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Nouvelles

Médias: Forces et faiblesses des réseaux spécialisés de la presse
[caption id="attachment_29406" align="alignnone" width="1024"]groupe Initiative’12, association de journalistes béninois[/caption]

La coordination du groupe Initiative’12, une association de journalistes béninois, a organisé, samedi 2 juin dernier, sa cinquième rencontre d’échange et de formation des journalistes à Cotonou. Organisée autour du thème « Forces et faiblesses des réseaux spécialisés de la presse béninoise », cette rencontre a permis de porter un regard critique sur les groupes spécialisés, leur fonctionnement, tout en proposant des solutions pour une amélioration de la qualité des productions médiatiques au Bénin.

Il n’est plus un secret que le journalisme ‘’touche-à-tout’’ est en train de mourir. Face à cet enjeu, il est de plus en plus recommandé de s’orienter vers la spécialisation. Initiative’12 ambitionne d’aider les journalistes à y parvenir, en vue d’améliorer leurs capacités et apporter un plus à la qualité des prestations dans les rédactions. C’est dans ce cadre que s’inscrit sa cinquième rencontre dédiée aux forces et faiblesses des réseaux spécialisés de la presse béninoise. 

Patrice Soglo, coordonnateur d’Initiative’12, explique que la spécialisation est devenue une quête permanente.
Sènakpon Gérard Guédégbé, consultant média et formateur, et Claire Stéphane Sacramento, spécialiste de santé et environnement, ont animé la rencontre. Sènakpon Gérard Guédégbé soutient que la formation est la seule possibilité que le journaliste a d’être plus performant et qui lui permet de confronter ses idées, ses prétentions, ses perceptions avec ceux qui ont eu la chance de voir le sujet sous différents angles. « Ce n’est que dans le cadre des contradictions et des discussions que nous devenons beaucoup meilleurs », a-t-il insisté.
Brigitte Tchibozo Massou, représentante de la direction générale des Médias, salue Initiative’12 qui prône une professionnalisation du métier de journaliste. Pour elle, la faiblesse ne peut être que la volonté des journalistes. Car, « Si cette volonté venait à manquer, on ne pourra pas y arriver », souligne-t-elle, avant d’ajouter que la force est la professionnalisation. « Si on y arrive, le blason du secteur va être complètement redoré », estime-t-elle. Elle incite alors à quitter les sentiers battus en allant à la professionnalisation qui passe par la spécialisation.

Réseaux spécialisés comme groupes de travail

Le consultant média Sènakpon Guédégbé montre que le problème des réseaux spécialisés s’est posé à partir du mandat du journaliste. Le mandat, selon lui, est que le journaliste est celui par qui la connaissance prend corps. Informer, c’est rendre la connaissance à celui qui ne sait pas. Pour assurer ce mandat, souligne-t-il, le journaliste est soumis à deux pressions. Le contexte très dynamique et le profil. Il évoque la pression socioculturelle qui se traduit par le fait que celui qui détient l’information ne veut pas toujours la rendre. D’où la question de réseaux ou de groupes spécialisés se pose pour mieux s’organiser dans le but de professionnaliser le secteur.
Un autre défi, selon le consultant médias, Sènakpon Guèdègbé, est la demande de la participation. Les lecteurs et auditeurs ont le goût et l’envie de l’interaction. À cela s’ajoutent les fausses nouvelles, note-t-il, se réjouissant que le défi de réhabiliter l’information vienne justifier le métier de journalisme. D’où l’exigence de la crédibilité du journaliste.
En revanche, M. Guèdègbé estime que la question des groupes est beaucoup plus fédératrice. Pour lui, un réseau spécialisé devrait être un groupe de travail : task-force ! Et non une association avec le caractère très lourd comme cela l’est actuellement. Il soutient que cela devrait être un groupe d’entraide, d’assistance et de partage.
M. Guèdègbé pense que « Le seul futur possible pour le journaliste est la spécialisation ». « Toutes choses qui nécessitent le sacrifice », signale-t-il, affirmant que le défi devrait être le partenariat entre les réseaux spécialisés pour que le journaliste ait des sujets d’intérêt.
Pour Claire Stéphane Sacramento, il faut savoir concilier les exigences quotidiennes et les ambitions de spécialisation.
Ces échanges ont été soutenus par des responsables de l’Upmb et de l’Odem qui trouvent en la spécialisation l’avenir du métier.

