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Nouvelles

Bicentenaire de la Bataille de Carabobo: Le Venezuela entretient le souvenir d’un exploit mémorable
Jeudi 24 juin dernier, la République bolivarienne du Venezuela a commémoré le bicentenaire du fameux exploit qui marqua l’apogée de l’hégémonie espagnole et consacra son indépendance: la Bataille de Carabobo. Fait majeur de l’histoire bolivarienne, cet événement est l’occasion de célébrer une liberté vaillamment acquise et de rendre hommage aux protagonistes de cette prouesse. Le 24 juin de chaque année est pour le Vénézuela un jour spécial, un jour chargé d’histoire car il ravive le souvenir éloquent de la Bataille de Carabobo en 1821 qui s’est soldée par la victoire des forces libératrices sur les forces royalistes. Une victoire qui sonna le glas de la domination espagnole pour laisser retentir l’écho de l’indépendance et de la naissance politique du Venezuela. Ainsi, chaque 21 juin, les autorités du Gouvernement central prennent des initiatives pour marquer l’événement et rappeler son importance. Aussi, plusieurs activités sont-elles organisées de par le monde, grâce aux représentations diplomatiques du Venezuela. En cette année 2021, l’événement est d’autant plus célébré puisqu’il s’agit du bicentenaire de cette bataille inoubliable. Situé au centre du Venezuela, le champ où s’est déroulée la grande bataille libératrice va accueillir un nouvel édifice. Déjà en 1921, à l’occasion du centenaire de la Bataille de Carabobo, l’Arc de Triomphe de Carabobo avait été inauguré sur le site. Ce fut le premier ouvrage de l’actuel complexe monumental "Campo de Carabobo", un véritable patrimoine historique, mémorial de la gloire libératrice nationale. Pour le bicentenaire de la Bataille de Carabobo cette année, des travaux de récupération sont effectués sur le site et un autre monument a été construit : une réplique de l’épée de 31 mètres de Simon Bolívar. En immortalisant ces symboles de la victoire sur les forces royalistes, la République bolivarienne du Venezuela montre son attachement à ce fait marquant de son histoire, laisse un précieux héritage à la postérité et exhorte tous ses ressortissants à ne pas laisser s’éteindre cette flamme allumée par Simon Bolivar et ses compagnons de lutte. En effet, l’héroïsme de la Bataille de Carabobo n’appartient pas seulement à ceux qui ont commandé l’armée libératrice. Elle appartient aussi aux métis, aux autochtones, aux afro-descendants qui ont intégré cette force patriotique et qui ont vu dans l’indépendance la voie vers leur liberté. L’on pourra citer entre autres Pedro Camejo dit Negro Primero, qui abandonna les royalistes pour rejoindre le Bataillon des Braves d’Apure; des femmes ont également rejoint les forces émancipatrices dont Concepción Mariño, qui joua un rôle clé dans la mobilisation armée du 24 juin 1821, et certaines combattantes habillées en soldat qui ont lutté pour l’indépendance dans la Bataille de Carabobo. Cette gloire de l’armée libératrice a transcendé le temps et fait du peuple, le maître de son destin. « Tous les jours nous relevons le défi de continuer à être les invaincus de Carabobo (...) Nous ne pouvons permettre que les portes de l’Indépendance se referment. Combien nous a-t-il coûté de les ouvrir il y a presque 200 ans, quand Bolívar arriva à Carabobo avec l’armée unie, c’est-à-dire avec le peuple devenu armée », affirma en 2012, le commandant Hugo Chávez, lors du 191e anniversaire de la Bataille de Carabobo. Acte de bravoure ! La Bataille de Carabobo qui a connu son épilogue le 24 juin 1821, a été livrée entre les forces indépendantistes sous le leadership du général Simon Bolivar et les troupes royalistes dirigées par le maréchal espagnol Miguel de la Torre. La stratégie du général Bolivar a été de disperser l’Armée espagnole sur plusieurs fronts en créant des diversions. Bolivar dans sa planification avait trois grandes forces : l’armée du Sud stationnée à Apure et commandée par le général Paez, l’armée de l’Est qui regroupait les différentes guérillas orientales sous le commandement du général Carlos et l’armée du Nord dont la base était l’une des brigades de la Guardia (Garde d’honneur créée en 1815 par le Libérateur). La principale diversion exécutée par l’Armée de l’Est est la prise de Caracas, l’une des positions les plus fortes de l’armée royale. La libération et la perte de Caracas ont détruit toute la formation de l’armée du maréchal espagnol Miguel de la Torre qui a choisi de protéger ses arrières et a abandonné son projet d’attaquer Bolivar à Guanare. Délogée et dispersant ses forces, l’armée espagnole a été la proie des diversions du général Bolivar dont les forces indépendantistes finirent par avoir le dessus, obligeant le maréchal espagnol Miguel de la Torre à capituler le 24 juin 1821 au regard des énormes pertes subies. Dans le rapport de la Bataille de Carabobo qu’il adresse au Congrès Souverain le 25 juin 1821, le libérateur Simon Bolivar évoque la fin désastreuse des forces royalistes : « Hier, la naissance politique de la République de Colombie s’est confirmée par une splendide victoire… L’armée avait plus de six mille hommes, composée de tous les meilleurs des expéditions de la paix. Cette armée a cessé de l’être. Quatre cents hommes seront entrés aujourd’hui à Puerto Cabello… Acceptez, Souverain Congrès, au nom des braves hommes que j’ai l’honneur de diriger, l’hommage d’une armée rendue, la plus grande et la plus belle qui ait fabriqué des armes en Colombie sur un champ de bataille ». Actualités 30 juin 2021


