La Nation Bénin...
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Vue partielle des Albinos[/caption]À la faveur de la quatrième Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme, l’Organisation non gouvernementale Valeur albinos a organisé une marche pour dénoncer des discriminations et persécutions dont sont victimes les albinos. Cette manifestation publique a été suivie d’une séance d’échanges au ministère des Affaires sociales à Cotonou.
Le 13 juin de chaque année est déclarée « Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme» par l’assemblée générale des Nations Unies (depuis une résolution de juin 2014), pour faire connaître et améliorer le sort des personnes atteintes dans le monde et qui sont victimes de préjugés, brimades et agressions. Hier, à travers une marche organisée à Cotonou, les albinos fortement mobilisés sous l’égide de l’Ong Valeur albinos, ont dénoncé les discriminations et persécutions dont sont victimes les personnes atteintes d’albinisme, une maladie génétique rare et non transmissible. C’est également une occasion pour ces personnes de célébrer la diversité à travers la promotion de l’inclusion. Par la marche, ces personnes défendent leurs droits et mobilisent les énergies autour de leur cause.
La marche qui a démarré du Codiam a échoué au ministère des Affaires sociales où a lieu une séance de sensibilisation autour du thème « Faisons briller notre lumière sur le monde ». Jean-Claude Tonoukouen, porte-parole des albinos ; Paméla Capo-Chichi, président de l’Ong Valeur albinos, et Mireille Capo, directrice adjointe de cabinet du ministre des Affaires sociales, se sont succédé pour parler de l’albinisme et soutenir les personnes atteintes de cette maladie.
L’assistance a eu droit à plusieurs communications sur les droits des personnes atteintes de l’albinisme. D’abord, un bref rappel a été fait sur la maladie avant d’étaler leurs droits, notamment le droit à la vie que certaines personnes, à la recherche du gain facile, leur arrachent, pour de supposés pouvoirs surhumains.
Pour Mme Capo-Chichi, l’institutionnalisation par les Nations Unies de cette journée permet d’attirer l’attention des gouvernants sur leurs responsabilités, en ce qui concerne l’inclusion et la protection des droits des personnes et une prise de conscience au sein des populations.
Cette séance de sensibilisation a été également l’occasion de témoignage mais surtout du lancement du téléfilm Luna. C’est le fruit d’un projet du même nom et qui tire sa source du livre intitulé « Luna Claire de Lune ». Ce projet en deux volets porte sur l’adaptation audiovisuelle du livre et sa diffusion suivie d’une tournée de sensibilisation dans dix communes du Bénin. L’objectif est essentiellement de faciliter l’inclusion des personnes atteintes d’albinisme?

Kouré Badoudi Sanni et son cousin Djaboto Badoudi Bio ont été condamnés à 8 ans de réclusion criminelle, mardi 12 juin dernier, par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou. Inculpés du chef d’accusation de coups mortels, ils étaient en détention depuis le 29 janvier 2013.
Quel est le tort du vieux Sanni Badoudi qui, sentant sa fin prochaine, a décidé de procéder au partage de ses biens à ses nombreux enfants? Finalement, le bœuf que Kouré Badoudi Sanni et son frère aîné Koura ont reçu en héritage de lui, ne leur a pas rendu service. Suite aux divergences survenues entre eux après la vente de la bête, Kouré Badoudi Sanni était devant la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, mardi 12 juin dernier. Inculpés pour coups mortels sur la personne de Koura, il a été avec son cousin Djaboto Badoudi Bio, condamné à 8 ans de réclusion criminelle.
Au cours de leur audition, chacun d’eux a expliqué la partition qu’il a jouée dans la commission de l’infraction. C’est lorsque la victime s’est redressée que le coup de bâton destiné à son dos pour l’amener à relâcher Kouré Badoudi Sanni sur qui il était assis et essayait d’étrangler, l’a atteint au niveau de la nuque, n’a pas cessé de répéter Djaboto Badoudi Bio.
Dans ses réquisitions, l’avocat général Léon Pape Yèhouénou a déploré l’attitude des deux accusés. « Ils ont reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure, mais ont sérieusement varié dans leurs déclarations à la barre », a-t-il rappelé. Il demande à la cour de ne pas tenir compte de leurs déclarations à la barre. Invoquant les dispositions de l’article 350 du Code de procédure pénale, il l’invite à disqualifier et à requalifier l’infraction de coups mortels en meurtre parce que les accusés ont volontairement supprimé la vie à Koura. Au bénéfice de ses observations, il a requis contre chacun des accusés, 20 ans de réclusion criminelle.
