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Nouvelles

Religion: Les catholiques célèbrent l’Assomption
Les fidèles de l’Eglise catholique ont commémoré l’Assomption ce dimanche 15 août. Au Bénin, sur l’ensemble du territoire national, les croyants marquent de diverses manières cette solennité. Célébration eucharistique, culte marial, retraite spirituelle consacrée à la Vierge Marie, procession en son honneur. La mère du Christ fut priée et magnifiée, dimanche 15 août, où l’Eglise catholique lui accorde une attention particulière. « Marie est montée au ciel : petite et humble, elle reçoit la première la plus haute gloire. Elle, qui est une créature humaine, l’une de nous, atteint l’éternité dans son âme et dans son corps. Et elle nous y attend, comme une mère attend que ses enfants rentrent à la maison ». Telle est la substance de l’adresse du Pape François à l’ensemble des fidèles. Les membres du Renouveau charismatique de la paroisse Notre dame de la visitation de Cotonou (Rcc/Ndv) ont choisi l’option d’une retraite spirituelle au siège renouveau, situé à Pahou dans la commune d’Abomey-Calavi, autour du thème ‘’Chrétien renouvelé, lève-toi et resplendis’’, pour marquer cette célébration. A la messe anticipée du samedi lors de cette retraite consacrée à l’Assomption, le père Daniel Adjignon, vicaire de la paroisse Sacré-Cœur de Cotonou, a insisté sur la place de la Vierge Marie auprès de son fils Jésus-Christ. A l’en croire, « l’on ne peut rejeter une mère et prétendre aimer son fils. Mais dans sa bonté, Dieu ne nous en tient pas rigueur et la Vierge non plus, car elle continue d’intercéder pour le monde, car nous sommes aussi ses fils comme Jésus l’a dit sur la croix ». Il confie que la vie au séminaire n’est pas facile, mais grâce à l’intercession de la Vierge Marie à travers la méditation du rosaire, il a pu passer le cap. Le pape François dans son message intitulé Angélus, relève que le peuple de Dieu l’invoque comme « porte du ciel » avant d’ajouter : ‘’Nous sommes en chemin, pèlerins vers notre maison d’en-haut. Aujourd’hui, nous regardons Marie et nous voyons le but. Nous voyons qu’une créature a été élevée dans la gloire de Jésus-Christ ressuscité, et cette créature ne pouvait être qu’elle, la Mère du Rédempteur. Nous voyons qu’au paradis, avec le Christ, le nouvel Adam, il y a aussi elle, Marie, la nouvelle Eve et cela nous apporte du réconfort et de l’espérance dans notre pèlerinage ici-bas’’. A en croire le Pape François, la fête de l’Assomption est un rappel pour nous tous, en particulier pour ceux qui sont affligés par des doutes et des tristesses et qui vivent en regardant par terre, qui ne réussissent pas à lever les yeux. « Regardons vers le haut, le ciel est ouvert ; il n’inspire pas la crainte, il n’est plus distant parce que, sur le seuil du ciel, il y a une mère qui nous attend et qui est notre mère. Elle nous aime, elle nous sourit et nous secourt avec sollicitude... Que la Vierge Sainte, Porte du ciel, nous aide à regarder chaque jour avec confiance et joie, où est notre vraie maison, où se trouve celle qui nous attend comme une mère. », a-t-il conclu. Société 16 août 2021


Rapport du Giec sur le dérèglement climatique: Une alerte rouge qui force la prise de conscience
Dans son rapport publié le 9 août 2021, le Groupe d’experts Climat de l’Onu annonce un réchauffement climatique plus fort que ce que l’on craignait. Au Bénin, pour les acteurs de protection de l’environnement, c’est le moment de prendre conscience. Péremptoire. Le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) n’en est pas moins. Il intervient dans un contexte où les inondations, incendies, sècheresses, cyclones, et tant d’autres calamités se succèdent, comme pour dévaster la Terre. Selon ledit rapport dévoilé lundi dernier, la planète pourrait se réchauffer de 1,5 °C d’ici 2030. Président de l’Association internationale de Climatologie, Expédit Vissin n’est pas étonné. Au contraire, l’hydro climatologue craint pour la suite, même pour le Bénin. « Nous allons assister à l’amplification des extrêmes. Nous avons déjà des signes annonciateurs du bouleversement du climat. Je peux vous assurer que le dérèglement est observé au Bénin. Si nous ne prenons pas garde, nous allons assister à un changement global du climat du Bénin », confie-t-il. Code rouge Le document publié expose des prévisions climatiques angoissantes, à quelques pas de la 26e Conférence des parties sur le climat (Cop26). Selon le Giec, la température à la surface du globe a augmenté de 1,09 °C au cours de la décennie 2011-2020 par rapport à la décennie 1850-1900. Les cinq dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées depuis 1850. Le niveau de la mer ne cesse d'augmenter. L’Onu parle de « code rouge ». Mais pour Dr Edmond Sossoukpè, responsable de la section Bénin du Lobby climatique citoyen, l’alerte était déjà au rouge, au point de forcer l’accord de Paris. « Mais rapidement, cet élan est tombé du fait de la course des pays pour le classement économique mondial. Cela a conduit certains à mettre en veilleuse leurs engagements et à reprendre avec l’utilisation massive