Société 05 juin 2018


Gestion durable des déchets à Parakou: Un appui en perspective pour soutenir les réformes initiées

Les bases du projet régional d’appui à la gestion durable des déchets et à la réduction des émissions des Upops et mercure dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) ont été lancées, les 10 et 11 mai derniers à Lomé, au Togo. Parakou, à l’instar de cinq autres villes de la sous-région, a été retenue pour en bénéficier. C’est pour accompagner les réformes que les autorités municipales ont initiées dans le domaine.

La gestion des déchets reste une préoccupation fondamentale pour la plupart des pays. Au niveau de l’Uémoa, c’est en complément aux efforts que certaines de leurs villes ne cessent de déployer que le projet régional d’appui à la gestion durable des déchets et à la réduction des émissions des Upops et mercure est en train de prendre corps. Parakou fait partie des six villes de la sous-région ouest-africaine retenues pour bénéficier de sa mise en œuvre.

En effet, à la tête d’une importante délégation, le maire de la ville, Charles Toko, a pris part du 10 au 11 mai dernier au siège de la Boad à Lomé, à l’atelier régional de lancement de sa préparation. L’occasion lui a permis de faire l’état des lieux en matière de gestion des déchets à Parakou, troisième ville à statut particulier au Bénin. Outre les difficultés auxquelles son équipe et lui sont confrontés, ainsi que les perspectives, il a exposé les réels besoins de sa ville à l’institution bancaire. Les bonnes initiatives prises par la ville pour venir à bout de la gestion de ses déchets n’ont pas été occultées par Charles Toko. Toute délivrance d’un acte administratif au niveau de la mairie, des arrondissements et autres services de la ville de Parakou, à tout citoyen, est subordonnée au paiement de la redevance ou à la présentation de la quittance d’abonnement aux structures de pré-collecte des déchets. Toujours dans le cadre des réformes qu’il a initiées, le maire a également entrepris des démarches qui lui ont permis d’acquérir des tricycles et des engins lourds. Sur un besoin de 25 tricycles, la ville a déjà 18 en sa possession. C’est pour appuyer les Ong de pré-collecte qui, jusque-là, faisaient le travail avec leurs propres moyens. « L’expérience de Parakou a séduit plus d’un à Lomé », rapporte le conseiller technique à l’aménagement et à l’environnement du maire, Salifou Zimé Kpéra. « Les autres villes présentes l’ont trouvée courageuse », a-t-il poursuivi.
Selon Salifou Zimé Kpéra, le projet en gestation aura quatre volets. En premier lieu, il consistera en la mise en place des politiques et règlements, ainsi que des normes efficaces et cohérentes, dans le cadre de l’harmonisation de la promotion et de la bonne gestion des déchets. Grâce à la formation des acteurs de la gestion des déchets et l’opportunité qu’il leur offrira d’échanger des expériences avec leurs homologues des autres villes, le projet mettra ensuite l’accent sur le développement des capacités. Pour ce qui est de son troisième volet, un modèle économique suivant les spécificités de chaque ville au niveau des acteurs de la pré-collecte, de la collecte, du traitement et de la valorisation des déchets, sera proposé. Ainsi, il ne s’agira plus de jeter les déchets, puisqu’un intérêt économique est appelé désormais à se développer autour d’eux. Par ricochet, des emplois et de la richesse seront créés. Ce qui contribuera à la réduction de la pauvreté. La gestion des déchets exigeant la réalisation ou l’acquisition d’un certain nombre d’infrastructures, le quatrième volet du projet se traduira par leur construction et leur mise aux normes. Elles coûtent énormément cher et ne sont pas à la portée des villes. Le projet permettra leur implantation dans les villes où elles n’existent pas. Dans celles où elles sont une réalité, il faudra les mettre aux normes.
Le coût du projet est estimé à environ 49,5 milliards F Cfa pour toutes les six villes, dont 9,2 milliards comme contribution du Fonds pour l’environnement mondial. En tant que pays concernés, le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Togo et le Sénégal y participeront à concurrence de 6 milliards en nature ou taxes. Décidée à accompagner les six villes dans l’élaboration et la mise en œuvre du projet, la Boad se chargera de mobiliser le reste du financement.
Les efforts fournis par la mairie de Parakou n’auront donc pas été vains. Comme elle, les villes de Thiès, Bamako, Ouagadougou, Niamey et Lomé se frottent aussi les mains. Pour elles, profile à l’horizon, une autre approche dans la gestion de leurs ordures.