Commis pour défendre les intérêts des deux accusés, Me Abdon Déguénon et son confrère
Mouftaou Bah Salifou s’emploieront à relever les constances du dossier. Si ce n’est pas qu’ils ont apporté des précisions, leurs clients, selon eux, n’ont pas varié dans leurs déclarations à la barre. Aussi, ont-ils invité la cour de ne pas aller dans le sens de la disqualification de l’infraction souhaitée par le représentant du ministère public. Ils trouvent les 20 ans de réclusion criminelle proposés par ce dernier exagérés. La victime ayant vandalisé la case de son petit frère et la moto achetée, puis l'attaqué avec une machette, ils ont plaidé la légitime défense au principal et l’excuse de provocation au subsidiaire. Ils ont également dénoncé les conditions dans lesquelles l’enquête préliminaire a été menée par les gendarmes, ainsi que l’absence des armes utilisées pour commettre l’infraction. Pour ce faire, ils ont invité la cour à leur permettre de rentrer chez eux afin de pouvoir être utiles à leur localité.
Au prononcé du verdict, Sanni Badoudi était plein de chagrin. Le septuagénaire qui a refusé de se constituer partie civile, espérait voir ses deux enfants recouvrer la liberté. Dans cette affaire, il est le grand perdant. Après avoir perdu un fils, ce sont deux autres censés veiller sur lui désormais, qui croupissent en prison depuis plus de 5 ans. Ils y resteront encore jusqu’au 29 janvier 2021.
Pour connaître de cette affaire, c’est Karimi Adéoti qui a présidé la cour. Il avait comme assesseurs, Essowè Batamoussi et Winock Gildas Goundété.
Les faits
Polygame de son état et père de plusieurs enfants, Sanni Badoudi était domicilié à Kabongourou, arrondissement de Firou, commune de Kérou Il est soucieux du partage équitable de ses biens après sa mort. Il voulait éviter qu’après sa mort, ses biens soient accaparés par certains de ses enfants au détriment d’autres, en décidant de les partager de son vivant.
C’est ainsi que les frères utérins Koura et Kouré Badoudi Sanni ont reçu ensemble un bœuf qu’ils ont vendu à la somme de 200 000 F Cfa afin de s’acheter une motocyclette. Mais l’acheteur ne leur a versé qu’une avance de 100 000 F Cfa.
Curieusement, Kouré s’est rendu entre-temps chez l’acheteur à l’insu de son frère aîné Koura, pour percevoir 60 000 F Cfa sur le reliquat du prix de vente de l’animal. Informé, Koura a décidé le mercredi 23 janvier 2013 de le mettre dehors. L’opération dégénéra en bagarre, au cours de laquelle Kouré s’est servi d’un tabouret pour lui asséner un violent coup à la tempe. Il s’écroula. Appelé à l’aide entre temps par Kouré, leur cousin Djaboto Badoudi Bio va s’emparer d’un bâton pour le frapper à son tour à la tête. Il a succombé des suites des coups reçus lors de son évacuation vers un centre de santé.
Photo de famille des huissiers de justice du Benin[/caption]Les huissiers de justice du Bénin, au terme des manifestations marquant la onzième journée mondiale de leur corporation, veulent être davantage au service des justiciables et leur porter une attention particulière. Le programme des festivités sur le plan national, conçu en conséquence, se déroule depuis plusieurs jours à la satisfaction de tous les membres de la corporation.
Ce mercredi 13 juin, le siège de la Chambre nationale des huissiers de justice du Bénin est devenu le point de ralliement de ces hommes et femmes en robe noire mobilisés à l'occasion pour rehausser l’image de leur corporation. Ils y ont été invités par les responsables de ladite chambre pour des festivités marquant la onzième Journée mondiale des huissiers de justice, des moments inoubliables au Bénin. Il était principalement question de la déontologie de cette profession et des voies et moyens à scruter pour des prestations zéro défaut qui satisfassent surtout les justiciables.
