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Nouvelles

Lutte contre la malnutrition: Les acquis du projet Fortimoringa dévoilés
Le projet Fortimoringa est arrivé à son terme. Un atelier de clôture a été organisé dans ce cadre, vendredi 9 juillet dernier à Cotonou, afin de restituer les résultats, d’évaluer les acquis et d’envisager les perspectives. C’est une initiative de Hunger project en collaboration avec l’Université d’Abomey-Calavi et celle de Wageningen, qui promeut l’utilisation des feuilles de Moringa oleifera pour une meilleure nutrition maternelle et infantile au Bénin. Le projet Fortimoringa vient de boucler trois ans avec à la clé des prouesses. Après plus de trente-six mois de mise en œuvre, l’heure est à la restitution des résultats. Occasion pour Polycarpe Kayodé, professeur à la Faculté des sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi de relever les exploits réalisés : « Du point de vue de la culture du Moringa, nous avons pu définir les conditions optimales de production et avoir des rendements très élevés. L’étape de transformation nous a permis de mieux apprécier le mode de séchage de la feuille. La farine de qualité supérieure a permis de sauver les enfants malnutris ». Sa restitution a permis de définir les ingrédients à mélanger avec la feuille de Moringa oleifera dans une proportion de 10 % afin de faire efficacement face à la question de la malnutrition. Elle met en lumière le profil nutritionnel et sanitaire de la poudre des feuilles de Moringa oleifera produites au Bénin, les conditions de stabilisation de sa poudre, la formulation et la caractérisation de farines infantiles à base de la poudre desdites feuilles. Le projet Fortimoringa vise à relever le défi de la malnutrition en général et celle de la mère et de l’enfant en particulier tout en œuvrant à adresser des solutions pertinentes au paradoxe que constitue la malnutrition. « Paradoxe en ce sens que nous parlons de malnutrition dans un contexte où les ressources à hautes valeurs nutritives disponibles dans notre pays ne sont pas valorisées. Nous parlons de pauvreté dans un contexte où des ressources qui peuvent générer des revenus pour les communautés pauvres en particulier les femmes ne sont pas valorisées », s’offusque Pascal Djohossou, directeur régional de Hunger project. La feuille de Moringa oleifera est si nutritive qu’elle traverse les frontières béninoises. « La restitution des résultats dans le cadre de la phase terminale du projet intervient dans un contexte où nous parlons de sommet mondial de l’alimentation et où la question majeure est comment transformer les systèmes alimentaires pour qu’ils soient à même de servir les communautés et rester dans une dynamique d’efficience et d’efficacité au profit des populations pauvres», explique-t-il. Produit miracle A l’heure du bilan, les témoignages confortent les acteurs. « Si ce projet n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventer au regard de la qualité des résultats de recherches qui ont abouti à un produit miracle et à partir desquelles, on a pu produire une farine infantile enrichie aux feuilles de Moringa respectant les normes et permettant de lutter contre la malnutrition », apprécie Yécy Peggy Tohinlo, secrétaire exécutive de la société civile pour l’intensification de la nutrition au Bénin. Le projet Fortimoringa doit son succès à un trio : Hunger Project, qui en a assuré la coordination administrative, l’Uac à travers la Fsa, qui a coordonné le volet scientifique et l’Université de Wageningen, à travers la mobilisation des ressources. Cette feuille fera davantage de merveilles au Bénin et dans le monde si les vœux des acteurs du projet sont exaucés. « Je voudrais souhaiter que les résultats issus de la présente restitution puissent permettre de relever le défi de la malnutrition, d’améliorer les revenus des communautés pauvres, d’initier des entreprises viables au sein des communautés et d’inciter à la création de modèle entrepreneurial aux niveaux national et international »,espère Pascal Djohossou. D’où ces recommandations du professeur Polycarpe Kayodé, qui indiquent les étapes à suivre pour la valorisation du produit : « Il importe que les acteurs en charge de la nutrition au niveau communautaire s’approprient ces résultats. L’Uac dispose d’une unité pilote pour produire cette farine en quantité afin de permettre aux gens d’essayer sur des échantillons larges au niveau local. Il serait également bien que les petites et moyennes entreprises s’approprient ces résultats afin de produire en quantité pour le bien-être des populations. Les politiques doivent saisir cette opportunité pour régler la question de la malnutrition». Ses consignes sont valables aussi pour les producteurs et transformateurs. Tout commence depuis le champ. « Il faut récolter dans des conditions optimales. Il faut que les gens évitent de faire leurs besoins dans les champs de Moringa. Il faut procéder au lavage après la récolte dans l’unité de transformation, l’égoutter et passer au séchage », conseille-t-il. L’emballage aussi doit répondre à certains critères. « C’est bien d’emballer le produit dans un sachet en aluminium. Les emballages vides peuvent aussi prolonger la durée de vie du produit », recommande-t-il. Le projet Fortimoringa pourra traverser les époques si ces différentes mesures sont prises en compte. Société 12 juil. 2021


Nicolas Yènoussi, directeur général des Impôts: « La facturation normalisée ne peut engendrer une flambée des prix »
