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Nouvelles

Campagne de don de sang: Benjamin Hounkpatin invite les populations au geste utile
Face à la pénurie de produits sanguins actuellement dans les formations sanitaires, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, appelle les populations à sortir massivement pour donner de leur sang afin de sauver des vies. C'est dans le cadre d'une campagne de don de sang lancée, vendredi 16 juillet dernier à Cotonou, où l’autorité ministérielle a donné en premier l’exemple. Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, a lancé, vendredi 16 juillet dernier, une campagne de don de sang. Et pour donner l’exemple, il a été le premier à faire le geste utile au cours de ce lancement. L’autorité ministérielle note que cette campagne permet d’assurer l’approvisionnement en produits sanguins en cette période de vacances. « Chaque année, au cours de la période de vacances scolaires, le Bénin est confronté à une pénurie de sang parce que la grosse majorité de nos donneurs est constituée d’élèves. Il est important que nous puissions contribuer à assurer la disponibilité du produit sanguin pour sauver la vie des populations plus particulièrement des femmes et des enfants de moins de cinq ans », a-t-il fait savoir. Il indique que ce don de sang est effectué tous les trois mois pour les hommes et tous les quatre mois pour les femmes. Le ministre de la Santé annonce que la pénurie de sang a déjà commencé au niveau des formations sanitaires. Il rappelle que les pluies ont démarré et au niveau des services de pédiatrie, les enfants qui souffrent d’anémie ont besoin de sang. « Il est important que nous puissions contribuer à assurer la disponibilité du sang pour que chaque enfant, chaque femme enceinte ayant besoin de sang puissent en bénéficier », souligne-t-il. Benjamin Hounkpatin rassure qu’en cette période de Covid-19, le don de sang s’effectue dans le respect strict des gestes barrières. Il s’avère important, à l’en croire, de respecter les conditions d’hygiène afin d’éviter d’aggraver la contamination. « Malgré le contexte de la Covid-19 qui prévaut, le don de sang doit pouvoir continuer de façon rassurante », ajoute-t-il. Le ministre de la Santé lance un appel à tous les agents de santé utilisateurs de sang et à la population âgée de 18 à 65 ans au plus, pesant au moins 50 kg et en bonne santé, à sortir massivement pour faire le geste utile. Santé 19 juil. 2021


Dr Kossi Badziklou à propos de la trypanosomiase humaine africaine: « Le trypanosome peut franchir la barrière placentaire et infecter le fœtus… »
Maladie à transmission vectorielle basée essentiellement en Afrique, la trypanosomiase humaine africaine (Tha) encore appelée maladie du sommeil représente à la fois un problème sanitaire et économique pour le continent. Dr Kossi Badziklou, coordonnateur du Programme national de lutte contre la trypanosomiase humaine africaine « Pnltha » au Togo à la retraite, expert Tha décrit le mal, son évolution et les défis des pays touchés. La Nation : La trypanosomiase humaine africaine, qu'est-ce que c'est ? Dr Kossi Badziklou : La trypanosomiase humaine africaine (THA), couramment appelée maladie du sommeil, est une maladie parasitaire provoquée par un trypanosome (protozoaire flagellé), qui est transmis par la piqûre de la mouche tsé-tsé ou glossine et qui affecte les humains. Deux sous-espèces d'un trypanosome (Trypanosoma brucei) génèrent chez l'humain des pathologies différentes : la forme « gambiense » qui sévit dans vingt-quatre pays d’Afrique de l'Ouest et Centrale représentant 98 % des cas est une maladie chronique (peut prendre des années) et la forme « rhodesiense » qui sévit dans treize pays d’Afrique de l'Est représentant 2 % des cas est une maladie aiguë (quelques jours à quelques semaines) sans traitement la THA est fatale. Il existe aussi la trypanosomiase animale africaine (Taa) qui sévit chez les animaux, premier handicap de l’élevage bovin en Afrique au sud du Sahara. Comment reconnaît-on la Tha? Peut-on en être affecté sans le savoir ? Les signes cliniques et les symptômes de la maladie sont non spécifiques. Le premier stade est asymptomatique. On peut donc être malade sans le savoir. Durant la première phase de la maladie, les parasites présents dans le sang provoquent de multiples symptômes qui rendent difficile l’établissement du diagnostic : fièvre, maux de tête, fatigue, inflammation des ganglions lymphatiques, ... Si la maladie n’est pas traitée, les parasites en viennent à envahir le système nerveux central. Durant cette seconde phase, des caractéristiques du cycle veille/sommeil apparaissent. Cette détérioration du système nerveux est toujours fatale en absence de traitement. La confirmation de la maladie est biologique : le dépistage pour rechercher l’infection potentielle. Il s’effectue par des tests sérologiques (disponibles uniquement pour Trypanosoma brucei gambiense) et par la recherche de signes cliniques, généralement la présence de ganglions lymphatiques cervicaux enflés. Le diagnostic en établissant la présence ou non du parasite dans les liquides biologiques. L’établissement du stade de la maladie pour déterminer son degré de progression. Cette étape comporte un examen clinique et, dans certains cas, un examen du liquide céphalorachidien après ponction lombaire. Le diagnostic doit être établi le plus précocement possible et avant le stade neurologique afin d’éviter de recourir à des méthodes thérapeutiques complexes et présentant des risques. Le premier stade prolongé, relativement asymptomatique, de la maladie du sommeil due à Trypanosoma brucei gambiense est l’une des raisons pour lesquelles un dépistage actif et complet de la population à risque est recommandé, afin d’identifier les patients à un stade précoce et de réduire la transmission en éliminant le réservoir qu’ils constituent. Les dépistages exhaustifs nécessitent un investissement majeur