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Nouvelles

Vol à main armée Cour d’assises d'Abomey, 21e dossier: Un ancien militaire et son complice condamnés à 7 ans de prison

La cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey a examiné, jeudi 14 juin dernier, le 21e dossier inscrit à son rôle. Il s’agit d’une affaire de vol à main armée impliquant Christian Allossè, un ancien militaire et Julien Mèdja, scieur. A l’issue du procès, la cour les a reconnus coupables de vol à main armée et les a condamnés à 7 ans de travaux forcés.

A l’issue de leur comparution pour vol à main armée, Julien Mèdja, scieur et Christian Allossè, ancien militaire, ont écopé de 7 ans de travaux forcés.
Le cas de ces deux accusés enseigne qu’il y a des gens qui ont tout pour réussir et mais qui choisissent la voie de la perdition. Les deux compères, accusés, en sont des prototypes. L’ancien militaire Christian Allossè, la trentaine, a le physique type du militaire. La taille, les muscles et l’énergie nécessaires pour cette profession. Un vrai "Rambo". Son ami Julien Médja est, quant à lui, une force tranquille. Une vraie! Il ne parle pas trop et ne s’agite guère. C’est le genre parrain de mafia. Discret et calme. Le leader qui fait agir. Il sait communiquer les astuces et stratégies pour la réussite des opérations. Puis il sait aussi assumer et endosser les erreurs de son élément. Un monstre froid ! Il n’a pas le gabarit de l’ancien militaire mais il sait le mettre en action. Mais il n’est pas moins imposant.
A la barre, le récit de l’ancien militaire est assez fabuleux. Il reconnaît que c’est le civil qui l’a entraîné dans l’opération. Mieux, qu’à deux minutes de l’action, il ne se doutait de rien jusqu’à l’instant où Julien lui fit des clignotements d’yeux. Les deux compères n’ont pas nié les faits à la barre. Ils racontent ce qui s’est passé ce jeudi 27 août 2015 aux environs de 15h avec Charles Tohoun, conducteur de taxi-moto, ayant quitté Zagnanado pour Zakpota. Ils l’ont appelé à hauteur de la radio Tonassé de Covè pour les transporter à Banamè contre la somme de mille francs.
Il ressort de leurs dépositions qu’ils ont déjà fait la prison par le passé avant d’être repris. Le militaire assurait la garde à la prison civile d’Abomey quand il a fait la connaissance de Julien. Ce dernier, lui, était condamné pour un délit de droit commun. Entretemps, Christian, le militaire, est allé en mission en Côte d’Ivoire. Là-bas, il est impliqué dans une affaire de vol puis rapatrié sur Cotonou, jugé, radié et emprisonné. Après avoir purgé sa peine de 18 mois, il sort tout comme Julien qui aussi avait déjà recouvré la liberté. Les deux amis sont en liberté mais au chômage. Le militaire à Cotonou et Julien à Covè.
Présent à la barre, Charles Tohoun, la victime, a donné à la cour plus de précisions par rapport à l’opération qui a failli lui fait perdre la vie et sa moto. Il raconte que quelques instants après les avoir pris sur sa moto, ses cheveux se sont dressés sur sa tête et il a tout de suite eu le pressentiment que quelque chose allait se passer avec ses passagers qu’il venait de prendre. Pris au piège, il ne pouvait non plus leur demander de descendre. Et c’est bien quand ils ont demandé un arrêt pour se mettre à l’aise qu’il a compris que leur plan allait être mis en œuvre. Alors, il eut rapidement l’idée de fermer discrètement le robinet d’essence. Aussi, après avoir fait 500 mètres, l’engin s’est éteint. Et les braqueurs n’y comprenaient rien avant d’être pris par la population.
Après les dépositions devant la cour, le ministère public représenté par Ousmane Alédji décrit les deux accusés comme des individus sans foi ni loi, des repris de justice, qui ont été appréhendés grâce à la vigilance de la victime qui a entretemps flairé l’opération en cours et a fermé son réservoir. Il rappelle qu’interrogés et inculpés pour association de malfaiteurs et vol à main armée, les deux compères n’ont pas reconnu que les faits de vol à main armée. L’avocat général a relevé les éléments constitutifs de ce chef d’accusation. La préparation et le commencement d’exécution de l’opération. Mieux, ils ont usé d’une arme, le coupe-coupe, et même si c’était ramassé sur le lieu du crime. Il évoque l’article 381 du Code pénal qui punit tout coupable de ce type d’infraction. Il s’agit de vol avec circonstance aggravante. Et pour lui, les accusés sont bien coupables des faits qui leur sont reprochés. A cet effet, il requiert 7 ans de travaux forcés pour Julien et 8 ans pour Christian, l’ancien militaire.
Les avocats Sylvestre Agbo défendant Julien Mèdja et Hyacinthe Houngbadji pour le compte de Christian Allossè ont plaidé coupable en demandant la clémence de la cour. Selon eux, Dieu lui-même a déjà limité les dégâts en évitant l’effusion du sang. Alors, ils ont invité la cour à prendre en compte la jeunesse des accusés, tous de la trentaine, pour ne pas les laisser s’endurcir en prison.
A l’issue de la délibération, la cour déclare les deux accusés coupables de vol à main armée. Une infraction prévue et punie par le Code pénal en ses articles 265, 266, 267, 381, 382, 383 et autres. Ainsi, elle condamne Julien Mèdja et Christian Allossè à 7 ans de travaux forcés chacun. Puis au civil, elle les condamne également à payer la somme de 200 mille francs Cfa à la victime, conducteur de taxi-moto comme dommages et intérêts en réparation des préjudices moraux et matériels subis?
Les faits