Le directeur général des Impôts rejette toute incidence de la fiscalité sur la hausse des prix des produits observée depuis quelques semaines. Pour Nicolas Yènoussi, l’inflation est mondiale et est due à la crise sanitaire et économique de Covid-19. Il saisit l’occasion pour rappeler les avantages de la réforme des factures normalisées. Interview… La Nation : Monsieur le directeur, des voix s’élèvent pour pointer du doigt la fiscalité, notamment la réforme des factures normalisées devenues obligatoires pour toutes les entreprises, dans l’inflation constatée ces dernières semaines. Qu’en dites-vous ? Nicolas Yènoussi : Je voudrais faire à ce sujet deux clarifications. La première, c’est au niveau de la fiscalité en général. Il n’y a pas eu ces derniers temps une augmentation des différentes taxes. Les impôts et taxes relèvent du domaine de la loi. Le gouvernement ne peut pas de son chef augmenter les impôts. Pour des augmentations de taxes, il faudrait passer par la loi de finances. Celle applicable au titre de l’année 2021 n’a créé aucune nouvelle taxe. La fiscalité n’a pas changé : c’est celle en vigueur depuis 2020 qui est toujours appliquée. Donc, pas de nouvelles taxes, pas d’augmentation non plus des différents taux. La deuxième clarification concerne la réforme des factures normalisées. Sur le terrain, de fausses rumeurs indiquent que la facture normalisée a pour conséquence la hausse des prix. Il n’en est pas question puisque cette réforme n’induit pas une augmentation des impôts. Il s’agit simplement de délivrer une facture régulière à l’occasion des achats ou des ventes. Depuis 2018, cette réforme a commencé avec la phase pilote, pourtant nous n’avons pas constaté une hausse des prix. Ensuite, nous avons enrôlé dans la réforme les grandes et les moyennes entreprises au cours de l’année 2019. C’est seulement cette année que nous avons généralisé la mesure au reste des entreprises. Si certaines entreprises ne reversaient pas la Tva et qu’elles y sont désormais astreintes, n’est-ce pas la raison ? Ce que nous avons constaté, c’est ceci. Par le passé, les entreprises collectaient les différentes taxes, notamment la Tva, mais ne reversaient pas. Aujourd’hui, il est question simplement de reverser ces mêmes taxes qui étaient collectées hier. Je prends un exemple pour illustrer ce que je dis. Si vous allez dans le commerce pour acheter, je suppose un téléphone portable dont le prix est de 50 000 F Cfa, ce prix comprend déjà en principe la Tva. Cette Tva n’était pas reversée hier par le vendeur. Cette fois-ci, en vendant ce même téléphone à 50 000 F Cfa, il lui est demandé de délivrer une facture normalisée en lieu et place d’un simple reçu. Etant donné que la facture se retrouve instantanément dans les serveurs de la direction générale des Impôts (Dgi), cette vente ne peut plus être minorée ou doit forcément être déclarée à la Dgi. Ce qui fait que le commerçant, pour compenser cette taxe qu’il ne reversait pas, pense qu’il est nécessaire pour lui aujourd’hui d’ajouter un surplus au prix de vente du même produit. Donc, je dirai que c’est à la limite une escroquerie de certains commerçants qui se livrent à cette manœuvre pour compenser leur marge bénéficiaire parce qu’hier, ils ne reversaient pas et aujourd’hui, la situation fait qu’ils y sont obligés. Tous les commerçants ne font pas ce jeu. C’est un alibi pour certains qui, hier, collectaient la taxe auprès de leurs clients mais ne reversaient pas. Ils proposent même un système de deux prix aux consommateurs : un prix normal avec la facture normalisée et un autre lorsque vous n’en voulez pas et elles vendent avec une réduction. Vous comprenez que ce sont des stratagèmes mis en place non seulement pour gruger les consommateurs mais également pour ne pas reverser les taxes collectées à l’Etat. Tel que le système de la facturation normalisée fonctionne, cela ne peut évidemment pas engendrer une augmentation des prix. D’abord parce que les machines qui servent à la facturation de la Tva, lorsqu’elles sont achetées par les entreprises, les coûts sont remboursés. La loi a prévu un remboursement qui est étalé sur trois ans, à partir du moment où l’entrepreneur utilise effectivement la machine. Les entrepreneurs sont accompagnés dans le remboursement des frais d’acquisition et d’installation des Machines électroniques certifiées de facturation (Mecef), sous forme de crédit imputable sur l’impôt sur le revenu étalé sur trois années. La deuxième chose, c’est que pour toutes les entreprises, il est prévu un système de délivrance en ligne des factures. Cela veut dire que l’entreprise qui n’a pas les moyens d’avancer le prix d’achat de la machine pour se faire rembourser ultérieurement, a la possibilité d’utiliser la version dématérialisée en ligne, en créant un compte e-Mecef via la plateforme « e-mecef.impots.bj» pour émettre les factures normalisées en ligne sans machine physique. C’est à la disposition de tout le monde, ce n’est pas réservé à une catégorie d’entreprises. Alors qu’est-ce qui expliquerait, selon vous, l’augmentation des prix des produits de première nécessité sur le marché ? La hausse des prix est généralisée. C’est un phénomène mondial. Il s’agit des conséquences de la crise sanitaire de Covid-19 qui a entraîné des ralentissements, des retards de production au niveau des différentes usines, au niveau des transactions au plan mondial. Vous allez constater que dans la sous-région : au Nigeria, au Togo et dans les autres pays, il y a également flambée des prix des produits. Revenons à la facturation normalisée. Quels sont les avantages de cette réforme ? Je voudrais inviter tous les contribuables à adopter la facture normalisée. C’est une bonne réforme qui doit pouvoir faire avancer notre pays. En exigeant une facture normalisée, le consommateur s’assure ainsi que la Tva collectée par l’entreprise est effectivement reversée au Trésor public. Ainsi, l’évasion fiscale devrait diminuer de manière drastique. C’est donc pour améliorer les comptes nationaux ainsi que les agrégats nationaux. Ainsi, l’Etat disposera des moyens pour assumer ses charges régaliennes à savoir la construction