Technologie et numérique: Huawei Ict Academy pour un Bénin plus intelligent
Des centaines d’étudiants béninois intègrent l’une des plus importantes plateformes de e-learning au monde, Huawei Ict Academy. Pour la première édition au Bénin de ce programme de formation au digital, l’Université d’Abomey-Calavi, Uatm Gasa Formation l’Institut universitaire du Benin, Cerco et Epitech sont les cinq partenaires. Le lancement officiel a eu lieu, hier lundi 28 juin à Cotonou, en présence de l’ambassadeur de Chine au Bénin. Huawei Ict Academy est un programme éducatif de Huawei qui sonne comme une réponse aux multiples besoins et demandes en digital. A ce jour, plus de 900 académies, 1 200 instructeurs et 45 000 étudiants se sont associés déjà à ce programme. Le Bénin l’accueille pour la première fois avec joie et enthousiasme. Dominique Agbessi de Huawei technologie Bénin explique que Huawei Ict Academy a l’avantage de préparer les étudiants pour le marché de l’emploi et de fournir au pays des talents en Tic. Grâce à ce programme, le Bénin deviendra plus compétitif dans le domaine du digital en Afrique et pourra poursuivre avec dynamisme sa transformation numérique. En somme, un programme tout bénéfique pour les jeunes étudiants et amoureux du digital, assure-t-il. Pour son lancement, Huawei Ict Academy est en partenariat avec l’Université d’Abomey-Calavi, Uatm Gasa Formation, l’Institut universitaire du Bénin, Cerco et Epitech, cinq centres de formation qui outillent les étudiants dans les métiers du numérique. Jingtao Peng, ambassadeur de Chine près le Bénin, au lancement de cette initiative, s’est réjoui de constater que ce programme est à même de porter le digital à chaque famille béninoise pour ses besoins. Si la Covid-19 est parvenue à éprouver tous les segments de la vie socioéconomique, il y en a un qui a plutôt résisté au point de révéler toute son importance, indique-t-il. Ce secteur, c’est bien celui du numérique. “Il faut saisir les opportunités de notre époque dans la construction d’un monde interconnecté”, a suggéré le diplomate qui n’a pas manqué de rappeler quelques chiffres illustratifs de la puissance chinoise dans le domaine de la 4 et de la 5G. Il reconnaitra tout de même que le Bénin fait des bonds spectaculaires et est même parvenu à distance de la grande Chine sur certaines offres comme le e-visa. Huawei Ict Academy, la solution Marc André Loko, directeur general de l’Agence pour le développement du numérique (Adn), n’est pas moins heureux de l’avènement de cette initiative salutaire en pleine cohérence avec les projets du gouvernement. Parmi les piliers dont a besoin le Bénin pour asseoir son émergence numérique, certains sont déjà visibles, d’autres un peu moins et d’autres pas du tout. Parmi les segments à manœuvrer, les compétences digitales. Le besoin à ce niveau est énorme et Huawei Ict Academy contribue pour une large part à le solutionner, reconnait-il. En répondant à la vision du chef de l’Etat, Huawei, en tant que partenaire du gouvernement, a réalisé la construction du projet Pdi2t et s’est rassuré que cette réalisation accompagne le gouvernement pour atteindre les objectifs qu’il s’était fixés dans son programme d’action du développement de l’économie numérique 2016-2021. « A part ces infrastructures, Huawei Bénin a aussi fait des efforts pour bâtir un écosystème de talents et revitaliser l'industrie des Tic », rappelle son directeur général, Patrick Wang. De par son programme Eagles Camp, Huawei Bénin a formé plusieurs talents et les a rendus prêts pour le marché de l’emploi et certains sont des employés confirmés de Huawei jusqu’à ce jour, assure-t-il. «Cette année, nous avons commencé ce programme de Huawei Ict Academy au Bénin. Ce programme est destiné à ouvrir aux étudiants qui ont soif du savoir, une porte vers le monde de la haute technologie», révèle-t-il. Cette ouverture sur le monde à travers les plateformes e-learning de Huawei, des étudiants béninois l’essayent déjà et en sont bien heureux. En leur nom, Floride Djogbè dira, combien satisfaits ils sont des connaissances que leur apporte Huawei, leur donnant ainsi la chance d’être compétitifs au même titre que n’importe quel autre jeune sur le marché international. Les responsables des universités partenaires ont aussi témoigné leur fierté de voir leurs établissements associés au projet. Le généraliser à tous les étudiants serait l’idéal, ont-ils suggéré, pour que le Bénin cesse d’être uniquement consommateur de contenus numériques pour se hisser au rang de producteur. Société 29 juin 2021


