La Nation Bénin...
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L’arène politique béninoise s’est enrichie, samedi 23 juin dernier, d’une nouvelle formation politique. Le Parti des démocrates indépendants (Pdi) qui se réclame ‘’parti du peuple’’, s’est engagé en faveur des réformes politiques et économiques du régime en place et se dit être au service du peuple et du développement.
Le Parti des démocrates indépendants (Pdi) dont le congrès constitutif s’est tenu, samedi 23 juin dernier à Cotonou, ne sera pas un parti politique de plus. Ses fondateurs l’inscrivent sur la liste des formations politiques dont le poids sera déterminant au cours des joutes électorales à venir. Plusieurs acteurs politiques invités à son congrès constitutif en conviennent aussi, au regard de la popularité, de l’engagement et surtout du parcours politique de certains leaders du tout nouveau parti. Un parti du peuple prêt pour les réformes du pouvoir en place et engagé pour le pari du développement. « Une aventure humaine engagée avec audace », rappelle Darius Attakui, président du comité préparatoire des travaux du congrès constitutif. Pour lui, il faut croire en cette aventure, surtout que le nouveau parti entend se mettre au service de l’intérêt général et servir la cause du développement. C’est ce même mot qui a circulé sur bien des lèvres à l’occasion du congrès du Pdi dont les responsables élus au cours des travaux antérieurs, ont été présentés à l’assistance. Un choix très bien accueilli par des ovations nourries d’une horde de militants habillés aux couleurs, effigie et tee-shirts du parti.
Avec l’avènement du Pdi, c’est un nouveau jour qui se lève pour le peuple afin de l’aider à relever les défis du développement, annonce dans son adresse solennelle, Patrice Nobimè, député à l’Assemblée nationale, ancien membre fondateur du parti « Restaurer l’espoir », premier vice-président et porte-parole du nouveau parti. C’est en cette qualité qu’il a dévoilé la vision politique du parti naissant, engagé aux côtés du chef de l’Etat pour ses réformes. Des réformes que le Pdi, aux dires de son porte-parole, se dit prêt à accompagner, sans rechigner et cela, dans l’intérêt du peuple et du développement. « Nous avons tous pris conscience que notre pays allait mal et avait besoin de réformes profondes. Ces réformes mises en œuvre répondent aux aspirations et attentes de notre formation politique et nous nous inscrivons dans la ligne de la majorité présidentielle », martèle Patrice Nobimè. Il insiste également sur « l’urgence de réformer pour permettre aux partis politiques de survivre dans notre système politique actuel ». L’idéologie du Pdi, poursuit-il, repose sur l’égalité sociale, l’éthique, la conviction et le développement. Le Pdi se propose aussi de rétablir la confiance entre les acteurs politiques et le peuple. « Nous devons redonner confiance aux Béninois dans la politique », déclare-t-il aux militants qui ont eu tout le long de son discours, une écoute religieuse, sans doute pour mieux comprendre les motivations de cette formation politique qui veut donner aux militants « le dernier mot ».
Le président élu du Pdi, Omer Adétona, tient lui aussi un discours similaire. Dans son première adresse aux militants sous cette nouvelle étoffe, il a révélé aux militants et acteurs politiques, le fondement du logo du parti fait d’un lion assis sur un rocher. L’incarnation de Dieu et de son fils et d’une foi inébranlable, laisse entendre le président du nouveau parti qui en vient à la conclusion que tout se fera au sein du Pdi avec l’aide et l’accompagnement de la foi divine qui a prédominé à la constitution du parti. Optimiste, il l’est aussi en raison des forces politiques qui se sont unies pour porter ce parti. Un parti qui, assure-t-il, fera parler de lui cours des élections à venir, notamment dans les 15e et 16e circonscriptions électorales. Mais tout cela se fera au niveau de la majorité présidentielle au sein de laquelle le Pdi se dit engagé.
Né avec les dents !
Que d’éloges ont accueilli la naissance du Parti des démocrates indépendants (Pdi) dans le rang d’acteurs et personnalités politiques invités ! Hypocrisie politique ? Sans doute pas. « C’est un parti né avec les dents », ont applaudi certains.
Christelle Houndonougbo du Cpp, par exemple, apprécie l’engagement politique des fondateurs de ce parti et surtout leur courage à inverser la tendance actuelle sur l’arène politique.