des énergies fossiles. Même si le Giec ne parlait pas d’alerte rouge, le niveau de calamités et de catastrophes tel qu’on le vit depuis quelques semaines pouvait donner à chacun l’idée que quelque chose de grave se réalise », déplore ce responsable du Lobby climatique citoyen. Un rapport qui éveille… L’humanité a le dos au mur. Les menaces sont telles que même les climato-sceptiques doivent se réveiller. Le Lobby climatique citoyen, mouvement associatif indépendant, veut inciter les autorités à réaliser une politique climatique efficace et ambitieuse dans le monde. « Cela doit déclencher de la part des pays, la prise d’engagements fermes allant dans le sens de la limitation considérable et de la réduction sensible du niveau d’émission des gaz à effet de serre », souligne Dr Edmond Sossoukpè. Pour lui, il faut revoir les techniques culturales cesser de recourir à certains gaz des réfrigérants qui contribuent au réchauffement climatique. « Le recours aux énergies renouvelables devient un impératif. Nous ne pourrons plus nous cacher derrière la nécessité de redresser l’économie ou de nous positionner à un niveau donné du classement mondial pour continuer à recourir massivement aux énergies fossiles », ajoute-t-il. C’est le moment de prendre les mesures qu’il faut pour atténuer les effets à défaut du miracle, pour inverser la tendance. « Nous avons tout ce qu’il faut pour faire face à ces dérèglements, si nous changeons d’habitude et de comportements vis-à-vis de l’environnement. L’atmosphère est la même pour tous. Ce qui est fait ailleurs peut influencer le Bénin. Une action individuelle est importante. Mais une synergie d’actions des pays est encore plus importante », insiste le président de l’Association internationale de Climatologie. L’heure n’est plus aux sensibilisations. La nature force l’humanité à se rendre compte de ce qui change. Il ne reste qu’à agir ou périr. Environnement 16 août 2021


Pour son appui à la profession comptable au Bénin et en Afrique: Christian Désiré Migan distingué
L’Association béninoise des experts comptables stagiaires et diplômés de comptabilité supérieure (Abecs) unie à l’Ordre des experts comptables et comptables agréés (Oecca) du Bénin, a distingué jeudi 12 août dernier, l’illustre aîné de la profession comptable Christian Désiré Migan. C’est en présence de Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances qui n’a pas tari d’éloges à l’égard de celui qu’il appelle son mentor. Un parcours élogieux, une expertise inépuisable, une sollicitude reconnue de tous, un sens de partage et inouï, des aptitudes pédagogiques et didactiques inspirantes…, voilà autant de valeurs que l’on admire chez celui qu’on appelle le doyen des experts-comptables en Afrique de l’Ouest, Christian Désiré Migan. Pendant qu’il est encore temps et à juste titre, l’Association béninoise des experts comptables stagiaires et diplômés de comptabilité supérieure (Abecs) a décidé de décerner une décoration à l’illustre expert pour tout ce qu’il fait et continue de faire pour la profession comptable au Bénin et en Afrique. Esaïe Hounkponou, président de l’Abecs, précise qu’il s’agit de la distinction d’un vaillant de la profession. « Votre parcours exceptionnel suscite l’engouement des jeunes générations à embrasser l’expertise comptable », a-t-il déclaré. Il relève d’ailleurs qu’il y a de plus en plus de candidats qui s’inscrivent de sorte qu’à cette allure, le Bénin est en voie de devenir le premier pourvoyeur de professionnels en expertise comptable en Afrique de l’Ouest francophone. Premier président de l’Ordre des experts comptables et comptables agréés (Oecca) du Bénin, Christian Désiré Migan a accompagné plusieurs jeunes candidats dans l’obtention du Diplôme d’expertise-comptable. Il a œuvré pour la délocalisation des diplômes français pour permettre aux candidats béninois et voisins de passer leurs examens au Bénin. Il a milité pour l’intégration de l’Ordre des experts comptables et comptables agréés du Bénin dans la fédération internationale. Il a fait adhérer l’ordre des experts comptables du Togo et du Burkina Faso et accompagne le Burundi et la République démocratique du Congo dans cette démarche. Il continue de former des générations à travers ses cours à l’international et sa fonction de coordonnateur des études à l’Ecole supérieure d’expertise comptable au Bénin. Ses services et facilitations à la profession comptable au Bénin et en Afrique ne se comptent plus. Serge Armand Codo, président de l’Oecca témoigne : « C’est un aîné que je considère comme un baobab de la profession… Quand il vous souffle à l’oreille Vous n’avez pas le droit d’échouer c’est parce qu’il en a la ferme conviction. Nous avons encore beaucoup à apprendre de lui ». Une source d’inspiration Très proche du doyen Christian Désiré Migan, Romuald Wadagni, ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances se considère comme son enfant. « Tonton Christian a joué un rôle fondamental dans ma vie professionnelle et familiale… C’est lui qui m’a donné les clés de la comptabilité. Alors que j’étais au collège, il m’emmenait dans son cabinet voir à quoi