La Nation Bénin...
Nouvelles
L'équipe Nationale de la Suède [/caption]
L’équipe de la Suède s'est débarrassée (1-0) de la Corée du Sud lors de son premier match de la Coupe du monde 2018 dans le groupe F. Les Suédois ont tiré leur épingle du jeu grâce au but de Granqvist sur penalty. Grâce à ce succès, Ola Toivonen et ses coéquipiers rejoignent le Mexique en tête du groupe F de la Coupe du Monde. Ils vont affronter lors de la deuxième journée, samedi prochain, l’Allemagne battu (1-0) par le Mexique tandis que la Corée du Sud devra en découdre avec le Mexique pour essayer de se relancer?
La Tunisie aussi courbe l’échine (2-1) face à l’Angleterre !
Quatrième nation africaine en compétition, ce lundi 18 juin, la Tunisie a également perdu face à l’Angleterre (2-1). Le doublé d’Harry Kane permet aux Three Lions de rejoindre la Belgique en tête du groupe G. Grosse déception des joueurs tunisiens surpris dans les ultimes instants du match. En effet, menés dès la onzième minute, les Aigles de Carthage sont parvenus à revenir au score sur penalty transformé par Ferjani Sassi à la 35e minute (1-1).
Convaincu de la domination anglaise, le sélectionneur Gareth Southgate fait une option offensive qui finit par payer à la 91e minute. A la suite d’un corner répété Harry Maguire envoie le ballon à Harry Kane complètement esseulé au second poteau qui marque de la tête. D’un coup, il devient le premier joueur anglais à réussir un doublé lors de la Coupe du Monde de la FIFA, depuis Gary Lineker en 1990?
La Belgique victorieuse face au Panama
Large victoire de la Belgique (3-0) face au Panama, ce lundi lors de la première journée dans le groupe G. En dépit des nombreuses occasions ratées face à la modeste équipe de Panama, Carrasco, De Bruyne, Hazard et Mertens ont fini par avoir la clé du match dès la deuxième mi-temps. Sur un exploit personnel, Mertens, d’une reprise de volée limpide le gardien adverse (1-0, 47e). La résistance de Torrès n’apportera rien à l’équipe du Panama. Les Diables rouges vont imprimer leur rythme au jeu, ce qui va permettre à Lukaku, de s'offrir un doublé, d'une tête plongeante (2-0, 69e) puis sur un contre express mené par Hazard (3-0, 75e).
Sports 19 juin 2018

En marge de la Table ronde sur l’élimination de la transmission mère à l’enfant du Vih et de la prise en charge pédiatrique au Bénin, organisée par la Fondation Claudine Talon en collaboration avec Clinton Health Access Initiative, les 5 et 6 juin derniers, le gouvernement a fait le point de ses efforts dans le cadre de la lutte, ainsi que les défis qu’il entend relever.
Le Bénin s’active pour éliminer la transmission mère-enfant du Vih. En marge de la Table ronde consacrée à la question, les 5 et 6 juin derniers par la Fondation Claudine Talon, le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a présenté les engagements du gouvernement dans le cadre de la lutte.
Au nombre de ces engagements, il souligne la relance et la restructuration du Conseil national de lutte contre le Sida, le paludisme, la tuberculose et autres maladies transmissibles ; la mise en place d’un programme de santé de lutte contre le Sida. A cela s’ajoutent la mise en place d’un plan national d’élimination de la transmission du Vih de la mère à l’enfant 2016-2020 et la prise de mesures en faveur de la protection des personnes vivant avec le Vih, ainsi que la gratuité des soins et traitements liés à l’infection au Vih pour un plus grand accès. Ces mesures favorisent déjà des avancées.
Et pour cause ! Le taux de dépistage des femmes enceintes est passé de 90 % en 2015 à 96 % en 2017 ; la proportion des femmes enceintes infectées sous traitement antirétroviral a évolué de 72 % en 2015 à 91 % en 2017. De 92 % en 2015, le taux de femmes séropositives accouchant sous protocole Etme (Elimination de la transmission de la mère-enfant) est passé à 98% en 2017. Le taux de la transmission de l’infection virus de la mère et l’enfant a décliné de 7% en 2015 à 6% en 2017. En ce qui concerne la couverture en site de prise en charge pédiatrique, elle est passée de 91% en 2015 à 114% en 2017, se réjouit le ministre.
Mais ces résultats ne suffisent pas pour éradiquer le fléau. Outre les progrès réalisés dans les arrangements institutionnels encadrant la lutte contre le Vih/Sida et sa transmission de la mère à l’enfant, des défis persistent.
Selon la note conceptuelle de la Table ronde, seulement 58% de femmes accouchent sous protocole prévention transmission mère-enfant (Ptme). Ce pourcentage justifie en partie le taux de transmission du Vih de la mère à l’enfant qui s’élève à 6,7 % au niveau national alors que l’objectif du pays est d’avoir un seuil inférieur à 5 %. Ce taux demeure préoccupant dans les départements du Couffo (16,01 %), de l’Atlantique (7,71 %).
