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Nouvelles

Formation des nouvelles recrues: L’Association des biologistes médicaux fait œuvre utile
75 nouveaux inspecteurs d’action sanitaire en analyses biomédicales ont bénéficié d’une formation sur l’éthique et la déontologie. C’était samedi 19 juin dernier au Champ de foire de Cotonou. Dans l’effectif des 1600 agents de santé nouvellement recrutés par le gouvernement, il y a 75 inspecteurs d’action sanitaire en analyses biomédicales. L’Association des biologistes médicaux du Bénin a saisi l’occasion de ce recrutement pour former les nouvelles recrues sur l’éthique et la déontologie dans la profession de technicien de laboratoire. « Nous saisissons cette opportunité pour partager avec les nouveaux confrères les informations utiles sur les réformes dans le secteur de la santé, en particulier en ce qui concerne le sous-secteur laboratoire », a fait savoir Yves Eric Dènon, président de l’Association des biologistes médicaux. Il invite les nouvelles recrues en analyses biomédicales à suivre rigoureusement les conseils et recommandations qu’ils vont recevoir afin de travailler de façon professionnelle dans les laboratoires où elles seront affectées. Après avoir remercié le gouvernement, Yves Eric Dènon a fait savoir qu’il reste des milliers de techniciens de laboratoire qui souhaiteraient aussi avoir l’opportunité d’être recrutés. Fière chandelle au gouvernement L’Association des biologistes médicaux du Bénin n’a pas manqué de témoigner sa reconnaissance au gouvernement du président Patrice Talon. Car, c’est inédit et c’est une grande première depuis les années 80. « Nous voulons profiter de l’occasion pour remercier le gouvernement du président Talon qui nous a dit que c’est la première vague et que prochainement il y aura une autre vague. Nous espérons que nous en aurons autant mais nous leur garantissons le suivi de ce personnel qui est en train d’être recruté pour qu’il soit à disposition pour accompagner les réformes afin que les populations puissent bénéficier des soins de qualité conformément aux réformes engagées dans le secteur de la santé », a fait savoir Ernest Gbaguidi, secrétaire général de l’Association des biologistes médicaux du Bénin. Selon ce dernier, pour donner des soins de qualité il faut être précis dans le diagnostic. Ernest Gbaguidi fait savoir que, comme l’exploration biologique doit accompagner l’exploration clinique avant toute décision liée à une pathologie, cela va de soi que l’Etat recrute assez de personnel qualifié pour se prononcer sur le diagnostic biologique. La formation des 75 inspecteurs d’action sanitaire en analyses biomédicales va donc mettre l’accent sur le comportement au laboratoire pour avoir des résultats de qualité, le comportement dans le milieu professionnel en termes d’éthique et le comportement au plan déontologique. C’est donc sur ces aspects que l’Association des biologistes médicaux du Bénin a souhaité anticiper pour que cette première vague de recrues puisse donner l’exemple sur le terrain afin que L’Etat puisse avoir des raisons de recruter bien d’autres après.   Par Ulrich AKPOVO (Stag.) Société 23 juin 2021


Sélection nationale de football: Michel Dussuyer maintenu
Michel Dussuyer est toujours le sélectionneur national du Bénin. Il a été maintenu à son poste suite à une réunion tenue par les dirigeants de la Fédération béninoise de football (Fbf). La décision a été prise, hier mardi 22 juin 2021. Contrairement à ce qui est distillé, depuis quelques jours, dans l’opinion nationale, le sélectionneur national Michel Dussuyer est toujours à son poste. Il n’a pas été limogé comme le prétendaient certains. La décision de son maintien au poste de sélectionneur des Ecureuils du Bénin a été prise, hier mardi 22 juin 2021, par le bureau exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf). Une décision qui a été entérinée par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Oswald Homéky, suite à sa rencontre avec le président de la Fédération béninoise de Football, Mathurin de Chacus A cet effet, il a été retenu au terme de la réunion de la Fédération béninoise de football que le sélectionneur national Michel Dussuyer dont le contrat expire le 31 juillet prochain va conduire la campagne des éliminatoires de la prochaine Coupe du monde Qatar 2022 qui sera lancée en septembre prochain. Après les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations au bout desquelles le Bénin a été éliminé par la Sierra Leone, l’avenir de Michel Dussuyer à la tête des Ecureuils semblait incertain. Faut-il le rappeler, Michel Dussuyer a qualifié le Bénin à la Coupe d’Afrique des Nations Egypte 2019 et a amené l'équipe à franchir l’étape des quarts de finale. Mais avant, Michel Dussuyer a évolué comme gardien de but en France (Nice, Ales et Cannes) avant d'entamer une carrière d'entraîneur. D'abord adjoint à Cannes, il est ensuite sélectionneur de l’équipe de Guinée de 2002 à 2004. En 2006, il devient l'assistant d'Henri Michel qui dirigeait l’équipe de Côte d’Ivoire. Puis il revient entraîner les Cannois en 2006-2007, avant de diriger la sélection béninoise à partir de juin 2008. Mais à la suite de l'élimination du Bénin lors du premier tour de la Can 2010, il est limogé par la Fédération béninoise de Football. En mai 2010, Michel Dussuyer revient à la tête de l'équipe nationale de Guinée. Lors de la Can 2015, il mène la Guinée en quarts de finale (défaite 3-0 contre le Ghana). Le 2 février, au lendemain de l'élimination de la Guinée, il démissionne de son poste de sélectionneur. Le 20 juillet 2015, il est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire. Le 29 janvier 2017, une semaine après l'élimination de la Côte d'Ivoire à la Can 2017, il démissionne de son poste de sélectionneur. En juin 2018, il est nommé sélectionneur du Bénin pour la deuxième fois de sa carrière. Par Ulrich AKPOVO (Stag.) Sports 23 juin 2021


