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Nouvelles

De France-Dahomey à la Nation: Le quotidien de service public au fil du temps

Le quotidien de service public a célébré ce lundi 4 juin, son 7000e numéro. Cet évènement marque son parcours au service du Bénin ou des citoyens. Un passage à la maturité qui est loin d’être un long fleuve tranquille. Mémorable anniversaire qui replonge dans le passé du journal, ses heures sombres et ses différentes mutations.

France-Dahomey

Les premières parutions de France-Dahomey remontent à 1943. Organe de presse écrite gouvernementale de la période coloniale, il a survécu jusqu’à l’accession du Dahomey à l’indépendance. C’était un hebdomadaire tabloïd de 4 pages qui paraissait les jeudis et dont les parutions n’étaient pas régulières. France Dahomey, sera remplacé à partir de 1960 par ‘’L’Aube Nouvelle’’, hebdomadaire qui deviendra le 1er août 1967, quotidien sous le nom de Daho-Express.Au nombre des journaux ayant accompagné la colonie dans sa marche vers l’indépendance, France Dahomey a joué également un grand rôle. Il a cohabité avec les journaux comme La Voix du Dahomey, La Presse portonovienne, Le courrier du Golfe du Bénin.

Aube Nouvelle

En 1960, France-Dahomey se métamorphose et prend le nom de ‘’l’Aube Nouvelle’’, au lendemain de l’accession du Dahomey à la souveraineté nationale et internationale. Il sera rebaptisé sept années plus tard Daho-Express. L’Aube Nouvelle paraît à intervalle de sept jours et rapportait périodiquement les nouvelles du Dahomey. Son format variait entre 8 et 12 pages en fonction de l’actualité. Son logo n’avait rien d’extraordinaire à ses débuts, à l’instar de sa couleur rouge vive qui captive systématiquement. Le logo prendra plus tard une autre forme. On pouvait remarquer aisément l’alliage de nombreux rayons de soleil et la dominance des couleurs rouge et jaune du drapeau national. Ceux qui sont assoiffés d’archives peuvent encore le consulter pour se ressourcer.
Dans le n°1 du dimanche 8 janvier 1967, le président de la République, le général Christophe Soglo, y a consacré son message à la nation aux affaires strictement dahoméennes. Un extrait de son discours : « L’histoire des dernières années est assez récente dans vos mémoires. Il fallait donc que moi-même et mes collaborateurs sentions la gravité de la situation pour nous résoudre à reprendre le harnais. Votre confiance nous touchait profondément, mais nous effrayait aussi, car nous sentions que le pays était acculé à l’abîme ».

Daho-Express

Daho-Express n’a vécu que six années. Il a vu le jour en 1969 pendant le mandat du président Emile Derlin Zinsou, sous le signe d’une constellation nationale. Il aborde de plain-pied le décennaire du Dahomey souverain et boucle la première année du régime Zinsou. Sa naissance marque une nouvelle ère dans le domaine de l’information dans le pays.
Germain Adélakoun a succédé à Thomas Magnassan, son premier directeur qui l’a dirigé du 1er août 1969 au 26 avril 1970. C’est avec le n°1774 que le journal a marqué son 6e anniversaire. Ces dernières parutions ont précédé la période des trois glorieuses en novembre 1975. Son volume variait entre 4 et 8 pages, en fonction de l’actualité nationale.
Dans le numéro spécial du 1er août 1969, on pouvait déjà lire en manchette, le message du président Emile-Derlin Zinsou, à l’occasion du 9e anniversaire de l’indépendance du Dahomey : « Pour entreprendre l’œuvre de la Nation, nous nous sommes entourés d’une équipe de dahoméens jeunes, dynamiques, convaincus, résolus au sacrifice et à l’action ».
Le coup d’Etat du 26 octobre 1972 marqua la fin de l’imbroglio politique dans lequel le pays était plongé depuis l’indépendance. Il instaura un régime révolutionnaire qui ne sera pas aussi complaisant avec la presse. Les organes de presse changeront de dénomination à l’image de l’Etat devenu Bénin et cela pour marquer le passage à une nouvelle ère politique. Le quotidien gouvernemental Daho Express devient ainsi Ehuzu.

Ehuzu

Organe de militantisme révolutionnaire et de propagande, Ehuzu a laissé place à La Nation. Sa parution remonte au troisième anniversaire de la Révolution du 26 octobre 1972. C’était au temps de la République populaire du Bénin (Prb). Le journal était conçu perçu comme un organe de militantisme révolutionnaire. Ehuzu (en langue fon) revêt une grande signification : ‘’ça a changé !’’ (traduction littérale française).De quel changement s’agissait-il? On pouvait imaginer la réponse à travers son logo de couleur rouge et verte, l’une symbolisant le courage et la passion et l’autre l’espoir. Le logo de Ehuzu était estampillé « du drapeau national et d’un homme se déchaînant avec force et conviction, en signe de libération de la domination coloniale, comme pour annoncer l’heure du changement radical ». Le changement dont il était question n’était possible que par le travail et la rigueur. Tous les citoyens étaient appelés à se mettre au service du pays. Les grèves et les contestations n’étaient pas tolérées. D’ailleurs, le journal Ehuzu n’avait pas hésité à publier dans sa parution n°8 du 5 novembre 1975 « les noms des agents de l’Etat ayant fait grève du 25 au 27 juin 1975 ». Le journal a tenu jusqu’en fin mars 1990 avec son dernier numéro 3954, avant de céder la place à la Nation, au lendemain des péripéties qu’a traversées l’Office national d’édition, de presse et d’imprimerie (Onepi). Ehuzu a connu quatre directeurs généraux : Evariste Dègla (27 mars 1975 au 7 avril 1976) ; Noël Allagbada (8 avril 1976 au 25 janvier 1978 et du 21 novembre 1984 au décembre 1985) ; Hospice Noudéhou (du 25 janvier 1978 au 26 novembre 1982) ; Akuété Assévi (26 novembre 1982 au 21 novembre 1984).