1re mandature de la Cena permanente: Les acquis capitalisés
En fin de mission, la première mandature de la Commission électorale nationale autonome (Cena) permanente est à l’étape du bilan. Avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie, elle a commis des consultants pour l’élaboration d’un document de capitalisation des acquis. C’est pour évaluer et valider ce document que les parties prenantes au processus électoral se sont retrouvées, hier lundi 28 juin à Cotonou. Réalisé par les professeurs Issaga Kampo du Mali et Kakaï Hygin Glèlè du Bénin, le rapport de capitalisation des acquis de la première mandature de la Commission électorale nationale autonome (Cena) permanente a été présenté, amendé et soumis à la validation des parties prenantes au processus électoral. Observateurs et représentants de différentes institutions et structures impliquées dans l’organisation des élections au Bénin ont apprécié les résultats des consultants commis à cette tâche. Le but de ce séminaire est de peaufiner le rapport pour mettre à la disposition de la future Cena un document de qualité, utile à l’accomplissement de sa mission républicaine. Situant sur l’opportunité de cette initiative, le président de la Cena fait savoir : « Durant ces sept années, la première mandature de la Cena permanente a accumulé des expériences diverses et a enregistré de nombreux acquis non seulement en matière de gestion électorale à travers l’organisation de six élections ; mais également en matière de collaboration avec toutes les parties prenantes au processus électoral.» Il ajoute que cette première mandature de la Cena permanente s’est également investie dans l’élaboration de stratégies et d’outils en vue d’une gestion efficiente des élections, et dans le domaine de la coopération internationale avec d’autres organes de gestion électorale et institutions promouvant la démocratie et l’Etat de droit. « Ces acquis méritent d’être capitalisés dans l’optique de la recherche d’une amélioration constante de notre système électoral. C’est pourquoi, au moment où notre mandat tire à sa fin, nous avons jugé opportun de partager ces expériences et ces acquis avec toutes les parties prenantes, dans la logique de leur capitalisation au bénéfice de la prochaine mandature qui entrera bientôt en fonction », a expliqué Emmanuel Tiando. Soutenu par l’Organisation internationale de la Francophonie, cet atelier a permis de mettre en relief les tops et les flops. A en croire Saïdou Kane, représentant résident de l’Oif, la plus-value de toute évaluation, c’est de pouvoir déterminer aussi bien les bonnes pratiques que les imperfections afin de s'améliorer. « Tout processus démocratique mérite d’être évalué à la fin d’un cycle. Et la présente évaluation est, pour l’Oif, l’occasion de recenser les bonnes pratiques qui ont été enregistrées au Bénin pour les proposer à d’autres pays », va préciser le représentant résident de l’Oif. Emmanuel Tiando a alors exprimé la reconnaissance de la Cena à l’Organisation internationale de la Francophonie pour le soutien matériel apporté dans ce processus d’évaluation. Il a également salué les deux consultants, les professeurs Issaga Kampo et Kakaï Hygin Glèlè pour leur disponibilité, les sacrifices consentis et les diligences effectuées dans l’accomplissement de leur mission, dans un délai aussi court. De la Cena ad hoc à la Cena permanente C’est dans le souci d’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles que le législateur a établi, par la loi 94-013 du 17 janvier 1995, le principe de la création d’une Commission électorale nationale autonome (Cena) qui s’entend comme une autorité administrative autonome et indépendante des pouvoirs législatif et exécutif. Cette autorité, bon gré mal gré, a toujours été au centre du processus électoral notamment dans l’organisation des élections. «Mais il s’agissait de commission électorale ad hoc dont le mandat prenait fin au terme de chaque élection. Face à l’instabilité de cette Cena ad hoc et aux insuffisances apparues dans son fonctionnement, le même législateur a décidé de la création d’une Cena permanente à travers la loi 2013-06 du 25 novembre 2013», rappelle Emmanuel Tiando. Ainsi, les cinq membres de cette première mandature de la Cena permanente ont prêté serment le 2 juillet 2014 pour un mandat de 7 ans. Cette première Cena permanente a organisé six élections, notamment deux élections communales, deux législatives et deux présidentielles. La première mandature de la Cena permanente prend fin ce 13 juillet 2021 et laissera place à une Cena entièrement réformée par le législateur? Actualités 29 juin 2021


Projet d’interconnexion de 330 Kv Wapp Dorsale Nord: Le Comité local de suivi installé à Malanville