Jean-Baptiste Hounguè de la coalition Bénin en route prône plutôt aux responsables, la pauvreté en politique pour ne servir que la cause publique. « Il faut se sacrifier pour rendre les populations heureuses », suggère-t-il.
Hugues Agonkan de la Renaissance du Bénin salue « l’affranchissement des fondateurs du Pdi et leur soutien à l’action gouvernementale ».
Même message de la part du député Louis Vlavonou, représentant de l’Union fait la Nation qui accueille le Pdi « les bras ouverts dans la majorité présidentielle »?

Le mouvement « Vision de la Nouvelle génération Xxl » était en assemblée générale, samedi 23 juin dernier à Porto-Novo. Il a réaffirmé son soutien aux différentes réformes du président Patrice Talon et appelé à accompagner le Programme d’action du gouvernement (Pag).
Le mouvement « Vision de la Nouvelle génération Xxl » bat le rappel de troupes à la faveur d’une assemblée générale qu’il a tenue, samedi 23 juin dernier, à Porto-Novo. Des militants venus des douze départements du Bénin ont pris part aux travaux. Occasion pour le président du creuset politique, Barthélemy Godonou, et les siens de réaffirmer leur soutien au Programme d’action du gouvernement (Pag) et au président Patrice Talon pour des victoires lors des joutes électorales à venir. « Il ne pourrait en être d’ailleurs autrement puisque nous étions sur la ligne de départ pour l’avènement de la Rupture et du Nouveau départ. Malgré les secousses inhérentes à tout vrai processus de développement, nous demeurons attachés à notre choix et à nos engagements », précise Barthélemy Godonou. Il salue le bilan des deux premières années de gestion du président Patrice Talon.
Un bref aperçu des réalisations a été présenté aux militants. Le mouvement « Vision de la Nouvelle Génération Xxl » se réjouit de la mise en œuvre de vingt-cinq réformes visant à faciliter et améliorer les conditions de vie des populations et attirer les investissements étrangers. Le mouvement « Vision de la Nouvelle Génération Xxl » n’occulte pas les efforts du gouvernement dans le domaine du numérique et surtout de l’énergie pour faire conjuguer définitivement au passé le délestage sans oublier les autres réformes concernant notamment la renaissance du port de Cotonou avec une gestion déléguée, la création de la Police républicaine pour que vive la sécurité, la lutte contre la corruption …
Pour Barthélemy Godonou, ces réalisations montrent éloquemment la volonté du chef de l’Etat de marquer de façon évidente son passage à la tête du Bénin. Il voit les trois prochaines années du quinquennat comme celles des grandes mutations. Barthélemy Godonou assure le président de la République de l’engagement du mouvement « Vision de la Nouvelle Génération Xxl » à jouer sa partition avec toutes les autres forces politiques progressistes du Bénin pour l’atteinte des objectifs notamment la réussite du Pag et la victoire du camp présidentiel à ces différentes consultations électorales prochaines. Le président du mouvement « Vision de la Nouvelle Génération Xxl » plaide pour la construction de la ville capitale du Bénin pour l’avènement d’une cité prospère. Mais déjà, il félicite le chef de l’Etat qui a inscrit Porto-Novo au rang de ses priorités à travers des projets phares du Pag. Barthélemy Godonou a été appuyé par les représentants des jeunes, des femmes, des artisans et des partis et mouvements politiques amis venus soutenir l’assemblée générale?

La convention de partenariat liant le gouvernement béninois et la Centrale d’achat des médicaments essentiels et consommables médicaux (Came) perd toute existence légale. Le gouvernement vient en effet de retirer sa confiance à cette structure.
Par décret n° 2018-253 du 20 juin portant retrait de l’agrément accordé à la Centrale d’achat des médicaments essentiels et consommables médicaux signé par le chef de l’Etat et certains de ses ministres, ledit agrément accordé est retiré. C’est l’article 1er dudit décret qui le stipule. « Le ministre de la Santé est autorisé à dénoncer la convention en date du 29 septembre 2010 », précise le même décret. Par ailleurs, il est dans un délai de huit jours, donc le 28 juin prochain, la tenue d’une assemblée générale « en vue de dispositions urgentes à prendre ».