La Nation

La Nation fait son entrée dans les kiosques le 2 mai 1990 au grand bonheur des lecteurs. C’était un mercredi matin au lendemain du Renouveau démocratique. Ce journal se veut la mémoire de la Conférence nationale des forces vives de la Nation. Il a relayé tous les moments forts de cette grande messe nationale.
Toussaint Tchitchi, alors ministre de l’Information et de la Communication au temps de la Transition, nous replonge dans l’histoire de sa création à l’occasion du 5000e numéro paru le 27 mai 2010. Histoire reprise dans le 6000e numéro, le 3 juin 2014.
Voici en substance ces propos: « Après-midi du lundi 30 avril 1990, dans la salle de conférences de l’ex-Onépi. Assemblée générale des travailleurs comme pour préparer le 1er mai. L’assemblée décide de débaptiser Ehuzu à travers une procédure de vote….A l’issue du vote, les scrutateurs s’attèlent au dépouillement. Résultat du vote : le quotidien La Nation est né. Il est dans les kiosques le 2 mai ».  
Selon lui, le gouvernement de transition désapprouve la démarche consistant à créer un nouvel organe officiel sans son aval. Le nouveau nom du quotidien officiel devrait émaner du gouvernement. Tel était le point de vue des dirigeants. Pour d’autres, « Il ne fallait pas continuer avec l’embrigadement des organes de presse officiels et de leurs animateurs », raconte Toussaint Yaovi Tchitchi.
Les responsables du journal avaient pour challenge de travailler à lui redonner sa vraie place de quotidien national de service public auprès des lecteurs. Etant donné qu’entre-temps, le journal avait perdu un peu de sa crédibilité aux yeux du public. Cette option était aussi vite envisagée pour sortir l’Office national d’édition, de presse de publicité et d’imprimerie (Onepi) de l’abîme, devenu aujourd’hui Office national d’imprimerie et de presse (Onip). Au fait, l’office avait connu de sérieuses difficultés financières au point de figurer sur la liste des sociétés à privatiser. Cette situation l’oblige à licencier plus d’une centaine d’agents. Sans quoi, il devrait définitivement fermer ses portes.
L’ancien administrateur puis directeur général de l’office Innocent Adjaho(1991 à septembre 2006), renseigne que les « travailleurs qui étaient retenus avaient pris conscience que c’est leur dernière chance. Ils travaillaient avec sérieux ».
Cette qualité, le journal l’a conservé depuis ce temps. Il est plus que jamais debout. Depuis 28 ans, il paraît régulièrement et s’est même relooké depuis quelques années avec une dizaine de rubriques qui s’animent hebdomadairement.
Désiré Goundé Adadja, ministre de la Communication, au moment où le journal célébrait son 5000e numéro le 27 mai 2010 qualifiait La Nation comme « le siège du métier de journalisme au Bénin ».
Même si le journal s’efforce à être au service de toutes les composantes de la vie sociale, certains n’hésitent pas à lui attribuer à tort ou à raison le titre d’organe gouvernemental. Pourtant, chaque sensibilité politique y trouve son compte, l’actuelle direction de publication fait de l’expression citoyenne un caractère sacré.
La Nation a atteint sa maturité et s’efforce chaque jour à garder sa flamme allumée, avec une rédaction qui se veut l’une des plus modernes de la place.
De France-Dahomey à La Nation, en passant par l’Aube Nouvelle, Daho Express et Ehuzu, beaucoup de paliers ont été franchis. Et depuis le 2 mai 1990, La Nation n’a jamais cessé de paraître. Il vit et se modernise. Tous les jours, il est lu et apprécié. Il s’impose comme l’organe de référence dans un univers médiatique bien saturé où le professionnalisme n’est pas la chose la mieux partagée. Preuve que le journal a résisté au temps et survivra toujours comme le quotidien de référence au Bénin !

Société 05 juin 2018


Open de taekwondo à Porto-Novo: La deuxième édition prévue pour le week-end prochain

La Maison internationale de la culture de Porto-Novo accueille à partir du vendredi 8 juin prochain, une compétition de taekwondo. Dénommée Open 2018 de Porto-Novo, l’évènement qui prendra fin le dimanche 10 Juin, sera à sa deuxième édition.

La Fédération béninoise de taekwondo et son président, le général François Kouyami, tiennent au strict respect de l’exécution de leur programme d’activités pour le compte de l’année 2018. Ainsi, après le stage de formation et de recyclage organisé au profit des formateurs de taekwondo du 25 au 27 mai dernier, c’est la Maison internationale de la culture de Porto-Novo qui s’apprête à accueillir un open. Ce sera cette fin de semaine, plus précisément du 8 au 10 juin. Il s’agit de l’Open 2018 de Porto-Novo.

