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Nouvelles

Gouvernance judiciaire en Afrique de l’Ouest: Une mission de l’Onu à la Cour suprême et à la Criet
En séjour au Bénin du 26 au 27 juillet dernier, une mission du secrétariat des Nations Unies à travers son bureau pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas) était à la Cour suprême et à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) à Porto-Novo. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une étude lancée par les Nations Unies sur les opportunités et les défis en matière de gouvernance judiciaire en Afrique de l’Ouest. Les résultats de cette étude devront informer de l’engagement de l’Unowas sur cette problématique, en collaboration avec les organisations sous-régionales notamment la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). La délégation onusienne a été conduite par Alice Viviane Mauske, spécialiste des Affaires judiciaires de l’Unowas. Elle a tenu une séance de travail dans l’après-midi du mardi 27 juillet dernier avec les services techniques de la Cour suprême, la plus haute juridiction en matière administrative et judiciaire du Bénin. Les échanges ont surtout porté sur les lois, les politiques et les mesures prises par la Cour suprême pour promouvoir la gouvernance judiciaire au cours des dernières années et les rôles attendus des organisations régionales et internationales. Alice Viviane Mauske et son collègue de l’Unowas ont été reçus par Etienne Fifatin, président de la Chambre administrative par intérim représentant le président de la Cour suprême, Onésime Madodé, procureur général près la Cour suprême, et Michèle Carréna Adossou, juge à la Cour suprême. Après la Cour suprême, la mission s’est ensuite rendue à la Criet pour le même exercice?   Actualités 29 juil. 2021


Pr Rock Gnahoui à propos de la gouvernance sous la Rupture: « Des actions impactent de jour en jour toutes les couches de la société »
Agir pour rendre irréversible le processus de la Rupture, c’est l’objectif du Groupe de réflexion alternatives perspectives. Depuis sa naissance en 2019, cette plateforme d’agrégation d’intelligence apporte sa pierre à l’édification de la nation à travers des conférences publiques sur des sujets d’actualité. Dans cette interview, son premier responsable, Rock Gnanhoui, évoque les motivations de la création du Grap et donne son point de vue sur la gouvernance actuelle. La Nation : Vous êtes le président du Groupe de réflexion alternatives perspectives. Un groupe qui initie depuis quelque temps des conférences sur des questions d’intérêt national. Quelles sont vos motivations ? Pr Rock Gnahoui : Au sortir des regroupements des partis politiques, nous avons estimé qu’il faut créer un creuset permettant à tout le monde de participer à une réflexion sur la vie sociale, politique, économique et culturelle du pays, sans exclusive. Même opposants, vous pouvez venir au Grap. L’idée était de discuter avec tout le monde. Nous existons depuis deux ans et demi environ et nous essayons de donner quelques éléments d’éclairage sur des thèmes, des activités et des discours qui sont prononcés ici et là. Dès le mois de janvier 2019, nous avons commencé les activités et nous avons à notre actif une dizaine de conférences sur des thèmes qui touchent à la femme, la culture béninoise, la Constitution modifiée, l’emploi des jeunes, les acquis démocratiques, etc. Autant de questions que nous avons abordées depuis le début de nos activités. Le Grap s’est affiché comme un think tank soutenant les actions du chef de l’Etat. Quels sont les idéaux que vous défendez concrètement ? Nous estimons que lorsqu’un régime est en place et qu’il n’est pas bien compris, il faut l’accompagner en expliquant aux populations ce qui est, ce qui se passe et ce qu’on doit comprendre. Il s’agit donc dans un premier temps d’accompagner la Rupture dans ses actions. Mais nous n’avons jamais exclu la possibilité d’apporter des éléments de contradiction parce que c’est cela qui permet de