Les équipes en charge de l’environnement et de la sauvegarde sociale du projet d’interconnexion de 330 Kv wapp Dorsale Nord ont organisé, du 24 au 25 juin dernier, un atelier à Malanville. C’est pour procéder à l’installation des membres du Comité local de suivi (Cls) du Plan de gestion environnemental (Pges) et du Plan d'action de réinstallation (Par), puis de la Commission de gestion des plaintes du projet avec les communautés au niveau de la commune. Dans le cadre de la poursuite des activités du Comité national de suivi (Cns) de la mise en œuvre du Plan de gestion environnemental (Pges) et du Plan d'action de réinstallation (Par), l’unité de gestion du projet d’interconnexion de 330 Kv Wapp Dorsale Nord (Nigeria-Niger-Bénin-Burkina Faso) a tenu, du 24 au 25 juin dernier, un atelier à Malanville. La rencontre organisée en collaboration avec la préfecture de Kandi et la mairie de Malanville, avait pour objectif de sélectionner les membres du Comité local de suivi au niveau de ladite commune. Elle a permis également de présenter aux parties prenantes, les différentes étapes de mise en œuvre du Pges et du Par sur le tronçon Malanville (Bénin) – Zabori (Niger) et l’impact qu’aura celles-ci sur les populations des pays concernés. De même, les mécanismes de gestion des plaintes et les responsabilités des autorités locales, des leaders traditionnels et des organismes intermédiaires pour assurer une mise en œuvre adéquate du projet sur le terrain n’ont pas été occultés. Procédant à l’ouverture des travaux, le représentant du préfet de l’Alibori, Bano Sabi Assouma, s’est réjoui de la prise en compte de Malanville dans la mise en oeuvre d’un projet d’une telle envergure. Selon lui, l'énergie n'est plus un luxe, mais plutôt une nécessité pour le bien-être de l'homme, surtout le développement d'une nation. Mais avant lui, c’est le deuxième adjoint au maire de Malanville, Nouhoum Moussa Sambo, qui a insisté sur l’importance du projet. Il est convaincu qu’il contribuera au développement durable de sa commune et partant, à l’amélioration des conditions de vie de ses populations. Aussi, a-t-il invité ses administrés à faciliter la tâche aux techniciens et consultants qui seront présents sur le terrain, lors de l’exécution du projet. Réalisé sous l’égide du Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (Eeeoa), avec l’appui financier de la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, l’Agence française de développement, l’Union Européenne et du gouvernement fédéral du Nigeria, ce projet est nécessaire pour fluidifier les échanges énergétiques entre les pays de la sous-région. Il permettra de renforcer davantage le réseau interconnecté entre le Nigeria, le Bénin, le Niger et le Burkina-Faso. Plus spécifiquement, il vise à les relier par une ligne de transport à haute tension 330 Kv, pour faciliter le commerce de l’électricité dans la sous-région, fournir une assistance technique, favoriser les accords d’échanges commerciaux, puis étendre l’accès à l’électricité, des populations situées le long de la ligne de transport. Actualités 28 juin 2021


Championnat national scolaire 2021: La phase départementale lancée
A la recherche d’un souffle nouveau pour son sport, le Bénin a renoué depuis samedi 26 juin dernier, avec le championnat scolaire. En attendant de se qualifier pour la phase finale de la compétition prévue du 24 au 31 juillet prochain à Grand-Popo, c’est au niveau départemental que les équipes des collèges et lycées sont en train de rivaliser. Après une longue absence, le championnat national scolaire est de retour au Bénin. Placée sous l’autorité du ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, avec la participation de la Fédération béninoise de Football (Fbf) et de la Fédération internationale de Football Association (Fifa), la phase départementale du championnat national scolaire, édition 2021, a démarré samedi 26 juin dernier, sur toute l’étendue du territoire. C’est quelques jours seulement après la cérémonie officielle de lancement du logo de la compétition organisée à Cotonou. En effet, pas moins de 150 équipes masculines et féminines de football des différents établissements scolaires prennent part à cette compétition dont l'organisation est confiée à l’Office béninois du sport scolaire et universitaire (Obssu). A raison d’un représentant par département, 12 équipes, comme ce soit au niveau des garçons comme des filles sont donc attendues, pour disputer la phase finale. Commencée, samedi 26 juin dernier, la phase départementale prendra fin jeudi 1er juillet prochain. Sports 28 juin 2021


Pour émission de forte poussière de ciment: La délocalisation de la Scb et de Cimbénin actée
