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Nouvelles

Bilans moral et financier de l'élection présidentielle: Le juge constitutionnel se laisse juger
Vendredi 2 juillet dernier, la Cour constitutionnelle a organisé un séminaire portant sur le bilan de l'élection présidentielle d'avril 2021. A l'occasion, les bilans moral et financier du processus électoral ont été présentés aux représentants des partis politiques, de la société civile et des autres structures impliquées dans l’organisation de la présidentielle. La conduite de la mission constitutionnelle de veille pour le déroulement régulier de l’élection présidentielle d’avril 2021 et la gestion des contentieux électoraux ; la qualité des rapports de la Cour constitutionnelle avec les institutions, les partis politiques et la société civile lors du processus électoral, la communication citoyenne…, autant de sujets abordés lors du séminaire de la Cour constitutionnelle sur le bilan de l’élection présidentielle. « Chaque mandature ne gère qu’une élection présidentielle. C’est donc l’élection présidentielle gérée par notre mandature que nous soumettons à votre appréciation… Il faut que le juge aussi soit jugé », a déclaré le président de la Cour constitutionnelle avant d’ouvrir les échanges. Le séminaire a porté sur deux principaux axes en l’occurrence le rapport moral et le rapport financier de la présidentielle. Les bilans moral et financier ont situé les participants sur l'exercice par la Cour des prérogatives qu’elle tient de la Constitution et du Code électoral. En effet, depuis l’avènement du Renouveau démocratique, le Bénin a toujours honoré ses rendez-vous démocratiques de l’élection du président. Le 11 avril 2021, les populations ont procédé pour la septième fois à cet exercice. Mais la particularité est que cette élection s’est déroulée dans un contexte particulier marqué par la modification du code électoral et de la Constitution. Il était donc opportun que la Cour constitutionnelle fasse le bilan de la gestion de la présidentielle dans ce contexte délicat. Pour Gilbert Bangana, président du Cos-Lepi, il est de bon ton que chaque acteur impliqué dans le processus électoral fasse son bilan. « Quand vous avez la responsabilité de gérer un processus ou d’être impliqué et qu’il y a des moyens qui sont mis à votre disposition, vous êtes tenus de faire votre bilan. C’est à cet exercice que se livre la Cour constitutionnelle. Ainsi, la Cour s’acquitte d’un devoir, le devoir de reddition de comptes », a soutenu le président du Cos-Lepi. « Cet atelier est important pour chaque parti politique, car il nous permet de mieux cerner le raisonnement de la Cour au cas où nous aurions eu une mauvaise interprétation de telle ou telle décision », va ajouter Marie Noëlle Paraïso, deuxième vice-présidente du parti Moele Bénin. « La Cour constitutionnelle a été efficiente », selon Gilbert Bangana « C’est heureux de constater que globalement, ça s’est bien passé. Et ce qui est rare, c’est que cette institution qui a conduit de main de maître le processus électoral a pu faire des économies au-delà des tâches qui lui sont assignées. C’est vraiment ce qu’il importe de retenir. Avec cette période de rareté de ressources, la Cour a pu faire des économies sur les fonds qui lui sont alloués », s’est réjoui Gilbert Bangana, président du Cos-Lépi, au terme du séminaire bilan de la Cour constitutionnelle. Il ajoute : « La mission a été accomplie et les objectifs ont été atteints à moindre coût. Je pense que la Cour a été efficiente ». Pour le président de la Cour constitutionnelle, la Haute juridiction a accompli sa mission avec le souci de rester conforme à la Constitution. Il a exprimé la gratitude de la Cour à la Cena, aux partis politiques et à la société civile pour la bonne collaboration lors du processus électoral. Il rassure de l’intérêt que la Haute juridiction portera aux recommandations des participants pour l’amélioration de la prestation de la Cour lors des échéances à venir. Actualités 05 juil. 2021


Cryptomonnaies : La Bceao alerte les populations sur les risques encourus
Des messages publicitaires récurrents sur les réseaux sociaux incitent les populations béninoises à adhérer aux plateformes de cryptomonnaies et à y investir des sommes d'argent afin d'en tirer des bénéfices rapides et substantiels. Au regard des nombreux risques que présente cette activité, la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) appelle les populations à la vigilance. A travers un communiqué de presse, l’institution financière informe que les cryptomonnaies ne présentent pas les caractéristiques associées à une monnaie classique, qu'elles ne sont pas émises par la Bceao et les transactions qu'elles génèrent ne sont ni encadrées, ni contrôlées par l'institut d'émission. En conséquence, souligne la Banque, l’activité comporte des risques importants de liquidité, de fraude, d'escroquerie et de blanchiment d'argent associés à la participation à ces plateformes d'échanges. Ce qui voudrait dire, informe-t-elle, que les populations pourront être victimes de la perte de leurs avoirs sans aucune possibilité de recours. C’est donc pour ces raisons que la Bceao invite les citoyens à faire preuve de vigilance pour ne pas succomber aux promesses et publicités sur les cryptomonnaies provenant de diverses origines. A travers le même communiqué, l’institution financière avertit qu’elle ne saurait être impliquée dans un quelconque conflit lié à ces activités et à l'utilisation desdites plateformes. Quant à elle, elle dit travailler déjà à la promotion d'innovations financières fondées sur la technologie dans un environnement sécurisé. Actualités 04 juil. 2021


