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Nouvelles

Vaccins contre la Covid-19: L’efficacité de AstraZeneca Covishield reconnue
Il y a certes une multitude de vaccins contre la Covid-19 dont la reconnaissance peut varier d’un pays à l’autre, mais Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, rassure que les vaccins utilisés au Bénin contre la Covid-19 sont efficaces et sûrs. Il n’y a donc pas de peur à avoir sur la non homologation de AstraZeneca version Covishield dans l’espace européen. Encore qu’un élargissement de l’homologation est en étude au niveau de l’Agence européenne du médicament (Ema). La stratégie vaccinale adoptée par le gouvernement béninois prévoit des commandes de plusieurs types de vaccins dont Covishield (AstraZeneca fabriqué en Inde) via le dispositif Covax. Les vaccins du dispositif Covax sont en effet reconnus par l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) qui a attesté de leur efficacité. Il est vrai qu’en Europe, le vaccin AstraZeneca fabriqué par le groupe pharmaceutique Astraeneca a reçu une autorisation de mise sur le marché. Ce qui n’est pas le cas de la version AstraZeneca produite en Inde sous le nom Covishield. Si ce vaccin n’est pas admis dans la stratégie de réouverture des frontières en France, c’est parce que les États européens s’attachent à reconnaître les vaccins homologués par l’Agence européenne du médicament (Ema). Le défaut d’homologation par l’Union européenne de Covishield s’explique par le fait qu’AstraZeneca n’avait pas inclus le site de production indien dans le premier dossier présenté. Cependant, un élargissement de l’homologation est en étude par l’Agence européenne du médicament (Ema). Le vaccin Covishield pourrait alors être pris en compte dans la stratégie de réouverture des frontières en France. Il n’y a donc pas d’inquiétude à se faire sur le vaccin AstraZeneca fabriqué en Inde. Selon Santé Canada, le vaccin AstraZeneca et le vaccin Covishield sont d’ailleurs équivalents puisqu’ils sont produits selon la même formulation, soit celle fournie par AstraZeneca, à la suite d’un transfert technologique à la compagnie Serum Institute of India. Le vaccin AstraZeneca et le vaccin Covishield contiennent une infime quantité d’adénovirus; des sels (du chlorhydrate de L-histidine monohydraté, du chlorure de magnésium hexahydraté, du chlorure de sodium, de l’édétate disodique dihydraté) ; des acides aminés (de la L-histidine); des solvants (de l’éthanol, du Polysorbate 80); du sucre (saccharose). En effet, le Canada a autorisé deux fabricants à produire le vaccin ChAdOx1-S élaboré par AstraZeneca et l’Université d’Oxford. Il s’agit notamment des groupes pharmaceutiques AstraZeneca dont le nom de marque est Vaccin AstraZeneca d’une part et d’autre part de Verity Pharmaceuticals et Serum Institute of India (SII) en collaboration avec AstraZeneca dont le nom de marque est Vaccin Covishield. Santé Canada a examiné les renseignements sur la fabrication du vaccin  AstraZeneca (fabriqué par AstraZeneca) et du vaccin Covishield (fabriqué par le Serum Institute of India) et les a jugés comparables. Selon l’Oms, le vaccin Covishield est efficace à plus de 80 % après la deuxième dose.
De la stratégie de réouverture des frontières en France
En France, les flux de voyageurs sont rouverts depuis le 9 juin. La stratégie de réouverture des frontières tient essentiellement compte de la situation sanitaire des pays et des vaccins homologués par l’Agence européenne du médicament. Pour ce qui concerne la classification des pays, elle a été définie sur la base des indicateurs sanitaires. On distingue ainsi les pays verts, les pays orange et les pays rouges. Les pays verts sont ceux dans lesquels il n’y a pas une circulation active du virus, ni de variants préoccupants recensés. Dans cette catégorie se retrouvent les pays de l’espace européen, l’Australie, la Corée du Sud, Israël, le Japon, le Liban, la Nouvelle-Zélande, Singapour. Les pays rouges sont ceux dans lesquels il est établi une circulation active du virus avec la présence de variants préoccupants. Ce sont des pays comme l’Afrique du Sud, l’Argentine, le Bahreïn, le Bangladesh, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, Costa Rica, l’Inde, le Népal, le Pakistan, Sri Lanka, Suriname, la Turquie, l’Uruguay. Les listes des pays sont susceptibles d’être adaptées selon les évolutions de leur situation épidémique. Les pays Orange sont caractérisés par une circulation active du virus mais dans des proportions maîtrisées et sans diffusion de variants préoccupants. Ce sont tous les autres pays, hors les pays verts et rouges. S’agissant des vaccins admis par la France, ce sont ceux reconnus par l’Agence européenne du médicament notamment : Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson. Pour voyager librement, la preuve de vaccination n’est valable que si elle permet d’attester la réalisation d’un schéma vaccinal complet : soit 2 semaines après la 2e injection pour les vaccins à double injection (Pfizer, Moderna, AstraZeneca) ; soit 4 semaines après l'injection pour les vaccins avec une seule injection (Johnson & Johnson) ; ou 2 semaines après l'injection pour les vaccins chez les personnes ayant eu un antécédent de Covid-19, une seule injection étant nécessaire pour ces derniers.