Société 05 juin 2018


Assemblée nationale: Le Code pénal adopté (Le commerce des carburants frelatés désormais interdit)

Les députés ont adopté au petit matin de ce mardi 5 juin, la loi 2018-15 portant Code pénal en République du Bénin dont ils ont démarré l’examen lundi 28 mai dernier. Introduit au Parlement depuis 2001 par le gouvernement, ce texte actualisé à maintes reprises par les députés avec le concours des experts notamment des avocats, des magistrats et des officiers de police judiciaire, va abroger, après promulgation, la loi pénale jusqu’ici en vigueur. Laquelle n’est rien d’autre que le fond laissé par le Code pénal applicable en Afrique occidentale française consacré par un décret du 6 mai 1877, modifié à plusieurs reprises, ainsi qu'un ensemble de textes épars, de natures diverses (lois-ordonnances-décrets-arrêtés). Avec le vote des députés ce matin, le Bénin est en passe de disposer désormais de son propre Code pénal fort de 1007 articles et répartis en quatre livres. Le plus important à noter est que le texte comporte de nombreuses dispositions qui constituent des avancées notables et apportent des réponses au phénomène criminel au Bénin. Au nombre de celles-ci, le nouveau Code pénal interdit le commerce de l’essence frelatée communément appelée kpayo sous toutes ses formes. Cette interdiction est clairement martelée à l’article 929 de la loi 3018-15 portant Code pénal en République du Bénin. Cet article dispose en effet que : « Le commerce des carburants, notamment : essence super, essence tourisme, pétrole, gasoil, mélange deux temps, ainsi que celui des lubrifiants aux abords des rues dans les agglomérations, et tout endroit autre que dans les dépôts et installations de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers ou des distributeurs agréés sont rigoureusement prohibés ». Cette prohibition est assortie de sanctions pénales prévues à l’article 930 du même texte. Cette disposition dit que l’introduction et le commerce des produits pétroliers sur tout le territoire national par des personnes physiques ou morales autre que la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers sont passibles des sanctions telles que la confiscation des produits et des moyens de transport, l’amende égale au double de la valeur des produits saisis, dans tous les cas, le montant de ladite amende ne peut être inférieur à cent mille francs Cfa et l’emprisonnement ferme qui peut aller de trois mois à trois ans. Certains députés dont Augustin Ahouanvoèbla n’ont pas manqué de jouer aux avocats des populations. Ils ont trouvé cette interdiction trop dure et difficile d’application sur le terrain quand on sait que de nombreux citoyens nourrissent leurs familles à partir de ce commerce illicite de produits pétroliers. Ils plaident, dès lors, pour un assouplissement de cette mesure d’interdiction. Mais ils n’ont pas obtenu gain de cause. Les deux dispositions sont maintenues en l'état à la grande satisfaction de la Sonacop qui pourra jouer avec sérénité sa fonction régalienne en matière d’approvisionnement du Bénin en produits pétroliers.

Outre la prohibition du commerce illicite de carburants, le nouveau Code pénal adopté à l’unanimité par les députés à 2h 23 mn ce mardi, encadre rigoureusement les marches, attroupements et autres manifestations publiques. Ainsi, il est désormais interdit sur la voie publique ou dans un lieu public, tout attroupement armé, tout attroupement non armé non autorisé qui pourrait troubler la tranquillité publique. Cette innovation pénale est prévue à l’article 238 du nouveau Code pénal, aux termes desquels, l’attroupement est armé si l’un des individus qui le compose est porteur d’une arme apparente ou si plus plusieurs d’entre eux sont porteurs d’armes cachées ou d’objets quelconques apparents ou cachés, ayant servi d‘armes ou apportés en vue de servir d’arme. Les contrevenants à l’une ou l’autre de cette disposition sont passibles de lourdes peines allant de deux mois jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme avec possibilité d’interdiction de séjour au Bénin, selon le cas.

Les travaux d’examen de ce texte poursuivis ce lundi 4 juin par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, ont été achevés par le deuxième vice-président du Parlement, Robert Gbian en présence du ministre de la Justice et de la Législation, Me Joseph Djogbénou qui gagne ainsi le pari de l’adoption de ce texte pour lequel il s’est trop battu.

