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Nouvelles

Flambée des prix des produits de première nécessité: « La situation est maîtrisable », selon Albert Honlonkou, Pr agrégé à l’Uac
Depuis quelques semaines, les prix des produits de première nécessité flambent sur le marché. Albert Honlonkou, professeur agrégé des Sciences économiques et de gestion à l’Université d’Abomey-Calavi, affirme que ce phénomène qui engendre la mévente et crée d’énormes difficultés aux petites bourses est dû à plusieurs facteurs. Il soutient que le Bénin ne peut connaître une crise alimentaire, car la situation est maîtrisable. Plusieurs produits de première nécessité dont le maïs, le gari, l’huile alimentaire, le haricot et autres ont connu, depuis quelques semaines, une augmentation de prix sur le marché. Albert Honlonkou, professeur agrégé des Sciences économiques et de gestion à l’Université d’Abomey-Calavi et enseignant chercheur, estime que la situation est maîtrisable. A l’en croire, les produits sont disponibles sur le marché mais ce sont les prix qui sont élevés et le problème important à résoudre est de faire correspondre cela avec le pouvoir d’achat des consommateurs. Se basant sur la disponibilité alimentaire au niveau local, l’enseignant chercheur fait savoir qu’il y a quatre facteurs qui entrent en jeu à savoir la production locale, les exportations, la pression fiscale et les effets de la Covid-19. En ce qui concerne la production locale, il souligne qu’une partie est complétée par les importations. « Lorsque nous ne sommes pas autosuffisants sur le plan alimentaire, on en importe. Mais il y a un autre phénomène, on exporte le même produit bien qu’on ne soit pas autosuffisant. Donc les exportations viennent en diminution des quantités disponibles sur le marché. S’il y a des gens qui proposent des prix plus élevés aux producteurs ou aux commerçants, ces derniers vont vouloir vendre à l’extérieur que de vendre localement. Ce qui va diminuer le produit sur le plan local ou bien les prix que l’extérieur est prêt à payer vont connaître une répercussion au niveau local », explique-t-il. Facteurs de pénurie Albert Honlonkou ajoute que les produits sont disponibles sur le marché et les commerçants veulent bien vendre mais ils cherchent à avoir une petite marge, ce qui amène les consommateurs à ne pas passer à l’achat. Il fait savoir que s’il y avait la possibilité de diminuer les prix pour pouvoir vendre et garder une certaine marge, cela permettrait aux vendeurs d’écouler leurs produits. Ce qui crée surtout la mévente, selon lui, est que les vendeurs qui ont acheté les produits à un prix plus élevé veulent les écouler encore plus cher. Au niveau de la production, il indique qu’il y avait eu pluie la saison écoulée ; or c’est la production dernière que les populations consomment actuellement sur le territoire national. « Je sais qu’il y a eu de problème de pluie par rapport à la saison en cours. Et là, on peut anticiper, c’est-à-dire que les producteurs qui vont vendre leurs produits se basent sur la rareté des pluies pour faire des stocks pour la consommation, ce qui crée toujours la rareté des produits », démontre-t-il. Abordant l’importation, l’enseignant chercheur souligne qu’il y a un certain nombre de facteurs qui entrent en ligne de compte. « Quand vous importez un produit de la France ou du Brésil, il peut y avoir un certaine hausse des prix à cause des taxes qui s’y ajoutent», note-t-il. Il informe qu’à cause de la Covid-19, l’assurance et les frais peuvent augmenter de prix, ce qui crée toujours une certaine hausse de prix des produits. « Au niveau de la douane, il y a des taxes qui s’ajoutent aux produits mais je ne pense pas que le gouvernement ait augmenté les taxes, ces derniers temps. On peut supposer que l’assainissement de ce secteur amène les gens à payer les vraies taxes », fait-il observer. Parlant des exportations, le professeur Albert Honlonkou révèle qu’il y a des projets qui encouragent les exportations des produits agricoles du Bénin vers le Nigeria, un pays qui connaît une pénurie par rapport à un certain nombre de produits de première nécessité. « Lorsque vous prenez certains départements qui sont frontaliers au Togo, des gens exportent l’huile de palme, le maïs et autres malgré la fermeture des frontières. Ce facteur peut aussi engendrer la pénurie», poursuit-il. L’enseignant chercheur indique que, si les prix des produits agricoles augmentent, ce sont les paysans