Cette mesure prise par le gouvernement, pourrait-on dire, ouvre un nouvel épisode dans la crise qui secoue le secteur pharmaceutique au Bénin et qui, depuis plusieurs mois, a porté un coup dur à plusieurs acteurs du secteur pharmaceutique. Faut-il rappeler, il y a quelques mois, une action policière contre les faux médicaments a conduit à de nombreuses révélations et exposé au grand jour, de nombreux dysfonctionnements dans le secteur. Lesquels ont donné lieu à un procès avec pour conséquence, la mise sous mandat de dépôt et plus tard la condamnation de tous les répartiteurs grossistes. Le député Atao Hinnouho Mohamed a été, lui aussi interpellé puis mis sous mandat de dépôt toujours dans le cadre des affaires liées au secteur pharmaceutique.
Poursuivant l’assainissement du secteur, un comité de pilotage des réformes dans le secteur de la pharmacie, du médicament et des explorations diagnostiques a été mis en place pour proposer un nouveau cadre juridique et institutionnel et d’accompagner le gouvernement dans la gestion de la période subséquente à la suspension du bureau de l’Ordre des pharmaciens. Un comité de 15 membres qui dispose de 90 jours à compter de son installation pour accomplir sa mission. Une commission, chargée des réformes dans le secteur a été aussi mise en place. Elle est assistée par un comité technique de trois membres.

Vendredi 22 juin dernier, à Tori-Bossito, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston
Dossouhoui, a lancé le recensement national de l’agriculture. Objectif : rendre disponibles des statistiques complètes, répondant aux normes de qualité requises et accessibles à tous les acteurs.
Au Bénin, le secteur agricole est confronté à de nombreuses insuffisances dont l’absence d’informations fiables sur la typologie qualitative et quantitative. Pour remédier à cette faiblesse, Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a lancé, le 22 juin dernier à Tori Bossito, le Recensement national de l’agriculture (Rna). Cette opération vise à mettre en place une base de données fiable et dynamique sur l’agriculture. Son coût global est estimé à quelque 7,8 milliards francs Cfa.
Autorisée par décret n°2018-073 du 12 mars 2018, le Rna est, selon le ministre Dossouhoui, un projet prioritaire du Programme d’action du gouvernement 2016-2021. À ce propos, il explique que le Rna devra apporter des réponses appropriées aux diverses questions qui se posent souvent, relativement au secteur agricole béninois.
Gaston Dossouhoui affirme que « Cette opération permettra de collecter des informations fiables sur tout ce qui touche à l’activité agricole, y compris les statuts des professionnels du secteur, afin d’identifier les différents problèmes qui entravent le développement du secteur et d’apporter des solutions appropriées ». Il ajoute que l’opération s'inscrit dans la droite ligne du Programme mondial des recensements agricoles 2020, piloté par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao).
Ainsi, en 36 mois environ, 5 600 agents recenseurs, 1200 agents cartographes, 1400 contrôleurs encadrés par 27 coordonnateurs de Zone seront déployés dans les villages et hameaux, collecteront auprès des ménages les données structurelles sur l’agriculture, l’élevage et la pêche, la transformation et la commercialisation des produits agricoles.
Le ministre Dossouhoui exhorte alors les producteurs à se montrer coopératifs durant toute la période des opérations de terrain. « La réussite du recensement est en grande partie conditionnée par l’exactitude des informations qu’ils seront appelés à fournir aux agents enquêteurs», précise-t-il, rassurant par ailleurs que les informations seront couvertes par le secret statistique « comme prescrit par la loi » et ne sauraient être utilisées à d’autres fins.
Dieudonné Alladjodjo, représentant du président de la Chambre nationale d’agriculture du Bénin, estime que le Rna a un intérêt particulier pour tous les acteurs du secteur agricole d’autant plus qu’il concerne des statistiques agricoles. Pour lui, la disponibilité des données agricoles fiables est garante d’une bonne politique agricole. Il se réjouit que le gouvernement l’ait compris. Il promet la collaboration de tous les producteurs agricoles et de leurs organisations professionnelles pour la réussite de ce recensement.
Le représentant du représentant résident de la Fao au Bénin, Jean Adanguidi, chargé de programme, souligne que la disponibilité d’un flux continue de données statistiques fiables et actualisées sur la situation agricole et pastorale est indispensable pour une meilleure planification des politiques publiques, notamment dans le secteur agricole. Il affirme que la Fao est engagée à accompagner le Bénin dans la réalisation de cette opération.