La maîtrise du mal impose aux acteurs d’éliminer par tous les moyens, toutes nouvelles infections et la transmission du virus de la mère à son enfant. Pour y arriver, le gouvernement doit intensifier ses actions au profit de ces cibles.
« Nous visons l’accélération des actions de riposte contre le Sida afin de mettre fin à l’épidémie Vih à l’horizon 2030, conformément à la Déclaration politique des Nations Unies de 2016, aux objectifs de développement durable (Odd) et à la stratégie mondiale d’accélération de la riposte ‘’Fast track’’ de l’Onusida », indique le ministre d’Etat. Toutes choses qui témoignent de la vision du Bénin à relever le défi de l’Etme et de la prise en charge pédiatrique du Vih.
Des responsables du mouvement s'expliquant[/caption]Les responsables du mouvement politique « Minandjangodo » ont initié, samedi 16 juin dernier à Cotonou, une causerie débat pour échanger avec les populations et partager avec elles, ce qu’ils ont appelé « la vraie version » sur certaines actions du chef de l’Etat. L’initiative vise à freiner l’élan que prend l’intoxication notamment sur les réseaux sociaux, ont-ils expliqué.
Chants et slogans pour magnifier les actions du président Patrice Talon, louer son courage et saluer ses réformes pour le bien-être des populations. C’est ainsi que les responsables du mouvement politique « Minandjangodo » ont démarré la journée d’échange qu’ils ont initiée à l’endroit de la population de Cotonou et d’autres localités pour mieux leur expliquer les « actions mal interprétées » du président de la République. « Le chef de l’Etat travaille dans le calme, mais la rue intoxique les populations ; des personnes mal intentionnées utilisent les réseaux sociaux pour tordre le cou à la vérité et manipulent les populations », s’est insurgée la présidente dudit mouvement, Irène Françoise Béhanzin. « Entre ce que vous entendez et ce qui est, il y a un fossé et il convient de vous l’expliquer », poursuit-elle. L’essentiel à retenir, selon elle, des deux premières années de gouvernance du chef de l’Etat, c’est que « Le Bénin est en chantier et cela n’est pas prêt de s’arrêter ».
L’objectif de la causerie n’est ni de louanger encore moins de déifier le président Patrice Talon, nuance Eugène Albert Rodriguez. Bien au contraire, fait-il savoir, il s’agit de faire le point des grandes réalisations entamées sous lui et de scruter le niveau de réalisation du programme d’action du gouvernement. Là-dessus, les signes sont au vert et les fruits suivront la promesse des fleurs, apprécie-t-il.
Enseignant de formation, Eugène Albert Rodriguez salue tout particulièrement les innovations touchant à son secteur d’activité. Il dit être convaincu que l’école béninoise se porte mieux aujourd’hui que par le passé, car de nombreuses réformes y ont été introduites. La dernière illustration en date de l’engagement du régime Talon au profit d’une éducation de qualité, apprécie-t-il, ce sont les mesures prises lors du dernier Conseil des ministres par rapport à la restauration, à l’hébergement, au déplacement et aux soins de santé des étudiants des universités publiques.
Ezéchiel Lissassi, un autre responsable du mouvement, est largement revenu sur ce qu’on pourrait qualifier d’« Affaire suppression de l’essence de contrebande ». Cette mesure est plutôt une disposition du nouveau Code pénal et non une décision unilatérale du président de la République de mettre les acteurs de ce commerce au chômage, rectifie-t-il. Et de poursuivre que le président Patrice Talon travaille à la reconversion desdits acteurs. « Ils seront pour la plupart réintégrés dans un circuit plus formel et exerceront en toute légalité », laisse-t-il entendre. Les actions du gouvernement et la lecture qu’il faut en faire, il en a été également question au cours des interventions d’autres responsables du mouvement « Minandjangodo » comme David Gnanhoui Rodriguez et Mathias Vigan.
Du côté des populations, la séance aura été bénéfique, assure-t-on. Elle a permis par exemple à dame Audrey Kpodo, revendeuse à Cotonou, « de comprendre que beaucoup de mensonges circulent sur les réseaux sociaux contre les actions du président ». Pour y remédier et aider les populations à ne plus succomber à l’intoxication, elle suggère « que de telles rencontres se tiennent à intervalles de temps réguliers ».

Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, l’Association béninoise pour l’éveil et le développement (Abed) soutenue par le ministère du Cadre de vie, a planté des arbres dans toutes les rues du quartier Dota dans le cinquième arrondissement de Cotonou.
L’Association béninoise pour l’éveil et le développement (Abed) a entrepris de planter des arbres dans toutes les rues du quartier Dota dans le cinquième arrondissement de Cotonou. Soutenu par le ministère du Cadre de vie, ce quartier sera bientôt pourvu de poubelles et débarrassé des sachets plastiques.