qui gagnent et les citadins perdent. Mais il peut arriver, ajoute-t-il, que les paysans aussi perdent parce qu’il y a certains parmi eux qui produisent et ne vendent pratiquement pas sur le marché, c’est-à-dire qu’ils auto-consomment leur production. Il met aussi l’accent sur les vendeurs nets qui produisent en quantité suffisante, consomment une partie et revendent l’autre partie. Ces derniers, à l’en croire, vont gagner lorsque les prix seront élevés sur le marché. « En milieu rural, il y a des gens qui sont des consommateurs nets ; ce qui veut dire que ce qu’ils produisent ne suffisent pas et parfois, ils le vendent au moment des récoltes où les prix sont bas », dit-il. Ce qui fait qu’en période de soudure, ils sont obligés d’acheter le même produit à un prix élevé. Dans ce cas, ceux-ci vont avoir des problèmes parce que cela augmente leur niveau de pauvreté, vu qu’ils n’ont plus les moyens pour pouvoir s’acheter des produits qui se révèlent plus chers sur le marché. Baisse probable des prix L’enseignant chercheur annonce qu’il y a une saison en cours qui provoquera sûrement une baisse des prix au niveau de la production locale. « Je suis sûr que d’ici le mois d’août prochain, les prix vont baisser parce que les récoltes seront sur le marché », confie-t-il. Il note que les dons de produits vivriers que le Bénin reçoit souvent de ses partenaires peuvent permettre aux autorités de réguler un peu pendant cette période, les prix sur le marché et de cibler certains consommateurs qui ont de la peine à s’acheter les produits. Albert Honlonkou révèle que la politique agricole est une chose importante, car cela permet de savoir comment maîtriser l’eau pour pouvoir faire trois ou quatre récoltes dans une année. L’essentiel est de connaître les politiques intelligentes à mettre en œuvre pour pouvoir sortir de cette crise. Actualités 02 juil. 2021


Mairie de Porto-Novo: La réforme des gares routières a payé
Les actions de réformes entreprises par le conseil municipal de Porto-Novo dans le cadre de la mobilisation de ressources propres portent déjà leurs fruits au niveau de gares routières de la ville où les recettes ne font que grimper. Le point des résultats a été fait lors de la deuxième session ordinaire du conseil municipal de Porto-Novo au titre de 2021 dont les travaux sont clos ce mercredi. Une recette de 18 118 600 F Cfa est enregistrée dès le premier mois de la mise en œuvre d’une réforme sur les gares routières de Porto-Novo alors que les prévisions annuelles du budget primitif 2021 de ces parcs automobiles sont estimées à 17 millions FCfa après une réalisation de 13 631 600 F Cfa en 2020. Ce point a été fait par le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, à l’ouverture des travaux de la deuxième session ordinaire de son conseil municipal au titre de 2021. Selon lui, ces résultats encourageants sont obtenus grâce aux nouvelles réformes, notamment l'opération hors parc et la délivrance systématique et sécurisée de ticket à tous les conducteurs de taxi dans la ville. Le maire note aussi un bond significatif dans la mise en œuvre des réformes au niveau «Passages divers véhicules», en collaboration avec la Commission permanente chargée de la sécurité, des transports, des infrastructures et équipements marchands pour l’amélioration des recettes. A en croire Charlemagne Yankoty, alors qu’en 2019 et 2020, les recettes des «Passages divers véhicules» s’élevaient respectivement à 311 mille F Cfa et 517 mille F Cfa, la stratégie mise en œuvre a déjà permis de recouvrer 1 915 500 F Cfa, soit plus du triple des recettes de 2020 en seulement trois mois d’intervention au cours de cette année. Le maire a fait part aussi des efforts du conseil municipal dans le domaine de la mobilisation des ressources fiscales. Il a fait savoir qu’un protocole a été signé entre la direction générale des Impôts via ses démembrements au niveau départemental et la mairie de Porto-Novo afin de booster la mobilisation des recettes au niveau des différents centres des impôts de la ville. Ce contrat définit les engagements réciproques des deux parties et fixe le montant prévisionnel des recettes à recouvrer par les Impôts au cours de l’année 2021. Toujours pour renforcer la mobilisation des recettes et la sécurité des personnes et des biens, un accent particulier est désormais mis sur la délivrance des permis de construire avant le démarrage de tout chantier de construction dans la ville. «Cette prescription