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Nouvelles

Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche: Le plan de travail annuel passé en revue
Un atelier de revue du Plan de travail annuel budgétisé (Ptab 2021) du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche au titre du deuxième trimestre se tient, les 22 et 23 juillet à Cotonou. Les structures, programmes et projets du département évaluent leurs performances respectives, lesquelles sont encore en deçà des attentes. Sur une dotation annuelle de 77,7 milliards F Cfa, un montant d’environ 33 milliards F Cfa a été engagé pour les activités du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) au 30 juin 2021, soit un taux d’engagement de 42,72 % contre 44,9 % au 30 juin 2020. Un écart positif de deux points est ainsi noté. Dans ce registre, le programme Agriculture vient en tête avec 48,1 % d’engagement et 35,2 % d’ordonnancement. Le programme Elevage occupe la quatrième et dernière place avec 18,5 % d’engagement. Sous le prisme d’ordonnancement, les réalisations portent sur 23,5 milliards F Cfa soit un taux d’exécution de 30,3 % contre 31,1 % enregistré au second trimestre de 2020. Les performances financières enregistrées à fin juin 2021 n’ont pas beaucoup varié par rapport à celles de 2020 à la même période. En matière d’exécution physique, le Plan de travail annuel budgétisé (Ptab 2021) du ministère au 30 juin 2021 affiche un taux de 29,9 % contre 34,4 % à la même période en 2020. Cette performance est nettement en deçà de la cible de 50 % pour la période sous revue. Le programme pilote de Soutien aux services vient en tête avec 46 % suivi du programme Agriculture : 32,8 %. Le programme Elevage vient en dernière position avec seulement 15,6 %, derrière le programme Pêche et aquaculture : 25 %. En termes de valeurs relatives (pourcentage), la performance a baissé mais en termes de valeur absolue par rapport à 2020, elle s’est plutôt améliorée, analyse Marius Aïna Sodjinou, directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère (Dpp). La mise en œuvre du Ptab 2021 durant le premier trimestre a été marquée par un taux d’exécution financière de 23,28 % base engagement et 10,3 % base ordonnancement contre un taux d’exécution physique de 15,43 %. Ce qui amène le ministre Gaston Dossouhoui à lancer un appel aux responsables concernés. « Nous devons encore améliorer nos performances pour la suite de l’année 2021 afin de mieux impacter les braves producteurs ainsi que les couches les plus vulnérables », insiste-t-il. Espoir Au regard des chantiers en cours de réalisation, le troisième trimestre 2021 connaîtra un bond des performances surtout en termes d’ordonnancement, espère le Dpp/Maep. Pour ce faire, il est question d’identifier les goulots d’étranglement qui ont entravé la mise en œuvre du Ptab/Maep et d’envisager les solutions palliatives. Au premier trimestre, il était noté un cadre budgétaire limitant les dotations initiales et occasionnant des demandes de fonds, de concours et de crédits additionnels avec un grand retard dans la délivrance des anneaux par certains bailleurs. Entre autres réalisations à fin juin 2021, dans la production végétale, le ministre Gaston Dossouhoui mentionne l’acquisition de semences certifiées de riz et de maïs au profit des producteurs de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) Pôle 3, la mise aux normes de 250 ha de plantations d’anacarde, la certification de plants performants greffés polyclonaux d’anacardiers, la fourniture de 138 000 plants performants greffés polyclonaux d’anacardiers par le Pôle 4. Il souligne aussi l’accompagnement de 33 multiplicateurs de bouture de manioc dans le Borgou, la Donga et les Collines, l’installation de parcs à bois de boutures certifiées, la construction d’une retenue d’eau plus aménagement en aval de 10 ha à Cobly dans le pôle 3. A cela, s’ajoutent l’acquisition de petits matériels au profit des producteurs maraîchers des six communes de ce pôle, la mise en place et l’équipement de quatre forages à gros débit au profit des pépiniéristes du Pôle 4, la caractérisation et la cartographie d’unités de transformation de soja en fromage et huile, la réalisation de travaux d’aménagement rizicoles de 40 ha de bas-fonds dans le Pôle 3, la construction d’aires de séchage, l’acquisition d’équipements au profit des femmes transformatrices. Elevage et aquaculture Dans le domaine de l’élevage, le ministre met l’accent sur la lourdeur constatée dans la mise en œuvre des programmes. Cependant, les actions reposent désormais sur une base solide qui permettra