Santé 16 juin 2021


Lancement de l’application ‘’Amnesty academy day’’: Former une nouvelle génération de défenseurs des droits humains
L’Organisation non gouvernementale ‘’Amnesty international’’ dispose désormais d’une application dénommée ‘’Amnesty academy day’’. Cette application dont le lancement a eu lieu, vendredi 11 juin dernier, a pour but de former une nouvelle génération de défenseurs des droits humains, tout en renforçant le mouvement de défense des droits fondamentaux par l’éducation axée sur l’action. ‘’Amnesty academy day’’, c’est le nom de la nouvelle application que l’Organisation non gouvernementale ‘’Amnesty international Bénin’’ a rendu publique, vendredi 11 juin dernier. Ladite application propose une variété de cours sur les droits humains dans plus de 20 langues. Tous les cours sont gratuits et ouverts à toute personne disposant d’un accès internet. Leur durée va de 15 minutes à 15 heures et nombre de ces cours donnent accès à un certificat de participation officiel d’Amnesty international à condition de les suivre en entier et de réussir tous les exercices. L’académie des droits humains est régulièrement alimentée en nouveaux contenus d’apprentissage. Dieudonné Dagbéto, directeur exécutif de ‘’Amnesty international Bénin’’, affirme que l’éducation aux droits humains est l’un des piliers majeurs du travail d’Amnesty international et d’Amnesty international Bénin. « Pour l’organisation, grâce à l’éducation aux droits humains, vous pouvez donner les moyens, à vous-même et à d’autres, de développer les compétences et l’état d’esprit nécessaires pour promouvoir l’égalité, la dignité et le respect au sein de votre communauté, quartier, de la société qui vous entoure et dans le monde entier », indique-t-il. C’est pourquoi, explique-t-il, alliant technologies de l’information et de la communication à sa démarche, le mouvement a déployé une application en ligne pour rendre la connaissance des droits humains accessible à tous. Conscient de cette opportunité, Dieudonné Dagbéto ajoute que le secrétariat national a inscrit, au plan opérationnel 2021, une action pour contribuer à vulgariser cette application auprès du public et des militants. Il précise que les militants peuvent suivre ces cours à leur propre rythme et gratuitement, après une simple inscription sur la plateforme. Aucune connaissance préalable des droits humains, souligne-t-il, n’est requise pour y participer. Suite à ce lancement, l’organisation prévoit d’organiser une ‘’Amnesty academy tour’’, c'est-à-dire une tournée de présentation dans certaines villes du Bénin par l’entremise des groupes locaux dans plusieurs régions du Bénin à savoir Cotonou, Abomey-Calavi, Allada, Parakou, Akodéha, Porto-Novo, la vallée de l’Ouémé, Djougou, Toffo et Natitingou. Société 16 juin 2021


Travail des enfants: En hausse pour la 1re fois depuis 20 ans
Le premier rapport conjoint de l’Organisation Internationale du Travail (Oit) et de l’Unicef, annonce que le nombre d’enfants victimes du travail des enfants s’élève désormais à 160 millions dans le monde. Ce qui signifie qu’au cours des quatre dernières années, une augmentation de 8,4 millions d’enfants est constatée. La pandémie de Covid-19 pourrait mettre en danger neuf millions d’enfants supplémentaires, obligés de travailler pour contribuer à la survie de leurs familles. Intitulé : « Travail des enfants : estimations mondiales 2020, tendances et le chemin à suivre », le document de l’Oit et de l’Unicef sur le travail des enfants souligne que, pour la première fois en 20 ans, la tendance pour mettre fin au travail des enfants est inversée alors qu’entre 2000 et 2016, on avait pu constater une baisse de 94 millions. Elément inquiétant, on note une hausse significative du nombre d’enfants âgés de 5 à 11 ans astreints au travail; ils représentent désormais un peu plus de la moitié du chiffre mondial total. Le nombre d’enfants âgés de 5 à 17 ans qui effectuent des travaux dangereux, définis comme un travail susceptible de nuire à leur santé, leur sécurité ou leur développement moral, a augmenté de 6,5 millions depuis 2016 pour atteindre 79 millions. En Afrique subsaharienne, la croissance démographique, les crises récurrentes, l’extrême pauvreté et des mesures de protection sociale inadaptées ont abouti à ce que 16,6 millions d’enfants supplémentaires soient soumis au travail des enfants au cours des quatre dernières années. Même dans les régions qui ont connu des avancées depuis 2016, comme l’Asie, le Pacifique, l’Amérique latine et les Caraïbes, la pandémie met ces progrès en péril. Selon le rapport, si les projections actuelles sur la hausse de la pauvreté dans le monde se matérialisaient, ce sont neuf millions d’enfants de plus qui seront