légale, en même temps qu’elle renforce la mobilisation des ressources propres de la ville, elle permet également de s’assurer de la qualité des nouvelles installations immobilières implantées sur le territoire de la ville de Porto-Novo, en adéquation avec la nature du sol aux fins de garantir la sécurité des personnes et des bien », a souligné l’édile de Porto-Novo. Charlemagne Yankoty félicite tous les acteurs de cette avancée dans les réformes en matière de mobilisation des ressources propres au niveau de la ville. Il les appelle à davantage de collaboration pour repousser plus loin les limites de la performance pour la mobilisation des ressources sans lesquelles l’amélioration des conditions de travail ne serait pas une réalité de sitôt. Par Immaculée HOUEDETE (Stag.) A /R Ouémé-Plateau Société 01 juil. 2021


Journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique, édition 2021: Valoriser les résultats de recherche pour le développement
Le Centre béninois de la recherche scientifique et de l’Innovation (Cbrsi) a commémoré, ce mercredi 30 juin, à Cotonou, la journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique. Celle-ci permet aux acteurs concernés de faire le bilan des travaux de Recherche effectués et de les orienter de manière à les adapter aux besoins et attentes de la société. La communauté scientifique béninoise a commémoré, ce 30 juin, la journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique, édition 2021. Organisée par le Centre béninois de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Cbrsi), elle constitue une aubaine pour les scientifiques et chercheurs de faire d’une part, le point des travaux de recherches effectuées ou en cours sur une période donnée, et d’autre part, d’orienter des travaux de manière à les adapter aux besoins et attentes de la société. En effet, aucun développement sur quelque plan que ce soit, ne saurait être possible sans la maîtrise des bienfaits des Sciences et Techniques. Mieux vaut donc que les pays africains se lancent dans la recherche et valorisent ses fruits afin d’espérer atteindre le niveau de développement des pays du nord qui ont pris par cette même voie. C’est ce qu’ont compris les scientifiques et chercheurs africains en instituant, le 30 juin 1987, à Brazzaville, la journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique. Cette journée permet alors aux acteurs de célébrer la Science, la Recherche scientifique et l’Innovation. Le Bénin commémore cette journée depuis 1994. Cette année, elle coïncide avec la tenue des journées scientifiques du Cbrsi. «Nous nous réjouissons des nombreuses contributions enregistrées pour ces journées », affirme Professeur Félicien Avléssi, représentant le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), faisant ainsi allusion aux communications et autres interventions recueillies pour meubler les activités retenues dans le cadre de la célébration. Après avoir rappelé l’historique de la journée, Marc Kpodékon, directeur général du Cbrsi, adresse sa gratitude à la communauté scientifique nationale qui, dit-il, fait l’effort, chaque année, de contribuer activement par les nombreux résultats de ses travaux, à la résolution des problèmes de développement du Bénin. Il invite ses pairs à redoubler d’ardeur malgré les faibles ressources allouées à leur secteur. Toutefois, note-t-il, des réformes sont en cours pour corriger le tir. Par ailleurs, le directeur du Cbrsi attire l’attention de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, sur la nécessité de renforcer l’effectif du personnel de recherche et d’appui. Une doléance, sans doute, bien notée par le représentant de la ministre, Professeur Makpéhou Rogatien Tossou. En avant-première du bilan à dresser, il énumère quelques résultats enregistrés par la recherche en général et le Cbrsi en particulier, depuis l’avènement du régime de la Rupture, en 2016, sans oublier les réformes et actions en cours pour redynamiser ce secteur, gage du développement du Bénin. A plusieurs reprises, il a souligné à quel point le gouvernement actuel est attaché à la recherche et l’innovation. Après le lancement officiel de la journée, l’assistance a suivi une conférence inaugurale sur le thème : « Quelles démarches pour une meilleure contribution de la recherche scientifique au développement de l’Afrique francophone ? ». Une communication animée par le professeur Enoch Achigan-Dako, chercheur au Laboratoire de Génétique, Biotechnologie et Science des semences de l’Uac. Société 01 juil. 2021