ressemble l’expertise-comptable… », confie le ministre d’Etat. Il ajoute que le doyen Christian Désiré Migan l’a aidé à s’inscrire pour les études supérieures en France. « Tout son accompagnement m’a aidé à finir major de ma promotion… A chaque fois que je le vois, je repars toujours avec quelque chose de nouveau… », affirme Romuald Wadagni. Les témoignages sur l’homme sont tous élogieux. « Vous avez réussi à me faire couler des larmes. Il y a eu des mots trop forts pour moi», va déclarer Christian Désiré Migan. Pour l’homme au cœur des honneurs, malgré tout ce qui a été fait, il reste encore à faire. Christian Désiré Migan partage son ambition : « Dans les années 90, j’ai rêvé de faire du Bénin, le quartier de la comptabilité en Afrique en formant des comptables de qualité, un ordre de qualité afin d’en faire des professionnels de qualité exportables ». Saisissant l’occasion, il a plaidé pour que l’apprentissage en comptabilité au Bénin soit plus opérationnel et que la fonction soit davantage valorisée. Christian Désiré Migan a également exhorté la médiation du ministre pour les candidats au Diplôme d’expertise comptable session de novembre 2020 qui n’ont pas pu prendre part aux examens faute de visa. Le ministre Romuald Wadagni a promis d’œuvrer dans ce sens. Par ailleurs, lors de la cérémonie de distinction de l’aîné Christian Désiré Migan, l’Abecs a accueilli 29 nouveaux membres qui ont adhéré à l’association. Esaïe Hounkponou, nouvellement élu président de l’Abecs, a annoncé que sa mandature est placée sous le sceau du respect des valeurs éthiques et des principes déontologiques qui sous-tendent la profession. Actualités 16 août 2021


Lycée militaire de jeunes filles Gl Mathieu Kérékou: Des places d’honneur décrochées au Bac et au Bepc
Avec le succès de tous ses pensionnaires au Bac et au Bepc 2021 et les taux de mentions excellents, le lycée de jeunes filles Gl Mathieu Kérékou est en tête de peloton. C’est à nouveau la preuve de l’excellence académique des lycées militaires. Une fois encore, les enfants de troupe ont tenu haut le flambeau. Au terme des examens de fin d’année 2021, ceux du lycée de jeunes filles Général Mathieu Kérékou ont entretenu la flamme de l’excellence en se classant parmi les meilleurs admis aux examens. Pour preuve, les 45 candidates présentées au Baccalauréat ont toutes décroché leur premier diplôme universitaire avec, cerise sur le gâteau, de bonnes mentions. Elles sont 11 à avoir la mention « Très bien ». 22 se sont démarquées avec la mention « bien » et 12 finissent le secondaire avec la mention « assez bien ». Mieux, l’enfant de troupe Gaga Crystal Yassindé Elom de la série C occupe la deuxième place au plan national avec une moyenne de 18, 31. Au Bepc, les candidates pensionnaires du lycée de jeunes filles Gl Mathieu Kérékou n’ont pas déjoué les pronostics. Elles ont fini la course en tête de peloton, avec de très belles performances : 39 candidates, 39 réussites. Dans l’Atacora, l’école compte 28 de ses pensionnaires parmi les 100 premiers. 9 d’entre elles figurent dans le top 10 avec des moyennes qui varient entre 18,89 et 18,17 sur 20. Ce lycée militaire détient fièrement la plus forte moyenne nationale au Bepc par le biais de Houngbédji Goodness B. Elle totalise une moyenne de 18,89. Cette performance permet ainsi au Lycée de détenir pour la 2e année consécutive le record national au Bepc. Aussi, avec 10 de ses pensionnaires parmi les 100 premiers du Bepc 2021, cette école militaire reste le seul établissement ayant autant de récipiendaires pour les 100 en tête du classement. Du côté du prytanée militaire de Bembèrèkè, les jeunes garçons ont réalisé eux aussi de belles performances aux examens de fin d’année. Rien d’étonnant quand on sait la rigueur et les valeurs qui caractérisent ces centres de formation. C’est le fruit de l’investissement des enfants de troupe, mais aussi du personnel d’encadrement et de l’état-major général des forces armées béninoises sous la férule du contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho. Un suivi après le Bac, avec des bourses de formation pour des études universitaires serait le bienvenu. Ils seront sans doute de « petits génies » et feront de belles carrières au service de la Nation. Le bonus d’encouragement pourrait venir du président de la République. Société 13 août 2021


Le Père Irenée Tigo sur la portée de l’hymne national: « Être un bâtisseur du présent, c’est regarder vers la postérité »
