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Nouvelles

Gestion de la Sitex et de la Cbt: Les clarifications du gouvernement aux députés

La gestion de la Société des industries textiles du Bénin (Sitex) et de la Compagnie béninoise de textile (Cbt) constitue de tout temps une préoccupation pour le gouvernement. La preuve en est le plan de relance de l’entreprise, en attendant de trouver un repreneur pour sa réhabilitation. Cette assurance a été donnée à la Représentation nationale, ce jeudi 7 juin, par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou.

Posée par le député Dakpè Sossou, la question d’actualité relative à la situation de la Société des industries textiles du Bénin (Sitex) et de la Compagnie béninoise de textile (Cbt) a été passée au peigne fin par le gouvernement, ce jeudi 7 juin, au Parlement. Les éléments de réponse ont été fournis par le ministre de l’Industrie et du Commerce. D’entrée de jeu, Serge Ahissou, a rappelé l’historique de la création de la Sitex, fruit de la coopération sino-béninoise. Créée le 7 mai 1987, elle est spécialisée dans la production et la commercialisation de tissu écru 100 % coton, support d’impression de Fancy, initialement destiné à la Société béninoise de textiles (Sobetex) qui, avant cette création, importait annuellement 15 à 20 millions de mètres d’écru de l’extérieur. La Sitex a connu ses années de gloire de 1996 à 1998 avant d’initier la création de la Compagnie béninoise des textiles (Cbt). Cette dernière est également une entreprise sino-béninoise qui a démarré sa production en octobre 2002 avec 49 % des actions, soit 490 millions F Cfa, détenues par la Sitex.
Mais la Société des industries textiles sera fragilisée par ses contre-performances internes. Elle a succombé à la grave crise du secteur textile dont l’acuité n’avait d’égale que la persistance à partir de 2002. Il en est résulté la fermeture complète de l’entreprise en novembre 2004 avec le licenciement collectif du personnel qui a engendré le paiement de 1 010 899 252 F Cfa de droit de licenciement, rappelle le ministre Serge Ahissou. A cette époque, la Sitex présentait l’image d’une entreprise fortement endettée soit 5 224 972 159 F Cfa de dette avec un cumul de pertes antérieures de 6 642 874 610 F Cfa qui indique une structure financière décadente, un fonds de roulement négatif de -1 885 342 090 F Cfa, des capitaux propres négatifs de -3 834 551 756 F Cfa et un taux de paupérisation de 253,38 % contre un plafond fixé par l’Ohada à 50%. L’état de cette société a obligé, explique le ministre, le gouvernement à mettre en place une administration déléguée pour liquider les affaires courantes de la société. Pendant ce temps, l’Etat a jugé nécessaire d’engager mensuellement la somme de 13,9 millions F Cfa pour éviter l’encrassement des équipements et assurer divers entretiens et éclairage, surveillance et gardiennage, rémunérations et autres pendant que l’usine reste fermée donc inactive.