Manifestations de la chenille dans les champs de maïs: Une situation « sous contrôle »
« Il n’y a pas lieu de s’alarmer quant à une éventuelle famine qui serait due au ravageur du maïs », rassure Roland Justin Zoglobossou, directeur de la Production végétale. Il n’en veut pour preuves que le dispositif d’alerte précoce, les brigades phytosanitaires mises en place et surtout les méthodes peu coûteuses de lutte contre la chenille, vulgarisées auprès des producteurs. La lutte contre la chenille légionnaire d’automne (Spodoptera Frugiperda) fait l’objet d’une gestion efficiente. C’est du moins l’assurance donnée, ce mardi à Cotonou, par les services compétents du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Présent depuis 2016 au Bénin, ce ravageur des champs de céréales et particulièrement de maïs fait craindre la famine dans un contexte de cherté généralisée des produits vivriers et d’autres biens de première nécessité. « La situation n’est pas alarmante, elle est sous contrôle avec les actions mises en œuvre pour limiter les dégâts », assure Roland Justin Zoglobossou, directeur de la Production végétale. En plus du dispositif d’alerte précoce existant, les brigades phytosanitaires sont restructurées (plus de 160 pour plus de 1600 membres) et fonctionnent. A cela s’ajoute l’organisation de séances de formation, de sensibilisation et de mise à disposition d’outils de lutte, à l’intention des agents encadreurs et des producteurs, lesquelles portent sur les mesures à prendre pour la reconnaissance du ravageur, son mode d’action et les méthodes pour le combattre. Ce que confirme Eros Kiki, producteur à Adjohoun dans l’Ouémé. L’agriculteur dit avoir essayé la méthode du savon Palmida qui s’est avérée efficace contre la chenille qui a attaqué son champ de maïs de 2 hectares. Le producteur estime que le ravageur n’aura pas d’incidence majeure sur ses récoltes. « Lorsque le producteur constate dans son champ que cinq à dix plants montrent des signes d’attaque de la chenille, il y a lieu de réaliser les traitements qui sont recommandés pour stopper l’évolution du ravageur », recommande Eric Adossou, chef service protection des végétaux et contrôle phytosanitaire à la direction de la Production végétale (Dpv). Originaire d’Amérique latine, la chenille légionnaire est présente partout au Bénin et dans la sous-région et les producteurs doivent apprendre à vivre avec ce ravageur invasif, laisse-t-il entendre. Méthodes naturelles En lieu et place des pesticides chimiques (Emamectine, Viper 46 Ec, Pacha 25 Ec Lambdace) qui peuvent coûter jusqu’à 6000 F Cfa le litre pour traiter un hectare, une gamme variée de méthodes naturelles alternatives à la portée de tout producteur est développée par l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab) pour lutter contre le ravageur. Ainsi, avec un pain de Palmida d’environ 200 F Cfa dans 20 litres d’eau (concentration de 0,5 %), une bonne partie du champ peut être traitée : pour un hectare de maïs, il faut 15 pains de savon Palmida pour environ 300 litres d’eau. Cette méthode reste non dommageable pour la culture, rassure Dr Ir Rachidatou Sikirou, directrice du Laboratoire d’appui à la défense des cultures (Ladc) et du Centre de recherche agricole (Cra) d’Agonkanmey. L’huile de neem est également efficace à la dose de 3 litres à l’hectare contre le ravageur, fait-elle savoir. Outre ces solutions, des méthodes de lutte culturales comme l’association de l’arachide ou du soja au maïs en lignes alternées ont permis de noter une réduction d’attaque des plants de maïs par les ravageurs. Des parasitoïdes sont aussi identifiées comme efficaces contre la propagation de la chenille. Les statistiques exhaustives en termes de ravages de la chenille pour la nouvelle campagne agricole en cours ne sont pas disponibles. L'incidence de l'attaque a été estimée à 40 000 hectares en 2016 pour le maïs. Le Bénin a bénéficié, entre novembre 2016 et décembre 2019, du Projet d’appui à la lutte contre la chenille légionnaire d’automne qui a contribué à protéger les moyens d’existence et assurer la sécurité alimentaire des populations des zones touchées. Les traitements appliqués ont en effet permis de minimiser considérablement les dégâts. Ainsi, la production de maïs est passée de 1 543 973 tonnes en 2018 à 1 611 615 tonnes en 2020, selon la direction des Statistiques agricoles (Dsa/Maep). Société 01 juil. 2021