Comme la première, cette deuxième édition permettra également aux athlètes attendus de jauger leur niveau et de remporter des médailles. La compétition est ouverte aux minimes, cadets, juniors et seniors.
Selon le calendrier établi pour la compétition, la pesée et le tirage ont lieu vendredi 8 juin prochain. Ils seront suivis par une séance de recyclage organisée au profit des arbitres. Les compétitions proprement dites commenceront le lendemain. Ce sont les juniors et les seniors qui ouvriront les hostilités. En clôture le dimanche 10 juin, ce sont les minimes et les cadets qui seront à l’honneur.

Sports 04 juin 2018


1re session extraordinaire du comité sectoriel du dialogue social du Menc: Les défis et enjeux du ministère au cœur des échanges
[caption id="attachment_29385" align="alignnone" width="1024"]le ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou[/caption]

Le comité sectoriel du dialogue social du ministère de l’Economie numérique et de la Communication (Menc)a tenu, vendredi 1er juin dernier, sa première session extraordinaire au titre de l’année 2018. Les assises ont été ouvertes par le ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou au Centre de Documentation et d’Information juridique (Cdij) de la cour d’appel de Cotonou.

La motivation du personnel de l’administration centrale et des structures sous tutelle, la restructuration de Bénin Télécom, de Libercom Sa, de l’Agence Bénin Presse… et l’organisation effective des cérémonies des couleurs. Des défis et enjeux que le comité sectoriel du dialogue social du ministère de l’Economie numérique et de la Communication (Menc) a soumis à évaluation, en sa première session extraordinaire. Lors de la cérémonie de lancement des travaux, le secrétaire permanent du comité, Serge Edgard Koudjo, a exhorté au recours au dialogue pour des solutions pacifiques. « Malgré la volonté de vivre ensemble, des difficultés surviennent de façon imprévisible et nous impose d’instaurer le dialogue », fait-il remarquer. Et face à ces difficultés, il recommande : « Au-delà de nos passions du moment, nous devons nous rappeler avant quelque action que nous sommes tous des sentinelles chargées de veiller sur ce ministère et que chacun de nous est responsable de la bonne marche de tout le ministère ». 

Ouvrant les travaux, le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a également insisté sur l’importance du dialogue. « Le dialogue social est une valeur partagée par toute personne éprise de la culture du vivre-ensemble. Sans dialogue, le vivre- ensemble est brisé », a-t-elle énoncé. Elle a ensuite exprimé le souhait de voir les différents acteurs harmoniser leurs différents points de vue pour arriver à un consensus. « Les défis sont énormes et ce n’est que dans le dialogue que les difficultés qui jalonnent notre parcours seront surmontées », soutient-elle avant de lancer la session.
La séance qui s’est tenue sous l’égide du bureau exécutif dudit comité, a connu la participation des directeurs centraux, techniques et départementaux du Menc, des directeurs généraux des organismes sous tutelle et des représentants des syndicats. Statuant sur la motivation du personnel de l’administration centrale et des structures sous tutelle, les participants ont abordé le mouvement de protestation concernant la suppression des avantages tirés de l’appui à la réglementation, le gel du paiement des primes de rendement dans certaines structures sous tutelle et le gel des actes administratifs d’avancement à Bénin Télécom Infrastructures, Bénin Télécom Service et Libercom.

Société 04 juin 2018


Evaluation des écoles et enseignants de la maternelle et du primaire: L’opération démarre officiellement sur le terrain ce jour
[caption id="attachment_29384" align="alignnone" width="1024"]le ministre chargé des Enseignements maternel et primaire[/caption]

Le plan d’amélioration de la qualité de l’éducation dans le sous-secteur des enseignements maternel et primaire entre dans sa phase active sur le terrain. L’opération démarre officiellement, ce lundi 4 juin, dans les écoles maternelles et primaires sur toute l’étendue du territoire national. Le lancement a été effectué par le ministre chargé des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou qui a délivré à cet effet un message à l’endroit de tous les acteurs de la communauté scolaire pour la réussite du processus.

Selon le ministre, ce plan a été conçu pour rendre plus efficientes les performances des écoles maternelles et primaires à partir de la rentrée scolaire 2018-2019. Il s’agit d’une enquête à relever des informations physiques et fonctionnelles sur toutes les écoles maternelles et primaires publiques du Bénin. En d’autres termes, c’est une activité de dénombrement à la fois des ressources matérielles et humaines. Il invite tous les usagers de l’école à savoir écoliers, enseignants, parents d’élèves, élus locaux et divers partenaires à se prêter aux questions des agents enquêteurs mis à leur disposition et leur fournir toutes les informations utiles en la matière. L’enquête permettra ainsi de contribuer à la mise en place d’une base de données statistiques, fiables, gage d’une planification judicieuse des besoins.
La première phase de l’opération se déroule du lundi 4 au 22 juin prochain et sera consacrée au diagnostic physique des écoles. Le gouvernement ne veut pas faire les choses à moitié. Ainsi, après l’évaluation physique, l’opération a prévu une évaluation intellectuelle des enseignants chargés de transmettre les connaissances aux enfants. Il est programmé dans ce cadre à l’intention de tous les enseignants du public et une partie du privé de tests d’identification de leurs besoins en formation. La formation est prévue pour se dérouler le samedi 16 juin prochain. Cette option du gouvernement se justifie par le souci d’éviter autant que possible le saupoudrage qui consiste à appliquer la même thérapie à des patients présentant des maux différents, explique le ministre Salimane Karimou. Les remèdes seront dès lors appliqués en fonction des constats, ajoute-t-il avant de vanter le mérite de cette opération qui tranche avec les anciennes façons d’opérer.
Le ministre Salimane Karimou renouvelle la gratitude de l’Etat et du gouvernement à tous les partenaires techniques et financiers pour leur appui sans cesse renouvelé pour améliorer la qualité du système éducatif béninois. Le ministre invite le Conseil sectoriel pour le dialogue social du Memp qui a validé, le 23 mai dernier à Abomey lors de sadernière session, à joindre l’acte à la parole pour faire de cette opération une réussite sans faille.