de routes, d'écoles, de centres de santé, la sécurité des personnes et des biens. L’utilisation des Mecef est également bénéfique pour les chefs d’entreprises. Cela leur permet d’avoir une parfaite maîtrise de leur vente et d’améliorer la gestion de leur comptabilité. La réforme les met à l’abri des situations de détournement de leurs recettes par des collaborateurs indélicats. Elle permet d’instaurer une concurrence beaucoup plus saine entre eux et de réduire les tracasseries liées à la présence des inspecteurs des impôts dans les entreprises pour des besoins de contrôle. La réforme des factures normalisées est accompagnée d’une tombola qui permet au public de gagner, par semaine, plusieurs lots en numéraires ainsi que des super lots constitués de deux voitures neuves d’une valeur de 25 millions F Cfa chacune. Pour les difficultés et les questions, nous avons mis en place un numéro vert : 90 91 00 00 qui fonctionne aux heures de service, en plus de la plateforme dédiée à la facture normalisée. Economie 12 juil. 2021


Cena nouvelle mandature: Patrice Talon installe le Conseil électoral mercredi prochain
Le président de la République, Patrice Talon, reçoit en présence du bureau de l’Assemblée nationale, mercredi 14 juillet prochain, le serment des cinq membres du Conseil électoral. Ces derniers prendront officiellement service en remplacement de la Commission électorale nationale autonome (Cena) dont le mandat prend fin demain, mardi 13 juillet à minuit. Les cinq membres du Conseil électoral seront officiellement installés mercredi 14 juillet prochain. La cérémonie d’installation est prévue pour démarrer à 12 h 30min à Sèmè-City à Cotonou sous l’égide du président de la République, Patrice Talon. Il s’agit d’Adolphe Djima désigné par le président de la République, Sanni Gounou par le chef de file de l’Opposition, Nicolas Assogba choisi par les magistrats, de l’ancien ministre Sacca Lafia et Abou Boukari Adam Soulé choisis respectivement par la majorité parlementaire c’est-à-dire l’Union progressiste (Up) et la minorité parlementaire, le Bloc républicain (Br). Les cinq membres nommés, après leur désignation, par décret en mai dernier en Conseil des ministres sont attendus pour prêter chacun le serment suivant : « Je jure de bien remplir fidèlement et loyalement, en toute impartialité et équité les fonctions dont je suis investi, de respecter en toutes circonstances les obligations qu’elles m’imposent et de garder le secret des délibérations auxquelles j’ai pris part ». Ils seront ensuite renvoyés par le chef de l’Etat à l’exercice de leurs fonctions pour un mandat de cinq ans non renouvelable en présence du bureau de l’Assemblée nationale. Ils vont succéder à la Commission électorale nationale autonome (Cena) dont le mandat de sept ans expire demain, mardi 13 juillet à minuit. Mais aussitôt installé, les regards seront tournés vers le Conseil électoral (Ce) par rapport à celui qui conduira la destinée de l’organe. Puisque le Code électoral prévoit que le Conseil électoral est dirigé par un président et un rapporteur élus par leurs pairs. Les cinq membres devront donc se réunir pour élire les deux membres de leur bureau. Le président du Conseil électoral est le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Ce dernier va succéder à Emmanuel Tiando en fin de mandat à la tête de la Cena. Laquelle est composée désormais du Conseil électoral et de la direction générale des Elections (Dge). En effet, aux termes de la loi, la Dge est l’organe technique et opérationnel de la Cena. Elle est placée sous la supervision du Conseil électoral et est chargée de la gestion de l’administration. Mission de la Dge et du Ce Le directeur général des Elections est l’ordonnateur du budget de la Cena. Il est recruté par appel à candidatures tout comme tous les autres membres du personnel à savoir les directeurs techniques et la personne responsable des marchés publics. Ces recrutements sont assurés par le Conseil électoral en collaboration avec le ministère en charge de la Fonction publique. Le Conseil électoral veille à la bonne organisation des scrutins et à la sincérité des votes ; adopte le règlement intérieur de la Cena, approuve le programme d’activités de la Direction générale des élections, valide les projets de budget élaborés par la direction générale des élections; adopte les rapports d’activités du Directeur général des élections, organise des concertations avec toutes les parties prenantes au processus électoral et informe l’opinion du chronogramme de chaque élection. Aussi, le Ce a pour prérogatives d’examiner les dossiers de candidatures, de valider et de publier les candidatures; de s’assurer de la mise en place à temps du matériel électoral et des documents électoraux ; de superviser les opérations de vote et la centralisation des résultats; d’examiner les réclamations portant sur les opérations préélectorales et électorales, sans préjudice des attributions de la Cour constitutionnelle et des autres juridictions compétentes. Enfin, le Ce est compétent pour publier les résultats provisoires des élections législatives et de l’élection du président de la République et les transmet à la Cour constitutionnelle. Il est chargé aussi de proclamer les résultats définitifs des communales et d’organiser les élections en cas d’annulation et publie son rapport général d’activités notamment de l’année électorale, au plus tard 60 jours après la proclamation des résultats définitifs du dernier scrutin. Actualités 12 juil. 2021


Le chef de l’Etat sur la construction du Bénin: « Donner aux générations à venir une vie meilleure… »