Actualités 05 juin 2018


Collecte des ordures ménagères à Cotonou: Un casse-tête pour les acteurs

La ville de Cotonou produit plus de déchets solides ménagers qu’elle n’en évacue. Pourtant vitrine du Bénin, elle est devenue un dépotoir d’ordures que les habitants côtoient au quotidien. Une situation qui interpelle.

La mairie de Cotonou et les agents collecteurs d’ordures peinent à trouver la solution à l’enlèvement de ces déchets solides ménagers produits dans la ville. La capitale économique du Bénin perd son attrait de ville phare. Et pour cause ! La gestion des ordures que produisent les ménages à Cotonou est presqu’un os dans la gorge des responsables municipaux et de la population en général. Le hic, c’est que ces déchets déposés le long des artères polluent l’environnement et indisposent les citadins. 

Bon nombre de ménages sont abonnés aux services des Organisations non gouvernementales ou structures de collectes d’ordures chargées d’enlever les déchets suivant une fréquence et moyennant rémunération. Mais il est à noter des déviances au nez et à la barbe de la mairie. Les trottoirs servent de lieu de décharge des déchets solides produits par les ménages. La ville de Cotonou est répartie en 95 zones de regroupement avec 54 Ong autorisées et 4 zones de collecte et de transport vers la décharge finale située à Ouidah à environ quarante-cinq kilomètres de Cotonou.
Il sera très difficile de réussir à avoir une ville propre si on n’intègre pas un certain nombre de paramètres, pense l’ancien ministre de l’Environnement, Raphaël Edou, actuel chef du huitième arrondissement de Cotonou. C’était à la faveur de la cinquième conférence de l’Institut des artisans de justice et de paix à Cotonou sur « La problématique de la gestion des déchets dans la cité : à quand la fin de cette situation inconfortable ? ». Une conférence qu’il a co-animée avec Lambert Ayitchéou, directeur des services techniques de la mairie de Cotonou. Le défi aujourd’hui, d’après Raphaël Edou, est de sensibiliser les populations pour que ceux qui sont sur un territoire donné s’organisent et se déterminent rue par rue pour la collecte. Mais la ville, propose-t-il, doit pouvoir l’organiser avec les conseils des quartiers et des arrondissements.

Entraves à l’assainissement de la ville

Le plus difficile pour la mairie dans la gestion des déchets à Cotonou est la réticence de certains habitants à s’abonner aux services de collecte des ordures. La gestion des points de regroupement et les questions de transport des ordures constituent également l’autre casse-tête. Il est en effet de la responsabilité de la municipalité d’évacuer de la ville tous les déchets produits, ce qui suppose qu’il faille sortir des ménages tous les déchets qui y sont produits.
A en croire le directeur des Services techniques de la mairie de Cotonou, Lambert Ayitchéou, trois points de regroupement sont prévus par arrondissement selon les textes. Mais le constat laisse perplexe : un ou deux arrondissements ont un point de regroupement, les autres n’en ont pas. Ce qui occasionne les actes d’incivisme. Cela peut expliquer en conséquence les difficultés des collecteurs à transférer les ordures ménagères vers les points de regroupement souvent débordés jusqu’à leur reconstruction il y a un an environ, grâce au Projet d'urgence de gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu). « Quand la ville n’arrive pas à dégager les ordures pour les amener à la décharge finale, elle est faible devant les structures de pré-collecte », a affirmé le chef du huitième arrondissement de Cotonou, Raphaël Edou.

Nouvelles dispositions

La propension à la pollution de la ville de Cotonou par des ordures ménagères a amené les autorités à définir de nouvelles règles. Une nouvelle convention élaborée qui indique la responsabilité de chaque partie. D’un côté, les obligations de la mairie et de l’autre, celles des structures chargées de la collecte. Désormais, ces structures appelées Ong disparaîtront au profit des Groupements d’intérêt économique (Gie) et des Petites et moyennes entreprises (Pme). Ainsi, tout promoteur qui tient à exercer son activité devra transformer sa structure en Pme et aura pour obligation la formation périodique de son personnel aux fins d’actualiser ses connaissances ou pratiques en matière de pré-collecte des déchets solides. La convention prévoit des sanctions à l’encontre des Pme qui ne se conformeraient pas aux obligations de leurs cahiers des charges, notamment la fréquence d’enlèvement des ordures. La municipalité sera intransigeante sur les sanctions prévues dans cette convention susceptible d’évaluation au bout de six mois d’expérience. Les mairies, pour être efficaces et implacables dans la lutte, sont équipées pour agir dans le cadre de la mise en œuvre de cette convention à travers la présence dans chaque arrondissement des éléments de la police municipale et celle républicaine. Dans les nouvelles clauses, la mairie va prélever 10 % chez les structures pour contribuer aux charges de la ville, un taux qui sera certainement répercuté sur les ménages. Une hausse des frais d’abonnement des ménages aux structures d’enlèvement d’ordures n’est pas exclue. Il faut souligner par ailleurs que la mairie envisage de faire payer tous les ménages, abonnés ou non abonnés pour enlever leurs déchets solides.