de bondir, se réjouit-il, faisant état d’une étude d’impact environnemental et social réalisée pour l’élaboration du Plan d’action à la réinstallation des personnes affectées par le projet de construction de l’abattoir moderne de Parakou. A l’en croire, un recrutement est en cours au niveau de l’Unité de gestion du Projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants. De même, l’acquisition de matériel en faveur de ce projet est en cours pour créer une nouvelle dynamique en matière d’élevage au Bénin et faire face aux problèmes liés à la transhumance des animaux. Le Projet d'appui au développement des filières lait et viande et de promotion des entreprises d’élevage (Prodefilav-Pel) amorce sa phase de mise en œuvre effective en vue de combler le déficit en produits animaux. Une note conceptuelle d’un nouveau projet est élaborée en matière de développement de l’insémination artificielle ainsi que de la vaccination à grande échelle des animaux : volailles, ruminants et autres. En ce qui concerne la Pêche et l’aquaculture, un appui à la mise en place d’intrants est fait au niveau de 100 pisciculteurs et quatre sessions de formation ont été organisées à leur profit. Des notes conceptuelles sont élaborées pour trois nouveaux projets dans ce sous-secteur. Sur la gouvernance du secteur agricole en général, il y a eu l’organisation de la première revue du Ptab 2021 en mai dernier, l’élaboration et la validation du rapport biennal 2019-2020, l’élaboration du programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026 volet Agriculture, l’élaboration de la version initiale du document pluriannuel des dépenses. L’organisation des revues des activités au titre du deuxième trimestre dans les Atda, la poursuite de la revue du secteur agricole gestion 2020 et l’évaluation à mi-parcours du Plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa 2017-2025) duquel découle le Plan national d'investissements agricoles et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniassan 2017-2021) sont également au cœur du bilan à mi-parcours du Ptab/Maep . Actualités 23 juil. 2021


Institut national pour la promotion de la femme: De nouvelles ambitions
L’Institut national pour la promotion de la femme sera dorénavant un organe actif appelé quotidiennement à l’écoute des plaintes des femmes. Le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 21 juillet 2021 a décidé de le réorganiser en lui donnant une nouvelle impulsion. L’Institut national pour la promotion de la femme a comme nouvelle mission d’œuvrer pour la promotion de la femme aux plans politique, économique, social, juridique et culturel. Wilfried Léandre Houngbédji, Secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, a donné des détails sur ses nouvelles orientations. « La nouvelle mouture que prend l’Institut national pour la promotion de la femme vise à en faire un organe véritablement actif au plan de la protection et de la promotion de la femme», a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji, lors de son traditionnel point de presse des mercredis, après le Conseil des ministres. Selon ses explications, le gouvernement a plus que jamais à cœur la question des violences faites aux femmes. Dans la nouvelle version de l’Institut national de la femme, il est prévu qu’il dispose d’un secrétariat exécutif qui sera tenu par une femme et d’un conseil d’administration où les femmes seront majoritairement représentées. « Il est utile de voir qu’il y a une nouvelle ambition attachée à cet institut dans le sens de la protection et de la promotion des femmes béninoises», a précisé le porte-parole du gouvernement. En termes d’innovations, l’institut disposera d’une cellule d’écoute chargée de recueillir les plaintes des femmes de l’administration publique comme privée. Il va également disposer d’un fonds d’assistance aux victimes des violences. Preuve que le gouvernement accorde une importance capitale à la femme. Selon Wilfried Houngbédji, « Le président de la République ne veut pas que l’Institut serve juste à porter des slogans. Il veut que l’Institut national de la femme soit actif au quotidien, qu’il veille à écouter effectivement les plaintes des femmes et à les orienter ». Une dimension nouvelle L’approbation des statuts de l’Institut national de la femme vient donner une dimension nouvelle à la lutte contre les violences faites aux femmes. Une autre nouveauté de l’institut, c’est le droit dont il dispose d’ester en justice et du droit de se constituer partie civile dans les affaires qui le conduiront devant la justice. C’est un acte qui vise