Tourisme: La reprise se fera attendre
Selon un nouveau rapport présenté conjointement par la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced) et l'Organisation mondiale du tourisme (Omt), l'effondrement du tourisme international dû à la pandémie pourrait entraîner une perte de plus de 4 000 milliards de dollars pour le Pib mondial sur les années 2020 et 2021. Les experts ne s’attendent pas à un retour à la normale avant 2024. Le document indique que le tourisme international et les secteurs qui en dépendent ont subi une perte estimée à 2.400 milliards de dollars en 2020 en raison des impacts directs et indirects d'une forte baisse des arrivées de touristes internationaux. Une perte similaire pourrait encore être enregistrée cette année. La reprise dépendra en grande partie de la distribution massive de vaccins contre la Covid-19 à l'échelle mondiale. La secrétaire générale par intérim de la Cnuced, Isabelle Durant, a déclaré que « le monde a besoin d'un effort global en faveur de la vaccination qui permettra de protéger les travailleurs, d'atténuer les dommages sociaux et de prendre des décisions stratégiques concernant le tourisme, en tenant compte des changements structurels potentiels ». Les pertes touristiques sont plus importantes dans les pays en développement. Les régions les plus touchées sont l'Asie du Nord-Est, du Sud-Est et du Sud, l'Océanie, l'Afrique du Nord. Les moins touchées sont l'Amérique du Nord, l'Europe occidentale et les Caraïbes. Sur le continent africain, la région la plus touchée est l’Afrique du Nord avec un recul de 78 % des dépenses des visiteurs. Mais le reste du continent ne va guère mieux avec un recul des dépenses de 69 %. Déclin des arrivées Avec un déclin mondial moyen des arrivées de 88 % par rapport à la période pré-pandémique, le début de cette année a été mauvais pour la plupart des destinations. Beaucoup pensaient que la diminution de 74 % du nombre d’arrivées de touristes, constatée en 2020 par rapport à 2019, ne serait qu’un mauvais souvenir. Force est de constater que des restrictions de voyage ont été mises en place pratiquement dans tous les pays. A partir du 1er juillet, le Pass sanitaire est en place en Europe. Ce document permet de se déplacer librement dans 33 pays du Vieux Continent. Vaccination L'Organisation mondiale du Tourisme ne s'attend pas à un retour à la normale avant 2023 ou même 2024. L'Onu appelle à élargir l'immunisation dans tous les pays et à une collaboration sur les conditions requises pour l'entrée sur les territoires face à la pandémie afin d’accélérer le processus. Il est important de mettre l’accent sur la nécessité d’accélérer la vaccination afin de surmonter les craintes de contamination des visiteurs étrangers. En ce moment, le nombre de cas de Covid-19 augmente en Afrique à un rythme alarmant. La troisième vague de la pandémie se répand sur le continent, alimentée par de nouveaux variants. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse). Société 02 juil. 2021


Juguler l’inflation: Nécessité d'un Fonds de prévision alimentaire
Il est de notoriété que les prix des denrées alimentaires flambent alors qu’apparemment ils ne sont contenus par un quelconque système. Le pouvoir d’achat du citoyen s’amenuise et son niveau de vie a tendance à baisser à rebours de ce que vise le programme d’action du gouvernement. Il est bien paradoxal que le bien-être social s’effiloche ainsi alors que le développement matériel du pays est en progression continue. C’est un dilemme qui requiert, de notre point de vue, une solution durable. Depuis que le Chef de l’Etat a annoncé qu’il donnera à son programme d’action une orientation plus sociale, nous n’avons de cesse de faire valoir l’idée qu’une telle décision salutaire ne pourra se réaliser pleinement qu’avec la contribution et l’adhésion de tout le peuple. Le social est populaire de nature ou il n’est point ; aussi avons-nous commencé par suggérer la réactivation de la notion de solidarité nationale. Nous avons alors proposé l’instauration d’une journée qui sera dédiée à cette valeur éminemment dynamique et rassembleuse que nous suggérons d’inscrire au calendrier et, de manière discursive, de célébrer chaque année afin d’en imprégner les esprits. Nous l’avons fait par voie de presse, et avons pris soin d’en saisir le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance concerné au premier chef, et aussi d’en rendre promptement compte au Chef de l’Etat. C’est certainement, pensons-nous à présent, la meilleure manière de s’assurer la bonne écoute. La solidarité devrait être le ressort de tout développement harmonieux d’un peuple ; c’est elle qui construit