Le maire de de Tori-Bossito et le secrétaire général de la préfecture de l’Atlantique ont exprimé leur joie pour le choix de la commune pour abriter le lancement de cette opération.
Le ministre a profité du lancement du Recensement national de l’Agriculture pour installer les membres des Bureaux départementaux du Rna de l’Atlantique, de l’Ouémé et du Littoral.

Orou Sira Orou Bata, Idrissou Soukourou, Séïdou Yacoubou et Noël Guida alias Jean Boudé ont tous été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, jeudi 21 juin dernier, par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou. Ils étaient à la barre pour répondre des crimes d’assassinat et de complicité d’assassinat commis, samedi 9 avril 2011, sur le bossu
Gbirifa Issifou Sabi à Banikoara.
La cour d’assises céans à la cour d’appel de Parakou, jeudi 21 juin dernier, a déclaré Orou Sira Orou Bata, Idrissou Soukourou, Séïdou Yacoubou et Noël Guida coupable d’assassinat et de complicité d’assassinat, crimes prévus et punis par les dispositions des articles 59, 60, 295 à 298 et 302 du Code pénal. Présidée par Edouard Ignace Gangny, elle les a condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité.
A la barre, les quatre inculpés poursuivis pour assassinat ou complicité d’assassinat n’ont pas reconnu les faits. Leurs casiers judiciaires figurant au dossier ne font mention d’aucune condamnation antérieure et l’enquête de moralité réalisées à leurs égards, leur est favorable.
Ce qui, toutefois, n’a pas empêché l’avocat général, Alexis Mètahou, dans ses réquisitions, de démontrer leur culpabilité dans le dossier. Il a demandé de déclarer Orou Sira Orou Bata coupable du crime d’assassinat et de le condamner à la réclusion criminelle à perpétuité. Quant aux trois autres, il a prié la cour de les retenir dans les liens de l’accusation de complicité d’assassinat et d’infliger à chacun d’eux 20 ans de réclusion criminelle.
Pour le bâtonnier Yvon Détchénou et Me Charles Badou, Romain Dossou et Nadine Dossou Sakponou, le dossier manque d’éléments pour établir l’imputabilité des faits à chacun de leurs clients. La défense a plaidé, dans son ensemble, l’acquittement pur et simple. « Il vaut mieux se hasarder à sauver un coupable que de laisser condamner un innocent », ont-ils tous insisté. Selon eux, la seule constance qui apparaît dans le dossier, c’est que le bossu Sabi Gbirifa Issifou a perdu la vie, sinon qu’il est vide. « Tant que les actes positifs ne sont pas établis, on ne peut pas entrer en condamnation », ont fait observer le collège d’avocats défendant les intérêts des accusés.
Les faits
Les faits soumis à l’examen de la cour présidée par Edouard Ignace Gangny qui avait comme assesseurs, Abdou-Moumouni Gomina Seïdou et Genviève Sohou, remontent au vendredi 8 avril 2011. Ce jour-là aux environs de 19 h, Sabi Gbirifa Issifou, un bossu, était couché devant la boutique de Tchéba Tchanyenou, dans le village Ounet, commune de Banikoara. Quelques instants après, il a été rejoint par Orou Sira Orou Bata et Gogué Bio qui ne sont pas connus du propriétaire des lieux.
A trois, ils ont bu ensemble et ont quitté les lieux avec une autre bouteille contenant un liquide. Le lendemain, le corps sans vie de Sabi Gbirifa Issifou a été retrouvé amputé de la bosse qu’il portait.
Dans la journée du samedi 9 avril 2011, Idrissou Soukourou et d’autres personnes ont quitté Gogounou et se sont rendus à Ounet au domicile de Orou Sira Orou Bata. Celui-ci leur aurait remis un sac contenant une bosse humaine. Idrissou Yacoubou et Ayouba avaient pour mission de trouver un acquéreur.
De retour à Gogounou, Séidou Yacoubou est allé voir Noël Guida dans son service pour lui remettre le colis. Orou Sira Orou Bata a été appréhendé. Par la suite, Idrissou Soukourou, Séïdou Yacoubou et Noël Guida ont été interpellés.