forcés de trouver du travail d’ici la fin de l’année prochaine. Claudia Cappa, coauteur du document et statisticienne à l’Unicef a déclaré que ce chiffre pourrait atteindre 46 millions si une couverture sociale n’est pas mise en place. En effet, en raison de la perte d’emploi de beaucoup de personnes à cause de la Covid-19, des enfants pourraient être contraints aux pires formes de travail pour apporter un revenu à leurs familles déjà fragilisées. On sait que près de 28 % des enfants âgés de 5 à 11 ans et 35 % des enfants âgés de 12 à 14 ans qui travaillent ne sont pas scolarisés. C’est la raison pour laquelle la Directrice générale de l’Unicef, Henrietta Fore, exhorte « les gouvernements et les banques internationales de développement à investir en priorité dans des programmes qui sortent les enfants de la vie active et les remettent à l’école, et dans des programmes de protection sociale qui peuvent aider les familles à éviter de faire ce choix en premier lieu. » Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse). Société 15 juin 2021


Déclaration de grossesse: Sens et portée d’une mesure
La déclaration de grossesse notifiée dans la loi « 2020-34 du 6 janvier 2021 portant dispositions spéciales de simplification et de gestion dématérialisée de l’enregistrement des faits d’état civil au Bénin » est interprétée à tort et à travers depuis quelque temps. Pourtant, une analyse minutieuse de la mesure permet de mieux l’apprécier. Etre parent aujourd’hui au Bénin n’est plus une simple affaire de capacité reproductive. La responsabilité parentale soumet à des exigences auxquelles l’Etat engage tous les acteurs à travers la déclaration de grossesse. Ce sujet soulève beaucoup de remue-ménages au sein de l’opinion ces derniers temps sans que tout le monde dispose forcément de tous les éléments d’appréciation. Les personnes averties y voient une sécurisation du contexte de mise en place des tissus familiaux. « La question de régulation des naissances constitue une responsabilité pour l’Etat. Le développement se construit à partir de la stabilité des structures familiales. Le contexte dans lequel grandit un enfant et développe ses rapports dans la société doit être déterminant pour son épanouissement et pour la mise en valeur de son plein potentiel, de comment il établit les liens sociaux et de son apport futur à la construction de la cité », relève Jacques Aguiah-Daho, sociologue de développement. La déclaration de paternité règle les problèmes d’état civil, de planification, de développement et met chaque acteur devant ses responsabilités. « L’appartenance à une société dépend du statut social. Etant donné que la décision soumet à un contrôle social, elle permet de discipliner tout le monde », apprécie-t-il. La formalité relative à la déclaration de paternité n’est pas nouvelle au Bénin. Elle est évoquée dans la loi portant Code des personnes et de la famille avec quelques nouveautés. «Dans le fond, les nouveautés sont relatives à l’acquisition par le nouveau-né d’un numéro personnel d’identification, son inscription au registre national des personnes physiques. Ceci vaut déclaration à l’état civil », explique Miguèle Houéto, juriste, activiste des droits de l’Homme. Pour Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), cette obligation de la loi ne devrait pas étonner. « L’obligation est déjà dans la pratique à travers le remplissage de formulaires lors des consultations prénatales », rappelle-t-il. La loi n°2015-08 du 08 décembre 2015 portant Code de l’enfant en République du Bénin n’est pas muette sur la question. L’article 141 stipule que « tout enfant conçu doit être reconnu par son géniteur, dans les trois premiers mois de sa conception par les moyens d’une déclaration sur l’honneur faite devant l’autorité administrative la plus proche du lieu de sa résidence, faute de quoi l’enfant, à sa naissance, porte le nom de sa mère». Sort de l’enfant né hors mariage L’acte de reconnaissance de paternité établi par les soins du service d’état civil intervient lorsque les deux partenaires sont mariés devant l’officier d’état civil. « Quel est alors le sort de l’enfant né hors de tout mariage? Ne sera-t-il pas enregistré ?», s’interroge Cyrille Gougbédji. C’est à la recherche de réponse à cette question que le législateur a disposé dans le Code de l’enfant que la mère fournisse le nom du présumé père à l’appui de l’acte de mariage ou qu’elle exhibe un acte par lequel, le père a reconnu être l’auteur de la grossesse », développe-t-il. Cette décision apparait donc comme un élément structurant de la vision de transformation du secteur de l’état civil. « Le gouvernement qui ambitionne de faire du Bénin une plateforme de services du numérique ne peut