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Nouvelles

31e Journée de l’enfant africain: Sos Villages d’enfants Bénin préoccupé par la situation des enfants
La ville de Glazoué dans les Collines a accueilli, mercredi 16 juin dernier, les manifestations marquant la célébration de la 31e Journée de l’enfant africain. Organisée par Sos Villages d’enfants en partenariat avec d’autres organisations, cette célébration a été surtout l’occasion pour les enfants de rue et autres orphelins de faire un plaidoyer à l’endroit des autorités représentées par le préfet des Collines, Saliou Odoubou. La 31e édition de la Journée de l’enfant africain est placée sous le thème « 30 ans après l’adoption de la charte : accélérons la mise en œuvre de l’agenda 2040 pour une Afrique digne des enfants ». Lors de la célébration, les enfants, par la voix de leur porte-parole, Elisabeth Gbadja, élève en classe de 1re, ont peint un tableau qui n’est pas trop reluisant. Beaucoup continuent de subir quotidiennement les affres de la vie de la part des parents et autres adultes. Ils sont par milliers dans les rues, la maçonnerie, les marchés, les ateliers, les champs et bien d’autres encore subissent silencieusement les abus sexuels. Pour les enfants, le monde reste encore redoutable. Et c’est un devoir d’évaluer, chaque 16 juin, la situation pour connaître les avancées comme les reculs en matière de la protection des enfants. Schadrac Agbato, chef d’orchestre des manifestations, rappelle que le but visé par Sos Villages d’enfants est d’améliorer de manière considérable la situation des enfants qui ont perdu la prise en charge parentale ou qui risquent de perdre l’environnement familial. Et en la matière, Sos Villages d’enfants, une organisation à but non lucratif, et qui ne vit exclusivement que de dons, prend en charge au Bénin plus de 2 000 enfants répartis dans ses centres d’Abomey-Calavi, de Dassa-Zoumé et de Natitingou. Un grand effort surtout quand on sait que la crise sanitaire a des effets drastiques sur la mobilisation des ressources.
Des droits et du bien-être de l’enfant
Tour à tour, Louis Gnansounou de Plan Bénin, Pascaline Fagninou-Gbaguidi de l’Ong Barcar et Moutcharaf Adiga Komanbani, directeur départemental des Affaires sociales, sont revenus sur l’historique et l’importance de cette journée célébrée chaque année en souvenir du 16 juin 1976 où des milliers d’étudiants sud-africains ont manifesté à Soweto (Afrique du Sud) pour exiger une éducation de qualité. Des centaines d’enfants ont été tués et blessés par le régime de l’apartheid en place à l’époque. A la lumière du thème de l’édition 2021 de la journée de l’enfant africain, et au regard des difficultés auxquelles les enfants sont confrontés, le porte-parole des enfants, Elisabeth Gbadja, plaide pour une application intégrale du Code de l’enfant. Une loi qui reste l’avancée majeure réalisée par le Bénin depuis la ratification de la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant le 17 avril 1997. Abandonnés par leurs parents, un nombre de plus en plus élevé d’enfants errent dans la rue, sans que personne ne puisse prendre soin d’eux. On déplore aussi le décrochage scolaire massif des enfants en raison de la quasi-inexistence d’un système de protection des enfants les plus vulnérables. Il y a aussi l’inexistence d’un système formel de prise en charge des enfants ciblés par l’article 133 du code de l’enfant, c’est-à-dire les orphelins et enfants abandonnés ou sans référence parentale, pour ne citer que ces difficultés-là. Répondant aux préoccupations des enfants, le préfet des Collines, Saliou Odoubou les a rassurés. Pour lui, les réformes entreprises par le gouvernement depuis 2016 améliorent au jour le jour, les conditions de vie des populations et par ricochet, celles des enfants, particulièrement les plus vulnérables. Il reconnaît les efforts inlassables déployés pour le bien-être des enfants par Sos Villages d’enfants et les autres organisations de la société civile. Il promet de travailler dans les limites de ses prérogatives à la prise du reste des décrets d’application du Code de l’enfant, notamment les décrets visant les articles 174 et 178 et à veiller à la remise en selle du centre d’accueil et de protection des enfants du département des Collines. «Nul n’est au-dessus de la loi et nous allons nous conformer à la loi que nous nous sommes donnée», indique-t-il. Pour l’heure, les enfants disent vouloir aussi grandir dans de bonnes conditions, pour être à l’âge adulte en capacité de contribuer au développement de leur pays. « Nous ne voulons pas être plus tard des problèmes pour notre société mais plutôt des hommes et des femmes en bonne santé et bien formés qui participent à la recherche de solutions aux problèmes qui vont se poser à la société demain. Aidez-nous à être les enfants que le code de l’enfant veut que nous soyons ! », implore Elisabeth Gbadja. Avant cette célébration, le nouveau préfet des Collines s’est rendu avec sa délégation sur le site devant abriter le Centre d’accueil et de protection (Cape) de l’enfant des Collines. Un chantier abandonné depuis 2014.