faire avancer la science, la réflexion. Nous avons déjà eu des conférences où des personnes ont développé des idées contraires et nous estimons que c’est de cette manière qu’on va impulser le développement au plan théorique à partir de ce groupe. Quand on ne se comprend pas, quand on ne se parle pas, on ne peut pas avancer. La première idée pour nous est de faire avancer la communication. Nous avons la justice qui est au cœur de notre préoccupation parce qu’elle permet d’asseoir la paix au sein de la population. Nous avons aussi le développement qui est une question centrale. Et nous arrivons à nous faire comprendre parce que nous sommes très visibles sur les médias et de par l’origine des participants, c'est la preuve qu’il y a des gens qui comprennent même si des réticences subsistent. Quelle est votre appréciation de la gouvernance de la Rupture? Sur la gouvernance actuelle, il faut décerner un satisfecit au président de la République et à son gouvernement. Nous sommes obligés de faire une comparaison entre ce qui est passé et ce que nous voyons aujourd’hui. Et par rapport à ça, il y a un grand changement. Cela signifie qu’il y a des idées et des actions qui impactent de jour en jour presque toutes les couches de la société. C’est un bon travail qui se fait. Il faut accompagner le gouvernement dans ses actions et permettre aux uns et aux autres de participer car on a besoin de tous les Béninois pour construire le Bénin. Le second mandat du président de la République est placé sous le sceau du «hautement social ». Que comprenez-vous par cette vision ? La question du social était au cœur de notre dernière conférence. Lors de son investiture, le président de la République a sorti une expression qui a ravi certains, c’était le « hautement social ». A travers la conférence, nous avons montré qu’il y a un état des lieux qui démontre que le social a un ancrage très important aujourd’hui. Au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, les actions concernant les personnes vulnérables, les femmes, les jeunes, les enfants et autres ont été développées par la ministre. Ce « hautement social » existe déjà mais il faut aller plus loin pour asseoir un développement social qui permet d’éradiquer la pauvreté. C’est l’entendement du président de la République. Il s’agit d’aider à travers l’éducation qui se traduit par la création de lycées professionnels dans différentes villes, donner un impact fort au niveau de la santé, de la famille, de l’emploi des jeunes, etc. Il est question d’être responsable dans les actions pour impacter toutes les couches sociales. Mais il faut préciser que ce « hautement social » ne consistera pas à partager de l’argent. Il ne s’agit pas non plus du « tout social » où il faut donner de l’argent à tout le monde, mais être responsable vis-à-vis de certaines actions pour impacter toutes les couches de la société sans exception. En un mot, permettre au Bénin de démontrer en Afrique et dans le monde que la pauvreté peut être vaincue si on porte à cœur cette idée et si on y travaille. Le mode de gestion du pouvoir n’est pas sans critiques au regard de la conjoncture économique et sociale. Etes-vous optimiste quant au développement du pays ? Les critiques vont toujours fuser. Si vous avez un gouvernement qui n’est pas critiqué, ça veut dire que le gouvernement n’est pas bon. Tout le monde ne se retrouve pas forcément dans les actions qui sont initiées par le régime en place. Il y a des gens qui sont toujours frustrés quelque part. C’est la nature de l’homme de ne pas être toujours satisfait et les critiques sont justifiées parce que c’est d’abord ce qui permet de corriger. Et je suis très optimiste parce que le peu que je vois démontre que l’on peut aller encore plus loin. Je suis encore optimiste parce que nous avons aujourd’hui, sur le plan des infrastructures, beaucoup de choses réalisées. En tant que Béninois, on doit être fier. Parlant de réformes, la toute dernière est celle au niveau de l’Institut national de la Femme. Quelles