La Société des ciments du Bénin (Scb) de Xwlacodji à Cotonou sera délocalisée au plus tard fin juin 2022. La mesure est prévue pour être étendue à Cimbénin installée à Sèkandji dans la commune de Sèmè-Podji. Le ministre en charge du Cadre de vie, Didier Tonato, a partagé l’information avec les députés, jeudi 24 juin dernier, lors de sa réponse à la question orale avec débat de l’Assemblée nationale par rapport à la pollution des terres et de l’air due à ces deux usines. La mesure de déplacement de la Société des ciments du Bénin (Scb) de Xwlacodji à Cotonou avec extension à Cimbénin installée à Sèkandji dans la commune de Sèmè-Podji, pour émission de fort taux de poussière de ciment, date de 2003. Le gouvernement de la Rupture l’a réactivée avec une feuille de route rigoureuse pour que cette délocalisation soit effective d’ici fin juin 2022. C’est du moins ce qui ressort de l’intervention du ministre chargé du Cadre de vie, Didier Tonato, face aux députés, jeudi 24 juin dernier, dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale. Selon lui, les faits dénoncés par le député Marcellin Ahonoukoun, auteur de la question orale avec débat, à l’exception des cas de maladies, ont été aussi observés par le gouvernement. Les deux sociétés polluent l’atmosphère à travers l’émission de poussière de ciment de leurs usines. Mais le gouvernement n’est pas resté les bras croisés, rassure le ministre. Il a entrepris des corrections afin de garantir aux populations de ces deux villes un meilleur cadre de vie. Plusieurs inspections et audits environnementaux ont été menés en direction de ces deux sociétés industrielles. Ces différents contrôles sont assortis de recommandations dont un suivi régulier des installations afin de réduire les impacts environnementaux et sanitaires des deux usines. Didier Tonato précise que la délocalisation surtout de la Scb de Ganhi a été décidée par le Conseil des ministres en juin 2003. Il y a eu ensuite la décision Dcc 09-046 du 24 mars 2009 de la Cour constitutionnelle jugeant que l’implantation et l’exploitation de la Scb dans la zone commerciale de Ganhi constituent une violation de l’article 27 de la Constitution béninoise. Pour le ministre, la délocalisation des deux usines est une solution parmi tant d’autres mais ne peut être mise en œuvre du jour au lendemain. Le plan d’action relatif au déménagement de la Scb a été approuvé par le Conseil des ministres en juin 2003. Prendre en compte la Sobebra Mieux, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021) notamment de la relance du Projet de rénovation et de modernisation du centre administratif et commercial de Ganhi, il est prévu le déplacement à titre définitif de toutes les installations de la Scb. Ladite délocalisation devrait être effective d’ici juin 2022. Mais en attendant, un suivi rigoureux des mesures environnementales continuera d’être fait pour obtenir un taux d’émission de poussière inférieur à la norme. « Le cas échéant, je serai dans l’obligation de suspendre provisoirement les activités de ces usines afin de les obliger à trouver une solution plus efficace et aussi garantir un meilleur cadre de vie aux populations », menace le ministre en charge du Cadre de vie qui reconnait qu’en dehors des investissements faits par les usines pour s’installer, leurs installations sont bien antérieures à celles des populations. Mais conscient des enjeux environnementaux et sanitaires liés à leur fonctionnement, le gouvernement se doit d’agir avec efficacité. Le député Marcellin Ahonoukoun, auteur de la question orale avec débat, et plusieurs de ses collègues ont invité le gouvernement à accélérer le processus. Car, il s’agit d’un problème de santé publique. Il urge de protéger la population qui inhale de l’air pollué au ciment à longueur de journée. Les députés ont recommandé que la délocalisation préconisée s’étende également à la Société béninoise de brasseries (Sobebra) installée à Akpakpa à Cotonou qui polluerait aussi l’environnement. Le député Rachidi Gbadamassi a même suggéré la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur le fonctionnement de ces différentes industries. Actualités 28 juin 2021


Audience à la Cour constitutionnelle: Paul Hounkpè et Pascal Essou en artisans de paix
Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, a reçu en audience, vendredi 25 juin dernier, Paul Hounkpè, chef de file de l'Opposition, et Pascal Essou, Médiateur de la République. Les deux personnalités ont pris contact avec leur hôte et lui ont exprimé leurs préoccupations respectives pour le renforcement de la démocratie, la paix et la concorde au Bénin. « Je suis venu me présenter au président de la Cour constitutionnelle pour qu’il y ait une passerelle entre nos institutions, une possibilité de discuter, de poser les problèmes, de faire en sorte que les questions qui fâchent soient abordées à temps, afin d’éviter qu’elles ne se transforment en des crises comme nous en avons connu», a indiqué Paul Hounkpè à sa sortie d'audience. Le chef de file de l’Opposition fait savoir qu’à l’occasion, il a pu discuter avec le président de la Haute juridiction de préoccupations électorales cruciales. « Depuis l’avènement de la Rupture, toutes les élections ont connu des innovations! Aux élections de 2019, il y a eu l’exigence du certificat de conformité qui a généré ce que cela a généré au point où nous avons aujourd’hui un Parlement que vous connaissez. En 2020, nous avons fait l’expérience de l’application du taux de représentativité de 10 %. En 2021, il y a eu le parrainage. Ça veut dire qu’à chaque élection, il y a des innovations qui viennent agiter la classe politique», fait remarquer le secrétaire exécutif du parti Fcbe, chef de file de l’Opposition. Il poursuit : «Les élections qui viennent vont également connaître ces genres