Championnat national scolaire: Le logotype officiellement lancé
Le championnat national scolaire entre dans sa phase active dans les tout prochains jours. Le logotype dudit championnat a été officiellement lancé, lundi 21 juin dernier, au palais des Congrès de Cotonou. Grâce à l’accord de volonté entre le Bénin et la Fédération internationale de football association (Fifa), le projet de promotion du football à l’école prend son envol. Après plusieurs mois de travail acharné, le ministère des Sports, grâce au soutien indéfectible de la Fifa, vient de rendre public le logotype du championnat national scolaire. Ce logotype est porteur d’un message fort qui est celui de la reconnaissance de la marque Bénin mais aussi de la marque Afrique. Sa réalisation repose sur un triptyque à savoir : Vision-Voyage et Prestige. Ce triptyque alloue une démarche participative qui célèbre la richesse aussi bien sportive que patrimoniale du Bénin et de l’Afrique. L’utilisation des formes fortes et le recours à une suite simple mais symphonique d’icônes de football dessinées à la main créent un look moderne et contemporain au projet de la compétition scolaire au Bénin. Ces icônes allient la forme stylée de la République du Bénin et une sélection d’illustrations en relation avec la culture et le football au Bénin. Il se dégage alors une synergie d’éléments qui présente une image jeune, puissante et vive en phase avec l’esprit des compétitions scolaires du Bénin. Ce logo est le témoin d’un pays qui veut continuer à marquer et entonner l’hymne de l’exemplarité et de la modernité. Géraldine Heinen, représentante de la Fifa, a félicité les autorités locales. « Je suis ravie de voir qu’à part le championnat, vous êtes parvenus à mettre sur place la participation des jeunes avec les clubs et surtout la participation féminine». Mathurin de Chacus, président de la Fédération béninoise de football, souhaite que le football à l’école prenne réellement corps. Pour ce faire, il ajoute que « la fédération béninoise de football fera tout ce qui est de son pouvoir pour accompagner la jeunesse béninoise. Le football à l’école, c’est le socle pour les futures générations pour détecter les talents et les Ecureuils de demain». Mathurin de Chacus n’a pas manqué de remercier Géraldine Heinen pour son intérêt pour ce dossier. Phase opérationnelle du projet. Après avoir mis les petits plats dans les grands, les autorités en charge du sport s’apprêtent à lancer la phase opérationnelle du championnat national scolaire. « Ce jour est, pour nous responsables du sport béninois, un grand jour parce que nous allons pouvoir enfin passer à la phase opérationnelle d’un projet qui est le fruit d’une volonté commune entre le gouvernement du Bénin et la Fédération béninoise de football. Cette volonté a rencontré l’adhésion et le soutien de la Fifa. Il faut rendre un hommage mérité à tous ceux qui ont travaillé depuis plusieurs mois sur ce projet que nous lançons aujourd’hui », déclare Oswald Homéky, ministre des Sports. Il a profité de l’occasion pour remercier le président de la Fifa ainsi que tout son staff pour l’attention particulière dont bénéficie le Bénin de leur part. « Le Bénin est honoré d’être un pays pilote pour la mise en œuvre de cet ambitieux programme de championnat scolaire… Ce que la Fifa a mis en place pour nous accompagner dans le cadre de la convention que nous avions signée est déjà visible sur le terrain. Nous avons déjà des équipements qui ont été déployés sur toute l’étendue du territoire national. Nous allons vers la première édition de ce championnat scolaire qui va rassembler les jeunes garçons et les jeunes filles de nos collèges », conclut Oswald Homéky. Par Ulrich AKPOVO (Stag.) Sports 23 juin 2021


Appui aux victimes des inondations de 2020: Don de vivres du Pam aux populations démunies de Malanville
Le Programme alimentaire mondial (Pam) était, lundi 21 juin dernier, à Sakawan-Zénon, dans l’arrondissement de Toumboutou, commune de Malanville, pour procéder à la distribution de vivres aux populations démunies. Cette action s’inscrit dans le cadre de l’aide de l’institution aux victimes des inondations de 2020 et du soutien qu’elle compte également leur apporter, par ces temps où sévit la pandémie du coronavirus. Conscient de la situation de la commune de Malanville, en termes d’insécurité alimentaire et nutritionnelle, puis de vulnérabilité aux catastrophes naturelles, le Programme alimentaire mondial (Pam) était au chevet de ses populations dans l’après-midi du lundi 21 juin dernier à Sakawan-Zénon. Sa délégation conduite par Guy Mesmin Adoua, leur a distribué des vivres. Ce geste qui vise à appuyer les populations victimes des inondations de 2020, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet Résilience Covid Borgou et Alibori (Recoba), dans son volet relatif à l’assistance alimentaire et