Dans sa brève allocution introductive aux échanges, Me Monique Kotchofa Faihun, présidente de la Chambre nationale des huissiers de justice, a rappelé à ses pairs que l’initiative vise prioritairement à permettre aux huissiers de mieux se découvrir, de revoir leurs comportements avec les clients pour faire route en toute sérénité et en toute transparence sur le plan professionnel. Pour la réussite de l’exercice, d’anciens présidents de la chambre ont été mis à contribution afin d’enrichir les débats de leurs parcours et expériences.
Josué F. MEHOUENOU
Me MONOQUE KOTCHOFA FAIHUN, Présidente CNHJ[/caption]Les huissiers de justice du Bénin à l’instar de leurs pairs du monde entier célèbrent la onzième journée qui leur est dédiée. Cette célébration est l’occasion pour réfléchir sur l’exercice de cette profession et rapprocher davantage ces hommes et femmes en noir des justiciables. Me Monique Kotchofa Faihun, présidente de la Chambre nationale des huissiers de justice, donne ici des détails sur l’importance d’une telle journée.
La Nation : Me Monique Kotchofa Faihun, pourquoi une Journée mondiale des huissiers ?
Me Monique Kotchofa Faihun: Le Bénin fait partie de l’Union internationale des huissiers de justice qui compte aujourd’hui plus de 90 membres et cette union a décidé de choisir une journée pour parler de l’huissier de justice. La célébration en fait, c’est un rendez-vous avec les justiciables, nos clients, les particuliers, les entreprises pour parler de la profession d’huissier de justice et prendre en compte leurs préoccupations. Nous nous voyons aussi entre nous, pour partager nos connaissances et améliorer nos prestations au service des justiciables et de notre nation.
Quelles sont les activités prévues ?
Nous avons commencé les manifestations au Bénin depuis le mardi 12 juin. Nous avons notamment échangé avec le président du tribunal de commerce de Cotonou. Vous savez, depuis six mois, on a installé cette juridiction spécialisée et nous avons voulu en savoir davantage sur son mode de fonctionnement. Nous avons donc eu un débat fructueux avec le président et deux juges consulaires et cela nous a permis de mieux cerner le fonctionnement du tribunal de commerce. Mercredi 13 juin, nous avons développé deux thèmes. Le premier est intitulé «L’huissier de justice et les normes déontologiques » et le second qui est le thème retenu pour la journée à savoir « Les bonnes pratiques professionnelles ». Nous allons débattre entre huissiers de justice pour nous replonger dans nos textes et partager les expériences et mieux continuer le chemin pour être plus forts professionnellement.
Que fait votre chambre pour restaurer l’image de l’huissier de justice ?
Partout ailleurs, quand nous faisons nos rencontres, les observations et les appréciations sont les mêmes. L’huissier de justice est perçu comme le persécuteur du justiciable, mais tel n’est pas le cas. L’huissier de justice est ce professionnel de droit qui met à exécution les décisions de justice. Donc, c’est ce professionnel de droit qui rétablit chacun dans ses droits. L’huissier de justice est ce juriste de proximité que vous pouvez rapidement appeler pour vous faire des constatations qui sont des consignations de preuve dans le temps. En dehors de cela, nous supervisons des jeux, intervenons dans le recouvrement de créances à l’amiable ou le recouvrement forcé, les ventes d’immeuble… L’opinion, à tort, met une image presque négative sur l’huissier de justice alors qu’il est le véritable artisan de la paix sociale. C’est là, l’objet de nos journées mondiales. Elles nous permettent aussi de renseigner le public sur la profession de l’huissier, ses attributions, ses obligations envers les justiciables. De mieux en mieux, le message passe et l’huissier de justice aura avec le temps, bonne presse au sein de l'opinion.

Une affaire de meurtre a été examinée, mardi 12 juin dernier, par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, dans le cadre du vingt-sixième dossier inscrit au rôle de la première session au titre de 2018. A la barre pour en répondre, Mama Babatinnin a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle.
Pour n’avoir pas su faire preuve d’un peu de retenue, Mama Babatinnin en paie aujourd’hui le prix. Mis en détention depuis le 18 octobre 2011, après avoir été inculpé pour le meurtre d'Oumarou
Garba, il a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle, ce mardi 12 juin, par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou présidée par Jean-Pierre Yérima Bandé.