Stéphane Zinzindohoué, président l’Abed, explique que cette activité vise à briser le mythe de la désertification en ville. Selon lui, les villes deviennent de plus en plus déboisées et il faut inverser la tendance. Il souligne que cette action se justifie par le souci de laisser à la génération future un écosystème idéal pour leur équilibre.
De façon spécifique, l’Ong met en œuvre depuis mai dernier un plan de quartier éco-citoyen. Il s’agit, aux dires de M. Zinzindohoué, de faire du quartier Dota, qui est la charnière entre Zongo et Guinkomey, la base du développement durable pour atteindre les objectifs de l’agenda 2030. Pour lui, il s’agit de faire de ce quartier un modèle que les autres quartiers pourront copier. « Le quartier sera vert, propre, salubre et il n’y aura pas de sachets plastiques », promet-il au terme de deux ans de mise en œuvre de son plan d’action.
Stéphane Zinzindohoué annonce l’installation prochaine des équipements de salubrité comme les poubelles dans toutes les rues de Dota, afin que le quartier soit un modèle de développement socio-économique. Il rassure que les plants mis en terre seront suivis. « Le suivi sera fait par les riverains, les habitants des maison ou des boutiques devant lesquelles les plants auraient été mis en terre », souligne-t-il, ajoutant qu’une évaluation du suivi sera faite régulièrement par mois.
Arcadius Bada, directeur de la Promotion de l’Eco-citoyenneté par intérim, se réjouit de l’initiative et affirme qu’elle vient en appui aux missions de ce département ministériel. Il exhorte les riverains à prendre soin des plants mis en terre afin que les effets attendus de ces arbres soient obtenus.
Colonel Isidore Koty, chef de l’Inspection forestière des départements de l’Atlantique et du Littoral, salue l’initiative à la base. « C’est une très bonne initiative que nous soutenons parce que la désertification n’est pas toujours dans les champs, c’est aussi en ville », explique-t-il. Isidore Koty précise que l’activité permet de faire passer le message de la lutte contre la désertification de l’écosystème dans lequel nous vivons.
La Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse est célébrée chaque année pour sensibi liser l’opinion publique à cette question et aux efforts à faire au niveau international. Cette journée est une occasion de rappeler à chacun que la neutralité en termes de dégradation des terres est possible moyennant un fort engagement de la communauté et une coopération à tous les niveaux?

Les professionnels du bois de l’Atacora ont célébré, dimanche 17 juin dernier, dans la commune de Toucountouna, la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse sous l’égide de l’Inspection forestière. « La terre a de la valeur. Investissez-y », tel est le thème de cette journée qui a vu ces usagers reboiser pour limiter les effets dévastateurs sur l’environnement de l’activité qu’ils mènent.
Les usagers du bois ont pris conscience des effets néfastes de leur activité sur l’environnement et se sont engagés à répondre de façon exemplaire à l’appel de l’Inspection forestière de les voir s’investir dans le reboisement. Dimanche dernier, à l’occasion de la journée dédiée à la lutte contre la désertification et la sécheresse, ils ont pris le soin d’aller planter des arbres dans le village de Tantoukou dans la commune de Toucountouna. Avec la bénédiction de dame nature, ils ont investi le domaine d’un des leurs, Pascal Odé, pour sacrifier à la tradition. Plus de 5000 plants de gmelina et d’autres espèces telles que le fromager, le tamarin, le rônier et l’iroko offertes par l’Inspection forestière de l’Atacora ont été mis en terre sur un site de deux hectares. Cette action de reboisement initiée en vue d’amoindrir les effets des changements climatiques constitue, selon Djibril Moriba Daouda, président des usagers de bois de Natitingou et environs, une occasion pour eux de montrer leur sensibilité face aux enjeux des changements climatiques et leur solidarité à l’égard de la communauté. Ses pairs, estime-t-il, ont pris conscience de l’importance de la sylviculture grâce à l’Inspection forestière dont l’approche participative est à saluer.
Par cette action, les professionnels du bois pourront disposer non seulement de ressources générées par l’exploitation du bois mais également contribuer à la sauvegarde de l’environnement sous la menace anthropique. Il a réitéré à l’Inspection forestière leur engagement à mettre à sa disposition des terres pour des actions de reboisement et à entretenir les sites déjà valorisés.
Personne mieux que les usagers du bois ne peut apprécier la richesse que constitue la nature, a indiqué le capitaine Léon Fantodji, représentant le chef de l’Inspection forestière de l’Atacora. « Aucun produit de consommation n’est sans tirer son essence de la terre et des arbres. Quelle que soit la technologie, le recours est fait systématiquement à la nature. Chacun de nous doit militer pour rendre à la nature sa splendeur », avance-t-il, tout en soulignant que ses arbres dans les vingt prochaines années constitueront une richesse pour les usagers du bois.
L’appel à une prise de conscience face à la pression des hommes sur la nature a été lancé par Alphonse Ezin, chef service Conservation et promotion des ressources naturelles à l’Inspection forestière de l’Atacora.