Au séminaire sur la Stratégie de développement de l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation, samedi 10 juillet dernier à Cotonou, il y avait un participant dont la présence ne pouvait passer inaperçue. Le président de la République a pris une part active aux travaux de cette rencontre censée donner le top pour une meilleure gouvernance dans l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et l’innovation. Mais avant les travaux, il a eu un bref message à l’endroit des participants. Le séminaire national sur la Stratégie de développement de l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation « revêt une importance cruciale pour toute notre nation car l’enseignement, la recherche et l’innovation constituent un important levier de développement. Ils conduisent au renouvellement de la pensée et à l’actualisation des méthodes et techniques permettant aux personnes formées d’être compétentes et compétitives ». Eléonore Ladekan Yayi, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique le rappelait aux participants à cette importante assise, dès l’entame. Pour elle, le développement passe nécessairement par la qualité de la formation, la recherche et l’innovation. Le président Patrice Talon n’est pas d’avis contraire. Le chef de l’Etat a rappelé aux membres du Conseil national de l’éducation, à ceux de la commission chargée de la mise en place de la stratégie de développement de l’enseignement supérieur, aux doyens de facultés, directeurs des grandes écoles, et directeurs d’organismes de recherche… mobilisés pour la circonstance, le défi qui est le leur. « Nous avons l’obligation de ne pas laisser aux générations à venir, ce dont nous avons hérité, à nos jeunes frères et sœurs, à nos enfants, à nos petits-enfants, à nos arrière-petits-enfants, les peines dont nous avons hérité, que nous vivons malgré nos compétences, nos savoirs, nos expertises et bien que le monde entier nous appelle à de meilleures conditions de vie », a lancé à leur endroit le président de la République. Chaque communauté humaine a le devoir de se construire génération après génération, a aussi expliqué le chef de l’Etat pour qui, la communauté béninoise a l’obligation de se construire elle aussi, génération après génération. C’est pourquoi, il a exhorté les participants au séminaire à prendre leur part, à assumer leur responsabilité devant l’histoire, « de sorte qu’un jour, nous puissions constater que notre pays a fait du chemin, et que chacun puisse dire, moi aussi j’ai contribué par mes peines, par mes efforts, j’ai pris une part du mérite». Le chef de l’Etat a indiqué à l’occasion que la volonté, l’engagement de construire le Bénin doit être partagé par tout le monde. « Nous avons ensemble, universitaires, chercheurs, enseignants à tous les niveaux, artisans, paysans, élites politiques et économiques, l’obligation d’organiser avec nos moyens, notre modèle de fonctionner, afin que les efforts de chacun mis bout à bout, concourrent à construire le pays, à donner aux générations à venir une vie meilleure ». Actualités 12 juil. 2021


Issa Adamou Osséni, clinicien à la Clinique légale d’Amnesty international Bénin: « Les demandeurs d’asile disposent des mêmes droits que tout citoyen »
Les réfugiés et demandeurs d’asile font partie intégrante de la société béninoise. Ils jouissent des droits universels et doivent également répondre à certaines obligations sur le territoire national. Issa Adamou Osséni, spécialiste des questions des droits de l’Homme et agent d’Amnesty international Bénin à la clinique légale, aborde ces différents aspects dans cette interview. La Nation : Qu’entend-on par demandeur d’asile ? Issa Adamou Osséni : Un demandeur d’asile est un individu qui quitte son pays d’origine pour rejoindre un autre et enclenche les procédures d’octroi du statut de réfugié. On l’appelle demandeur dans la période où elle est en attente d’une réponse favorable à sa demande de statut de réfugié, parce qu’ayant introduit déjà une demande de protection internationale au niveau de la structure compétente. Au Bénin, c’est la Commission internationale chargée des réfugiés qui s’en occupe. Quelle nuance peut-on faire entre un demandeur d’asile, un réfugié et un migrant ? Ce qui différencie un demandeur d’asile et un refugié, c’est le facteur temps. Lorsqu’on introduit sa demande de statut de réfugié, jusqu’à ce que la commission compétente donne une réponse favorable, cette personne en attente de réponse est appelée un demandeur d’asile. Lorsque ladite commission finit par lui accorder une réponse favorable et lui octroie le statut de réfugié, elle devient réfugiée. C’est le demandeur d’asile qui devient réfugié. En revanche, un migrant prend délibérément la décision de quitter son pays d’origine pour aller vivre dans un autre pays, à la recherche du mieux-être social. La migration est un terme générique. Lorsqu’on migre par contrainte, on devient un réfugié. Généralement, le réfugié a une bonne raison qui le pousse à demander l’asile. Quelles raisons pourraient amener un individu à demander l’asile auprès d’un autre pays ? Dans ce registre, on peut évoquer les raisons d’opinion politique, de race, de pratique religieuse ou la guerre, qui peuvent contraindre un individu à demander l’asile ailleurs parce que sa sécurité est menacée dans son pays d’origine. Elle craint peut-être d’être persécutée à cause de ses opinions politiques, de sa race ou de ses croyances et ne fait pas confiance à la justice de son pays. Elle va demander la protection internationale dans un autre pays, d’où le statut de réfugié. Suffit-il de demander l’asile pour l’obtenir ? La demande d’asile est avant tout un droit universel parce que, face à la persécution ou à une menace, tout le monde a le droit de demander l’asile ailleurs et de l’obtenir. La demande d’asile exige toute une procédure. Si les éléments fournis sont largement suffisants et convaincants, la demande d’asile passe sans difficulté. Dans le cas contraire, la demande est défavorable. Quels textes encadrent