Des raisons d’espérer

Mais en l’absence du financement de cette dépense pérenne à fonds perdu et à la réflexion, il a été conçus un plan de restructuration et de relance des activités en février 2005, adopté en Conseil d’administration et approuvé en Conseil des ministres. Ce plan de relance comporte trois volets, en l’occurrence la reconnexion de la Sitex à son segment de marché après trois ans d’absence à partir d’un financement de 220, 71 5041 millions F Cfa ; l’évaluation de la première phase et la réhabilitation des équipements productifs grâce à un appui financier de 250 821 500 F Cfa de l’Etat et le financement du fonds de roulement de l’entreprise. Aux dires du ministre, si les deux premiers volets du plan ont été conduits à bonnes fins par les financements de 220 715 041 F Cfa en juin 2007 et 250 821 500 F Cfa en avril 2009, le financement du fonds de roulement peine à se mettre en place. Ainsi, en l’absence de ce financement, la Sitex survit grâce aux crédits interentreprises (Sbee et autres fournisseurs) et aux rares concours bancaires ponctuels du fait de la structure financière et du statut de l’entreprise qui incitent à la prudence.
Par ailleurs, la vétusté chronique des équipements et leur obsolescence ainsi que les discontinuités d’exploitation du fait de la situation ci-dessus décrite ne favorisent guère les meilleurs rendements et productivités souhaités pour une bonne compétitivité entrepreneuriale, détaille Serge Ahissou. Qu’à cela ne tienne ! La Sitex sous l’administration déléguée a recruté 271 employés et versé plus de 2,3 milliards de francs Cfa de salaires nets à ce jour et fait l’effort d’améliorer au quotidien ses performances. A ce titre, 100 594 713 millions F Cfa ont été payés dont 19 571 919 milliards F Cfa versés pour favoriser le départ aisé des travailleurs admis à faire valoir leurs droits à la retraite et 81 022 794 F Cfa de cotisations versées à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) de 2005 à ce jour dont celles ouvrières prélevées au titre des années 2015, 2016, 2017 et 2018 entièrement reversées. Des efforts qui encouragent le gouvernement à continuer d’accompagner l’entreprise.
Les appuis financiers de l’Etat en faveur de la société sur la période de l’administration déléguée s’élèvent à 546 536 541 F Cfa avec comme, entre autres résultats, la réhabilitation du potentiel technique de la Sitex ; la reconnexion de l’entreprise avec son segment de marché ; le recrutement de 271 travailleurs précédemment licenciés avec paiement sur la période de 2005 à ce jour, de plus de 2,26 milliards de francs Cfa de salaires nets. A ces acquis, le ministre ajoute la contribution au maintien d’un climat social apaisé dans la ville de Lokossa et ses environs, la résorption du dédain initial affiché des potentiels repreneurs de l’usine et le paiement de diverses dettes héritées à la fermeture de l’usine en 2004. Le gouvernement œuvre par ailleurs pour l’amélioration des conditions de travail à la Cbt qui emploie environ 1200 Béninois, à travers l’application du Code béninois du travail, assure Serge Ahissou.
La réponse du ministre devrait être suivie de débat. Mais le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a décidé de reporter ce débat au jeudi 14 juin prochain, le temps de permettre à ses collègues députés de bien se documenter sur le sujet pour des appréciations pertinentes.

Trois autres ministres ont planché

En dehors du ministre de l’Industrie et du Commerce, trois autres de ses collègues étaient hier à hémicycle pour répondre à d’autres interpellations du gouvernement. D’abord, il y a eu le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Gaston Dossouhoui, qui a présenté une communication aux députés sur le sort du Programme de développement agricole des Collines. Une question posée par le député Léon Dègny.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie-Odile Attanasso, est venu représenter son collègue de l’Economie et des Finances pour présenter deux communications. La première porte sur la question relative à l’état des lieux de la mise en œuvre du Code foncier et domanial introduite par le député Eric Houndété et neuf autres. La seconde question orale avec débat a trait aux indicateurs servant d’appréciation des performances économiques et financières des Etats dans le cadre des objectifs d’intégration. La préoccupation a été soulevée par le député Louis Vlavonou et cinq autres. Les trois dossiers ont été présentés sous forme de communication par les ministres concernés. Mais les débats ont aussi été renvoyés au jeudi 14 juin prochain.
Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin a fait son baptême de feu, hier, au Parlement. Il devrait plancher sur la question d’actualité relative à la menace sur les dialysés du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou (Cnhu-Hkm). Mais cette présentation a été ajournée. Il a été suggéré au ministre de la Santé de présenter sa réponse sous forme de communication pour que le débat soit riche et sérieux sur le dossier. Cette présentation est repoussée au jeudi 14 juin prochain.

Actualités 08 juin 2018


Sixième mandature de la Cour constitutionnelle: Joseph Djogbénou élu président

Ce jeudi 7 juin, au terme d’une élection à huis-clos entre les sept sages de la Cour constitutionnelle, c’est Joseph Djogbénou qui a été élu président de la haute juridiction. Sans surprise !

Tous les pronostics s’accordaient déjà sur le fait que c’est l’ancien Garde des Sceaux du président Patrice Talon qui sera le président de la sixième mandature de l’institution garante de l’ordre constitutionnel du Bénin. Et cela n’a pas raté. Ses pairs ont décidé de lui faire confiance.
La passation de charge entre lui et le président sortant de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a lieu ce vendredi 8 juin à Cotonou.

