La Nation Bénin...
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Sept ans de travaux forcés, c’est le verdict du procès de l’affaire inscrite au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey, mardi 19 juin dernier. Elle est relative à un dossier de viol sur mineure. L’accusé Sonagnon Vodounnou, un boulanger âgé de 27 ans, a été reconnu coupable de l’infraction et condamné à 7 ans de travaux forcés par la cour.
Sept ans de travaux forcés, c’est la peine infligée à Sonagnon Vodounnou à l’issue de l’audience. Agé de 20 ans au moment des faits, il a été reconnu coupable du crime de viol sur Agnès alors une mineure de 11 ans.
Déposant à la barre, le boulanger n’a pas nié les faits mis à sa charge. Il a reconnu avoir eu des relations sexuelles forcées avec la petite. Il décrit à la cour les circonstances dans lesquelles se sont déroulé les faits.
Le ministère public représenté par Blaise Kissezounon prenant ses réquisitions, a déploré la violence qui caractérise désormais notre société où plus personne n’est en sécurité. Surtout pas les petites filles qui sont des proies faciles pour des prédateurs comme cet accusé qui choisit de violenter une fillette pour la violer par la suite. Ce sont des actes qui sont répréhensibles dans notre société, estime l’avocat général. Il démontre que les éléments matériel, intentionnel et légal sont bien réunis dans ce dossier de viol ayant causé des dommages aussi bien physiques que moraux à la victime. Il fait recours aux dispositions des articles 331 et 332 du Code pénal qui punissent cette infraction et requiert la peine de huit ans de travaux forcés contre l’accusé Sonagnon Vodounnou.
Me Victorien O. Fadé assurant la défense de l’accusé plaide coupable. L’avocat-conseil allègue que son client a chuté du fait de son jeune âge, donc de son immaturité. Il met l’accent sur l’honnêteté de son client qui a reconnu les faits tout en regrettant son acte. Alors, lance Me Fadé, « Je prie la cour de lui permettre de refaire sa vie et de mettre en pratique sa maturité d’esprit acquise depuis que ce malheur s’est abattu sur lui et l’a conduit en prison depuis sept ans aujourd’hui ».
Avant lui, Me Théodore Zinflou représentant la victime absente, a rappelé la violence subie par la petite qui en est traumatisée et qui a dû être prise en charge par des spécialistes afin de lui permettre une réintégration sociale progressive. Il se constitue partie civile et réclame pour la victime la somme de 1 million de F Cfa à titre de dommages-intérêts pour les préjudices à elle causés.
En délibérant, la cour reconnaît l’accusé Sonagnon coupable de viol sur mineure, une infraction prévue et punie par le Code pénal en ses articles 331 et 332 et l’article 3 de la loi portant prévention et répression des violences faites aux femmes. Elle condamne Sonagnon Vodounnou à 7 ans de travaux forcés. Puis au civil, elle le condamne également à payer la somme de 500 000 francs Cfa à la victime en réparation des préjudices moraux et matériels subis.
Mis sous mandat de dépôt depuis le 30 novembre 2011, Sonagnon Vodounnou recouvrera sa liberté dans un peu plus de cinq mois.
Les Faits
Dans la matinée du lundi 21 novembre 2011 à Odougba, arrondissement de Ouèssè dans les Collines, alors que la nommée Agnès, âgée de 11 ans se mettait à l’aise dans une plantation d’anacardier, non loin de sa maison familiale, Sonagnon
Vodounnou se serait jeté sur elle. Après avoir bâillonné la fillette, Sonagnon l’aurait contrainte à des relations sexuelles.
Interpellé, Sonagnon Vodounnou a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure.
Composition de la cour
Président : Claude Montcho
Assesseurs : Armand Gounon / Alphonse Gbossou
Jurés : Joseph Gohoungo,
Margueritte H. Kossou, Romain Togny, Paul D. Glèlè.