dans les ressources humaines et matérielles. Quelles en sont les conséquences sur la santé? La maladie du sommeil est causée par des parasites transmis par les mouches tsé-tsé infectées et est endémique dans trente-six pays d’Afrique subsaharienne. Sans traitement, elle est considérée comme mortelle. Les populations les plus exposées à la mouche tsé-tsé, et par conséquent à la maladie, sont les populations rurales qui dépendent de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage ou de la chasse. La THA est à la fois un problème sanitaire et un problème socio-économique. La Tha est-elle contagieuse ? La THA n’est pas une maladie contagieuse mais une maladie à transmission vectorielle. La maladie se transmet essentiellement par la piqûre d’une mouche tsé-tsé infectée, mais il existe aussi d’autres façons pour les populations de la contracter. L’infection de la mère à l’enfant: le trypanosome peut franchir la barrière placentaire et infecter le fœtus. La transmission mécanique par d’autres insectes hématophages est possible. Toutefois, il est difficile d’évaluer l’impact épidémiologique de cette transmission. Des infections accidentelles se sont produites en laboratoire par piqûre accidentelle avec des aiguilles contaminées. Des cas de transmission du parasite par contact sexuel ont également été notifiés. Pourquoi cette maladie est-elle strictement africaine ? Les espèces de mouches tsé-tsé, vecteurs de la maladie, se trouvent en Afrique. Il existe plusieurs espèces de mouches tsé-tsé mais toutes ne sont pas vectrices de la maladie. Même en Afrique, les vecteurs de la forme gambiense sont différents de ceux de la forme rhodesiense. Il existe des mouches anthropophiles qui vont transmettre le parasite aux humains et des mouches zoophiles qui vont le transmettre aux animaux. La forme rhodesiense de la THA est une zoonose. Selon certaines sources, les origines de la THA remontent aux années 1900. Qu'est ce qui explique sa résistance plusieurs siècles après ? La THA est une maladie tropicale négligée (Mtn) avec des ressources très limitées. Elle remonte à des siècles en arrière. La lutte effective a commencé avec l’arrivée des équipes médicales coloniales au début des années 1900. La lutte avait presque abouti vers les années 1960 avant qu’on ne note un relâchement juste après les indépendances, entrainant une résurgence vers les années 1980. Actuellement, la situation est en voie d’être maitrisée globalement avec moins de 1000 cas notifiés en 2020. Quelle est la situation aujourd'hui sur le continent ? Selon la feuille de route de l’Organisation mondiale de la santé, l’élimination de la Tha comme problème de santé publique était prévue pour commencer en 2020. Le Togo est le seul pays à atteindre cet objectif en 2020 suivi de la Côte d’Ivoire en 2021. D’autres pays de la sous-région sont en bonne voie avec leur dossier. L’arrêt de la transmission de la THA est prévu pour 2030. Il y a de forte chance que cet objectif soit atteint avec le soutien réitéré de l’Oms et des autres partenaires. Dans tous les cas, tout pays concerné devra préparer un dossier conformément aux critères de l’Oms et le soumettre par voie officielle à l’organisation qui va procéder à une évaluation et appréciation. Par voie graduelle, le dossier sera soumis pour validation de l’élimination de la THA comme problème de santé publique (à faire par pays), vérification de l’arrêt de la transmission (à faire par pays), certification (par l’OMS quand tous les pays auront passé avec succès la vérification de l’arrêt de la transmission). Le Togo est le premier pays africain à avoir éliminé la Tha comme problème de santé publique. Comment les autres pays tels que le Bénin et ses voisins peuvent-ils s’inspirer de l'exemple togolais? Tous les pays endémiques sont en réseau sous l’égide de l’Oms. Les informations et les expériences sont partagées. Avant Covid-19, tous les coordonnateurs des programmes THA avaient une opportunité de réunion annuelle de façon alternée à Genève en Suisse et dans un pays africain. Avec le Covid-19, les réunions se tiennent par visioconférence. Le Togo et le Bénin sont deux pays pilotes pour expérimenter le processus de documentation de l’élimination. Les deux pays ont installé des sites sentinelles dont 3 pour le Bénin à Bassila, Tanguiéta et Banikoara et deux pour le Togo à Tchamba et à Mango avec l’appui de l’Oms. Un site sentinelle de surveillance sentinelle passive de la THA peut être défini comme une structure hospitalière installée dans un écosystème réunissant les meilleurs atouts historique, environnemental, socio-économique et culturel, dotée de moyens organisationnel et matériel susceptibles d’aider à détecter les cas éventuels, c’est un site de veille. Des réunions conjointes annuelles des acteurs de la coordination et des acteurs des sites sentinelles sont conduites de façon alternée au Bénin et au Togo depuis 2012. La dernière réunion s’était tenue à Grand-Popo au Bénin en février 2020 avec l’appui de l’Oms pays, Oms/Afro et Oms/Hq. Le dossier du Bénin est en bonne voie. D’autres pays sont aussi en train d’élaborer leur dossier pour soumission à l’Oms. 2030 est l'échéance des grands rendez-vous de développement. L’élimination de cette maladie fait-elle partie des priorités de l'agenda de développement durable ? 2030 est l’échéance de toutes les maladies tropicales négligées selon la feuille de route de l’Oms. La THA fait partie des Mtn, une priorité de l’agenda sécurité sanitaire et de développement durable. Santé 19 juil. 2021


Le social sous la Rupture: Bilan et perspectives exposés
