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Décès de Rosine Soglo: Témoignages de quelques personnalités
Professeur Théodore Holo « Que la douleur de l’avoir perdue ne nous fasse pas oublier le bonheur de l’avoir connue » L’idée que je garde d’elle (Rosine Soglo), c’est qu’elle est une dame de fer comme une dame de cœur. Ce qui se résume dans l’appellation « maman » qu’elle apprécie beaucoup. Comme chacun de nous le sait, maman est d’abord l’autorité pour l’éducation des enfants, pour leur réussite. Mais maman est aussi sollicitude et bienveillance parce que maman veille à l’épanouissement des enfants. Elle peut donc être dure dans ses propos, elle peut être quelquefois très sévère, mais la minute d’après, c’est déjà oublié, c’est la générosité et c’est ça qui la caractérise également. Je pense qu’il faudrait aussi reconnaître qu’elle est une passionnée de la politique qu’elle a découverte quand son mari est devenu président de la République. Et pour le protéger afin d’éviter que celui-ci ne soit l’otage des partis politiques, elle a créé la Renaissance du Bénin pour pouvoir le soutenir. D’autant plus qu’après le remaniement ministériel de 1993, le président a perdu pratiquement sa majorité au parlement et il fallait des députés pour l’accompagner dans la mise en œuvre de sa politique. Elle s’y est engagée et elle est restée fidèle à cet engagement de 1995 à 2019. Et comme on le dit souvent, elle est une battante et un modèle pour la jeune génération. Elle est aussi la preuve, surtout pour les femmes, que toute liberté acquise est d'abord une liberté conquise. Je ne sais pas si elle s’est fait reconnaître ses droits, mais je pense qu’aujourd’hui les femmes aussi doivent pouvoir continuer ce combat pour que la parité soit la règle chez nous et non pas des quotas pour faire une place aux femmes qui constituent plus de 52 % de notre population. Je crois que c’est avec cet engagement avec des gens de cette qualité que nous pouvons consolider l’Etat de droit et la démocratie tel que cela est prévu dans la Constitution de 1990. Que Dieu ait pitié de son âme et l’accueille dans sa félicité! J’en profite pour renouveler mes condoléances à sa famille biologique et à sa famille politique à laquelle j’appartiens puisque j’ai été militant et responsable de la Renaissance du Bénin jusqu’à ce que j’aille à la Cour constitutionnelle où je ne pouvais plus assumer des responsabilités politiques, étant donné que cela est incompatible avec mon mandat à la Cour. En tout cas, que la douleur de l’avoir perdue ne nous fasse pas oublier le bonheur de l’avoir connue.   Karim Urbain da Silva, président des sages de Porto-Novo « Je ne ressens pas ce que tout le monde ressent » « Rosine Vieyra Soglo et moi sommes parentés. Je suis son oncle. Donc je ne ressens pas ce que tout le monde ressent. Les sentiments sont divers. A la mort de mon papa, c’est son père Gratien Vieyra qui est venu régler les petits problèmes de succession au niveau de ma famille. Mieux, deux de mes enfants sont restés à Kouhounou à Cotonou avec son père, un fonctionnaire des Cheminots. Rosine Vieyra Soglo est une femme assez courageuse. Elle dit haut, très haut ce que beaucoup disent à voix basse. Elle a été Première dame du Bénin et plusieurs fois élue député à l’Assemblée nationale. Tout le monde a constaté qu’elle est une femme d’exception. Rosine luttait depuis le bas-âge pour être née au milieu de trois ou quatre garçons (Sourire). C’est ce qui a forgé son fort caractère de femme battante que l’on découvre aujourd’hui. Pour ses obsèques, je ferai mon devoir pour le compte de ma famille. La mort…La mort…La mort… C’est la fin du règne. Que ses cendres reposent en paix ! »   Gildas Agonkan, député à l’Assemblée nationale « C’est une énorme perte pour notre pays, pour notre génération…» « C’est une énorme perte pour notre pays, pour notre génération et pour l’Afrique. Madame Rosine Vieyra Soglo était pour moi, d’abord comme une mère, ensuite la présidente de mon parti politique puis une collègue. Elle était un modèle d’engagement politique. C’est une grande douleur pour nous tous et surtout pour nous qui l’avons côtoyée pendant longtemps. Je l’ai rencontrée pour la première fois en 1991 en prélude à la création du parti « La Renaissance du Bénin ». Nous venions de finir les luttes avec l’Utr pour l’élection du président Nicéphore Soglo et elle devait mettre en place un mouvement regroupant les jeunes. J’avais eu une discussion chaude avec elle parce qu’elle voulait un regroupement pluriel de jeunes (étudiants, artisans, ouvriers, etc). Avec mon euphorie de responsable scolaire, je lui avais fait comprendre l’impossibilité de mettre ensemble toutes ces catégories de personnes. Mais elle m’a répondu de manière très sèche avant de me dire plus tard que j’avais raison, en m’appelant « mon fils». C’était le déclic de mon engagement politique qui dure depuis une trentaine d’années. Je me souviens aussi des années où nous devrions préparer l’élection présidentielle de 2006. Nous devrions faire la désignation de notre candidat au cours d’un congrès à Ouidah. Nous avions eu tous les problèmes du monde pour cette organisation. Elle était allée jusqu’à presque défier le général Mathieu Kérékou en disant: «j’organiserai ce congrès et rien ne se passera». Effectivement, nous avons organisé le congrès et rien ne s’est passé. L’autre chose, on la savait très directe et à la limite difficile à vivre. Je me souviens qu’au cours de ce congrès, lors d’un débat, toute en colère, elle disait à notre délégation qui venait d’Abomey : « je connais vous qui venez d’Abomey ; vous les abominables… » Cela nous a fait de la peine mais elle se refait en ajoutant : « Oui, vous êtes abominables et moi-même je suis abominable car je me suis mariée à un abominable ». Et c’étaient des éclats de rire. Il faut avoir été proche de cette dame pour savoir ce qu’elle a été. Diriger un grand parti comme La Renaissance du Bénin avec ses barons, ce n’était pas facile. Mais elle l’a fait durant toutes ces années. C’est une dame qui portait en elle la rigueur et la douceur.   