à montrer à l’opinion publique en général et à la femme béninoise en particulier que l’institut n’est pas un organe pour garnir le décor. « L’Institut national pour la promotion de la femme pourra ester en justice en fonction des gravités des faits dont il va connaitre ou parfois se porter partie civile», a fait savoir le porte-parole du gouvernement. Pour lui, c’est un nouvel acte qui fonde le renouveau de cet institut mais surtout de la protection de la femme béninoise. Tirant leçon des faiblesses rédhibitoires de l’Institut national de la femme, le Conseil des ministres a décidé de le réorganiser entièrement. Dans sa nouvelle configuration, il est un organisme public doté de la personnalité juridique, de l’autonomie financière et de prérogatives importantes pour mener des actions plus déterminantes en faveur de la femme. Il faut préciser que, dans les jours ou semaines à venir, les nominations seront faites afin de le rendre opérationnel. Ulrich AKPOVO (Stag.) Actualités 23 juil. 2021


Grand prix littéraire du Bénin: L’édition 2021 lancée avec de grandes innovations
L’édition 2021 du Grand prix littéraire du Bénin tranchera avec celles qui l’ont précédée. La Direction des arts et du livre (Dal), structure du ministère en charge de la Culture à qui revient l’organisation, a levé un coin de voile sur les innovations apportées à l’évènement. Le Grand prix littéraire du Bénin poursuit sa série de mutations. Compétition annuelle consacrant les meilleures productions littéraires du Bénin, l’évènement connaît dès cette année, plusieurs innovations. Il est organisé pour distinguer une œuvre littéraire de fiction écrite en français par des auteurs de nationalité béninoise dans les catégories Nouvelle, Théâtre, Roman, Conte et Poésie. Il est, cette année, à sa troisième édition et l’appel à candidatures y consacré révèle de grandes innovations. L’une des particularités dès la présente édition, c’est la création de deux prix spéciaux. Le premier dénommé « Prix de l’éditeur » et le second, «Prix du journaliste littéraire». Ces deux distinctions visent à récompenser l’éditeur et le journaliste critique ou chroniqueur littéraire qui ont le plus marqué de par leurs productions la vie littéraire du Bénin ces trois dernières années. Pour ce faire, deux jurys distincts composés chacun de trois membres sont mis sur pied pour évaluer les différents concurrents. Pour le « Prix de l’éditeur », les postulants doivent justifier d’un minimum de deux ans d’existence, remplir toutes les conditions réglementaires exigées par la Dal, avoir publié au moins trois ouvrages à la date de la candidature. Toutes ces informations doivent être fournies à travers une lettre de motivation présentant la maison d’édition, l’agrément signé par la Dal, un catalogue dans lequel figurent les titres des ouvrages et trois exemplaires d’ouvrages édités par la maison. S’agissant du « Prix du journaliste littéraire », il faut pour postuler, être un journaliste officiant dans une rédaction, avoir régulièrement publié des chroniques, comptes rendus de lecture et critiques littéraires et apporter les preuves de tous ces renseignements à travers un dossier de candidature comportant entre autres une lettre de motivation, une photocopie légalisée de la carte de presse de la Haac, la preuve de trois publications diffusées entre le 1er janvier 2019 et le 30 juin 2021. La cagnotte à emporter par le lauréat du Grand prix a également connu sa part d’innovation. Elle a été revue à la hausse et est portée de deux millions à cinq millions francs Cfa à titre individuel, en plus du traditionnel trophée. Les lauréats du prix de l’éditeur et du prix du journaliste critique/chroniqueur littéraire reçoivent respectivement une enveloppe financière d’un montant de trois millions et un million. Le Grand prix littéraire du Bénin est organisé pour mettre en valeur la diversité de la création littéraire nationale, faire découvrir et promouvoir les écrivains béninois et leurs œuvres, encourager le professionnalisme chez les éditeurs nationaux, déceler, stimuler et valoriser les jeunes talents littéraires et favoriser le positionnement de notre pays sur la scène littéraire africaine et mondiale. Les inscriptions pour la présente édition sont ouvertes jusqu’au 31 août prochain. La participation est ouverte aux œuvres d’auteurs de nationalité béninoise, publiées entre le 1er janvier 2019 et le 30 juin 2021 inclus. Les auteurs ne peuvent faire directement acte de candidature. Seuls les éditeurs détenteurs de l’agrément d’éditeur signé de la Dal sont habilités à présenter des candidatures parmi les auteurs de leurs catalogues. La participation par éditeur est limitée à trois titres d’auteurs différents (toutes catégories confondues) au maximum et les ouvrages d’auteurs collectifs ne sont pas éligibles. Culture 23 juil. 2021