 

Société 04 juin 2018


Elimination de la transmission mère-enfant du Vih: La table ronde de Cotonou pour asseoir de nouvelles directives

Cotonou abrite du 4 au 6 juin prochain, une table ronde sur l’élimination de la transmission du Vih de la mère à l’enfant et la prise en charge pédiatrique du Vih au Bénin. L’évènement est placé sous le parrainage de la première dame, Claudine Talon en collaboration avec Clinton Health Access Initiative (Chai).

Les problématiques de l’élimination de la transmission mère-enfant (Etme) et de la prise en charge pédiatrique (Pecp) du Vih au Bénin seront au cœur d’une table ronde du 4 au 6 juin à Cotonou. C’est une initiative de la Fondation Claudine Talon en collaboration avec Clinton Health Access Initiative (Chai). 

Selon les initiateurs, les attentes en matière de lutte contre le Vih dans les rangs des enfants ne sont pas encore comblées en dépit des efforts du Bénin en la matière. « Les interventions financées par le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers notamment le Fonds mondial ont permis de réduire le taux de transmission de la mère à l’enfant de 7,6 % en 2014 à 6,3 % en 2016 ». Toutefois, cette avancée reste nettement en deçà de l’objectif de l’élimination effective des nouvelles infections d’ici 2020 à cause de la faible mobilisation des ressources, relève le communiqué de presse qui annonce les assises.
La table ronde de Cotonou vise deux objectifs majeurs : « sensibiliser tous les acteurs nationaux et internationaux intervenant dans le domaine de la lutte contre le Vih au Bénin à renforcer leurs interventions dans les volets prise en charge pédiatrique et d’élimination de la transmission mère à l’enfant du Vih » et «établir de nouveaux partenariats stratégiques pour soutenir techniquement et financièrement ces deux programmes ».
La rencontre permettra de présenter la situation actuelle des quatre piliers de l’Etme et de la prise en charge pédiatrique au Bénin, d’identifier les gaps programmatiques et financiers au regard du plan national Etme 2016-2020 et des objectifs 90 90 90 pour la prise en charge pédiatrique à l’horizon 2020. Elle se penchera sur les enjeux, défis et perspectives pour un financement global et optimal de l’Etme et de la prise en charge pédiatrique au Bénin en s’appuyant sur un plaidoyer en vue d’un réaménagement, d’une réorientation et d’un renforcement de fonds national et international.
Il faut souligner que le Bénin s’est doté en 2015 d’un Plan national d’élimination de la transmission de la mère à l’enfant sur la période 2016-2020, afin d’assurer une bonne politique d’élimination de l’Etme et la Pecp du Vih. Ce plan vise l’élimination des nouvelles infections chez l’enfant et l’amélioration de la survie et de la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant dans le contexte du Vih. La table ronde de Cotonou permettra de faire avancer le plan Etme.

Société 04 juin 2018


Coups et blessures volontaires et coups mortels (Cours d’assises Parakou/ 12e dossier): Manga Moutangou sauvé par son état de démence

Les infractions de coups et blessures volontaires et coups mortels étaient au centre de la douzième affaire examinée par la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou, vendredi 1er juin dernier. N’étant pas en possession de ses facultés mentales au moment des faits, Manga Moutangou a été purement et simplement acquitté. Ce qui lui permettra d’aller se faire soigner dans un centre psychiatrique, aux frais du Trésor public.

A la barre, vendredi 1er juin dernier, de la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou, pour répondre de l’infraction de coups et blessures volontaires et de celle de coups mortels, il y avait un accusé peu ordinaire en la personne de Manga Moutangou. Né en 1973, ce père de sept enfants présentait une humeur agitée. Faisant des gestes incontrôlés ponctués par des propos dénués de sens, il n’a pas été en mesure de décliner son identité. Ce qui a amené les membres de la cour présidée par Adamou Moussa, ainsi que l’avocat général, Léon Parfait Yèhouénou, à admettre son état débile.