Les réformes entreprises durant les cinq dernières années pour l’amélioration des conditions de vie des Béninois de même que celles en cours ont été au cœur d’une conférence publique, samedi 17 juillet dernier à l’Université d’Abomey Calavi. Organisée par le ‘’Groupe de réflexions alternatives prospectives’’ (Grap), cette conférence qui a permis d’exposer et de partager avec le monde universitaire les prouesses du gouvernement et les perspectives dans le domaine social a connu la présence de plusieurs personnalités politico-administratives. « Le social sous la Rupture: Acquis, questions et contributions », c’est le thème de la conférence publique qui a réuni étudiants, enseignants et membres du gouvernement, samedi 17 juillet dernier à l’Université d’Abomey Calavi. Cette conférence a été une occasion pour les participants de comprendre, à travers plusieurs communications, les actions menées par le gouvernement pour impacter positivement la vie des Béninois dans le domaine social. Séraphin Agbahoungbata, président de l’Autorité de régulation des marchés publics, a expliqué que le ‘’Groupe de réflexions alternatives et prospectives’’ (Grap) n’est pas un parti politique ni une Organisation non gouvernementale mais une plateforme d’agrégation d’intelligence. Le credo du Grap, selon lui, est d’agir pour rendre irréversible le processus actuel de la Rupture. Cyrille Gougbédji, l’un des panélistes, a animé une communication sur le ‘’Social et le numérique’’. Il affirme qu’au 21e siècle, le monde est gagné par le numérique dans tous les domaines. Le numérique, d’après lui, se déploie dans un tissu social parce que sa portée n’est pas le relationnel d’individu à individu mais le maillage du grand nombre. Selon lui, les gouvernements qui prennent l’option de faire du numérique un tremplin pour l’amélioration des conditions de vie des populations investissent dans l’identification de ces dernières. Il précise que, si le problème de l’accès de tous au numérique n’est pas bien réglé, cela peut créer des fractures. Mais dans le contexte du Bénin, ce risque est maitrisé parce que depuis 2017, le gouvernement investit massivement dans la mise en place d’un registre national biométrique de la population dont l’objectif est d’attribuer un identifiant unique et national à chaque individu. Cyrille Gougbédji ajoute que le rapport du numérique au social est un rapport indéfectible. A sa suite, Véronique Tognifodé Méwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a fait l’état des lieux du social au Bénin. Elle affirme que dans le Programme d’action, le social englobe quatre éléments à savoir l’assurance maladie, la formation, le crédit et l’assurance retraite, qui ont connu des succès remarquables grâce aux différentes mesures prises par le gouvernement. Véronique Tognifodé Méwanou a aussi expliqué les avantages du microcrédit digital Alafia. Dans ce secteur, ajoute-t-elle, la baisse du taux d’intérêt appliqué aux bénéficiaires est passée de 8,5 % à 4 % semestriel et la limitation des frais d’accès est désormais à 1000 F. Elle souligne aussi que le gouvernement du président Patrice Talon a pris de nombreuses mesures sociales pendant la crise de la pandémie de Covid-19 où près de 10 milliards F Cfa ont été affectés pour soutenir les artisans et autres personnes touchées. Véronique Tognifodé Méwanou reconnait que des efforts louables ont été faits par le gouvernement, ces cinq dernières années, pour soulager et accompagner les plus vulnérables. Transformations structurelles Dans le secteur de l’emploi, des réformes significatives ont été engagées. Charlemagne Lokossou, Coordonnateur du Programme social d’insertion dans l’emploi, a fait savoir que ce secteur permet non seulement d’offrir l’emploi mais surtout l’emploi productif. Le gouvernement, selon lui, a pris l’option de mettre en emploi 2000 personnes par an. Mais pour mériter ces deux mille emplois, il faudrait que les jeunes aient les compétences requises, ce qui constitue l’une des actions majeures que mène le Psie. Il affirme que le social développé par le gouvernement est un social responsable et responsabilisant des bénéficiaires. « C’est un social de l’effort et dans l’effort », argumente-t-il. Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, a abordé secteur par secteur, les réformes engagées. Il explique qu’au plan social, l’acte le plus important posé par le gouvernement est la sécurisation des recettes de l’Etat. Il annonce que pour 2021-2026, il y aura une ligne de financement appelée ‘’Appui à l’investissement’’ qui permettra aux jeunes qui sortent des ateliers de formation ou des écoles d’avoir accès au financement mis en place par l’Etat et l’action sociale du gouvernement va davantage impacter le secteur agricole ainsi que d’autres secteurs. Des mécanismes, selon lui, sont mis en place pour que les producteurs agricoles aient accès au crédit. « Le social, c’est faire en sorte qu’on ait en permanence l’électricité même dans les villages. Le social, c’est faire en sorte que la nourriture soit disponible et qu’on ne dépense pas plus qu’il n’en faut. Le social, c’est faire en sorte que l’école béninoise fonctionne de mieux en mieux et que les enfants ne soient plus abandonnés parce que les enseignants ne sont pas là », souligne-t-il. Wilfried Léandre Houngbédji fait observer que c’est parce que les Béninois ont été habitués au défaut de rigueur que, durant les premières années, les réformes engagées ont paru si dures mais fort heureusement, chacun commence par comprendre que c’était le passage obligé. Actualités 19 juil. 2021


Criet/ Affaire Joël Aïvo et consorts: L’incompétence de la cour de céans requise ( La défense s’enflamme, les parties fixées le 5 août prochain )