Société 18 juin 2021


Fonctionnement du microcrédit Alafia: Des centres de promotion sociale s’approprient le mécanisme
Les chefs des centres de promotion sociale (Cps) des départements du Nord et des Collines prennent part, depuis ce jeudi 17 juin à Parakou, à un atelier de formation sur le mécanisme de fonctionnement du microcrédit Alafia. Pour une meilleure efficacité sur le terrain, ils seront également aguerris sur d’autres concepts relatifs à la microfinance. Les centres de promotion sociale (Cps) ont un important rôle à jouer dans la promotion de la microfinance. Pour leur permettre de mieux l’assumer, leurs responsables dans les départements du Nord et des Collines renforcent leurs capacités sur le mécanisme de fonctionnement du microcrédit Alafia. C’est à la faveur d’une session de formation qui a commencé, hier jeudi 17 juin à Parakou, et qui prend fin ce jour. Procédant au lancement de la formation, le secrétaire général du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, Pascal Wélé Idrissou Sam, a précisé qu’elle est la deuxième phase d’un processus de renforcement des capacités initié depuis novembre 2020 au profit des directions départementales et de leurs structures opérationnelles. La première phase organisée à l’intention des directeurs départementaux en personne a révélé, soutient-il, la nécessité de combler le gap d’informations entre les structures centrales et les services déconcentrés en vue d’une amélioration efficace des actions du ministère. La présente formation vise, informe-t-il, à aider les participants à comprendre les concepts fondamentaux de la microfinance et de la finance inclusive. Il s’agira également de leur faire connaître le microcrédit Alafia, puis de leur faciliter l’appropriation des attributions de leur ministère de tutelle, spécifiquement dans le secteur de la microfinance, ainsi que les rôles complémentaires des autres acteurs dudit secteur. Ils auront à se familiariser davantage avec les axes d’intervention du Fonds national de la microfinance (Fnm). Le directeur général du Fnm, Abdou Rafiou Bello, a souhaité que cette session d’échanges soit le point de départ d’une longue collaboration dans ce type d’évènement. Selon lui, bien que les participants soient déjà très impliqués dans les affaires sociales, il est nécessaire de leur donner des rudiments sur la microfinance qui répond à une démarche et à des concepts. En effet, les agents des Cps sont les acteurs de premier niveau parlant de la prise en charge des préoccupations des populations. A ce titre leur responsabilité est grande dans la réussite des activités du ministère en général et du microcrédit Alafia, en particulier. Le microcrédit Alafia a été lancé le 27 octobre 2020 par le gouvernement. Sur le plan social c’est son programme pour soutenir les couches les plus démunies, à travers des crédits de petits montants. Economie 18 juin 2021


Electricité résiliente en milieu rural: Pour une réduction de la dépendance énergétique
Reconnue comme une association culturelle qui promeut le développement communautaire à travers le théâtre forum, Sira Production était du 8 au 14 juin dernier à Sègbana, Kalalé et Nikki. C’est dans le cadre d’un projet qu’elle a initié pour promouvoir la filière solaire comme une alternative durable et résiliente afin de réduire la dépendance énergétique des populations rurales. L’association Sira Production est également préoccupée par l’utilisation de l’énergie solaire en milieu rural et les opportunités qui lui sont liées. En témoignent les mini-conférences d’information et de sensibilisation qu’elle a organisées du 8 au 14 juin dernier à Sègbana, Kalalé et Nikki, les communes cibles du Projet solaire pour une électrification résiliente pour tous en milieu rural (ProSER/MR). Selon le coordonnateur de l’association et du projet, Chabi Gado Wahab Zimé, l’objectif principal est de réaliser la cartographie des besoins et contraintes spécifiques des populations rurales en matière d’énergie solaire. Il s’agit également de répertorier les promoteurs de kits solaires et d’organiser des conférences villageoises sur l’utilité et les opportunités liées à cette forme d’électricité résiliente. En effet, après la tournée qui a permis de présenter l’initiative aux autorités administratives des trois communes, la mission du 8 au 14 juin dernier a été consacrée à recenser les besoins et contraintes spécifiques des ménages et des artisans. Elle a également consisté, informe Chabi Gado Wahab Zimé, en la création d’un répertoire des promoteurs de kits solaires qui opèrent dans chacune desdites communes. Dans un second temps, poursuit le coordonnateur, des séances ont été organisées à l’intention des participants pour leur permettre de mieux appréhender les avantages et les opportunités liés au solaire. En ce qui concerne la cartographie des besoins, il a noté plusieurs attentes, notamment l’énergie pour l’éclairage dans les ménages (charger les téléphones portables, alimenter les postes téléviseurs, les ordinateurs, etc.) et l’énergie pour alimenter les congélateurs et réfrigérateurs (vente de produits congelés, boissons de toutes sortes). Il y a également les besoins en énergie électrique pour faciliter l’activité des artisans (soudeurs, coiffeurs et coiffeuses, moulins, unités de transformation de karité, soja, etc.). Toutefois, fait observer Chabi Gado Wahab Zimé, s’il est vrai que le besoin existe et que cette alternative énergétique s’impose, lorsque les kits ne sont pas de mauvaise qualité, ils sont trop chers pour être acquis. Dans la foulée, déplore-t-il, ce sont les populations qui se font régulièrement arnaquer par des ‘’supposés promoteurs’’ de kits solaires. « Le témoignage des autorités locales et communales en ce sens est poignant », confie-t-il. «Une chose est sûre, la pertinence du projet n’est plus à démontrer», assure-t-il.
Des dispositions à prendre
Pour réduire les prix des équipements, il est, dans un premier temps, envisagé d’ouvrir la concurrence en sollicitant d’autres promoteurs. « Il a ensuite été suggéré, pour éviter que les populations se fassent escroquer, d’établir le répertoire des promoteurs de kits solaires et que les promoteurs de kits solaires fiables soient installés dans des boutiques tampons homologuées », détaille le coordonnateur. Aussi, est-il recommandé la mise sur pied d’un comité mixte composé des représentants des consommateurs, des promoteurs et de la mairie pour un suivi évaluation des prestations de ces promoteurs de kits solaires.