nutritionnelle. Les ménages bénéficiaires ont été ciblés, suite à une enquête effectuée en décembre 2020. Ainsi, le Pam a pu ressortir 14 villages vulnérables à Malanville. Dans chacun d’eux, un ciblage communautaire a été fait avec les populations elles-mêmes, à travers la mise en place des comités. A l’arrivée, 1 197 ménages de 8 villages dans les arrondissements de Garou, Madécali et Toumboutou bénéficient de 241 tonnes de vivres, soit une ration de 168,75 kg de maïs, 22,5 kg de niébé, 10,25 l d’huile et 1,8 kg de sel pour 75 jours. Par contre, 1 000 ménages de 6 villages de l’arrondissement de Guéné bénéficieront, quant à eux, de transferts d’argent pour un montant équivalent à la ration citée ci-dessus. Enfin, 2 255 ménages ayant des enfants de 6 à 23 mois bénéficieront chacun d’un transfert d’argent de 10 000 F Cfa par mois, pendant deux mois. Ce sera pour produire de la farine enrichie à leurs enfants. Au nom des membres de son Conseil communal, le maire Guidami Gado a exprimé sa gratitude au Pam, pour son geste humanitaire. Selon lui, il est intervenu au moment indiqué, pendant que les prix des denrées ne cessent d'augmenter. En dehors de Malanville, la commune de Karimama est également concernée dans l’Alibori. Ce sont 11 de ses villages que le Pam a ciblés. Société 23 juin 2021


Raymond Zounmatoun, directeur des normes et de la statistique du Travail: « L’exploitation économique des enfants est plus qu’un crime »
L’année 2021 porte des actes forts en faveur de la lutte contre l’exploitation économique des enfants au Bénin. Raymond Zounmatoun, directeur des normes et de la statistique du Travail, à la direction générale du Travail, se veut formel sur l’échéance. Selon lui, la tolérance a longtemps privé la cible de ses droits. Il est temps d’agir. La Nation : Ces quatre dernières années, le nombre d’enfants, victimes du travail des enfants a augmenté de 8,4 millions dans le monde, selon une étude de l’Unicef et de l’Organisation internationale du Travail (Oit). Comment comprendre cette hausse, alors que les acteurs maintiennent la veille permanente contre le phénomène ? Raymond Zounmatoun : Votre préoccupation fait l’objet d’une attention particulière en ce moment dans le milieu des acteurs de protection des enfants. La dernière évaluation de la situation des enfants au travail dans le monde, a démontré que nous avons enregistré un chiffre de près de neuf millions d’enfants de plus que la situation qui prévalait il y a quelques années, soit au total 160 millions contre 152 millions, du fait des effets conjugués de certains facteurs, notamment la Covid-19. Cette pandémie a surpris le monde entier. Ses effets socioéconomiques ont beaucoup affecté les familles. Or, le développement des capacités de l’enfant repose sur les conditions de vie familiale. La pandémie a beaucoup affecté les revenus de certaines familles. Tout ceci s’est répercuté sur les enfants, d’où le nombre élevé d’enfants victimes d’exploitation économique. Nous n’avons pas fini de gérer les conséquences. Cela porte en perspective les risques d’une augmentation plus accentuée du phénomène. Selon les prévisions, neuf millions d’enfants supplémentaires seront encore contraints aux travaux forcés d’ici à fin 2022, afin d’aider leurs parents à supporter les charges familiales. Comment le Bénin compte-t-il s’y prendre pour en épargner les siens ? Le Bénin a fait beaucoup d’efforts pour limiter les effets de la pandémie sur l’économie globale et sur les ménages. On peut souligner la création des conditions de résilience pour l’économie béninoise, l’aide directe à certaines familles, des appuis aux artisans…. Nous sommes l’un des rares pays à avoir mis en place des stratégies qui ont permis d’éviter le pire à notre population. Nous observons la présence des enfants au niveau des carrefours et des feux tricolores, vendant des masques. On ne peut ignorer que ceci a eu des conséquences sur leur situation dans notre pays. Avant d’engager des actions pertinentes sur un phénomène, il faut le maîtriser. Il est envisagé que nous fassions une étude exploratoire sur l’impact de la Covid-19 sur la situation des enfants au Bénin. Les données d’analyses vont nous servir de références pour agir. Le projet des cantines scolaires est déjà une alternative au maintien des enfants à l’école. L’Oit et l’Unicef estiment que pour la première fois en 20 ans, la tendance pour mettre fin au travail des enfants a été inversée. Où peut-on situer le Bénin lorsque nous tenons compte de cette tendance ? Le Bénin est très engagé dans le processus d’élimination effective du travail des enfants à l’horizon 2025. L’année 2021 marque la première année du quinquennat qui va nous conduire à cette échéance. Les stratégies que nous mettons en œuvre permettent d’espérer que nous serons au rendez-vous. Depuis 20 ans, la situation est maîtrisée dans certaines régions du monde. L’Afrique subsaharienne continue d’être la zone à forte prévalence du travail des enfants dans le monde. Le Bénin se situe dans le cercle des pays qui font des efforts. Comment peut-on mesurer ces efforts ? En 2014, nous étions à 52,5 % soit plus d’un enfant sur deux. Selon les résultats de l’Enquête démographique et de la Santé, entre 2017 et 2018, nous étions à 33 %. Si nous maintenons cette tendance et en gérant au mieux les effets de la Covid-19, nous serons à un niveau acceptable à l’échéance fixée. Il