sont vos observations sur cette initiative du gouvernement ? Si vous considérez la femme comme une incapable, c’est que vous êtes en train de détruire la société. La femme est au cœur de l’éducation des enfants et de tout, d’une manière globale et il faut la protéger. Réformer cet institut de sorte qu’il puisse ester en justice contre les auteurs de violences sur les femmes et se constituer partie civile est une bonne trouvaille. La réforme permet de donner davantage à la femme la possibilité de s’exprimer. Cela démontre tout l’engagement du gouvernement à œuvrer pour la promotion de la femme et l’approche genre. C’est une belle réforme qui va impacter énormément la société béninoise. Toujours dans la logique des réformes, le Conseil électoral est désormais fonctionnel. Quelle comparaison pouvez-vous faire entre son ancrage institutionnel et celui de la Cena qu’il a remplacée ? Déjà, il y a la dénomination qui a changé. C’est une différence de taille. De même que la composition. La forme de désignation des membres de ce conseil est aussi différente. Car nous voulons faire dans la modernité. La Cena a démontré ses capacités mais on devait penser autrement. Quand quelque chose est nouveau, il est mieux de laisser faire pour observer les résultats puis faire le bilan. Par Isidore A. GOZO et Joël TOKPONOU Actualités 29 juil. 2021


Absence de femme au Conseil électoral: Moele-Bénin défend le genre et l'égalité des sexes
Communiqué de MOELE BENIN A PROPOS DE LA COMPOSITION DU CONSEIL ELECTORAL A la faveur de sa première session extraordinaire de l’année 2021 ouverte et close mardi 27 juillet dernier, le Parlement a procédé à la désignation du cinquième membre du Conseil électoral, en remplacement du membre démissionnaire. Moele-Bénin se réjouit de cet aboutissement et prend acte du choix porté sur la personne du Professeur François Adébayo ABIOLA dont les mérites et qualités sont connus de tous. Tout en souhaitant bon vent et plein succès au Conseil électoral, Moele-Bénin regrette, eu égard à l’importance de la mission dévolue au Conseil électoral et à sa sensibilité dans la vie institutionnelle de notre pays, l’absence de femme en son sein comme l’a d’ailleurs souhaité le président de la République et note avec surprise que le choix et la préférence des parlementaires ne se soient pas portés sur une personnalité féminine. Au centre des débats et dynamiques contemporaines, Moele-Bénin saisit cette occasion manquée, pour en appeler à la suite du chef de l’Etat, à la vigilance de toutes les forces politiques et des décideurs à divers niveaux, et à une appropriation, mieux à propos, de la problématique du genre et de promotion des femmes dans les instances de prise de décision. Autant que les notions de ‘’Consensus’’ ou de ‘Minorité parlementaire’’, est-il opportun de devoir recourir au Juge constitutionnel pour trancher sur l’avatar qu’est la question du genre dans le déploiement des fonctions politiques ou publiques ? Moele-Bénin s’emploiera les jours à venir à mettre en relief cette problématique et à jouer sa partition pour la faire prospérer, aux côtés de toutes les forces vives nationales qui voudront s’y associer.   Fait à Cotonou, le 28 juillet 2021 Jacques AYADJI Le Président Actualités 29 juil. 2021


Probable dissidence au sein du Br dans la Donga: Des militants et membres fondateurs alertent
Inquiets d’une crise probable au sein du Bloc républicain dans la Donga, notamment à Djougou, des militants et membres fondateurs alertent en invitant le secrétaire exécutif national à travailler à unir les militants afin d’arrêter la vague de démission tous azimuts dudit parti. Le parti le Bloc républicain du département de la Donga précisément à Djougou enregistre quelques actes tendant à la dislocation des militants. Un fait qui ne saurait profiter à personne si rien n’est fait, selon certains membres fondateurs influents de ce parti dans la Donga, fief du secrétaire exécutif national Abdoulaye Bio Tchané. C’est pourquoi certains donnent l’alerte