Le procès de Joël Aïvo et de ses trois coaccusés n’a pas pu réellement démarrer ce jeudi 15 juillet, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Et pour cause, le ministère public, à l’entame de l’audience, a demandé à la cour de céans de se déclarer incompétente et d’envoyer le dossier en instruction pour une requalification des faits. Ce changement de procédure fait monter l’adrénaline au niveau de la défense qui réclame la mise en liberté provisoire de ses clients. La cour fixe les parties le 5 août prochain sur ces deux demandes. Le dossier de Joël Aïvo et consorts passera-t-il devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) en procédure de fragrant délit ou de crime ? La cour a donné rendez-vous au 5 août prochain pour fixer les parties sur ces aspects de la procédure. Elle a décidé de ce renvoi, hier jeudi 15 juillet, afin de délibérer au fond notamment sur une demande du ministère public. Lequel a requis l’incompétence de la cour de céans pour connaitre de ce dossier et le renvoi de l’affaire en instruction préparatoire. Pour le procureur spécial près la Criet, Mario Mètonou, les faits de la cause constituent un crime et non un délit. Mieux, soutient-il, il y a deux prévenus cités dans le dossier actuellement en fuite et dont leur présence est indispensable pour la manifestation de la vérité. Les réquisitions du ministère public n’ont pas été du goût des avocats de la défense. Ils ont tenté de battre en brèche l’argument du procureur spécial près la Criet. Me Elvis Sèdjro Didè, membre du collège de neuf avocats assurant les intérêts du professeur de droit constitutionnel Joël Aïvo et de son comptable, Alain Gnonlonfoun, analyse les réquisitions du magistrat Mario Mètonou comme un détournement de procédure. Il s’étonne que le procureur spécial près la Criet qui a correctionnalisé les faits à travers une procédure de fragrant délit et saisi la cour de jugement puisse se rebiffer aujourd’hui et trouver que les infractions sont plutôt criminelles et non délictuelles. Et demander à ce même juge à qui il a affecté le même dossier de se déclarer incompétent alors qu’il n’y a eu entre-temps aucun élément nouveau qui puisse conduire à une certaine requalification des faits. Passe d’armes juridique Le bâtonnier Robert Dossou qui a coordonné hier les interventions des conseils de Joël Aïvo et de son comptable, insiste sur la demande de mise en liberté provisoire de ses deux clients. Pour lui, ce ne sera pas justice que les prévenus restent en prison pendant tout le temps que pourrait durer cette phase d’instruction préparatoire. Les mis en cause présentent tous des garanties sérieuses de représentation. Ils ne s’enfuiront pas et répondront chaque fois en cas de besoin aux convocations de la commission d’instruction de la Criet, plaide la défense de Joël Aïvo et de Alain Gnonlonfoun pour soutenir la mise en liberté provisoire de leurs clients. « Acquiescer la demande du procureur spécial serait une erreur », fait savoir Me Robert Dossou dénonçant une violation de procédure. Car, selon lui, le juge a la possibilité de poursuivre la procédure en disjoignant, comme c’est le cas dans toute matière pénale, les cas des prévenus présents de ceux des autres absents et recherchés. Me Boubakar Baparapé constitué aux intérêts des prévenus Moudjaïdou Ibrahim Bachabi, un militaire et Issiakou Bio Sarè a dit qu’il reconduit les mêmes arguments de défense de ses collègues pour ses deux clients. Il plaide aussi la mise en liberté provisoire pour les sieurs Moudjaïdou Ibrahim Bachabi et Issiakou Bio Sarè si le dossier doit aller en instruction. « La demande de liberté provisoire à l’étape actuelle de la procédure est prématurée. Mieux, les faits reprochés aux mis en cause sont assez graves » réplique le procureur spécial près la Criet, Mario Mètonou avant de noter qu’il y a beaucoup de passions dans le dossier. Clôturant le débat, la cour de céans a décidé de donner rendez-vous aux différentes parties pour le 5 août prochain. A cette date, elle va se prononcer sur son incompétence à connaitre du dossier requise par le ministère public et la demande de mise en liberté provisoire des prévenus formulée par leurs avocats. Actualités 16 juil. 2021


Passation de charges à la Cena: Le Conseil électoral dans ses fonctions (Sacca Lafia aux commandes)
Après avoir prêté serment la veille, les membres du Conseil électoral ont pris fonction hier jeudi 15 juillet. La passation de charges entre les anciens commissaires de la Cena et les nouveaux conseillers a été l’occasion pour les uns d’exprimer leur reconnaissance et pour les autres de réaffirmer leur engagement à accomplir leur mission républicaine par l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles. La Commission électorale nationale autonome a officiellement passé le relai au Conseil électoral. Les conseillers sont rentrés dans la plénitude de leurs fonctions. Lors de la cérémonie de passation de charges, la structure de l’institution a été présentée à la nouvelle équipe et les dossiers en instance lui ont été transmis. « Notre mandat prend fin et le vôtre commence. Vous venez prendre le relais pour poursuivre la mission républicaine que nous avons entamée. Comme vous le savez, cette mission consiste à organiser les consultations électorales à bonne date, dans la transparence, la crédibilité et la paix. Il s'agit d'une mission délicate, difficile et semée d'embûches… Vous serez en permanence la convergence d’intérêts divergents, et partant, la cible des critiques de vos amis comme de vos adversaires», prévient Emmanuel Tiando, ex-président de la Cena. Le président du Conseil électoral n’est pas un novice. Il mesure bien l’ampleur de la mission et les corollaires de sa réalisation. « La qualité d'une démocratie se mesure à l'aune de la régularité des élections qui doivent être transparentes et crédibles… Assurer une bonne gestion de la Cena n'est pas une chose aisée. La gestion électorale est toujours délicate et ne doit laisser place ni à la complaisance ni à la légèreté… », va reconnaître le président du Conseil électoral. Face à la délicatesse de la mission, Emmanuel Tiando formule trois recommandations à l’endroit de la nouvelle équipe: « Le respect des textes, la cohésion en votre sein et être à l’écoute de votre conscience». Souhaitant plein succès aux nouveaux conseillers, il les a exhortés à s’inspirer des acquis tout en évitant de commettre les mêmes erreurs. « Je prends l’engagement avec mes pairs, de poursuivre l’œuvre entamée en