Les faits remontent au mardi 11 octobre 2011. La sœur de Mama Babatinnin a organisé ce jour-là, une cérémonie de baptême de son nouveau-né. Ayant soupçonné sur les lieux qu’Oumarou Dingui et Oumarou Garba faisaient des avances à l’ex-fiancée de son cousin, Garba Mahounega est allé solliciter l’aide de Mama Babatinnin pour les faire partir.
Une discussion s’engage et Oumarou Garba a asséné un coup de bâton sur la tête de Garba Mahounega qui tomba évanoui. Prenant sa vengeance, Mama Babatinnin s’est alors saisi de son coupe-coupe et lui asséna un violent coup sur la tête. Oumarou Garba rendit l’âme sur-le-champ, des suites de sa blessure.
A la barre, mardi dernier, Mama Babatinnin n’a pas nié les faits. Agé de 30 ans et père de 3 enfants, il les avait déjà reconnus à toutes les étapes de la procédure.
Le rapport d’expertise ayant conclu à son accessibilité à la sanction pénale, l’avocat général, Géry Akueson, demandera à la cour de le déclarer coupable de meurtre, selon les dispositions des articles 295 et 304 du Code pénal. C’est après avoir démontré que les éléments constitutifs de ladite infraction sont réunis. L’accusé, poursuit-il, a porté un coup de machette à la tête de la victime. Selon lui, il a agi délibérément. Sous le bénéfice de ses observations, il requiert qu’il plaise à la cour de le condamner à 10 ans de réclusion criminelle.
Dans sa plaidoirie, Me Huguette Bokpè Gnacadja invitera la cour à tenir compte du fait que son client a agi en situation de légitime défense, dans la maison de son beau-frère. Selon elle, il n’avait pas l’intention de supprimer la vie à la victime. Elle a alors imploré la clémence de la cour.
Au délibéré, la cour est allée dans le sens de l’avocat général.

Le dossier examiné par la cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey, mardi 12 juin dernier, est relatif à une affaire d’assassinat et d’association de malfaiteurs. Trois accusés devraient être jugés, mais un seul était dans le box. Il s’agit de Gilbert Komahoué. Des deux autres, Gilbert Sossa est décédé en prison tandis que Bernard Akouté est introuvable. Des arrêts de disjonction ont été prononcés à leur égard par la cour qui n’a jugé que Gilbert Komahoué et qu’elle a acquitté au bénéfice du doute.
Gilbert Komahoué est acquitté au bénéfice du doute. A l’annonce du verdict par la cour, il lève les bras vers le ciel. Les yeux hagards, il se tourne vers l’assistance à la recherche d’une certaine confirmation. Il se croirait dans un rêve et voudrait que quelqu’un lui explique ou confirme ce qu’il vient d’entendre. Il est dans sa sixième année à la prison civile d’Abomey. Pour lui, il n’y a pas un enfer plus invivable que ce qu’il a vécu dans cette prison. A preuve, confie-t-il à son avocat, son dernier bain date de cinq jours. Tout le temps passé à la barre, il n’arrête pas de se gratter le corps couvert de gale. A 56 ans, il paraît plus vieux que son âge. Tellement rongé par la faim, la soif, la gale et bien d’autres maladies, c’est un homme avachi et à qui il ne reste que très peu de chair sur les os qui doit réapprendre à respirer l’air de la liberté.
Le procès
Lors des enquêtes préliminaires comme à la barre, Gilbert Komahoué, seul présent, donne sa version des faits. A l’en croire, la victime Mahouna a été descendu de la moto qui devait les conduire à Kokoro. Gilbert Sossa qui est le propriétaire de la moto qui les transportait en avait décidé ainsi. Tout compte fait, seuls les quatre se sont rendus à Kokoro pour la consultation. Et là-bas, le devin l’a encore désigné, lui Gilbert Komahoué, comme l’auteur du vol. Puis, « dès que l’information est confirmée, Edouard Ayidoté m’apris sur sa moto pour me déposer au commissariat », répète-t-il sans cesse à la barre. Il poursuit en déclarant avoir été mis au violon pour le vol d'un cabri et déjà vers 11 h à leur retour. Et qu’il y était encore quand ses trois compères ont été emmenés aussi pour y être enfermés. Puis, il leur demandait si c’est aussi pour le cabri volé qu’ils l’ont rejoint ? Leur réponse était que Mahouna a disparu et les parents exigent de voir leur enfant. « Ce n’est qu’après que le corps de Mahouna a été découvert dans le cours d’eau. Mais je ne sais rien de sa mort », soutient-il.