Soirée lyrique à l’Institut français de Cotonou: Un mixage de classiques européens et africains ce soir
Dans la soirée de ce vendredi 23 juillet, l’Institut français du Bénin propose sur son site à Cotonou un récital lyrique de musiques classiques européennes et africaines. Pour ce métissage culturel, trois interprètes donnent rendez-vous au public. Il s’agit de Julie Vizy et Mathieu Ebring, deux jeunes chanteurs français et Félix Nassi, compositeur et chef de chœur béninois. Ce soir à l’Institut français de Cotonou, il y aura du Mozart, du Schubert, du Gounod, du Poulenc, du Puccini et une bonne dose de chants traditionnels béninois. Le public pourra s’offrir le plaisir de savourer un répertoire lyrique européen et de vivre une incursion dans les chants sacrés et traditionnels africains aux airs singuliers ; une véritable soirée artistique au son des musiques européennes et africaines. Au menu des classiques comme « Die Krähe, Winterreise », du compositeur emblématique allemand Franz Schubert; «Vecchia zimarra,senti» tiré de La bohème du compositeur italien Giacomo Puccini ; «L’air des bijoux » du célèbre compositeur français Charles Gounod ; « Les chemins de l’amour », du compositeur et pianiste français Francis Poulenc; « Papageno/ Papagena» tiré de La flûte enchantée de l’icône autrichienne de la musique Wolfgang Amadeus Mozart… La scène sera assurée par Julie Vizy et Mathieu Ebring, deux jeunes chanteurs français, et Félix Nassi, compositeur et chef de chœur béninois qui sera accompagné de quelques-uns de ses élèves. Soprano, Julie Vizy est née le 2 mai 1990. Elle commence ses études musicales par le piano puis le chant. Après des études de droit à Paris, elle décide de se consacrer entièrement à la musique et intègre le conservatoire du 11e arrondissement pour y compléter sa formation musicale et sa technique. Elle obtient en juin 2020 son diplôme d’études musicales (Conservatoire régional de région de Paris). En juin dernier, Julie Vizy a reçu un 1er prix du conservatoire international de musique de Paris. Baryton, Mathieu Ebring est né le 28 mai 1993 de parents musiciens, avec notamment son père qui pratique la guitare et sa mère qui est choriste amateur. Il est influencé par son oncle Jean-Loup Pagesy, chanteur lyrique, qui le prépare lors de master class, à rentrer dans un des conservatoires municipaux de Paris. Étudiant au conservatoire Jacques Ibert dans le 19e arrondissement, il travaille avec le ténor Michel Fockenoy avec qui il a appris la technique vocale et créé son répertoire de baryton-basse. En juin dernier, il intègre le cycle spécialisé qui lui permettra de préparer le diplôme d’étude musicale. Lors de l’anniversaire de commémoration de Simone Veil le 1er juillet dernier, il a été choisi pour chanter au Panthéon. Félix Nassi est musicien, compositeur et chef de chœur béninois. D’abord autodidacte, il étudie ensuite la direction de chœur en France de 1990 à 1995 avec Jacques Barathon et Stéphane Caillat, puis aux Pays-Bas au Conservatoire Royal de La Haye avec Jos V. Veldoven. En 1992, Félix Nassi crée le Chœur d’Enfants du Bénin autour des chants, danses et répertoires de musique sacrée et traditionnelle d’Afrique. Entre 2000 et 2007, il crée l’Ensemble Polyphonique du Bénin, chœur mixte d’adultes. . Il travaille avec l’association Vocal Plus (France) afin de mieux faire connaître les polyphonies et polyrythmies de son Bénin natal auprès de chœurs (adultes et enfants) et de professionnels de la musique en France. Culture 23 juil. 2021


Vaccination contre la Covid-19: Les populations invitées à sortir massivement
La situation de la pandémie de la Covid-19 au Bénin, plus particulièrement l’augmentation critique des nouveaux cas positifs et cas graves depuis quelques semaines, préoccupe le gouvernement. La vaccination reste la seule option fiable pour se prémunir contre la menace et réduire les risques. Face aux médias hier jeudi 22 juillet, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, a exhorté les populations à accomplir sans crainte cet acte salvateur et impérieux. Toutes les personnes âgées de 18 ans et plus sont invitées à se rendre sur les sites de vaccination identifiés au niveau des différentes communes, pour se faire vacciner contre la Covid-19. C’est l’exhortation du ministre de la Santé face à la situation de la crise épidémiologique. A