le processus au Bénin ? Le Bénin dispose d’une Commission nationale chargée des réfugiés (Cnr) installée par un décret. Il existe également le décret de 1975 qui organise la vie des réfugiés sur le territoire béninois. Les demandeurs d’asile disposent des mêmes droits que tout citoyen : droit à l’éducation, à la pratique religieuse, à la propriété intellectuelle, à la propriété mobilière. Dans ce registre, on peut également évoquer le principe de non-refoulement. On ne peut pas renvoyer un réfugié sur un territoire où il craint d’être persécuté. On ne peut pas renvoyer ou emprisonner un réfugié dans un pays parce qu’il y est entré de façon illégale. La Convention de 1951, qui régit la vie des demandeurs d’asile et des réfugiés au plan mondial, doit être appliquée de façon équitable et non discriminatoire. Les demandeurs d’asile sont des êtres humains à part entière. Ils bénéficient à ce titre du pacte international relatif aux droits civils et politiques, du pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. En revanche, ils ne peuvent pas exercer leur droit politique dans un pays autre que le leur parce que la politique est une question de souveraineté de chaque Etat. Il est donc difficile de permettre à un étranger qui ne partage pas les intérêts nationaux d’exercer ce droit. Le Bénin compte actuellement environ 1 800 réfugiés sur son territoire. Comment peut-on évaluer leur contribution à l’économie nationale ? Les raisons qui contraignent les réfugiés à fuir leur pays d’origine ne sont pas souhaitables. Quand ces situations arrivent, on ne peut que chercher les voies et moyens pour donner le nécessaire à ces personnes afin de leur permettre de vivre dignement. Parmi les personnes qui demandent la protection internationale, il y en a qui détiennent des diplômes de formation professionnelle. On enregistre plusieurs compétences en leur sein : des élèves et étudiants, des professeurs, des commerçants…Lorsqu’ils s’installent sur un territoire, ils exercent leurs métiers et constituent, de ce point de vue, une main- d’œuvre de qualité. Lorsqu’ils mettent à la disposition de l’Etat béninois leur savoir-faire le pays en profite. Quelle est la part d’Amnesty international dans la protection des réfugiés ? Amnesty international en partenariat avec le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr) pilote un projet sous la section de la Clinique légale au Bénin. A ce titre, la clinique apporte une assistance juridique aux réfugiés et demandeurs d’asile sur le territoire béninois. Amnesty international les entretient sur leurs droits et devoirs et les assiste juridiquement lorsqu’ils rencontrent des problèmes d’ordre juridique ou avec des particuliers afin de veiller au respect de leurs droits. C’est la population qui accueille les réfugiés. L’accueil ne sera pas aisé si elle n’est pas préparée à recevoir ces genres de personnes. D’où les sensibilisations d’Amnesty international afin de favoriser leur accueil et les plaidoyers à l’endroit des autorités politico-administratives pour l’amélioration du cadre légal et social en faveur de ces personnes sur le territoire béninois. Le pays qui accorde l’asile ne s’expose-t-il pas parfois à des risques, notamment dans un contexte de crise sanitaire ? En cas de pandémie, on peut craindre une contamination des populations si les gestes barrières ne sont pas respectés. On peut également craindre la menace terroriste ou la présence d’un opposant politique qui abuse de son statut d’exilé politique ou de réfugié pour attaquer ouvertement son pays. Ces genres de comportements peuvent compromettre les relations diplomatiques entre les deux pays. C’est pourquoi, le contrôle de la police est nécessaire. Qu’en est-il des devoirs du réfugié ou du demandeur d’asile ? Les réfugiés ont l’obligation de se conformer aux lois, aux règlements, aux mesures prises pour le maintien de l’ordre public du pays d’asile. Ils reçoivent également des interdictions concernant toute activité subversive dirigée contre un Etat membre de l’Union africaine (Ua). Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO Société 09 juil. 2021


Finale de la Coupe de la Caf au stade de l’Amitié: Une première au Bénin
La finale de la Coupe de la Confédération africaine de Football (Caf) aura lieu pour une première fois au stade de l'Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Cette rencontre entre les Algériens de la Js Kabylie et les Marocains du Raja Casablanca se jouera demain samedi 10 juillet (20 h 00), en présence de Patrice Motsepe, président de la Caf. Le Bénin va abriter demain samedi 10 juillet (20 h 00), la finale de la Coupe de la Confédération africaine de Football (Caf) qui se jouera pour la première fois au stade de l'Amitié Général Mathieu-Kérékou de Cotonou. Dans le cadre de cette rencontre qui marquera la fin de cette compétition interclubs de la Caf pour l’année, Patrice Motsepe est attendu à Cotonou, ce vendredi 9 juillet. Les autorités béninoises ont pris les dispositions idoines afin que cette finale se déroule dans le respect des règles sanitaires liées à la pandémie du coronavirus. L’entrée au stade est subordonnée à un test de dépistage de Covid-19. Plusieurs sites de dépistage sont ouverts à cet effet à travers le pays pour permettre aux populations de connaitre leur état par rapport à la pandémie avant d’avoir accès au stade pour suivre ce match. Cette rencontre s’annonce d’ailleurs épique entre les Algériens de la Js Kabylie (Jsk) qui ont validé, dimanche dernier, leur billet pour la première finale continentale depuis 2002, en battant les Camerounais de Coton Sport (3-0) à Alger et les Marocains du Raja Casablanca qualifiés face aux Egyptiens du Fc Pyramids (aller : 0-0, retour : 0-0, aux t.a.b : 5-4). La confrontation sera officiée par l'arbitre sud-africain Victor Miguel de Freitas Gomes. Il sera assisté de Zakhele Thusi (Afrique du Sud) et Souru Phatsoane (Lesotho). Quant à l'arbitre Janny Sikazwe (Zambie), il sera chargé de la Var. A signaler que Victor Miguel de Freitas est un grand nom de l’arbitrage africain habitué aux grands matchs en Ligue des Champions africaine, en Coupe de la Confédération, en Coupes d'Afrique des nations Guinée Equatoriale 2015 et Egypte 2019, en Coupe d'Afrique des nations U-17 Gabon 2017 et en Coupe du monde U-17 de la Fifa Brésil 2019. Il totalise près de 250 matchs de haut niveau. Sports 09 juil. 2021