La désertification étant, selon lui, le processus de dégradation des terres arides et semi-arides qui entraîne la chute de la fertilité des sols et par ricochet la baisse de la production, il a appelé les exploitants forestiers à beaucoup reboiser. L’agroforesterie reste, à ses yeux, la seule solution pour maintenir la fertilité des sols.
Il a recommandé aux usagers du bois la création d’une coopérative qui pourrait disposer de 100 ha de terres à reboiser.
La Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse est célébrée sur toute l’étendue du territoire national par des actions de reboisement par les usagers du bois. Elle fait suite à la Journée internationale de la biodiversité, la Journée nationale de l’arbre et à la Journée mondiale de l’environnement.

Du 21 au 22 juin prochain, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) organise à Cotonou, l’édition 2018 des Journées nationales de la gouvernance au Bénin dont la particularité est l’annonce du recouvrement des deniers publics détournés. En prélude à ces journées, le président de l’Anlc, Jean-Baptiste Elias, et ses collaborateurs ont animé une conférence de presse, ce lundi 18 juin, à Cotonou, pour expliquer les tenants et les aboutissants de ce creuset de réflexion sur la lutte contre la corruption et l’impunité au Bénin.
« La lutte contre l’impunité et la corruption : quelles méthodes pour rendre effective la sanction et pour aller plus loin dans l’application des textes ?». C’est la thématique principale retenue pour l’édition 2018 des Journées nationales de la gouvernance au Bénin (Jng) qui se tiennent les 21 et 22 juin prochains à Cotonou.
Par cette deuxième édition, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) veut aller au-delà des sanctions administratives et pénales pour faire de la restitution des deniers publics détournés le fer de lance de la lutte contre l’impunité.
Pour le président de l’Anlc, Jean-Baptiste Elias, l’édition 2018 des Jng sera une occasion pour offrir aux parties prenantes une réelle opportunité d’appréciation de l’état des lieux de la lutte contre l’impunité et la corruption au Bénin. Elles feront le bilan de la mise en œuvre des recommandations de l’édition 2017 des Jng ; réfléchir aux meilleures stratégies à mettre en place pour renforcer la répression au niveau des administrations civile, militaire et judiciaire.
Les parties prenantes, selon Jean-Baptiste Elias, proposeront au terme de ces Jng, des solutions pour le recouvrement des deniers publics et de biens détournés et instituer un mécanisme ou renforcer ceux existants pour la gestion desdits biens recouvrés.
Les Jng, explique le président de l’Anlc, sont une rencontre de haut niveau des différents décideurs politiques et socio-économiques pour discuter des problèmes urgents auxquels le pays est confronté. L’objectif étant de mobiliser un large éventail de parties prenantes de la société béninoise, appuyé par des experts internationaux pour favoriser le débat autour de la promotion de la bonne gouvernance en lien, entre autres, avec les Objectifs de développement durable (Odd).
Trois sous-thèmes
Pour l’édition 2018, les Jng se tiendront autour de trois sous-thèmes. Le premier est « La lutte contre l’impunité et la corruption : application effective et rigoureuse des sanctions administratives et des moyens pour y parvenir ». Pour ce qui concerne le deuxième sous-thème, il est intitulé « La lutte contre l’impunité et la corruption : la problématique du recouvrement des avoirs au Bénin ». Un sous-thème qui, selon le président de l’Anlc, se rapporte à l’Odd 16.4. Le troisième sous-thème enfin porte sur « La lutte contre l’impunité et la corruption : application effective et rigoureuse des sanctions civiles et pénales et des moyens pour y parvenir ».
En initiant les Jng, l’Anlc est partie sur la base de certains indicateurs. Le Bénin explique Jean-Baptiste Elias, est considéré comme l’une des démocraties les plus stables de l’Afrique de l’Ouest. Cependant, la corruption y constitue une réelle menace pour la gouvernance démocratique et sape son développement économique et social. Il ajoute que sur le tableau des classements publiés chaque année par Transparency international, le score du Bénin s’est légèrement amélioré en 2017 par rapport à 2016. De la 95e place en 2016, le Bénin a occupé la 85e place en 2017. Ce qui constitue, à son avis, une avancée remarquable de dix places. Malgré ces indicateurs, le mal persiste.
Pour le président de l’Anlc, la détermination du président de la République à promouvoir une meilleure gouvernance politique et économique, offre à son institution, une occasion unique de soutenir les stratégies de lutte efficace contre l’impunité et la corruption au Bénin.

En marge des travaux de la deuxième Conférence des ministres de la Santé et des Technologies de l’Information et de la Communication qui se tient à Cotonou depuis le 17 juin dernier, l’Onusida a initié une session parallèle. Laquelle s’est déroulée, ce lundi 18 juin à Cotonou et a connu l’apport d'Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication.