s’empêcher d’opérer des transformations dans le domaine des services du numérique et de l’identification en général », argumente-t-il. Huguette Bokpè Gnacadja, avocate et consultante en droits de l’Homme et en genre, apporte les mêmes éclaircissements : « Soit l’enfant est né dans les liens d’un mariage, et la loi demande de produire un acte de mariage ; soit il est né hors les liens du mariage et la loi demande qu’avant sa naissance, il puisse être déjà reconnu par son futur papa. Le fait pour la mère de ne pouvoir produire aucun de ces actes ne signifie pas que l’enfant ne sera pas déclaré ou n’aura pas un acte de naissance ». Au plan juridique, la mesure ne manque pas de pertinence. Il paraît évident que la « loi 2020-34 du 6 janvier 2021 portant dispositions spéciales de simplification et de gestion dématérialisée de l’enregistrement des faits d’état civil au Bénin » entend dématérialiser et numériser l’état civil dans notre pays. Elle permet de clarifier l’esprit du Code de l’enfant. « Alors que dans le Code de l’enfant, le législateur a exigé que la femme présente l’acte de reconnaissance de grossesse, il a disposé que, dans la loi relative à la déclaration de paternité, l’agent de déclaration ne porte, sur la fiche de déclaration, les informations du présumé père qu’au vu de l’acte de reconnaissance de paternité », développe Cyrille Gougbédji. Toutefois, à l’heure actuelle, cette loi n’est pas encore bien vulgarisée d’où les supputations et polémiques. Pourtant, la régularisation des naissances est un acte socialement pertinent. Les mécanismes traditionnels endogènes sont formels sur la question. Dans le cas d’espèce, le droit positif régularise le droit traditionnel. « Autrefois, quand l’auteur d’une grossesse tente de décliner ses responsabilités, il subit la sanction morale, culturelle et cultuelle. Notre pays est en train de rattraper cette disposition sociale », apprécie Jacques Aguiah Daho. Réduire les frasques sociales Selon lui, cette mesure permet à l’Etat de maîtriser l’évolution des statistiques démographiques. Faute de quoi, la société ramasse les pots cassés. « La multitude des familles monoparentales traduit une perte de repère pour l’enfant en ce sens où l’équilibre dont il a besoin nécessite qu’il découvre à la fois la figure de son père et celle de sa mère afin de construire sa personnalité en grandissant. Il faut interroger l’histoire sociale des adolescents auteurs de déviances sociales et le contexte dans lequel ils sont nés pour mieux comprendre l’intérêt de cette décision », analyse-t-il. Au-delà des solutions qu’elle apporte sur le plan familial, cette décision est aussi un instrument contre le mariage infantile. Elle organise le rapport à la sexualité, à la grossesse et à la naissance. « Le phénomène des filles-mères est très développé dans notre société aujourd’hui avec des victimes devenues accidentellement mères parce que le géniteur ne s’y est pas encore préparé», relève-t-il. Les femmes qui font du chantage autour du sexe doivent revoir leur méthode. « Il y en a qui créent le ’’business des naissances’’. Elles ont une autorité parentale exercée par quelqu’un et un autre individu qui joue le rôle de partenaire sexuel », relève le sociologue. Dans le même temps, justice est rendue aux femmes honnêtes, en ce sens qu’elles auront la latitude d’obliger les hommes à reconnaître officiellement leur statut de futur papa. Finies donc les grossesses accidentelles ! « Cette décision permet de régler une injustice sociale chez les femmes sincères tout en leur permettant de mieux organiser leur sexualité. Il sera difficile de négocier des compromis avec des femmes pour qu’elles cachent leur grossesse», assure-t-il. Une crainte tout de même. « Il faut travailler pour que cela n’entraine pas davantage des avortements. Cette décision pourrait déstabiliser certains ménages ou fragiliser les unions libres », alerte-t-il. Certains redoutent des violences psychologiques et verbales au sein des couples. « Il est à craindre que certains hommes se soustraient à leur obligation de reconnaissance de paternité, mettant ainsi les mères dans un état de stress aux nombreux effets. Par naïveté, certaines femmes pourraient accepter de subir des actes, avec le seul but d’obtenir d’eux, la reconnaissance de paternité. D’où la nécessité de vulgariser les lois et de faire des séances d’information et de sensibilisation adaptées aux cibles et de façon rapprochée », insiste Jacques Aguiah Daho. Si le refus de reconnaissance de paternité ne fait pas obstacle à l’établissement d’un acte de naissance, cela pourrait entraîner d’autres conséquences sur le plan de l’état civil. « Le processus suivra son cours conformément aux dispositions en vigueur. Seulement, le