Les Lions de la Teranga devront attendre la 3ème journée des matchs de poule du mondial russe pour espérer se qualifier pour les huitièmes de finale. Ils n’ont pu concéder que le nul (2- 2) face à l’équipe du Japon qui a su deux fois de suite revenir à la marque. Une victoire aurait suffi au Sénégal pour franchir la deuxième phase des matchs de la Coupe du monde et attendre sereinement la suite de la compétition sans avoir à se démener face à la Colombie, son prochain adversaire. Bien que Sadio Mané ait donné l’avantage à son équipe dès la 11ème minute de jeu, le Japon par Takashi Inui a remis les pendules à l’heure en égalisant à la 34ème minute. Une égalisation qui intervient juste avant la mi-temps et permet à l’équipe nippone d’aborder avec assurance la seconde partie de jeu. Contre le coup du jeu, le Sénégal reprend l’avantage par Moussa Wagué à la 71ème minute mais se fera une fois encore surprendre par Keisuke Honda, sept minutes plus tard. Les joueurs de Aliou Cissé manquent donc l'occasion de se qualifier pour les huitièmes de finale de la compétition. L'Afrique retient encore son souffle.
Sports 24 juin 2018

La Cour suprême organise, dès mardi 26 juin prochain, un atelier pour faire le bilan du contentieux des élections municipales, communales et locales du 28 juin 2015 qu'elle a géré. Annoncé pour se tenir depuis l’année dernière, le séminaire d’évaluation aura enfin lieu. Les travaux sont prévus pour se tenir au siège de la Cour suprême à Porto-Novo et dureront trois jours. Ils vont regrouper les principaux acteurs concernés par la question des élections municipales, communales et locales. Outre les juges de la Cour suprême qui ont connu de ce contentieux électoral, il est également attendu des représentants de la Commission électorale nationale autonome (Céna), de l’Assemblée nationale, des partis politiques et de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). L’aéropage de participants aura surtout à passer en revue les difficultés rencontrées. Lesquelles difficultés ont notamment trait à l’obligation du Code électoral qui fixe à la Haute juridiction un délai de six mois pour vider tout le contentieux des élections communales, municipales et locales. Un pari que n’a pu tenir le juge électoral, au regard du volume important de recours reçus, plus de 1600 dossiers, émanant tant de la Céna, des candidats que d’autres. La Cour suprême aura passé près de trois ans, au lieu de six mois, pour boucler l'examen de tout le litige de ce scrutin. Elle a fait un délai anormalement long pour ne pas être certainement coupable de déni de justice. Mieux, jusqu’à ce jour, il existe encore plusieurs dizaines de conseils de villages ou de quartiers de ville qui ne sont pas encore installés donc n’ont pas encore de chefs de village ou de quartiers de ville. Ces localités sont encore en attente de reprendre les élections locales de 2015 en raison des irrégularités ayant entaché par endroits le vote. Tous ces dysfonctionnements ont mis en relief les insuffisances des élections communales et locales de juin 2015, en dépit de l’existence de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi).
Le séminaire-bilan permettra aux différents acteurs d’apprécier les écueils relevés par le juge électoral dans la gestion du contentieux électoral et de faire des recommandations surtout à l’endroit de l’Assemblée nationale et du gouvernement pour une correction du Code électoral dans le sens d’une meilleure organisation matérielle les fois à venir, des élections municipales, communales et locales au Bénin. Les travaux seront rehaussés par un expert français, un représentant du Conseil d’Etat de France c'est à dire l’homologue de la Cour suprême du Bénin, pour un partage d’expériences.
Politique 23 juin 2018

Il a été lancé ce jeudi 21 juin à Cotonou, l’évaluation du financement pour le développement. Une évaluation qui devrait permettre d’optimiser les stratégies de financement des projets et programmes de développement du Bénin.
Une étape importante qui permettra au Bénin d’optimiser les stratégies de mobilisation de financement de son développement est en train d’être franchie. Ce jeudi 21 juin, les travaux d’évaluation du financement pour le développement ont été lancés à Cotonou. C’est Servais Adjovi, directeur de cabinet du ministre des Finances qui les a lancés.
« Une évaluation exhaustive du financement pour le développement au Bénin sera d’une utilité importante pour la mise en œuvre réussie des différentes stratégies de développement », indique Ginette Camara, économiste en chef du système des Nations Unies au Bénin. Selon elle, l’évaluation pour le financement pour le développement (Efd) permettra de fournir son seulement une cartographie complète des flux financiers disponibles, et en particulier, ceux en lien avec les secteurs prioritaires dans le pays, mais elle formulera également des recommandations pour la réalisation des priorités nationales et des Objectifs pour le développement durable.