Société 05 juin 2018


Fin de la 1re édition du Forima: Sèmè-City gagne le pari de l’organisation

La première édition du Forum innovation made in Africa (Forima) a connu son épilogue, vendredi 1er juin dernier dans les locaux de Sèmè-City à la satisfaction générale des organisateurs et des participants venus de divers horizons. Après deux jours de rencontre, de partage d’expériences entre innovateurs, la joie se lisait sur les regards, lors de la cérémonie clôture du Forima 2018, preuve que le pari est gagné.

Le rideau est tombé sur la première édition du Forum innovation made in Africa, vendredi dernier. Cette initiative de l’Agence de développement de Sèmè-City en partenariat avec la Banque mondiale et l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt) a comblé les attentes des participants. 

A la cérémonie de clôture du Forima 2018, Claude Borna, directrice générale de l’Agence de développement de Sèmè-City a donné rendez-vous aux participants pour le Forima 2019. D’après elle, cette première édition du Forima a été une réussite, une belle expérience qui mérite d’être rééditée.
Pour Raodath Aminou, responsable de la communauté de Sèmè-City, c’est un soulagement après six mois de préparation du premier camp d’innovation fait des ateliers, des coachings, des sections de tables rondes, de formations…pour des personnes qui s’intéressent à l’entrepreneuriat Afrique. L’agence de Sèmè-City se positionne sur trois piliers à savoir l’éducation, la recherche et l’incubation de sorte que la recherche fait le pont entre l’éducation et l’incubation, a-t-elle expliqué.
Le Forima 2018 s’est concentré sur le secteur du tourisme. Les organisateurs ont lancé un premier appel à innovations pour les entrepreneurs et innovateurs qui ont une idée pour révolutionner le tourisme au Bénin.
Au total, neuf finalistes sont issus de l’appel à projets et sont venus défendre au Forima leurs projets devant un jury de spécialistes. Quatre lauréats ont remporté chacun 150 000 dollars pour développer leurs projets ainsi qu’un accompagnement par les incubateurs de Sèmè-City pour suivre la mise en place de ces projets. Il s’agit de Country Dismmersion, Fruit Fiber Fabric, la Distillerie béninoise et Woju Elite Ecomusée Tata Somba. Les regards sont fixés sur le Forima 2019 qui s’intéressera à un autre secteur.

Société 05 juin 2018


Assassinat (Cour d’assises Parakou / 13e dossier): Ismaël Zibo écope de 20 ans de réclusion pour sa méchanceté

 

Le sieur Ismaël Zibo a été présenté, vendredi 1er juin dernier, devant la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou. C’est pour répondre des faits liés à une infraction d’assassinat. Il a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle, au terme du procès.