Jean-Roger Ahoyo, ancien ministre de Soglo « C’est une femme de caractère, une femme de décision » J’ai appris son décès avec une grande tristesse. Ayant travaillé pendant près de six ans avec le président Soglo, j’ai eu, plus ou moins, à collaborer avec madame Rosine Soglo. Je peux vous dire que c'est une femme de caractère, une femme de décision. Quand elle décide quelque chose, elle la met en pratique. Son courage se traduit par son franc-parler. Ce n’est pas courant en politique. Elle appelle un chat, un chat. Elle a beaucoup collaboré avec son mari. C’est un couple qui fonctionnait parfaitement. Elle a dû beaucoup l’influencer. Rosine Soglo a un profil spécial. C’est une maitresse femme, une femme d’exception. Ça ne se rencontre pas tous les jours. C’est pourquoi elle a marqué les esprits. L’avenir dira si d’autres femmes pourront mener le combat qu’elle a livré au parlement. Maxime Houédjissin, ancien député de la RB « Elle a donné droit de parole aux femmes » Notre collaboration a commencé en 1992 et ça n’a pas cessé jusqu’à son dernier jour. C’est même devenu des relations d’amitié. Il y a eu, à un moment donné, une virgule dont on n’a pas tenu compte, parce que nous sommes en politique. Cependant, nous sommes restés ensemble jusqu’au bout. J'ai été un très proche collaborateur en tant que parlementaire. C’est elle qui m’a rapproché de son mari. Je suis d’ailleurs très proche d’elle et de ses enfants. C’est le désarroi qui m’anime. Je suis encore sous le choc. Rosine Soglo est une femme de justice, une femme courageuse. Elle vous choque. Mais sachez que c’est ce qu’elle pense réellement. Ce n’est pas de l’animosité. C’est ce qu’elle pense. Quand vous prenez du recul, vous lui donnez toujours raison. Elle est le bras politique de la famille, et je crois que ça va manquer. Avec elle, vous avez une décision, que ça vous favorise ou pas. C’est elle qui donne la décision. C’est ce qu’elle dit qu'elle applique. Si elle se rend compte qu’elle est en erreur, elle va vous rappeler pour réviser. C’est la femme du peuple. Rosine Soglo a donné droit de parole aux femmes. Mais c’est parce que politiquement, elle est lucide. Son décès est plus qu’une perte. On verra si dans la jeunesse montante, une femme va sortir du lot. Mais, je n’en trouve pas encore. Propos recueillis par Fulbert ADJIMEHOSSOU   Martin Vioutou Assogba, président de l’Ong Alcrer « Elle a toujours sa vérité à dire et c’est ce que j’aime chez elle... » Je l’appelle la dame de fer, la dame qui normalement devrait être celle-là qui protège son mari, s’est protégée elle-même, d’abord parce qu’elle a fait la Une tout le temps, par rapport à ses prises de positions à l’hémicycle. Elle n’a peur de personne. C’est une dame de fer qui animait correctement l’hémicycle. Pendant les grands jours de mon combat contre la gabegie, contre la mauvaise gouvernance de l’ancien régime, certains députés m’ont dit, M. Assogba, quand Madame Rosine Soglo ne serait plus à l’hémicycle, nous aurions souhaité que quelqu’un comme toi y soit, parce qu’on te voit jouer ce rôle-là. Un jour, je suis allé défendre les points de vue de l’Ong Alcrer sur le budget national au parlement. Quand j’ai fini de parler à la Commission des Finances cette année-là, Madame Rosine Soglo m’a dit, M. Assogba président de quoi, Alcrer là, je dis oui maman puisque tout le monde l’appelle maman, même les députés. Elle dit : «quel est votre problème tout le temps et vous ne faites qu’embêter par vos propos, dénonciations et vous venez même le faire ici à l’hémicycle». Je dis maman, je suis de la société civile, nous avons le droit d’avoir un regard sur tout ce qui passe dans le pays, pour le bien-être de tout le monde, parce que vous même vous allez devenir société civile après, quand vous ne serez plus à l’hémicycle. Et elle conclut, «je dois avouer que vous faites du bon travail». Personne n’a jamais assez d’avoir à côté de lui, ses parents, ses amis et certaines étoiles de la Nation. Elle en fait partie parce que même aveugle elle a continué toujours à aller à l’hémicycle pour donner ses points de vue. Je ne dirai pas que c’est regrettable parce que chacun de nous est appelé à mourir mais on aurait souhaité l’avoir en vie et en bonne santé et toujours heureux de l’entendre par rapport à ses prises de position. C’est une dame de fer, elle a toujours sa vérité à dire et c’est ce que j’aime chez elle. Nous présentons nos sincères condoléances à son mari, l’ancien président Nicéphore Soglo. Je voudrais que les femmes qui sont dans la politique aujourd’hui lui emboîtent le pas. Il ne faudrait pas que les gens aient peur de parler, que les femmes aient peur de dire ce qu’elles pensent. Propos recueillis par Arnaud DOUMAHOUN Actualités 27 juil. 2021