nom du père ne figurera pas sur l’acte. Quant aux enfants nés à domicile, la loi a prévu une procédure pour leur déclaration de naissance. Il suffit que les personnes ayant l’habilité, se rapprochent du centre de santé le plus proche pour enclencher le processus et le finaliser au service d’état civil le plus proche », nuance Miguèle Houéto, juriste. Cyrille Gougbédji rassure : « Le système n’expose pas l’enfant, ni la femme parce qu’il existe des garanties de protection sociale ». Au demeurant, l’efficacité de la décision ne saurait être analysée que par rapport aux mesures d’accompagnement et stratégies envisagées. Dans ce sens, l’Etat gagnerait à confier des rôles aux sages-femmes, aux leaders locaux, aux communautés religieuses, afin que la loi devienne une norme sociale. Société 15 juin 2021


Centre de formation militaire de Bembèrèkè: Sortie de 1 100 nouvelles recrues pour porter les valeurs républicaines
Le Centre de formation militaire de Bembèrèkè a servi de cadre, vendredi 11 juin dernier, à la cérémonie de sortie des 1 100 recrues militaires, agents de police et gardes forestiers de la classe 2020. Celle-ci a été au cours d’une cérémonie marquée par leur présentation au drapeau national, la remise de fourragères et un défilé des récipiendaires. L’effectif des forces de défense et de sécurité du Bénin s’est renforcé avec la sortie de 1 100 nouvelles recrues militaires, agents de police et gardes forestiers de la classe 2020 dont 89 femmes, vendredi 11 juin dernier à Bembèrèkè. C’est après plus de 5 mois de formation commune de base axée sur les fondamentaux de l’art militaire, le règlement, le combat et l’armement au Centre de formation militaire de la localité. Ils sont désormais aguerris pour porter les valeurs républicaines. Au cours de la cérémonie qui a consacré la fin de leur formation, les nouvelles recrues ont été présentées au drapeau et ont reçu des fourragères des mains du ministre de la Défense, Alain Fortunet Nouatin, de celui de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou, et des membres du haut commandement militaire. Le défilé des appelés a mis un terme à la cérémonie. Le ministre Alain Fortunet Nouatin a, à cette occasion, insisté sur la discipline et l’abnégation à la tâche. Mais avant, il est revenu sur les caractères honnête, crédible et impartial du recrutement des appelés. Ce qui traduit, selon lui, la vision du président Patrice Talon qui veut que les agents des forces de défense et de sécurité du Bénin aient le profil indiqué et soient bien formés. « Nous voulons anticiper. Nous voulons prévenir. C’est pour cela que le gouvernement a fait l’option de la police communautaire, celle de proximité », a soutenu le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou. « Dans notre pays, nous avons décidé de créer des commissariats au niveau des arrondissements. Nous avons 546 arrondissements au Bénin. 300 sont déjà dotés de commissariat. Il faut également en donner aux 246 qui restent. Ces jeunes recrues au niveau de la police vont nous aider à relever ce défi », a-t-il poursuivi. Composées de 500 policiers, 500 militaires et 100 agents des eaux et forêts, les recrues ont eu droit à une formation commune de base militaire, a informé le directeur du centre de formation militaire de Bembèrèkè, le chef de bataillon Sylvain Médéto. Afin de préparer leur mentalité à assurer leurs fonctions, explique-t-il, les appelés ont suivi un encadrement de qualité. Il a ensuite loué leur endurance, leur esprit de solidarité, leur volonté de servir la nation et leur sens d’appropriation appréciable. Le chef de bataillon en veut pour preuve les performances qu’ils ont réalisées au cours de la marche de 1 016 km. Il les a exhortées à l’engagement, au courage et au sens élevé du respect. Actualités 15 juin 2021


Journée de la Russie 2021 au Bénin: Sous le signe de la coopération agissante entre les deux pays
L’ambassade de Russie au Bénin a commémoré la fête nationale russe encore appelée « Journée de la Russie », vendredi 11 juin dernier, à Cotonou. A l’occasion, l’ambassadeur Igor Evdokimov s’est félicité de la qualité des relations entre son pays et le Bénin. La fête nationale de la Russie est un symbole de l’unité et du destin partagé par le peuple russe qui comprend plus d’une centaine de nationalités qui pratiquent différentes religions, vivant dans la paix depuis des siècles et aimant la patrie. D’après l’ambassadeur de Russie au Bénin, Igor Evdokimov, cette fête nationale a été officialisée par le parlement russe après adoption le 12 juin 1990 de la déclaration de souveraineté du pays. Ce qui a marqué le début de la Russie moderne. « L’année 2021 est marquée pour la Russie par l’anniversaire de l’événement le plus