pour tout ce qu’il a été et pour tout ce qu’il a donné. Puisse-t-il enfin faire des émules pour le grand bonheur de la professionn

J. Noël Aubert Sohouénou
Ancien Directeur de la Radiodiffusion nationale- ancien Directeur général adjoint de l’Ortb.

Actualités 30 oct. 2019


Audience au Ces: Redorer le blason de la chefferie traditionnelle

Faire l’état des lieux et formaliser des recommandations afin de redorer le blason de la chefferie traditionnelle au Bénin. C’est l’objectif de la visite du roi des Shabè, Kabiyessi Adetutu Akinmu au président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian, vendredi 25 octobre dernier, à Cotonou.

Le président du Conseil économique et social (Ces) a reçu en audience, vendredi 25 octobre dernier, le roi des Shabè, Kabiyessi Adetutu Akinmu. A sa sortie d’audience, ce dernier a précisé qu’il s’agit d’une visite d’échanges sur  la chefferie traditionnelle au Bénin. Il a expliqué que cette rencontre intervient suite à la visite d’une délégation du Conseil économique et social, notamment la commission chargée des Affaires sociales et de l’Education au palais royal le vendredi 11 octobre dernier.  Selon lui, la chefferie traditionnelle est représentée par la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels. Elle est chargée notamment de la valorisation des us et coutumes, de la conservation et de la valorisation des patrimoines culturels et cultuels, de la promotion des idéaux de paix, de développement et de cohésion sociale et enfin du règlement non juridictionnel des conflits dans les villages et entre les communautés. Le roi des Shabè a indiqué qu’il est temps que les pouvoirs en place puissent les reconnaitre en tant que gardiens des us et coutumes. Selon lui, l’ensemble des possessions françaises de la côte occidentale d’Afrique, situé sur la côte des esclaves, entre la colonie anglaise de Lagos à l’est et le Togo allemand à l’ouest, porte la dénomination de «Dahomey et dépendances». Il note que le découpage territorial colonial montre clairement que «Dahomey et dépendances» est une juxtaposition pure et simple de royaumes et chefferies. «Nous, les descendants des fondateurs de ces royaumes et chefferies qui avons su faire prospérer ou, tout au moins, maintenir leurs territoires malgré toutes sortes de vicissitudes à travers les siècles jusqu’à la colonisation intervenue en 1894 et 59 ans après l’indépendance, nous nous retrouvons aujourd’hui écartés, exclus de la gestion de la cité et de la chose publique», a-t-il souligné.
Kabiyessi Adetutu Akinmu a ajouté que c’est important pour le gouvernement de prendre en compte les apports des gardiens des valeurs traditionnelles pour une meilleure gouvernance. Il s’est dit satisfait de l’audience à lui accordée par le président du Ces. «Le président du Ces a promis de faire des recommandations à l’endroit du chef de l’Etat et du bureau de l’Assemblée nationale afin que des solutions soient trouvées pour redorer le blason de la chefferie traditionnelle au Bénin», a-t-il conclu.

Société 29 oct. 2019


2e session ordinaire de 2019 au Parlement: 70 députés répondent à l’appel de Louis Vlavonou  

 

Les travaux de la seconde session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2019 sont désormais ouverts. L’ouverture a été favorisée par la présence de 70 députés, un nombre qui dépasse largement le quorum de 42 parlementaires exigé par la Constitution du 11 décembre 1990. La cérémonie a été marquée par un seul discours, celui du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Le numéro 1 de l’institution parlementaire a annoncé les défis de cette seconde session ordinaire encore appelée session budgétaire qui comporte une soixantaine de dossiers. Selon Louis Vlavonou, cette session sera consacrée principalement  à l’examen du projet de budget de l’Etat gestion 2020. Mais en plus, elle se penchera  sur plusieurs autres dossiers importants dont l’examen de la proposition de loi sur l’amnistie,  la proposition de loi portant statut de l’Opposition, la proposition de loi modificative et complétive du Code électoral, la proposition de loi modificative et complétive de la Charte des partis politiques et la proposition de loi sur le financement des partis politiques. L’importance de ces dossiers fait dire au président de l’Assemblée nationale que la seconde session ordinaire de l’année 2019 sera des plus laborieuses et productives.  La cérémonie d’ouverture a connu la présence de plusieurs personnalités et des membres du corps diplomatique accrédités près le Bénin.