la date du mercredi 21 juillet, le Bénin compte 8327 cas positifs dont 8126 guéris et 108 décès. Bien que les chiffres témoignent du niveau général de maîtrise de la crise sanitaire, l’augmentation critique du nombre de nouveaux cas et de cas graves ces derniers jours préoccupe. La nouvelle flambée observée au niveau continental et sous régional, du fait de nouveux variants réputés plus dangereux notamment le variant Delta, doit amener les populations à se tenir plus que jamais en alerte. La tendance à la hausse et la menace des variants imposent le maintien du respect des gestes barrières, notamment le port systématique de masques en tous lieux, le lavage régulier des mains et le respect de la distance minimale de sécurité sanitaire. En outre, par ces temps de vacances propices à l’organisation d’événements à grandes assemblées, le gouvernement entend prévenir contre d’éventuelles contaminations de masse. C’est pourquoi, il est recommandé aux organisateurs de ces manifestations, de passer des messages de sensibilisation sur la vaccination et le respect des mesures barrières. « En tout état de cause, en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique, l’accès auxdites manifestations pourrait être bientôt subordonné à l’effectivité de la vaccination de chaque participant », prévient Benjamin Hounkpatin. A l'occasion, le ministre a également invité toutes les personnes qui commencent à sentir les premiers symptômes du mal, à promptement se rendre à l’hôpital pour se faire ausculter. La vaccination : une alternative crédible Depuis l’apparition au Bénin du premier cas positif au coronavirus, les autorités béninoises font du mieux possible pour protéger les populations. En plus des efforts consentis pour prendre en charge tous les cas détectés, le gouvernement depuis le 31 mars dernier a lancé une vaste campagne de vaccination qui s’est étendue à tout le territoire. Banalisée au début, cette campagne connait progressivement une adhésion croissante des populations. Pourtant, il faudra que toutes les personnes âgées de 18 ans et plus accomplissent le geste salvateur. Le ministre de la Santé précise d’ailleurs que le gouvernement travaille non seulement pour accroître le rythme d’approvisionnement, mais aussi pour diversifier les types de vaccins afin d’offrir toujours plus de choix aux populations. Il rassure que tous les vaccins mis à disposition par le gouvernement sont sûrs et efficaces. Aussi, des mesures sont-elles prises pour la traçabilité de la vaccination. « Allons donc nous faire vacciner contre la Covid-19 et respectons les gestes barrières car ce sont là, les seuls moyens sûrs pour nous protéger et protéger les autres », va exhorter le ministre Benjamin Hounkpatin. Des constats faits, aucun parmi les derniers décès et les cas graves enregistrés dans les centres de prise en charge, n’était vacciné. A en croire le ministre de la Santé, la vaccination protège des formes graves et constitue, en plus du respect des gestes barrières, la seule alternative crédible pour sortir durablement de la crise sanitaire. Actualités 23 juil. 2021


Parti Moele-Bénin: Le bureau politique national prend acte des démissions
Suite à la démission de quatre membres du parti Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele- Bénin), le bureau politique national s’est réuni en session extraordinaire, dimanche 18 juillet dernier, pour examiner les correspondances des concernés. Au terme des assises, les membres du bureau ont pris acte de leurs départs et apprécient à sa juste valeur leur passage à Moele-Bénin. Quatre membres du parti Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele Bénin) dont Albert Gbètoho Boco, Julien K. Gbaguidi, Edmond Ayinde et Céphise Beo Aguiar ont déposé il y a peu, par correspondance adressée au président du parti, leurs démissions. Dans leur correspondance, ils accusent le président du parti, Jacques Ayadji, de faire cavalier seul dans la conduite des affaires,ceci dans une atmosphère de méfiance et suspicions. Ce que ce dernier a refuté en déplorant un « opportunisme suffocant», faisant ainsi valoir que la politique ou l’art de gérer la cité doit retrouver ses lettres de noblesse et tourner dos à ces pratiques honteuses qui ont porté préjudice à l’image de la chose politique dans le pays. Prenant acte de leurs démissions, le bureau politique national du parti réuni en session extraordinaire, dimanche 18 juillet dernier, après avoir délibéré à l’unanimité des membres présents et représentés, a apprécié à sa juste valeur leur passage à Moele-Bénin. « Le bureau directeur national du parti Moele-Bénin a bien reçu votre correspondance citée en objet et l’a transmise au bureau politique national pour examen conformément aux textes du Parti », peut-on lire dans la correspondance à eux adressée par le bureau politique national. Cependant, le bureau politique national réfute toutes récriminations et allégations qu’il juge mensongères et portées à l’encontre de son président. Tout en mentionnant le point des cotisations de chacun d’eux, il les invite par ailleurs, à se rapprocher du trésorier général du parti pour récupérer leurs excédents au cas où ils seraient en règle. Actualités 22 juil. 2021