Société 18 juin 2021


Secteur minier: Le document de politique et stratégie de développement en validation
D’une contribution marginale à l’économie nationale, le secteur minier est appelé à devenir un pilier pour la mobilisation des ressources au service du développement. Le ministère de l’Eau et des mines y travaille. L’atelier de validation du document de politique et de stratégie de développement du secteur minier qu’il organise à cet effet depuis 48 heures, prend fin ce jour. Le Bénin a procédé il y a peu à la relecture de son Code minier, avec pour objectif de le rendre plus attrayant et performant en vue de faciliter la promotion des ressources géologiques et minières du sous-sol et doter le pays d’infrastructures adéquates. La vision du ministère, selon Agnidé Emmanuel Lawin, directeur de cabinet du ministre, c’est de faire en sorte que le potentiel du pays soit valorisé et exploité. Le développement économique et social du Bénin passe également par son secteur minier, expliquait-il, à l’ouverture des travaux de l’atelier consacré à la validation du document de politique et de stratégie de développement du secteur minier. Document dont l’importance est relevée par le directeur général des Mines, Kanon Basile Adjo. C’est dans cette optique qu’il inscrit les importantes initiatives du ministre ces derniers mois pour améliorer la performance du secteur minier et accroitre sa contribution à l’économie nationale. Objet d’une plus grande attention, le secteur minier est capable de soutenir durablement le développement. Il faut donc réfléchir et même travailler pour améliorer et accroitre la contribution du secteur au développement du pays. En cela, Kanon Basile Adjo se réjouit de la tenue de cette rencontre porteuse d’espoir et présageant d’un décollage du secteur minier. Ses attentes et vœux seront repris par Agnidé Emmanuel Lawin pour qui, « pour accompagner le gouvernement, il est nécessaire d’engager des réformes qui déboucheraient sur la modernisation du secteur, l’attraction des investissements directs nationaux et étrangers dans le secteur et l’optimisation de la contribution du secteur au développement social et économique ». L’interprétation des données géologiques acquises, il y a quelques années, et l’organisation de travaux complémentaires, l’étude des filières prioritaires sur lesquelles les efforts seront concentrés pour améliorer la contribution du secteur minier au Produit intérieur brut (Pib), le renforcement des capacités techniques des structures animant le secteur par l’acquisition des équipements pour des travaux de prospection minière et le suivi des activités minières constituent autant d’actions engagées et à engager pour permettre au secteur de combler les attentes de développement. La tenue de cet atelier permettra la mise à disposition du secteur d’un document de guide et d’orientation des actions à mener pour une meilleure contribution du secteur au Pib.
Un potentiel non négligeable
Le directeur de cabinet du ministre des Mines se veut rassurant que le secteur des mines représente de par ses potentialités, un des leviers de développement du pays. Malgré le contexte et un potentiel non négligeable, le secteur ne contribue que de façon marginale au développement du territoire, indique-t-il. Pour révéler le secteur, il penche surtout pour le modèle de développement basé sur le partenariat public-privé souhaité dans maints domaines par le chef de l’Etat. « Le secteur veut participer au développement économique et l’élaboration d’un document de politique et de stratégie quinquennal de développement » en est un des plus grands indicateurs, relève-t-il. Autre élément important, selon lui, l’approche participative qui requiert une large concertation des acteurs concernés pour en arriver à un outil permanent. « Cet atelier représente une opportunité à saisir pour harmoniser les points de vue avec les meilleures pratiques internationales en prenant en compte les expériences pays de la sous-région pour l’attraction des sociétés minières en vue d’asseoir une croissance économique durable », assure aussi Agnidé Emmanuel Lawin. Le Bénin dispose en effet d’un potentiel minier non négligeable mais très peu valorisé. Les données géologiques et minières confirment l’existence de gisements et d’indices intéressants. Agnidé Emmanuel Lawin cite pêle-mêle, les gisements d’or de Perma, les gisements de fer de Loumbou-Loumbou, le marbre d’Idadjo, de Montéwo, les granites de Gobada et Parakou, le kaolin de Kétou, les phosphates de la Mékrou et autres. « Les ruées ces derniers temps vers des sites d’orpaillage dans l’Alibori et le Borgou confirment le potentiel des sous-sols de notre pays qui doit être révélé par des recherches approfondies », soutient-il. Leur mise en valeur augmentera à coup sûr les investissements dans notre pays et contribuera de façon indéniable à la croissance économique et la création de milliers d’emplois.