Face aux questions de la cour pour mieux comprendre les circonstances de ce drame, l’accusé Gilbert K. clame son innocence et croit être plutôt en prison toujours pour le vol de cabri.
Le ministère public représenté par Francis A Sèmassou, prenant ses réquisitions, invoque le caractère sacré de la vie qui est aussi protégée à tout point de vue. « Et malheureusement, l’accusé qui est à la barre y est pour ce fait : un assassinat », déplore-t-il. L’analyse juridique de cette infraction révèle bien, selon lui, l’assassinat commis sur Mahouna par l’accusé Gilbert et ses acolytes. Puis, poursuivant son analyse, l’avocat général démontre que les éléments matériel, intentionnel et légal sont bien réunis dans ce dossier d’assassinat. La matérialité de l’infraction indique assez bien l’assassinat prévu et puni par des dispositions du Code pénal en ses articles 295, 302 et 304. Pour punir ce crime, l’avocat général requiert 10 ans de travaux forcés contre l’accusé Gilbert K.
Les faits
En effet, il y a bientôt six ans, un drame l’a projeté sur les rives de l’enfer qu’il n’avait jamais imaginé. Tout est parti pour lui d’un vol de cabri dans la localité de Tchètti. Un vol qu’il a avoué. Courant avril 2012, dame Claire Avohou s’est plainte d’avoir perdu l’un de ses cabris depuis trois jours. Elle se plaignait auprès de la marâtre de Gilbert K. Celle-ci, surprise par l’annonce du vol confie tout de suite à sa plaignante que c’est ainsi que Gilbert, le garçon de son mari, a tué curieusement un cabri dans la semaine et que toute la maisonnée avait été servie en viande. L’alerte est ainsi donnée ! De bouche à oreille, tout le village est au courant. Une consultation faite révèle, selon le compte rendu d’un certain Edouard Ayidoté à Claire Avohou, que c'est Gilbert Komahoué l'auteur du vol. Il lui a été signifié que le devin consulté sur le vol l’a nommément désigné comme le voleur. Gilbert Komahoué conteste et proteste. Il exige une nouvelle consultation de l’oracle. Ainsi, le mardi 23 octobre 2012, Gilbert Sossa, Gilbert Komahoué, Edouard Ayidoté et Komahoué Bernard Akouté ont décidé de se rendre à Kokoro chez un autre devin pour de nouvelles consultations. Mais, Mahouna Akouté soupçonnant ceux-ci d'être les auteurs ou complices dudit vol, a demandé à les suivre à Kokoro. Ils étaient donc cinq à partir, mais seuls quatre sont de retour de Kokoro. Où est alors passé Mahouna Akouté ? La bande raconte au village qu’il s’est retourné en cours de route et qu’il ne les a plus accompagnés à Kokoro. Les recherches engagées par les parents ont permis de découvrir le corps de Mahouna dans le cours d’eau Ogodo. Il a été tué, vidé de son sang avant d’être jeté à l’eau. Stupéfaction générale ! Selon les enquêtes menées sur le drame, c’est pour l'empêcher de découvrir la vérité, les accusés lui ont donné la mort et jeté son corps dans la rivière Ogodo.
Réplique et sentence
Pour Me Romain Dossou qui défend l’accusé, à suivre le ministère public c’est à croire que « les débats n’ont servi à rien et absolument rien alors ». Et il poursuit : « La passion que j’ai pour le droit ne me permet de m’associer à cette analyse du ministère public et l’avocat que je suis ne serait jamais un menteur à gage ». Alors, il prie les membres de la cour d’associer leurs noms à tout sauf à une erreur judiciaire. « Cet accusé qui est devant vous est tout sauf un criminel, tout sauf le coupable. Il n’était pas sur les lieux du crime. Il était au violon pour vol de cabri quand le crime a été commis. Puis, il a vécu en prison depuis six ans l’enfer et en est devenu une loque humaine. Regardez-le bien ! », lance Me Dossou qui invite la cour à l’acquitter purement et simplement ou au subsidiaire au bénéfice du doute.