Qui est Joseph Fifamin Djogbénou ?

Le tout nouveau président de la Cour constitutionnelle, Joseph Fifamin Djogbénou, était jusqu’à, mardi 5 juin dernier, garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation.
Agrégé des Facultés de droit, avocat de renom, ancien député à l’Assemblée nationale et ancien président de la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme, cet ancien enseignant des facultés de droit a vu le jour le 20 mars 1969 à Abomey. Il a gravi les échelons à une vitesse de croisière ces dernières années. On n’attendait pas vraiment en politique cet activiste de la Société civile qui a été au devant de nombreux combats contre l’arbitraire, l’abus de pouvoir et la mal gouvernance. Mais son engagement à la cause de son « client » Patrice Talon, alors candidat à l’élection présidentielle de mars 2016, avait laissé voir un politicien très engagé.
Même si par moments, ses camarades de promotion avec qui il avait réussi à décrocher le Bac série A en 1992 au collège Aupiais de Cotonou ont semblé méconnaître leur ami « Jo », l’homme lui savait qu’il suivait son étoile et que son destin ne se trouvait plus vraiment dans les prétoires, encore moins dans les amphithéâtres. Pourtant, c’est en arpentant ces milieux que « Foo Jo » s’est bâti sa réputation de grand juriste. Pour ses étudiants, il était l’enseignant adulé et pour ses confrères du barreau, un brillant avocat.
Joseph Djogbénou est aussi titulaire d’une agrégation de droit privé et de sciences criminelles depuis 2009 (Major de promotion), d’un doctorat d’Etat en droit, d’un diplôme d’études approfondies en droit de la personne, d’un Certificat d’aptitude à la profession d’avocat (Major de promotion), d’une maîtrise en droit, option droit des affaires et carrières judiciaires de la Faculté de droit à l’Université d’Abomey-Calavi en 1996.
Avocat et conseil de plusieurs banques et institutions financières, spécialiste du recouvrement de créances bancaires et du droit bancaire, l’ancien avocat de Patrice Talon que ses parents ont eu la géniale idée de prénommer Fifamin, est le sixième président de la Cour constitutionnelle du Bénin pour la période 2018-2023.

Josué F. MEHOUENOU

Actualités 08 juin 2018


Examen du baccalauréat 2018: Les candidats appelés à retirer les convocations jusqu’au 5 juillet

Les candidats à l’examen du baccalauréat, session de 2018, reçoivent depuis ce jeudi 7 juin, leurs convocations auprès des responsables d’établissement pour les candidats officiels, directement dans les directions départementales de l’Enseignement secondaire, ou encore directement au Ceg Sainte Rita pour les candidats libres du Littoral.

Les candidats retenus pour composer à l’examen du baccalauréat 2018 retirent, depuis hier leurs convocations. C’est le Collège d’enseignement général, Sainte Rita à Cotonou, qui a servi de cadre à la distribution desdits documents d’accès aux salles d’examen, en présence du directeur de l’Office du baccalauréat, Alphonse da Silva. L’opération se déroule jusqu’au 4 juillet prochain dans tout le Bénin.
Alphonse da Silva informe que ce sont les chefs d’établissement qui récupèrent les enveloppes contenant les convocations des candidats officiels. Dans les collèges, ils procèdent déjà à leur distribution aux élèves.
En ce qui concerne les candidats libres, M. da Silva affirme que ce sont les candidats eux-mêmes qui peuvent retirer leurs convocations, munis d’une pièce d’identité. À cet effet, ils doivent se rendre dans les directions départementales des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Les candidats ont jusqu’au 6 juillet pour notifier les erreurs relevées sur leurs convocations pour être corrigées.
Le directeur de l’Office du baccalauréat signale que ce sont quelque 107 000 candidats qui sont convoqués pour l’examen du baccalauréat qui se déroule dans un peu plus mois. Par rapport à l’année dernière, il est noté une diminution de l’effectif des candidats. Ils étaient environ 115 000 en 2017.
Cette diminution surprend plus d’un et suscite la curiosité quant aux causes. Alphonse da Silva estime que plusieurs facteurs pourraient expliquer ce constat. D’abord, le taux de réussite en 2017 était assez élevé, fait-il observer, avant d’ajouter que les mesures prises pour contrôler les candidats, les faux candidats, ont été renforcées.
Aux dires du directeur de l’Office du Bac, les candidats ont été sensibilisés à prendre conscience que seuls ceux qui auraient bien préparé l’examen peuvent réussir. « Certainement que cela a joué », suppose le Dob.
Cette année, l’examen du baccalauréat se déroule dans environ 150 centres répartis sur l’ensemble du territoire. Six centres sont supprimés compte tenu du fait que les candidats dans ces centres sont inférieurs à la norme. Cependant, de nouveaux centres sont créés. Il s’agit par exemple des centres de Boukombé et de Tori Agouagon, pour permettre aux candidats des zones environnantes d’aller composer en toute quiétude.