et l’invitent à prendre son bâton de pèlerin afin de mettre fin à une crise latente au sein de la famille Bloc républicain de la Donga. « Il y a un malaise effectif dans le fonctionnement du Bloc républicain à Djougou », fait savoir un militant qui voit dans un futur proche une velléité de dissidence qui serait préjudiciable au Bloc républicain, un parti politique qui soutient les actions du chef de l’État. Selon ce militant très actif, des clans se dessinent dans ce parti dans la Donga au point que certains ont pratiquement un pas dehors, confie-t-il, et n’attendent qu’une occasion pour annoncer leurs démissions. « Ce serait dommage que le parti enregistre des démissions dans le fief du secrétaire exécutif national », affirme-t-il pour dénoncer cette vague de départ surprise qui secoue le Bloc républicain comme c’est le cas par ces temps un peu partout dans les communes. Atayoti Idrissou Sindjaloum membre fondateur du Bloc républicain retrace dans un communiqué sa préoccupation après une manifestation ce week-end à Djougou. Selon ledit communiqué, le député Bida Nouhoum a organisé le week-end dernier un meeting de remerciement suite à l’élection du chef de l’état couplé avec la fête de la tabaski, mais à l’occasion, le secrétaire exécutif national du parti était présent à cette rencontre sans associer les autres ténors du Bloc républicain de la commune de Djougou. Le communiqué fait remarquer l’absence des membres influents du parti à ce rendez-vous notamment le député Walis Zoumarou, l’ancien maire Abischaï Akpalla Abraham, Malick Séibou Gomina, l’actuel maire, Nabil Traoré, Salifou Mama, Micaël Bassabi Djara qui sont, selon ledit communiqué des acteurs majeurs du Br du milieu. « Cela prouve à suffisance qu’il existe un malaise au sein du Br à Djougou à l’instar des informations relatives au dysfonctionnement noté au plan national », indique Atayoti Idrissou Sindjaloum, signataire du communiqué. Il suggère que le secrétaire exécutif national du Bloc républicain, améliore le fonctionnement du parti pour mettre fin à ces soubresauts qui peuvent comporter des germes de départ de certains militants. Actualités 28 juil. 2021


Promotion des arts à l’international: Une plateforme pour plus de visibilité du monde culturel
Les acteurs culturels béninois auront moins de difficultés à se faire repérer sur la toile avec le lancement de la plateforme senjayer.bj. Cet outil du numérique a été conçu pour leur donner plus de visibilité et leur permettre d’interagir plus facilement avec le reste du monde. Les informations sur la carrière, le parcours, le profil et les prestations des acteurs culturels béninois en un seul clic. C’est ce que propose la plateforme senjayer.bj qui, depuis peu, retient l’attention de nombreux acteurs culturels béninois. Les premiers à l’avoir adopté témoignent de la multitude d’opportunités qui s’y nichent. Le lancement officiel, vendredi 16 juillet dernier à Cotonou, a donné l’occasion à bien d’autres de la découvrir et d’y faire leurs premiers pas. « Cette plateforme vous ressemble et nous ressemble », confie d’entrée, Aubin Noutéhou, ingénieur de son vivant à l’étranger, mais aussi initiateur et concepteur du projet. Confronté à de nombreuses difficultés sur son parcours d’acteur culturel et pour aider les artistes de son pays, il s’est résolu à entreprendre un projet dont le produit final séduit plus d’un. « La réalité des technologies nouvelles a transformé de manière significative le secteur culturel avec l’émergence de services culturels en phase avec les nouvelles opportunités qui sont créées. Le monde de l’évènementiel s’est déployé et présente au public des offres variées », indique-t-il. Et comme le Bénin ne peut être en marge de cette marche, surtout que le pays aspire à devenir le quartier numérique de l’Afrique, Aubin Noutéhou a voulu apporter sa touche. Il présente senjayer.bj comme un espace qui permettrait la mise en lien des acteurs des spectacles vivants, une plateforme sous forme d’annuaire pour valoriser