Dialogue social dans le Borgou: La coordination départementale investie dans ses fonctions
Désormais connus, les neuf membres de la Coordination départementale du dialogue social dans le Borgou ont été installés dans leurs fonctions, lundi 19 juillet dernier à Parakou. C’est au cours d’une cérémonie organisée par le Conseil national du dialogue social (Cnds). Le Borgou a désormais sa Coordination départementale du dialogue social. Ses membres ont été installés, lundi 19 juillet dernier à Parakou, par le Conseil national du dialogue social(Cnds). En effet, ladite coordination est un comité tripartite composé de neuf membres dont trois représentants de l’administration, trois des employeurs et trois des centrales ou confédérations syndicales, tous dans le département du Borgou. Sa mission est de rapprocher le Cnds des acteurs départementaux à travers la promotion du dialogue social. La liberté syndicale, d’opinion et d’expression individuelle ou collective, la confiance mutuelle entre les parties prenantes, l’esprit de consensus dans les prises de décisions, l’engagement commun des différents acteurs, l’unité nationale, l’intérêt supérieur de la nation, la justice sociale et la moralisation de la vie publique à travers la lutte contre la corruption sont, selon le président du Cnds, Guillaume Attigbé, quelques-unes des valeurs qui concourent à la promotion du dialogue social. Le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, s’est réjoui de la mise en place de ce creuset. Il entend le voir jouer un grand rôle dans son département. « Le Borgou a toujours servi de lieu d’implémentation de certaines décisions prises au sein des centrales et confédérations syndicales de notre pays. Ce qui fait attribuer une mauvaise étiquette à son département », déplore-t-il. Les membres investis dans leurs fonctions ont 48 heures pour s’approprier les textes fondamentaux du Cnds, ainsi que le règlement intérieur de leur coordination. Après quoi, ils vont rapidement se mettre à la tâche. « Les travailleurs ont souhaité ce cadre et y ont activement œuvré à travers sa charte dont ils ont participé à la rédaction », indique leur représentant au sein de la coordination dans le Borgou, Rock Cyriaque Bocovo. « Rien ne se construit durablement, sans un climat social apaisé, et c’est notre responsabilité à tous d’y travailler », insiste le représentant du patronat, Cyrille Djivoédo. « Le patronat reste déterminé à poursuivre ses actions de développement économique et social du pays», a-t-il promis. « Nous sommes désormais les porte-étendards de la promotion du dialogue social dans notre département. Ceci est une lourde responsabilité», confie Arouna Ramanou, au nom de la coordination. « Une responsabilité qui sera assumée avec beaucoup d’engagement, de dévouement et de détermination »,a-t-il poursuivi. Société 22 juil. 2021


Préparatifs du jubilé d’or du Ceg Sainte Rita de Cotonou: Les souscriptions volontaires lancées
Le Collège d’enseignement général (Ceg) Sainte Rita de Cotonou commémore, cette année, ses cinquante ans d’existence. Eric Hector Hounkpè et ses pairs, membres du comité d’organisation de l’événement, ont saisi l’occasion du lancement de la mobilisation de fonds, samedi 16 juillet dernier, pour inviter les anciens acteurs du collège à souscrire massivement pour une fête digne du nom. Du 2 au 4 septembre prochain, se dérouleront les manifestations marquant la célébration des cinquante ans d’existence du Collège d’enseignement général (Ceg) Sainte Rita de Cotonou. A cet effet, le comité d’organisation présidé par l’acteur culturel Eric Hector Hounkpè, ancien élève du Ceg, a lancé la phase des souscriptions volontaires pour une organisation réussie des différentes activités au programme. « Nous qui avions été enseignants, administrateurs, chers frères et sœurs anciens élèves, le collège qui a contribué à notre formation au plan intellectuel, prépare avec acharnement la célébration de ses cinquante ans… Nous