Un jour, l’ancien militaire Christian Allossè, en difficultés financières, descend sur Covè pour rejoindre Julien Mèdja, son ami. Les deux sont heureux de se retrouver. Ils partagent leurs mésaventures. Le militaire lui fait part de ses soucis d’argent pour faire face à la situation d’une de ses épouses qui a fugué avec ses enfants. Pour rien au monde, il ne veut lui laisser les enfants. Son désir le plus ardent est de récupérer ses mômes. Il demande à son ami Julien qui se réclame scieur de lui trouver du travail urgemment. Celui-ci réfléchit sur-le-champ et lui demande de le suivre. Après quoi, ils sollicitèrent le service d'un taxi-moto, dans le dessein de subtiliser l'engin en chemin.
Au cours du trajet, Julien Mèdja, l’un des passagers a simulé un malaise puis a sollicité et obtenu du conducteur de moto un arrêt. Les deux compères sont donc descendus et l’un d’eux s’est dirigé vers un cours d’eau qui se trouve non loin de là.
Quelques instants après, les deux clients sont revenus et ont réussi à arracher à Charles Tohoun sa motocyclette après lui avoir asséné un coup de machette. Mais à peine ont-ils démarré que la moto s’est éteinte et le conducteur de taxi moto, Charles Tohoun cria au secours. La population ainsi alertée est sortie pour les cerner. Ils ont été appréhendés et conduits au chef du village de N’dokpo. Celui-ci informa aussitôt la brigade de Zagnanado qui, sans désemparer, se rendit sur les lieux pour les récupérer?
Composition de la Cour

Président : Delphin Chibozo
Assesseurs : Léopold Colli et Bienvenu Anagonou
Jurés : Gérard Tossou, Albert Guèdègbé, Victoire Agbémahouè-Dato, Margueritte H.
Tossou
Ministère public : Ousmane Alédji

Greffier : Innocent Arayé

Société 19 juin 2018


Signature des accords de financement du Programme Aqua-Vie: Un pas de géant vers l’eau pour tous d’ici 2021
[caption id="attachment_29585" align="alignnone" width="1024"]Poignée de mains entre le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, et la représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey[/caption]

Le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, et la représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey, ont signé, le 14 juin dernier, des accords en vue du financement du Programme pour l’accès universel à l’eau potable en milieu rural, dénommé Programme Aqua-Vie. Programme dont la mise en œuvre permettra de rendre l’eau potable disponible pour tous les Béninois avant 2030.