leur musique et leur faire franchir plus facilement les frontières. Une telle offre, on le devine bien, ne peut que séduire le ministère en charge de la Culture. Florent Couao-Zotti, représentant du ministre au lancement trouve à travers senjayer.bj, « une plateforme si particulière qui rend service à toute la population». Il ajoute que «personne aujourd’hui n’est exclu des offres que propose Internet et c’est fort de la pertinence de cette possibilité que l’équipe a décidé de mettre à la disposition du monde culturel, cet outil absolument performant qui propose plusieurs services». Senjayer est venu proposer certains services liés au spectacle, à un annuaire à l’intérieur duquel on aura toutes les informations concernant les artistes, leur actualité, la sortie de livres, la production d’albums et la possibilité de vendre des billets pour des spectacles… explique Florent Couao-Zotti qui ne s’est pas empêché d’aller surfer sur le site. « Je me suis rendu compte que cette manière d’être au plus près des internautes témoigne de la modernité dans laquelle les initiateurs de cette entreprise ont décidé d’installer les Béninois », fait-il savoir. Le rêve du Bénin de devenir un quartier numérique, prend autrement corps, ont convenu ces intervenants. Claude Balogoun, un autre acteur culturel, se félicite de l’avènement de ce joyau. Avec cette plateforme, il n’est plus possible de soutenir que le Bénin culturel n’existe pas sur la toile et que l’artiste béninois n’est pas facile à dénicher sur la toile et sur le plan international. « Il est question ici de présenter aux Béninois et au monde une plateforme de cette envergure. Comment être présent si nous n’avons pas des répertoires bien fournis, des plateformes qui renseignent sur ce que nous faisons, sur ce que nous apportons à travers notre culture», soutient Claude Balogoun qui pour finir, invite tous les acteurs culturels, les artistes, les producteurs, organisateurs d’évènements, les acteurs de l’ingénierie culturelle, les managers, tous ceux qui interviennent dans la chaine de la production culturelle à suivre son exemple en allant s’inscrire sur senjayer.bj. Culture 28 juil. 2021


Littérature: Quatre héroïnes de l’histoire africaine célébrées
L’univers béninois des livres s’est enrichi d’un nouvel ouvrage intitulé «Quatre héroïnes de l’histoire africaine». C’est en hommage aux braves femmes Candace, Nzingha, Hangbé et Toya qui ont chacune dirigé par le passé leur pays et marqué toute l’Afrique. Le chef-d’œuvre est réalisé par des élèves et étudiantes sous la supervision de l’Ong Fondation Reine Hangbé, dans le cadre du projet « Femmes d’exception» soutenu par l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin. Composé de 62 pages, le livre « Quatre héroïnes de l’histoire africaine » est cent pour cent féminin. Il célèbre quatre braves femmes, en l’occurrence Candace, Nzingha, Hangbé et Toya dont on parle très peu ou pas du tout dans les œuvres littéraires en Afrique en général et au Bénin en particulier. Inconnues ou souvent mal connues, celles-ci ont pourtant marqué le cours de l’histoire par leurs positions stratégiques dans l’enracinement politique de leur royaume ou de leur communauté. Le projet « Femmes d’exception» initié par l’Ong Fondation Reine Hangbé, a décidé, avec le soutien financier de l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin, d’élever la voix de ces quatre femmes, faire connaitre leurs exploits et montrer que la gestion de la cité n’a pas été que l’affaire des hommes. « Les gens ne pensent souvent qu’à l’homme quand on parle de la gestion d’un pays ou d’une communauté. Or, des femmes ont aussi joué un rôle important dans le développement de leur pays, sur le plan politique surtout », a révélé la présidente de la Fondation Reine Hangbé, Victorine Kèmonou Djitrinou. Selon elle, le projet « Femmes d’exception » est initié pour aider à inverser la tendance et à donner aux jeunes filles d’aujourd’hui, des exemples de femmes ayant dirigé par le passé afin qu’elles