Conformément à l’article 64 du Code pénal, la cour le déclare non coupable desdites infractions, parce qu’il n’était pas en possession de ses facultés mentales au moment de leur commission. Elle l’a également acquitté purement et simplement, puis ordonné son internement dans un centre psychiatrique, pour se faire soigner. Sa prise en charge sera assurée par l’Etat.
Pour l’avocat général, les éléments constitutifs de l’infraction de coups et blessures volontaires et de celle de coups mortels sont bel et bien constitués. Toutefois, fait-il constater, le rapport psychiatrique et psychologique établi indique que Manga Moutangou n’était pas en possession de ses facultés. Par rapport à l’imputabilité, estime Léon Pape Yèhouénou, il ne saurait donc être responsable des faits au moment de leur commission. « Sa mise en détention constituant une menace pour les autres détenus, sa place est plutôt dans un asile », a-t-il insisté.
A sa suite, Me Ibrahim Salami qui défendait les intérêts de Manga Moutangou, demande à la cour de lui accorder l’acquittement pur et simple?
Les faits
En effet, le dimanche 14 juillet 2013, Manga Moutangou qui n’avait pas retrouvé certains de ses habits qu’il a achetés, a accusé son jeune frère Justin Moutangou d’être la personne qui les a pris. S’engage entre eux une dispute au cours de laquelle il lui a porté deux coups de poignard au ventre. Observant la scène, Georges Kouyéma est venu secourir Justin Moutangou. C’est au cours de cette intervention que Manga Moutangou lui envoya un coup de poignard dans le thorax. Transporté d’urgence à l’hôpital Saint de Dieu de Tanguiéta, il rend l’âme dès suite de sa blessure?

Société 04 juin 2018


Conflit entre agriculteurs et pasteurs: Le défi d’une bonne réglementation de la transhumance

La transhumance de la saison 2017-2018 au Bénin a généré de nombreux cas de violence. Le bétail aperçu dans la zone méridionale du pays est refoulé. Les dispositions de l’arrêté interministériel qui organise la transhumance limite les zones de transhumance transfrontalière à la latitude de Dassa-Zoumè. Des éleveurs installés dans le Sud, confondus à des étrangers, ont subi des violences et des pertes. Les éleveurs de ruminants rencontrés à Bohicon accusent l’arrêté interministériel d’être à l’origine de confusion qui a généré les conflits.

La déception des éleveurs/pasteurs du Sud-Bénin est évocatrice. « C’est une transhumance qu’on peut dire non apaisée ; elle a généré beaucoup de problèmes. Les cas de conflits ont explosé. À la vue des bergers éleveurs, les agriculteurs, informés par les médias communautaires qu’ils ne doivent plus se retrouver dans cette partie du pays, se mettent à leur suite », se désole Akibou Ali-Tcham, président de l’Union départementale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants (Udoper) Zou-Collines. « Les réalités du terrain ne sont pas prises en compte. Actuellement, le département des Collines a des problèmes d’eau », affirme-t-il.
Pour lui, la première raison de la transhumance est l’eau, parce que le bétail peut consommer la matière sèche. « Un animal adulte a besoin de 30 litres d’eau par jour », informe-t-il, montrant qu’il serait impossible de faire abreuver le bétail par l’eau achetée alors que la population elle-même souffre du manque d’eau.
La campagne est très encadrée cette année. Les couloirs de passage sont limités. La transhumance est interdite pour le bétail venu de l'étranger, dans la région méridionale. C’est-à-dire le bétail venu du Nigeria, du Niger ou du Burkina Faso ne doit pas dépasser la limite de Dassa-Zoumè.
Tout le reste est la région méridionale, classée zone à risques... ...Elle est interdite d'accès. Les forces de sécurité publique et de défense sont instruites aux fins de refouler les transhumants hors des territoires délimités.
Gaston Dossouhoui, ministre en charge de l’Élevage, a confié à Rfi que cette partie est une zone de forte concentration humaine, l’urbanisation est galopante, les espaces pâturables sont plus réduits et à chaque fois dans cette zone, les cultures annuelles tardent à aller à maturité. Ce qui génère beaucoup de conflits souvent soldés par des morts d’hommes.
L’arrêté interministériel a été signé le 31 janvier 2018 suite à l’adoption de la communication y relative en Conseil des ministres le 13 décembre 2017. La décision est applicable à partir du 15 janvier 2018. À la date de signature, le bétail est déjà sur le territoire. « Le calendrier pour l'entrée et la sortie n’a pas tenu compte de la pluviométrie », déplore M. Ali-Tcham, qui soutient que l’arrêté interministériel a semé la confusion. Il regrette qu’« On ait donné assez de temps pour la transhumance alors qu’elle s’est passée sur une courte période ».
Sambo Muhamadou Buhari, responsable équipe technique de l’Udoper Zou-Collines, dénonce la gestion de cette transhumance. « Ce sont les éleveurs béninois qui quittent le Nord qui descendent plus vers le Zou », informe-t-il, précisant que les Nigérians traversent le département des Collines pour se rendre vers le Togo et le Ghana. Toutefois, il reconnaît qu’une infime partie des transhumants descendent vers le Zou, soulignant qu’ils rentrent sur le territoire béninois par le Sud, précisément Kétou et passent par Zagnanado.