Société 08 juin 2018


Cour constitutionnelle : Me Joseph Djogbénou élu président

Comme on pouvait s’y attendre, Me Joseph Djogbénou, ancien ministre de la Justice, garde des Sceaux, a été élu président de la Cour constitutionnelle, ce jeudi 7 juin. Une information portée à la connaissance des professionnels des médias et de l’opinion publique à travers un communiqué de presse signé de Gilles Badet, secrétaire général de l’institution. Le vice-président est Razacki Amouda Issifou. Le communiqué de presse informe par ailleurs que la passation de service entre le président sortant et le nouveau a lieu ce vendredi 8 juin au siège de la Cour.

Politique 07 juin 2018


Inégalité de rémunération entre hommes et femmes: La Banque mondiale évalue les pertes économiques

Intitulé « Potentiel non réalisé: le coût élevé de l'inégalité entre les sexes dans les gains », un rapport du groupe de la Banque mondiale en date du 30 mai dernier, analyse le coût économique des inégalités hommes-femmes en termes de pertes de capital humain.

Les écarts des revenus entre les hommes et les femmes dans le monde sont préjudiciables à l’économie de certains pays. Dans son dernier rapport publié le 30 mai dernier, intitulé ‘’Unrealized Potential: The High Cost of Gender Inequality in Earnings’’ (‘’Potentiel non réalisé : le coût élevé de l'inégalité entre les sexes dans les gains’’), le groupe de la Banque mondiale met en évidence les pertes économiques auxquelles sont exposés les pays couverts par le rapport.

« Le monde se prive de 160 000 milliards de dollars, soit 23 620 dollars par personne dans les 141 pays couverts à cause des inégalités de rémunération entre hommes et femmes », alerte la directrice générale de la Banque mondiale Kristalina Georgieva.
Ce chiffre vient rappeler aux dirigeants mondiaux qu’ils doivent investir dans des politiques qui favorisent l’accès des femmes à des emplois plus nombreux et de meilleure qualité qui promeuvent l’égalité salariale.
Sur le plan des revenus comme sur celui de la participation à la population active, les femmes sont pénalisées par rapport aux hommes dans la quasi-totalité des pays du monde, relève le rapport. La contribution des femmes au capital humain d’un pays, définie comme la valeur des gains à venir de sa population adulte, ne ressort qu’à 38 % en moyenne. Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, cette contribution représente au maximum un tiers de la richesse du capital humain, souligne le document.
Le manque à gagner lié à ces inégalités de rémunération varie selon les régions. Les pertes les plus importantes sont enregistrées en Asie. Toutefois, celles enregistrées en Afrique Subsaharienne sont loin d’être négligeables. Elles tournent autour de 2 500 milliards de dollars. « Si en valeur absolue, les pertes dans les pays à faible revenu sont plus faibles que dans le reste du monde, elles sont plus importantes que partout ailleurs rapportées à la dotation initiale en capital humain », fait remarquer l’étude.
Le rapport indique quelques pistes de solutions.Enjeu majeur, la parité des revenus exige des interventions tout au long de la vie Des programmes et des politiques facilitant l’accès des femmes au travail, aux infrastructures de base et aux services financiers, de même que leur contrôle sur les terres, pourraient conduire à la parité des revenus.
Pour Caren Grow, directrice principale du Groupe de la Banque mondiale pour le Genre et l’égalité des sexes, le capital humain, est le socle d’actifs sur lequel chaque pays peut bâtir ses revenus futurs. 
Le rapport s’inscrit dans un programme de recherche plus large de la Banque mondiale, soutenu par le gouvernement du Canada, la Fondation du fonds d’investissement pour l’enfance (Ciff) et le Partenariat mondial pour l’éducation (Gpe).