Politique 23 oct. 2019


Place des pays du Sud dans les relations internationales: « L’Afrique incontournable dans le jeu diplomatique », soutient Bertrand Badie

En séjour au Bénin, le professeur émérite de Sciences politiques, Bertrand Badie, a échangé avec les professionnels des médias, hier lundi 21 octobre, à l’Institut français de Cotonou, sur la place des pays du Sud dans les relations internationales. Il en ressort que l’Afrique, loin d’être le continent le moins nanti, le moins apte, a une place prépondérante dans la diplomatie et plus encore dans le processus de mondialisation.

Quand bien même elle est sous-estimée, souvent exploitée bon gré, mal gré, l’Afrique pèse inéluctablement dans l’ère contemporaine, l’ère de la mondialisation. Plus qu’hier, l’Afrique dispose d’atouts déterminants, et est devenue incontournable dans la politique étrangère des grandes nations. « Mais l’Afrique sera dans la mondialisation comme un poisson dans l’eau, si elle prend véritablement conscience de ses potentialités et de sa position centrale », a laissé entendre le professeur de Sciences politiques, Bertrand Badie, à l’occasion d’une rencontre d’échanges avec les hommes des médias où il a été question de la place des pays du Sud dans les relations internationales. Considérant les trois piliers de la mondialisation que sont : l’Inclusion, la mobilité et surtout l’interdépendance, le spécialiste des relations internationales Bertrand Badie subodore que le jeu diplomatique peut basculer à tout moment si l’Afrique y prend une part active. « Quand de plus en plus, le fort dépend du faible, c’est que l’hégémonie n’est plus totale et tout peut arriver », fait-il remarquer.
Mais comment l’Afrique prendrait-elle une part active dans la mondialisation ? Pour le professeur, il importe de réhabiliter les acteurs locaux. L’Afrique doit faire confiance à ses acteurs et cesser de se tourner vers l’Occident pour rechercher des solutions à ses enjeux de développement. « Il faut absolument rendre le continent aux acteurs locaux… Ce sont eux les plus à même de faire face aux défis de l’Afrique ». La co-gouvernance reste, selon lui, l’autre chantier qui devrait réunir les Etats africains autour d’un idéal. « Que l’Afrique prenne l’initiative de s’organiser, d’organiser une grande convergence des Etats africains, où la gouvernance sera globale », suggère-t-il avant de renchérir : « Je pense que c’est possible de réinventer le monde. Et cela sera faisable dès lors que l’Afrique passe de la passivité à la proactivité ».

Le panafricanisme, un idéal toujours opportun

Le panafricanisme reste l’élément clé du destin du continent africain. Bertrand Badie le soutient sans ambages. Il rappelle que les grands émancipateurs de l’Afrique, à l’ère des indépendances, étaient habités par une idée panafricaniste et non celle d’Etats-nations juxtaposés. Mais les barrières linguistiques et les conflits intra-étatiques n’ont pas favorisé cet idéal. Pour le politologue, le panafricanisme donnera aux Etats africains non seulement plus de moyens dans les rapports diplomatiques mais surtout plus d’aptitude à faire face aux enjeux de développement qui sont les leurs. A l’en croire, plus que le terrorisme, l’insécurité alimentaire et sanitaire sont de grosses menaces pour le développement de l’Afrique. Et ceux qui sont en mesure de les ressentir et d’y remédier, ce sont ceux qui vivent ces réalités, ce sont les Africains eux-mêmes. « Ce n’est pas la France qui va régler les problèmes de l’Afrique… Elle va au contraire les aggraver… », relève-t-il. L’universitaire note en Afrique des atouts historiques et naturels qui la prédisposent à l’unité : « Il y a eu très peu de guerres inter-Etats en Afrique. Les conflits en Afrique sont souvent intra-Etats. Or, d’un point de vue historique et diplomatique, l’Europe et les Etats-Unis reposent sur la compétition entre Etats souverains, entre cultures, entre langues », illustre Bertrand Badie.
D’autres sujets ont été abordés lors de ces échanges notamment le retour des biens culturels qui, pour le conférencier, est une question qui a très peu touché l’opinion publique ; la question de la monnaie unique pour l’Afrique, qui demande un effort énorme des Etats et beaucoup de sacrifices. La question de l’affranchissement de la langue étrangère a également été soulevée. « « La langue est un vecteur de la pensée mais c’est aussi un élément réducteur de la pensée », va affirmer le professeur émérite de Sciences politiques Bertrand Badie.

Actualités 23 oct. 2019


74e anniversaire des Nations Unies: Le bien-être des peuples soutenu par des réformes et des défis

L’Organisation des Nations Unies souffle demain jeudi 24 octobre sa 74e bougie. Cet évènement coincide avrc le 30e anniversaire de la Convention relative aux droits des enfants (Cde) et le 25e anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (Cipd).  Ce calendrier a été dévoilé ce mardi 22 octobre à la faveur d’un petit déjeuner de presse qui a également permis d’exposer les enjeux de la réforme du système de développement des Nations Unies au Bénin  .