Réalisation des programmes et projets communautaires: Le Bénin s’active pour la première place dans l’Uemoa
La Cellule de suivi de l’intégration régionale du ministère de l’Economie et des Finances organise les 8 et 9 juillet à Cotonou, un atelier dans le cadre des préparatifs de l'édition 2021 de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires. Depuis 2013, l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) a instauré une revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires afin de donner un coup d'accélérateur au processus d'intégration régionale. Ainsi, cinq revues annuelles ont été organisées au Bénin, en liaison avec la Cellule de suivi de l’intégration régionale du ministère de l’Economie et des Finances. Le pays s’est illustré au cours de ces trois dernières années comme l’un des pays de l’espace communautaire ayant réalisé plusieurs bonds, avec un taux moyen de 77 % dans la mise en œuvre des réformes communautaires, indique Armand Sounton, coordonnateur de ladite cellule. Il rappelle que l’ambition pour cette année est d'amener le Bénin au premier rang en matière de taux de réalisation des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Uemoa. C’est pourquoi, en prélude à la revue annuelle de 2021, toutes les parties prenantes nationales, notamment les ministères sectoriels font à Cotonou, les 8 et 9 juillet, le point de la mise en œuvre des recommandations de l’institution à l’endroit du Bénin pour « ainsi procéder à des réglages en vue d'améliorer le score du Bénin lors de la revue annuelle proprement dite». L’atelier organisé à cet effet « vise donc à évaluer le niveau d'avancement de la transposition et de la mise en œuvre des directives, règlements et décisions de l’Uemoa impliquant plusieurs ministères et structures. Yawovi Batchassi, représentant résident de l’Uemoa au Bénin, insiste sur la portée d’un tel exercice. C’est pour favoriser l'accélération de l'application des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l'Union, que la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement a institué une revue annuelle par Acte additionnel, rappelle-t-il. L'objectif de cet exercice qui sera à sa 7e édition cette année, est de favoriser l'accélération de l'application des réformes, politiques, programmes et projets communautaires dans le but d'approfondir le processus d'intégration régionale. Cette revue permet donc de renforcer le suivi de la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires ainsi que la concertation entre la Commission et les Etats membres. Elle vise aussi à faciliter la mise en œuvre dans les délais prévus des réformes, politiques, programmes et projets communautaires ainsi que la coordination des politiques sectorielles nationales dans le but de réaliser le schéma d'intégration de l'Union, tout en favorisant l’harmonisation des législations nationales et leur conformité à la réglementation communautaire. Pour mieux la préparer, l’atelier y consacré fait une place de choix au bilan de l'édition 2020 avant d'aborder les dispositions nécessaires pour l'organisation de celle de 2021. « Il constitue une auto-évaluation et représente une étape très importante dans le processus de la revue annuelle», selon Yawovi Batchassi et «contribue fortement à l'amélioration des taux de mise en œuvre des réformes au niveau du Bénin afin que les résultats de l'édition 2021 dépassent ceux réalisés au cours des précédentes éditions ». Pour y parvenir, le Bénin compte cultiver la proactivité susceptible de promouvoir et de révéler la participation effective du pays au processus régional afin de bénéficier des avantages de l’appartenance aux institutions communautaires, révèle pour sa part Chabi Kassim Taba, représentant le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances. D’ailleurs, conclura-t-il, le Bénin à travers le pilier 2 du Programme d’action du gouvernement met l’accent sur l’accélération de l’intégration sous régionale. Actualités 09 juil. 2021


Audiences au Conseil économique et social: Marie-Laure Essan et Salimane Issifou reçus par Augustin Tabé Gbian
Une délégation de la Confédération africaine de Randonnée pédestre conduite par sa présidente, Marie-Laure Essan, et Salimane Issifou, directeur national Sos Village d’Enfants, ont été reçus, mercredi 7 juillet, en audience par Augustin Tabé Gbian, président du Conseil économique et social (Ces). Au menu des échanges, l’organisation prochaine d’une compétition de randonnée pédestre et la question de la protection des enfants au Bénin. Augustin Tabé Gbian, président du Conseil économique et social (Ces) a échangé, ce mercredi 7 juillet, avec une délégation de la Confédération africaine de Randonnée pédestre (Carp) conduite par sa présidente, Marie-Laure Essan. Au cours de cette rencontre à laquelle a pris part Imorou Sofiyanou, président de la Fédération béninoise de Sport pour Tous, elle a présenté la Carp avant d'exprimer des doléances par rapport à la randonnée pédestre de la zone ouest qui se déroulera du 1er au 5 septembre prochain. « Cet événement est à caractère international et il était nécessaire de rencontrer ce grand homme», a-t-elle confié. Pour elle, le président du Ces est soucieux du développement du Bénin et de l’Afrique. « Il