véritablement un pays. Alors, que peut donc faire cette solidarité dans le contrôle de l’inflation qui nous frappe ? Les possibles causes de l’inflation en cours En économie de marché que nous sommes, la fluctuation des prix fait partie de sa dynamique sans préjudice des raisons qui peuvent l’entrainer. L’inflation qui sévit actuellement provient d’un déséquilibre entre l’offre et la demande, traduisant une pénurie des denrées alimentaires. Ce peut être pour raison de conditions climatiques, la pluviométrie habituelle n’ayant pas été au rendez-vous ; ce peut être que les agriculteurs trouvent plus rentable de vendre leurs produits aux pays frontaliers et qu’ils y procèdent ; ce peut être aussi par pure spéculation à savoir créer une pénurie artificielle pour pouvoir augmenter les prix par la suite, au moment qui conviendra, aux grossistes qui fournissent les détaillants. Qu’importe, nous sommes dans une économie libérale, et il est bien difficile de lutter contre les deux dernières éventualités ; nous en convenons aisément. Mais, puisqu’il en est ainsi, il sied de mettre sur pied un mécanisme qui prévienne, à tout le moins, les contrecoups des aléas climatiques si tant est que « gouverner c’est prévoir; et que ne rien prévoir, c’est courir à sa perte. » Ce mécanisme passe, à notre jugement, par l’institution d’un Fonds de prévision, mais aussi par une politique de constitution d’une réserve stratégique. De l’opportunité de la création de ce Fonds Dans le présent cas de figure où les producteurs subissent les répercussions des aléas climatiques et que par ricochet les produits alimentaires se raréfient sur le marché, entrainant l’augmentation de leurs prix, la solution radicale et structurelle me parait être l’irrigation des terres. Hormis cette solution, nous resterons toujours, producteurs agricoles et consommateurs, à la merci des aléas du climat et dépendrons servilement de son rythme. Probablement que les efforts que fait déjà le gouvernement en ce sens ne suffisent pas puisque le problème demeure. Avec l’ouverture sociale du programme d’action, j’estime que l’irrigation des terres, que ce soit par voie de retenue des eaux qui descendent des hauteurs et vont se déverser en pure perte dans l’Atlantique ou par voie de forages, ne devrait plus être perçue comme une affaire devant intéresser seulement les seuls producteurs agricoles ou attendre qu’un projet financé par un organisme extérieur vienne la réaliser. C’est une affaire qui devrait désormais nous impliquer tous, et nous devons tous mettre la main à la pâte dans un geste noble de Solidarité agissante pour aider à résoudre le problème d’autant qu’il nous est vital. Dans l’optique dans laquelle nous nous mettons, le Fonds permettra l’irrigation des terres, mais servira également à stabiliser le pouvoir d’achat, le cas échéant. De la nécessité de la constitution d’une réserve stratégique J’estime, par ailleurs, que la solution pour parer à une pénurie conjoncturelle de denrées alimentaires passe également par la constitution d’un stock de précaution de produits vivriers non périssables, renouvelables à dates fixes dans des entrepôts d’Etat et susceptibles de faire face à toute situation de rupture momentanée de la production ainsi qu’à la montée subséquente des prix. Le stockage devient nécessaire tant en cas de surabondance de la production suite, notamment, à l’irrigation des terres, qu’en cas d’une pluviométrie exceptionnellement favorable. La constitution d’une réserve permettra, alors, de réguler le marché. Mais comment financer tout cela ? Nous suggérons la création d’un Fonds solidaire. Comment sera alimenté ce fonds? - Par prélèvement sur la Tva. Tout consommateur, sans égard à son rang social, paie cette taxe sur la valeur ajoutée sur tout ce qu’il achète et consomme; elle est collectée par le vendeur pour le compte de l’Etat. Elle émane donc directement du peuple et est censée être utilisée par l’Etat pour améliorer son bien-être. L’on devrait alors pouvoir y recourir de manière spécifique lorsque la survie de ce peuple est mise en jeu par des phénomènes somme toute fortuits, telle l’augmentation des prix des produits alimentaires de première nécessité et nécessaires, effectivement, à sa survie. Nous suggérons alors que sur cette Tva payée par tout consommateur sans exclusive, et qui est utilisée, généralement, pour tout investissement de quelque nature par l’Etat, soit prélevé un pourcentage spécifique pour constituer et alimenter un fonds de garantie de son bien-être. Cela parait équitable et évident, à mon sens. - Par les remboursements à l’Etat des deniers publics détournés. Outre un prélèvement sur la Tva, nous pensons que ce Fonds pourrait également être alimenté par le remboursement des détournements de deniers publics. A première vue, l’idée pourrait paraitre saugrenue, mais je m’en explique comme suit. Nos financiers appliquent strictement dans la gestion des affaires publiques, le principe sacro-saint de non affectation des ressources. Tout ce qui rentre dans les caisses de l’Etat doit être confondu ; le principe interdit, alors, l’utilisation d’une recette déterminée pour le financement d’une dépense déterminée. J’estime