le savons bien, toute organisation appelle surtout à des moyens financiers, et nous en avons besoin. C’est pourquoi le président du comité d’organisation que je suis passe par ce canal pour lancer officiellement la phase de la mobilisation des ressources financières », déclare-t-il à la faveur de la conférence de presse animée par le comité, le week-end dernier, dans les locaux du collège. L’ancien directeur de l’ex-Fitheb a, en outre, présenté les kits de souscription disponibles et les avantages associés. A l’en croire, ces kits varient de dix à cent mille F Cfa. Au-delà des gadgets et de l’accès aux différentes activités, le kit de cent mille permet au donateur de graver ses nom et prénoms sur le mur du cinquantenaire. Eric Hector Hounkpè ajoute qu’il y a des kits Vip qui donnent droit à des avantages encore plus alléchants. Séance tenante, le directeur du Ceg, Maurille Mondé, et plusieurs membres du comité d’organisation ont acheté le kit de cent mille F Cfa, et encouragent les anciens acteurs du collège à en faire autant. Outre l’actuel directeur du Ceg, Eric Hector Hounkpè était face à la presse, entouré de trois autres membres du comité d’organisation à savoir : Christophe Gogan, président de la commission communication et mobilisation des anciens acteurs, Maurice Podaho, chargé de mission, et Félicienne Houngbadji, trésorière générale. Celle-ci a communiqué les numéros de compte et mobile money sur lesquels les dépôts peuvent être effectués. Ensemble, ils ont lancé un vibrant appel à tous les anciens du Ceg pour une mobilisation financière, matérielle et humaine à la hauteur des attentes. Société 22 juil. 2021


Suivi des plants de la forêt classée de Goungoun: Les riverains du site de Baffo sensibilisés
La salle de réunion du bureau d’arrondissement de Guéné a servi de cadre, dimanche 18 juillet dernier, à une séance de sensibilisation des populations riveraines à l’entretien et au suivi des plants à mettre en terre, samedi 24 juillet prochain, dans la forêt classée de Goungoun, au niveau du site de Baffo. La commune de Malanville prend une part active dans la réhabilitation et la sauvegarde de la forêt classée de Goungoun. Dans la perspective de la mise en terre des plants au niveau du site de Baffo, samedi 24 juillet prochain, elle a entretenu, dimanche 18 juillet dernier à la salle de réunion du bureau d’arrondissement de Guéné, les populations riveraines sur leur meilleur entretien et suivi. En effet, comme la plupart des autres forêts classées du Bénin, celle de Goungoun est également menacée de disparition. Du fait de sa destruction, elle voit sa superficie réduite de plus en plus. Malheureusement, les efforts fournis chaque année pour procéder à son reboisement sont souvent réduits à néant. D’où l’importance de cette séance de sensibilisation organisée au profit des populations bénéficiaires du reboisement initié, l’année dernière, au niveau du village de Baffo situé dans la forêt classée de Goungoun, arrondissement de Guéné. Ceci suite à la destruction des plants qui avaient été mis en terre. « Nous avons constaté que les plants mis en terre ont été complètement détruits par les animaux. C’est pourquoi, nous avons décidé, avant l’édition de cette année, de passer à la sensibilisation des différents acteurs impliqués, notamment les élus communaux et locaux, les forestiers, les éleveurs, les agents des structures de cogestion de la forêt classée de Goungoun, le commissaire de Guéné, à l’entretien et au suivi de ces plants », a indiqué le maire de la commune, Gado Guidami. Au cours de ladite séance, le principe du suivi et de l’entretien des plants attendus sur le site a été acquis. Pour la réussite de l’opération, un comité a été mis en place. C’est pour que ces plants ne connaissent pas le même sort que ceux mis en terre l’année dernière. Société 22 juil. 2021


Expérience Barka du Paefe au profit des déscolarisés: Bilan prometteur après la 2e phase