Ministère public : Blaise
Kissezounon
Greffier : Me Etienne Ahonahin

L’affaire inscrite au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey, lundi 18 juin dernier, est relative à un viol sur mineure. Déclaré coupable de cette infraction, l’accusé Paul Honkoutin âgé de 24 ans, a été condamné à 6 ans de prison à l’issue de l’audience qui s’est déroulée à huis clos.
A la barre, l’accusé a été défendu au cours des débats par Me Bienvenu Bedié. Les parents de la victime ont été assistés de Me Deen Moustapha.
L’arrêt de la cour se fonde sur l’article 3 de la loi portant prévention et répression des violences faites aux femmes et sur entre autres les articles 2, 332, 52, 51 du Code pénal.
Déposé à la maison carcérale d’Abomey depuis le 10 octobre 2014, Paul Honkoutin, apprenti mécanicien, y est retourné pour continuer à purger sa peine.
Les faits remontent au dimanche 11 mai 2014 à Zogbodomey. Alors que la petite Christiane âgée de 4 ans s’amusait avec son frère jumeau, Paul Honkoutin âgé de 20 ans - au moment des faits - rendant visite à leurs parents, a profité de l’absence de ces derniers pour faire asseoir la petite sur ses cuisses avant de la soumettre à une conjonction sexuelle. Face aux cris de détresse de celle-ci, Paul Honkoutin a fui pour se réfugier au Nigeria.
Interpellé plus tard puis inculpé de viol, l’accusé a reconnu les faits à l’enquête préliminaire avant de les contester à l’instruction?
Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines
Composition de la Cour
Président : Daniel d’Almeida
Assesseurs : Claude Montcho /Christian Adjakas
Jurés : Albert C. Guèdègbé, Richard Tosseh, Paul D. Glèlè et Prosper Tossou Zinsou
Ministère public : Pierre
Dassoundo Ahiffon
Greffier : Me Etienne Ahonahin

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a été reçu en audience, ce mercredi 20 juin à Tokyo, par son homologue japonais, M. Taro Kono. Cette rencontre bilatérale a été suivie d’un échange de notes entre l’ambassadeur du Bénin au Japon M. Adéchoubou
Makarimi et celui du Japon près le Bénin M. Kiyofumi Konishi.
Après cet échange de notes, le chef de la diplomatie béninoise et son homologue japonais ont animé une conférence de presse avant d’assister au dîner de travail offert par la Partie japonaise. Lors de cette rencontre avec la presse, le ministre Agbénonci a exprimé toute la reconnaissance du Bénin à l’égard du Japon pour l’appui et le soutien à la nouvelle dynamique en cours depuis l’élection du président Patrice Talon.
Il a saisi l’occasion pour faire part au ministre Kono, au nom du chef de l’Etat et du gouvernement béninois, le souhait du Bénin d’accueillir le sommet de la Ticad 8 à Cotonou en 2022.
M. Agbénonci a, par ailleurs, salué les efforts soutenus du Japon au développement de l’Afrique, à travers notamment la Ticad, forum de partenariat reconnu pour son ouverture, son inclusivité et sa transparence. Puis, il a exprimé à son homologue japonais sa gratitude et sa volonté ‘’de nous impliquer davantage dans la mise en œuvre de ses actions pour des impacts plus visibles’’.
« Au Bénin, la technologie performante et le savoir-faire du Japon sont les bienvenus dans tous les domaines stratégiques de notre développement », a-t-il précisé.
Avant son audience avec le ministre japonais des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci a rencontré le personnel de l’ambassade du Bénin près le Japon à Tokyo. La séance d’échanges a porté sur les nouvelles orientations de la diplomatie béninoise. Elles portent sur davantage d’efficience dans la mobilisation des partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement ainsi que le rayonnement du pays.