que les particularités de notre économie ainsi que les conditions sociopolitiques de notre développement requièrent que nous nous affranchissions, de temps à autre, et à titre dérogatoire certes, de ce principe budgétaire du droit français, et que soit autorisée, à l’occasion, l’affectation d’une recette déterminée à une dépense déterminée. En effet, les citoyens ont besoin de savoir ce que l’on fait concrètement des remboursements des deniers qui leur ont été volés, et cela est légitime. Ils ont l’impression qu’en fait, les crimes de détournement de deniers publics restent impunis. La meilleure façon de les convaincre du contraire, c’est de leur dire ce que l’on fait concrètement de l’argent récupéré ; ils ont droit à cette information. Et si on leur disait que cet argent servait aussi à minimiser l’augmentation des prix des denrées alimentaires en cas de crise, ils en seraient redevables à l’Etat au plus haut point et à n’en point douter. Je voudrais saisir l’occasion pour rappeler qu’à la suite de la vague de corruption dont a fait état le Conseil des ministres du 29 mai 2020 où nous apprenions qu’au moins deux milliards de nos francs étaient tombés dans les escarcelles des fossoyeurs de l’économie nationale, nous avions fait des propositions pour renforcer la lutte contre la corruption parmi lesquelles, l’ouverture d’un compte intitulé ‘’mise en débet Corruption’’. Ce devait être un compte spécifique dans les livres du Trésor pour recueillir tous les remboursements d’appropriation de deniers publics par la mise en débet systématique, non seulement à hauteur de la somme détournée, mais augmentée des intérêts courant depuis la date du forfait jusqu’à son remboursement intégral. Je proposais déjà qu’il soit soustrait du principe de non-affectation des ressources. Effets induits de l’inflation L’on ne saurait traiter du phénomène économique qu’est l’inflation en faisant abstraction de l’effet social qu’elle entraine à savoir l’érosion du pouvoir d’achat et la manière de stabiliser celui-ci. L’ajustement des salaires devrait intervenir pour compenser cette érosion et préserver le bien-être du citoyen en garantissant la consommation des ménages. Les économies qu’a faites le gouvernement de la Rupture par le truchement de la lutte contre la corruption et de la réduction des dépenses électorales devraient le permettre. A cette fin, il importe que le gouvernement détermine, en accord avec les associations des consommateurs et les syndicats, le seuil d’inflation au-dessus duquel cette augmentation devra être envisagée systématiquement, sans plus de pourparlers ni de disputes étant entendu que la moindre augmentation des prix ne peut requérir une augmentation des salaires. L’on peut comprendre qu’en système libéral strict l’on rechigne, par principe, à intervenir directement dans l’économie. Mais nous sommes un petit pays à gros écarts sociaux et l’Etat devrait pouvoir jouer sa partition, dans les conditions que nous venons d’indiquer, pour garantir le bien-être social. Faire de l’irrigation un problème de souveraineté et réguler le marché par la constitution et la gestion d’un stock de vivres. Au total, nous engageons la solidarité nationale dans la lutte contre les aléas climatiques par l’irrigation des terres et dans la constitution d‘un stock alimentaire afin de préserver le bien-être social. Nous devrions nous faire à l’idée qu’avec la promotion de la notion de solidarité dans les esprits, nous pouvons en arriver à mieux construire notre pays. La finalité de toute politique publique est le bien-être social, mais force est de constater que nous n’avons, jusqu’alors, aucune institution qui matérialise cet objectif premier ; le Fonds que je propose devrait remédier à cette insuffisance. Nous avons la fâcheuse tendance à ne voir dans l’économie, que le développement matériel. Il est temps que nous recadrions nos esprits, et cette seconde mandature nous en donne l’occasion. Par Candide Ahouansou *Ambassadeur Société 02 juil. 2021


Réhabilitation du stade Général Mathieu Kérékou: L’infrastructure officiellement ouverte au public
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Oswald Homéky, ministre des Sports, ont réceptionné le stade rénové après les travaux de réhabilitation à Cotonou. Après la signature du procès-verbal de réception et de l’acte de remise de l'infrastructure, l’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Jingtao Peng, s’est réjoui de la longévité de la coopération entre les deux pays avant de souhaiter bonne chance aux Ecureuils du Bénin pour leurs prochaines rencontres sur cette infrastructure. 