tragique de notre histoire. Il y a 80 ans, le 22 juin 1941, l’Allemagne nazie a envahi l’Union soviétique. C’était le début de la grande guerre patriotique pour notre peuple », rappelle-t-il. « Il n’y a pas en Russie de famille qui ne garde pas la mémoire de son héros », dit une chanson de guerre russe. Il n’y a pas eu de porte à laquelle le malheur n’a pas frappé. C’est le devoir de chaque personne de se souvenir des tragédies du passé et en tirer des leçons », estime le diplomate russe qui ajoutera que l’Union soviétique a apporté la plus grande contribution à la seconde guerre mondiale. L’ambassadeur russe saisit l’occasion de la soirée pour saluer la qualité des relations d’amitié entre la Fédération de Russie et le Bénin. Il cite à cet effet des secteurs et domaines dans lesquels les deux pays agissent ensemble et partagent le même point de vue. Politique internationale, collaboration culturelle avec plusieurs activités organisées à Cotonou, bref, la Russie continue de marquer sa présence au Bénin. Signe d’une excellente qualité des relations entre les deux pays, se réjouit l’ambassadeur Igor Evdokimov. Il dit être sûr qu’en plus de tout ceci, le deuxième sommet Russie-Afrique qui se tiendra en 2022 en Afrique va permettre aux dirigeants de la Russie et du Bénin de poursuivre ensemble la dynamique et d’intensifier le dialogue politique, de favoriser le développement des liens commerciaux, économiques et d’investissements. Un souhait que partage Hervé Djokpè, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, chef de la délégation béninoise à la cérémonie. Le sommet Russie-Afrique, espère-t-il, permettra aux deux pays de développer et diversifier davantage leurs relations bilatérales ? Actualités 15 juin 2021


Bepc 2021: Ouémé : Les épreuves lancées au Ceg 1 Avrankou
Le Collège d’enseignement général numéro 1 (Ceg 1) d’Avrankou, a accueilli ce lundi, le lancement officiel au plan départemental dans l’Ouémé, de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), session de juin 2021. La cérémonie a été rehaussée par la présence du préfet Marie Akpotrossou assistée du directeur départemental de l’Enseignement secondaire, Dr Bertin Dansou. C’est parti depuis ce lundi 14 juin, pour trois jours de composition pour le compte de la phase écrite du Brevet d’études du premier cycle session de 2021. Le top de l’examen a été donné au niveau départemental dans l’Ouémé au Collège d’enseignement général numéro 1 (Ceg 1) d’Avrankou. Ici, 958 candidats dont 476 filles répartis dans 32 salles composent dans le strict respect des gestes barrières contre le Covid-19. La première épreuve a été lancée à 8 h 00 par le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou. Mais avant ce lancement, l’autorité préfectorale a sillonné quelques salles pour doper le moral aux candidats en les invitant à donner le meilleur d’eux-mêmes. «Le président de la République, Patrice Talon compte beaucoup sur vous ainsi que les ministres, les préfets, les maires, les élus locaux à divers niveaux sans oublier vos parents. Il vous revient maintenant de vous concentrer pour travailler. Vous serez interrogés sur ce qu’on vous demande habituellement. Il n’y a pas à avoir de crainte», a souligné le préfet. Marie Akpotrossou souhaite que le premier au plan national de l’examen sorte de l’Ouémé et surtout du Ceg 1 Avrankou où elle a procédé au lancement officiel des épreuves. Elle se réjouit de constater qu’il y a plus de filles que de garçons candidats dans le département où composent au total, 29 898 candidats dont 15 274 de sexe féminin. Ce qui la rassure, c’est que la bataille pour la scolarisation des filles et leur maintien à l’école est en train de prendre dans l’Ouémé. L’Etat va toujours continuer, à l’en croire, d’œuvrer pour que non seulement le cap soit maintenu mais aussi pour que les filles aillent le plus loin possible dans leurs études. Le directeur départemental de l’Enseignement secondaire, Dr Bertin Dansou, et le maire de la commune, Gabriel Ganhoutodé, donnent aussi des conseils aux candidats. Sept prisonniers planchent dans l’Ouémé 25 candidats spéciaux à savoir sept détenus, 17 malentendants et un amblyope composent au Bepc 2021 dans le département de l’Ouémé. Les sept prisonniers planchent au centre d’examen du Collège d’enseignement général numéro 1 (Ceg1) d’Akpro-Missérété et les 18 autres sont répartis dans les centres des Ceg de Dowa à Porto-Novo et d’Adjohoun. Les détenus proviennent des prisons civiles de Porto-Novo et d’Akpro-Missérété. Les sept sont disposés dans la même salle au Ceg 1 d’Akpro-Missérété et composent dans les mêmes conditions que les candidats ordinaires. Mais à la seule différence que leur composition se déroule sous le regard vigilant des