Célébrée le 1er août dernier, la fête nationale ravive au cœur du peuple béninois, son identité de peuple libre engagé dans une aube nouvelle, prêt à construire sans relâche pour la postérité. Et l’hymne national résume dans un langage simple mais puissant, ce qui est attendu de chaque citoyen pour un Bénin à jamais heureux dans l’abondance. C’est ce qu’explique le père Irenée Tigo, dans cette interview. La Nation : Au cœur de la commémoration de la fête nationale, quelle place pour l’hymne national ? Le 1er août est ce que j’appelle la Pâque nationale, dans sa diction étymologique de passage de peuple colonisé au peuple indépendant. L’un des outils fondamentaux de rappel de notre identité est notre hymne national. Notre hymne national est un chef-d’œuvre qui résume dans un langage puissant notre histoire totale, c’est-à-dire ce que nous avons été dans le passé, ce que nous avons à faire dans le présent et ce qui est attendu de nous dans le futur. Le cri sonore qui s’entend dès les premiers feux de l’aurore fut le même hier, est le même aujourd’hui et sera encore le même demain. Le grand mal qui menace le Béninois est la surdité. Entendons-nous encore et toujours ce « cri sonore » chaque matin qui nous rappelle qu’une « aube nouvelle » s’annonce avec de nouvelles opportunités à saisir, de nouveaux défis à relever et de nouveaux combats à mener pour consolider notre identité de peuple indépendant et tendre vers notre objectif oméga qui consiste à faire du Bénin, un pays heureux dans l’abondance? Ce n’est pas un cri qu’on entend une fois pour toutes. Non ! Le cri de liberté est un cri à entendre chaque matin et tous les jours, non seulement pour éviter toute surdité amnésique, mais pour se convaincre et se vaincre par soi-même de la gravité de l’enjeu, de la nécessité à être debout intellectuellement, économiquement, financièrement, politiquement, culturellement, religieusement et spirituellement. C’est sur tous les plans que ce cri de liberté nous appelle à être debout. Chaque Béninois doit finir avec les grasses matinées de paresse, d’indifférence, d’individualisme, de médiocrité, de minimalisme, de gain facile, de raccourcis vers la richesse facile, de corruption, de mendicité, de «l’à-peu-près » professionnel, du paternalisme, du diviser pour dominer, etc. Chaque Béninois doit s’auto-diagnostiquer et adopter une thérapie préventive ou curative des maux qui causent sa surdité et qui l’empêchent de se mettre debout dès « les premiers feux de l’aurore ». Comment le cri de la liberté a-t-il été entendu dans le passé et comment doit-il être entendu dans le présent pour un Bénin heureux dans l’abondance ? Nos « Aïeux », comme le dit le premier couplet de notre hymne national, « sans relâche» ont fait preuve de « courage », «d’ardeur» et « pleins d’allégresse » dans l’accueil des sacrifices et des défis auxquels les invitait le «cri sonore » de la liberté. Je suis bien tenté de dire que les combats et les défis d’hier ne sont pas ceux d’aujourd’hui et qu’ils sont différents. Mais ce n’est pas vrai car les défis et les combats sont les mêmes et seront toujours les mêmes dans le fond. Ce qui change, ce n’est pas le phénomène, mais l’épiphénomène, c’est-à-dire les modes de présentation, de manifestation et d’expression des défis et des combats. Et c’est justement pour cela que les approches changent et doivent changer. Nos « Aïeux» ont eu le mérite d’approcher avec beaucoup de bravoure les défis et les combats du peuple béninois. Ils ont mené un bon combat et le Béninois doit être éternellement fier et reconnaissant vis-à-vis de ses « Aïeux » et de ses Aînés. Tout n’a pas été lumineux dans leur approche du combat, il faut le reconnaître avec lucidité. Et comme tel, l’Age d’or du Bénin n’a pas encore donné tout son éclat dans le passé laissant à l’actuelle génération le soin de porter à son tour l’éclat du Bénin là où elle est en mesure de le porter. Alors, que faisons-nous aujourd’hui pour apporter de l’éclat à l’âge d’or du Bénin ? Comment recevons-nous individuellement et collectivement ce cri à mettre le Bénin debout en nous mettant debout ? Comment répondons-nous individuellement et collectivement à cet appel? N’ayons pas uniquement le regard tourné vers notre président Patrice Talon ou vers son gouvernement, car en tant que Premier Béninois, il fait quelque chose de visible et de palpable qui se voit et s’entend par tous. Le regard que j’aimerais que nous ayons est un regard successivement individuel, familial, régional, communal, départemental et national afin de saisir les responsabilités qui sont les nôtres à chaque niveau. La génération béninoise d’aujourd’hui doit avoir une approche créative et novatrice de ses défis et de ses combats pour premièrement ne pas se tromper de défis et de combats; deuxièmement développer une confiance ou une foi éclairée en son potentiel ; et troisièmement cesser de se demander ce que le Bénin peut pour elle, mais plutôt ce qu’elle peut pour le Bénin. D’énormes efforts louables se font, il faut le reconnaître, même si ce n’est pas par tous encore. Il y a des individualités d’excellence indéniable qui font la fierté du peuple béninois. Mais ce cri de liberté n’est pas pour un groupe ou une classe de Béninois. Ce cri sonore jaillit de l’aurore afin que dans le calme de la nuit, tous les Béninois, tous ceux qui habitent la terre béninoise puissent entendre distinctement ce cri. La question fondamentale à se poser est celle-ci: comment suis-je un bâtisseur du présent? Comment êtes-vous, monsieur le journaliste, un bâtisseur du présent ? Oui comment sommes-nous des bâtisseurs du présent? Être un bâtisseur du présent, c’est constamment « regarder vers la postérité », ne pas penser uniquement à ses propres intérêts, à voir plus loin que le bout de son nombril sans se prendre