Société 07 juin 2018


Cour constitutionnelle: Les sept nouveaux sages officiellement installés

Les membres de la sixième mandature de la Cour constitutionnelle sont entrés en fonction, ce mercredi 6 juin, à la faveur de la traditionnelle cérémonie de prestation de serment qui consacre leur installation officielle. Leur serment à servir la bonne et juste cause a été reçu par le président de la République qui les a, à son tour, renvoyés à leurs obligations.

C’est par une sobre cérémonie marquée par deux temps forts que les sept nouveaux sages de la Cour constitutionnelle ont été installés, ce mercredi, dans leurs fonctions. Elle a connu la présence effective du président de la République, des présidents des autres institutions de la République, des membres du gouvernement, des membres de la cinquième mandature de la Cour constitutionnelle. Les sept nouveaux sages, objet de toutes les attractions, étaient tous là, souriants par moments, et affichant un air solennel par la suite, mesurant sans doute l’ampleur de la responsabilité qui leur incombe désormais.
L’acte 1 de la cérémonie de prestation de serment a consisté à leur rappeler quelques-unes des exigences constitutionnelles qui régissent l’institution. Et c’est Gilles Badet, secrétaire général de la Cour, qui a donné lecture des dispositions de l’article 115 de la Constitution du 11 décembre 1990. Lesquelles stipulent que la Cour constitutionnelle est composée de sept membres : quatre sont nommés par le bureau de l’Assemblée nationale et trois par le président de la République pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Trois de ces membres ainsi nommés sont des magistrats ayant une expérience de quinze années au moins dont deux sont nommés : l’un par le bureau de l’Assemblée nationale et l’autre par le président de la République. Les deux autres sont des personnalités de grande réputation professionnelle nommées l’une par le bureau de l’Assemblée nationale et l’autre par le président de la République. Les membres de la Cour constitutionnelle sont nommés pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois et aucun membre ne peut siéger plus de dix ans.
L’acte 2 de la cérémonie a consisté en la prestation de serment proprement dite. Droit debout, main droite tendue, face au président de la République, les sept nouveaux sages jurent loyauté et fidélité à la loi. Prenant acte de leur serment, le président de la République les renverra ensuite à leurs obligations. Passée cette phase protocolaire, la cérémonie d’entrée en fonction des nouveaux sages aurait pu prendre fin si le chef de l’Etat n’avait pas pris sur lui d’adresser quelques mots à l’assistance et surtout aux nouveaux sages.
Avoir le courage d’affronter les critiques

Comme il en a pris l’habitude, le président Patrice Talon, à la suite de cette cérémonie, a exprimé une fois encore sa fierté d’appartenir à la nation béninoise et invité tous ses compatriotes à en faire autant. Mais avant, il a reconnu les mérites de la cinquième mandature de la Cour pour « la qualité de leur travail ». Pour lui en effet, « Notre pays est en construction et même en voie de développement » et les hommes qui se succèdent dans les institutions sont appelés à donner le meilleur d’eux-mêmes pour faire mieux. Aux nouveaux sages, le président Patrice Talon demande « d’avoir le courage d’affronter la médisance et les critiques pour apporter leur pierre à l’édifice ». Il reconnaît que « leur mission est si noble et si difficile ». Il souhaite qu’ils « entrent dans l’histoire » par leurs bonnes décisions.
Les nouveaux sages semblent d’ailleurs prêts et s’inscrivent dans cette logique. Pour Razaki Amouda Issifou par exemple, le rôle de la Cour n’a pas changé. « Notre pays est dans une phase de réformes qu’il faudra accompagner », mais pas en dehors du cadre indiqué par la loi.
Sylvain Nouatin, pour sa part, dit « mesurer pleinement la mission » qui lui incombe désormais. Les sept nouveaux sages éliront ce jour, le bureau de la sixième mandature de la Cour constitutionnelle.