deux Parquets. Le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, après le lancement du Bepc à Avrankou, a sillonné plusieurs autres centres dont le Ceg 1 d’Akpro-Missérété où elle est allée rehausser le moral aux candidats détenus. Marie Akpotrossou les a invités à ne pas perdre espoir. La situation de prisonnier dans laquelle ils sont actuellement n’est pas irréversible, a-t-elle souligné. Ils peuvent encore apporter beaucoup à la République à travers leur réinsertion qui préoccupe le gouvernement. C’est d’ailleurs pour cela, poursuit le préfet que pour la première fois, les prisonniers ont été autorisés à participer aux examens scolaires dont le Bepc au même titre que les candidats ordinaires. Toutes choses qui montrent que le président de la République se soucie des questions des droits de l’homme, a fait savoir Marie Akpotrossou. Education 15 juin 2021


Lancement du projet Piscca 2021: Poursuivre l’amélioration des conditions de vie de la gent féminine
Dix-sept projets retenus au titre du fonds d’appui aux Projets innovants des Sociétés civiles et coalitions d’acteurs (Piscca) favoriseront, dans les jours à venir, l’insertion professionnelle de 7 500 filles et femmes dans divers secteurs d’activité. Il s’agit d’un programme du partenariat franco-béninois visant à soutenir les initiatives de la Société civile et dont l’édition 2021 a été lancée jeudi 10 juin dernier à Cotonou. L’édition 2021 du fonds d’appui aux Projets innovants des Sociétés civiles et coalitions d’acteurs (Piscca) a été lancée, jeudi 10 juin dernier à Cotonou. Pour cette édition, 17 projets ont été retenus dont 9 à mettre en œuvre dans deux communes du Nord. Ils permettront de lutter contre les violences faites aux filles et aux femmes, d’améliorer leur accès aux droits et à la santé sexuels et reproductifs et d’accompagner l’insertion sociale et professionnelle des jeunes filles en situation de vulnérabilité dans divers secteurs d’activité dont le bâtiment, l’artisanat, le photovoltaïque, le maraîchage, l’élevage et le numérique. Marc Vizy, ambassadeur de la France près le Bénin, explique que ce fonds privilégie la mise en œuvre des projets très opérationnels au Bénin. Ainsi, rappelle-t-il, en 2019 et 2020, 22 projets étaient consacrés à l’insertion sociale et professionnelle de 909 jeunes vulnérables dont 705 jeunes filles. 300 jeunes filles ont pu réintégrer l’école grâce à un soutien scolaire adapté et 609 jeunes dont 405 ont bénéficié de formations qualifiantes dans divers secteurs tels que le bâtiment, l’artisanat, l’agriculture et l’élevage. Il ajoute que 93 % d’entre eux sont aujourd’hui en activité, 553 jeunes exercent en coopérative ou en indépendants et 56 ont trouvé un emploi ou un contrat en sous-traitance. L’ambassadeur de la France près le Bénin précise que, pour les deux prochaines années, le Piscca encourage les Organisations de la société civile à proposer des projets innovants qui répondent aux réalités économiques et sociales locales, à travailler en coalition avec d’autres acteurs, notamment le secteur privé pour l’amélioration des conditions de vie des filles et des femmes du Bénin. « La promotion des droits des filles et des femmes est au cœur des Objectifs de développement durable, du pro-gramme national de développement du Bénin et notre coopération. L’objectif de l’agenda 2030 que nous partageons avec nos partenaires au développement, avec les autorités béninoises et avec vous, organisations de la société civile, est la promotion d’un développement inclusif, bénéficiant équitablement à toute la population béninoise», indique-t-il. Marc Vizy rassure que la France continuera d’appuyer la Société civile béninoise et tous les secteurs concernés qui œuvrent pour la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes, au Bénin et dans le monde ? Société 14 juin 2021


Semaine de la diplomatie climatique au Bénin: L’environnement, un secteur pourvoyeur d’emplois
La semaine de la diplomatie climatique au Bénin a pris fin, jeudi 10 juin dernier à Cotonou par une série d’activités au nombre desquelles un panel d’échanges sur les opportunités d’emplois dans le secteur de l’environnement. Riches moments d’échanges entre jeunes, étudiants en formation et autres acteurs de la cause verte. Comme s’ils avaient longtemps rêvé d’une telle occasion, les étudiants et jeunes de Cotonou et environs se sont massivement déplacés au Canal Olympia de Cotonou, jeudi 10 juin, pour être entretenus sur les opportunités d’emplois dans le domaine de l’environnement. Visiblement, il s’y cache une mine d’opportunités peu ou pas connues. Le panel de haut niveau organisé par la délégation de l’Union européenne dans le cadre de la semaine de la diplomatie climatique était donc