pour le nombril de la famille, de la communauté, de la région et du pays ; regarder vers la postérité, c’est éviter de faire des choix aujourd’hui qui handicaperaient dans l’avenir, c’est éviter de manger des raisins verts pour que la postérité ait des dents agacées; « regarder vers la postérité », c’est donner le meilleur de soi-même, tout son potentiel, tout ce qu’on a dans ses tripes pour un lendemain meilleur pour tout Béninois et tous les Béninois. Oui regarder vers la postérité, c’est voir au-delà de soi, de son confort et de ses problèmes, et voir aussi les joies et les peines de l’autre Béninois vivant à l’autre bout de l’autre village. Est-ce que les Béninois du Nord s’intéressent aux Béninois du Sud ? Est-ce que les Béninois du Sud se sentent interpelés par les problèmes des Béninois du Nord ? Est-ce que les Béninois au pays pensent aux difficultés des Béninois de la diaspora? Car le poisson dans l’eau peut être en train de transpirer sans que personne le sache. Est-ce que les Béninois de la diaspora s’approprient les problèmes des Béninois au pays afin d’y apporter des approches de solutions ? Oui savons-nous regarder vers la postérité ? De quels moyens disposons-nous pour relever les défis du présent et regarder vers la postérité ? Le seul moyen sans lequel les autres restent inefficaces, est et demeure l’unité. C’est dans l’unité que nous trouverons notre force. C’est en étant unis que les Béninois sont et seront forts. J’espère que je ne heurterai personne, en disant qu’avant les défis économique, politique, social…, il y a le défi de l’unité. C’est le défi des défis qui préside à tous les défis du peuple béninois. Cela est ainsi pour la simple raison que c’est en étant unis que le défi économique sera relevé, permettant à chaque Béninois de subvenir à ses besoins fondamentaux. Le Béninois n’a pas besoin de charité, mais de justice. Et qu’est-ce que la justice? La justice consiste à permettre à chacun de jouir de son bien et de travailler à son bien. Au fond, la justice, tout comme le bien commun est une création d’environnement favorable à l’épanouissement du potentiel de tous et de chacun. Monsieur le journaliste, c’est cela, si dans tous les domaines et face à tous nos divers défis, nous commençons par relever le défi de l’unité, du travail en symbiose et en synergie, main dans la main, nous viendrons à bout de nos peines et misères. Le cri sonore de la liberté doit devenir dans les oreilles de nos autorités politiques, administratives, religieuses, sociales, familiales et traditionnelles un cri d’unité, unité d’esprit et de cœur, unité d’objectif et de vision. Ce qui me fait profondément mal, ce qui court-circuite la réflexion, électrocute la mentalité béninoise et paralyse l’élan du renouveau est la culture d’un a priori musclé d’une impossibilité aux Béninois d’être unis. Si nous croyons déjà fermement en pensée qu’il serait impossible d’être unis, comment cela serait-il possible dans les faits et les actes ? Le plus grand bien qu’une autorité béninoise puisse faire est d’aider les Béninois à être unis, à travailler unis, à entreprendre unis, à vivre unis, etc. Pour que le Bénin soit à jamais heureux dans l’abondance, nos « monts ensoleillés », nos « palmiers », nos « verdures » et nos « sols » suffisent-ils ? Ah oui, ce sont là les termes que notre hymne national utilise pour traduire et décrire les richesses dont la nature nous a dotés et entourés. Ces ressources naturelles ne sont pas à négliger. Maintenant, avec ces ressources disponibles depuis toujours, le Bénin est-il déjà heureux dans l’abondance? Ces ressources naturelles ne sont rien sans la ressource première qui est l’intelligence. A quoi sert l’intelligence des Béninois ? En quoi investissons-nous notre intelligence ? Comment déployons-nous notre intelligence ? Sans une épiphanie de son intelligence, un homme peut mourir de faim et de misère dans une mine d’or ! Le Béninois est reconnu partout pour son intelligence. Des témoignages élogieux et éloquents remplissent les pages de notre histoire. Toutefois, sommes-nous déjà parvenus à ce Bénin à jamais heureux dans l’abondance ? Mais pourquoi cela est-il ainsi ? Certainement parce que tout comme l’indépendance, l’abondance est un processus scalaire progressif. Mais je pense que cela est ainsi parce que nous n’avons pas encore poussé notre intelligence jusqu’à son point maximal d’affirmation et de révélation. Le Bénin révélé est au fond le désir de révéler l’intelligence béninoise, de booster et de pousser l’intelligence de chaque Béninois et de tous les Béninois à son seuil maximal pour un Bénin à jamais heureux dans l’abondance. Que Dieu nous guérisse de toute surdité et cécité. Enfant du Bénin, si tu entends ce cri de liberté, ne ferme pas ton cœur. Croyez-vous que le Bénin est réellement indépendant ? Je crois fermement en notre indépendance. Je sais bien que d’aucuns disent que notre indépendance est théorique sans impact de fond. Mais ce faisant, c’est oublier que la liberté et l’indépendance sont un processus, un mouvement scalaire perpétuel, autrement dit, la liberté et l’indépendance sont des réalités