Actualités 07 juin 2018


Elimination de la transmission du Vih de la mère à l’enfant: Les engagements des acteurs à l’issue de la table ronde de Cotonou

La table ronde sur l’élimination de la transmission mère-enfant (Etme) et la prise en charge pédiatrique (Pecp) du Vih au Bénin a pris fin, ce mercredi 6 juin, à la Fondation Claudine Talon sur fond d’engagements et de recommandations en faveur de l’amélioration des prestations et des conditions de vie des femmes et des enfants infectés. La rencontre gage sur la mobilisation et le renforcement du partenariat entre les différentes parties prenantes.

La table ronde sur l’élimination de la transmission mère-enfant (Etme) et la prise en charge pédiatrique (Pecp) du Vih au Bénin initiée par la Fondation Claudine Talon en collaboration avec Clinton Health Access Initiative, s’est refermée hier sur des notes d’engagements et de recommandations en faveur du renforcement de la lutte contre le Vih dans les rangs des femmes et des enfants. Trois jours durant, elle a permis aux participants venus de plusieurs pays de se concerter, de débattre et de plaider en faveur de l’augmentation du financement en vue d’une riposte soutenue du phénomène. Aux termes des travaux, les participants ont convenu de l’urgence d’accélérer les efforts de lutte en faveur des cibles.
Ils fondent leurs engagements et recommandations sur les données peu reluisantes qui limitent l’atteinte des objectifs 90-90-90 que le Bénin s’est fixés d’ici à 2020.
En 2017, 67 927 personnes vivraient avec le Vih dont près de 10 % sont des enfants (0-14 ans), soit 5907. Parmi ces derniers,
seulement 30 %, soit 1785 enfants ont bénéficié d’un traitement Arv contre 59 % chez les personnes vivant avec le Vih (Pvvih) adultes. Seul un tiers des enfants sous antirétroviraux (Arv) ont bénéficié d’une charge virale et celle-ci n’est devenue indétectable que pour 56 % d’entre eux, relève la note conceptuelle de la table ronde.
Au regard de ces statistiques, tous sont convaincus que la pandémie ne pourra pas être vaincue sans une démarche holistique du système de santé. D’où la nécessité de renforcer les efforts.
Le système des Nations Unies à travers son coordonnateur, Siaka Coulibaly, souligne l’importance de la mise en œuvre des défis et des opportunités. La famille onusienne entend poursuivre ses interventions dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs.
L’Unicef s’engage par la voix du directeur régional adjoint, Gilles Fagninou, à accorder plus d’attention à l’Etme et à la Pecp dans son nouvel agenda. Il s’agira de maintenir les efforts en termes de planification.
Selon la directrice pays Onu Sida, Marie-Margarète Molnar, les actions de l’institution au Bénin consistent entre autres à renforcer les aspects d’intégration du Vih dans les autres domaines de la santé et à accompagner les pays dans la mobilisation des ressources. Elle entend maintenir cette dynamique.
C’est pour corriger les gaps programmatiques et financiers qui freinent l’atteinte des cibles de l’Etme que la Fondation Claudine Talon a initié la rencontre. Le Bénin, pays hôte, a conscience de ses défis. Son engagement va se traduire par le renforcement du système communautaire et l’accompagnement des projets régionaux liés au Vih ; à la couverture intégrale du territoire national de la capacité de mesure de la charge virale et du ‘’Polymérase chainreaction’’ (Pcr) dès le 31 juillet prochain. Aussi, s’engage-t-il à accorder un milliard de fonds complémentaire dans la prévention transmission mère-enfant (Ptme) surtout au niveau communautaire dès le premier trimestre 2019.