L’étape de Yokohama
La journée du mercredi n’a pas été de tout repos pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Aurélien Agbénonci s’est rendu à Yokohama pour s’entretenir avec les autorités municipales dont le maire Mme Fumiko Hayashi, première femme élue à la tête de cette ville et citoyenne d’honneur de la ville de Cotonou. Sensibilisée sur les efforts du Bénin pour l’assainissement de la ville de Cotonou en jumelage avec Yokohama, Mme Hayashi s’est engagée à soutenir les autorités béninoises dans ce sens.
Le ministre Agbénonci et sa délégation se sont également entretenus avec le président du Conseil municipal de la ville, M. Matsumoto et le président de la Ligue d’amitié Japon-Afrique, M. Hirofumi Sato. Ils ont évoqué les liens d’amitié et de respect entre les deux villes et se sont engagés à poursuivre et approfondir la collaboration qui se traduit notamment par le jumelage entre deux écoles de chacune des deux villes partenaires.
Le ministre a conclu sa visite à Yokohama par un déjeuner à la cantine scolaire de l’école primaire de Kasama, jumelée avec l’école primaire de Suru Léré à Cotonou. Pour l’occasion, les enfants des classes supérieures ont partagé avec le ministre leur connaissance du Bénin et présenté quelques danses locales à la délégation?

Remarquables dans la production, et surtout la transformation, les femmes imposent leur dynamisme et leur savoir-faire pour faire de l’ananas une filière à part entière.
Zê, à 40 km environ de Cotonou, la capitale économique du Bénin Afiavi Hounkpatin s’illustre dans la production et la commercialisation de l’ananas frais. Elle totalise trente ans d'exercice dans la filière ananas. Son champ d’ananas s’étend sur une superficie de dix hectares, alors qu’elle n’avait démarré qu’avec un demi-hectare de culture. La dernière récolte lui a permis de réaliser un chiffre d’affaires de plus de 20 millions de francs Cfa.
Classé troisième filière prioritaire après le coton et l’anacarde, l'ananas est une culture d'exportation en forte expansion au Bénin. La production nationale est estimée à environ 316 276 tonnes en 2017.
A l’instar d’Afiavi, la filière ananas doit en partie son regain d’intérêt au dynamisme des femmes. Si dans les localités productrices, on recense de nombreuses parcelles appartenant aux femmes, c’est surtout dans la transformation que la gent féminine a pignon sur rue.
Les difficultés liées à la conservation et à l’écoulement des stocks d’ananas ont inspiré l’idée de sa transformation en jus. Beaucoup de femmes se sont alors positionnées sur ce filon.
« La transformation de l’ananas met du temps à prendre en raison de la réticence des Béninois à consommer du jus local. Mais dans la sous-région, nos produits sont très prisés», confie Amina Bagoudou, trésorière de la Fédération de la coopérative départementale des transformateurs. Elle assure que les femmes, en dépit des contraintes liées à leur statut, s’emploient à se professionnaliser autour de leurs unités de transformation. Pour contourner les obstacles à l’exportation, Amina Bagoudou et ses collègues ont mis en place une stratégie de vente groupée.
Investir dans la qualité
Conscientes de la nécessité de conquérir le marché local, beaucoup de transformatrices s’investissent dans l’amélioration de la qualité du jus béninois. L’unité de transformation ‘’Magnificat’’ dirigée par Félicité Houhouigan collabore avec les universitaires pour rehausser la qualité de ses produits.
Judith Egounléty et sa sœur ne totalisent que trois années d’expérience dans le domaine. Mais elles sont pleines d’imagination pour imposer la marque de son produit aux consommateurs.
« Il a fallu que nous menions des actions commerciales pour réveiller nos devanciers », relève Judith. Pour être compétitives, elles ont enrichi leur marque avec des cocktails originaux aux parfums de pastèque, de menthe, de gingembre. Une particularité qui les distingue et qui génère un avantage comparatif dont elle se vante. « Au début, nous produisons 300 cartons, aujourd’hui, nous sommes à plus de 750 cartons », renseigne Judith Egounléty.