Société 18 juin 2021


Relance post-Covid-19 dans l’Uemoa: Une croissance de 3,2 % au premier trimestre 2021
Le taux de croissance du produit intérieur brut (Pib) pour l’ensemble des huit Etats de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ressort à 3,2 % au premier trimestre 2021, en rythme annuel, après 1,8 % au trimestre précédent. Le Comité de politique monétaire (Cpm) de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l’Ouest (Bceao) a relevé ce « raffermissement de la reprise de l’activité économique » dans l’Union, à la faveur de sa deuxième réunion ordinaire au titre de l'année 2021 tenue le 9 juin dernier par visioconférence. Selon le communiqué de presse ayant sanctionné les travaux, cette évolution a été portée par l’ensemble des secteurs d’activité, consécutivement au regain de vigueur de la demande intérieure. Au cours des trois premiers mois de cette année, l'exécution des opérations financières s’est soldée, en référence à la même période de l’année précédente, par une atténuation du déficit budgétaire global, base engagements, dons compris, ressortant à 2,9 % du Pib contre 4,5 % un an plus tôt. Et le Cpm/Bceao de préciser que « Cette évolution résulte d’un accroissement des recettes et dons plus important que celui des dépenses publiques ». Sur le plan monétaire, les conditions financières sont restées « favorables » et la masse monétaire a connu une croissance, en rythme annuel, de 21,5 % contre 16,5 % un trimestre plus tôt, grâce à la hausse combinée des créances intérieures et des actifs extérieurs nets. En perspective, le taux de croissance de l’Union est attendu à 5,6 % en 2021, après la forte baisse notée en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19. La consolidation de la reprise de l’activité économique notée au premier trimestre sera tributaire d’une bonne exécution des plans de relance, du maintien des mesures de soutien budgétaire et monétaire ainsi que d’une amélioration de la situation sécuritaire, indique le Comité. Au-delà de la reprise, il est impérieux d’infléchir les tensions inflationnistes qui s’observent ces derniers mois dans les pays de l’Union. Le taux d’inflation est ressorti à 2,2 % au premier trimestre 2021. A l’horizon de vingt-quatre mois, soit à fin mars 2023, le taux d’inflation devrait se situer à 1,9 %, projette la Bceao. Pour ce faire, la Banque centrale devra renforcer sa politique monétaire en vue d’assurer la stabilité des prix, tout en soutenant le retour à la croissance forte d’avant la crise sanitaire et économique?   Société 18 juin 2021


Authenticité des actes délivrés par l'Anip: Les missions consulaires s'en imprègnent
Dans la délivrance des différents documents de séjour, les représentations diplomatiques doivent désormais tenir compte des actes issus des réformes sur l'état civil au Bénin. Pour permettre aux missions consulaires accréditées au Bénin de s'imprégner desdits actes, l'Agence nationale d'identification des personnes a organisé hier jeudi 17 juin, un atelier d'information à leur endroit. Quels sont les actes d'identification issus des réformes en matière d'identification des personnes ? Comment attester de l'authenticité de ces actes au niveau des missions consulaires ? Les participants à l'atelier d'imprégnation organisé hier par l'Anip ont eu les réponses à ces interrogations. Saluant l'initiative, la directrice adjointe des Affaires consulaires des Béninois de l'extérieur situe sur le cadre de la séance. A l'en croire, les réformes dans l'état civil et les nouveaux actes qui en résultent ont soulevé au niveau des missions consulaires, des préoccupations, surtout en ce qui concerne l’authenticité desdits actes. C'est pour répondre à ces préoccupations que l'Anip a organisé un atelier au profit des services consulaires. Lors de l'ouverture des travaux, Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Anip, rappelle que le chef de l'État, dès sa prise de fonction en 2016, s'est engagé à faire du Bénin une plateforme numérique en vue d'accroître le développement. La modernisation de l'état civil était devenue impérieuse pour l'atteinte de cet objectif. Des réformes ont alors été engagées et conduites par l'Agence nationale d'identification des personnes, bras opérationnel du gouvernement en matière d'identification des personnes. Ces réformes ont permis à l'Anip de constituer une base de données biométriques fiables et sécurisées. Entre autres actes issus de ces réformes : l'acte de naissance sécurisé, le certificat d'identification personnelle, la carte d'identité biométrique, le certificat de coutume et de célibat... « L'ensemble de ces documents intéresse vos services consulaires en ce qu'ils sont requis dans le cadre de la délivrance d'actes aux personnes résidant à l'extérieur ou souhaitant voyager », admet le gestionnaire mandataire de l'Anip. Pour Cyrille Gougbédji, l’atelier organisé hier donne l'occasion aux missions consulaires accréditées au Bénin de mieux se familiariser avec la nouvelle forme des actes et les moyens de leur authentification afin que des actes frauduleux ne soient pas introduits dans les services diplomatiques. Deux communications ont meublé les assises. Animée par Hébert Assogba, chargé des partenariats à l'Anip, la première a consisté en la présentation des réformes en matière d'identification des personnes au Bénin. Lors de la seconde communication assurée par Josias Agossou, les participants ont été renseignés sur les actes issus des réformes en matière d'identification des personnes et les dispositifs techniques de contrôle d'authenticité des documents délivrés par l'Anip. Il en ressort que la vérification de l'authenticité des actes, peut se faire par la lecture du Code QR; et, seule l'Anip peut produire le terminal qui permet de lire le code QR introduit sur les actes. Actualités 18 juin 2021


Fin de la 21e session des négociations bénino-allemandes: Plus de 51 milliards F Cfa pour les projets communs