d’innovations. Nous passerons de 83 députés à 109 députés ; il y aura, cette fois-ci, une discrimination positive en faveur des femmes. Comment cela va-t-il se passer ? La liste sera conçue de quelle manière ? ». C’est de ces différents sujets que Paul Hounkpè a échangé avec Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle. Par ailleurs, le chef de file de l’Opposition rappelle que la Haute juridiction, lors du dernier processus électoral, a attiré l’attention du peuple sur l’existence dans la liste électorale de personnes décédées, plus de 500 mille en l’occurrence… «C’est une situation assez préoccupante qu’il va falloir gérer avant les prochaines élections », a-t-il annoncé. A en croire Paul Hounkpè, le président de la Cour constitutionnelle s’est montré tout aussi préoccupé. Il assure que le rôle du chef de file de l’Opposition est bien cerné par le président de la Cour constitutionnelle qui a exprimé sa disponibilité à l’écouter chaque fois qu’il en manifestera le désir. « Le président de la Cour constitutionnelle a véritablement apprécié notre démarche et aussi l’existence de ce poste, cette innovation qui permet non seulement que l’Opposition soit au courant des grands dossiers de la nation mais aussi et surtout qu’il lui soit permis de poser des problèmes et d’opter pour le dialogue », indique le chef de file de l’Opposition. Engagement pour la concorde La tournée du Médiateur de la République auprès des présidents d’institutions et personnalités se poursuit. Pascal Essou était, vendredi dernier, au cabinet du président de la Haute juridiction. Avec Joseph Djogbénou, le Médiateur de la République a eu des échanges sur la vie des deux institutions et les axes de collaboration pour la préservation de la paix au Bénin. « C’est une visite de courtoisie et de prise de contact avec le président de la Cour constitutionnelle. Nous sommes allé le voir pour prendre des conseils afin de réussir notre mission, particulièrement la mission de rétablissement de la paix, de la concorde et de l’unité », a déclaré Pascal Essou au terme des échanges avec son hôte. Le président de la Cour constitutionnelle n’a pas manqué de réaffirmer son engagement pour la paix et le renforcement de la démocratie. Il se dit disposé à soutenir les initiatives allant dans ce sens. Le Médiateur de la République a d’ailleurs sollicité l’accompagnement du président Joseph Djogbénou pour plus de visibilité et pour la réussite de sa mission. « J’avoue que les échanges ont été cordiaux et fructueux », s’est réjoui Pascal Essou. Actualités 28 juin 2021


Nouveau showroom LG à Cotonou: SOCAR Bénin offre la magie des nouvelles technologies aux Béninois
La SOCAR Bénin, représentant agréé de la marque LG, a inauguré un nouveau showroom haut de gamme sis en face du ministère de l’Energie en allant vers carrefour 3 banques, ce vendredi 25 juin. Une cérémonie qui s’est déroulée sous le parrainage de Ouanilo Mèdégan, directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi Bénin). La marque coréenne entend offrir à ses consommateurs un confort d’utilisation inédit et a dévoilé sur le marché béninois le service d’intelligence artificielle avancée LG ThinQ. LG ThinQ rassemble des produits et services d’intelligence artificielle (IA), ainsi que ceux dotés de capacités IoT, sous une vision unifiée pour l’écosystème ultime basé sur l’IA. Avec l’IA intégrée ou les services d’IA connectés, LG ThinQ évolue au fil du temps pour aider les gens à vivre plus intelligemment, transformant fondamentalement leur façon de vivre. C’est dans cette dynamique qu’au cours de la grande inauguration, LG Electronics (LG) a dévoilé la série LG OLED GX (Gallery Design TV) sur le marché béninois pour améliorer l’expérience de visionnage et de divertissement des clients. Ce nouveau produit est le dernier modèle phare de l’écurie du leader de la marque électronique. Ce n’est pas seulement un excellent téléviseur. LG OLED GX garantit une véritable polyvalence de décoration qui apporte élégance et art au salon. Il permet aux propriétaires de maison de suivre leurs goûts en matière de décoration sans faire de compromis. LG OLED GX s’intègre parfaitement à n’importe quel style de vie, permettant la création de l’espace de vie souhaité, quelle que soit la préférence du minimalisme ou de l’utilisation audacieuse de la couleur, du style traditionnel ou contemporain ou plus. Le modèle GX est un ensemble tout-en-un impressionnant et les conceptions murales les plus élégantes jamais vues. Le style unique du modèle découle de sa technologie d’auto-éclairage avec plus de 100 millions de sous-pixels auto-éclairés. Cette fonctionnalité lui donne les noirs les plus profonds, les couleurs les plus riches et la qualité d’image la plus réaliste. Le nouveau téléviseur a été conçu pour améliorer le plaisir de visionnement et offre plus d’options de design d’intérieur. Il regorge de fonctionnalités qui enrichissent l’expérience de divertissement à domicile, telles que Dolby Vision IQ, Dolby Atmos et Filmmaker Mode, ainsi qu’une sélection diversifiée d’applications