L’accord signé entre la Banque mondiale et le gouvernement béninois à travers le ministère de l’Economie et des Finances porte sur un total de 220 millions de dollars américains. Il constitue, à en croire Katrina Sharkey, la représentante résidente de la Banque mondiale, « la plus grande opération d’investissement du groupe de la Banque mondiale au Bénin ». Il s’agit également d’un accord unique notamment en raison de son caractère innovant et inédit et du temps record mis pour sa finalisation. Cet accord permettra à près de 1,7 million additionnels de Béninois vivant en zones rurales de bénéficier d'un accès aux services d’eau potable à travers la construction et la réhabilitation de plus de 600 adductions en eaux villageoises (Aev). Du point de vue des cibles pour le sous-secteur, il permettra aussi, à en croire la représentante résidente de la Banque mondiale, la construction de plus de 34 000 branchements particuliers et 3 300 bornes-fontaines. « Outre cet effort volontariste d’investir massivement dans les infrastructures d’alimentation en eau potable, l’ensemble des communes concernées qui se sont déjà engagées formellement pour le programme bénéficiera d’autre part, de la mise en place de services professionnalisés de gestion pour l’eau potable à travers des contrats d’affermage régionaux basés sur les performances », poursuit-elle.
Si ce programme est particulièrement apprécié au niveau de la Banque mondiale, c’est aussi parce qu’il « se trouve pleinement aligné sur la vision du gouvernement du Bénin et son Programme d’action en l’appuyant directement sur le chemin de l’atteinte de l’accès universel et durable de la population rurale aux services d’eau potable », poursuit Katrina Sharkey.
Cet objectif sera pleinement atteint, s’est engagé Sylvain Migan, directeur de l’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable. Celui- rassure qu’à travers la signature de cet accord, le Bénin tient une opportunité pour donner la preuve que l’Objectif de développement durable relatif à l’accès à l’eau sera atteint par le Bénin. Non seulement il sera atteint, mais il le sera bien avant l’échéance de 2030. D’ici 2021, d’après ses analyses, le Bénin devrait être en phase avec cette exigence, surtout avec la signature de cet accord inédit qui constitue « la plus grande opération d’investissement du Groupe de la Banque mondiale au Bénin ».

Innovation et résultats

Pour le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, cet accord est un pas important vers la réalisation du Programme d’action du gouvernement qui prévoit l’eau potable pour tous d’ici 2021. Il a surtout remercié la Banque mondiale pour l’appui à cet ambitieux projet qu’elle n’a pas hésité à financer, mais surtout dans un délai inédit. Pour lui, cette prouesse est l’illustration de ce que « quand le pays est bien préparé, la Banque mondiale est toujours là, prête ». «Mais c’est maintenant que le plus dur commence», souligne le ministre qui dit faire pleinement confiance à l’agence et promet qu’elle « atteindra tous les objectifs pour que d’autres projets de cette nature puissent être structurés ». D’ici douze mois, a-t-il annoncé, « la population sentira les effets », car « les impacts de l’absence de l’eau potable sur l’épanouissement ne sont plus à démontrer ».
Ce projet a permis d’utiliser pour la première fois au Bénin, l’instrument PforR (Programme pour les résultats) qui, d’une part, associe directement les décaissements de la Banque mondiale à l’atteinte des résultats en termes d’augmentation de l’accès et de la gestion durable des services d’eau potable et d’autre part, renforce les systèmes techniques, fiduciaires, environnementaux et sociaux du pays. C’est aussi la première fois en Afrique subsaharienne que cet instrument est approuvé pour un Projet du secteur de l’eau.

Economie 18 juin 2018


Santé: Point de départ pour une meilleure offre de soins
[caption id="attachment_29584" align="alignnone" width="1024"]Conférence internationale des ministres de la Santé et des ministres de l’Economie numérique, sur la sécurité des soins en Afrique[/caption]

Ce jour, s’ouvre à Cotonou, la deuxième Conférence internationale des ministres de la Santé et des ministres de l’Economie numérique, sur la sécurité des soins en Afrique (Cimsa 2018). En prélude à la rencontre, des experts se sont concertés, ce dimanche 17 juin à la Faculté des sciences de la santé pour les travaux préliminaires qui serviront de socle aux travaux proprement dits.

Le défi qui s’impose aujourd’hui aux Etats africains, c’est de garantir aux populations, un accès équitable à des soins de santé de qualité. Un sujet pertinent qui mobilise, du 18 au 22 juin prochain à Cotonou, les ministres de la Santé et ceux de l’Economie numérique d’Afrique. Une rencontre porteuse de mille espoirs dont l’acte I a démarré, ce dimanche 17 juin, avec la réunion des experts. Il est attendu de ceux-ci, l’examen et la validation des projets de documents ainsi que des notes de synthèse qui seront soumis aux ministres en charge de la Santé et des Technologies de la communication et de l'Information pour adoption. Au nombre de ces documents, a rappelé le représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé au Bénin, Dr Jean-Pierre Baptiste, on peut noter le projet de schéma d’harmonisation des démarches d’implication des patients et familles de patients dans la sécurité de l’offre de soins, le projet de termes de référence de l’enquête pilote régionale de prévalence des infections nosocomiales dans les services publics de maternité, le projet de mise en place d’un cycle de formation continue professionnelle en e-Santé, le projet de mise en place du Prix d’excellence international et labels sur la sécurité des patients, l'innovation et la santé numérique et bien d’autres documents. Les orientations techniques données par ces experts permettront aux ministres d’ajouter leur touche politique pour le bien-être des peuples africains, a-t-il indiqué. 