a compris notre vision et a accepté de nous accompagner », a-t-elle ajouté. Après avoir désigné ce dernier comme parrain de l’évènement, la délégation de la Carp lui a exprimé sa gratitude en lui offrant une écharpe et un fanion. Salimane Issifou, directeur national Sos Villages d’Enfants, a également été reçu par le président du Conseil économique et social. Les deux hommes ont parlé du fonctionnement et du rôle de Sos Village d’Enfants Bénin et du Réseau des structures de protection des enfants en situation difficile. « Nous venons de célébrer la journée de l’enfant africain et nous lui avons soumis une série de doléances», a-t-il déclaré. C’est le lieu pour le directeur national de Sos Village d’Enfants Bénin de donner son appréciation sur le développement social du Bénin. « Le président du Ces était satisfait de nous rencontrer et nous a prodigué de sages conseils », a-t-il conclu. Actualités 08 juil. 2021


Point d’étape de la mission d’intérim à l’Anatt: 13,6 milliards de F Cfa de manques à gagner, déjà des sanctions
Le Conseil des ministres du mercredi 7 juillet a connu du point d’étape de la mission d’intérim à l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt). Le rapport soumis au gouvernement révèle une série d’irrégularités qui débouchent déjà sur des sanctions. Le directeur général par intérim de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) a accompli plusieurs diligences depuis sa prise de fonction. Au nombre de celles-ci, un audit réalisé sur la gestion de l’agence sur la période allant de 2016 à 2020. Lequel audit a fait ressortir de graves irrégularités. Selon le communiqué du Conseil des ministres de ce mercredi lu par le porte-parole du gouvernement, les défaillances relevées portent sur l’organisation générale de l’agence, caractérisée par un cadre réglementaire inadéquat, l’insuffisance du personnel technique, la pléthore d’agents d’exécution, la prépondérance des traitements manuels de données ainsi que le défaut de protection de celles-ci ou de l’intégrité du système informatique. « Un tel contexte a favorisé, au cours de la période sous revue, des manques à gagner estimés à 13,6 milliards de F Cfa dont 1,3 milliard de F Cfa concernant des décaissements relatifs à des marchés irrégulièrement passés, 191 millions de F Cfa s’agissant de paiements pour des actes anormaux de gestion et 12,1 milliards de F Cfa au titre de présomptions de fraude dans le cadre de la gestion des opérations d’immatriculation », a-t-il indiqué. 2 646 véhicules non dédouanés immatriculés Les présomptions de mauvaise gestion sont notamment relatives à des cas de véhicules non dédouanés qui ont été immatriculés, soit 2 646 véhicules au total, représentant un préjudice financier d’environ 7,9 milliards F Cfa, ainsi qu’à des dossiers d’immatriculation dont les quittances de paiement n’ont pu être fournies. Y figurent aussi des cas d’usage non élucidé d’intrants d’immatriculation acquis par l’Agence au cours de la même période. Le porte-parole du gouvernement a aussi informé que « le rapport révèle également l’adoption irrégulière d’une convention collective accordant des avantages exorbitants au profit des agents ». A titre illustratif, il s’agit d’une prime bimestrielle octroyée à l’ensemble du personnel et qui, à l’analyse, est un complément de salaire déguisé, d’indemnités et primes dites « de fonction administrative et politique » allouées au directeur général et à son adjoint comprenant, entre autres, des primes de responsabilité et d’indemnités compensatrices de logement, alors que d’autres rubriques de la convention les prévoient déjà et de l’octroi, à tous les directeurs, d’une prime de gestion calculée à partir du résultat d’exploitation de l’agence. On évoque dans le même registre, le paiement, chaque année, d’une gratification correspondant à un mois de salaire, consacrant ainsi une pratique de paiement de treizième mois, en violation des règles appliquées dans l’administration publique, le paiement « d’indemnités pour travaux spéciaux » estimés à 88 825 500 F Cfa, allouées de façon abusive à des membres de plusieurs comités mis en place pour des tâches relevant normalement de leurs attributions et le soutien financier de 500 000 F Cfa en cas de décès du travailleur en activité et de 200 000 F Cfa en cas de décès du travailleur à la retraite. Il ressort également du rapport d’audit que des avantages indus ont été consentis aux administrateurs de l’agence. C’est ainsi que, de 2017 à 2019, il leur a été versé, indépendamment de leurs indemnités réglementaires de fonction, des jetons de présence et des dotations annuelles de frais de carburant pour un montant de 35 320 000 F Cfa. De même, il est à signaler des décaissements résultant d’actes anormaux de gestion, évalués à 180 400 016 F Cfa dont la dotation en boissons au profit de l’ensemble des agents ayant rang de directeur, pour un montant de 34 413 645 F Cfa et le rachat en juin 2019, par le Directeur général, de son véhicule 4x4 de fonction, au prix dérisoire de 3 050 000 F Cfa alors même que ledit véhicule, moins d’un an avant, a fait l’objet de diverses réparations pour un montant de 6 733 070 F Cfa. Les premières sanctions Au regard du contenu du rapport qui lui a été soumis, le Conseil des ministres a décidé de relever de leurs fonctions, Thomas Agbeva, ancien directeur général de l’Anatt et actuellement conseiller technique du ministre des Infrastructures et des Transports, Félix Jonas Koukoui, directeur des Titres de transport, Malik Bagnan, directeur administratif, Dominique C. P. Boko, agent comptable et Charles J.M. Zoglobossou, précédemment personne responsable des marchés publics. « Des poursuites judiciaires appropriées seront également engagées à leur encontre », indique le Conseil des ministres. Par ailleurs, il a été décidé de la