Lancement du Projet d’électrification rurale: Plus de 200 localités à sortir de l’obscurité
La commune d’Adjarra a abrité le lancement officiel du Projet d’électrification rurale (Peru), jeudi 22 juillet. Financé par le gouvernement béninois avec l’appui de la Banque africaine de développement (Bad), le Peru vise principalement l’amélioration des conditions de vie des populations à travers le relèvement sensible du taux d’accès à l’électricité et du taux de couverture en milieu rural. Chants, danses, remerciements et ovations ont accueilli le lancement officiel du Projet d’électrification rurale (Peru), dans la commune d’Adjarra. Cette initiative du gouvernement qui bénéficie du soutien de la Banque africaine de développement pour un montant global de 61,77 millions d’euros, soit 40,5 milliards F Cfa inaugurera l’ère du développement dans plusieurs contrées du pays, appelées à tourner la page de l’obscurité. Le Peru prend en compte 209 localités dont l’électrification de 133 nouvelles localités rurales et l’extension/densification du réseau dans 76 localités péri-urbaines réparties dans onze départements pour une soixantaine de communes. Sylvain Sèkloka, coordonnateur dudit projet, explique qu’il permettra l’électrification de 133 nouvelles localités rurales dont 100 grâce au financement de la Bad et 33 sur la contrepartie nationale, de même que l’extension du réseau dans 76 localités péri-urbaines, le raccordement immédiat de 48 400 ménages ruraux au réseau conventionnel à un coût forfaitaire de 25 000 F Cfa et à terme, l’accès à l’électricité de 120 000 ménages. Grâce au Peru, soutient Sylvain Sèkloka, le Bénin espère aussi l’accroissement du taux de couverture en milieu rural de 7,11 % et la réduction des réseaux de fortune communément appelés « toiles d’araignées ». C’est donc un projet bénéfique pour les populations et le développement local et national, se félicite le maire de la commune d’Adjarra, Germain Wanvoègbè. Deux arrondissements de la localité sont pris en compte par le projet et si besoin en était encore, ce lancement est « une occasion de se convaincre que le gouvernement est déterminé à combattre l’obscurité », reconnait le maire. « La lumière est indispensable pour assurer la sécurité des populations, la croissance économique, le développement des communes, l’autonomisation des femmes, l’entrepreneuriat des jeunes », poursuit l’élu, saluant le gouvernement qui s’emploie depuis 2016 à faire de l’électricité pour tous un grand challenge. Le Peru traduit la volonté du chef de l’Etat et du gouvernement d’offrir de meilleures conditions aux populations à travers le dynamisme et le pragmatisme du ministre de l’Energie, laisse-t-il entendre. Améliorer les conditions de vie des populations A la manœuvre, le directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale (Aberme), Jean-Francis Tchèkpo qui se réjouit des impacts du projet sur le développement. Il est l’un des plus importants projets du gouvernement en la matière et permettra, apprécie-t-il, de sortir plusieurs dizaines de localités de l’obscurité tout en contribuant au développement de l’économie locale et à l’amélioration des services sociaux de base. Disposer de l’énergie en quantité et en qualité notamment en milieu rural où le taux de couverture est encore faible, c’est l’un des défis que vient relever le Peru avec le soutien de la Bad qui n’a pas hésité à donner son accord au regard de l’importance du projet. Pour Marie Akpotrossou, préfet du département de l’Ouémé, le lancement du Peru est l’aboutissement heureux d’un long processus. « La promesse d’électrification faite par le chef de l’Etat et son gouvernement n’est pas un mythe, mais une réalité. Ce projet est un outil de bonheur et de développement », indique-t-elle. John Andrianarisata, représentant-pays de la Bad renouvelle le soutien de son institution prête à être aux côtés du Bénin un partenaire de choix. Le Peru ne sera pas un cas isolé, promet-il. Bien d’autres initiatives visant le développement du pays recevront le soutien de la Bad, s’est-il engagé. Pour rappel, c’est en décembre 2018, lors d’une mission de prospection de l’institution au Bénin, qu’un projet d’électrification de 100 localités rurales a été soumis. La banque y a alors manifesté son intérêt et a organisé une mission de préparation en avril 2019 puis une mission d’évaluation en juin 2019. Par la suite, et compte tenu de son impact sur les populations, le projet a couvert l’extension et/ou la densification du réseau dans 76 localités péri-urbaines. Raoul Armand Dakehoun, directeur de cabinet représentant le ministre Dona Jean-Claude Houssou, soulignera, pour sa part, toute l’importance de la disponibilité de l’énergie pour le gouvernement. Depuis 2016, le secteur connait une mutation avec des performances inédites qui rendent la lumière aux populations urbaines et rurales. «Les actions engagées ont permis que la situation énergétique de notre pays soit significativement améliorée et se traduisent désormais par une meilleure disponibilité en quantité et au meilleur coût », fait-il observer. Les nombreux investissements réalisés et en cours de réalisation dans le secteur ont pour effet une augmentation de la capacité de production propre du pays. Selon lui, le Peru contribuera significativement à mettre à la disposition des populations de l’énergie, améliorer les conditions d’études des apprenants, de soins sanitaires, d’accès à l’eau potable par la réduction du coût de production…D’autres initiatives sont prévues pour la densification, promet Raoul Armand Dakehoun. La mise en œuvre du Peru est planifiée pour une durée de quatre ans, de décembre 2019 à décembre 2023. Plusieurs étapes clés du projet ont été déjà exécutées. Actualités 27 juil. 2021