Comme lui, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, au nom de ses pairs, attend de la rencontre de Cotonou, qu’elle soit le point de départ pour une meilleure offre de soins aux patients. « Nous avons compris la nécessité d’associer les ministères des Tic pour relever de façon plus efficiente les défis qui attendent le secteur de la santé et booster l’amélioration de la qualité des soins dans les hôpitaux », a-t-il indiqué à l’ouverture des travaux. Aussi a-t-il rappelé aux experts qu’ils doivent amender les principaux documents techniques élaborés au cours de la précédente conférence en tenant compte des progrès technologiques dans le domaine du numérique. « Ces
documents serviront à élaborer des recommandations fortes devant permettre une meilleure sécurité des soins dans chacun des pays africains », soutient le ministre qui dit compter sur leur expertise pour que ces documents finalisés servent de socle au niveau de chaque pays pour jeter les bases d’une meilleure performance des systèmes de santé.

Santé 18 juin 2018


Dialogue national sur l’extrémisme violent: Promouvoir le tourisme par la viabilisation des espaces frontaliers
[caption id="attachment_29583" align="alignnone" width="1024"]Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia[/caption]

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a procédé, jeudi 14 juin dernier, à Cotonou au lancement du dialogue national d’échanges d’expériences et d’analyses sur les enjeux des frontières et du tourisme à l’ère de l’extrémisme violent dans les pays limitrophes. C’était l’occasion pour les acteurs, venus des institutions de la République, de la société civile et les partenaires techniques et financiers, d’engager des réflexions sur le lien entre les frontières, le tourisme et l’extrémisme violent.

Organisé par l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abegief) en collaboration avec la Police républicaine et l’état-major général des armées, le dialogue national d’échanges d’expériences et d’analyses sur les enjeux des frontières et du tourisme à l’ère de l’extrémisme violent dans les pays limitrophes s’est déroulé jeudi dernier à Cotonou.
A l’ouverture des travaux, le directeur l’Abegief, Marcel Baglo, a mis en exergue le bien-fondé de cet atelier qui vise la sécurisation et le développement des espaces frontaliers pour la promotion du tourisme au Bénin. Pour lui, il est nécessaire d’investir pour prévenir l’extrémisme violent par la viabilisation des espaces frontaliers. « Les participants sont appelés à mieux appréhender le lien entre extrémisme violent, frontières et tourisme, afin de permettre une prise de conscience de la nécessité d’investir pour lutter contre ce phénomène», a-t-il déclaré. Il s’est réjoui de la qualité des personnalités présentes à ce séminaire, gage de meilleures recommandations au terme des travaux.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, estime que c’est l’occasion plus que jamais d’engager des réflexions sur la problématique de l’extrémisme violent surtout dans un contexte marqué par la montée de ce phénomène dans les pays limitrophes. Convaincu que la lutte contre l’extrémisme violent doit être globale, le ministre Sacca Lafia a invité les acteurs présents à ce dialogue à une synergie d’actions pour encourager le tourisme sécurisé au Bénin. « Nous devons trouver des solutions contre les bandes extrémistes qui détruisent les patrimoines culturels et touristiques dans nombreux pays du continent du fait de la non-sécurisation des espaces frontaliers qui sont des zones les plus pauvres, sensibles et exposées aux terroristes », a-t-il indiqué. Pour lui, cet atelier va aboutir à des recommandations qui constitueront un référentiel dans le monde entier pour favoriser non seulement des investissements dans ces espaces frontaliers mais aussi faire reculer le terrorisme et l’extrémisme religieux pour l’atteinte des objectifs du tourisme consignés dans le Programme d’action du gouvernement (2016-2021).

Culture 18 juin 2018


Mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement: Démarrage des études pour les grands projets touristiques

Le 15 juin 2018 figure désormais au rang des grandes dates dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag). Elle a vu le lancement officiel des études dans le cadre de la réalisation des grands projets touristiques du gouvernement. La machine est lancée, pourrait-on dire désormais, à la suite de cette cérémonie officielle de lancement.