Les centres Barka à travers le Programme d’appui à l’éducation et à la formation des enfants exclus du système éducatif (Paefe) font des merveilles au Bénin. C’est une initiative de la Coopération Suisse en partenariat avec le gouvernement mise en œuvre par Helvetas Bénin en consortium avec Solidar Suisse. Le bilan et les perspectives de la deuxième phase dudit programme ont été passés au scanner ce mercredi 21 juillet à la faveur d’un panel dans les locaux de Canal Olympia à Cotonou. Des milliers d’enfants du Bénin sauvés de la déscolarisation, des communautés épanouies ! Le Programme d’appui à l’éducation et à la formation des enfants exclus du système éducatif (Paefe) à travers les centres Barka est une chance pour le Bénin et ses enfants ayant raté l’école classique. Il vise à appuyer la mise en œuvre d’une alternative éducative adaptée aux réalités socioéconomiques pour les enfants de 9 à 15 ans exclus du système éducatif. Les classes Barka grâce au programme Paefe, ce sont dix ans d’expérience au Bénin, pour environ dix mille enfants impactés et dix milliards de ressources allouées. Pour mieux cerner le programme et ses actions, un panel a été organisé ce mercredi autour du thème, «Quel bilan après la 2e phase de mise en œuvre (2016-2020) et les grands pas vers la mise à l’échelle pour une prise en charge des enfants de 9-15 ans en dehors de l’école ? ». Le programme Paefe aide les bénéficiaires à saisir leur destin. Elle leur offre ce que la vie leur a arraché en termes d’éducation scolaire et d’apprentissage. « Au regard de l’impératif qu’imposait à nos consciences humaines, le sérieux péril des millions d’enfants exclus de l’école béninoise, nous avons l’obligation d’apporter une lueur d’espoir dans les ténèbres de ces âmes innocentes », assure Nadine Oké, coordonnatrice du Paefe. L’initiative a permis de combler beaucoup d’écarts. Célestin Dembélé, directeur pays de Helvetas met l’accent sur le taux de déperdition scolaire : « Au plan national, 40 % des enfants ne finissent pas le primaire. Les statistiques locales sont plus effrayantes et révèlent que 70 % des enfants sont déscolarisés ». Dèwanou Avodagbé, directeur de cabinet du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp), évoque la misère et la pauvreté pour expliquer la déscolarisation des enfants, en dépit des efforts du gouvernement. Mais le modèle Barka a tôt fait de réduire ces phénomènes. Deuxième chance à la déscolarisation, il est en même temps la première chance à l’alphabétisation. « Le modèle est bilingue. Il prend en compte la langue du milieu pour des enfants de 9 à 15 ans », explique Célestin Dembélé. Spécificités Ses spécificités tiennent à l’initiation aux métiers, la valorisation des talents, l’appropriation des connaissances générales et la préparation des bénéficiaires à la vie active. Après cinq ans de mise en œuvre, ce programme a plus que sa raison d’être. Les classes Barka, ce sont aussi de pathétiques histoires qui ont changé la vie de milliers d’enfants au Bénin. Les résultats et impacts témoignent de son bien-fondé. « Environ dix mille enfants de 9 à 15 ans dont plus de cinq mille filles ont été rescolarisés grâce au Paefe. 2956 enfants issus des centres Barka dont 1656 filles ont été présentés au Certificat d’études primaires de 2016 à 2021, avec 1560 admis dont 878 filles », dévoile Nadine Oké, coordonnatrice du Programme. Mieux, le programme a contribué à la réalisation de 109 salles de classe, 114 latrines séparées pour filles et garçons, 26 magasins pour la cantine autogérée, 54 forages pour la réalisation du jardin, 2010 tables-blancs, 100 chaises, 100 armoires et 100 bureaux pour enseignants. Treize communes des départements du Borgou-Alibori sont privilégiées pour le compte de cette 2e phase. Les maires des communes bénéficiaires s’en réjouissent. « Ce programme est une grande opportunité pour nous. Il révèle des talents dans le rang de nos enfants », apprécie Alassane Nouhoun Abdoulaye, maire de Pèrèrè. Des exemples de réussites de bénéficiaires à l’appui, il parle des merveilles que réalise Barka dans sa communauté. Son homologue de Ségbana, Orou Zimé Bio Tian, en est suffisamment comblé. « L’expérience est très appréciée. Barka est un ouf de soulagement. Quand une âme est sauvée, ce sont tous les anges qui dansent. Quand un enfant est scolarisé, ce sont tous les Béninois qui doivent danser », s’exclame-t-il. Présente au Bénin depuis 40 ans, la Suisse est très engagée dans le secteur éducatif. Elle accompagne les efforts du gouvernement pour renforcer l’éducation de base, l’éducation formelle…. Elisabeth Pitteloud Alansar, cheffe de coopération Suisse au Bénin, justifie le choix des deux départements bénéficiares : « Les indicateurs étaient préoccupants. La Suisse concentre ses efforts sur ces départements pour ne pas se disperser ». Qu’il s’agisse du dispositif pédagogique, la participation et l’adhésion des communautés, l’éveil des enfants aux activités culturelles, l’initiation aux métiers, tout a été retracé par le modèle Barka à travers le Paefe. Le Bénin est appelé à saisir ce programme comme une chance pour pérenniser ses acquis au profit des enfants déscolarisés. Société 22 juil. 2021


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