Préparatifs pour la campagne africaine: Du renfort pour l’effectif du Loto-Popo Fc
Appelée à représenter le Bénin à la Ligue africaine des clubs champions, l’équipe du Loto-Popo Fc se prépare activement. Elle vient de s’attacher les services des joueurs Sanni Mama Bah-Yèrè et Olympe Gantin. La signature de leurs contrats a eu lieu, vendredi 23 juillet dernier à Cotonou. Dans la perspective de sa campagne africaine, Loto-Popo Fc procède au renforcement de son effectif. Evoluant tous au poste de défenseur, ce sont les joueurs Sanni Mama Bah-Yèrè et Olympe Gantin qui ont rejoint ses rangs, depuis vendredi 23 juillet dernier. En effet, champion du Bénin, saison 2011-2012, avec les Buffles Fc du Borgou dont il était sociétaire et capitaine, Sanni Mama Bah-Yèrè a paraphé un contrat de deux ans avec Loto-Popo Fc. Agé de 29 ans, il a eu à évoluer dans les championnats du Nigeria et du Congo Brazzaville. Rentré au pays tout récemment, ce joueur qui évolue au poste de latéral gauche a fait quelques apparitions avec Aspac Fc. « Je connais les ambitions du club. Nous avons un défi. Déjà, garder notre titre de champion et ensuite représenter dignement Loto-Popo lors de la Ligue des champions de la Caf », a-t-il indiqué, lors de la signature de son contrat. C’est donc un nouveau challenge qui se présente à ce joueur pétri d’expériences. Quant à Olympe Gantin, il est également âgé de 29 ans et évolue au poste de défenseur central ou milieu offensif. Ancien joueur de Asfa-Yénenga du Burkina Faso, il a également pris par le Sénégal et l’Afrique du Sud. Son contrat court jusqu’en 2023. « Je remercie tout le staff et le président de Loto-Popo Fc. C’est avec une grande joie que je signe ici. Le club est champion. Nous avons la Ligue africaine des champions à disputer. Je vais aider l’équipe. Je peux vous dire qu’on ne fera pas piètre figure au cours de cette compétition », a-t-il laissé entendre. Sports 26 juil. 2021


Mise en place d’infrastructures muséales à Ouidah: Abimbola exige le respect des normes et standards
Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, s’est rendu, vendredi 23 juillet dernier, sur les différents chantiers de construction d’infrastructures muséales et touristiques en cours à Ouidah. Occasion pour lui d’insister sur la qualité des travaux et le respect des délais. La détermination du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, à voir aboutir les différents chantiers de construction d’infrastructures muséales et touristiques est sans faille et il en a donné une fois encore la preuve à travers sa visite à Ouidah, vendredi 23 juillet dernier. À la tête d’une délégation composée entre autres du directeur général de l’Agence nationale de promotion des Patrimoines et de développement du Tourisme (Anpt), du directeur adjoint de cabinet et de la coordonnatrice du Projet de compétitivité du tourisme transfrontalier, il a manifesté son intérêt pour les travaux exécutés par les entreprises en charge en vue de la réalisation effective des infrastructures devant accueillir les 26 trésors royaux d’Abomey retenus depuis la colonisation par la France. Le transfert physique de ces biens culturels se précisant, il s’emploie à l’instar du gouvernement de Patrice Talon à booster ce qui doit l’être pour réunir les meilleures conditions de sécurité et de conservation des œuvres. Etape primordiale, la mise en place des infrastructures muséales reste son souci et il en a fait part aux différents acteurs impliqués dans le projet. Le Fort Portugais de Ouidah a été la première étape de sa visite. Les différents compartiments de cette infrastructure qui prend corps ont été scrutés par le ministre. Il s’entretiendra par la suite avec la mission de contrôle, le maître d’ouvrage et les entrepreneurs. S’assurant du respect des standards internationaux tels qu’exigés sur tous les chantiers muséaux, conformément aux orientations et exigences du gouvernement. Sur la question des délais, le ministre Jean-Michel Abimbola reste intransigeant. La mission de contrôle ne l’est pas moins. Tous rassurent et travaillent d’arrache-pied pour que la Maison du Gouverneur qui accueille les œuvres culturelles à l’intérieur du Fort Portugais soit achevée et climatisée pendant plusieurs semaines avant le transfert physique des œuvres. La délégation a ensuite mis le cap sur la Place aux enchères, la Route de l’esclave, le Lieu de recueillement et la Porte du non-retour. Jean-Michel Abimbola et sa suite ont achevé la tournée de ce vendredi par le chantier de construction du Complexe de la Marina à Djègbadji. A chaque étape, il questionne, rassure de son soutien et rappelle la politique touristique et culturelle du gouvernement ainsi que les délais de livraison des travaux. Ses descentes répétées sur les divers chantiers montrent, si besoin en est, tout son attachement à voir les infrastructures touristiques en construction sur l’ensemble du territoire national aboutir dans les délais et le respect des normes et standards internationaux. Actualités 26 juil. 2021