Mauvaise interprétation des textes

La population mal informée du contenu de l’arrêté interministériel, aurait compris que la décision est applicable à tous les cheptels, quelle que soit leur origine. Faute d’une bonne vulgarisation, les agriculteurs seraient convaincus que les bouviers sont prêts à tout pour faire paître leurs troupeaux. Ils les accusent de crimes effroyables. Une conviction nimbée d’incompréhension.
Conséquence, « les éleveurs, même ceux qui sont installés dans Zogbodomey, Agbangnizoun, Bohicon, etc. sont renvoyés vers les Collines », raconte M. Buhari. « Avec la décision qui a été prise, les gens ont cru qu’il ne devrait plus avoir de bœufs dans la zone méridionale », étaie Sani Mama, spécialiste des questions pastorales. Le ministre Dossouhoui estime que l’essentiel est que les communautés peuvent se comprendre et que la transhumance se gère dans le calme et la paix.
L'objectif de réguler et orienter les transhumants pour éviter des conflits avec les agriculteurs locaux semble encore loin d'être atteints. Dans certaines communes, comme Covè et Zagnanado, c’est l’abattage systématique des animaux, renseigne M. Ali-Tcham, allant jusqu’à accuser les autorités. « Ce sont des animaux béninois qui ont été tués à Covè », renseigne-t-il, ajoutant qu’un procès est intenté contre le maire de cette commune qui serait l’instigateur des tueries. « Le dossier est encore pendant devant la Justice », informe-t-il, rassuré que le droit sera dit.
Zagnanado n’avait pas été épargnée des violences et tueries. Des blessés ont été dénombrés selon M. Buhari qui précise qu’au moment où les abattages ont commencé, les Nigérians étaient déjà hors du Bénin, en l’occurrence vers le Togo.
Covè, Zagnanando, Ouinhi et Zogbodomè sont des communes traversées par plusieurs cours d’eau offrant beaucoup de possibilités d’alimentation et de breuvage au bétail. Les risques d’affrontement entre éleveurs et paysans y sont élevés.
À Agbangnizoun, M. Buhari signale que les violences ont fait huit morts : « un agriculteur et sept éleveurs peuls ». Tout serait parti des menaces d’agriculteur à un bouvier en transhumance dans la zone en provenance de Dassa-Zoumè. Exaspéré, le bouvier l’a assommé et mort s’en est suivie », raconte-t-il. Révoltée, la population a été incitée à abattre tous bouviers retrouvés dans la zone. C’est ainsi que deux jeunes de Bohicon, propriétaires de bétail en pâturage dans la zone, confondus à des Peuls, ont été tués alors qu’ils allaient voir leurs troupeaux, bien qu’étant habillés en jeans, précise-t-il.
Le gouvernement ayant pris la mesure des violences a dépêché sur le terrain des ministres pour sensibiliser les populations et calmer les ardeurs. Seulement le mal était déjà fait : ce sont des éleveurs béninois qui ont été tués, déplore M. Ali-Tcham, pour qui, il a manqué de communication et de sensibilisation à l’endroit de tous les acteurs pour une meilleure compréhension de l’arrêté interministériel.
Les violences n’ont pas épargné d’autres localités. C’est le cas à Ogouba-Ignangnita à Pobè où les dégâts sont estimés à huit greniers et douze cases saccagés et brûlés. S’ajoute, la destruction de plusieurs hectares de plantations de palmier à huile et de champs de gombo à Alaga et trois hommes charcutés à Agbélé, toujours dans la même commune, rapporte l’Agence bénin presse, le 2 mars 2018 sur son site.
M. Buhari raconte qu’une malveillante rixe entre transhumants nigérians de retour du Togo et des agriculteurs béninois à Igbodja a fait huit morts : deux bouviers peuls et six paysans. Il raconte que les deux bouviers auraient été tués alors que ceux-ci serait à la quête de l’eau sous le prétexte qu’ils seraient des braqueurs ou auraient laissé leurs bêtes en divagation. « La revanche des Nigérians a causé six morts dans les rangs des cultivateurs béninois », raconte-t-il déplorant les pertes en vies humaines.

Pour une transhumance apaisée

Le technicien, spécialiste d’élevage de l’Udoper-Zou, Sambo Muhamadou Buhari, indexe le manque d’aménagements pastoraux. « Est-ce qu’il y a des aménagements dans le département des Collines pour accueillir les transhumants ? » s’est-il interrogé, affirmant que c’est une question préjudicielle pour que la recherche de pâturage se limite dans les Collines.
Outre cette question importante dont il dit que la réponse est négative, il affirme qu’il n’y a pas de couloirs de passage reconnus officiellement, d’où les agriculteurs implantent-ils leurs champs où bon leur semble. « Ce sont des choses qu’il faut considérer avant de déclarer une zone de transhumance », recommande-t-il.
M. Ali-Tcham affirme qu’il faut qu’à l’avenir, le gouvernement revoie la copie. « Limiter la transhumance dans une région où s’approvisionner en eau est difficile n’apporte pas de solution aux violences issues des transhumances », éclaire-t-il.
Il espère que l’évaluation de la campagne devrait permettre de corriger le tir, affirmant avoir mené des démarches dans ce sens. Ces recommandations pourraient par ailleurs permettre de distinguer un transhumant national d’un transhumant transfrontalier.
M. Ali-Tcham souhaite que l’armée soit prochainement impliquée dans la transhumance pour assurer la quiétude de chaque partie. Pour lui, les mouvements de troupeaux devraient être suivis et que des contrôles doivent être prévus pour éviter des échappées.
Le ministère de l'Élevage devra par ailleurs prévoir un dispositif d'accueil, d'enregistrement et d'orientation. Mais tout cela viendra en appui à la délimitation claire des zones de transhumance et de production agricole. Pour le responsable des éleveurs de ruminant du Zou, le sort réservé aux pasteurs installés au Sud doit être aussi clairement élucidé.
Le vœu le plus cher de M. Ali-Tcham est que l’Assemblée nationale vote la proposition de loi portant Code pastoral. Un code dont l’avant-projet a suivi un processus participatif et inclusif des acteurs du sous-secteur.
Jonas Gbeffo, chargé de l’information de la Pnoppa, commente qu’il faut à l’avenir prendre des arrêtés participatifs, en intelligence avec le Nigeria qui laisse traverser à ses frontières avec le Bénin la grande partie des cheptels. Mieux, fait-il remarquer, un arrêté conjoint avec l’État fédéral, dont le président fut un ancien président de Réseau bilital marobe (Rbm), qui réunit l’ensemble des pasteurs éleveurs de la région Afrique de l’Ouest, aurait un effet beaucoup plus bénéfique?