Plus qu’une simple cérémonie, le lancement d’études pour la réalisation des grands projets touristiques est le point de départ d’un rêve dont la finalité est de transformer le Bénin et en faire une destination touristique de premier choix sur le continent. Il a réuni, jeudi 14 juin dernier à Cotonou, maires, élus locaux, responsables de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt) et du ministère en charge du Tourisme et les architectes et cabinets retenus pour la réalisation des grands projets touristiques du gouvernement. A terme, le Bénin sera le seul pays africain, selon José Pliya, directeur de l’Anpt, à avoir un équipement muséal d’une telle envergure. Du safari au balnéaire en passant par le patrimoine historique et culturel, le pays sera doté d’infrastructures dont les études, ultimes étapes avant les travaux proprement dits ont été officiellement lancés jeudi dernier à Cotonou.
Ainsi, il sera érigé dans la ville de Porto-Novo le musée des arts et civilisations vodoun Orisha sur un domaine de près de treize hectares constitué essentiellement de végétation naturelle et d’espaces jardinés pour la population. Il comportera 3400 m² d’espaces d’exposition, 400 m² de conservation des collections, une arène d’expression vodoun Orisha de 1500 places… Selon le planning établi à ce niveau, les travaux devraient être terminés à fin août 2021. A trois kilomètres du centre-ville d’Allada, le musée Toussaint Louverture dédié à l’esclavage, à la résistance et à la mémoire sera érigé sur le site qu’empruntaient les esclaves. « Elégant et solennel », ce musée met sobrement en valeur l’histoire et la souffrance des esclaves et verra ses travaux achevés en fin d’année 2020 alors que les études finiront en fin d’année 2018. Le musée thématique et arène vodouns non masqués d’Abomey sera prêt en fin d’année 2020 et s’imposera comme une œuvre architecturale de grande envergure à même de drainer du monde vers les palais royaux d’Abomey. Là aussi, tout est fin prêt et le lancement officiel de la réalisation des études est porteur d’espoir pour l’imminence du projet et surtout sa concrétisation. Cet espoir ne varie pas quant à la ville de Ouidah qui sera le centre de convergence de quatre projets d’envergure. Dans la cité des Kpassè, les choses iront plus vite et la fin de l’année 2019 verra la finalisation des premières réalisations.
Pour chacun de ces projets, les financements n’ont nullement souffert, a assuré le ministre en charge du Tourisme, Oswald Homéky qui a lancé les architectes sur le terrain pour le démarrage des études. Parlant des architectes, chacun d’eux est passé s’expliquer, images et maquettes à l’appui pour donner un aperçu virtuel de ce que seront, une fois terminés, les projets touristiques du gouvernement. Si leur engagement semble sans faille à les écouter, c’est surtout sur la technicité des réalisations à faire que ceux-ci se montrent insistants, rassurant que ce qui se fera au Bénin sera une première qui fera tache d’huile.

Société 18 juin 2018


Séminaire sur la réforme du code électoral: L’Assemblée nationale oeuvre pour une loi consensuelle

L’Assemblée nationale a rassemblé toutes les composantes de la société, jeudi 14 juin dernier à Cotonou, autour d’un atelier portant sur la réforme du Code électoral. Les échanges ont été ouverts par le président de l’hémicycle, Adrien Houngbédji, en présence du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement Abdoulaye Bio Tchané.