La famille onusienne au Bénin évalue la réforme du système de développement des Nations Unies, la mise en œuvre de l’agenda 2030 en lien avec les droits des enfants au Bénin. C’est en prélude à la célébration de l’anniversaire de l’Organisation des Nations Unies, ce jeudi 24 octobre.
A la faveur d’un petit déjeuner de presse, les chefs d’agences du Système des Nations Unies (Snu) à savoir l’Unicef, l’Oms, le Pam, la Fao, l’Unfpa, le Pnud, l’OnuSida, l’Union postale universelle se sont relayés au pupitre pour exposer les efforts de chaque institution dans le cadre de la réforme du système de développement et les défis à relever au Bénin à l’aune des Odd.
Selon le coordonnateur résident du Snu, Siaka Coulibaly, « la réforme du système de développement des Nations Unies a été impulsée par les Etats membres et vise à renforcer le leadership, l’efficacité et l’efficience des agences du Snu afin de mieux accompagner les pays dans le cadre de la mise en œuvre des Odd et de l’agenda 2030 ».
Cette mesure comporte des innovations. « A la différence des autres réformes, celle-ci a été voulue par les Etats membres eux-mêmes et bénéficie de leur soutien. Elle est principalement guidée par l’agenda de développement 2030, touche le système dans son ensemble et guidée par un renforcement du système de coordination », poursuit-il.

Des lauriers pour le Bénin

Le bilan qu’il fait des Odd au Bénin laisse entrevoir des bonds qualificatifs. « Le Système des Nations Unies bénéficie de l’adhésion des plus hautes autorités du Bénin dans la mesure où depuis le 1er janvier 2019, le pays a apporté son adhésion en acceptant le coordonnateur résident comme étant le représentant du secrétaire général des Nations Unies au Bénin », souligne-t-il ; « la vision du gouvernement est fortement marquée par le cadre de coopération durable des Nations Unies couvrant la période 2019-2023 qui remplace le Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement (Undaf) », relève Siaka Coulibaly.
La réforme du système de développement des Nations Unies est en phase de mise en œuvre conformément à la vision du Pag et les autres instruments de planification. Il décerne un satisfécit au Bénin pour son élan dans le cadre des Odd. « Le Bénin est pratiquement le seul pays dans la sous-région à avoir mis en place un comité interministériel afin de suivre avec les agences du Snu la mise en œuvre de ce cadre, ainsi que des Odd et l’agenda de développement 2030».

Des défis liés aux droits des enfants

Le 74e anniversaire de l’Onu coïncide avec le 30e anniversaire de la Convention relative aux droits des enfants (Cde) et le 25e anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (Cipd). Occasion pour le représentant résident de l’Unicef, Claudes Kamenga d’annoncer les couleurs et de revisiter le chemin parcouru par le Bénin en termes de respect des droits des enfants.
Il présente un tableau assez reluisant quoique des challenges demeurent. « Le cadre légal et juridique au Bénin s’est sensiblement amélioré en ce qui concerne les droits des enfants ». Il note une réduction de près de 50 % de la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans de 1990 à 2017, soit de 181 pour mille en 1990 à 96 pour mille en 2017.
Sur le plan éducatif, il note l’amélioration de l’accès à l’enseignement primaire avec « un taux de scolarisation brut de 116 % en 2017 contre 50 % en 1990 ; l’indice de parité est passé de 0,58 en 1990 à 0,91 en 2017 ».
Même appréciation concernant l’enregistrement des naissances où le Bénin figure en tête de liste des pays ayant fait des progrès remarquables ces dernières années.
Relativement aux défis, le représentant résident de l’Unicef pointe la faiblesse de la mise en œuvre des textes protégeant les enfants. « Si seulement la moitié des textes relatifs aux droits des enfants était appliquée, le Bénin serait un paradis terrestre pour chaque enfant », se convainc-t-il.
Il indexe également la faiblesse institutionnelle des systèmes nécessaires pour la prestation des services sociaux et le défi de la pauvreté au Bénin. « 43 %
des enfants du Bénin vivent encore dans des ménages pauvres ; au moins 6 enfants meurent au Bénin en l’espace de 2 heures; 3 enfants sur 10 au Bénin souffrent encore de malnutrition ; seulement 38 % de filles et 50 % des garçons sont inscrits au secondaire ».
Les défis liés aux droits des enfants répondent au cahier des charges de chaque institution onusienne dont les représentants présents ont pris l’engagement de poursuivre les efforts n

Actualités 23 oct. 2019


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