Paul Hounkpè à la Haute cour de Justice: « Nous sommes contre l’impunité mais il faut une justice équitable »
Reçu en audience ce mercredi 30 juin à Porto-Novo, par la présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué, le chef de file de l’Opposition, Paul Hounkpè, a dit être pour la lutte contre l’impunité engagée par le gouvernement, pourvu qu’elle ne soit pas sélective. Il a abordé entre autres ces préoccupations avec la présidente de la Haute juridiction. Paul Hounkpè pense que la page de l’élection présidentielle de 2021 est tournée avec l’investiture du président de la République élu. L’heure doit être maintenant à faire face aux conséquences de la crise liée à ce scrutin avec notamment l’incarcération de certains citoyens. En sa qualité de chef de file de l’Opposition, à l’en croire, il s’est donné pour mission de travailler pour que les différentes personnes détenues, pour une raison ou une autre, dans le cadre de la présidentielle du 11 avril dernier, recouvrent leur liberté. Paul Hounkpè s’engage à discuter de la question avec toutes les institutions de la République et autres personnalités concernées jusqu’au chef de l’Etat lui-même. Cela, pour qu’une juste mesure soit trouvée afin de décrisper la situation politique et que le pays s’occupe de l’essentiel, explique-t-il. Le chef de file de l’Opposition estime que la réussite de cette mission qu’il s’est fixée passe par une intégration de toutes les forces sans toutefois se comporter comme un syndicaliste. C’est pourquoi, il a entrepris la tournée dans les institutions de la République. La présidente de la Haute cour de Justice, tout comme les autres personnalités qu’il a rencontrées, peut beaucoup y contribuer dans ce sens. « Nous ne sommes pas contre l’impunité. Nous sommes pour une justice équitable, rapide et qui n’est pas à double vitesse. Car, il ne faut pas que la peur de la justice fasse que des camarades se retrouvent à l’extérieur», précise le secrétaire exécutif national du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). « Notre objectif n’est pas de gérer les crises mais plutôt de conquérir le pouvoir. Nous ne perdons pas cela de vue. Nous travaillons à cela », a fait savoir Paul Hounkpè. Selon lui, la conquête du pouvoir est le sens de son combat actuel pour avoir tous ses militants mobilisés à ses côtés comme un seul homme. Le chef de file de l’Opposition se réjouit d’avoir rencontré une présidente de la Haute cour de Justice très ouverte et qui garantit l’accessibilité à son institution. Paul Hounkpè dit accueillir avec joie la promesse de Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué de l’accompagner dans sa mission de recherche de la paix et de consensus, gage du développement du Bénin?   Actualités 01 juil. 2021


Retour des biens culturels africains: La Cedeao s’active pour la mise en œuvre de son plan d’action
Le Comité régional de suivi du plan d’action 2019-2023 de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sur le retour des biens culturels africains, tient du 29 juin au 1er juillet prochain, à Cotonou, sa première réunion. Ces assises visent à examiner le niveau de mise en œuvre du plan d’action, et surtout à identifier les différents défis à relever pour booster le processus. Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont adopté lors de leur 54e session le 22 décembre 2018, à Abuja, le plan d’action 2019-2023 sur le retour des biens culturels africains à leurs pays d’origine. Plus de deux ans après, les parties prenantes ont jugé utile d’évaluer la mise en œuvre du plan d’action afin de pouvoir réorienter les actions pour booster sa mise en œuvre dans son ensemble. D’où, l’organisation de cette première réunion du Comité régional de suivi du plan d’action 2019-2023. Les travaux vont durer deux jours à l’issue desquels un compte rendu des difficultés de mise en œuvre du document régional assorti de recommandations concrètes sera fait aux chefs d’Etat pour des réorientations adéquates. « Il revient donc aux membres du Comité de valider et veiller au respect de la feuille de route du plan d’action, fournir des recommandations pour une mobilisation efficiente de ressources pour financer le plan d’action, soutenir les Etats dans les démarches de restitution de leurs biens culturels, soutenir la stratégie de négociations avec les pays détenteurs pour le retour des biens culturels à leurs pays d’origine et enfin rendre compte aux chefs d’Etat de la mise en œuvre