s’en inspirent et rêvent grand. « Il faut qu’elles sachent par exemple qu’au Bénin Tassi Hangbé a régné sur le trône de Houégbadja et qu’en Angola, la reine Nzingha, après la mort de son père, a conduit le pays. Et que grâce à Candace en Nubie actuel Soudan, les Romains n’ont pas pu traverser l’Afrique du Nord pour descendre au Sud du Sahara», a précisé Victorine Kèmonou Djitrinou. Pour sa part, Agbaraya Toya, transportée en Haïti depuis son Danxomè natal, a par son engagement révolutionnaire, légué à la postérité le sens des valeurs morales et de la persévérance dans la sauvegarde de la dignité. Il y a tellement d’exemples de femmes, poursuit-elle, ayant dirigé leur pays, géré des royaumes et été des souveraines à part entière, mais que l’histoire a tus, pour des raisons qu’elle dit ignorer. L’ouvrage est venu combler le vide. Ainsi, grâce à ce projet «Femmes d’exception », les élèves et étudiantes ont découvert une partie de l’histoire palpitante de ces femmes d’Afrique rompues à l’art de la guerre dont elles n’ont jamais entendu parler et qui leur a été racontée. Sur la base de ce récit, elles ont été amenées à rédiger cette histoire à travers des exercices pratiques en ateliers d’écriture. Un comité éditorial composé de membres de la Fondation et des plus adultes des élèves et étudiantes a mis le livre en forme avec l’aide d’un éditeur. Culture 28 juil. 2021


Assemblée nationale: François Abiola désigné 5e membre du Conseil électoral
L’ancien vice-premier ministre François Adébayo Abiola est désormais le cinquième membre du Conseil électoral. Il a été désigné ce mardi 27 juillet, par l’Assemblée nationale pour remplacer Abou Bakary Adam Soulé qui a démissionné quelques jours après sa désignation. Le choix du professeur des universités à la retraite a été approuvé à l’issue d’un vote à bulletin secret à la tribune de l’hémicycle par 80 voix pour, 0 contre et 0 abstention. Il est intervenu à la faveur de la première session extraordinaire de l’année 2021 du Parlement ouverte et close ce même mardi. Ce dossier était le seul point inscrit à l’ordre du jour. François Adébayo Abiola a été proposé par la minorité parlementaire, c’est-à-dire le groupe parlementaire Bloc républicain qui avait désigné le membre démissionnaire. L’Assemblée nationale a respecté le principe de parallélisme des formes pour pourvoir à ce cinquième siège vacant depuis la prestation de serment et l’installation, le 14 juillet dernier, des quatre membres du Conseil électoral pour succéder à la Commission électorale nationale autonome (Cena) en fin de mandat. François Abiola sera donc appelé à prêter serment aussi devant le chef de l’Etat, Patrice Talon qui va l’installer dans ses fonctions. Cette formalité lui permettra de rejoindre en toute légalité ses pairs du Conseil électoral à savoir Adolphe Djima désigné par le président de la République, Sanni Gounou proposé par le chef de file de l’Opposition, Nicolas Assogba et l’ancien ministre Sacca Lafia respectivement choisis par les magistrats et la majorité parlementaire, c’est-à-dire le groupe parlementaire Union progressiste (Up) au Parlement. Sacca Lafia a d’ailleurs été élu président de cette institution électorale. Le Conseil électoral, faut-il le rappeler, veille à la bonne organisation des scrutins et à la sincérité des votes ; adopte le règlement intérieur de la Cena, approuve le programme d’activités de la Direction générale des élections, valide les projets de budget élaborés par la direction générale des élections; adopte les rapports d’activités du Directeur général des élections, organise des concertations avec toutes les parties prenantes au processus électoral et informe l’opinion du chronogramme de chaque élection. Aussi, le Ce a-t-il pour prérogative d’examiner les dossiers de candidatures, de valider et de publier les candidatures ; de s’assurer de la mise en place à temps du matériel électoral et des documents électoraux ; de superviser les opérations de vote et la centralisation des résultats; d’examiner les