13 milliards de F Cfa, c’est le coût total des travaux de réhabilitation du stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou, de nouveau ouvert au public hier jeudi 1er juillet au terme de la cérémonie de réception par le gouvernement représenté par Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Oswald Homéky, ministre des Sports, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Après la signature du procès-verbal de réception et de l’acte de remise du joyau, l’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Jingtao Peng, a salué la collaboration entre les équipes techniques du Bénin et de la Chine qui a abouti à la réalisation des travaux. C’est le lieu pour lui de rappeler les difficultés rencontrées par la partie chinoise à cause de la pandémie du coronavirus qui a retardé les travaux. Pour lui, construit en 1983, ce stade est un édifice symbolique pour la capitale économique du Bénin. « En 40 ans, ce stade a abrité plusieurs évènements politiques, culturels et sportifs», a-t-il déclaré. Avec les travaux au niveau de la pelouse du terrain de football et de la piste d’athlétisme, les gradins et bureaux ainsi que les ouvrages annexes comme la construction de local diesel, d’une bâche à eau et d’une salle de pompe, le stade Général Mathieu Kérékou est désormais prêt pour accueillir des compétitions nationales et internationales. « Ce stade peut accueillir de grandes compétitions sportives et j’espère qu’il va apporter beaucoup de chance aux Ecureuils du Bénin lors de leurs prochaines rencontres », a-t-il poursuivi. Au nom du gouvernement, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a témoigné sa gratitude au gouvernement chinois qui a financé les travaux. Pour lui, en décidant de réhabiliter cette infrastructure, le président de la République, Patrice Talon, est resté dans sa vision non seulement de transformer notre cadre de vie pour le mettre à la hauteur de nos ambitions mais aussi d’offrir des infrastructures de qualité aux sportifs béninois. Sports 02 juil. 2021


Atténuation des impacts du Covid-19: Des producteurs appuyés pour assurer la sécurité alimentaire
Dans le souci de venir en aide aux producteurs agricoles par ces temps de pandémie, la Fao et le ministère de l’Agriculture ont procédé, mardi 29 juin dernier à Bohicon, à la remise d’intrants agricoles à des groupements de producteurs. Ce geste vise à soutenir le plan d’atténuation des impacts du Covid-19 sur le secteur agricole et la sécurité alimentaire. Comme la plupart des pays du monde, le Bénin a été frappé par la pandémie de Covid-19 dont le premier cas a été signalé en mars 2020. En réponse à cette situation imprévisible, plusieurs mesures ont été prises par le gouvernement du Bénin en fonction du rythme de propagation de la pandémie. Le gouvernement du Bénin, à travers le ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, a mis en place un Plan d'atténuation des effets et impacts du Covid-19 sur le secteur agricole et la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Pour accompagner ce processus, la Fao a apporté son appui technique et financier au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche pour le développement du programme d’ "Appui à la mise en œuvre du plan d’atténuation des effets et impacts du Covid-19 sur le secteur agricole et la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin" Innocent Togla, secrétaire général de ce ministère, présent à cette cérémonie explique que l'objectif global de ce plan est d’accroître la résilience du secteur agricole et la sécurité alimentaire et nutritionnelle face aux effets et impacts du Covid-19. De façon spécifique, détaille-t-il, il s’agit d’améliorer la production et la productivité des systèmes de production et de transformation des produits, de faciliter le commerce des produits agricoles et agroalimentaires et d’améliorer les conditions d'existence des ménages agricoles vulnérables. L’étape de Bohicon fait suite à celles de Natitingou et Parakou. Il s’agit d'un appui aux filières céréales et de maraîchage pour renforcer leur capacité de production et de résilience face aux impacts du Covid-19. Ainsi les groupements seront dotés de 9 000 kg de semences de maïs, de 720 boîtes de semences de tomate, de 520 sacs d’engrais et de 340 sacs d'urée. Cela permettra à 174 groupements des douze départements du pays de relancer leur production dans ce contexte de pandémie de Covid-19. Pour Dr Jean Adanguidi, chargé des programmes de la Fao au Bénin, cette cérémonie de remise d’intrants s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme en charge de ce volet et vise essentiellement la distribution de kits de production aux groupements de producteurs agricoles provenant des douze départements du Bénin, judicieusement sélectionnés avec l’appui des Directions départementales de l’Agriculture (Ddaep) et des Agences territoriales de développement agricole (Atda). Il reste convaincu que les producteurs bénéficiaires feront un très bon usage de ces intrants pour améliorer leur production et mieux assurer la sécurité alimentaire de leurs ménages respectifs. Société 02 juil. 2021


Développement du secteur des Tic et numérique: Le réseau des parlementaires chez Aurélie Adam Soulé Zoumarou