La session parallèle initiée par l’Onusida en marge des travaux de la deuxième Conférence des ministres de la Santé et des Technologies de l’Information et de la Communication (Cimsa) sur le thème « Approche intégrée des Tic à partir d’exemples de situations: prévention, dépistage précoce, traitement, observance », ce lundi 18 juin à Cotonou, a connu la participation du ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, de l’Economie numérique et de la Communication. Son intervention a porté sur « Tic, objets connectés et suivi des affections chroniques en Afrique ». Un sujet plus que d’actualité, à en croire le ministre, qui a mis un point d’honneur à l’apport des Tic à la santé des populations sur le continent. « Il y a urgence à agir pour notre bien-être personnel et pour le bien-être de notre continent », a indiqué le ministre pour qui, les leviers importants à actionner sont ceux portant sur la prise en charge des patients, le bon usage du traitement et le coût de la prise. Et même si, pour l’instant, le continent a pris du retard à se positionner en termes de numérique et de Tic et s’est montré lent à la technologie, le développement des applications et la multiplication des start-up constituent un espoir pour combler le gap, a assuré Aurélie Adam Soulé Zoumarou. En somme, le bien-être sanitaire des populations du continent passera, selon elle, par la technologie et de nombreux efforts sont faits à ce propos, soutient-elle.
« Nous avons compris cet enjeu et le Bénin s’est doté d’une cybersanté », a révélé le ministre de l’Economie numérique, au cours de ce panel qui a connu la participation de plusieurs acteurs et décideurs des secteurs de la santé et des Tic venus de divers horizons. Mieux, poursuit-elle, l’avancée du pays est porteuse d’espoir pour venir à bout de nombreuses maladies grâce à la technologie. Avec 76 % de taux de pénétration pour les abonnés actifs et 40 % d’accès à Internet, notre pays se positionne au rang de ceux qui comptent sur le e-Santé, a soutenu le ministre. Désormais, note-t-elle, « Les technologies sont au cœur de la vie » et les réseaux aidant, bien des solutions peuvent être trouvées et la sensibilisation ira grandiose, apprécie le ministre. Toujours en ce qui concerne le Bénin et d’autres pays africains, elle mise sur le développement exponentiel des start-up, notamment celles qui proposent des solutions aux problèmes de santé pour que les ambitions de la Cimsa puissent être réalisées.
L’exposé introductif du ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou sera suivi d’un panel de discussion au cours de laquelle Ali Drissa Badiel, représentant de l’Union internationale des télécommunications pour l’Afrique de l’Ouest, Adénile Soglo, représentant la Fondation Claudine Talon, Jean-Pierre Ayité du Réseau béninois des associations de Pvvih et d’autres intervenants ont abordé divers autres aspects en lien avec la thématique retenue. Lesquels aspects ont été renforcés par les interventions des participants. Mais le témoignage de Jean-Pierre Ayité va se révéler l’instant le plus solennel de ce panel, l’intéressé ayant fait part à l’assistance de son « histoire de vie » et de son statut sérologique depuis plus de dix ans.

Il est notable de constater la bonne dynamique de la croissance économique en Afrique ces dernières années, malgré les chocs qu’ont pu connaître certains des pays du continent. Cette dynamique économique est portée par de nombreux facteurs.
Les réformes produisent toujours des fruits
Sur le plan politique, au cours de ces trois dernières années, l’Afrique a enregistré près d’une trentaine d’élections présidentielles, avec autant d’ambitions plébiscitées par les différentes populations. Je voudrais parler de ces ambitions, notamment celles portées par le gouvernement du Bénin depuis près de deux ans. Nos pays ont besoin de plus de réformes, de croissance économique et de résilience, de meilleure redistribution de la croissance et d’une plus grande efficacité de la lutte contre la corruption. Chez nous au Bénin, le gouvernement du président Patrice Talon a mis en place un Programme d’actions (Pag), Le Bénin révélé, dont l’objectif général est de «?transformer de manière durable le développement économique et social du Bénin?». C’est un ensemble de projets prioritaires, de projets phares et de réformes institutionnelles dont le coût de mise en œuvre est d’environ 18 milliards de dollars américains.
Le Bénin révélé
Le PAG béninois révèle la forte conviction du gouvernement qu’il est possible de bâtir au Bénin une économie forte, résiliente, qui crée de l’emploi décent, réduit le chômage, la précarité et les inégalités. Cette vision du gouvernement béninois est en parfaite symbiose avec la stratégie à dix ans de la Banque basée sur les High 5, et plus spécifiquement la priorité de Nourrir l’Afrique. À l’analyse de la charpente du PAG, éradiquer la faim, mettre fin à la malnutrition et accroître la productivité agricole représentent, à eux seuls, près de soixante-dix de ses projets. Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie trouve son pendant dans le PAG. Vingt-quatre projets du PAG couvrent cet aspect. L’objectif à l’échéance 2021 est d’atteindre l’autosuffisance en matière énergétique, avec une capacité installée totale de 600 MW contre 20 MW en 2016. En avril 2016, notre premier objectif a été d’éliminer le délestage avant décembre 2016. Ce qui fut fait. À travers le développement de ces capacités de génération d’électricité, le Bénin veut se donner les moyens de devenir une économie compétitive, attractive qui crée les conditions favorables à l’investissement. C’est ainsi que le pays se mettra progressivement sur la voie du développement par l’industrialisation. La promotion de zones économiques spéciales ainsi que la construction d’infrastructures de liaison entre les différents pays limitrophes du Bénin, pour exploiter tout le potentiel de pays de transit que nous sommes, viendront consolider cette stratégie d’industrialisation. Elle est ainsi arrimée à la stratégie Industrialiser l’Afrique et à celle d’Intégrer l’Afrique portées par les High 5 de la Banque.