dynamiques susceptibles de croître ou de décroître au regard des choix que nous faisons, des pensées que nous développons, les paroles dont nous nous nourrissons et les actions que nous posons. Il est clair qu’il y a du chemin à faire et ce chemin commence par la prise de conscience individuelle et collective de notre indépendance. Les concepts de liberté et d’indépendance ne sont vides que pour ceux qui ne veulent pas payer le prix de responsabilité qu’ils exigent. Liberté et indépendance se nourrissent de responsabilité et d’état d’esprit : responsabilité pour accepter et accueillir les conséquences de notre labeur ou de notre paresse et devenir acteur ou artisan et non spectateur de son avenir ; état d’esprit pour cultiver et entretenir une mentalité collective et individuelle de peuple appelé à se décider à être debout. L’appel à être debout s’adresse à chaque Béninois individuellement et à tous les Béninois collectivement. «Enfants du Bénin, debout » est un impératif, un commandement et non une proposition facultative. Culture 13 août 2021


Soisante ans du Trésor public: Les manifestations commémoratives lancées
Pendant trois jours, les agents de la trésorerie, en poste ou à la retraite, vont vivre un programme riche en couleurs dans le cadre de la célébration des soixante ans d’existence du Trésor public. Les manifestations commémoratives ont été lancées, hier jeudi 12 août, par Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances. Conférences-débats, tribune aux doyens, jeux radiophoniques, compétitions dans diverses disciplines sportive et ludique…, la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique a prévu plusieurs activités pour marquer les soixante ans de l’institution. C’est devant des agents à la retraite et ceux en fonction que les manifestations ont été lancées hier. Pour Oumara Karimou Assouma, directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, la célébration de cet événement donne l'occasion de faire un brassage, un dialogue intergénérationnel. Thierry Dossa, président du comité d'organisation et directeur adjoint du Trésor et de la Comptabilité publique, souligne d’ailleurs la participation de trois générations d’agents à cette célébration. Il va sans dire que le partage d’expériences promet d’être enrichissant. A tour de rôle, les secrétaires généraux des deux syndicats de la maison Trésor ont, à l’occasion de la cérémonie de lancement des festivités, félicité le personnel et le directeur général pour l’engagement et les efforts faits au quotidien. « Vous avez le mérite d’avoir fait du Trésor public une administration performante aux standards élevés. Les objectifs fixés par les autorités sont régulièrement comblés malgré les conditions parfois difficiles de travail. J’ai grand espoir que le vent du mandat hautement social soufflera également sur nous au Trésor public », va soutenir François Kotche du Syndicat national des agents de la Trésorerie publique du Bénin (Synatb). Son homologue Kader Yarou, du Syndicat national des agents du Trésor public (Synatrep), a rendu hommage aux aînés qui ont accompli leurs missions dans des conditions précaires. Portant la voix de l’autorité de tutelle, Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, a félicité tout le personnel qui a travaillé depuis 1961 pour maintenir allumé le flambeau du Trésor public, la première banque publique. Il précise que les grands pas posés ne doivent pas faire perdre de vue que des défis restent à relever. C’est pourquoi, le porte-parole du ministre d’Etat a souhaité que cette célébration soit le point de départ d’une nouvelle dynamique. En attendant l’apothéose, demain samedi 14 août, la célébration des soixante ans du Trésor public a ainsi démarré, avec l’espoir que les festivités se déroulent bien et qu’à terme, tout le personnel soit davantage mobilisé pour l’atteinte des objectifs de l’institution. Sous le sceau de la dématérialisation « Le Trésor public à l’ère de la dématérialisation », c’est le thème retenu pour célébrer les noces de diamant de l’institution. Pour Oumara Karimou Assouma, ce thème est tout à fait opportun, car l’événement intervient dans un contexte où le Trésor public fait de la digitalisation le socle de ses réformes. Plusieurs innovations ont été introduites et sont positivement appréciées. Il s’agit notamment de la dématérialisation des fiches de paie des agents de l’Etat, la bancarisation des dépenses, la mise en œuvre des paiements électroniques… Les secrétaires généraux des deux syndicats de la maison ont d’ailleurs salué les réformes du gouvernement en cours et qui impactent positivement l’administration du Trésor. Oumara Karimou Assouma, directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, est reconnaissant à l’égard du chef de l’État qui a su élaborer un programme favorable à la modernisation du Trésor ; envers le ministre d’État chargé de l’Economie et des Finances pour l’appui constant sans oublier le personnel passé et présent grâce à qui l’institution a joué et continue de jouer son rôle. Il rappelle que l’institution a obtenu, depuis 2019, la certification à la norme Iso 9001 version 2015 et entend s’améliorer au quotidien. Actualités 13 août 2021