L’engagement des sœurs Egounléty est de proposer de nouvelles saveurs chaque année. En dehors de leurs réseaux de distribution, elles profitent des opportunités des Technologies de l’information et de la communication (Tic), pour asseoir une entreprise stable et pérenne. «Nous faisons beaucoup de recherches sur internet pour améliorer la qualité de nos produits et en profitons aussi pour attirer des clients via des comptes Facebook et WhatsApp», explique Judith Egounléty.
Les femmes savent aussi que pour obtenir du jus d’ananas de qualité, une bonne technologie de transformation ne suffit pas. Elles misent sur le respect des normes de transformation, le recyclage régulier de leurs collaborateurs.
« L’investissement dans le capital humain est primordial ; on ne peut pas avoir des produits de qualité avec un personnel moins qualifié », tranche Judith Egounléty. Même appréciation qu’Amina Bagoudou, qui assure la formation pratique des étudiants dans le domaine. Elle envisage l’inclusion des jeunes handicapés, des enfants démunis afin de constituer une relève forte.
Difficultés
Mais le réel souci des femmes transformatrices reste l’accès au financement. « Aucune banque n’est prête à accompagner l’agriculture et même les activités de transformation. Nous sommes obligées de compter sur nos fonds propres ou de recourir aux institutions de microcrédits qui ont des taux d’intérêt hors de propos », se désole Amina Bagoudou.
Les femmes sont confrontées aux problèmes d’étiquetage, d’emballage, de financement, aux difficultés d’accès au marché local, aux crédits, au foncier, relève Léopold Lokossou, président de la Plateforme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles du Bénin. En attendant l’agriculture contractuelle envisagée pour l’essor de la filière ananas par l’Association nationale des transformateurs d’ananas du Bénin (Anatrab), il plaide pour un appui du gouvernement aux femmes afin d’aller loin.
Les questions de certification et d’agrément auprès des institutions sous-régionales (Cédéao, Uémoa) sont aussi des facteurs limitant la pénétration du marché extérieur au niveau des pays de l’hinterland.
Au début, la plupart des transformatrices travaillaient avec des bouteilles recyclées. Celles qui ont les moyens s’approvisionnent sur les marchés internationaux. Les défis liés au conditionnement ont amené Solange Houédanou à installer une usine de cartonnerie pour l’identification de la marque béninoise. Elle a le monopole de ce marché et s’inspire souvent des expériences d’autres pays pour parfaire son œuvre. Pour limiter les contraintes liées à l’achat des bouteilles neuves dans d’autres pays, elle élabore un projet en direction de ses partenaires afin d’acquérir les matériels adaptés sur place. Une première dans le domaine de la transformation au Bénin !
Le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao), l’une des sous composantes du Programme Cadre d’appui à la diversification agricole (Procad), apporte aussi des réponses aux difficultés des acteurs à travers des formations et le don d’équipements. Les femmes sont bien loties. « Nous les formons à la rédaction de micro-projets et finançons les projets rentables », explique Virginie Assogba Miguel, chef projet Ppaao. Le projet mise également sur l’approche genre. « Nous faisons de la discrimination positive. Nous avons recruté une spécialiste genre qui nous aide à relever les défis concernant les femmes », poursuit-elle.
Le programme d’action du gouvernement (Pag) prévoit d’ici 2021 l’exportation de 12 000 tonnes d’ananas. La transformation est l’une des conditions de réussite. Elle est passée de 2 % en 2000 à 33 % en 2010. Les acteurs projettent 50 % de transformation pour bientôt.
Derrière ces rêves de conquête, l’ananas béninois est aussi une source de devises et d’emplois. « Lorsqu’un producteur produit un hectare d’ananas, il exploite de façon permanente trois ouvriers. Avec 200 hectares, vous pouvez imaginer le nombre d’emplois. L’Association nationale des transformateurs de l’ananas du Bénin, emploie environ 350 mille femmes », précise Gafarou Moussa, président de l’Anatrab.