Qu’est-ce que la transhumance ?

Selon Marcel Houinato, enseignant-chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi, « C’est un système d’élevage comme tout autre. L’éleveur quitte sa région avec son troupeau où les ressources font défaut pour aller vers d’autres localités où ces ressources sont disponibles, tout en ayant le regard derrière et retourne dès que les ressources sont reconstituées sur son territoire ».
La transhumance est un problème lorsqu’elle est mal gérée. La difficulté, indique l’enseignant-chercheur, est beaucoup plus liée à la traversée des zones qui n’étaient pas habituées à recevoir un grand nombre de bétail et en plus, la fréquentation de ces localités par les animaux à un moment où les activités agricoles sont en cours.
La production pastorale extensive qui induit par la transhumance représente la quasi-totalité de viande du gros bétail. La transhumance et les conflits pour les ressources en eau et pâturage sont donc une véritable préoccupation au Bénin.

Société 04 juin 2018


34e Journée nationale de l’arbre: Un groupe des éco-citoyens est né à Comè

Une vingtaine d'enseignants et une centaine d’élèves membres du groupe des éco-citoyens ont fait leur sortie officielle, le vendredi 1er juin dernier au Ceg Akodéha, à Comè, où ils ont décliné leurs missions. Ce fut l'un des temps forts de la cérémonie de lancement des manifestations de la Journée nationale de l'arbre, édition 2018 sur le site de l’établissement scolaire.

Présidé par Jean Louis Dossou, directeur du Ceg Akodéha, le groupe des éco-citoyens est créé, pour promouvoir les bonnes pratiques en matière de l'environnement, le nettoyage de celui-ci et la bonne gestion des emballages. Ce sera le cas, laisse entendre le président du groupe, tant au Ceg Akodéha que dans tout le reste des espaces publics de la commune de Comé. Jean Louis Dossou poursuit que les membres seront prioritairement utilisés pour entretenir les plants mis en terre dans toute la ville et veillera surtout sur ceux mis en terre dans le cadre de cette trente-quatrième édition de la journée.
A en croire les « Eco-citoyens », leur groupe a également pour mission de sensibiliser tous les autres citoyens à l'adoption des réflexes favorables à l’avènement d'un environnement sain et durable.
Saluant la création du groupe, le ministre en charge du Cadre de vie, José Didier Tonato, a souhaité qu'elle fasse école et contribue à inverser la tendance à la mort massive des plants après la célébration des festivités. Le taux de survie des plants mis en terre est, en général, faible sur toute l’étendue du territoire national. Il est estimé à 30 % pour les 152 233 601 diverses essences plantées de 1985, année de la première édition de la Journée nationale de l'arbre à nos jours. La création du groupe des éco-citoyens cadre avec la volonté de voir améliorer ce taux de survie. Puisque l’approche pour l’entretien des plants, dira le directeur général, est désormais axée sur les principes de partenariat Etats-communes et partenariat public-privé.

 

Environnement 04 juin 2018


34e Journée nationale de l’arbre: Le préfet Joachim Apithy célèbre l’événement à Bonou
[caption id="attachment_29373" align="alignnone" width="1024"]Le préfet Joachim Apithy et le conseil communal de Bonou faisant le geste utile[/caption]

Le département de l’Ouémé n’est pas resté en marge de la célébration de la trente-quatrième édition de la Journée nationale de l’arbre commémorée vendredi 1er juin dernier. Les manifestations officielles au niveau départemental, placées sous l’égide du préfet Joachim Apithy entouré des membres de la Conférence administrative du département, se sont déroulées dans la commune de Bonou où 2500 plants de teck et d’acacia ont été mis en terre sur un site 2 hectares.

La commune de Bonou, précisément le village d’Adido situé dans l’arrondissement de Hounviguè a été le point de mobilisation, vendredi 1er juin dernier, des autorités communales de Bonou et sur préfet de l’Ouémé pour la célébration de la trente-quatrième édition de la Journée nationale de l’arbre. C’est la première fois que cette commune accueille, depuis son histoire, cette célébration instituée en 1985.