est évident que parvenir à un niveau zéro du travail des enfants est un défi important. L’inquiétude des deux institutions se fonde sur l’augmentation du nombre d’enfants de 5 à 11 ans et ceux de 5 à 17 ans soumis à des travaux dangereux. Qu’est-ce qui est envisagé en faveur de ces enfants, en collaboration avec les communautés rurales, étant donné que le phénomène trouve sa source dans ces milieux ? Nous mettons l’accent sur la mobilisation sociale sur le terrain à travers les appels à la prise de conscience, la communication pour le développement et la mise en place des comités de veille au sein desquels, les acteurs à la base sont chargés d’assurer eux-mêmes, la veille. Cette stratégie commence par produire des résultats. Les centres de promotion sociale ne sont pas toujours connus comme des services auxquels, il faut se référer en cas d’abus sur les enfants. Qu’est ce qui est disponible en termes de couverture sociale au profit des enfants ? En termes de protection sociale, nous avons mis en place le paquet minimum de protection de l’enfant. Il s’agit d’un ensemble de services offerts à l’enfant lorsqu’il se trouve dans une situation de vulnérabilité. Sa situation est prise en charge en termes de réintégration, de protection sociale, d’offre de services élémentaires de base (kits scolaires, prise en charge de l’alimentation, vêtements, soins de santé, suivi). La prise en charge de l’alimentation des enfants vulnérables diffère-t-elle des cantines scolaires ? Les cantines scolaires se développent directement dans les écoles. Il y a des disponibilités pour résoudre les problèmes d’alimentation au niveau des Cps. Ces services sont gratuits au niveau desdits centres. Il y a donc de quoi se réjouir en ce qui concerne la lutte contre l’exploitation économique des enfants ? L’exploitation économique des enfants est plus qu’un crime. Lorsqu’un enfant se retrouve dans cette situation, c’est non seulement son passé, mais aussi son présent et son avenir qui sont volés par celui qui l’exploite. Des enfants se retrouvent dans des situations où la charge à laquelle ils sont soumis les écrase. Ces situations les conduisent parfois à la mort. La traite des enfants compromet la vie des victimes, de la communauté et de la Nation. Dans leur aspect pénal, les textes qui régissent la situation des enfants prévoient des peines très dures contre les auteurs. Mais les règlements à l’amiable contournent souvent ces dispositions… Dans le cadre des actions du Comité directeur national de lutte contre le travail des enfants au Bénin, les acteurs de protection seront intransigeants sur l’application rigoureuse des textes à partir de cette année. L’Etat et ses acteurs s’emploieront désormais à porter devant la justice, les auteurs et les co auteurs de ces actes. Pendant longtemps, nous avons essayé d’être tolérants. Nous avons décidé de mettre fin à l’impunité à partir de 2021. Société 23 juin 2021


Bilan à mi-parcours du programme Mca-Bénin II: Un taux d’exécution physique de 49 %
48,95 %, c’est le taux de réalisation physique du deuxième compact du Millennium Challenge Account pour le Bénin (Mca-Bénin II), après quatre années de mise en œuvre. Une conférence de presse a été consacrée, ce mardi 22 juin à Cotonou, au bilan des quatre projets composant ce programme dédié à l’accès à l’électricité en quantité et en qualité. Le programme du Millennium Challenge Account pour le Bénin (Mca-Bénin II) est en bonne voie pour atteindre son objectif de développement à terme, celui d’assurer une disponibilité de l’énergie électrique efficace et fiable pour une croissance économique forte et durable au Bénin. Gabriel Dégbègni, coordonnateur national du Mca-Bénin II, en a donné l’assurance, ce mardi 22 juin à Cotonou, à la faveur d’une conférence de presse coanimée avec Christopher Broughton, directeur résident du Millennium Challenge Corporation (Mcc) au Bénin. A l’entame de la rencontre avec la presse, ce dernier est revenu sur les faits marquants au cours de la quatrième année perturbée quelque peu par la pandémie de Covid-19. En dépit de la crise sanitaire et économique, le programme a enregistré l’installation des nouvelles lignes électriques devant desservir Cotonou, Parakou, Djougou et Natitingou et la réhabilitation des lignes dans les départements du Borgou, de la Donga, de l’Atacora et des Collines. M. Broughton salue également la construction de nouveaux postes électriques à Cotonou, la réhabilitation, l’extension et la modernisation des postes existants à Cotonou, Maria-Gléta (Abomey-Calavi), Bohicon, Parakou, Djougou et Natitingou. L’installation des équipements informatiques et de la télécommunication au Centre national de contrôle de la distribution (Dispatching) est en cours. La vente des kits solaires a débuté dans le cadre de la Facilité d’énergie propre hors-réseau (Ocef) avec plus de 6000 nouveaux clients. A cela s’ajoutent la mise en œuvre effective de la réforme tarifaire et la signature de huit accords de cofinancement des projets mini-réseau ayant la possibilité de lever plus de 36 millions de dollars d’investissement privé pour l’électrification hors réseau au bénéfice de 330 000 Béninois. Ces actions portent à 48,95 % le taux d’avancement physique du programme pour des engagements financiers cumulés de 89,62 % pour l’ensemble des quatre projets du compact, renchérit le coordonnateur national du programme.