L’ananas contribue au Produit intérieur brut et aux recettes d'exportation du pays. La contribution des femmes s’apprécie par le volume d’ananas qu’elles produisent, commercialisent et transforment. Le Bénin produit au moins 300 000 tonnes par an. Les femmes assurent la moitié de la production. 80 % des unités de transformation sont dirigées par elles.
L'équipe de l'Iran[/caption]Premier du groupe B avant cette journée, l’Iran va défier, ce mercredi 20 juin, l’Espagne, champion du monde 2010, lors de la deuxième journée des matchs de poule. Contrainte au partage des points par le Portugal (3-3), la Roja a besoin de se rassurer avant la troisième journée contre le Maroc.
Revigorés par leur victoire sur le Maroc (1-0), les joueurs iraniens abordent la deuxième journée du Mondial russe dans le groupe B face à l’Espagne avec le moral au beau-fixe. Avec 3 points+1 devant l’Espagne et le Portugal, l’Iran et ses joueurs comme Ali Beiranvand, Ramin Rezaeian, Morteza Pouraliganji, Pejman Montazeri, Masoud Shojaei, Saeid Ezatolahi, Ehsan Haji Saf apparaissent la surprise de ce groupe dont les favoris se retrouvent au bas du tableau après la première journée. D’ailleurs, le sélectionneur Carlos Queiroz compte sur l’enthousiasme et la détermination de ses joueurs, moins connus que ceux de la Roja, pour faire la différence. En dépit de la blessure de son défenseur Roozbeh Cheshmi, le sélectionneur Carlos Queiroz, fin connaisseur du football espagnol, pense renforcer son secteur défensif pour contenir les offensives adverses. L’Iran aura fort à faire avec la technicité des joueurs espagnols comme Sergio Busquets, Thiago Alcántara, Andres Iniesta, Isco, David Silva et Diego Costa étincelants face au Portugal lors de la première journée. Malgré le spectacle offensif offert face au Portugal, la Roja n’affiche pas la grande forme en défense. Les défenseurs Sergio Ramos et Gérard Piqué devront revoir leur copie pour ne pas se faire surprendre par les Iraniens. Considéré comme favoris du tournoi, les poulains de Fernando Hierro ont des atouts pour imposer leur ‘’tiki-taka’’ à l’équipe iranienne?
Sports 20 juin 2018

Après l’adoption des recommandations du troisième rapport national sur l’Examen périodique universel (Epu) en mars dernier à Genève, l’heure est à la dissémination en vue de leur appropriation par tous les acteurs. C’est dans ce cadre qu’un atelier s’est ouvert, ce mardi 19 juin à Cotonou. La rencontre organisée par l’Ong Changement social Bénin en direction des acteurs de la société civile vise l’appropriation des recommandations et l’élaboration d’une feuille de route pour sa mise en œuvre.
Un atelier d’appropriation des recommandations du troisième rapport national sur l’Examen périodique universel (Epu) a commencé lundi dernier à Cotonou. Durant deux jours, les participants vont se familiariser avec lesdites recommandations, identifier des actions pertinentes qui concourent à la mise en œuvre et le suivi des recommandations, précise Josué Dohami, secrétaire administratif adjoint de l’Ong Changement social Bénin.
Pour rappel, le Bénin avait présenté, le 10 novembre 2017 à Genève, son troisième rapport national sur l’Examen périodique universel. C’était à l’occasion de la vingt-huitième session du Groupe de travail sur l’Epu. « L’Examen périodique universel est l’un des mécanismes du conseil des droits de l’Homme, chargé d’évaluer périodiquement le respect universel des droits de l’Homme de tous les pays membres de l’Organisations des Nations Unies », explique Dr Inès Hadonou Toffoun, directrice de l’Administration pénitentiaire et de la Protection des droits humains, représentant le garde des sceaux à l’ouverture de l’atelier.