de streaming qui fournissent une gamme incroyable de contenu premium. La gamme de climatiseurs LG DUALCOOL Forts de leur succès au Bénin, les climatiseurs LG DUALCOOL s’illustrent avec une autre gamme de produit. Le DUALCOOL de LG est le premier climatiseur à utiliser le Dual Inverter Compressor™ écoénergétique de LG pour des économies d’énergie sans sacrifier les performances de refroidissement. Vérifié par l’organisme de test de renommée mondiale TÜV Rheinland, le compresseur à double Inverter permet à LG DUALCOOL de consommer jusqu’à 70 % d’électricité en moins tout en fournissant un refroidissement jusqu’à 40 % plus rapide que les climatiseurs résidentiels classiques sans onduleur. La technologie de compresseur avancée de LG permet également au DUALCOOL de fonctionner à des niveaux de bruit exceptionnellement bas, idéal pour les appartements. Le compresseur à double Inverter fiable est couvert par une garantie de 10 ans, l’une des meilleures de l’industrie. Et DUALCOOL équilibre savamment la forme et la fonction avec son design mince et épuré qui s’intègre parfaitement à n’importe quel décor intérieur augmentant la flexibilité d’installation. SOCAR Bénin, à travers sa marque d’électroménager LG, entend offrir le meilleur à travers confort et facilité d’utilisation à ses consommateurs. Notons que cette belle cérémonie a été couronnée par une prestation artistique de la Diva Sèssimè qui est tombé sous le charme de la technologie LG ThinQ. Désormais, en dehors donc des showrooms de Ganhi, Steinmetz et celui d’Akpakpa situé non loin du Carrefour La Roche en allant à la clinique Boni, LG la marque d’électroménager ouvre les portes d’un nouveau showroom haut de gamme. Venez vivre une expérience utilisateur époustouflante et optimisée grâce à l’intelligence artificielle AI – LG ThinQ. Source : Socar Bénin Economie 28 juin 2021


Infrastructures économiques et marchandes dans les communes: Un atelier de partage d’expériences mobilise les acteurs
A travers le Programme de développement des infrastructures économiques et marchandes (Pdiem), financé par la Coopération suisse au Bénin et mis en œuvre par la Snv, les acteurs se sont retournés à la direction départementale de la santé de l’Atacora à Natitingou du 21 au 23 juin, pour un atelier d’écriture des expériences réussies. L’écriture des expériences réussies dans le cadre du Programme de développement des infrastructures économiques et marchandes (Pdiem) c'est le thème d'un atelier qui a mobilisé divers acteurs à Natitingou du 21 au 23 juin. Cette rencontre a pour objectif de collecter auprès des acteurs les inputs pour élaborer des documents de capitalisation du projet. Il s'agit aussi de voir avec les acteurs les points d’amélioration qu’il faut apporter dans la mise en œuvre de la phase 2 actuellement en cours et pour la phase 3 à venir. Il est envisagé la mise à l’échelle et un partage de connaissances pour l’ensemble des communes, des autorités et des particuliers qui veulent profiter des bienfaits d’une construction en matériaux locaux d’infrastructures. « Avec le succès connu par le Pdiem, beaucoup d’acteurs comme les maires, les administrations centrales, les préfectures et des privés nous posent la question afin de comprendre l’importance de construire en matériaux locaux, les coûts en comparaison avec les constructions en sable consolidé, les modes de gestion des infrastructures économiques et marchandes (Iem) pour accroître les ressources communales, les modalités d’inclusion des femmes et des microentreprises dans la construction en matériaux locaux… », martèle Rem Neefjes, chef projet Pdiem sortant, à l’entame des travaux. C’est donc pour apporter des réponses précises et appropriées à toutes ces préoccupations, informe-t-il, que l’atelier de Natitingou a été organisé. Pour Marcel Krabbendam, nouveau chef projet Pdiem qui va remplacer Rem Neefjes à la fin du mois, cet atelier vient à point nommé pour permettre au programme de partager ses expériences avec les acteurs et le propulser dans une nouvelle dimension afin d’assurer la troisième phase. Selon lui, l’atelier de Natitingou permettra la mise à l’échelle du projet afin de permettre aux autres communes de bénéficier des riches expériences du Pdiem. Promouvoir les matériaux locaux Rappelons qu’au cours des trois jours, les cadres des communes bénéficiaires, les représentants des ministères sectoriels, les acteurs de la chaîne de construction en brique en terre comprimée (Btc) et de gestion des Iem et l’équipe du projet ont échangé dans le but de valoriser les savoirs et savoir-faire du Pdiem en les rendant visibles et accessibles aux citoyens. Les participants ont échangé sur trois thématiques de bonnes pratiques à savoir la construction des infrastructures économiques et marchandes en Btc y compris l’implication et la participation des Groupements des très petites entreprises (Gtpe) aux processus de passation des marchés ; la mise en place des régies autonomes à travers la gestion des Iem ; la démarche de promotion de l’utilisation des matériaux locaux, spécifiquement l'utilisation des briques en terre comprimée (Btc), dans la promotion des matériaux locaux en général. Il faut noter que les différents acteurs disposeront très prochainement de supports pour bien comprendre les bases de ce succès du Pdiem qui fera école dans la sous-région. Société 25 juin 2021