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a reçu en audience mardi 29 juin dernier à Cotonou, le Réseau des parlementaires pour les Tic et le numérique. Au cours de cette audience à laquelle a pris part Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, les députés Valère Tchobo et Lucien Houngnibo ont exprimé leur volonté d’accompagner le gouvernement afin que le peuple béninois tire meilleur profit de la révolution numérique en cours dans le pays. Les responsables du Réseau des Parlementaires béninois pour les Tic et le Numérique ont échangé, mardi 29 juin dernier à Cotonou, avec Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Au cours de cette audience, les députés Valère Tchobo et Lucien Houngnibo ont présenté les activités et ambitions du réseau avant d’exprimer la nécessité d’une synergie d’action entre le Parlement et l’Exécutif engagé depuis 2016 à faire du Bénin la plateforme numérique de l’Afrique de l’Ouest. Valère Tchobo, président du réseau, se dit prêt à travailler avec le gouvernement afin que les populations puissent tirer meilleur profit des projets mis en oeuvre. Selon lui, créé depuis la 7e législature, ce réseau dispose d’un effectif de 25 députés sur les 83 que compte l’Assemblée nationale. Pour le député Valère Tchobo, le gouvernement peut compter sur ce réseau pour atteindre facilement les populations. C’est pourquoi, il sollicite des rencontres périodiques avec des cadres du ministère, des renforcements de capacités, l’imprégnation des nouvelles donnes dans ce secteur et une bonne collaboration entre le ministère du Numérique et le Parlement. Abondant dans le même sens, l’honorable Lucien Houngnibo appelle à une convergence des forces notamment pour une meilleure vulgarisation du Code du numérique. « Avec notre réseau, nous pouvons sensibiliser les populations sur le Code du numérique pour éviter qu'elles ne tombent sous le coup de la loi », a-t-il déclaré. Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, s’est réjouie de l’existence et de l’approche de ce réseau qui constitue le bras numérique du Parlement. Elle a salué la démarche des députés et reste ouverte à la définition conjointe d’un plan d’actions assorti d’échéances, en vue de combler les attentes dans le domaine du numérique. Enumérant les accords internationaux relatifs aux questions de cybersécurité à ratifier dans les prochains mois à savoir la Convention de Budapest et la Convention de Malabo, la ministre du Numérique se félicite de cette prise de contact qui marque le début d’un partenariat. Présent lors de l’audience, Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, a souligné l’importance d’une collaboration entre acteurs publics, notamment le Parlement et l’Exécutif, pour le développement du numérique au Bénin. Il a, par ailleurs, souligné les progrès réalisés ces dernières années par le Bénin dans le domaine de la dématérialisation de l’administration publique. Actualités 02 juil. 2021


Haut-commissariat à la sédentarisation des éleveurs: Adamou Mama Sambo pour un agropastoralisme apaisé
Le Conseil des ministres du mercredi 30 juin a nommé Adamou Mama Sambo, haut-commissaire à la sédentarisation des éleveurs à la présidence de la République. L’une des plus importantes missions de cette personnalité sera de travailler pour un agropastoralisme apaisé ; ce qui passe entre autres par la sédentarisation des éleveurs. Adamou Mama Sambo n’a pas été promu haut-commissaire à la sédentarisation des éleveurs par hasard. «Il s’y connait bien. Il connait bien le milieu et c’est pour cela qu’il a bénéficié de la confiance du chef de l’Etat et son action va consister entre autres à discuter avec les éleveurs, les communautés et les amener à adhérer à cette cause pour à la fin, produire des résultats au bénéfice de tous». Ces explications de Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, tendent à lever un coin de voile sur un pan du cahier des charges du haut-commissaire à la sédentarisation des éleveurs. Il ressort de ses explications que le gouvernement est s’engagé dans une réforme structurelle de certaines pratiques dont celles liées à la transhumance. Le fait pour les éleveurs de se déplacer dans notre pays comme dans la sous-région, est une pratique qui a parfois généré des conséquences lourdes pour les populations, qu’il s’agisse des agriculteurs et ou des éleveurs, indique-t-il. En quête d’une démarche visant à améliorer ces pratiques, il serait pertinent de mettre en place un mécanisme qui fasse qu’à terme, l’on parvienne à la sédentarisation des éleveurs, soutient le porte-parole du gouvernement. C’est pourquoi, en dehors de toutes les actions menées jusque-là pour contenir les effets et les affres de la transhumance transfrontalière, le chef de l’Etat a jugé opportun de mettre en place un haut-commissariat pour s’en charger. Il revient donc à Adamou Mama Sambo d’engager les discussions avec les acteurs et de les amener à adhérer à la démarche que prône le gouvernement, pour un changement de comportement. Il devra aussi les sensibiliser et leur montrer les vertus de l’option que propose le gouvernement. La nomination n’est en fait qu’un acte parmi tant d’autres posés par le chef de l’Etat et son gouvernement depuis plusieurs années pour en finir avec les conséquences fâcheuses de la transhumance. Pour la campagne de transhumance nationale 2020-2021, le gouvernement soucieux de préserver la cohésion sociale avait pris des mesures urgentes visant à atténuer la récurrence de ces antagonismes. A cet effet, il avait été décidé de procéder, à l'acquisition et à la mise en place de 350 tonnes d'aliments de bétail à coût réduit, grâce à une subvention