A l’occasion de la session de Genève, la délégation béninoise, après avoir fait le point de la mise en œuvre des recommandations issues du deuxième cycle de l’Epu, a réaffirmé son attachement à la promotion et à la protection des droits de l’Homme comme fondement de l’Etat de droit, rapporte-t-elle. Aussi a-t-elle rappelé les éléments de réponse de la délégation relatifs à la peine de mort, le travail des enfants, l’infanticide rituel et autres préoccupations soulevées par les délégués des autres pays.
La présentation du rapport du Bénin avait suscité des commentaires et observations formulés en cent quatre-vingt-dix-huit recommandations. Celles-ci touchent l’ensemble des droits de l’Homme notamment les droits de l’enfant, ceux des femmes, des personnes handicapées et des conditions déplorables de vie carcérale, a précisé Ralmeg Gandaho, acteur des droits de l’Homme et de la société civile. « La mise en œuvre de ces recommandations implique des actions coordonnées des acteurs étatiques et non étatiques », conclut-il. La rencontre prend fin ce jour par l’élaboration d’une feuille de route pour le suivi de la mise en œuvre de ces recommandations.

Le ministère du Travail et de la Fonction publique, a célébré en différé, ce mardi 19 juin, la dix-septième Journée mondiale contre le travail des enfants. L’évènement consacré aux réflexions en faveur d’un renforcement des actions de lutte contre le phénomène, est couplé avec une remise de dons de vivres alimentaires et de produits d’hygiène aux Ong Caritas et Esgb/la Passerelle.
Intitulé « Génération sécurité et santé », le thème de la Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants, édition 2018, appelle à une sécurisation des enfants en situation de travail et à une amélioration de leur santé. Il répond au huitième Objectif de développement durable (Odd 8) qui mise sur la promotion de la sécurité au travail et de la lutte contre le travail des enfants.
Le Bénin s’inscrit dans cette dynamique pour corriger les données peu reluisantes en matière du travail des enfants. « Dans un contexte où le Bénin enregistre près de 52,5 % d’enfants économiquement occupés, selon le rapport Enquête par grappes à indicateurs mixte (Mics 2014), il est impératif d’agir pour inverser la tendance », indique le directeur de cabinet du ministère en charge du Travail, Dieudonné Cossi Assogba.
Le tableau qu’il peint de la main-d’œuvre infantile renseigne sur les inégalités que subit la couche. « Un nombre important de ces enfants n’est pas scolarisé et les rares parmi eux qui le sont doivent quotidiennement relever le défi de leur maintien dans le système scolaire. Les jeunes travailleurs notamment ceux dont l’âge oscille entre 15 et 24 ans endurent des blessures parfois mortelles sur leurs lieux de travail », relève-t-il.
Il poursuit : « Les risques professionnels auxquels ils sont confrontés mettent souvent leur vie et leur santé en danger. Au regard de leur jeune âge, les enfants en situation de travail sont exposés aux risques sanitaires et sécuritaires ».
Occasion également pour la directrice générale du Travail, Mireille Lègba Adankon, de présenter les prouesses de la Campagne’’ Zéro enfant en situation de travail dans les marchés et carrefours des grandes villes du Bénin’’. « Plus de 1500 enfants en situation de travail dans les marchés ont été identifiés et plus d’une centaine a été retirée », souligne-t-elle pour montrer le poids de la main-d’œuvre infantile dans les espaces marchands au Bénin.
L’ambition de la communauté internationale est de bannir le travail des enfants à l’horizon 2025. Le Bénin veille au grain. A ce titre, le directeur de cabinet du ministère en charge du Travail évoque la validation récente du Plan d’actions national 2019-2023 contre les pires formes de travail des enfants ainsi que les procédures et protocoles de suivi du travail des enfants, outils indispensables à la réalisation des objectifs.
Pour relever le défi, l’Oit estime qu’il est nécessaire d’adopter une approche holistique visant l’éradication du travail et encourageant une culture de prévention en matière de sécurité et de santé au travail au profit de la force de travail mondiale de demain.