collaboration avec toutes les parties prenantes », a rassuré Sacca Lafia, président du Conseil électoral. Déjà la nouvelle équipe est focus sur la prochaine échéance électorale: les législatives de 2023 que le président souhaite pacifiques. « Soyez fiers du travail que vous avez abattu », dixit Sacca Lafia En jetant un regard rétrospectif sur le parcours, le désormais ex- président de la Cena soutient que son équipe, en dépit des imperfections inhérentes à toutes fonctions, peut se réjouir d'avoir relevé d'importants défis depuis son installation en juillet 2014. Le premier défi est celui de la mise en service de la Cena devenue permanente et de la mise en place de sa structure organisationnelle pour lui faire remplir sa mission républicaine telle que prévue par le code électoral d’alors. Le deuxième défi, le plus grand et le plus délicat, a été l’organisation régulière d’élections. « Nous avons à notre actif l'organisation de six élections dont deux élections présidentielles, deux élections législatives et deux élections communales avec des succès variables. En effet, si les trois premières élections de notre mandat se sont déroulées sans accroc majeur, les trois dernières se sont déroulées dans un contexte de tensions socio-politiques résultant des divergences entre les acteurs politiques concernant la mise en œuvre des réformes politiques initiées par le gouvernement», a précisé Emmanuel Tiando. Il ajoute : « Ces tensions ont eu un impact négatif dans le déroulement des processus électoraux et à notre corps défendant nous avons fait les frais de ces incompréhensions entre les acteurs politiques au point où notre impartialité a été même mise en doute par une partie de la classe politique oubliant que le rôle de la Céna est d'appliquer la loi ». Mais il n’a pas de quoi se lamenter. Sacca Lafia, président du Conseil électoral a encouragé l’équipe sortante pour son efficacité. « Soyez fiers du travail que vous avez abattu et surtout des grands et importants défis que vous avez relevés. C'est sous votre mandat que la Cena a acquis une légitimité au plan national et international », a laissé entendre le président du Conseil électoral. A l’en croire, les problèmes récurrents qui minaient l’organisation des élections au Bénin ont trouvé des solutions sous cette mandature. Pour l'en témoigner, Sacca Lafia rappelle que depuis 2016, les résultats électoraux sont publiés dans les 48 ou 72 heures. Il note également la qualité de la logistique électorale faisant du Bénin, l'un des pays de la sous-région à démarrer ses élections à l'heure. Le président du Conseil électoral a salué le leadership du président de la Cena et de son équipe. Il reste tout aussi admiratif face à l’adaptation de la Cena aux nouvelles lois électorales. « Comment ne pas saluer avec déférence l’ingéniosité avec laquelle la Cena a su mettre en œuvre le parrainage institué par le nouveau code électoral ! », a-t-il déclaré. Faire mieux ! Faisant le point des acquis, le président de la Céna a évoqué également les formations et expertises mises à contribution pour le renforcement des compétences et la modernisation de l’institution d'une part et d'autre part le renforcement de la Coopération entre la Céna et les institutions de la République. La Céna a pu développer plusieurs stratégies et applications pour faciliter les opérations électorales. Toutes ces diligences ont permis à la Céna de gagner en expertise et en professionnalisme. « Grâce à l'engagement et aux efforts de tous, la Céna dispose désormais d'une expertise en matière de colisage, de convoyage et de déploiement du matériel électoral dans les conditions de sécurité et de diligences requises », se réjouit Emmanuel Tiando. Il a d’ailleurs salué tous les commissaires, les agents électoraux, les collaborateurs, les partenaires techniques et financiers et autres acteurs qui ont appuyé la Cena dans l'exercice de sa mission, et même les détracteurs dont les critiques ont parfois permis à la Cena de corriger les imperfections. Il demeure néanmoins quelques points incommodants qui, précise l’ex-président de la Cena, méritent une attention particulière. Il s’agit notamment de l’inconfort du siège de la Cena, la non-consultation de la Cena dans l’établissement des lois, la non-application du plan stratégique due à l’instabilité des lois électorales, l’insuffisance de la dotation budgétaire, le règlement du statut des agents de la Cena... Actualités 16 juil. 2021


Présidence de la République: Les membres du Conseil électoral prêtent serment
Les membres désignés pour siéger au niveau du Conseil électoral (Ce) ont prêté devant le chef de l’Etat, mercredi 14 juillet, le serment imposé par les textes en vigueur avant leur entrée en fonction. Le chef de l’Etat en a profité pour leur rappeler les attentes placées en eux. Le président Patrice Talon a reçu, mercredi 14 juillet, les serments de quatre membres du Conseil électoral. Koffi Adolphe Djiman, Sacca Lafia, Sanni Gounou et Nicolas Luc Aurélien Assogba ont juré, « de bien remplir fidèlement et loyalement, en toute impartialité et équité » les fonctions qui sont les leurs au sein de cette institution. S’ils étaient quatre à prêter serment, c’est parce que Boukari Adam Soulé, le cinquième membre a démissionné peu après le choix porté sur sa personne. La sobre cérémonie qui a vu les quatre autres membres s’engager à bien remplir leurs obligations s’est ouverte par la lecture de quelques dispositions régissant l’institution par la secrétaire exécutive permanente de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Il s’agit notamment des articles 20, 21 et 24 de la loi 2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral. Lesquelles dispositions indiquent que «le Conseil électoral (Ce) est composé de cinq membres. Ils sont choisis parmi les personnalités reconnues pour leur compétence et leur probité et sont désignés ainsi qu’il suit: un par la majorité parlementaire, un par la