Erosion de la côte entre deux épis: Une vague d’inquiétudes submerge Akpakpa
Ces dernières semaines, les vagues se brisent avec force sur la côte béninoise. Au quartier Jak à Cotonou, l’inquiétude monte d’un cran face aux creusements qui s’observent entre les deux épis. Les spécialistes rassurent. De loin, pas d’anomalie perceptible sur la plage, à la hauteur du quartier Jak. Seul le défilé d’engins lourds pour la construction de la corniche devant desservir le nouveau complexe touristique retient l’attention. Mais ce décor change brusquement au voisinage des rochers qui font barrières à l’avancée de l’océan. Daniel Pognon, la trentaine, et ses frères ont l’habitude d’emprunter cette partie de la côte pour rejoindre Akpakpa Dodomè. Cet après-midi du vendredi 23 juillet 2021, ils ont été obligés de faire un saut dans le vide pour continuer le chemin. « C’est vraiment un fossé dans lequel on entre. Ça fait au moins un mètre. Depuis que les pluies ont commencé, le courant est si fort et rase le sable qui a servi à recharger la plage. Il y a un mois, on pouvait encore faire six mètres avant de mettre les pieds dans la mer », confie-t-il, l’air bien préoccupé. Un stress nocturne Pourtant, les vagues ne sont pas si agressives. Du moins, à cette heure de la journée, elles s’enroulent pour s’écraser calmement au creux des épis. Cependant, Doris Alapini, une riveraine dit se coucher le soir avec la peur de voir son restaurant englouti. Puis, elle se réveille le matin avec l’assurance d’en avoir encore pour quelque temps. Cette dame ne cesse de déplacer les piquets de délimitation de son restaurant, au rythme de la dégradation. « Hier nuit, à 1 h 30 du matin, nous avons été obligés de déplacer encore les barrières. Ça sert de sécurité pour éviter que les gens ne tombent dans le trou. D’un autre côté, ça permet de suivre l’évolution de l’érosion. A chaque fois qu’on repousse, on a une idée de ce qu’on a perdu de nouveau. La mer monte tard la nuit à des hauteurs incroyables », s’inquiète-t-elle. Debout sur la dune de sable, le regard concentré sur l’océan, Doris Alapini est connue, dans ce quartier si calme, comme une lanceuse d’alerte. « Le rôle de tout citoyen est d’attirer l’attention du chef de l’Etat pour que les dispositions soient prises. J’ai tiré la sonnette d’alarme plusieurs fois. Mais apparemment, les gens ne prennent pas ça au sérieux parce qu’ils ne vivent pas la situation. Si mon restaurant disparait, c’est tout le quartier qui va suivre », martèle Doris Alapini. « La situation reviendra à la normale » Les creusements qui se notent ces dernières semaines n’étonnent guère les océanographes et les autorités en charge de la protection de la côte. Ceux-ci font le lien avec la marée haute, dont la période critique va de mai à septembre, voire octobre. C’est un phénomène cyclique qui crée des débordements. Les relevés de la semaine dernière indiquent une hauteur de 1,5 m en moyenne. « C’est normal en cette période de grande houle. Au fil des années, il y aura une stabilité dans cette zone. Il n’y a pas longtemps que les épis et le moteur de sable ont été installés. L’accumulation et la sédimentation ne se font pas en un seul jour. Ça prend du temps. La situation reviendra à la normale », explique Dr. Zacharie Sohou, directeur de l’Institut de Recherches halieutiques et océanologiques du Bénin (Irhob). De son côté, le directeur de la Protection de la Côte, Philippe Zoumènou, suit tout de près. Il espère aussi un retour, sous peu, à la normale. « Nous sommes en période de marée haute. C’est ce qui explique ce creusement. C’est un remodelage naturel de la plage qui se produit avec les mouvements des vagues qui sont plus fortes à cause de la marée haute. Lorsque nous allons descendre dans la petite marée, vous verrez que le système va se réguler », rassure Philippe Zoumènou. L’Etat ne baisse pas non plus la garde. Les travaux s’intensifient pour stabiliser la côte à l’Est de Cotonou et créer une destination touristique prisée. Environnement 26 juil. 2021


Affrontements entre agriculteurs et éleveurs: Des morts, blessés et portés disparus déplorés à Issene
Agriculteurs et éleveurs se sont affrontés, samedi 24 juillet dernier dans le village d’Issene, arrondissement de Guéné, à Malanville. Outre des blessés et des portés disparus, des pertes en vie humaine sont déplorées des deux côtés. Malgré toutes les sensibilisations, la cohabitation entre agriculteurs et éleveurs continue de donner lieu à des conflits aux bilans déplorables dans certaines localités du Bénin. C’est le cas, samedi 24 juillet dernier à Issene, un village de l’arrondissement de Guéné, dans la commune de Malanville. Sur le champ, on a déploré, selon les informations, deux morts des suites de coups de machette du côté des agriculteurs, puis trois par balles, au niveau des éleveurs, sans oublier les blessés et les portés disparus. Informé de la situation, le maire de Malanville, Guidami Gado, accompagné des responsables de la police républicaine au niveau du département de l’Alibori et de sa commune, ainsi que du chef de l’arrondissement de Guéné et du chef du village, est aussitôt descendu sur le terrain. Il était plus précisément dans le champ d’une victime, principal lieu du drame où les bœufs ont complètement tout dévasté. C’est pour