Les acteurs de la chaîne de protection au Bénin ont pris la mesure de l’enjeu. « Nous sommes unanimes que le travail des enfants compromet leur chance de devenir des adultes. Nous sommes tous interpellés à lutter contre le phénomène. Je prends l’engagement de faire de la lutte dans nos milieux marchands, une priorité », promet la représentante des femmes du marché, Anasthasie Chodaton.
« Nous poursuivrons notre travail pour l’efficacité de la lutte ; nous le ferons mieux que par le passé », s’engage, pour sa part, le président de l’Observatoire intersyndical de suivi de l’application des Conventions de l’Oit sur le travail des enfants au Bénin (Obisacot), Innocent Assogba, tout comme la représentante du Conseil national du patronat, Laure Irenée Adoukonou.
Le bilan des actions menées dans le cadre des différents engagements sera mieux apprécié à l’édition 2019 de la Journée mondiale contre le travail des enfants?

A la tête d’une délégation gouvernementale, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien
Agbénonci, a entamé, lundi 18 juin dernier, une visite de travail de quatre jours au Japon. Lors de son séjour nippon, le chef de la diplomatie béninoise a exposé les opportunités d’investissement au Bénin aux acteurs du secteur privé japonais. Outre les parlementaires et les partenaires du Bénin tels que Jica et Jbic, il s’entretiendra avec son homologue japonais, M. Taro Kono.
Accompagné du ministre de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, des ambassadeurs du Bénin au Japon et du Japon au Bénin, le ministre Agbénonci s’est entretenu lundi dernier à Tokyo avec M. Testuro Yano, président de l’Association pour le développement et l’Économie de l’Afrique (Afreco). Les échanges ont principalement porté sur les projets prioritaires du Bénin et les partenariats qu’il souhaiterait nouer avec le Japon. Il s’agit, en outre, de renforcer la coopération dans les domaines des infrastructures de transport, de l’accès à l’eau et des infrastructures sanitaires. Pour rappel M. Testuro Yano s’était déjà rendu à Cotonou en 2017.
Le mardi 19 juin, la délégation béninoise a eu une rencontre avec le président de Toyota Corporation, Takashi Hattori, au siège de l’entreprise à Tokyo. Ils ont échangé sur les activités de cette entreprise au Bénin. Elle a encouragé l’entreprise à développer davantage ses activités au Bénin, car l’environnement des affaires est très favorable à l’investissement privé, créateur d’emplois et de richesse.
Le ministre Agbénonci et son collègue Wadagni se sont entretenus avec le président de Jetro, M. Hiroyuki Ishige, à Tokyo. Ils ont présenté les atouts du Bénin afin que Jetro encourage l’investissement des entreprises japonaises au Bénin.
Au pas de charge, les deux ministres ont poursuivi leur visite par une rencontre avec le directeur de la Jbic, M. Nobumitsu Hayashi pour discuter des voies et moyens d’approfondir la relation entre l’institution et le Bénin à travers le financement d’entreprises japonaises souhaitant investir au Bénin. Les bonnes performances économiques du Bénin ont été présentées comme un atout certain à cet effet.
Le chef de la diplomatie béninoise a rencontré le président de Jica à la tête d’une délégation de hauts cadres avec qui, il a échangé sur les opportunités de coopération avec le Bénin dans le secteur de l’assainissement et la gestion des déchets.
La délégation a échangé avec le président de Nexi, M. Masufumi Nakada, qui a rassuré le Bénin sur sa volonté d’accompagner les entreprises japonaises désireuses d’investir au Bénin par ses produits d’assurance de l’investissement extérieur.