minorité parlementaire, un par le président de la République, un par le chef de file de l’opposition et un magistrat en activité ou non désigné en assemblée générale». L’article 21 précise pour sa part que « les membres du Conseil électoral sont nommés par décret pris en Conseil des ministres pour un mandat de cinq ans non renouvelable… sont désignés au plus tard soixante jours avant la fin du mandat des membres sortants…». A cette lecture des dispositions succèdera une autre, celle faite par le secrétaire général du gouvernement et portant sur le décret N°2021-229 du 12 mai 2021 portant nomination des membres du Conseil électoral de la Cena. S’en suivra le serment des membres. Après quoi, le président Patrice Talon adressera quelques mots à leur endroit. Il a d’abord émis le vœu que le cinquième membre qui rejoindra l’institution soit une femme. Pour lui, les membres du Ce prennent « une succession difficile », mais il espère, « comme le Bénin excelle de plus en plus dans l’amélioration de ses performances », qu’en leur sein, « on observera la cohésion… de sorte que la Cena continue d’être notre fierté ». En tout cas, il s’est dit rassuré, au regard du pédigrée de chacun des membres, de leur personnalité et qualités intrinsèques, que l’institution a tout pour réussir et y parviendra. Actualités 15 juil. 2021


Ambassade du Bénin à Paris: Coovi Brice Angelo Dan nommé chef de mission adjoint
Le Conseil des ministres du mercredi 14 juillet a nommé un nouveau chef de mission adjoint à l’Ambassade du Bénin à Paris, sur proposition du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Coovi Brice Angelo Dan est nommé ambassadeur, chef de mission adjoint de l’Ambassade du Bénin à Paris en Conseil des ministres de ce mercredi 14 juillet. Cadre émérite de la maison diplomatie du Bénin, Angelo Dan a exercé par le passé, de nombreuses fonctions qui témoignent de son expertise. Cette nomination vient donc un peu comme pour lui reconnaître à nouveau son aptitude à être au service de la diplomatie de son pays. Sa nomination a été faite sur proposition du ministre Aurélien Agbénonci qui, depuis plusieurs années, milite pour la promotion des jeunes compétents au sein de son département. Le cas de Brice Angelo Dan est loin d’être isolé. Avant lui, bien d’autres jeunes compétences du ministère ont bénéficié de la confiance du patron de la diplomatie béninoise. Sa nomination a été d’ailleurs la seule prononcée au cours de cette réunion hebdomadaire du gouvernement . Encadré Curriculum vitae Etat civil Nom : DAN Prénoms : Coovi Brice Angelo Date et lieu de naissance : 23 juillet 1981 à Cotonou (Bénin) Nationalité : Béninoise Profession : Diplomate (Conseiller des Affaires étrangères) Formation 1. Ancien élève de l’Ecole Nationale d’Administration française (ENA), Promotion Jean-Jacques Rousseau (2009-2011). Diplôme obtenu avec la Mention Suma Cum Laude 2. Master II (Professionnel) en communication politique et des institutions publiques de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences de l’Information et de la Communication (CELSA, Paris IV-Panthéon-Sorbonne). Mention Très bien (2011). 3. Certificat d’études diplomatiques (spécialité: Diplomatie multilatérale) de l’Institut Universitaire de Hautes Etudes Internationales (HEI) de Genève (Suisse). Mention : With distinction (2007) 4. Maîtrise en science politique et relations internationales, de la Faculté de Droit et de Sciences politiques de l’Université d’Abomey-Calavi (Bénin) (2006). 5. Diplôme du cycle I de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) du Bénin, option : Diplomatie et relations internationales, Major de la Promotion 2001-2004. Expérience professionnelle - Depuis le 20 janvier 2020 : Deuxième conseiller (numéro 2), chargé des Affaires politiques, juridiques et multilatérales à l’Ambassade du Bénin à Paris. - Août 2019-Janvier 2020 : Mis à disposition du Cabinet du Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. - Septembre 2017-Juillet 2019 : Conseiller politique et juridique (numéro 2) à l’Ambassade du Bénin à Paris (avec juridiction sur le Royaume Uni, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande et Monaco). - Août 2013-août 2017 : Conseiller pour les affaires européennes et économiques à l’Ambassade du Bénin à Bruxelles (avec juridiction sur la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et les Institutions européennes) - Mars 2012-Août 2013 : Directeur adjoint du Département des Opérations de Maintien et de Promotion. de la Paix (DOMPP) au Ministère des Affaires étrangères du Bénin. - Septembre 2011-mars 2012 : Directeur adjoint, Assistant du Secrétaire Général du Ministère des Affaires étrangères du Bénin. - Novembre 2008-Novembre 2009 : Directeur adjoint, Assistant du Ministre des Affaires étrangères du Bénin (Cabinet du Ministre) - Mars 2007-Novembre 2008 : Rédacteur France et Europe occidentale à la Direction de l’Europe du Ministère des Affaires étrangères du Bénin. - Octobre 2006-mars 2007 : Rédacteur Allemagne et Europe centrale à la Direction de l’Europe du Ministère des Affaires étrangères du Bénin. Distinction - Nomination au grade de Chevalier de l’Ordre National du Bénin (Décret N°2021-242 du 17 mai 2021) Fait à Paris, le 28 juin 2021 Actualités 15 juil. 2021


Développement de la filière mangue: La transformation et la réorganisation du secteur comme atouts