L’emploi est la solution de lutte contre la pauvreté
Enfin, le gouvernement du Bénin est convaincu que l’emploi est le premier canal par lequel les politiques publiques peuvent réduire la pauvreté. Cependant, nous sommes aussi conscients qu’une politique sociale bien ciblée est nécessaire pour que chaque citoyen participe au partage des fruits de la croissance. La mise en place de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (ARCH) participe de cet effort. Il s’agit d’un projet qui vise à accroître la capacité et l’accès aux services sociaux de base ainsi qu’aux opportunités économiques de façon durable et équitable aux Béninois, notamment les plus démunis. Là encore, le Bénin se trouve parfaitement en symbiose avec la stratégie de la Banque Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique.
Le Bénin de l’Afrique ou Bénin d’une Banque forte
Au total, les ambitions du gouvernement béninois se trouvent parfaitement en lien avec celle portée par les High 5 de la Banque. Le Bénin, comme d’autres pays du continent ayant un accès limité aux marchés financiers, a besoin d’une banque forte avec des moyens conséquents. En effet, seule une banque forte avec une bonne base financière et une plus grande marge de manœuvre peut soutenir le Bénin et ces autres pays africains. Nous soutenons donc fortement une augmentation substantielle du capital de la Banque?
Abdoulaye BIO TCHANE,
ministre d'Etat chargé du Plan et du Développement

L’Assemblée nationale a adopté, ce lundi 18 juin, la loi n° 2018-18 portant règlementation des changements climatiques en République du Bénin. Le texte vise à prévenir, protéger et gérer les conséquences des changements climatiques dont pourrait être victime le peuple béninois à court, moyen, et long termes.
Le Bénin prend désormais des dispositions législatives contre les effets néfastes du phénomène des changements climatiques. La proposition de loi portant règlementation des changements climatiques a été adoptée, ce lundi 18 juin à l’Assemblée nationale. Elle a été initiée par le député Jean-Michel Abimbola et six de ses collègues. C’est un texte de 98 articles
organisés en 32 chapitres et répartis en dix titres dont l’adoption exprime la volonté du Bénin à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour prévenir, protéger et gérer les conséquences des changements climatiques auxquelles pourrait faire face notre pays à court, moyen et long termes.
L’avènement de cette loi permettra, entre autres, au Bénin de prendre des mesures efficaces de riposte, d’adaptation et d’atténuation en fixant des objectifs précis de développement économique et social durable, de sécurité et d’efficacité énergétique, conformément aux dispositions spécifiques des instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs aux changements climatiques auxquels il est partie.
Au sens de la loi adoptée, on entend par changements climatiques, la variation attribuée directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l’atmosphère. Le texte, en son article 5, fixe, entre autres objectifs environnementaux, la protection des êtres et établissements humains, des animaux et des végétaux contre les menaces globales telles que les gaz à effet de serre, l’altération de la couche d’ozone, la perte de la diversité biologique, la gestion des espaces pastoraux et des conflits y associés, la déforestation, le déboisement, la désertification et la sécheresse. Aussi, le texte vise-t-il la lutte contre la pollution de l’air, des sols, des eaux marines et continentales superficielles et souterraines, la gestion écologiquement rationnelle des ressources non renouvelables de tous les types de déchets et la réduction des risques de catastrophe.
La loi fait obligation à l’Etat d’adopter les politiques stratégiques appropriées dont certaines en lien avec les collectivités locales, pour la prévention, la réduction, et la maîtrise des effets liés aux changements climatiques et aux catastrophes naturelles. La loi prévoit, dans ce cadre, que la mise en œuvre de toute politique, de toute stratégie, de tout plan, de tout programme et de tout projet de développement susceptibles de nuire à l’environnement soit subordonnée à une étude d’impacts environnemental et social qui intègre les changements climatiques. Cette mesure est clairement affichée à l’article 24 de la loi.
Une taxe carbone créée
Le développement et la promotion des filières de biocarburant ne doivent pas mettre en péril le respect des principes de l’accès équitable des populations aux terres agricoles, la sécurité alimentaire et la protection et la préservation de l’environnement notamment par la réduction des émissions des gaz à effet de serre. A cet effet, le texte prévoit la prise d’un décret en Conseil des ministres pour fixer les conditions et modalités de culture, d’achat et de collecte de biomasse en vue de la production de biocarburant, le mélange des biocarburants à des hydrocarbures fossiles raffinés, l’importation et l’exportation des biocarburants non mélangés.