Bilan par projets
Le projet « Réformes des politiques et renforcement institutionnel » dédié à l’accompagnement de l’Autorité de régulation de l’électricité, de la Société béninoise d'énergie électrique (Sbee) et du gouvernement dans le secteur, connaît un avancement physique de 57,49 % pour des ressources engagées à hauteur de 83,67 % au 31 mai 2021. Le projet « Production d’électricité » est réalisé physiquement à 32,78 % pour 48,17 % d’engagements cumulés à la même date. Le processus de sélection des producteurs indépendants d’électricité est avancé pour la construction de quatre centrales solaires photovoltaïques d’une puissance totale de 50 MW à Parakou, Bohicon, Djougou et Natitingou, informe M. Dégbègni. Pour ce qui est du projet « Distribution d’électricité », le bilan affiche 71,01 % d’avancement physique pour 91,66 % d’engagements cumulés. Il prend en compte la modernisation du réseau de distribution, la réduction des pertes et des coupures d’électricité et l’amélioration de la fiabilité et la sécurité du réseau. La plupart des équipements prévus sont déjà acquis, selon le coordonnateur. Le projet « Accès à l’électricité hors réseau » est réalisé à un taux d’avancement physique de 20,14 % pour 95,61 % d’engagements cumulés. Les taux faibles d’exécution physique qui laissent perplexes quant à l’atteinte des résultats escomptés, n’inquiètent guère le coordonnateur du programme. Sur les douze prochains mois, assure Gabriel Dégbègni, les travaux de construction des lignes et des postes électriques et du centre de Dispatching seront finalisés. De même, l’accès à l’électricité hors-réseau de 127 localités, la mise en place d’un laboratoire d’essai des réfrigérateurs, le renforcement du laboratoire d’essai des lampes de l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac) seront achevés. Tous les investissements prévus seront faits et permettront de multiplier par cinq la capacité des services du réseau électrique du Bénin pour satisfaire les demandes en énergie, en passant d’une capacité actuelle de 250 MW à 1200 MW, a laissé entendre Gabriel Dégbègni? Performances environnementale et sociale « A ce jour, nous avons plus de 4 000 personnes compensées et permis à environ 3000 personnes d’obtenir un certificat d’identification personnelle ; et pour chaque arbre abattu dans l’emprise du projet, le programme a planté trois autres », indique Gabriel Dégbègni, coordonnateur du Mca-Bénin II, évoquant la performance environnementale et sociale du programme. Entre autres, une centaine de cocotiers ont été mis en terre à Cotonou, souligne-t-il, dans le cadre du compact qui intègre également le genre et l’inclusion sociale. Toutes les actions menées dans le cadre du compact contribueront à améliorer les conditions de vie des populations béninoises à travers la disponibilité d’une énergie fiable, de bonne qualité et en quantité, espère le directeur résident de Mcc au Bénin. Le nombre de bénéficiaires ciblés est estimé à 10 600 000 sur une période de vingt ans. A travers ce programme de cinq ans (2017-2022) doté d’un budget de 403 millions de dollars, soit environ 222 milliards F Cfa, rappelle M. Broughton, le but du peuple américain est de réduire la pauvreté par la croissance économique. Le gouvernement du Bénin y contribue à hauteur de 28 millions de dollars, soit environ 15 milliards F Cfa?  