Une délégation de la Ligue parlementaire Bénin-Japon conduite par son président, l’Honorable Katsuei Hirasawa a rencontré le ministre Agbénonci. Ils ont principalement échangé sur les voies et moyens de consolider et renforcer les relations entre les deux pays ainsi que de différents domaines de coopération tels que les infrastructures, l’éducation et le développement du secteur numérique. Les parlementaires ont également rappelé au ministre la candidature de la ville d’Osaka pour accueillir l’exposition universelle de 2025 et demandé l’appui du Bénin.
La délégation a conclu sa journée par un dîner de travail avec Kiyoshi Ejima, membre de la Chambre haute du Parlement japonais. Il a confirmé sa volonté d’encourager les investisseurs japonais à accroître leurs investissements au Bénin.

1171 enfants sans acte de naissance dans les neuf communes de l'Atacora peuvent désormais prétendre à une existence juridique et jouir pleinement de leurs droits. Les maires de leurs communes respectives se sont vus remettre ce matin dans l'arrondissement de Peporiyakou à Natitingou les jugements d'autorisation établis à leur profit par Plan International Bénin, à l'occasion de la célébration en différé de la 28ème édition de la Journée de l'enfant africain. Saluant ce geste, Antoine N'da, maire de la commune de Natitingou représentant à l'occasion tous les maires du département, a eu une pensée pour tous ces enfants qui sans acte de naissance ne sont pas scolarisés ou ne peuvent aller aux différents examens de fin d'année. Il a appelé tous les partenaires techniques et financiers engagés dans la promotion des droits de l'enfant et à sa protection à faire davantage pour qu'aucun enfant ne soit laissé pour compte pour le développement de l'Afrique, comme le recommande le thème de la journée.
Société 19 juin 2018
L'équipe Nationale de la Suède [/caption]
L’équipe de la Suède s'est débarrassée (1-0) de la Corée du Sud lors de son premier match de la Coupe du monde 2018 dans le groupe F. Les Suédois ont tiré leur épingle du jeu grâce au but de Granqvist sur penalty. Grâce à ce succès, Ola Toivonen et ses coéquipiers rejoignent le Mexique en tête du groupe F de la Coupe du Monde. Ils vont affronter lors de la deuxième journée, samedi prochain, l’Allemagne battu (1-0) par le Mexique tandis que la Corée du Sud devra en découdre avec le Mexique pour essayer de se relancer?
La Tunisie aussi courbe l’échine (2-1) face à l’Angleterre !
Quatrième nation africaine en compétition, ce lundi 18 juin, la Tunisie a également perdu face à l’Angleterre (2-1). Le doublé d’Harry Kane permet aux Three Lions de rejoindre la Belgique en tête du groupe G. Grosse déception des joueurs tunisiens surpris dans les ultimes instants du match. En effet, menés dès la onzième minute, les Aigles de Carthage sont parvenus à revenir au score sur penalty transformé par Ferjani Sassi à la 35e minute (1-1).
Convaincu de la domination anglaise, le sélectionneur Gareth Southgate fait une option offensive qui finit par payer à la 91e minute. A la suite d’un corner répété Harry Maguire envoie le ballon à Harry Kane complètement esseulé au second poteau qui marque de la tête. D’un coup, il devient le premier joueur anglais à réussir un doublé lors de la Coupe du Monde de la FIFA, depuis Gary Lineker en 1990?
La Belgique victorieuse face au Panama
Large victoire de la Belgique (3-0) face au Panama, ce lundi lors de la première journée dans le groupe G. En dépit des nombreuses occasions ratées face à la modeste équipe de Panama, Carrasco, De Bruyne, Hazard et Mertens ont fini par avoir la clé du match dès la deuxième mi-temps. Sur un exploit personnel, Mertens, d’une reprise de volée limpide le gardien adverse (1-0, 47e). La résistance de Torrès n’apportera rien à l’équipe du Panama. Les Diables rouges vont imprimer leur rythme au jeu, ce qui va permettre à Lukaku, de s'offrir un doublé, d'une tête plongeante (2-0, 69e) puis sur un contre express mené par Hazard (3-0, 75e).
Sports 19 juin 2018