Compte tenu de l’importance de cette évaluation, Mme Camara invite alors tous les acteurs nationaux à s’impliquer et à contribuer aux réflexions et à la fourniture d’informations pour permettre au Bénin de disposer d’une image fidèle des potentialités à explorer. Car, précise-t-elle, la réalisation des stratégies et de l’agenda 2030, exigera une hausse significative des investissements et des mécanismes et instruments efficaces de gestion de ces ressources.
Selon le directeur adjoint de cabinet du ministre d’État chargé du Plan et du Développement, l’évaluation s’avère nécessaire dans la perspective de la mise en place d’un système national de financement intégré, en vue d’une meilleure mobilisation des ressources pour la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement. Il souligne que cette évaluation basée sur une approche participative et inclusive offre l’opportunité à toutes les parties prenantes au développement du Bénin, de partager les informations pour une amélioration qualitative et substantielle de la mobilisation des ressources

Après plusieurs appels au départ de gré restés lettre morte, le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, a fait déguerpir manu militari, ce jeudi 21 juin, tous les occupants du site du marché de bétail dans la commune de Sèmè-Podji, baignant dans une insalubrité indescriptible.
L’heure était grave, ce jeudi 21 juin, sur le site du marché de bétail de Sèmè-Podji. Et pour cause ! Le préfet de l’Ouémé a fait déguerpir tous les occupants des lieux jonchés de taudis pouvant servir de refuges aux hors-la-loi. Joachim Apithy a été appuyé par un fort contingent d’éléments de la Police républicaine fortement armés. L’opération coup de poing a engendré un sauve-qui-peut général tant dans les rangs des usagers que des bêtes qui courraient dans tous les sens pour se mettre à l’abri de la furie du bulldozer.
Pour le préfet Joachim
Apithy, les sinistrés n’ont aucune excuse à faire valoir. Selon lui, l’opération de déguerpissement forcé a été précédée d’une série de sensibilisations. D’abord, par le gouvernement qui a pris la décision d’assainir ce site réservé pour accueillir les infrastructures du Port en eaux profondes dont les travaux préliminaires ont déjà démarré. Une équipe interministérielle est passée à plusieurs reprises échanger avec les acteurs du marché sur la nécessité pour le gouvernement de prendre possession du site. La délégation a donné une première date butoir pour le 30 janvier dernier. A en croire, l’autorité préfectorale qui a dirigé en personne l’opération, l’équipe interministérielle est retournée sur le site le 12 février dernier. Mais grande a été sa surprise de noter que l’ultimatum n’a pas été respecté. Une nouvelle date à savoir, l’échéance du 30 avril dernier, a été donnée aux acteurs du marché pour quitter les lieux. Cette seconde échéance est restée encore lettre morte, déplore le préfet Joachim
Apithy. Loin d’être las, le préfet dit avoir dépêché une équipe préfectorale sur le terrain après l’expiration du nouvel ultimatum du 30 avril dernier. Cette équipe s’est entretenue également avec tous les acteurs et a annoncé l’intervention imminente des bulldozers pour faire libérer de force le site. A cette dernière rencontre, rappelle le préfet, les occupants ont demandé qu’il leur soit accordé un moratoire de quelques semaines. Ils ont souhaité en effet avoir quelques jours de prolongation afin surtout de leur permettre de boucler la période du carême et de fêter le Ramadan, détaille Joachim Apithy. Ainsi, pendant ce temps, ils seront en train de déménager progressivement. La doléance a été favorablement accueillie par le préfet. Mais, comme s’ils sont décidés à défier l’autorité, les acteurs n’ont pas bougé d’un iota sur le site, une semaine après la célébration du Ramadan. Malgré cet énième fiasco, le préfet n’a pas voulu passer tout suite à la force pour restaurer l’autorité de l’Etat. Il a invité à la préfecture, mardi 18 juin dernier, les différents responsables du marché avec qui il a tenu une ultime séance de travail sur fond de sensibilisation et de sommation. Joachim Apithy dit avoir annoncé clairement à ses hôtes l’urgence pour lui de prendre ses responsabilités dès ce jeudi 21 juin, pour un déguerpissement manu militari. Ce marché est un vrai ghetto qui ne peut rester au bord d’une voie inter-Etats comme celle du corridor Lagos-Cotonou-Lomé-Accra-Abidjan où passent de hautes personnalités aussi bien béninoises qu’étrangères, estime le préfet. Le site présente un aspect piteux et honteux pour le Bénin avec ces taudis qui le jonchent. Il doit être rasé pour permettre à l’Etat de rependre son domaine, souligne Joachim Apithy, invitant les sinistrés à aller s’installer sur les sites à eux prévus, notamment dans les localités de Ouèdo ou à Tohouè respectivement par les mairies d’Abomey-Calavi et de Sèmè-Podji.