La vengeance, a-t-on coutume de dire, est un plat qui se mange froid. Ismaël Zibo l’a prouvé, en ôtant avec bestialité et une rare méchanceté la vie à Ibrahim Zibo qui, un an plus tôt, avait assassiné son grand-frère, Assane Zibo. Né vers 1992 à Dosso, au Niger, il était à la barre, vendredi 1er juin dernier, pour répondre de son crime. La cour l’a déclaré coupable, au regard des articles 295 à 298 et 302 du Code pénal, d’avoir volontairement commis un homicide avec préméditation. Par conséquent, elle l’a condamné à 20 ans de réclusion criminelle.
Comme à l’enquête préliminaire et devant le juge d’instruction, Ismaël Zibo a reconnu les faits à la barre. Pris de remords, il met son acte sous le coup de l’ignorance et implore la clémence de la cour présidée par Richard Limoan. Au cours d’une altercation avec Ibrahim Zibo, se souvient-il, ce dernier lui avait recommandé de ne pas oublier ce qui était arrivé à son grand-frère. Ce à quoi, il lui avait également répondu : « Fais ce que tu veux ».
Dans la vie communautaire, confie l’avocat général Géry Akuéson, il est parfois des situations qui se produisent et laissent sans voix. « A la quête d’un mieux-être, ils sont partis ensemble de Dosso et ont cheminé jusqu’à Malanville. Ils ont passé deux semaines à travailler ensemble et à partager les mêmes repas », explique le représentant du ministère public. Mais suite à une altercation qui a dégénéré en bagarre, Ismaël Zibo a égorgé à l’aide d’un couteau Ibrahim Zibo. Non content de l’avoir déjà tué, il le décapita et l’amputa de ses organes génitaux. « Qu’est-ce qui peut amener un homme à disposer ainsi de celui qui a été son compagnon de route ?», s’interroge Géry Akuéson.
Appréciant les éléments constitutifs de l’infraction d’homicide avec préméditation et guet-apens, il établit qu’ils sont réunis. Selon lui, l’accusé a agi par vengeance, en se servant d’une arme blanche pour supprimer la vie à Ibrahim Zibo.
Etant accessible à la sanction pénale, parce qu’il était en possession de ses facultés mentales au moment des faits, l’avocat général invite la cour à le retenir dans les liens de l’accusation et à le condamner à la réclusion criminelle à perpétuité.
Me Enoch Judicaël Chadaré, assurant la défense de l’accusé, appellera plutôt la cour à une application douce et bienveillante de la loi pénale. Tout en plaidant coupable pour le meurtre, il indiquera que ce n’est pas avec préméditation.
Pour examiner cette affaire, le président Richard Limoan était assisté de Firmin Amoussou et Richard Akodossi.
De nationalité nigérienne tout comme sa victime, Ismaël Zibo a quitté son pays, abandonnant sa femme et ses trois enfants, espérant faire fortune au Bénin avant de se retrouver en prison. En détention depuis le 15 décembre 2014, il ne recouvrera sa liberté qu’après plus de 16 ans?

Les faits

Ismaël Zibo et Ibrahim Zibo sont tous originaires du Niger. Ils ont quitté ensemble Dosso pour se retrouver dans une ferme à Fianfounfoun, village de Goun-Goun, dans l’arrondissement de Guéné à Malanville, comme ouvriers agricoles. Le samedi 13 décembre 2014, au cours d’une récolte de coton, Ibrahim Zibo reprocha à Ismaël Zibo, sa lenteur au travail. Ce qui n’a pas plu à ce dernier. Il s’en est suivi une altercation au cours de laquelle Ismaël Zibo va égorger Ibrahim Zibo avec son couteau, avant de le décapiter, puis l’amputer de ses organes génitaux qu’il accrocha à un arbre. Enfin et sans désemparer, il enterre la tête, traîne le reste du corps sans vie d’Ibrahim Zibo et l’abandonne à la lisière de la ferme.

Société 05 juin 2018


Journée mondiale de l’environnement 2018: Haro sur la pollution plastique !

Ce 5 juin, la communauté internationale célèbre l’environnement. L’attention est focalisée cette année sur les revers de la pollution plastique. Chaque habitant de la planète est appelé à mettre fin à l’emploi des sachets à usage unique.

« Combattre la pollution plastique ». Voilà le thème de l’édition 2018 de la Journée mondiale de l’environnement. Ce thème vise à inciter la communauté internationale à s’unir pour limiter, voire enrayer la pollution par les plastiques à usage unique. Concrètement, il est question de mettre fin à l’utilisation des emballages dont raffolent les vendeuses de pain, de bouillie, ou encore de nourriture. Ce thème appelle les gouvernements, les industries et les individus à explorer ensemble des alternatives durables pour arrêter la production et l’utilisation excessives des plastiques qui polluent nos océans et nuisent à notre santé.