Au total, 2500 plants d’espèces de teck et d’acacia ont été mis en terre sur un site de deux hectares aménagé à cet effet par le conseil communal.
Lançant la campagne de reboisement, le préfet Joachim Apithy est revenu sur les deux principaux objectifs de l’institutionnalisation de cette journée. Le premier, rappelle-t-il, est de permettre de compenser un tant soit peu la destruction du couvert végétal, de favoriser à long terme la satisfaction des besoins des populations en produits forestiers et de promouvoir le reboisement. La célébration de cette journée vise également à éduquer la population à la sylviculture et à la gestion durable des ressources forestières. C’est ce qui justifie depuis 1985 les différents efforts du gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs du privé dans ce domaine. Ce combat a tout son sens au regard du rôle important que joue l’arbre dans la vie de l’homme, insiste Joachim Apithy. L’arbre stoppe le carbone, protège l’eau et les nuisances sonores. Il purifie, ajoute-t-il, l’air en captant les polluants et les fines particules qui s’y trouvent. L’arbre fournit les habitats, la nourriture et constitue une source de matière première pour les acteurs de la médecine traditionnelle. Toutes choses qui, selon Joachim Apithy, témoigne l’intérêt du thème de cette édition à savoir : « Arbre, économie verte et villes durables ». Le préfet a démontré le lien étroit entre l’arbre et l’économie verte d’une part, et l’arbre et la ville durable d’autre part pour attirer l’attention de la population du département en général et de Bonou en particulier, sur la nécessité de renforcer le couvert végétal par le reboisement et de protéger l’environnement. Joachim Apithy s’est dit déçu du bilan d’évaluation de l’édition 2017 de cette journée au niveau des neuf communes de l’Ouémé. En effet, sur les 18 176 plants mis en terre sur une superficie de 5,48 hectares étendue sur 36 km, le tableau d’évaluation affiche un bilan de près de 23 % de taux global de mortalité. Ce chiffre relance la problématique de l’entretien des plants mis en terre pour leur survie. Mais il a été rassuré par le maire de Bonou, Julien Afohounha qui a rassuré de la détermination de son conseil communal pour capitaliser l’œuvre accomplie. Laquelle vient renforcer, à l’en croire, les efforts que mène l’équipe communale dans le domaine de reboisement avec l’appui des partenaires techniques et financiers pour l’atteinte des Objectifs pour le développement durable (Odd) numéros 3, 11, 12, 13 et 15 qui met l’arbre, l’économie verte et ville durable au cœur d’une dynamique sectorielle.
Le maire Julien Afohounha garantit la survie des plants de teck et d’acacia reboisés. Toutes les dispositions sont déjà prises à cet effet pour entretenir les jeunes plants mis en terre pour le bonheur de la population de Bonou, au nom de qui, il remercie le préfet de l’Ouémé et tous les autres acteurs qui ont travaillé pour le choix de la ville pour abriter la phase départementale de cette campagne nationale de reboisement.

Environnement 04 juin 2018


Mort par balles de présumés malfrats en fuite à Natitingou: Clair-sombre autour d’une opération

La ville de Natitingou est en émoi depuis la mort par balles de deux présumés malfrats en fuite à la suite de leur procès au tribunal de première instance, le jeudi 31 mai dernier. En pour cause, la bavure policière qui a emporté la vie d’un citoyen autre que les détenus mis en cause au cours de l’opération de recherche des fugitifs.

L’opération de recherche de deux voleurs en fuite à la suite de leur condamnation par le tribunal de première instance de Natitingou à une peine d’emprisonnement de deux ans et à une amende de 50 000 F Cfa chacun, est loin d’avoir été un succès. Contrairement à ce qui a été annoncé de sources proches de la prison civile de Natitingou et de l’instance judiciaire, ce ne sont pas deux malfrats qui ont été tués par balles par les éléments de la police judiciaire renforcés par des militaires du camp Kaba, jeudi dernier. Un citoyen autre que les détenus mis en cause aurait été abattu lors de l’opération de recherche des fugitifs. Une information qui laisse croire qu’un seul a été tué et que le second court toujours dans la nature. 

En effet, la disparition d’un jeune apprenti électricien depuis l’expédition punitive des forces de sécurité a tôt alerté sa famille sur son sort. Josias Sagui Kouandété parti avec un groupe de jeunes pour prêter main forte aux éléments des forces de sécurité dans leur opération de recherche ne reviendra jamais vivant de sa randonnée dans la brousse et la montagne. Il aurait été abattu par des policiers et militaires sur les dents après la fuite des deux condamnés au moment de leur transfèrement du tribunal vers la prison civile.
Selon les hypothèses de la famille à attester par l’enquête diligentée par l’administration pénitentiaire en collaboration avec le tribunal de première instance de Natitingou, le jeune adolescent âgé de 20 ans aurait été confondu à l’un des fugitifs en redescendant de la montagne, torse nu, après sa recherche infructueuse. Mal lui en a pris, les forces de sécurité lui auraient tiré dessus sans sommation. La famille atterrée se portera vers la prison civile, après qu’interdiction lui a été faite d’identifier les corps conduits le lendemain à la morgue de l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta et fera face à la terrible évidence. Josias Sagui Kouandété n’est plus de ce monde, recouperont les membres de la famille suite à maintes démarches.
Le procureur du tribunal se refusant à toute déclaration à la presse, l’enquête diligentée situera davantage sur les circonstances de ce drame et les responsabilités. En vue de faire son deuil la famille attend la probable remise du corps dans les jours à venir.
Le drame qui a frappé la famille Sagui Kouandété est consternant quand on connaît les circonstances du drame. A la poursuite des détenus en cavale, Josias Sagui Kouandété sorti précipitamment de chez lui pour prêter main forte est abattu. Pis, le jeune adolescent, selon les témoignages de ses congénères volontaires à la mission de recherche, à la vue des forces de sécurité, aurait levé ses mains en signe d’abdication sans la moindre attention de celles-ci.

Actualités 04 juin 2018


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