de 50 % accordée par l'Etat d'une part, et à la réalisation de 20 forages pastoraux à buts multiples avec abreuvoirs, d'autre part. Ces actions seront suivies d'autres mesures à moyen et long termes, l’objectif visé étant de trouver une solution durable à la transhumance, avait fait savoir le gouvernement à l’époque. Il s'agira notamment de la facilitation de l’accès des organisations de producteurs au microcrédit et au Fonds national de développement agricole, l’appui à la mise en place des parcelles fourragères pour soutenir l’élevage des ruminants et l’élaboration et la mise en œuvre d'un plan triennal de gestion de la transhumance. Des mesures pertinentes Pour rappel, le gouvernement avait pris de nouvelles options, dans l’optique de mettre un terme aux conflits autour de la transhumance. La décision prise à cet effet pour réorganiser la transhumance des animaux à l’intérieur du territoire national propose deux zones. La première part de la côte jusqu’à la latitude nord de la commune de Dassa-Zoumè et est dorénavant réservée aux seuls troupeaux d’éleveurs nationaux établis au Bénin. La seconde va de la latitude sud de la commune de Glazoué et s’étend jusqu’aux frontières nord de notre pays et est également réservée aux mêmes cheptels. Les mesures énergiques prises par le gouvernement, ces trois dernières années, ont permis de limiter considérablement les effets pervers de la transhumance. Ainsi, le nombre de victimes est en baisse continue. Avec la nomination d’un haut-commissaire à la sédentarisation des éleveurs, on se rend compte que l’option du chef de l’Etat d’en finir avec les problèmes liés à la transhumance s’est matérialisée une fois de plus. Pour ce qui est du profil du nouveau haut-commissaire, il semble bien qu’il y ait trop peu à dire. Docteur vétérinaire, Adamou Mama Sambo, ambassadeur de la Fondation des savanes ouest-africaines (Fsoa) dont il a été administrateur, est aussi un fin connaisseur des questions relatives à l’alimentation animale au Bénin. Il a été conseiller technique à la transhumance du président Boni Yayi et président de la Cellule nationale de coordination nationale de l’Association pour la promotion de l’élevage au sahel et en savanes du Bénin. Pendant longtemps, il s’est imposé comme l’alternative pour mettre un terme à la rivalité destructrice entre les Gando et les Boo de la commune de Kalalé, mais aussi un acteur engagé pour la cause d’un agropastoralisme apaisé. Et comme pour donner la preuve que le chef de l’Etat vient de replonger le poisson dans son milieu naturel, il n’y a qu’à relire ces propos de Adamou Mama Sambo qui confiait dans un entretien aux médias son vœu pour une transhumance apaisée. « Il faudrait qu’on continue à sensibiliser les acteurs. Nous, nous le faisons mais il faut qu’on puisse poursuivre. Il faut qu’au niveau de l’Etat central, en termes d’investissements pour le pastoralisme, pour l’aménagement des aires de pâturages et des couloirs de passage et les infrastructures en hydrauliques pastorales, il y ait des efforts dans ce sens, des efforts financiers et que les acteurs puissent accompagner en termes de dialogue à travers un changement de mentalités et de comportements pour faire évoluer notre élevage et l’adapter aux réalités actuelles du monde avec le poids démographique et la pression sur le foncier », soutenait-il? Actualités 02 juil. 2021


Centenaire du Parti communiste chinois: L’Empire céleste célèbre l’emblème de sa renaissance
D’impressionnants défilés et parades, un festival aérien d’hélicoptères, de colombes et de ballons, un décor magistral pour un événement majestueux et cent coups de canons pour marquer un centième anniversaire. Le Parti communiste chinois a célébré hier jeudi 1er juillet son centenaire avec solennité. Protagoniste de l’indépendance de la Chine, le Parti communiste chinois est vu comme le symbole de la Chine nouvelle, le poumon de cette puissance économique dont le développement fulgurant ne cesse de surprendre. Célébration imposante et message impérial : «Le temps où le peuple chinois pouvait être foulé aux pieds, où il souffrait et était opprimé, est à jamais révolu !… Le peuple chinois s’est levé !… La grande renaissance de la nation chinoise est entrée dans un processus historique irréversible !», des mots prononcés hier avec autorité par le président de la République populaire de Chine, depuis la place Tiananmen (à Pékin) où s’est déroulée la célébration du centième anniversaire du Parti communiste chinois. Dans son discours qui a duré l’heure, Xi Jinping met en exergue le destin glorieux d’une Chine jadis dominée, aujourd’hui deuxième puissance mondiale. Il rappelle le sombre souvenir des guerres de l’Opium, du colonialisme occidental, de l’invasion japonaise puis appelle le peuple à se délecter de l’essor technologique, de la croissance économique, de la révolution industrielle, des performances époustouflantes qui font la Chine d’aujourd’hui. Le message est clair, il sonne comme un avertissement aux oreilles des grandes puissances. La Chine ne courbera plus l’échine devant les forces étrangères et entend poursuivre sa dynamique. C’est pourquoi le président de la République