Recommandations

La feuille de route issue de la rencontre mise sur les volets dépistage des enfants, la rétention des Pvvih sous traitement et la mobilisation des ressources.
Plusieurs stratégies prioritaires de lutte sont retenues au nombre desquelles le développement des applications mobiles pour la sensibilisation et l’orientation des jeunes portant sur la santé sexuelle et reproductive et l’intégration de l’offre de service Vih dans tous les services de planification familiale.
La rencontre a également accouché d’importantes recommandations. Dans ce cadre, le ministère de la Santé s’emploiera à créer un cadre de partage d’expériences dans le secteur sanitaire privé et à impliquer la société béninoise de pédiatrie à l’élan de la Fondation Claudine Talon en vue de la réduction du visage féminin et infantile de la pandémie. Les partenaires techniques et financiers vont appuyer davantage la disponibilité des intrants dans le cadre de la prise en charge.
La vocation de la Fondation Claudine Talon est « d’améliorer les conditions de vie des enfants et des femmes au Bénin », souligne Blaise Ayivi, membre du Conseil d’orientation de la fondation. Elle compte s’investir davantage dans la lutte contre la pandémie à travers la sensibilisation et la communication.
Le secrétariat exécutif du Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, les Ist, la tuberculose et les épidémies (SE/Cnls) plaide pour l’offre de dépistage dans le paquet minimum des activités des formations sanitaires privées. Il est appelé à étendre le plaidoyer en direction des maires et des préfets pour les actions des relais communautaires.
La société civile ne sera pas du reste. Elle compte œuvrer en faveur du changement de comportement vis-à-vis du Vih, ainsi que le suivi et la préservation des Pvvih?

Société 07 juin 2018


Meurtre (Cour d’assises de Parakou, 17e dossier): L’action publique éteinte contre Bouloudjoa Wally

La première session de la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou au titre de l’année 2018 devait examiner, ce mardi 5 juin, le dix-septième dossier inscrit à son rôle. Attendu pour répondre devant elle, d’une infraction de meurtre, Bouloudjoa Wally n’était pas présent dans le box des accusés.

Sous mandat de dépôt depuis le 25 août 2011, Bouloudjoa Wally est décédé en août 2015 à la prison civile de Kandi. En témoigne le certificat de décès qui figure à son dossier. L’action publique est désormais éteinte contre lui.
M. G.

Société 06 juin 2018


Me Djogbénou : Un destin de droit !

Dans le fond culturel fon, lorsqu’on porte le patronyme Fifamè, cela est lourd de sens. Cela implique surtout que vous êtes appelé à prendre très tôt votre destin en main, trop tôt sans aucun doute. Et ce destin, Joseph Fifamè Djogbenou, devenu l’un des ténors du Barreau béninois, à la suite des Mes Robert Dossou ou Alfred Pognon, l’a assumé avec réussite, de l’apprenant des bancs du Père Aupiais à l’avocat, passant de la mobylette à la voiture de sport, et mieux encore…Téméraire, voire fougueux, Me Joseph Djogbénou, dans le trafic béninois où il faut jouer des coudes et des mains pour se frayer un chemin, parti de rien, a désormais voix au chapitre et pignon sur rue comme on dit trivialement. Un destin de Joseph en somme !
Comme Joseph de la Genèse, personne n’aurait prédit au natif d’Agbangnizoun, qu’il serait porté au Pinacle si les voies du destin n’en avait ainsi décidé. A travers ce couloir de triomphe alternant les réussites et les échecs qu’on nomme carrière, il doit sa réussite surtout à sa ténacité au travail, l’opiniâtreté dont il fait montre, à son courage. Cumul d’une suite de ce que certains pourraient appeler hasard et de ferme détermination.
Le voilà, rêve de nombreux juristes, aujourd’hui au tabernacle du dire droit qu’est la Cour constitutionnelle qu’il va sans doute bientôt présider. Très élogieux à son sujet, son confrère Jacques Migan a pu dire de lui : « Le choix de Joseph Djogbénou est un très bon choix. C’est un choix du peuple à travers les députés. Le professeur Joseph Djogbénou est un homme honnête, rigoureux et très professionnel qui a fait ses preuves à quatre niveaux. Déjà en tant qu’avocat, professeur d’université où, il a partagé ses expériences et son savoir avec les étudiants. En plus, il a été député à l’Assemblée nationale et président de la commission des lois ». Autant d’arguments qui portent en faux les réserves émises par certaines voix critiques au sujet des dispositions de cet agrégé de droit, droit privé et sciences criminelles, docteur en droit privé, à pouvoir diriger la Cour constitutionnelle. Major de sa promotion au certificat d’aptitudes à la profession d’avocat en 1998 juste après l’obtention de sa maîtrise en droit, inscrit au Tableau en 2000, membre du conseil de l’Ordre des Avocats du Bénin, il est évident que le parcours de Joseph Djogbénou est tout dédié au droit, car même dans la vie associative il s’est consacré à cette matière en tant que président de l’ONG Droits de l’Homme, Paix et Développement (DHPD).