du plan d’action », détaille Blaise Diplo-Djomand, représentant résident de la Cedeao au Bénin. Bien avant, il explique aux membres du Comité que la mise en place de leur cadre de travail s’inscrit dans la volonté de la Cedeao d’avoir un regard constant sur ce document d’orientation. Après avoir rappelé l’importance du retour des biens culturels dans leurs pays d’origine, Jean-Michel Abimbola, ministre béninois du Tourisme, de la Culture et des Arts, encourage les membres du Comité à faire des propositions réalistes, objectives et efficientes afin que la mise en œuvre de ce plan d’action ait un impact réel, et que des actions concrètes soient suggérées au plus haut niveau pour enclencher le processus général de restitution. Les intervenants espèrent donc que ces assises accoucheront de propositions concrètes qui répondront aux attentes de la Communauté. Culture 30 juin 2021


Procédures d’évaluation environnementale et sociale: Les promoteurs du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau aguerris
Les promoteurs d’entreprises et de projets des départements du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau ont été sensibilisés, ce mardi 29 juin à Porto-Novo, aux procédures d’évaluation environnementale et sociale. L’atelier a été organisé par l’Agence béninoise pour l’Environnement (Abe). Contribuer à une meilleure connaissance des différents outils d’évaluation environnementale au Bénin ainsi que son importance dans la mise en œuvre des projets de développement. Tel est l’objectif de l’atelier d’information et de sensibilisation organisé, ce mardi à Porto-Novo, par l’Agence béninoise pour l’Environnement (Abe) au profit des promoteurs d’entreprises et de projets des départements du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau. Il s’inscrit dans le cadre d’une campagne nationale initiée par l’agence pour vulgariser l’arsenal juridique en matière de gestion de l’environnement au Bénin. Pour Corneille Kèdowidé, directeur général de l’Abe, qui a ouvert les travaux, l’atelier d’information et de sensibilisation a été décidé suite au constat que plusieurs projets se mettent en place au mépris des textes notamment la loi-cadre sur l’environnement en vigueur au Bénin. Laquelle prévoit en son article 88, que : « Nul ne peut entreprendre des aménagements, des opérations, des installations, des plans, des projets, et programmes et des ouvrages sans suivre la procédure d’Etude d’impact environnemental et social lorsque cette dernière est exigée par les lois et règlements ». L’application de cette loi passe par la prise de plusieurs décrets dont le décret 2017-332 du 6 juillet 2017 portant organisation des procédures d’évaluation environnementale au Bénin. Ce décret présente en son article 3 les différents outils d’évaluation environnementale au Bénin, précise le Dg Abe. Le séminaire permettra ainsi aux participants d’avoir une bonne compréhension des problématiques environnementales et sociales des différents projets ; les informer sur les outils permettant la prise en compte des préoccupations environnementales dès la conception de leurs projets et leur présenter le processus de délivrance en ligne à travers le e-service des Certificats de conformité environnementale et sociale. Il faut souligner que l’évaluation environnementale s’entend comme toute procédure à la fois administrative et technique permettant d’assurer la prise en compte des enjeux et des risques environnementaux dans les processus de conception, d’approbation, de planification, d’exécution, de suivi et d’évaluation d’une politique, d’un plan, d’un programme, d’un projet ou de toute activité visant le développement socio-économique. Environnement 30 juin 2021


Banque ouest-africaine de développement: Braima Luis Soares Cassama nommé 2e vice-président