Après une suspension, la cour délibère et déclare l’accusé Gilbert Komahoué non coupable de l’assassinat mis à sa charge et l’acquitte au bénéfice du doute avant d’ordonner sa libération immédiate si rien d’auttre n’est retenu contre lui.
Il est à signaler qu’avant de juger Gilbert K., la cour a pris deux arrêts de disjonction sur les cas deux autres co-accusés. Le cas de Gilbert Sossa qui, le jeudi 14 avril 2016, a rendu l'âme au Centre hospitalier départemental Zou-Collines des suites d'une crise, suivant l'extrait d'acte de décès n°27 de la commune d'Abomey délivré à l’arrondissement Vidolé. Et le second arrêt est relatif au cas de Bernard Koumahoué Akouté sous mandat de dépôt dont l’ordonnance de prise de corps n’a pu être exécutée.
Composition de la Cour
Président : Daniel d’Almeida
Assesseurs : Appolinaire Dassi / Christian Adjakas
Jurés : Ernestine Tonoukouin, Romain Togny, Paul D. Glèlè, Victoire Adomanhoué-Dato
Avocat général : Francis A. Sèmassou
Greffier : Me Coovi Bernard Zinsou

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien
Houngbédji, a reçu en audience à son cabinet au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, ce mercredi 13 juin, plusieurs délégations avec qui il a abordé des questions diverses notamment de coopération parlementaire et d’ordre syndical.
Le président de l’Assemblée nationale a reçu le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, Mohamed Ibn Chambas. Plus qu’une visite de courtoisie, le haut fonctionnaire onusien est allé féliciter Me Adrien Houngbédji et, à travers lui, tous les députés de la septième législature pour l’adoption d’un certain nombre de lois importantes dont le nouveau Code pénal en République du Bénin, avec la suppression de la peine de mort, la loi portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ainsi que bien d’autres textes.
« Aujourd’hui dans notre sous-région ouest-africaine et le Sahel, nous sommes vraiment confrontés à ce défi de l’extrémisme violent, du terrorisme. Il nous faut tout faire pour combattre le terrorisme, y compris, l’aspect financier. Donc cette loi est très importante », indique Mohamed Ibn Chambas avant de mettre l’accent sur toute l’importance de la loi sur le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
« Nous avons également discuté sur la participation des femmes dans la vie politique béninoise », a-t-il poursuivi. « Nous attendons des réflexions et décisions qui seront prises ici au Bénin dans ce sens pour essayer d’augmenter la participation des femmes dans la vie politique et en particulier leur représentativité au sein de l’Assemblée nationale, ce serait un bon exemple pour le reste de l’Afrique de l’Ouest », estime Mohamed Ibn Chambas.
Le président de l'Assemblée nationale s’est également entretenu avec l'ambassadeur du Ghana près le Bénin, Alowe Leo Kabah. « Le but de cette rencontre c'est de renforcer les relations entre les Parlements des deux pays », a confié à la presse le diplomate ghanéen à sa sortie d’audience.
A sa suite, le président de l’Assemblée nationale a échangé avec une délégation d'étudiants de l'Institut national de la jeunesse, l’éducation physique et sportive (Injeps) venue présenter un projet d'organisation d'un festival de réjouissances culturelles et sportives.
Enfin, Me Adrien Houngbédji a clôturé ses audiences avec une délégation du Syndicat autonome du personnel de l'Assemblée nationale (Synapa), conduite par son secrétaire général, André Odon-Aro. Celle-ci est venue soumettre à l’autorité de tutelle quelques doléances syndicales, notamment la situation des cotisations à verser à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), le dossier de reclassement et d'avancement du personnel bloqué depuis 2016 et de la nécessité de l’adoption d’une loi portant statut de la fonction publique parlementaire. André Odon-Aro dit repartir de l’audience satisfait, parce que le président de l’Assemblée nationale aurait donné des instructions pour que les dossiers brûlants soient examinés et que des propositions lui parviennent le plus tôt afin qu'il puisse prendre les décisions qui s'imposent.
Lancement officiel des audiences foraines[/caption]Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a lancé à Pobè, ce mercredi 13 juin, la saison des audiences foraines au titre de l’année 2018. Cette activité est couplée avec le recueil des réclamations des citoyens qui ont quelques griefs contre l’Administration publique.