Pour le reste, à propos de son action (imminente à moins d’un extraordinaire) à la présidence de la Cour constitutionnelle, on pourra d’ores et déjà se rendre à l’avis d’un de ses prédécesseurs : «Ce qui est important pour le Juge constitutionnel, c’est la démocratie et l’Etat de droit qui est fondé sur la Constitution», professe Robert Dossou, soulignant l’ambivalence qui entoure cette fonction. «On n’est pas aimé tous les jours de la même manière», indique-t-il. «Le même qui vous aime aujourd’hui, peut vous vilipender le jour d’après, et plus tard il vous aime encore selon les décisions que vous rendez», fait sérieusement observer Robert Dossou. Sans s’offusquer de ce yoyo dont se rend coupable l’opinion publique et qui participerait à la dynamique de l’apprentissage démocratique…Avis donc !

Actualités 06 juin 2018


Projet de l’Autoroute sous-régionale « Corridor Abidjan-Lagos »: Les experts des pays membres évaluent les avancées
[caption id="attachment_29422" align="alignnone" width="1024"]le Corridor Abidjan - Lagos[/caption]

Le comité chargé de piloter le projet de l’autoroute régionale et des experts du «Corridor Abidjan - Lagos» (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigeria), tient sa dixième réunion du 5 au 8 juin à Cotonou. L’ouverture des travaux a été présidée par Cir Koty, ministre béninois des Transports et des Infrastructures.

Prévue du 5 au 8 juin à Cotonou, la dixième réunion du comité de pilotage et des experts du programme de développement du Corridor Abidjan - Lagos, a été ouverte, ce mardi 5 juin par le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty. Cette rencontre qui réunit des experts des cinq pays concernés par le projet : Bénin, Côte-d’Ivoire, Ghana, Niger et Togo, s’inscrit dans le cadre des échanges autour de la signature et la ratification des accords de financement par les États membres. 

Les participants font le point des passations des marchés en vue du recrutement des bureaux d’études et de conseils techniques. À cet effet, le dossier de création de la Cellule d’exécution du projet sera étudié dans le but de la signature de son institutionnalisation, lors de la rencontre des ministres. Aussi, un point sera fait sur la création de l’Autorité de gestion du Corridor Abidjan-Lagos (Alcoma) et l’actualisation du programme de travail du projet.
Pathé Guèye, commissaire des infrastructures de la Cedeao, affirme que des avancées ont été notées, notamment à travers la poursuite de la mise en œuvre de toutes les composantes du projet Corridor Abidjan - Lagos. L’autoroute devrait traverser à terme la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin pour arriver au Nigéria. Cet ambitieux projet vise à assurer la fluidité du trafic entre les capitales des pays du corridor.
Parlant des avancées depuis la dernière réunion, M. Guèye cite la finalisation et la soumission des copies de l’accord intergouvernemental portant création de l’Autorité supranationale de gestion du Corridor Abidjan-
Lagos aux États membres pour avis juridique des ministères de la Justice, aux fins de procéder à sa signature, entre autres. Il a signalé à l’assistance que le Bénin a achevé le processus de ratification du traité sur le corridor, en saluant cet acte que le ministre Koty a conduit personnellement.
Les résultats qui seront issus de cette rencontre impulseront une nouvelle dynamique à la mise en œuvre du projet d’autoroute du corridor Abidjan-Lagos, long de 1028 kilomètres, longeant le golfe de Guinée. Il va donner un coup de fouet à l’intégration régionale, selon le ministre Koty.
À terme, ce sont cinq capitales et cinq ports parmi les plus importants de l’Afrique de l’Ouest qui seront ainsi reliés par une autoroute, ouvrant de nouvelles perspectives économiques à toute la région. Selon le ministre Koty, ce corridor représente déjà 75 % des échanges dans la région et est profitable aux pays de l’hinterland.
Cette réunion est organisée en prélude à celle du comité ministériel de pilotage prévu pour le 8 juin prochain.

Société 06 juin 2018


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