Relance post-Covid en Afrique: Un appel à éviter le surendettement
Des voix s’élèvent pour plaider l’adoption de réformes internes audacieuses et un soutien international efficient pour relancer les économies africaines, à la faveur des assemblées annuelles 2021 de la Banque africaine de développement (Bad) centrées sur la question de la dette. Le ratio dette/Pib devrait augmenter de 10 à 15 % en passant de 60 % en 2020 à 75 % en 2021 en Afrique. En mai 2021, fait remarquer Dr Akinwumi A. Adesina, président de la Banque africaine de développement (Bad), 17 pays africains sur 38, pour lesquels une analyse de la viabilité était disponible, étaient en situation de surendettement, douze pays faisaient face à un risque modéré de surendettement et six pays étaient déjà en situation de surendettement. Le tableau de la situation de la dette peint lors des assemblées annuelles 2021 de la Banque africaine de développement (Bad) n’est guère reluisant. Les assises qui se tiennent du 21 au 25 juin sur le thème « De la résolution de la dette à la croissance : la voie à suivre pour l'Afrique », offrent l’opportunité de débattre de cette question omniprésente dans les sujets relatifs à la relance économique post-Covid-19 en Afrique. La question de la dette taraude les esprits, en ce sens que la pandémie a engendré un recul du Pib du continent : une contraction de 2,1 % en 2020, selon les Perspectives économiques en Afrique 2021. Aussi, quelque 30 millions d’Africains sont-ils tombés dans l’extrême pauvreté et 39 millions d’autres pourraient connaître la pauvreté en 2021. L’encours total de la dette africaine qui était de 841,9 milliards de dollars en fin 2019 représente aujourd’hui plus de deux fois les recettes annuelles des gouvernements africains. L’Afrique aura besoin d’un financement additionnel de 485 milliards de dollars entre 2021 et 2023, selon les estimations de la Bad. « Il apparaît manifestement que sans restructuration de la dette, bien plus de pays africains feront face à une situation de surendettement », alerte Dr Adesina. Pour trouver les ressources et réduire le niveau d’endettement, indique Dr Adesina, il est question de mettre rapidement à la disposition des pays africains les 33 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux (Dts) annoncés lors du Sommet sur les économies africaines de Paris ainsi que les 100 milliards de dollars des Dts que les pays industrialisés souhaitent mettre à la disposition des pays africains via la Bad. Cela renforcerait l'Initiative de suspension du service de la dette du G20 et le Cadre commun pour la résolution de la dette du Fonds monétaire international (Fmi), portant sur l’allégement de la dette des pays vulnérables. Stratégies La mise en place d’un mécanisme africain de stabilité s’avère important pour aider les économies africaines à se protéger des chocs exogènes, ajoute le président de la Bad. « Les stratégies de gestion de la dette africaine devraient prendre en compte les chocs extérieurs qui limitent l’espace budgétaire et ont un important impact sur l’endettement », approuve Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (Omc). Autrement, avertit-elle, on tomberait dans des cycles de dette, de restructuration et de redressement, toutes choses qui seront nuisibles à la croissance à long terme et aux conditions de vie. Au-delà des actions conjoncturelles, il faut penser sérieusement à la restructuration des économies. « La meilleure façon de gérer la dette est que les économies se développent », laisse entendre Kristalina Georgieva, directrice générale du Fmi. La crise de Covid-19 est « l'occasion pour opérer des réformes transformatrices et améliorer la fonction publique », poursuit-elle. Ces réformes permettront de renforcer la mobilisation des ressources domestiques, de gérer les finances publiques et la dette de manière transparente et productive, notamment celle détenue par les entreprises publiques non-membres du Club de Paris et surtout les prêts garantis auprès des créanciers bilatéraux. La lutte contre la corruption et les flux financiers illicites, la discipline budgétaire, l’efficacité des dépenses publiques, seront également de mise. La dématérialisation de l’administration et la numérisation du circuit de la collecte et de la dépense, sont requises pour réduire les déperditions. Pour sa part, le Fmi compte accompagner notamment les pays africains dans leurs efforts de redressement et de réformes structurelles. L’institution envisageait d’augmenter ses capacités de prêts à taux zéro. Il est souhaité que les pays fassent un meilleur usage de la dette en mettant l’accent sur le financement d’infrastructures sociales et économiques productives. Economie 25 juin 2021


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