Les audiences foraines constituent des moments privilégiés pour le médiateur de la République. Elles permettent à l’institution, comme un missionnaire, de se porter vers le citoyen, d’entrer en relation avec ce dernier et d’obtenir de lui ses plaintes vis-à-vis de l’Administration publique. Lesquelles plaintes sont ensuite analysées et traitées en vue des solutions. C’est à cette tradition que le médiateur de la République a sacrifié, ce mercredi 13 juin, en lançant à Pobè, la saison des audiences foraines au titre de l’année 2018. Laquelle est couplée avec l’activité de recueil des réclamations des citoyens qui ont des griefs contre telle ou telle structure publique.
Selon Joseph Gnonlonfoun, depuis une dizaine d’années qu’a été institué le Médiateur de la République au Bénin, l’institution a reçu et traité près de cinq mille réclamations dont les trois quarts ont connu de réponses satisfaisantes. Mais elle a aussi enregistré des échecs. Joseph Gnonlonfoun a évoqué à l’assistance quelques cas de médiation réussie concernant notamment une sage-femme et un enseignant tous deux admis à la retraite et dont la délivrance de leurs carnets de pension a été bloquée pour diverses raisons. Les deux fonctionnaires retraités ont vu leur situation réglée et leurs carnets de pension délivrés, après intervention du médiateur de la République. « Les cas de succès sont nombreux et divers », se réjouit Joseph Gnonlonfoun qui explique que les plaintes enregistrées jusqu’ici par son institution ressortent des domaines national, communal et des entreprises publiques et semi-publiques.
Les recours proviennent aussi bien des fonctionnaires que des prestataires de services et des étudiants. « Le médiateur de la République n’est pas un gendarme. Il ne dresse pas de procès-verbaux. Le médiateur de la République n’est pas un juge, donc il ne condamne pas. Mais il peut obtenir de l’administration ce que parfois le citoyen reçoit dans la douleur », précise Joseph Gnonlonfoun. Pour lui, l’institution travaille avec le citoyen en cherchant à établir l’équilibre pour permettre au plaignant d’avoir satisfaction et sans donner l’impression à l’administration de l’avoir vaincue. Raison pour laquelle Joseph Gnonlonfoun a invité l’assistance à accorder une oreille attentive à cette activité. «Après cette session, je voudrais vraiment faire de vous des partenaires actifs, dynamiques de nos équipes pour qu’ensemble nous résorbions les difficultés qui grippent et paralysent nos administrations. Or nous avons besoin d’une administration débarrassée de ses verrues si nous voulons que le Programme d’action du gouvernement soit un succès et que les résultats profitent à tous les citoyens et jaillissent aujourd’hui et demain sur notre progéniture », laisse entendre Joseph Gnonlonfoun, en lançant officiellement les travaux. Lesquels travaux ont été meublés d’une série de communications portant notamment sur la présentation de la mission du médiateur de la République et les dysfonctionnements qu’il a constatés dans certaines administrations publiques. Un film documentaire réalisé par l’institution sur le civisme a été également projeté à l’assistance pour une bonne connaissance du médiateur de la République.

Le transport, l’hébergement, le logement et les soins de santé aux étudiants des universités publiques du Bénin se feront désormais avec l’appui des privés. Le Conseil des ministres de ce mercredi 13 juin a statué sur la question et décidé de recourir à la délégation des services pour la fourniture des prestations sus-citées aux étudiants dans les universités publiques.
Une révolution dans les œuvres universitaires sociales ! C’est ce que vient d’introduire dans le secteur des prestations aux étudiants, le gouvernement avec les mesures prises en Conseil des ministres de ce mercredi 13 juin, visant à offrir aux étudiants de meilleures conditions de vie et d’études. Le Conseil des ministres a en effet autorisé le recours à la délégation des services pour la fourniture des prestations aux étudiants dans les universités publiques en ce qui concerne le transport, l’hébergement, le logement et les soins de santé. Le gouvernement fait en effet le constat que le nombre d’apprenants dans l’enseignement supérieur public est, d’année en année, en nette augmentation. Chaque année, environ 3 milliards F Cfa sont dégagés par l’Etat pour les services fournis aux étudiants par les Centres d’œuvres sociales. Paradoxalement, « la qualité des prestations est insatisfaisante et l’effectif des étudiants ayant accès auxdits services reste en deçà de la moyenne ».