constater les dégâts occasionnés et sensibiliser les parties en conflit à ne pas procéder à des représailles. Selon les mêmes sources d’informations, dans la foulée, la sécurité a été renforcée au niveau de la localité, sur instructions du préfet de l’Alibori. C’est avec la présence des éléments du 7e Bia basés à Kandi. En effet, à en croire le chef du village, tout est parti des informations faisant état d’un ultimatum lancé par les peuls de la localité, dans la soirée du vendredi 23 juillet dernier, en direction des agriculteurs qui occupent les couloirs de passage. Ils ont ensuite laissé leurs troupeaux de bœufs envahir le champ d’un agriculteur, sous prétexte qu’il était situé dans le couloir. Un autre foyer de tensions Par ailleurs, dans la même journée du samedi 24 juillet, le maire Guidami Gado s’est penché sur des différends entre les populations de Garou et les agents en charge de la réalisation des travaux de la piste Garou-Gabo. C’est suite à la fermeture de certaines canalisations naturelles de drainage des eaux de ruissellement par ces agents, créant des désagréments aux populations riveraines, par ces temps de pluies, qu’ils sont nés. Société 26 juil. 2021


Réhabilitation du musée Gnonnas Pedro: Le préfet du Mono et la Cad mobilisent plus de 500 000 francs Cfa
Le musée Gnonnas Pedro à Lokossa a servi de cadre, mercredi 21 juillet dernier, à la session mensuelle de la Conférence administrative départementale (Cad) du Mono. Cette délocalisation qui est une première dans le fonctionnement de la Cad a permis de mobiliser une contribution financière substantielle pour la réhabilitation en cours de l’édifice. Dix-sept ans après le décès de Gnonnas Pedro, icône de la musique salsa au Bénin, la Conférence administrative départementale (Cad) du Mono apporte sa pierre à l’immortalisation de l’illustre disparu. La contribution de la Cad s’est exprimée, mercredi 21 juillet dernier, non seulement en numéraire mais surtout à travers le symbolique du déplacement au domicile de l’artiste à Lokossa transformé en musée. En effet, c’est dans le musée Gnonnas Pedro que le préfet et les responsables des services déconcentrés de l’Etat se sont réunis en session de juillet de la Conférence administrative départementale, instance qui se penche sur des préoccupations de développement. Cet acte inédit de délocalisation ponctuelle de la Cad au musée est, selon l’autorité préfectorale, une marque de reconnaissance des sacrifices consentis par l’artiste pour porter très loin dans le monde le nom Bénin. Aussi, au-delà du cachet spécial qu’elle apporte à la présente édition de l’anniversaire de décès du salsero, la délocalisation de la session renferme, au dire du préfet, beaucoup de symboles. D’abord, celui de l’attachement de l’organe à la promotion de la culture et l’expression de son soutien à l’association Art d’Afrique en charge de la réhabilitation du musée, premier acte d’un projet d’immortalisation de l’illustre disparu qui prend progressivement corps grâce à un contrat établi avec les héritiers. Ensuite, vient le symbole de ce que « Gnonnas Pedro est un patrimoine national». Enfin, poursuit le préfet Bienvenu Milohin, il est question d’un encouragement de tous ceux qui ont accepté de contribuer à graver dans le marbre le nom du maestro décédé en août 2004. Relativement aux contributions en numéraires, le préfet n’a pas voulu être du reste. Il a donné, mercredi 21 juillet dernier, son enveloppe. Un geste qui a été suivi par la plupart des cadres ayant répondu présents à la session. Au total, cinq cent soixante mille francs Cfa ont été mobilisés à l’issue de cet élan de générosité spontané. Préoccupations abordées à la session Il faut retenir que l’engouement de la Cad à soutenir les actions d’immortalisation de Gnonnan Pierre Sossou à l’état civil a été fouetté par ce qui se fait pour sortir son musée de la ruine. Remis en service en décembre 2020, le musée est débarrassé des mauvaises herbes, badigeonné et éclairé à la grande satisfaction des visiteurs qui ne se font pas prier. Entre autres, les visiteurs peuvent découvrir des distinctions, des anciens instruments de musique et beaucoup d’accoutrements de scène du maestro, géniteur du rythme « Agbadja modernisé». De même, le cadre abrite nombre d’activités culturelles. Au nom de la dizaine de jeunes réunis au sein de l’association Art d’Afrique qui redonne vie au musée, le directeur exécutif Job Montcho a présenté les offres d’activités culturelles déjà disponibles, l’agenda de la célébration du 17e anniversaire du décès et les autres composantes du vaste projet d’immortalisation de Gnonnas Pedro. La présentation n’a pas passé sous silence les attentes. Elle a appelé à la sécurisation du musée par des patrouilles régulières de la Police républicaine ainsi que la mobilisation de tous pour la poursuite du chantier de l’immortalisation du natif de la cité des Kotafon. Une visite guidée des différents compartiments du musée a mis fin à la session. Ceci, à la suite d’une communication portant sur l’analyse des résultats de l’examen du Certificat d’études primaires (Cep). Culture 26 juil. 2021


Formation sur la rédaction des recours: Amnesty outille une vingtaine de jeunes