Parlementaires, émissaires de l’Exécutif, représentants de la Cour constitutionnelle et du pouvoir judiciaire, représentants du corps diplomatique et d’institutions internationales accrédités au Bénin, présidents d’institutions de la République, élus locaux, sages et notables, chefs traditionnels et religieux, représentants de partis politiques et de la société civile..., tous ont répondu à l’appel de l’Assemblée nationale autour de la réforme du Code électoral. Pour le président du comité d’organisation de la séance, le député Jean-Michel Abimbola, la quantité et la qualité des participants à ces assises témoignent de l’importance du sujet. Démontrant l’opportunité de cette réforme, il a rappelé que la loi actuellement en vigueur, est une juxtaposition intégrale et sans souci d’harmonisation, de six différentes lois électorales votées entre 2007 et 2015, dans des contextes bien différents. En outre le président de l’Assemblée nationale Adrien Hounbédji fait savoir que le Bénin, de 1990 à ce jour, en est à sa vingt-septième loi électorale. D’où l’importance de réfléchir à l’élaboration de mesures plus adaptées qui garantissent la crédibilité, la fiabilité, la transparence et la représentativité. « La réforme du Code électoral s’impose à nous, pas comme une option mais une nécessité », a soutenu le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané.
Ces assises devront permettre d’obtenir des propositions et des avis pour améliorer de façon inclusive le Code électoral afin de disposer d’un avant-projet de loi qui organise mieux les élections et la vie politique au Bénin, dans le respect de la démocratie. C’est ainsi que se perçoit l’attente de l’Assemblée nationale au terme des travaux. Pour le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, il s’agit d’évaluer les points d’accord qu’il faudra conforter, les points d’incompréhension qu’il faudra clarifier et les compromis auxquels il faudra parvenir. « En régime démocratique, le peuple souverain est la source de la légitimité. L’organisation du mode par lequel le peuple désigne ses représentants à la tête des institutions revêt une grande importance... L’adoption d’un code électoral est un acte majeur, un facteur de paix et de développement », a expliqué le président de l’Assemblée nationale. Il va sans dire que cette réforme impose une démarche inclusive.
Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané a alors invité tous les participants quelle que soit leur connotation politique (ou leur rang), à s’impliquer dans le débat avec le souci de l’intérêt général. « De la discussion, dit-on, jaillit la lumière. Plus nous sommes nombreux à discuter, plus rayonnante sera la lumière », déduit le président Adrien Houngbédji avant d’ouvrir les échanges.

Actualités 18 juin 2018


Réformes politiques et gouvernance au Bénin: L’Union fait la Nation forme ses cadres

Le bureau politique de l’Union fait la Nation a organisé samedi 16 juin dernier, sur le campus de l’Université d’Abomey-Calavi, une conférence à l’intention de ses cadres pour mieux les préparer à la mutation prochaine de l’alliance en un parti politique. Au cours de cette rencontre, les participants ont eu droit à deux communications relatives, la première à « l’homme politique et la gouvernance au Bénin ; enjeux et perspectives », et la seconde qui porte sur « le système partisan et le Code électoral ».

Comment les cadres de l’Union fait la Nation comprennent-ils les réformes engagées par le régime actuel et plus particulièrement les réformes du système partisan et du Code électoral ? La question était au centre d’une conférence animée par le bureau politique de cette alliance politique samedi dernier. Pour mieux répondre à cette préoccupation, deux communications ont été présentées aux cadres politiques venus d’horizons divers.
Avant la présentation des deux communications, le vice-président de l’Union fait la Nation, Antoine Kolawolé Idji, a fait savoir qu’il est bon que les cadres de cette formation se connaissent un peu plus, échangent correctement sur des sujets d’intérêt national afin d’être mieux outillés. Car, selon lui, un cadre sans compétence est un danger pour la République. C’est pourquoi, la séance d’explication qui a démarré samedi dernier, promet-il, devra continuer dans les prochains jours avec les élus locaux.
La première communication qui a été présentée par l’Inspecteur général de police, Célestin
Guidimey a porté sur : « L’homme politique et la gouvernance au Bénin ; enjeux et perspectives». L’inspecteur général de police a rappelé l’histoire politique du Bénin qui, depuis 1960, a été marquée par trois périodes : la période coloniale de 1960 à 1972, secouée par des coups d’Etat, la période révolutionnaire de 1972 à 1990, marquée par la Révolution et la période de 1990 à ce jour marquée par l’avènement de la démocratie.
La dernière période, selon le conférencier, est celle pendant laquelle le peuple, après la Conférence nationale de février 1990, a opté pour le multipartisme intégral, mais qui est caractérisée par l’impunité, la mal gouvernance, les malversations et toutes sortes de déviance. Et c’est face à ces maux que des réformes ont été initiées par l’actuel régime. Et qui dit réforme, explique-t-il, parle de bonne gouvernance.
Pour l’inspecteur général de police Célestin Guidimey, la bonne gouvernance exige un certain nombre de règles. Quelle est la position du cadre politique face à ces règles de bonne gouvernance ? C’est la préoccupation de l’Union fait la Nation qui a initié des séances de sensibilisation afin de former ses militants qui, à leur tour, devront sensibiliser les populations. Car, l’exigence des cadres aujourd’hui, selon lui, c’est d’avoir une bonne compréhension des réformes en cours au Bénin et qui ont pour objectif de renforcer certaines institutions de la République.
La présentation du général
Célestin Guidimey sera suivie de celle du député Louis Vlavonou sur « Le système partisan et le Code électoral ». Le député Louis Vlavonou est parti des nouvelles dispositions de la nouvelle Charte des partis politiques qui devraient conduire à mieux réorganiser le paysage politique béninois pour avoir de véritables partis politiques nationaux.
Quant à la proposition du nouveau code électoral actuellement en débat à l’Assemblée nationale, le député de l’Union fait la Nation a fait cas des nouveautés comme la proposition de suppression du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lepi), la réforme au niveau de la Commission électorale nationale autonome (Cena) dont le nombre des membres passera désormais de 5 à 9 pour un mandat de 6 ans au lieu de 7 actuellement en cours. Une Cena qui sera chargée de l’enregistrement des partis politiques dès leur création et suivra les changements qui interviennent à leur niveau, etc.