Sèmè-Podji: Six cybercriminels arrêtés en pleine opération
Les éléments du commissariat de Police de l’arrondissement d’Agblangandan dans la commune de Sèmè-Podji ont mis la main, mercredi 11 août dernier, sur six individus présumés cybercriminels. Des sources policières renseignent que ceux-ci étaient en pleine commission d’actes de cybercriminalité dans une maison à Agblangandan quand les forces de l’ordre ont surgi pour les interpeller. La perquisition des lieux a permis à la police de retrouver treize ordinateurs; trois routers wifi; dix portables dont huit smartphones, des cartes bancaires et des plaquettes de cartes Sim et autres. L’interpellation des six individus doit être un soulagement pour les populations de cette commune et surtout de l’arrondissement d’Agblangandan qui se plaindraient au niveau de ce commissariat de police de plusieurs cas d’arnaque. Ils sont actuellement en garde à vue et en instance d’être présentés au procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) qui décidera de la suite de la procédure judiciaire.   Société 13 août 2021


Développement des Collines: Le préfet échange avec le président Joseph Djogbénou
Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou, a reçu en audience, ce jeudi 12 août à son cabinet, le préfet des Collines Saliou Odoubou. Les deux personnalités ont passé en revue des questions relatives au développement du département des Collines. Le système éducatif, la situation sécuritaire dans le département des Collines, les réformes majeures induites par la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement, le sport, la culture, les projets au profit des communautés à la base…, sont autant de sujets qui ont meublé les échanges entre le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, et le préfet des Collines, Saliou Odoubou. « Nous avons dans un premier temps discuté des questions liées à la situation sécuritaire et à la pacification du département, ainsi qu’aux initiatives que j’ai entreprises et que je suis en train de mettre en œuvre », précise Saliou Odoubou, préfet du département des Collines, au sortir d’audience. En plus, avec son hôte, ils ont abordé d’autres questions touchant au développement du département. Le préfet des Collines est revenu sur la question de l’éducation, notamment les résultats peu satisfaisants aux examens nationaux enregistrés au niveau de sa circonscription administrative. Au cours des échanges, a-t-il poursuivi, il a été aussi question d’une part, des inondations dans certaines localités de son territoire et des dégâts occasionnés par celles-ci, et d’autre part, des activités qui se déroulent dans son département à savoir la fête de l’igname à Savalou et le pèlerinage à la grotte mariale à Dassa le 15 août prochain. Ces activités, a-t-il souligné, se dérouleront dans le strict respect des gestes barrières et de toutes autres dispositions prises pour assurer la sécurité de la population. L’avenir de la jeunesse et le cadre de vie de la population ont été aussi au cœur des préoccupations entre les deux personnalités. A en croire le préfet Saliou Odoubou, le président de la Cour constitutionnelle a montré beaucoup d’intérêt à tous ces sujets, lui a prodigué des conseils avisés et suggéré des approches de solutions à cet effet. « J’ai eu beaucoup de conseils de la part du président puisque en tant qu’homme averti, il s’est préoccupé de la situation du Bénin en général et du département des Collines en particulier. Je suis sorti satisfait», s’est-il réjoui. Par Mathilde ASSOGBA & Estelle VODOUNNOU (Stag.) Actualités 13 août 2021


Eradication définitive des Mgf et Vbg au Bénin: L’ultime assaut lancé à la cour impériale de Nikki
A la cour impériale de Nikki où ils étaient en colloque les 11 et 12 août, les rois, vice-reines ou Gnonkogui, chefs traditionnels, dignitaires du Borgou et de l’Alibori se sont engagés contre les mutilations génitales et autres violences basées sur le genre. Le clou de leur rencontre a été la remise du mémorandum commun en faveur de la lutte à la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata Zimé Yérima. C’est une initiative de Cuso International à travers l’exécution de son projet « Femmes engagées pour la dignité humaine (Fedi-Djirima) » financé par le gouvernement canadien par le biais des Affaires mondiales Canada. L’assaut final contre les mutilations génitales féminines (Mgf) en général et l’excision en particulier ainsi que d’autres formes de violences basées sur le genre (Vbg), a été lancé hier, jeudi 12 août, à la cour impériale de Nikki. C’est à la faveur d’un colloque organisé par Cuso International et qui a réuni les rois, vice-reines ou Gnonkogui, chefs traditionnels, dignitaires de l’aire Baatonu, Boo, Gando et Peule du Borgou et de l’Alibori. Le mémorandum issu de la rencontre et signé par chacun d’eux est la matérialisation de leur engagement dans le cadre de cette lutte. Après avoir procédé à la lecture de son contenu à l’assistance, Sa Majesté le Sinadounwirou, premier ministre de l’Empereur de Nikki, l’a remis à