C’est l’Inde, un pays du continent asiatique, qui abrite les manifestations officielles sur le plan mondial. Ce pays a fait preuve, selon les responsables qui gèrent l’environnement sur le plan mondial, d’un leadership extraordinaire sur les changements climatiques ainsi que sur la nécessité d’une transition vers une économie à faible émission de carbone. L’Inde porte le flambeau pour l’érection des mesures visant à lutter contre la pollution par les plastiques.
Au Bénin, ce sont les plages qui seront à l’honneur. Si les plages sont débarrassées des déchets surtout plastiques, nous aurons plus de poissons sains dans nos plats ; nous boirons de l’eau saine et tous les écosystèmes seront sauvés. La mise en vigueur imminente de la loi sur les sachets plastiques ne fera que du bien aux Béninois et à leur entourage.
La Journée mondiale de l’environnement est prévue pour permettre à tous les peuples du monde de s’approprier leur environnement et de s’engager activement dans la protection de notre planète. C’est un événement mondial organisé par l’Onu, chaque 5 juin.

Environnement 05 juin 2018


Actes de cambriolage à Natitingou: Quatre présumés voleurs et un ancien délégué de quartier appréhendés

Quatre présumés cambrioleurs de domiciles et boutiques et leur mentor ont été arrêtés par la police et gardés au commissariat de Natitingou pour la suite des enquêtes avant leur présentation au procureur du tribunal de première instance.

Suite à des informations, les éléments du commissariat de Natitingou ont mis la main sur quatre présumés cambrioleurs et le propriétaire de la maison où ils logent dans le quartier Dassagaté. Ce dernier identifié comme leur mentor est un ancien chef quartier qui couvrirait la plupart de leurs larcins et leur fournirait du matériel pour opérer. Surpris par la police lors du partage de leur butin, ils sont cités comme auteurs d’actes de cambriolages opérés ces derniers jours dans la commune de Natitingou et environs.
Tous des repris de justice, ces jeunes troublent le sommeil des populations et mettent en faillite des commerçants. Disposant d’un véritable arsenal de cambriolage fait d’outils mécaniques, d’armes blanches et de divers équipements, ils opèrent aussi bien le jour que la nuit et se complaisent à faire main basse sur des appareils électroménagers et des produits alimentaires tels que les sacs de riz, les bidons d’huile et cartons de sardines, tomates, savons et autres produits de première nécessité. Se servant également de tenues militaires, ils louent des motos chez des conducteurs de taxi-moto pour sillonner la ville et repérer les lieux de leurs indélicatesses.
Une fois les forfaits commis, ils se retrouvent au domicile de l’ancien chef quartier et procèdent à la distribution de leur butin. Chacun devant s’arranger pour écouler discrètement sa part. Le chef quartier aussi est rétribué pour son assistance.
Les voleurs, une fois mis à table, ont avoué par ailleurs que le fils de leur propriétaire est également membre de leur réseau et qu’il a pris la fuite une fois la police sur les lieux. Ancien militaire démobilisé, il reste un redoutable criminel aux yeux de ses pairs. La plupart ayant fait la prison en tant que mineurs se retrouvent encore à donner du fil à retordre à la police, à l’âge adulte. Certains ont déjà fait la prison trois fois de suite et d’autres sept fois déjà. Un véritable casse-tête pour la police qui condamne le manque de collaboration de la part des populations et cet éternel turn-over. Les mêmes individus arrêtés se retrouvent encore à commettre des crimes une fois leur peine d’emprisonnement épuisée.
Le commissariat de Natitingou a mené son opération à la suite de nombreuses plaintes enregistrées. La plupart des objets retrouvés sur eux et saisis par la police proviendraient d’échoppes qu’ils ont cambriolées dans la nuit du jeudi au vendredi aussi bien à Natitingou qu’à Toucountouna. Profitant en effet de la grande pluie de cette nuit et de la longue coupure de courant, ils ont frappé fort.
Les enquêtes sont en cours pour démanteler le réseau de malfrats très en verve.

Société 05 juin 2018


Littérature: Armel Fakèyè publie Confidences d’un prêtre...

La littérature béninoise s’est enrichie, le week-end dernier, d’un nouveau recueil de poèmes. Confidences d’un prêtre (De roses et d’espérance) publié par Armel Fakèyè, a été lancé, dimanche 3 juin dernier à Cotonou. C’était en présence d’amis et sympathisants de ce prêtre capucin qui se sont fait dédicacer leurs exemplaires à la suite de la présentation de l’œuvre.