Actualités 23 juin 2021


Factures normalisées après achat de produits: Les gagnants de la tombola invités à vulgariser cette pratique
Une trentaine de gagnants du jeu tombola des factures normalisées, organisé par la direction générale des impôts (Dgi), ont reçu leurs chèques, ce mardi 22 juin, à Cotonou. Justin Agbikossi, deuxième responsable de la Dgi, a saisi l’occasion pour rappeler aux gagnants qu’ils sont les ambassadeurs pour la culture des factures normalisées dans leurs communautés respectives. Le jeu tombola des factures normalisées continue de faire des heureux gagnants sur l’ensemble du territoire national. Une trentaine d’entre eux ont reçu, hier, leurs chèques de 100 mille et 200 mille francs Cfa des mains des responsables de la direction générale des Impôts, structure organisatrice de la tombola. Après avoir rappelé l’importance des factures normalisées de même que le processus ayant conduit au choix des gagnants, Me Maxime René Assogba, huissier de justice commis pour la supervision des opérations de tirage au sort, certifie que lesdits tirages se sont déroulés dans les règles de l’art. Il fait également savoir que de nombreux gagnants des lots de 20 mille et 50 mille francs Cfa ont déjà reçu leurs gains par mobile money. Avant d’ouvrir la séance de remise proprement dite des chèques aux gagnants conviés à la cérémonie, Justin Agbikossi, directeur général adjoint des Impôts, a félicité les heureux du jour pour avoir gagné à la tombola et surtout pour avoir su réclamer la facture normalisée après achat de produits. « Si vous êtes là en ce moment, c’est parce que vous avez fait le geste patriotique… », lance Justin Agbikossi. Un geste patriotique par lequel, explique-t-il, ces gagnants contribuent au développement du pays parce qu’en réclamant les factures normalisées, ils obligent les entreprises à déclarer les Tva et par ricochet donnent des ressources à l’Etat pour la réalisation d’infrastructures diverses dans le pays. Afin que la pratique devienne un réflexe chez tous les Béninois, sans exception, Justin Agbikossi a invité les gagnants à être les ambassadeurs de la facture normalisée dans leurs communautés respectives. Il ajoute que le jeu tombola se poursuit avec plusieurs montants à gagner et les plus chanceux partiront, d’ici quelques mois, avec les deux voitures neuves qui sont en jeu, d’une valeur de 25 millions f Cfa, chacune. Actualités 23 juin 2021


Ange Battesti, Sg du Rafpro, au sujet des défis: « Elargir le nombre d’adhérents pour une action plus importante »
Créé en septembre 2006 à Cotonou avec l’appui du Bureau international du Travail, le Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle (Rafpro) est un creuset de réflexion, de partage de connaissances et de bonnes pratiques dans le domaine de la formation professionnelle. Ce Réseau regroupe actuellement douze institutions dont le Fonds de développement de la Formation professionnelle (Fdfp) de la Côte d’Ivoire. Ange Leonid Barry Battesti, secrétaire général du Fdfp et du Rafpro, en dit davantage sur le réseau, ses actions et ses défis.
La Nation : Que dire du Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle (Rafpro) et de l’implication du Fonds de développement de la Formation professionnelle de la Côte d’Ivoire dans sa création ?
Ange Battesti : Le Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle (Rafpro) est un espace commun entre les pays africains pour qu’ils puissent réfléchir sur les questions du développement de la formation professionnelle et pour le partage d’expériences, la mise en commun des pratiques référentes en matière de formation professionnelle et de l’apprentissage. Il a, entre autres, pour objets : de favoriser un meilleur échange d’expériences sous diverses formes et l’assistance entre ses membres ; de servir de cadre de réflexion et de concertation périodique sur la contribution des institutions et fonds de formation professionnelle à la conception et à la mise en œuvre de programmes visant le développement des secteurs privé et public, la promotion de l’emploi, l’insertion professionnelle et la lutte contre la pauvreté ; d’initier avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, des programmes régionaux d’études, de formation et d’insertion professionnelles ; de mener des recherches, réflexions et actions sur les bonnes pratiques à partager en matière de formation et d’insertion professionnelles… A l’origine, il s’agissait de répondre aux problèmes cruciaux que rencontre l’Afrique notamment la masse des jeunes qui ne travaillent pas. Dans ce cadre, le Fonds de développement de la Formation professionnelle de la Côte d’Ivoire a été, dès le début, une des structures qui a accompagné et soutenu la mise en place du réseau tel qu’il est aujourd’hui. Le réseau regroupe actuellement douze institutions et fonds issus de onze pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale.
Après une décennie d’existence, le Rafpro a-t-il contribué à la mutualisation des actions des fonds en faveur du développement de la formation professionnelle continue et de l’insertion des jeunes ?
Oui, je pense bien. Le réseau a aujourd’hui 15 ans et depuis, nous avons eu l’occasion de développer ensemble un certain nombre de pratiques. Nous tenons des assemblées générales régulières. Au cours des assemblées générales, nous débattons d’une thématique particulière. La thématique abordée lors de cette douzième assemblée générale, qui a eu lieu à Cotonou, concerne principalement les difficultés qu’ont rencontrées les fonds et institutions membres du réseau face à la situation de la Covid-19. Nous avons identifié au niveau des différents fonds, des pratiques et des habitudes qui ont été développées et qui peuvent être partagées. Cela s’est fait également au niveau de la plateforme de service qui est un dispositif d’accueil et d’insertion des jeunes en territoire. Ce dispositif a été expérimenté en Côte d’Ivoire et au Tchad. Ce sont autant de pratiques qui font l’objet de partage et qui sont valorisées au niveau du Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle. Je peux donc dire qu’effectivement, le Rafpro a aidé et est utile dans le partage d’expériences.