Lors des 21es négociations intergouvernementales bénino-allemandes, tenues du 15 au 16 juin, les deux pays ont passé en revue leur coopération et posé les jalons d’un nouveau partenariat. Pour les deux prochaines années, 51,37 milliards F Cfa seront consacrés à la mise en œuvre des projets et programmes de développement retenus de commun accord dans plusieurs domaines. Le Bénin et l’Allemagne réaffirment leur engagement à poursuivre et à intensifier leur coopération. Les deux parties l’ont démontré en signant, hier, le procès-verbal de clôture de la 21e session de leurs négociations intergouvernementales. Ainsi, pour la période 2021-2023, ils ont retenu une enveloppe de 78,32 millions d’euros, soit 51,37 milliards F Cfa qui servira à la mise en œuvre des projets et programmes de développement, retenus de commun accord. Chef de la délégation béninoise, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Développement et de la coordination de l’action gouvernementale, exprime au nom du président de la République et du gouvernement, la reconnaissance du Bénin à l’Exécutif allemand qui, « à travers cette importante enveloppe financière, renouvelle son soutien au Bénin dans des domaines clés du Programme d’action du gouvernement (Pag) tels que la bonne gouvernance, la promotion de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, la promotion de l’Etat de droit et des libertés, l’eau et l’assainissement, ainsi que les énergies renouvelables ». Le ministre d’Etat n’a pas manqué de saluer l’ambiance qui a prévalu et la qualité des discussions durant les deux jours de travaux sur les nouvelles orientations stratégiques du partenariat entre les deux pays. Idem pour la partie allemande. Après Achim Tröster, ambassadeur allemand au Bénin, Lars Wilke, directeur Afrique de l’ouest au ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement, souligne qu’avec ce cadre, leur pays est prêt à soutenir les priorités et les réformes du gouvernement béninois. Dans un communiqué conjoint, les deux parties indiquent que durant la 21e session des négociations, la délégation allemande a saisi cette occasion pour saluer l’intérêt qu’accorde le gouvernement béninois à la question de la digitalisation, retenue par le Bénin comme accélérateur d’innovations, de développement économique et de gestion efficace de l’administration publique. « Un engagement financier renforcé de la Partie allemande dans ce domaine, en soutien aux efforts des acteurs publics et privés du Bénin, a été annoncé », indique le même communiqué. Tout heureux de l’issue desdites négociations, le ministre d’Etat rassure la partie allemande de l’engagement de l’Etat béninois à veiller à une meilleure opérationnalisation des différents projets et programmes de développement retenus, aux fins d’en garantir un taux optimal d’exécution. Notons que le portefeuille des projets en cours dans le cadre de la coopération bénino-allemande s’élève à environ 460 millions d’euros, soit 300 milliards F Cfa. Actualités 17 juin 2021


Présidence de la République: Un Haut-commissariat à la sédentarisation des éleveurs créé
La modernisation des systèmes d’élevage, la définition et la mise en œuvre de la politique de sédentarisation des éleveurs… Autant d’attributions affectées au Haut-commissariat à la sédentarisation dont la création a été actée par le Conseil des ministres du mercredi 16 juin. Le Conseil des ministres du mercredi 16 juin a décidé de la création à la présidence de la République d’un Haut-commissariat à la sédentarisation. Le gouvernement fait observer en effet que l’élevage des ruminants est, jusqu’ici, basé sur l’exploitation du parcours naturel. « De ce fait, il est peu productif et occasionne des dégâts sur les cultures autant qu’il est source de conflits divers entre agriculteurs et éleveurs », indique le Conseil des ministres. Pour y mettre fin et accélérer la modernisation de l’élevage, l’Exécutif a approuvé la mise en place de ce Haut-commissariat, placé sous l’autorité directe du président de la République. Sa mission sera notamment de contribuer à la modernisation des systèmes d’élevage, la définition et la mise en œuvre de la politique de sédentarisation des éleveurs, en vue de leur épanouissement socio-économique et culturel dans un environnement sécurisé et apaisé, la coordination des actions des autorités publiques dans le domaine de l’élevage aux fins de concourir à l’efficacité des interventions de l’Etat dans le secteur, la sensibilisation des acteurs non étatiques sur les mesures favorables à la cohabitation harmonieuse entre éleveurs et agriculteurs. Actualités 17 juin 2021


Sa majesté Adjignon Guinlitodji Natabou: La perle rare dans l’univers royal au Bénin
L’histoire aura retenu son nom comme l’une des rares femmes de l’univers royal en milieu adja département du Couffo en particulier et au Bénin en général. Sa majestée Adjignon Guinlitodji Natabou, reine des Adja Fiokomènou, assume fièrement sa couronne. Sa majestée Adjignon Guinlitodji Natabou est la perle rare dans l’univers royal au Bénin. Elle fait partie de cet univers habituellemment réservé aux hommes. Elle perçoit sa couronne non seulement comme une bénédiction mais aussi comme un challenge. Environ une décennie déjà au trône bien assumée et sans complexe. « On ne reste pas sourd à l’appel de la tradition. J’exerce mon pouvoir avec plaisir et beaucoup d’humilité », confie-t-elle. La quarantaine environ, taille moyenne, la démarche majestueuse, le style imposant et hors du commun, la reine des Adja Fiokomènou est installée confortablement. Ses attributs royaux ainsi que ses perles en or, posés soigneusement sur sa peau claire sont des éléments distinctifs de sa royauté. Un bracelet symbolisant la main de justice, ceinture ses bras. Au niveau de son épaule droit, un grand pagne tissé et décoré, puis dans sa main, la récade, signe de la puissance royale. A ses pieds, des sandales appelées en langue locale fongbé ‘’saloubata’’, taillées à sa mesure. Sur sa tête, un chapeau portant l’image du palais royal. Son nom du trône, Adjignon Guinlitondji, en dit long sur ses capacités à assurer la relève de son prédécesseur, son feu père. Adjignon qui signifie en français, l’enfant est une bénédiction. Et Guinlitodji veut dire ‘’sur les pas de ‘’Guinli’’, les traces de son père. ‘’Guinli’’ est assimilé à un éléphant en milieu adja et représente l’emblème du palais royal de Toviklin. « L’éléphant symbolise l’humilité. Malgré sa force, il n’est