Armel Fakèyè, jeune prêtre de l’ordre des frères mineurs capucins, a réuni autour de son premier recueil de poèmes, parents, amis et sympathisants, dimanche 3 juin dernier à Cotonou. Baptisé Confidences d’un prêtre (De roses et d’espérance), ce recueil de poèmes est édité aux éditions Maïeutique en Côte d’Ivoire.
Adulé de ses fidèles, estimé et homme humble au carnet d’adresses flatteur, Armel Fakèyè est un jeune prêtre comme on en voudrait, actif, ouvert, entreprenant. Il raconte à travers des vers, ses sentiments et émotions, comme une odyssée pleine de lyrisme et relance chacun sur l’aventure intérieure. Il fait balader de méditations en rêves, avec audace par moments.
L’auteur, à travers un style simple, profond et poignant et des vers libres, se confie au lecteur. Le prêtre partage ses textes qui sont, explique-t-il, le fruit de méditations et réflexions profondes sur plusieurs événements de la vie.
Confidences d’un prêtre (De roses et d’espérance) est, selon les témoignages, à l’occasion de sa présentation, un chef-d’œuvre qui relance l’aventure intérieure.
Selon l’auteur, la poésie a l’avantage de parler au cœur et aux sens. C’est pourquoi, son œuvre s’inscrit, dit-il, dans une perspective révolutionnaire. Pour lui, l’œuvre est la confidence de quelqu’un qui a aimé, d’un prêtre qui a connu des émotions, etc. Armel Fakèyè affirme que révéler ses émotions et ses sentiments, en tant que prêtre, relève d’une confidence.
Le livre est fait de 32 poèmes, répartis en trois parties. La première intitulée « Confidences » est constituée de douze poèmes. La deuxième partie est « Au-delà des épreuves » et la troisième partie « Au royaume de l’amour» sont constituée de dix poèmes chacune ».
L’auteur satisfait d’avoir mobilisé du monde autour de son premier recueil, dit avoir atteint son objectif qui est de révéler son ouvrage. Pour lui, ce n’est que le début d’une longue série. Ainsi, il annonce d’autres rendez-vous pour d’autres poésies qui, non seulement parleront de ses expériences, mais aussi de celles des autres pour mieux enseigner.

Culture 05 juin 2018


Installation demain des membres de la Cour constitutionnelle: Fifamè Joseph Djogbénou libéré par son parti

Fifamè Joseph Djogbénou, président d’honneur du parti Alternative citoyenne, est libéré de son parti pour mieux se consacrer à ses fonctions nouvelles. L’information lui a été notifiée, ce lundi 4 juin, à travers une correspondance.

Le garde des sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Fifamè Joseph Djogbénou, désigné par le bureau de l’Assemblée nationale pour siéger à la Cour constitutionnelle, ne doit pas être partisan. Aux fins de répondre à cette exigence, l’intéressé a sollicité sa mise en congé de son parti, Alternative citoyenne. Une requête qui a été acceptée par le bureau du parti à travers la lettre AC/BDN/SG/002-2018.
Depuis ce lundi 4 juin, Fifamè Djogbénou n’est plus lié au parti par son ancien statut de président d’honneur. La mise en congé de ce brillant avocat, agrégé de droit privé, par le bureau national du parti, lui permet de mieux se consacrer à sa nouvelle mission républicaine pour laquelle il devra, avec ses six autres pairs, prêter serment le mercredi.
Dès l’instant que les membres de la Cour seront installés, leur délicate mission et la responsabilité de membre de la cour, qui sera désormais celle de M. Djogbénou, est lourde. Compte tenu de l’impartialité que cette qualité exige, la délibération du bureau directeur national d’Alternative citoyenne le libère de toutes obligations vis-à-vis de son parti.
La décision fait suite à la correspondance de l’intéressé, adressée au bureau du parti le 1er juin dernier. Se réjouissant de la désignation de ce cadre pour siéger à la Cour. Le bureau présidé par Roch Gnanhoui David, félicite M. Djogbénou avant de lui notifier sa mise en congé vis-à-vis du parti à compter du 4 juin 2018.
Fifamè Djogbénou pourra toutefois retrouver ses attributions au sein du parti au terme de sa mission constitutionnelle. « Cette décision reste valable jusqu’à la fin de votre mission au sein de l’illustre institution », lit-on dans la correspondance du bureau d’Alternative citoyenne adressée à son désormais ex-président d’honneur.
Par le même communiqué, le bureau directeur national informe par ailleurs ses membres de cette décision.

Politique 05 juin 2018


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