Quelle est la vision du Fonds de développement de la Formation professionnelle de la Côte d’Ivoire pour le Rafpro ?
Actuellement, la vision du Fonds de développement de la Formation professionnelle de la Côte d’Ivoire pour le Rafpro, c’est de reprendre la place qui est la sienne en tant que structure membre du réseau et d’accompagner l’élargissement du marché commun ainsi que l’intégration sous-régionale. Nous devons faire en sorte que d’un pays à l’autre, nous tenions les mêmes référentiels de travail, les mêmes métiers et que nous puissions étendre ces partages d’expériences et de pratiques référentes au niveau de l’ensemble des fonds. En effet, le Rafpro a vocation à s’élargir, à rechercher de nouveaux membres. Je puis dire, sans trahir aucun secret, que bientôt nous aurons au sein du réseau Madagascar. Nous avons déjà le Congo qui est un membre à motiver. En élargissant le nombre de fonds membres et d’adhérents, nous aurons une assiette plus large et une action plus importante au niveau de l’Afrique et au-delà.
Quelles sont les actions fortes réalisées dans le cadre du Rafpro et qui démontrent votre volonté de repositionner le Fdfp au sein de l’institution ?
Nous accueillons régulièrement des délégations des différents fonds. Nous avons récemment, en 2020, accueilli une délégation du Niger en Côte d’Ivoire pour un partage d’expériences. Bientôt, nous allons accueillir une délégation du Togo puis du Burkina Faso. En 2019, nous avons accueilli la cinquième assemblée générale extraordinaire du réseau. Et en Côte d’Ivoire, nous avons identifié un centre qui appartient au Fonds de développement de la Formation professionnelle, qui va accueillir l’ensemble des délégations, l’ensemble des formations. Ce sont quelques éléments qui dénotent la volonté du Fdfp d’accompagner le réseau et celle du secrétaire général du Rafpro que je suis désormais, de faire en sorte que nous puissions œuvrer à la réussite du réseau. En tant que secrétaire général du Rafpro, quelle est votre mission dans le bureau exécutif ? Dans le bureau exécutif, le secrétaire général est la cheville ouvrière. C’est lui qui élabore les rapports, les plans d’actions et qui veille à leur exécution. Il est en relation avec tous les fonds. Je suis élu à cette fonction et là-dessus, je suis épaulé par un secrétaire général adjoint qui est le représentant du fonds du Burkina Faso. Ensemble, nous allons nous atteler à travailler en bonne intelligence pour le succès de notre mission.
Société 22 juin 2021


Marathon de Porto-Novo: La 4e édition annoncée pour le 8 août prochain
Après le rendez-vous manqué en 2020 pour cause de Covid-19, l’Ong Be the Best organise la quatrième édition du Marathon de Porto-Novo, samedi 8 août prochain, avec de grandes innovations à l’affiche. L’annonce a été faite par les organisateurs à la faveur d’une conférence de presse tenue, samedi 19 juin dernier, dans les locaux du 2e arrondissement de Porto-Novo. L’Ong Be the Best réédite l’exploit de l’organisation du Marathon de Porto-Novo. Elle annonce la quatrième édition de cette compétition pour le samedi 8 août prochain. Cela, après le succès des éditions 2017, 2018 et 2019. Le rendez-vous de 2020 n’a pas eu lieu à cause de la pandémie de la Covid-19. Les responsables de l’Ong étaient face à la presse samedi 19 juin dernier à Porto-Novo. Ils ont dévoilé le menu de l’événement sportif, notamment les objectifs, les innovations, les modalités d’inscription et les prix à gagner. Selon le président du Conseil d’administration de l’Ong Be The Best et coordonnateur général du Marathon, Ninon Ahoudjinou, le but de la compétition n’a pas changé à savoir faire du Marathon de Porto-Novo, le meilleur et le plus grand Marathon de la sous-région, de l’Afrique et même du monde. Il s’agira, à l’en croire, de révéler Porto-Novo, la capitale du Bénin, dans tous ses aspects, surtout culturels, cultuels et touristiques aux athlètes étrangers qui y affluent. C’est pourquoi, informe Ninon Ahoudjinou, l’Ong a inscrit à l’affiche de l’édition de cette année, le village du Marathon qui sera animé et meublé de diverses activités du 1er au 7 août prochain pour allier le sport à la culture. Ce village sera érigé à la Place Bayol de Porto-Novo et permettra à la population de la ville capitale de passer une bonne période de fête de l’indépendance. Pour l’édition de cette année, l’Ong Be the Best ambitionne de mobiliser 2 000 amoureux de la course à pied de vingt nationalités dont 20 % de femmes. Ninon Ahoudjinou invite la gent féminine à s’inscrire et à prendre part massivement à cette compétition dont le thème est : « Femme : santé et développement ». Les coureurs disputeront quatre différents parcours à savoir le marathon sur une distance de 42,195 km, le semi-marathon de 21 km, la course de 10 km et la marche de 10 km. La course de 42,195 km sera l’autre grande attraction de l’édition 2021, informe le coordonnateur général du Marathon. En ce sens que l’itinéraire des 42,195 Km s’étend de Porto-Novo jusqu’à Akpro-Missérété. D’importants lots en numéraire et en nature sont prévus pour être distribués aux meilleurs compétiteurs. Santé 22 juin 2021