Le Conseil d’administration de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) a nommé le Bissau-Guinéen Braima Luis Soares Cassama au poste de deuxième vice-président de l’institution pour un mandat de cinq ans, selon un communiqué de presse en date du 9 juin parvenu à notre rédaction. Sa nomination intervient au moment où la Banque s’attèle au déploiement de son troisième plan stratégique 2021-2025 dénommé « Djoliba ». Le nouveau promu devra contribuer à la concrétisation du vaste chantier de modernisation entamé en vue de s’aligner sur les standards internationaux et renforcer ainsi, la qualité des interventions de l'institution au service des Etats membres. Précédemment conseiller économique à la Présidence de la République de Guinée-Bissau, il fut ministre délégué au Trésor, chargé des Affaires fiscales et des comptes publics de la Guinée-Bissau. Il a également occupé les postes d’adjoint au directeur des Institutions de crédit et de Financement de l’économie, puis adjoint au directeur des Activités bancaires et des Financements alternatifs au siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) à Dakar au Sénégal. Braima Luis Soares Cassama est titulaire d’un master 2 en Economie monétaire et financière obtenu à l’Institut supérieur de l’économie et gestion (Iseg), d’un master 1 en Sciences économiques de l’Université de Coimbra au Portugal, et diplômé du Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires (Cofeb) à Dakar? Claude Urbain PLAGBETO Economie 30 juin 2021


Relations entre le Bénin et le Royaume de Belgique: Une coopération à fort impact sur le Pag
La session annuelle du comité mixte paritaire de concertation bénino-belge s’est tenue, mardi 29 juin, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Les deux parties ont ainsi eu l’occasion d’évaluer la mise en œuvre des projets du portefeuille commun et de retenir des approches de solutions pour le renforcement du partenariat. Sous l’ère du président Patrice Talon, la coopération entre le Bénin et la Belgique s’est renforcée dans des domaines prioritaires du Programme d’action du gouvernement (Pag). L’agriculture, la santé, le numérique, la sécurité… occupent une place de choix dans le programme bilatéral de coopération. A cela, il faut ajouter une coopération portuaire plus dynamique qui donne au port de Cotonou, d’être cité aujourd’hui en exemple. « Si le port est en passe de devenir un modèle de gestion dans la sous-région et peut-être sur le continent, c’est parce qu’à un moment donné, il y a eu cette convergence de vues, cette rencontre entre la Belgique et le Bénin pour transformer un outil de développement mal géré en un outil capable d’impulser des changements dans le pays », a reconnu Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la coopération, louant les mérites de cette coopération. A l’ouverture des travaux de la session annuelle du comité mixte paritaire de concertation bénino-belge, mardi 29 juin à Cotonou, le patron de la diplomatie béninoise a insisté sur le partenaire de qualité que constitue le Royaume de Belgique. « L’ambition du Bénin est de consolider les acquis de ce partenariat au cours de ce nouveau mandat où le gouvernement entend mettre un accent particulier sur le renforcement du dispositif de suivi de notre coopération avec nos partenaires dans des domaines de développement identifiés comme des leviers pertinents de sa marche vers la modernité », a laissé entendre le ministre. « Notre coopération avec votre pays fait partie des modèles de coopération que le Bénin entretient avec ses partenaires européens. Une coopération efficace, silencieuse, et démonstrative qui s’adresse aux secteurs vitaux du Programme d’action du gouvernement », reconnait-il, s’adressant à la partie belge. Pour lui, la tenue de cette session traduit la volonté des deux parties de veiller à une meilleure opérationnalisation et un suivi régulier des projets et programmes de développement retenus dans le cadre du partenariat. Aurélien Agbénonci exprime la gratitude du gouvernement pour l’appui substantiel qu’apporte le Royaume de Belgique au Bénin à la mise en œuvre des réformes ambitieuses et courageuses impulsées par le chef de l’Etat. Si le bilan est autant flatteur et que les deux pays filent le bel amour, c’est sans doute parce que les acteurs impliqués s’emploient à bien jouer leur partition. L’engagement personnel de Xavier Leblanc, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Royaume de Belgique près le Bénin sera reconnu et salué par le ministre. La diversité apportée au portefeuille, son dynamisme, son intervention en vue d’un meilleur taux d’exécution des projets constituent autant d’actifs pour lesquels, Aurélien Agbénonci saluera sa détermination. Contribuer au renforcement du partenariat La tenue de cette session répond surtout au vœu des deux parties de se donner l’opportunité de faire le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la dernière session du comité mixte paritaire afin d’apprécier le niveau d’exécution des différents projets du portefeuille. « Cette réunion, au-delà de son objectif principal qui est