réclamations portant sur les opérations préélectorales et électorales, sans préjudice des attributions de la Cour constitutionnelle et des autres juridictions compétentes. Enfin, le Ce est compétent pour publier les résultats provisoires des élections législatives et de l’élection du président de la République et les transmet à la Cour constitutionnelle. Il est chargé aussi de proclamer les résultats définitifs des communales et d’organiser les élections en cas d’annulation et publie son rapport général d’activités notamment de l’année électorale, au plus tard 60 jours après la proclamation des résultats définitifs du dernier scrutin? Actualités 28 juil. 2021


Championnat national Seniors 2e division, saison 2020-2021: Le top de la compétition donné
Organisée par la Fédération béninoise de Basketball (Fbbb), la phase finale Seniors Hommes et Dames du championnat national de 2e division de la discipline, saison 2020-2021 a démarré hier, mardi 27 juillet à Djougou. Au total, cinq clubs animent cette compétition chez les dames et chez les messieurs. Les associations et clubs amateurs de la Fédération béninoise de Basketball s’affrontent depuis hier, mardi 27 juillet à Djougou sur le terrain des Travaux Publics (Tp) dans le cadre de la phase finale Seniors Hommes et Dames du championnat national de 2e division de la discipline, saison 2020-2021. Il s’agit de Associé de Ouaké dans la Donga, Flèches Noires de l'Atacora, Azazel du Borgou, Élan sportif de Porto-Novo de l'Ouémé-Plateau et Aol de l'Atlantique-Littoral chez les Dames et Tiger's de la Donga, Flèches Noires de l'Atacora, Alabtros du Borgou, Aso Modèle de Porto-Novo de l'Ouémé-Plateau et Espoir de Cotonou de l'Atlantique-Littoral présents chez les Hommes. Après la réunion technique, Ismahinl Onifadé, président de la Fédération béninoise de Basketball a, pour lancer la compétition, invité les associations au fair-play, à la détermination dans le jeu et au respect des décisions des arbitres. Dramane Hamissou, président du district de la Donga se dit heureux de l’organisation de cette compétition dans la commune de Djougou. « C’est à l’actif de la Donga qui dispose des équipes qui suscitent l’engouement de la population de Djougou pour la discipline », a-t-il confié. Conformément au format de la compétition, toutes les équipes doivent se rencontrer en linéaire et l’équipe classée première sera déclarée championne. Ainsi, les équipes championnes aussi bien chez les hommes que chez les dames devront se constituer en Sociétés sportives afin d’évoluer en Ligue professionnelle de Basketball la saison prochaine. Les finales de ces championnats auront lieu samedi 31 juillet prochain entre les deux meilleures équipes au niveau de chaque catégorie. Au terme de la première journée, Aol chez les dames a battu Associé par le score de 50-21 tandis que Aso Modèle s’est débarrassée d’Albatros chez les hommes par le score de 83-52. Sports 28 juil. 2021


Audiences à la vice-présidence de la République: Mariam Chabi Talata échange avec deux ambassadeurs
L’un après l’autre, les chefs des représentations diplomatiques chinoise et américaine au Bénin ont eu un tête-à-tête, mardi 27 juillet dernier, avec la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata. Les discussions ont porté sur la coopération actuelle et future entre le Bénin et leurs pays respectifs. Jingtao Peng, ambassadeur de Chine près le Bénin, au cabinet de la vice-présidente de la République. Il est le premier diplomate reçu par Mariam Chabi Talata dans la journée de ce mardi. Au sortir de l’audience, l’ambassadeur chinois confie à la presse qu’il est allé féliciter la vice-présidente pour son élection qui «va certainement marquer l’histoire du Bénin parce que c’est une grande dame ». En outre, Jingtao Peng lui a présenté l’état de la coopération entre la Chine et le Bénin. Une coopération que le diplomate chinois qualifie de « riche, variée et prometteuse». De plus, il a fait savoir à la vice-présidente que 2021 est l’année de récolte pour