Protection sociale en Afrique: Les stratégies d’extension au cœur d’un atelier régional à Cotonou
Un atelier régional s’est ouvert, ce lundi 21 juin à Cotonou, sur l’implication des mouvements sociaux et autres acteurs de la Société civile dans l’extension effective de la protection sociale en Afrique. Il s’agit d’un apprentissage commun entre le réseau Inspir-Afrique, les cadres techniques des départements ministériels concernés et ceux des institutions régionales. Environ 71 % de la population mondiale et 90 % de la population africaine ne jouissent pas de la protection sociale, selon l’Organisation internationale du travail (Oit). Les travailleurs du secteur informel et du monde rural sont essentiellement concernés par la non-jouissance de ce droit humain pourtant reconnu par plusieurs instruments et textes juridiques internationaux. Alors, comment réussir la mise en œuvre des politiques de couverture santé universelle et d’une véritable inclusion financière en impliquant les mouvements sociaux et autres organisations de la Société civile (Osc) ? Cette problématique est le point de mire de l’atelier régional qui se tient sous forme de webinaire du 21 au 24 juin depuis Cotonou. Les participants proviennent du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée, du Mali, du Sénégal, du Togo et du Ghana, et des organisations telles que We Social Movements (Wsm), le Réseau international pour les droits à la protection sociale (Inspir-Afrique), le Bureau international de travail (Bit), l’Unicef, la Confédération syndicale internationale (Csi-Afrique), le Réseau africain de l’économie sociale et solidaire (Raess). Des représentants d’institutions continentales comme l’Union africaine (Ua), la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), sont également de la partie. Financée sur le budget du programme quinquennal Wsm-Dgd 2017-2021 appuyé par la Coopération belge, la rencontre vise à organiser un apprentissage commun entre les différents acteurs de la protection sociale de la sous-région. « Une occasion privilégiée de partage d’expériences », apprécie Natacha Kpochan Razaki, directrice de cabinet du ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. Procédant à l’ouverture des travaux aux côtés de Martin Deroover, chef de la Coopération de l’ambassade de Belgique près le Bénin, elle espère que les expériences des autres pays de la sous-région pourront enrichir la stratégie béninoise et les hôtes pourront s’inspirer de l’expérience du Bénin axée sur l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) en cours. Ne laisser personne de côté « Chaque être humain, qu’on soit femme ou homme, enfant ou personne âgée, qu’on travaille dans l’économie formelle ou dans un emploi précaire, qu’on vit en zone urbaine ou en milieu rural, chaque personne doit pouvoir bénéficier de son droit humain à la protection sociale», telle est la conviction de Wsm qui s’investit, avec ses partenaires, dans l’amélioration du niveau d’application des normes et instruments internationaux en la matière, rappelle Bart Verstraeten, directeur général de We Social Movements. Il rappelle que l’Agenda 2030 des Nations Unies et l’Agenda 2063 de l’Ua insistent que personne ne soit laissé pour compte. D’où la nécessité, poursuit-il, de stimuler les Etats, les partenaires sociaux et les Osc à mettre en œuvre des stratégies durables pour l’extension et le financement de la protection sociale complète et adéquate, dans le contexte de la pandémie de Covid-19 qui a érodé les progrès socio-économiques. Au terme de l’atelier, sera élaborée une feuille de route pour une synergie d’actions empreinte de solidarité internationale, après appropriation par les acteurs des études et documents réalisés sur la thématique. Il sera sanctionné par la « Déclaration de Cotonou» dont les directives permettront de faire face au défi à travers une articulation entre les initiatives étatiques et celles privées. Car, « Qu’il s’agisse de l’accès aux soins de santé ou au crédit, les mouvements sociaux et autres Osc ont été présents là où les gouvernements sont absents ou insuffisamment présents », fait remarquer Aboubakar Koto-Yérima, point focal Inspir-Bénin. Grâce aux mutuelles de santé, justifie-t-il, des millions d’Africains notamment du secteur informel et agricole ont accès à des soins de qualité sans s’endetter, sans s’appauvrir et sans basculer dans l’indigence. Quant aux systèmes financiers décentralisés (Sfd), ils facilitent l’accès du crédit aux plus pauvres. Actualités 22 juin 2021


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