Politique 18 juin 2018


Communication autour des actions du Gouvernement: Patrice Talon libère la parole

« Plus rien ne sera comme avant » en ce qui concerne la gestion de la communication autour des actions du Gouvernement, c'est le message qu'a porté aux différents directeurs en poste dans les 12 départements du pays, cette semaine,  Edouard Loko, chargé de mission du chef de l'Etat, à la tête d'une équipe de la direction de la Communication de la Présidence de la République. « Le chef de l'Etat nous a instruits pour vous dire que désormais la parole est libérée. Vous avez l'obligation de communiquer autour de vos actions respectives », indique-t-il. Les directeurs départementaux et autres responsables des différents services de l'Etat sont appelés à ne plus observer cette réserve qu'ils ont quand il s'agit de se prononcer sur des sujets relevant de leurs compétences. Il serait revenu au président de la République que quand les médias se rapprochent de ces derniers ils déclinent toute sollicitation, craignant des sanctions administratives. Cette frilosité ne rendrait guère service au Gouvernement qui se retrouve pris en sandwich par les médias aussi bien traditionnels que nouveaux. La réserve observée jusque-là à l'avènement du Gouvernement de la Rupture et fort de l'option de la normo-communication, selon Edouard Loko, a plombé le droit du citoyen à disposer d'informations crédibles. Cette situation a fait le lit à l'intoxication et à diverses contre-vérités dans le dessein de nuire à l'image des dirigeants. Pour le chargé de mission, la troupe manoeuvre tel qu'elle est commandée et il n'est plus question de laisser place à la rétention de l'information.

Politique 17 juin 2018


Meeting international de Marseille: Noélie Yarigo remporte les 800 m dames

L’athlète béninoise spécialiste du 800 mètres, Noélie Yarigo, a remporté le meeting international de Marseille avec un chrono de 2'01''68 devant l’Ougandaise Docus Ajok et la Française Leila Boufaarirane ce samedi. Elle accroche une nouvelle médaille à son riche palmarès après sa deuxième place au meeting international d’athlétisme Ostrava Golden Spike en République tchèque le 13 juin dernier et à la Seiko Golden Grand Prix au Japon le 20 mai dernier.

 

Sports 17 juin 2018


Deuil dans l’Armée béninoise : Le Général Robert Sèwadé inhumé le 30 juin prochain à Djakotomey

Le Général de brigade Robert Sèwadé sera accompagné à sa dernière demeure, le samedi 30 juin prochain dans le Couffo, contrairement aux rumeurs qui annoncent cet événement pour Cotonou. Ancien directeur général de l’ex-Gendarmerie nationale du Bénin, le Général qui a passé l'arme à gauche le 19 mai 2018 à l'âge de 65 ans, sera inhumé à Ekiohoué, son village natal sis à Bétoumey, un arrondissement de Djakotomey dans le département du Couffo. Les obsèques débuteront par des honneurs militaires prévus pour le vendredi 29 juin 2018 à Cotonou, selon le programme établi à cet effet. Suivra une veillée de prières qui sera organisée, le même jour, à la salle St Charbel à Akpakpa Dodomey, un quartier de Cotonou. Et c'est à la suite de ces moments d'intenses émotions, que le départ, pour Djakotomey, du corps du Général de brigade Robert Sèwadé sera effectif le samedi 30 juin où il est prévu la messe d'enterrement avant l’inhumation dans l’intimité familiale.

Actualités 16 juin 2018


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