la coopération sino-béninoise, et a sollicité le soutien constant de la vice-présidente pour le raffermissement des liens entre les gouvernements et les peuples chinois et béninois. En réponse, Mariam Chabi Talata « a apprécié la qualité de cette coopération qui profite directement au peuple et qui a un grand avenir parce que nous sommes tous des pays en développement ; nous avons beaucoup de points communs et d'aspirations communes. Nous avons notre propre rêve pour changer nos destins, notre vie et nous pouvons aussi conjuguer nos efforts pour réaliser nos rêves pour faire développer nos pays», rapporte l’ambassadeur. A sa suite, la vice-présidente de la République a reçu Patricia Mahoney, ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin. Après environ une heure d’échanges, l’hôte américaine est ressortie toute souriante. Elle informe les professionnels des médias que l’audience a porté sur les priorités et défis de la vice-présidente, et qu’elles ont également discuté des possibilités de coopération à l’avenir, entre les gouvernements béninois et américain par rapport à ces priorités. « J’ai beaucoup apprécié le ton et l’engagement de madame la vice-présidente ; j’ai beaucoup appris de son engagement en faveur des femmes et des enfants, et pour l’avenir, pour un Bénin plus prospère, démocratique et sûr », a-t-elle conclu. Actualités 28 juil. 2021


1re édition des ateliers « Internet Community Meetup »: Fédérer plus d’acteurs autour du développement de l’écosystème
La communauté de l’Internet au Bénin a renoué avec ses activités, samedi 24 juillet dernier, à travers le lancement des ateliers « Internet Community Meetup » à Cotonou. En initiant cette activité, le chapitre Bénin d’Internet society (Isoc) a pour double objectif d’informer de façon trimestrielle sa communauté sur ses activités et de fédérer plus d’acteurs autour du développement de l’écosystème internet au Bénin. A travers l’organisation de la 1re édition des ateliers «Internet Community Meetup», samedi 24 juillet dernier à Cotonou, le chapitre Bénin d’Internet society (Isoc) a procédé à la relance de ses activités dans le contexte post-pandémique. Engagé depuis quelques années sur les questions liées à l’appropriation et au développement de l’internet et du numérique au Bénin, le chapitre du Bénin d’Isoc s’est toujours appuyé sur sa communauté et ses partenaires pour la mise en œuvre de ses actions et projets, selon son président Harold Adjaho. Cette première édition a permis aux participants de réfléchir sur «comment fédérer plus d’acteurs autour du développement de l’écosystème internet au Bénin » et « comment favoriser l’inclusion des filles et des femmes dans le numérique.». A en croire Harold Adjaho, la résolution de ces problèmes est essentielle pour le développement d’Internet, des usages et une réelle inclusion qui impactera tout l’écosystème. Cet atelier a été un moment de brainstorming assorti de propositions pour non seulement sensibiliser les participants à adhérer au chapitre Bénin d’Isoc, mais aussi inciter les différentes parties prenantes à jouer pleinement leurs rôles pour un Internet responsable au Bénin. « Ce sont des rencontres dont le but est de susciter la motivation et l’engagement de la société d’Internet au Bénin », a confié Harold Adjaho. C’est le lieu pour lui de revenir sur les projets phares de son mandat qui portent sur quatre leviers : renforcer l’internet et le développer, révéler la communauté de l’internet au Bénin et promouvoir le chapitre Bénin d’Internet Society. Plusieurs actions dont la promotion du livre sur l’histoire de l’Internet au Bénin ont été menées lors du premier semestre de l’année 2021. Avec la reprise des activités, le chapitre Bénin d’Isoc n’entend pas baisser les bras. Il se lance comme défi de réaliser les activités prévues dans son programme d’activités et prend date pour la deuxième édition d’Internet Community Meetup dans trois mois. Actualités 27 juil. 2021


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