D’après le Conseil des ministres, ce constat découle des statistiques des cinq dernières années. En effet, 2394 étudiants sont hébergés en moyenne par année académique, sur un total moyen de 85 000 étudiants. Environ 3235 repas en moyenne sont seulement servis par jour et 273 483 voyages-étudiants (du campus vers les agglomérations de résidence et inversement) par année académique avec seulement sept bus de cinquante places opérationnels.
Une telle situation, a fait savoir le ministre Oswald Homeky, présentant le point du Conseil des ministres du mercredi 13 juin, « appelle une réforme qui permette d’assurer des services de qualité à la communauté estudiantine », surtout que « la plupart des prestations (transport, restauration, hébergement) sont, de fait, assurées par les opérateurs privés et ce, en l’absence d’un cadre de partenariat et sans la qualité attendue». D’où la décision du gouvernement de confier dorénavant aux privés « toutes les prestations sociales aux étudiants en veillant à la qualité des services et à la maîtrise des coûts qui doivent être compatibles avec le pouvoir d’achat du plus grand nombre». Dans cette perspective, le Centre des œuvres universitaires et sociales continuera de recevoir les subventions de l’Etat, avec délégation de certaines de ses attributions aux prestataires privés.
Réforme, innovation, rigueur…
Une telle réforme, comme on peut le constater, installera le confort dans la vie et le quotidien des étudiants et sera l’occasion de les mettre dans les meilleures conditions d’études. Le gouvernement y voit aussi de nombreux avantages. Pour le ministre Oswald Homeky, cela permettra de satisfaire les besoins quantitatifs et qualitatifs des services offerts aux étudiants par la délégation des niveaux de décision opérationnelle aux partenaires privés, tout en conservant au service public le niveau de décision stratégique. L’autre avantage, c’est de pouvoir optimiser les capacités d’accueil, améliorer les conditions minimales de confort à offrir aux étudiants et réduire les coûts supplémentaires induits par les améliorations attendues. Les partenaires privés appelés à la rescousse des œuvres universitaires ont ainsi la possibilité de faire valoir pleinement leur savoir-faire dans le domaine des services collectifs de restauration, d’hébergement, de transport et de couverture sanitaire.
Fini la pagaille dans la fourniture des œuvres universitaires aux étudiants et adieu les insatisfactions sur les campus publics, dira-t-on. D’ailleurs, rappelle le ministre Oswald Homeky, ces réformes ont été opérées à la demande des étudiants et après consultation de bien des acteurs des universités qui n’y ont trouvé aucune objection. Bien au contraire. Ils les ont appelés de tous leurs vœux, conscients que la qualité dans la fourniture des œuvres universitaires induira un meilleur rendement dans les facultés classiques et écoles spécialisées.
Le monde universitaire saluera aussi sans doute à la suite de cette décision le choix du gouvernement de conserver les pouvoirs régaliens de l’Etat en ce qui concerne les œuvres universitaires et le maintien de la subvention y accordée. Toutefois, fait remarquer le ministre Oswald Homeky, il sera mis un point d’honneur à la rigueur dans la gestion. Cette innovation qui n’est pas une invention béninoise ne saurait attendre et entre en vigueur dès la rentrée prochaine, a assuré le ministre.

Auréolée de son titre de championne au meeting de Dessau en Allemagne et son travail de lièvre sur 1500 m au meeting de Stockholm en Suède assortie de la deuxième meilleure performance mondiale de la saison, la sprinteuse béninoise Noelie Yarigo est attendue, ce mercredi 13 juin au meeting international Golden Spike Ostrava à Zlatá tretra en République tchèque.
L’athlète pourrait une fois encore affoler les chronos à cette compétition qui constitue l'une des étapes du Challenge mondial Iaaf. Avec un programme bien fourni, la Béninoise, en quête des minima pour les JO de 2020, travaille ardemment pour améliorer sa performance, selon son entraîneur Claude Guillaume. Après ce meeting, la boursière de la Solidarité olympique retournera en France où elle prendra part respectivement au meeting à Marseille et au meeting Michel-Musson à Blois, les 16 et 23 juin prochains.