pas prédateur. Il est herbivore et solidaire des autres animaux. L’animal qui le suit trouve toujours un chemin sur son passage », développe-t-elle pour expliquer toute la charge symbolique de son nom de règne, ‘’Guinlitodji’’. Elle doit son ascension à son feu père le roi Guinli. « J’ai eu la chance d’avoir un père qui a cru en moi. Je n’ai jamais su la différence entre un homme et une femme. Pour moi, les deux sexes sont égaux », conçoit-elle. Sa majesté Adjignon Natabou a le pouvoir de décider et de commander une troupe constituée majoritairement de ‘’gros bras’’. Ses valeurs sont l’humilité, la solidarité, l’écoute, la confiance en soi et l’amour du prochain. Jeune et belle, dynamique et joviale, elle s’affirme par sa rigueur et le travail. Elle tient son rôle de garante de la tradition malgré les pressions. Pour autant, les querelles et coups bas ne l’écartent point de sa trajectoire. « Il ne faut jamais céder au chantage ni à l’intimidation afin de ne pas perdre sa dignité et sa personnalité », tranche-t-elle. Adjignon Guinlitodji Natabou est la reine de Toviklin, celle des adja, du Bénin, mais aussi et surtout des sans voix et des déshérités. Bien que femme, on dirait un homme avec sa coupe de cheveux style Karl Lewis. Elle fait du social son second ministère. Faites-lui appel dans les situations difficiles et elle vous aide à défaire les nœuds. « Quand il y a un problème, les gens courent me voir, oubliant que je suis avant tout une femme. Ils réalisent donc que la femme peut réfléchir et trouver des solutions efficaces aux problèmes tout comme l’homme», souligne-t-elle.
Satisfaction
La preuve, en milieu adja, les gens usent de toutes leurs forces pour maintenir sa flamme toujours allumée, afin de lui témoigner leur attachement. «Lorsqu’une fille naît dans notre milieu aujourd’hui, ses parents tiennent à lui attribuer mon prénom. Les pères sont convaincus que les filles peuvent être autant utiles à la société que les garçons. C’est la grande satisfaction que je retiens de mon règne», apprécie-t-elle. Intronisée en janvier 2010, elle exerce son pouvoir suivant les principes et exigences du trône ainsi qu’avec ses vicissitudes. De quoi révéler son côté ironique et taquin: « Certains considèrent la royauté comme un mythe. D’autres pensent même que je suis une sorcière, une prêtresse de vaudou, puisque je refuse de mourir. (Eclats de rires… !). Il n’existe pas de mandat au trône. Que les gens le veuillent ou non, ils sont obligés de me supporter tout le temps, ce qui n’est pas admissible pour certains ». A l’en croire, la souveraineté n’est pas forcément l’eldorado, vue de l’extérieur. « Quand on est au trône, c’est comme si on vous met au sommet d’une montagne et vous êtes appelé à collaborer avec tout le monde. Vous êtes victime de stigmatisation dans un environnement parfois misogyne », relève-t-elle. Mieux, le trône royal donne parfois l’impression aux garants de la tradition d’être esseulés au regard des étiquettes que la population leur colle à tort ou à raison. « Au trône, on devient une autre personne. Les gens vous craignent et se font une autre idée de votre personne. J’ai perdu beaucoup de proches et amis depuis mon intronisation», confie-t-elle. C’est sans compter également avec les réalités du pouvoir royal et de la vie matrimoniale. Mais à cœur vaillant, rien d’impossible. Elle assume fièrement ses fonctions royales, d’épouse et de mère. « J’essaye de m’organiser de mon mieux pour ne pas brimer ma famille. Au palais royal, je suis reine. A la maison, je suis maman. Je dois peser de tout mon poids pour ne pas perdre l’attention de mon conjoint et de mes enfants. Ils sont ma vie et mon espoir », soutient-elle. Fin gourmet des mets d’ici et d’ailleurs, il faut être dans son intimité pour mieux apprécier sa fibre maternelle. « Ceux qui m’approchent réalisent que je suis très maternelle », confie-t-elle. Pour parler de son conjoint, son ton est plutôt doux. Elle use même d’astuces pour sensibiliser les femmes difficiles à vivre. « Les hommes ne sont pas si rigides. Il suffit qu’ils soient rassurés des mouvements de leurs épouses», souffle-t-elle. Sa majesté Adjignon Natabou ne se contente pas seulement de son statut de reine. Opératrice économique, elle a créé en 2016 une fondation qui porte son nom afin de contourner les pesanteurs socioculturelles. Cette fondation franchit monts et vallées dans le souci de donner de l’espoir aux désespérés. A l’en croire, la fondation lui permet de dépasser les frontières royales à travers des actions sociales. En tant que garant de la tradition, il y a des choses qu’on ne peut pas faire au risque de bouleverser l’ordre social. Avec la fondation, nous essayons autant que possible de réduire certaines inégalités et pratiques rétrogrades », révèle-t-elle. Entre le trône et le combat pour l’émancipation des filles, elle se fraie un chemin. Elle s’inspire de la démarche de l’Unicef et des associations de défense des droits de l’enfant pour y arriver. « Nous œuvrons énormément en faveur de l’épanouissement des filles ‘’vodounsi’’. Il se passe beaucoup de choses dans les couvents qui ne facilitent pas leur développement, notamment l’initiation précoce aux rites traditionnels», dévoile-t-elle. Le couvent, oui, mais les droits des enfants d’abord. « Je garde de mauvais souvenirs dans certains domaines. J’ai dû faire libérer des filles des couvents avec l’aide des forces de l’ordre. L’enfant est un être sacré. S’il est détruit, sa personnalité en reçoit le coup », indique-t-elle. La scolarisation des filles, leur maintien à l’école, la lutte contre les mariages infantiles, la santé sexuelle et reproductive sont entre autres les chantiers sur lesquels elle s’illustre. « Ces sujets deviennent de moins en moins un mythe dans notre localité. Les hommes comprennent mieux ces enjeux et cela contribue à la stabilité des foyers », assure-t-elle. Convaincue que l’autonomisation des filles passe par leur maintien à l’école, elle se donne les moyens pour réussir ce pari. « Beaucoup de filles ne franchissent pas le cap du secondaire dans le département du Couffo. Or, il ne s’agit pas seulement d’aller à l’école, il faut aller le plus loin possible », se convainc-t-elle.