Du vendredi 23 au samedi 24 juillet dernier, Amnesty International Bénin a organisé à Cotonou, la 3e édition de la formation sur la rédaction des recours. Cette formation vise essentiellement à outiller les jeunes afin de les amener à participer activement à la création d’un monde où chacun peut jouir de ses droits humains. Faire des jeunes des citoyens engagés et véritablement actifs pour la cause de la protection et de la défense des droits humains ; tel est l’objectif de la formation annuelle sur la rédaction des recours et pétitions. Ainsi, en deux jours d’apprentissage, une vingtaine de jeunes âgés de 18 à 24 ans ont bénéficié de plusieurs communications sur les mécanismes de protection des droits humains et leurs procédures de saisine, puis les règles de rédaction des recours et quelques jurisprudences. Sélectionnés sur appel à candidatures, les participants sont issus des mouvements et associations de jeunes y compris des jeunes d’Amnesty International Bénin. Dieudonné Dagbéto, directeur exécutif de Amnesty International Bénin, a salué la forte présence féminine à l’occasion de l’ouverture des travaux. Ensuite, pour renforcer le courage et la volonté des participants, place a été donnée, dès l’entame de la session, aux témoignages des étudiants de l’édition précédente. « Le recours n’est pas chose facile mais avec persévérance on y arrive », va encourager Nestline Boko, une parmi les meilleurs retenus par Amnesty International Bénin lors de la 2e édition. Après présentation des acquis de cette édition, le juriste Armand Bognon a, dans sa conférence inaugurale, renseigné les jeunes sur l’importance des mécanismes de protection dans la défense des droits de l’homme. Puis, sous l’égide du formateur chevronné Serge Prince Agbodjan, les jeunes participants ont été aguerris sur les procédures spécifiques de saisine des mécanismes, le droit de pétition, la rédaction pratique de recours et de pétitions. Quelques cas pratiques ont permis aux bénéficiaires de maîtriser la formulation des recours adressés à la Cour constitutionnelle en matière de violation des droits de l’homme. Ces compétences acquises leur permettront de restituer la formation à au moins 10 jeunes de leur association de provenance et d’exercer concrètement des voies de recours en cas de nécessité. A l’issue de cette formation, chaque jeune a tiré bon profit du coaching du formateur et d’Amnesty International Bénin. Par Estelle Vodounnou (Stag.) Actualités 26 juil. 2021


Stratégie de développement durable: Wsm et Cnv international optent pour la gouvernance inclusive
We social movements et la Cnv international multiplient les actions pour aider les organisations sociales et les mouvements à mieux s’impliquer et à être pris en compte dans la mise en œuvre des projets et programmes de développement. Les deux structures ont organisé, vendredi 23 juillet à Cotonou, un atelier d’échanges sur la gouvernance inclusive au profit de multiples acteurs. Atelier dont la finalité est de parvenir à de meilleures stratégies et initiatives pour mieux protéger les cibles des deux organisations. Acteurs de la société civile, des mouvements sociaux de divers ordres; des syndicats et même des mutuelles de santé se concertent sur une gouvernance plus inclusive dans les pays. Ils ont été mobilisés par We social movements (Wsm) et la Cnv international dans le cadre d’un atelier régional d’échanges sur le thème : « La gouvernance inclusive pour le développement durable : réaffirmer le rôle de la société civile, y compris des syndicats. Uzziel Twagilimana, coordonnateur continental de We social movements (Wsm), a indiqué que l’atelier est inspiré par les expériences de Wsm et de la Cnv international dans l’accompagnement des mouvements sociaux que sont les syndicats, les mutuelles de santé, les acteurs de l’économie sociale et solidaire comme les coopératives, les institutions de finance inclusive, les mouvements socio-éducatifs, les mouvements de femmes et de jeunes… Toutes ces organisations ont des stratégies différentes visant la protection des droits, le travail décent, le plaidoyer pour des cadres institutionnels et législatifs permettant que personne ne soit laissé en rade, et le renforcement des capacités, soutient-il. Au cours des vingt-huit dernières années, ces organisations ont accumulé des expériences et ont également collaboré avec des institutions de recherche s’intéressant au travail décent, le droit à la protection sociale, le développement social inclusif et le rôle des mouvements sociaux dans toutes les politiques, allant de l’élaboration à la mise en œuvre, en passant par l’évaluation et le suivi. « Nos actions s’appuient sur les instruments internationaux, notamment les objectifs de développement durable, les normes de l’Oit. Ces institutions de recherche ont réalisé des études qui ont confirmé notre conviction profonde selon laquelle un développement durable n’est possible qu’à travers une gouvernance inclusive qui ne laisse personne en marge », soutient Uzziel Twagilimana. Ce modèle tripolaire confirmé par les chercheurs et les résultats de leurs travaux ont eu une place de choix dans les échanges au cours de cet atelier ponctué de riches et fructueux débats, de même que des témoignages et suggestions d’acteurs de terrain. Engagement Pour parvenir à atteindre cette gouvernance inclusive tant souhaitée, le mouvement Inspir Bénin n’est pas du reste. Aboubakar Koto-Yérima qui en est le président salue l’accompagnement constant de Wsm et l’extension de la protection sociale en Afrique par le biais de son action. Le choix du Bénin pour abriter une telle rencontre, moins d’un mois après une précédente aux objectifs similaires, est une marque de confiance que mériteront les mouvements sociaux du pays à travers des actions plus fortes, s’est-il engagé. Les réflexions sur la stratégie et la nécessité d’une gouvernance inclusive doivent se poursuivre, selon lui. C’est aussi, précise Aboubakar Koto-Yérima, une invite à faire encore mieux pour que la dynamique en cours entre les mouvements sociaux s’améliore et se renforce. Mais le programme ne se limite pas au Bénin. Il couvre cinq autres pays. S’agissant de l’atelier régional, le président d’Inspir Bénin a souhaité qu’il débouche sur de nouvelles stratégies pour renforcer cette articulation pour que les politiques, leurs mise en œuvre, suivi et évaluation se fassent avec le concours des acteurs de la société civile et des mouvements sociaux. «Nous sortirons avec des résultats intéressants dont la mise en œuvre ne fera que donner plus d’efficacité et d’efficience dans les mécanismes déployés dans les pays », promet-il. Bart Verstraeten, directeur général de Wsm, a aussi effectué le déplacement de Cotonou. Présence justifiée par la nécessité de partager avec les participants les résultats des travaux de recherche. L’approche proposée repose en gros sur dix actions phares. Pour les réaliser, il faut une trilogie acteurs publics, société civile (dans sa globalité) et secteur privé, a-t-il soutenu. Il a évoqué aussi l’approche systémique pour réaliser les changements visés de manière structurelle, aussi bien au niveau local que national, surtout dans la perspective de l’atteinte de l’agenda 2030. Société 26 juil. 2021


Conseil national du parti Moele-Bénin: Jacques Ayadji et le bureau politique sonnent la remobilisation
Alors que la vie de Moele-Bénin est agitée, depuis quelques semaines, par des départs successifs de militants y compris ceux de certains cadres laissant vacants leurs postes de responsabilité, le président du parti Jacques Ayadji et le bureau politique ont donné, samedi 24 juillet dernier à Azovè, la preuve que leur famille politique poursuit sa marche. C'est à travers l’organisation du troisième conseil national du parti. Pour sa rencontre statutaire annuelle c’est, à Azovè, dans la commune d’Aplahoué, que les militants, sympathisants et amis du parti Moele-Bénin se sont retrouvés. La ville d’Azovè, important pôle d’activités économiques, s’était muée le temps du conseil en quartier général de Moele-Bénin dont les soutiens ont majoritairement arboré des tee-shirts à son effigie. Sur des pancartes, se lisaient des messages tels que « 2023, c’est maintenant», « Unis, rien ne vous résistera », « L’émancipation du Bénin, c’est de ça qu’il s’agit ». Conformément aux textes régissant Moele-Bénin, son conseil national se penche sur le bilan annuel des activités des organes. Mais en plus de cela, il a été question à Azovè de doter l’école du parti de son programme de renforcement de capacités des responsables à divers niveaux pour le compte de cette année. S’en sont suivies l’étude de l'avant-projet d’amendement des textes fondamentaux et la préparation des élections législatives de 2023. Relativement à la crise qui secoue Moele-Bénin, les militants ont eu droit à un compte rendu des démissions enregistrées. Les décisions de suspension et d’exclusion prises à l’encontre de certains militants n’ont pas été omises. Egalement, les assises ont procédé au remplacement des responsables démissionnaires. Entre autres, Juste Agnoro est élu nouveau secrétaire général du Moele-Bénin. En faveur du gouvernement et du chef de l’Etat, ce nouveau conseil a renouvelé le soutien du parti. Les réformes et actions entreprises pour la mobilisation des fonds, la construction des infrastructures et la mise en œuvre des programmes d’ordre social sont saluées par ce parti qui s'est impliqué dans la réélection du chef de l’Etat. Victoire sur « les turbulences » La forte mobilisation à ce troisième conseil consécutif tenu, après les deux précédentes éditions organisées à Sèmè-Kpodji en 2019 et à Cotonou en 2020, a été perçue comme une victoire sur « les turbulences » qui agitent le parti. Les membres du bureau politique, les délégués et les vice-délégués restés fidèles au parti ont tous répondu à l’appel. Au nom du comité, Léontine Michaï soutient : « Tant que les jeunes et les femmes seraient débout, Moele-Bénin continuera d’exister ». Pour le président du parti, « Moele-Bénin sort grandi, édifié et mûri des soubresauts de ces dernières semaines ». Jacques Ayadji, le président du parti, note que c’est une « parenthèse ouverte par des camarades qui n’ont pas pu rentrer dans la vision et l’approche du parti ». « Les dissonances constatées et gérées avec un esprit de responsabilité doivent nous conforter dans notre marche loyale aux côtés du chef de l’Etat », conseille-t-il à ses militants. Il faut retenir que le pari de l’organisation de ce nouveau conseil a été salué par plusieurs partis politiques et anciens ministres. L’Union progressiste (Up), le Bloc républicain et le Parti du Renouveau démocratique (Prd) sont les formations politiques venues soutenir Jacques Ayadji et les siens. On a noté aussi la présence des anciens ministre Armand Zinzindohoué et Sylvain Adékpédjou Akindès. Actualités 26 juil. 2021


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