La filière mangue connaît un essor considérable à cause de la vision affichée du gouvernement de valoriser ce produit à l’instar des filières coton, anacarde et l’ananas. Les acteurs qui s'y investissent, se mobilisent pour produire des dérivés de la mangue, grâce à une procédure de transformation que les citoyens de Natitingou dans le nord du Bénin découvrent à la faveur d’un festival de la mangue à l’initiative de la coopérative Yétanri. Le développement de la filière mangue et son organisation préoccupent. À travers divers mécanismes mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, il est à remarquer que cette filière émergente a beaucoup d’avenir, selon Crésius Adisso, directeur de programme au niveau de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) pôle 5. « La filière mangue est une filière émergente qui a un meilleur avenir, mais il y a des défis à relever », affirme-t-il au festival de la mangue de la coopérative Yétanri, un groupement de transformateurs de la mangue basé à Natitingou. Il souligne, entre autres, la lutte contre la mouche des fruits, un grand ravageur qui fait déprécier la qualité des mangues, l’exportation de la mangue sur le marché international, la mise en place d’un plant de qualité à haut rendement, un système d’irrigation à mettre en place dans les plantations de manguier pour produire la mangue tout au long de l’année. Car, indique-t-il, la mangue déclenche sa floraison grâce à un stress hydrique, donc avec cette technique le Bénin peut maîtriser la production de la mangue. « L’autre défi, c’est la transformation de la mangue en plusieurs dérivés. Nous sommes à un festival de la mangue où la question de la transformation a été abordée. Nous avons l’intention de diversifier les produits de la mangue pour qu’un jour on puisse exporter et vendre nos produits de la mangue à l’extérieur », suggère le directeur de programme à Atda pôle 5. C’est ce à quoi s’attellent Angèle Tawari et les membres de sa coopérative des transformateurs de la mangue à Natitingou. « Nous contribuons à la valorisation de la mangue, pour permettre à la population de connaître une autre vue, d’avoir d’autres informations, de découvrir d’autres produits qu’on peut faire avec la mangue. Elle intervient à tous les niveaux de notre consommation, depuis le petit déjeuner jusqu’au dessert en passant par le déjeuner et le dîner », a-t-elle affirmé. Satisfaite de faire savourer des produits comme des beignets de mangue au fonio, des gâteaux de mangue au fonio, des amuse-bouches, des boissons à base de la mangue, des brochettes et des sojas assaisonnés à la mangue, la sauce faite à base de la mangue… à la population. « C’est une manière pour nous de contribuer à la réduction des pertes post-récolte que nous observons chaque année dans nos départements. Les communes de l’Atacora regorgent des meilleures qualités de mangues que nous avons au Bénin, qui sont également recherchées à l’international », a expliqué Angèle Tawari. De multiples opportunités À travers la coopérative, elle veut organiser tous les acteurs qui œuvrent dans la transformation de la mangue, mais aussi mettre en place un maillon qui permettra de facilement affronter les difficultés auxquelles les transformateurs font face, notamment celles liées à l’approvisionnement en matière première de bonne qualité. Selon ses explications, du fait de la quête de gain facile, les producteurs bradent la mangue cueillie de façon précoce au point où elle perd de sa qualité. Elle regrette la détérioration des mangues en lien avec l’absence de moyens techniques pour les mettre en valeur. « À la coopérative Yétanri, nous avons pour objectif de transformer d’obtenir au moins une tonne de mangue séchée, mais nous n’avons pas réussi. Le matériel que nous avons est dépendant de la nature. Ce sont des séchoirs, des déshydrateurs solaires et la production est détruite quand il pleut ou quand il n’y a pas le soleil », souligne-t-elle. Angèle Tawari plaide pour l’appui des partenaires et du Maep afin d’améliorer la production et aussi pour se perfectionner et contribuer à l’économie nationale. Le directeur de programme Atda 5 a rassuré de la volonté politique du gouvernement du président Patrice Talon qui a positionné la filière mangue comme une filière émergente. Il a confirmé que le chef de l’État veut la hisser au même niveau que le coton, l’anacarde, l’ananas. « Cette volonté politique est déjà une opportunité pour les producteurs. Nous avons également le marché international qui existe et qui est demandeur de ces produits. Sur le marché international, la demande ne fait qu’augmenter au jour le jour, d’année en année », confirme Crésius Adisso. Les conditions climatiques idéales pour un développement de la filière mangue au Bénin et l’appui des partenaires qui financent la filière sont des atouts pour amorcer le décollage de la filière. Ainsi, toutes les variétés de mangue sont adaptées au Bénin, mais il y a la variété que le gouvernement est en train de promouvoir pour l’exportation. C’est la variété Kent qui est demandée au plan international. Par Alexis METON A/R Atacora-Donga Société 15 juil. 2021


L’an 1 de la quatrième mandature de Décentralisation: Round d’observation à Lokossa
Gervais Hounkpè Houénou, maire de Lokossa et son homologue d’Athiémé, Saturnin Dansou ont ouvert, dimanche 11 juillet dernier, la série de redditions de comptes initiées par la préfecture de Lokossa en partenariat avec les trois stations de radiodiffusion installées dans le département du Mono. De la participation de son édile à l’émission interactive qui a duré plus de deux heures d’horloge, Lokossa peut retenir que la première année de la quatrième mandature de la Décentralisation a été un round d’observation en attendant la concrétisation des projets de développement promis. « C’est juste douze mois. Nous sommes en train de finir le temps d’observation et place est maintenant aux réalités de développement ». Gervais Hounkpè Houénou a fait, dimanche dernier, cette clarification sur sa première année en tant que maire de la cité des Kotafon sur l’émission radiophonique de reddition de comptes initiée par la préfecture de Lokossa. L’émission qui porte sur l’an 1 de la quatrième mandature de la Décentralisation bouclé, en juin dernier, vise à donner la parole à chacun des six maires du département du Mono pour partager avec les populations ce qui a été fait. Dimanche dernier en compagnie de son homologue d’Athiémé, l’autorité communale de Lokossa, Gervais Hounkpè Houénou, a, à