transmission au ministre de la Justice et de la Législation ainsi qu’au directeur général des Douanes, aux fins de poursuites, de la liste des propriétaires des 2 646 véhicules illégalement immatriculés sans paiement des droits de douane. Pour rappel, le même rapport d’audit révèle des cas de procédures irrégulières de passation de marchés publics pour un montant de 1 349 388 535 F Cfa dont 921 732 801 F Cfa exclusivement au moyen de bons de commande signés du directeur général, et de 265 966 837 F Cfa sous la seule responsabilité du directeur administratif sur la période de 2018 à 2019. Il mentionne également un usage non justifié de cartes grises de véhicules de 2 et 4 roues, pour un montant de 2,8 milliards de F Cfa ; une confection inexpliquée de plaques d’immatriculation de véhicules à 4 roues non livrées aux usagers, d’une valeur de 859 millions de F Cfa. Au titre de ces mêmes irrégularités, figurent des pratiques de rançonnement systématique d’un montant de 2 000 F Cfa à la charge des usagers à l’occasion de la fixation des plaques d’immatriculation. Une telle pratique a généré, sur la période sous revue, un montant de 145 millions de F Cfa. Le rapport renseigne enfin que la mission du directeur général intérimaire se déroule comme prévu. Au nombre des principales activités exécutées, la prise de dispositions pour éviter la déperdition de fonds et sécuriser les ressources de l’agence, l’élaboration d’un projet de nouveaux statuts de l’agence, la revue du dispositif d’organisation de l’examen du permis de conduire et la prise de mesures visant à sécuriser et à fiabiliser les résultats, l’identification d’un système électronique de gestion du fret terrestre et les diligences effectuées en vue de définir les modalités d’ouverture aux opérateurs privés du marché de fourniture des intrants d’immatriculation des véhicules. Actualités 08 juil. 2021


En visite dans les locaux de l’entreprise Copharbiotec Sarl: Shadiya Assouman constate la disponibilité et la qualité des produits
Suite au rappel à Dieu du directeur général de l’entreprise Copharbiotec Sarl, la ministre du Commerce, Shadiya Assouman, s’est rendue dans les locaux de la société, ce mercredi 7 juillet, à Pahou, pour témoigner son soutien et celui du ministère au personnel de l’entreprise. Occasion pour elle de visiter les lieux. Elle en ressort rassurée de la disponibilité des produits en qualité et en quantité, et de la relève de qualité qui est en place. Un visiteur pas comme les autres dans les locaux de l’entreprise Coopération pharmaceutique Biologique et Technique (Copharbiotec Sarl), ce mercredi après-midi. Il s’agit de Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce. Elle vient témoigner son soutien et celui de son département ministériel au personnel de l’entreprise endeuillé par le décès de leur directeur général, Dr Dominique Marcel Léon d'Almeida, titulaire de la pharmacie Saint Jean (Cotonou), directeur des laboratoires Copharbiotec Sarl et promoteur des eaux minérales Kuwabo. Sur place, la délégation de la ministre du Commerce a renouvelé ses condoléances au personnel de l’entreprise et effectué une visite guidée des lieux, de la salle de production jusqu’aux magasins de matières premières et de produits finis. Cette plongée dans les opérations de production de l’entreprise a permis à la ministre de constater des installations ultra- modernes, et la disponibilité en qualité et en quantité des différents produits. A la faveur des échanges avec des responsables de l’entreprise dont Rufin Goudjo, directeur administratif et financier, et Charles d’Almeida, directeur technique, la ministre s’est imprégnée des difficultés de la société et a promis de faire ce qui est de son pouvoir pour les accompagner. En outre, elle s’est assurée qu’une relève de qualité est en place au niveau de cette société qui fait partie des entreprises qui font la fierté du Bénin. Raison sociale Copharbiotec Sarl est une entreprise à responsabilité limitée créée en 1978 par Dr Justin d’Almeida, pharmacien biologiste. Elle a pour objet social la production, l’importation et la distribution de produits pharmaceutiques et agroalimentaires, et la valorisation des plantes médicinales. Copharbiotec Sarl demeure une entreprise centrée sur la recherche développement dans l’industrie pharmaceutique et agroalimentaire. Elle est partie de la maîtrise des processus de transformation à l’échelle artisanale pour une production industrielle moderne suivant les besoins et exigences du marché. Ainsi, elle a développé différents produits comme l’eau minérale Kuwabo naturelle présentée en conditionnement de 0,33 L, 0,5 L, 1 L, 1,5 L, 2 L et la bonbonne de 19 L. Elle a aussi développé l’eau minérale Kuwabo aromatisée Menthe, Citron, Fraise et Tutti-Frutti présentée en conditionnement 0,33 L, 0,5 L et 1 L. Copharbiotech Sarl produit de sirops alimentaires de Kola, de gingembre, de curcuma et autres ; de sirops médicamenteux comme le sirop Armand et le Paludose ; de liqueurs « Le pastis du Docteur », de Cola et de Citron ; de produits pharmaceutiques pour soins corporels notamment la poudre Saint Jean et le produit dénommé Peau lisse. En matière de valorisation de plantes médicinales, l’entreprise produit des gélules de plantes. A Copharbiotec, la production respecte les normes de bonnes pratiques pharmaceutiques et alimentaires. Des échantillons sont prélevés sur chaque production et aux différents points critiques pour des analyses physico-chimiques et bactériologiques dans les laboratoires agréés. Les produits de Copharbiotec Sarl sont agréés par l’Uemoa et la Cedeao, et certifiés Hazard analysis critical control point (Haccp) pour le respect des méthodes et principes de gestion de la sécurité sanitaire des aliments. Société 08 juil. 2021


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