Libérer les femmes
Son plus grand rêve est de libérer les femmes et de les rendre autonomes : « Quand vous n’êtes pas indépendante, vous n’êtes pas une personne à part entière. La condition féminine est a priori difficile. Si l’on ajoute les pesanteurs sociales, les femmes deviennent plus vulnérables ». Raison pour laquelle, elle exhorte les féministes à changer leur fusil d’épaule sur le terrain de l’égalité homme-femme. «Les femmes ne deviendront pas plus libres en criant à la parité, mais en assumant leur féminité. Nous devons essayer de nous valoriser et de convaincre les autres de notre capacité à gravir les échelons », conseille-t-elle. Son souci est aussi de rapprocher les services sociaux de base dont les soins de santé des populations. D’où son engagement pour la santé bucco-dentaire au profit de sa communauté : « Il n’y a pas de cabinet bucco-dentaire à Toviklin. Les populations en souffrent. Pour accéder à ces soins, il faut se rendre à Lokossa ou à Abomey. Nous les offrons gratuitement aux populations chaque année». Elle troque son manteau de reine contre la couronne d’ambassadrice du Bénin lors de ses voyages. « Nul n’est prophète chez soi. Nous sommes si bien accueillie, protégée et défendue dans d’autres pays qu’on caresse l’espoir de rester indéfiniment au trône. Quand on sort de chez soi, il faut pouvoir valoriser son pays », indique-t-elle. Cet élan lui vaut admiration et respect. « De plus en plus, beaucoup de gens craignent notre culture et préfèrent s’intéresser à d’autres religions. La culture est sacrée », insiste-t-elle. Combien sont-elles les femmes béninoises qui répondraient spontanément à l’appel du trône? Une évidence, le Bénin ne compte pas assez de femmes parmi les têtes couronnées. La reine des Adja Fiokomènou constitue l’exception et la seule, selon les témoignages en milieu adja. Il est vrai que le pays n’en est pas à sa première expérience avec une femme occupant le fauteuil royal. La reine Tassi Hangbé, fille du roi Houégbadja et sœur jumelle du roi Akaba, fut la première femme à avoir régné à Abomey sur le trône du Danxomè. C’est elle qui a constitué le premier régiment des amazones dont l’histoire ne cesse de traverser les âges et les époques. En milieu fon également, on retrouve encore des princesses qui exercent de grandes responsabilités dans les palais royaux. A l’instar de ces figures féminines, la reine Adjignon Guinlitodji Natabou incarne l’espoir de toute une génération. Mais avant tout, elle bénéficie de l’attention de sa cour royale et des têtes couronnées du pays pour relever les défis du trône. Elle nourrit l’espoir de voir des femmes prendre la succession au fil des années.
Société 17 juin 2021


Administration intelligente: Le vent de la dématérialisation en faveur du contribuable
La dématérialisation des procédures fiscales réduit les tracasseries aux usagers de la Direction générale des Impôts (Dgi), à travers la gamme des prestations qu'offre le portail national des services publics. Le vent de la modernité qui souffle ici soulage véritablement le contribuable béninois. Les formalités manuscrites relevant du domaine de la fiscalité au niveau du service des impôts sont révolues. Les longues tracasseries cèdent désormais place à des procédures simplifiées et fiables à travers la dématérialisation des services au niveau de l’administration fiscale béninoise. Le demandeur de l’Identifiant fiscal unique (Ifu), l’obtient juste au bout de quelques clics sur son téléphone ou son ordinateur. « Aujourd’hui, pour avoir l’Identifiant fiscal unique, tout le monde a la possibilité d’en faire la demande et de l’obtenir en ligne. Il suffit juste de scanner ses pièces et d’aller sur la plateforme de demande d’Ifu en ligne, de saisir les informations nécessaires et de joindre les copies électroniques desdites pièces. Lorsque la demande est traitée, le requérant reçoit dans son mail, l’attestation Ifu, sous forme dématérialisée », a expliqué Géraud Tossou, directeur de l’information des Impôts au cours d’une causerie sur « L’impact des e.services sur les prestations de services aux usagers de l’administration publique », mercredi 9 juin dernier. Jusqu’à un passé récent, le requérant de cette pièce était soumis à un parcours du combattant. « Avant, il fallait faire la photocopie des pièces requises, passer à la Direction générale des Impôts retirer et remplir un formulaire en y joignant les pièces photocopiées, avant de revenir plus tard retirer la pièce demandée», relate-t-il. Avec la mise en place progressive de l’administration intelligente au Bénin, la vie devient plus simple pour les usagers. La même possibilité leur est offerte en ce qui concerne la demande de l’attestation fiscale. Les nombreuses démarches inhérentes à l’obtention de cette pièce autrefois ont l’air banal aujourd’hui. « Avant, pour obtenir l’attestation fiscale, il fallait recueillir la signature de cinq différents chefs services sur le document, ce qui rallonge les délais de la délivrance dudit document », rappelle-t-il. Les choses évoluent désormais dans le sens de la satisfaction des citoyens. Idem pour les procédures relatives aux déclarations fiscales pour lesquelles les formalités au départ n’étaient pas aisées. « Autrefois, le contribuable devrait se rapprocher du service des Impôts pour retirer et remplir le formulaire dédié aux déclarations, y joindre un certain nombre de pièces et déposer le dossier à la recette de paiement. S’il doit faire de paiement suite à ces déclarations, il va se diriger ensuite vers les guichets où il a la possibilité de payer en espèces ou par chèque », se souvient-il. Les données ont changé aujourd’hui. Depuis un moment, toutes ces formalités se font en un laps de temps en ligne. Quelques clics pour remplacer la paperasse Devenue réalité au Bénin depuis quelques années, l’administration intelligente réduit le stress des usagers. « La dématérialisation des procédures fiscales a commencé en 2016 et a pris corps en 2018 par la télé-déclaration et le télépaiement pour les grandes et moyennes entreprises », poursuit Géraud Tossou. Fini aussi le remplissage manuel des nombreuses paperasses dans le cadre des états financiers. La révolution numérique et digitale prend le dessus sur les vieilles habitudes. « Autrefois, on exigeait des photocopies en cinq exemplaires que l’usager devrait déposer à la Direction générale des impôts. Ce processus l’amène parfois à faire la queue, car il est de nos habitudes aussi d’attendre les derniers moments pour remplir les formalités » relève-t-il. Avec la simplification des formalités en ligne, les longues files d’attente n’ont plus droit de cité. « La possibilité est offerte aujourd’hui au contribuable béninois de faire le dépôt des états financiers en ligne, dont la première édition a été effective en 2019 », se réjouit-il. Les conducteurs de véhicules tiennent également une place de choix dans le processus de dématérialisation au Bénin. Ils n’ont plus besoin de faire des kilomètres pour le paiement de la Taxe sur véhicules à moteur (Tvm), quelle que soit leur position géographique. Depuis 2020, le paiement de cette taxe par téléphonie mobile est entré dans les habitudes. Ces différentes prestations disponibles sur le portail national des services publics sont autant bénéfiques pour le contribuable que pour l’Etat. Amélioration du climat de confiance entre les usagers et la Dgi au regard de la qualité des prestations offertes, réduction des tracasseries et de stress, gain de temps et de ressources financières… bref, la liste des bénéfices qu'en tirent les citoyens n’est pas exhaustive. Du côté de l’Etat, on note une meilleure santé des caisses. « Avec ces nouveaux services offerts aux usagers, la façon de travailler a changé un peu. Aujourd’hui, nous n’avons pratiquement plus de caissiers (au niveau de notre direction : ndlr), parce que les paiements se font en ligne. Ils ont été reconvertis à d’autres tâches », apprécie le directeur de l’information des Impôts. Idem pour les gestionnaires de dossiers, qui passaient leur temps à étudier les dossiers physiques. Ils sont orientés vers d’autres tâches. Ce qui permet d’augmenter les performances de la Dgi. Augmentation des recettes fiscales Si la Covid-19 soumet à rude épreuve les économies du monde, elle n’a pas eu raison des efforts au niveau de l’administration fiscale béninoise. « Il a été noté qu’avec les procédures en ligne, les recettes fiscales ont été augmentées. En cette période de pandémie où la plupart des administrations fiscales éprouvent de difficultés à mobiliser les ressources, la Direction générale des Impôts a pu atteindre les objectifs à elle assignés », se réjouit Géraud Tossou. Ces efforts au niveau de l’administration fiscale ne sont qu’un début. Le gouvernement promet d’en faire plus. « Nous travaillons pour l’amélioration des services. Nous ne sommes pas encore satisfaits de ce que nous offrons. Nous sommes à l’écoute du contribuable pour améliorer les services », rassure-t-il. Au-delà des grandes et moyennes entreprises, la Dgi envisage également le télépaiement au profit des petites entreprises. « Les mêmes facilités sont en vue en ce qui concerne les factures normalisées pour lesquelles la structure est en train de mettre en place une plateforme pouvant permettre aux usagers de vérifier la validité desdites factures en scannant le code QR disponible sur cette facture», annonce-t-il. Mieux, un nouveau système de gestion des impôts à même de corriger les insuffisances notées actuellement est en gestation, car il ne suffit pas seulement de proposer des e.services, il faut aussi s’assurer de leur efficacité en facilitant par ailleurs la liaison entre eux. Le gouvernement en est conscient. Grâce aux différentes innovations, l’Etat restera un et indivisible au point où les bases de données pourront communiquer entre elles. « De plus en plus, l’Etat évitera de demander aux citoyens de refournir une pièce qu’il produit lui-même. Lorsqu’un service public produit un document, pour des besoins d’un service public, il ne sera plus question de fournir à nouveau les mêmes pièces dans le cadre d’autres prestations », assure Romuald Wadagni, ministre d’Etat, chargé de l’Economie et des Finances. C’est dire que le gouvernement œuvre inlassablement pour l’efficacité de l’administration intelligente au Bénin. Société 17 juin 2021


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