d’échanger sur la mise en œuvre du programme de coopération bénino-belge, devrait permettre d’avoir un avant-goût des grandes orientations du Programme d’action du gouvernement pour la période du nouveau mandat », souligne à l’entame de son propos, l’ambassadeur belge. Selon lui, le volet social sera davantage mis en œuvre dans ce Pag et il s’agit d’un volet important qu’il souhaite renforcer également dans le programme de coopération. « La flexibilité des modalités qui guident notre partenariat actuel nous ont donc permis d’adapter nos programmes aux défis auxquels nous sommes confrontés ces derniers temps… Nos programmes semblent donc avoir atteint une vitesse de croisière, ce que reflète la hausse progressive du taux d’exécution du portefeuille pour l’année 2021», reconnait-il. Il a donc souhaité des discussions franches et cordiales avec une perspective particulière sur la revue à mi-parcours du programme et l’évaluation des résultats intermédiaires et des recommandations pour la suite. Xavier Leblanc s’est aussi fait le porte-voix du ministre de la Coopération au développement de son pays à l’ouverture des travaux en délivrant son message. Message à travers lequel, il dit suivre avec intérêt le programme de coopération avec le Bénin, d’autant plus qu’il s’agit d’un des premiers programmes que la Belgique met en œuvre suite au réformes opérées dans son approche de coopération par le biais d’Enabel. Actualités 30 juin 2021


Forum génération égalité: Accélérer le progrès vers l’égalité entre hommes et femmes d’ici 2030
Un atelier national d’échanges s’est ouvert, hier mardi 29 juin à Cotonou, sur les engagements pays du ‘’Forum génération égalité’’. Il s’agit d’un plaidoyer des Organisations de la société civile par rapport à la participation au forum de Paris sur les violences basées sur le genre. Organisé par ‘’Onu Femmes’’ et co-présidé par la France et le Mexique, avec le leadership et le partenariat de la Société civile, le ‘’Forum génération égalité’’ est un rassemblement mondial pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Le coup d’envoi du forum a eu lieu à Mexico du 29 au 31 mars dernier et se conclura à Paris du 30 juin au 2 juillet prochain. Le but visé est de définir un programme d’action féministe mondial en réunissant les défenseures et défenseurs de l’égalité entre les femmes et les hommes de tous les horizons dans une réflexion publique globale et collective sur les actions les plus urgentes à entreprendre pour atteindre l’égalité. Cette réflexion publique permet à la société civile et aux mouvements féministes de faire entendre leurs voix et de définir le calendrier de l’égalité entre les femmes et les hommes pour les années à venir. Au cours de l’atelier qui s’est tenu, hier mardi 29 juin à Cotonou, Flore Emma Mongbo, directrice exécutive de l’Organisation non gouvernementale ‘’Sin-Do’’, indique que ce forum vient réaffirmer, d’une part, les valeurs du multilatéralisme et souligner le leadership et la participation de toutes les parties prenantes à savoir : la Société civile, les gouvernements, les entreprises, les parlements, les syndicats, et les médias, et d’autre part les partenariats multi-acteurs et intergénérationnels. « C’est une discussion publique mondiale sur la nécessité de mettre en œuvre de façon urgente des actions et d’insister sur la responsabilisation de l’ensemble des parties prenantes en matière d’égalité entre les femmes et les hommes tout en utilisant le pouvoir de l’activisme pour les droits des femmes, de la solidarité féministe et du rôle moteur de la jeunesse afin d’obtenir des transformations profondes », fait-elle savoir. Elle précise que, pour l’avenir, le forum définira un programme d’action novateur et ambitieux en faveur des femmes sans oublier le lancement de ‘’Coalitions d’action’’ pour une action urgente et à grande échelle sur des thématiques essentielles afin d’atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes et réaliser les Objectifs de développement durable au cours de la décennie d’action des Nations Unies (2020-2030). Flore Emma Mongbo note qu’au cours de la période 2020-2025, chaque ‘’Coalition d’action’’ lancera une série d’actions ciblées, concrètes, ambitieuses et immédiates, afin d’avoir un réel impact en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Certes, les moyens financiers seront au service des résultats attendus n Société 30 juin 2021


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