Le réseau de téléphonie mobile Mtn a organisé, ce jeudi 21 juin, à l’occasion de son opération d’actions sociales dénommée « Yello Care Day », des journées portes ouvertes des professions digitales à l’intention des étudiants pour les inciter à s’intéresser aux métiers du numérique. Le gouvernement était représenté à la cérémonie de lancement de ladite journée par une délégation conduite par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané.
Le réseau de téléphonie mobile Mtn a initié des journées portes ouvertes des professions digitales, à son siège, pour permettre aux étudiants de s’imprégner des métiers du numérique et de s’y intéresser. Cette activité s’inscrit dans le cadre de son opération d’actions sociales au profit des populations démunies qu’elle organise chaque année et à l’occasion de laquelle les responsables et le personnel du réseau font des dons et participent à des travaux de construction d’infrastructures diverses pour les écoles et les orphelinats.
Des journées qui, selon le directeur général de Mtn-Bénin, Stephen Blewett, sont placées sous le sceau des actions sociales et qui permettront aux étudiants béninois d’en savoir davantage sur les métiers en matière du digital afin de mieux s’orienter dans le choix de leurs métiers.
« Les technologies de l’information et de la communication (Tic) contribuent à améliorer la vie des habitants de la planète », affirme-t-il. Stephen Blewett reste convaincu que le numérique occupe une place importante dans tous les emplois dans le monde aujourd’hui et qu’il manque cruellement de main-d’œuvre.
Aux étudiants, il demande de bien profiter de ces journées portes ouvertes qui peuvent changer beaucoup de choses dans leurs vies.
Le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Jean-Benoît Alokpon, a rappelé que la première des ambitions du président de la République, Patrice Talon, est d’engager des actions pour des réformes dans tous les secteurs. Au nombre de ces secteurs, les Tic occupent une place de choix.
Les opérateurs économiques peuvent, selon Jean-Benoît Alokpon, participer à l’émergence d’un Bénin gagnant dont rêve le gouvernement. Aux jeunes étudiants, il conseille de ne laisser passer aucun stand, car la recherche de l’information doit être constante.
Un secteur d’avenir
Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé, affirme que l’évènement qu’organise Mtn est une nouveauté, une révolution par laquelle il ouvre son cœur pour présenter ce qu’il a de plus important, de plus cher.
Elle souhaite que les jeunes, les étudiants suivent de très près le gouvernement qui fait du numérique un secteur clé d’ici à 2021. Elle demande aux jeunes étudiants de se positionner dans ce secteur d’avenir qui manque de main-d’œuvre, pour saisir le métier qui sera utile pour le Bénin. Le métier du numérique n’attend qu’eux pour combler le gap, selon elle.
Aurélie Adam Soulé rappelle que notre société aplusieurs composantes et que les femmes constituent la plus importante d’entre elles. «Mais leur nombre ne grandit pas, en fonction des besoins de l’emploi dans le domaine du numérique, de la technologie », fera- t-elle constater.
Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, salue l’organisation de ces journées qui, selon lui, constituent une innovation. Il affirme que le Bénin a embrassé de la manière la plus forte de faire du domaine du numérique un secteur prioritaire. Une ambition qui, selon lui, est déjà soutenue par des actions concrètes.
Abdoulaye Bio Tchané rappelle que nous sommes en train d’évoluer vers la télévision numérique, de même nous disposons du code du numérique et tous ceux qui veulent évoluer dans le secteur doivent exercer dans un cadre légal.
Le ministre d’Etat rappelle qu’il est important aujourd’hui de maîtriser l’anglais et les métiers du numérique, car ils sont indispensables dans tous les secteurs. Il affirme que la télévision et la médecine font des pas de géant grâce à l’économie numérique. « Et c’est pour cette raison que je salue l’initiative de Mtn », dira-t-il?