La loi oblige l’Etat à prendre des dispositions pour encourager l’importation et l’utilisation des moyens de transport les moins polluants. Il prend des mesures pour faciliter l’acquisition de véhicules motorisés neufs et encourage les promoteurs privés et les collectivités territoriales à développer le transport en commun. Un décret pris en Conseil des ministres devra fixer les caractéristiques techniques de véhicules motorisés pouvant être admis à circuler sur le territoire national. A l’article 74 de la loi, il est prévu que l’Etat prenne des dispositions pour un audit obligatoire et périodique pour le contrôle de l’émission de gaz à effet de serre. Cet audit s’applique à tous les secteurs consommateurs d’énergie. A cet effet, il est rigoureusement prescrit que la construction de tout bâtiment de standing élevé soit soumise à une étude préalable d’impact environnemental qui intègre l’efficacité énergétique.
« L’importation, le stockage, la commercialisation, la distribution et l’utilisation de l’amiante sont interdits », dispose l’article 76. Mieux, toutes les activités émettrices de gaz à effet de serre sont sujettes à une taxe dénommée « taxe carbone ». Les modalités de fixation du montant et de prélèvement de cette taxe seront définies par la loi des finances.
Le texte sanctionne sévèrement tout contrevenant aux différentes prescriptions évoquées supra. A titre d’exemple, il punit en son article 92, d’une peine d’emprisonnement d’un à deux ans et d’une amende de 500 000 à 1 million F Cfa, toute personne qui commet un délit écologique en provoquant un feu de végétation tardif sur un terrain lui appartenant ou non. Ces peines sont portées au double en cas de récidive. Mieux, toute personne qui entreprend de s’opposer ou s’oppose directement ou indirectement aux politiques, stratégies, programmes, projets définis dans le cadre de cette loi en vue de favoriser l’adaptation de la communauté nationale au climat à ses variabilités, à ses changements et l’atténuation de ses effets et conséquences négatifs est punie d’une peine d’emprisonnement de cinq à vingt ans de travaux forcés et d’une amende de 5 à 100 millions F Cfa. La loi punit des mêmes peines toute autorité publique nommée ou élue et autres qui se rendraient coupables des mêmes peines.
Mais la loi n’entrera pas automatiquement en vigueur. Elle devra passer les étapes du contrôle de constitutionnalité et de promulgation par le chef de l’Etat. Elle accorde, en son article 98, une période transitoire de six mois à toute personne physique ou morale pour se conformer à ses dispositions. L’adoption de cette loi traduit donc l’engagement du Bénin à se mettre au même diapason que certains pays développés. Le dossier a été défendu par le ministre chargé du Cadre de vie et du Développement, José Tonato.

La cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey a examiné, jeudi 14 juin dernier, le 21e dossier inscrit à son rôle. Il s’agit d’une affaire de vol à main armée impliquant Christian Allossè, un ancien militaire et Julien Mèdja, scieur. A l’issue du procès, la cour les a reconnus coupables de vol à main armée et les a condamnés à 7 ans de travaux forcés.
A l’issue de leur comparution pour vol à main armée, Julien Mèdja, scieur et Christian Allossè, ancien militaire, ont écopé de 7 ans de travaux forcés.
Le cas de ces deux accusés enseigne qu’il y a des gens qui ont tout pour réussir et mais qui choisissent la voie de la perdition. Les deux compères, accusés, en sont des prototypes. L’ancien militaire Christian Allossè, la trentaine, a le physique type du militaire. La taille, les muscles et l’énergie nécessaires pour cette profession. Un vrai "Rambo". Son ami Julien Médja est, quant à lui, une force tranquille. Une vraie! Il ne parle pas trop et ne s’agite guère. C’est le genre parrain de mafia. Discret et calme. Le leader qui fait agir. Il sait communiquer les astuces et stratégies pour la réussite des opérations. Puis il sait aussi assumer et endosser les erreurs de son élément. Un monstre froid ! Il n’a pas le gabarit de l’ancien militaire mais il sait le mettre en action. Mais il n’est pas moins imposant.
A la barre, le récit de l’ancien militaire est assez fabuleux. Il reconnaît que c’est le civil qui l’a entraîné dans l’opération. Mieux, qu’à deux minutes de l’action, il ne se doutait de rien jusqu’à l’instant où Julien lui fit des clignotements d’yeux. Les deux compères n’ont pas nié les faits à la barre. Ils racontent ce qui s’est passé ce jeudi 27 août 2015 aux environs de 15h avec Charles Tohoun, conducteur de taxi-moto, ayant quitté Zagnanado pour Zakpota. Ils l’ont appelé à hauteur de la radio Tonassé de Covè pour les transporter à Banamè contre la somme de mille francs.
Il ressort de leurs dépositions qu’ils ont déjà fait la prison par le passé avant d’être repris. Le militaire assurait la garde à la prison civile d’Abomey quand il a fait la connaissance de Julien. Ce dernier, lui, était condamné pour un délit de droit commun. Entretemps, Christian, le militaire, est allé en mission en Côte d’Ivoire. Là-bas, il est impliqué dans une affaire de vol puis rapatrié sur Cotonou, jugé, radié et emprisonné. Après avoir purgé sa peine de 18 mois, il sort tout comme Julien qui aussi avait déjà recouvré la liberté. Les deux amis sont en liberté mais au chômage. Le militaire à Cotonou et Julien à Covè.