une aubaine pour mieux s’instruire sur le sujet. Face aux jeunes en quête d’informations, des personnes ressources bien averties du sujet. Habib Mémé, architecte, co-fondateur et président de l’atelier des griots, Hyppolite Hounnou, docteur ingénieur en génie électrique, Martial Kouderin, ingénieur agronome, directeur exécutif de Credi-Ong, et Julie Murel, responsable de Green keeper ont pendant environ une heure, expliqué à leur auditoire que les emplois verts existent au Bénin et sont davantage possibles si l’on y oriente les jeunes. Partant de leurs parcours et des expériences disponibles sur place, les panélistes ont aidé à faire comprendre à ces dizaines de jeunes, pour la plupart encore en formation, comment ils peuvent s’orienter vers les emplois qu’offre le domaine de l’environnement. Ils y ont tout à gagner, ont-ils pour l’essentiel assuré. «L’environnement est un secteur pourvoyeur d’emplois», insiste Hyppolite Hounnou. Le cas des panneaux solaires qui sont une réalité quotidienne, aussi bien pour l’éclairage public que pour celui domestique, constitue une aubaine parmi tant d’autres. Mais on ne peut se limiter à cela. Habib Mémé viendra compléter la liste des opportunités dans le secteur, avant que Julie Murel, partant de l’expérience de Green Keeper, notamment avec l’exploitation de la jacinthe d’eau douce, avec des exemples concrets, ne convainc l’auditoire de ce que l’environnement nourrit désormais son homme. Sauf que les jeunes ne se sont pas contentés d’écouter. Des préoccupations, ils en avaient et n’y sont pas allés du dos de la cuillère pour les exprimer. Celles-ci partent des formations aux besoins du marché, sans oublier les difficultés qui se posent à ceux d’entre eux qui s’essayent déjà. Des craintes, il y en avait aussi, mais elles n’ont pas leur raison d’être. Le ministère du Cadre de vie représenté à cette séance a promis d’être un soutien de taille.
Défendre la cause de l’environnement
La délégation de l’Union européenne ne sera pas non plus du reste. Assurance sera donnée de son total engagement à être du côté de ceux qui militent pour l’atteinte des 17 Objectifs de développement durable, notamment l’Odd 13. Cette tribune étant entièrement consacrée à la cause de l’environnement, elle donnera l’occasion au photographe Louis Oké Agbo de parler de son œuvre. Neuf clichés de l’artiste ont été exposés au public et l’artiste lui-même a eu le temps d’exposer sa singulière méthode de travail et la part active qu’il prend dans le combat pour la préservation de la couche d’ozone à travers son travail. Pour être plus complet sur cette séance, on mentionnera également la délibération du concours de production audiovisuelle organisée dans le cadre de cette semaine pour distinguer le meilleur film (de trois minutes au plus) sur pour la lutte contre les changements climatiques et la protection de l’environnement. Des neuf films en compétition, un trio de tête s’est dégagé avec des productions de grande facture, mais c’est finalement Alexine Gbèménou qui prendra le dessus et emportera le gros lot de la compétition.
Société 14 juin 2021


Banque ouest-africaine de développement : Braima Luis Soares Cassama nommé 2e vice-président
Le Conseil d’administration de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) a nommé le Bissau-guinéen Braima Luis Soares Cassama au poste de deuxième vice-président de l’institution pour un mandat de cinq ans, selon un communiqué de presse en date du 9 juin parvenu à notre rédaction. Sa nomination intervient au moment où la Banque s’attèle au déploiement de son troisième plan stratégique 2021-2025 dénommé « Djoliba ». Le nouveau promu devra contribuer à la concrétisation du vaste chantier de modernisation entamé en vue de s’aligner sur les standards internationaux et renforcer ainsi, la qualité de ses interventions au service des Etats membres. Précédemment conseiller économique à la Présidence de la République de Guinée Bissau, il fut ministre délégué au Trésor, chargé des Affaires fiscales et des comptes publics de la Guinée Bissau. Il a également occupé les postes d’adjoint au directeur des Institutions de crédit et de Financement de l’économie, puis adjoint au directeur des Activités bancaires et des Financements alternatifs au siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) à Dakar au Sénégal. Braima Luis Soares Cassama est titulaire d’un master 2 en Economie monétaire et financière obtenu à l’Institut supérieur de l’économie et gestion (Iseg), d’un master 1 en Sciences économiques de l’Université de Coimbra au Portugal, et diplômé du Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires (Cofeb) à Dakar.   Actualités 11 juin 2021


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