populaire de Chine exhorte au rajeunissement national, à la fierté nationale et au patriotisme. Il invite les communistes à se nourrir de cette détermination qui fut naguère celle des fondateurs du Parti communiste chinois. Fondé dans la clandestinité en juillet 1921 par un groupe d’intellectuels, le Parti communiste chinois est en effet parti de 58 membres à ses débuts à plus de 95 millions de membres aujourd’hui. Seul parti au pouvoir depuis l’indépendance de la Chine en 1949, le Pcc est le leader sans partage de la scène politique en Chine. C’est donc à raison que le président Xi Jinping met le bilan du miracle chinois à l’actif du Parti communiste chinois. Un miracle qui aux yeux du monde ne fait l’ombre d’aucun doute. Agriculture, industrie, commerce, transport, numérique, éducation, pouvoir d’achat…, la révolution chinoise a embrasé tous les domaines en quelques décennies et hissé le pays à un rang respectable. Le bilan est élogieux mais l’ambition reste énorme et des défis restent à relever. Actualités 02 juil. 2021


Droits des femmes et santé sexuelle et reproductive: Un projet lancé pour impacter 2 320 filles à Parakou
Grâce au soutien de l’Ambassade de France près le Bénin, les droits des femmes et de la santé sexuelle et reproductive étaient au centre d’une rencontre à Parakou, mercredi 30 juin dernier. C’est dans le cadre du lancement d’un projet qui veillera à leur promotion dans la commune. Le lancement du Projet d’appui à la promotion des droits des femmes et la santé sexuelle et reproductive (Pap/Ssr) s’est tenu, mercredi 30 juin dernier à Parakou. Mis en œuvre, grâce à l’appui de l’Ambassade de France près le Bénin, par l’Association des jeunes pour le développement des arts et cultures (Adjac Ong), il vise à renforcer la connaissance par les filles de Parakou, de leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive, puis à leur faciliter l’accès à la consultation et aux soins médicaux. L’objectif, au terme de son exécution, c’est d’impacter 2 320 jeunes filles de la commune qui sont en situation d’apprentissage et âgées de 14 à 22 ans. Au total, 1 160 parmi elles bénéficieront d’une consultation médicale gratuite pour le dépistage de diverses infections sexuellement transmissibles, sans oublier leur prise en charge. Comme leur autonomisation vise à leur permettre d’avoir une source de revenus, 1 160 autres seront formées en fabrication de savon liquide amélioré. L’épanouissement de la fille Selon son coordonnateur, Mickaël Assogba, il s’articule autour de trois composantes essentielles. Il s’agit de lutter contre les violences faites aux filles et aux femmes, de leur favoriser l’accès à la santé sexuelle et reproductive et de veiller à l’insertion socioprofessionnelle de celles qui sont vulnérables. Le choix porté sur Parakou pour développer ses activités, a-t-il indiqué, n’est pas un hasard. En effet, chef-lieu du Borgou, département dans lequel le taux de connaissance et d’utilisation de la contraception estimé à 10 % est encore très bas, Parakou est caractérisée par une population jeune majoritairement féminine et fortement attachée aux valeurs traditionnelles et autres préjugés ou pesanteurs religieux et socioculturels. Dans le même temps, ses filles pour la plupart âgées de 14 à 22 ans ont une vie sexuelle précoce et sont très vite confrontées aux grossesses précoces, multiples et rapprochées menant souvent à des avortements clandestins, hypothéquant pour bon nombre, les chances d’une maternité heureuse. A cela s’ajoutent la déscolarisation, les mariages précoces, les maladies sexuellement transmissibles et la pauvreté qui les rend vulnérables. C’est l’insuffisance en informations et en assistance, assure Laurianne Salifou, représentante de l’Adjac Ong, qui conduit la majorité de ces filles à ne pas recourir aux soins de santé. Elle déplore leur méconnaissance de la gestion saine de leur sexualité et la non-prise en compte de l’éducation sexuelle au sein des ménages et sur les lieux d’apprentissage. Représentant les bénéficiaires, le secrétaire général du Collectif des artisans du Borgou, Fataï Sanni, a réaffirmé leur adhésion au projet. Tout en appréciant son bien-fondé et sa portée, la représentante du directeur départemental de la Santé du Borgou, Aoulatou Bio Djibril, le maire de la commune Inoussa Zimé Chabi et la référente de la Maison de la Société civile dans le Borgou, Caroline Adissotoun, ont exprimé leur gratitude à l’Ambassade de France près le Bénin, pour son implication aux côtés du gouvernement, dans le cadre de la promotion des droits des femmes et la santé sexuelle et reproductive. « Ce sera donc un travail de plaidoyer, de sensibilisation, de consultation, d’information et de formation qui se feront aussi bien avec les acteurs locaux que les filles sélectionnées dans tous les arrondissements de Parakou », a précisé le coordonnateur Mickaël Assogba. Dans la foulée, une séance a été organisée à l’intention des élus locaux de Parakou. C’est pour renforcer leurs capacités par rapport aux questions liées aux droits des femmes, à la santé sexuelle et reproductive. Société 02 juil. 2021


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