Présent à la barre, Charles Tohoun, la victime, a donné à la cour plus de précisions par rapport à l’opération qui a failli lui fait perdre la vie et sa moto. Il raconte que quelques instants après les avoir pris sur sa moto, ses cheveux se sont dressés sur sa tête et il a tout de suite eu le pressentiment que quelque chose allait se passer avec ses passagers qu’il venait de prendre. Pris au piège, il ne pouvait non plus leur demander de descendre. Et c’est bien quand ils ont demandé un arrêt pour se mettre à l’aise qu’il a compris que leur plan allait être mis en œuvre. Alors, il eut rapidement l’idée de fermer discrètement le robinet d’essence. Aussi, après avoir fait 500 mètres, l’engin s’est éteint. Et les braqueurs n’y comprenaient rien avant d’être pris par la population.
Après les dépositions devant la cour, le ministère public représenté par Ousmane Alédji décrit les deux accusés comme des individus sans foi ni loi, des repris de justice, qui ont été appréhendés grâce à la vigilance de la victime qui a entretemps flairé l’opération en cours et a fermé son réservoir. Il rappelle qu’interrogés et inculpés pour association de malfaiteurs et vol à main armée, les deux compères n’ont pas reconnu que les faits de vol à main armée. L’avocat général a relevé les éléments constitutifs de ce chef d’accusation. La préparation et le commencement d’exécution de l’opération. Mieux, ils ont usé d’une arme, le coupe-coupe, et même si c’était ramassé sur le lieu du crime. Il évoque l’article 381 du Code pénal qui punit tout coupable de ce type d’infraction. Il s’agit de vol avec circonstance aggravante. Et pour lui, les accusés sont bien coupables des faits qui leur sont reprochés. A cet effet, il requiert 7 ans de travaux forcés pour Julien et 8 ans pour Christian, l’ancien militaire.
Les avocats Sylvestre Agbo défendant Julien Mèdja et Hyacinthe Houngbadji pour le compte de Christian Allossè ont plaidé coupable en demandant la clémence de la cour. Selon eux, Dieu lui-même a déjà limité les dégâts en évitant l’effusion du sang. Alors, ils ont invité la cour à prendre en compte la jeunesse des accusés, tous de la trentaine, pour ne pas les laisser s’endurcir en prison.
A l’issue de la délibération, la cour déclare les deux accusés coupables de vol à main armée. Une infraction prévue et punie par le Code pénal en ses articles 265, 266, 267, 381, 382, 383 et autres. Ainsi, elle condamne Julien Mèdja et Christian Allossè à 7 ans de travaux forcés chacun. Puis au civil, elle les condamne également à payer la somme de 200 mille francs Cfa à la victime, conducteur de taxi-moto comme dommages et intérêts en réparation des préjudices moraux et matériels subis?
Les faits
Un jour, l’ancien militaire Christian Allossè, en difficultés financières, descend sur Covè pour rejoindre Julien Mèdja, son ami. Les deux sont heureux de se retrouver. Ils partagent leurs mésaventures. Le militaire lui fait part de ses soucis d’argent pour faire face à la situation d’une de ses épouses qui a fugué avec ses enfants. Pour rien au monde, il ne veut lui laisser les enfants. Son désir le plus ardent est de récupérer ses mômes. Il demande à son ami Julien qui se réclame scieur de lui trouver du travail urgemment. Celui-ci réfléchit sur-le-champ et lui demande de le suivre. Après quoi, ils sollicitèrent le service d'un taxi-moto, dans le dessein de subtiliser l'engin en chemin.
Au cours du trajet, Julien Mèdja, l’un des passagers a simulé un malaise puis a sollicité et obtenu du conducteur de moto un arrêt. Les deux compères sont donc descendus et l’un d’eux s’est dirigé vers un cours d’eau qui se trouve non loin de là.
Quelques instants après, les deux clients sont revenus et ont réussi à arracher à Charles Tohoun sa motocyclette après lui avoir asséné un coup de machette. Mais à peine ont-ils démarré que la moto s’est éteinte et le conducteur de taxi moto, Charles Tohoun cria au secours. La population ainsi alertée est sortie pour les cerner. Ils ont été appréhendés et conduits au chef du village de N’dokpo. Celui-ci informa aussitôt la brigade de Zagnanado qui, sans désemparer, se rendit sur les lieux pour les récupérer?
Composition de la Cour
Président : Delphin Chibozo
Assesseurs : Léopold Colli et Bienvenu Anagonou
Jurés : Gérard Tossou, Albert Guèdègbé, Victoire Agbémahouè-Dato, Margueritte H.
Tossou
Ministère public : Ousmane Alédji
Greffier : Innocent Arayé
Société 19 juin 2018