l’entame de l’émission synchronisée sur trois stations de radio, expliqué que les douze mois lui ont servi principalement à prendre ses repères, à observer. « De l’extérieur, soutient-il, ce n’est pas ce qu’on entend, ce qu’on comprend, qui est la gestion de la mairie », fait-il savoir. « Le maire répond à tout, à toute la population et presque au même moment », appuie l’ancien coordonnateur communal du Parti Union progressiste promu à la tête de la commune de Lokossa. Toutefois, de concert avec ses deux adjoints et l’administration communale, le maire Hounkpè Houénou a posé quelques pas sur le chemin du développement. Entre autres, l’ouverture des voies de circulation dans plusieurs quartiers et villages, la salubrité de la ville et la remise en service de nombre de points d’eau potable précédemment tombés en panne. De même, des travaux de clôture sont engagés au niveau de certains arrondissements. Si l’on s’en tient à ses propos, c’est à partir de cette deuxième année de son mandat que le maire et son équipe vont soumettre les populations « aux réalités de développement ». A sa prise de fonction en juin 2020, il avait déclaré : « Nous nous appuierons notamment sur l’heureuse expérience de l’Asso Baobab, célèbre équipe de handball de Lokossa, et ferons du sport un maître mot pour révéler Lokossa dans le Bénin révélé. Nous nous évertuerons à offrir à la commune de Lokossa une salle de spectacle digne du nom avec la contribution de toutes les filles et tous les fils de la commune. Dans le domaine énergétique, nous ferons en sorte que Lokossa soit citée en exemple dans l’utilisation des énergies renouvelables », avait-il promis. Autant de promesses dont la concrétisation, en parallèle avec les investissements du gouvernement, contribuera à coup sûr à renforcer le statut du chef-lieu du département qu’est la commune de Lokossa. Société 15 juil. 2021


Fête nationale de la France: Le message de Marc Vizy à ses compatriotes
Dans le cadre de la célébration de la fête nationale de la République française, Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin a souhaité sur sa page Facebook, une bonne fête à ses compatriotes et aux amis de la France vivant Bénin. À travers un communiqué de presse publié hier mercredi 14 juillet, il est revenu sur la crise sanitaire qui secoue actuellement la planète et les priorités du partenariat entre le Bénin et la France dans plusieurs domaines. Abordant le sujet de la crise sanitaire de la Covid 19, Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin a rendu hommage aux 111 353 Français morts de la maladie depuis le début de la pandémie. Ici au Bénin, il a aussi salué le dévouement exemplaire du médecin référent du poste de même que les autorités béninoises pour leur disponibilité et leur efficacité. Il ajoute que la belle solidarité qui s’est exprimée entre le Bénin et la France en matière sanitaire se manifeste dans bien d’autres domaines. Ces partenariats divers, selon lui, découlent de l’histoire et expriment la profonde amitié qui lie les deux pays, la confiance qu’ils ont l’un envers l’autre et traduisent le partage de certaines valeurs comme le multilatéralisme. Il précise que cette confiance trouve peut-être sa traduction dans le domaine de la sécurité. Marc Vizy note que le Bénin et la France ont la même volonté de ne pas laisser se propager le terrorisme dans la région. « Le dispositif militaire français contribue à la formation de centaines de soldats béninois», souligne-t-il. Climat des affaires propice Une autre priorité du partenariat entre le Bénin et la France est le développement durable. L’ambassadeur de France près le Bénin indique que l’Agence française de développement appuie les efforts du ministère de l’Energie pour favoriser l’accès de plus en plus de Béninois à l’électricité avec la construction de grandes centrales solaires ou le déploiement de lignes de transport d’électricité. La richesse principale du Bénin est la jeunesse et l’énergie de sa population. Le gouvernement béninois, à l’en croire, est pleinement engagé pour faire de cette jeunesse un réservoir de compétences et la France apporte sa contribution notamment avec le lycée français Montaigne qui accueille chaque année plus de 1 100 élèves, la France qui accueille plus de 3 500 étudiants béninois, et la construction de centaines de classes de collèges ainsi que la formation de milliers d’enseignants. En matière de recherche, il fait savoir que de nombreux partenariats sont à l’œuvre entre les laboratoires béninois et des universités françaises ou des centres de recherches dont l’Ird et le Cirad qui sont présents au Bénin. Ensuite, s’il est un domaine où le partenariat entre le Bénin et la France s’exprime de la manière la plus emblématique, c’est bien la culture. Il indique que le service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade mène plusieurs projets d’envergure avec le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts notamment pour accompagner la restitution, avant la fin de l’année, à l’Etat Béninois, de 26 œuvres des palais royaux d’Abomey. «La décision du président Macron de permettre ce type de restitution trouvera, avec l'opération, sa première traduction d’envergure. L’entretien de ces liens forts entre nos deux Etats n’est pas l’apanage des seuls pays. D’autres acteurs y concourent tout aussi profondément à savoir les collectivités locales avec plus de 30 coopérations actives entre des communes béninoises et des communes françaises, les nombreuses Ongs françaises qui conduisent leurs projets avec des partenaires au Bénin, les volontaires français qui consacrent leur temps à des projets humanitaires ou de développement et enfin, les entreprises françaises nombreuses au Bénin qui y trouvent un climat des affaires propice au développement de leurs activités et y créent donc des emplois », a-t-il ajouté. Actualités 15 juil. 2021


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