la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata Zimé Yérima. « Concernant les mutilations génitales féminines, si hier, elles étaient pratiquées pour assurer la domination masculine, aujourd’hui, qu’est-ce qui peut encore les justifier ? Qu’est-ce que les sociétés y gagnent, en continuant à s’adonner à leur pratique qui expose des vies et hypothèque des avenirs, puis compromet l’épanouissement des filles et retarde leur développement ?», s’est interrogée la vice-présidente de la République. Au Bénin, a-t-elle indiqué, en plus des instruments adoptés au plan international, des lois ont également été votées et promulguées visant la protection des enfants contre de telles pratiques, sans oublier les campagnes de sensibilisation des populations et les plaidoyers. Mais, malgré les actions conjuguées et concertées du gouvernement, des Ong et des Organisations de la Société civile, même s'il a reculé depuis quelques années, le phénomène a survécu et ressurgi au niveau des contrées et villages les plus éloignés et inaccessibles du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga, déplorera-t-elle. Au nom du chef de l’Etat, Patrice Talon, elle a remercié Cuso International pour son initiative d’impliquer de façon accrue les garants de la tradition dans la lutte contre les Mgf et les Vbg au Bénin. Cuso réaffirme sa détermination Comme elle, Baboni Yacoubou Sinimbou, Zalia Bacoudogo Alassane, les représentantes respectives des ministres en charge des Affaires sociales et de la Justice ont également loué l'engagement pris par ces autorités traditionnelles de jouer leur partition, en aidant à éradiquer définitivement sous l’égide de Son Altesse impériale, le Sinamboko Sabi Naïna III, ce mal qui mine l'aire Baatonu, Boo, Gando et Peule. A travers son représentant-Pays, Landry Sabin Faton, appuyé par le premier secrétaire du Bureau pays de l’ambassade du Canada, Charles Sarr, Cuso International a réaffirmé sa détermination à restaurer les droits et la dignité des femmes et des filles. Il a promis qu’après le présent colloque, son organisation se servira du projet Fedi-Djirima pour soutenir dans la mesure de ses capacités au niveau de ses zones d’intervention, les actions de restitution et de sensibilisation portées par les rois et têtes couronnées ayant pris part au colloque. intervenant dans 23 pays dans le monde, Cuso International est une Ong de bienfaisance et de développement présente dans 6 pays africains dont le Bénin. Ses premières actions dans le pays remontent à 2014. Travaillant avec des partenaires locaux, cette Ong impacte plusieurs secteurs dont ceux de la santé, de l’agriculture, du social, de l’environnement, de l’autonomisation et de l’entrepreneuriat des femmes. Société 13 août 2021


En fin de mission au Bénin: Yenielys Vilma Regueiferos Linares honorée
Yenielys Vilma Regueiferos Linares, ambassadrice de Cuba gardera en mémoire pendant longtemps ses derniers jours de fonction au Bénin. En fin de mission, elle a reçu dans la soirée d’hier jeudi 12 août, les honneurs du chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci qui a organisé en son intention un dîner d’au revoir en présence d’une délégation du corps diplomatique. « Cette cérémonie est l’expression de la gratitude du gouvernement et du peuple du Bénin à votre endroit pour votre contribution active au renforcement des liens d’amitié et de coopération entre Cuba et le Bénin ». C’est par cette phrase que le chef de la diplomatie béninoise a ouvert le dîner d’au revoir organisé à l’intention de Yenielys Vilma Regueiferos Linares, ambassadrice de Cuba en fin de mission au Bénin. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération affirme que l’ambassadrice est arrivée dans des conditions un peu particulières et avec une certaine détermination, elle a restructuré et remis sur les rails, la coopération entre son pays et le Bénin. Au nom du président Patrice Talon, il a tenu à féliciter le gouvernement cubain et l’ambassadrice pour la qualité du travail accompli au Bénin. «Je ne vais pas passer en revue l’ensemble des secteurs dans lesquels nous avons décidé de bouger et dans lesquels nous bougeons », précise-t-il, pour montrer combien fructueuse a été la coopération entre les deux Etats. Aurélien Agbénonci indique que durant les deux années de son séjour au Bénin, l’ambassadrice a œuvré avec professionnalisme pour la signature de plusieurs accords. «Du poste où vous serez, je sais qu’une partie de vous est restée au Bénin et que vous serez attentive à cela. Je voudrais vous souhaiter beaucoup de succès dans vos nouvelles fonctions et les portes du Bénin vous sont ouvertes », a-t-il dit. Après avoir reçu des mains du ministre Aurélien Agbénonci, un présent symbolique, Yenielys Vilma Regueiferos Linares a exprimé toute sa gratitude au gouvernement, aux membres du corps diplomatique et au peuple béninois pour l’hospitalité dont elle a bénéficié. Elle affirme que ses mots de gratitude à l’endroit de chaque personne ne sont pas diplomatiques mais viennent du plus profond de son cœur. Actualités 13 août 2021


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