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Nouvelles

Administration intelligente au Bénin: Huit nouveaux e.services enrichissent l’existant
Le gouvernement élargit la gamme des services publics dématérialisés au Bénin. C’est à travers le lancement, ce mercredi 9 juin, de huit nouveaux e.services, destinés à faciliter la vie aux usagers de l’administration publique. Le contenu du portail national des services publics du Bénin www.service-public.bj s’enrichit de huit nouveaux e.services, destinés à simplifier la vie aux usagers. Il s’agit du permis de travail, du visa du contrat de travail pour nationaux, visa de contrat de travail pour expatriés, de l’attestation d’immatriculation et de paiement des cotisations à l’employeur, de l’attestation de non-exclusion de la commande publique, de l’attestation fiscale, du raccordement à la Sbee et de l’attestation de non faillite. Réduction de tracasseries et de stress, gain de temps et d’énergie sont quelques avantages que procure le développement de ces différents e.services qui contribuent par ailleurs au développement et au rayonnement du Bénin. « Désormais donc, l’employeur qui le désire pourra satisfaire en ligne aux formalités requises pour la délivrance d’une attestation d’immatriculation et le paiement de ses cotisations. De même, aussi bien les nationaux que les expatriés pourront aisément se conformer aux dispositions contractuelles du Code du travail en bénéficiant de la dématérialisation de la sollicitation, du paiement et de retour à l’usager relativement aux prestations de la Direction générale du travail», développe Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique. La mise en place de ces plateformes traduit la grande ambition du Bénin au profit de l’administration intelligente. « Notre ambition est de développer la transversalité dans l’administration. L’objectif est de proposer aux entreprises et aux citoyens un parcours unique et personnalisé jamais observé dans aucun pays », vante Aristide Adjinacou, directeur des Opérations de l’Agence des services et systèmes d’information (Assi). Le vent en poupe Les entreprises béninoises ont le vent en poupe. A travers ces nouveaux e.services, le gouvernement facilite l’accomplissement des formalités aux entreprises, notamment celles qui postulent aux appels d’offres. Les principales pièces d’un dossier d’appel d’offres sont désormais à leur portée, juste par quelques clics. Mieux, la dématérialisation du permis de travail, du visa du contrat de travail pour les nationaux, du visa du contrat de travail pour les expatriés et du raccordement à la Sbee leur permet de gagner du temps dans l’accomplissement des formalités. Les restrictions dans le cadre de la riposte à la Covid-19 ont amené les administrations publiques et privées à accélérer leur transformation digitale et à généraliser les usages numériques afin d’assurer la continuité du service. Le Bénin a pris le pas sur les réformes afin d’affronter d’éventuelles difficultés. « Le gouvernement béninois a fait preuve d’anticipation en inscrivant dans son programme d’action la mise en place d’une administration intelligente incluant la digitalisation des services publics pour non seulement réduire les tracasseries endurées par les usagers et rapprocher l’administration des usagers, mais aussi améliorer son image auprès de ces derniers et lutter contre la corruption », souligne Adidjatou Mathys. Son anticipation et sa méthode ont inspiré plusieurs pays d’Afrique et d’Europe. « Nous avons été très agréablement surpris dernièrement quand la France a lancé un système identique à celui que notre pays a lancé en 2019, sur la déclaration en ligne pour les cotisations sociales et les paiements en ligne desdites cotisations en lien avec les impôts sur les salaires », relève Romuald Wadagni, ministre d’Etat, chargé de l’Economie et des Finances. La mise en place de l’adminis-tration intelligente est l’un des projets phares de l’action gouvernementale depuis 2016. C’est à ce titre que le portail national des services publics a été lancé le 26 mars 2020, avec un contenu initial de 250 services publics en ligne. Ce contenu a été multiplié par trois, en moins d’un an, en vue de faciliter la vie aux usagers de l’administration publique. Les huit nouveaux e.services viennent enrichir le répertoire disponible. Le gouvernement envisage de faire mieux. Société 10 juin 2021


Cep 2021: Dix candidats sourds-muets ont planché à Porto-Novo
Sept candidats nés sourds-muets et trois devenus sourds-muets ont composé au centre d’examen de Louho à Porto-Novo, pour le compte du Certificat d’études primaires (Cep) session de juin 2021. Ces dix apprenants à besoins spécifiques ont planché au même titre que leurs autres camarades candidats ordinaires, dans toutes les épreuves de l’examen à l’exception de celle de la dictée qui a été élaborée en conséquence, tenant compte de leur statut particulier. C’est du moins le constat fait sur le terrain, ce mercredi, dernier jour de la composition, au centre d’examen de Louho à Porto-Novo. Selon le chef-centre, Paul Agboyidou, les dix candidats ont composé dans les mêmes matières que les candidats ordinaires, étant donné que c’est un examen national. La seule différence, explique-t-il, se trouve au niveau de l'épreuve de la dictée. Ici, le texte entier est souvent remis avec des fautes à cette catégorie de candidats. Il leur revient de souligner les fautes qui s’y trouvent et de les corriger. « Mais cette année, on a décidé d'améliorer les choses et donc l'épreuve leur a été remise avec les fautes déjà soulignées. Alors, c'est à eux de les corriger en se basant sur les notions d'orthographe et de grammaire », a précisé le chef-centre. Il informe que les candidats ont été surveillés par deux surveillants de salle dont l'un comprend le langage des sourds-muets. Ce dernier, à en croire Paul Agboyidou, sert d'intermédiaire pour la satisfaction des besoins de ces candidats lors de la composition. Le chef-centre de Louho a précisé que les nés sourds-muets sont ceux qui n'ont jamais entendu et ne pourront jamais parler. En revanche, les devenus sourds-muets sont ceux qui, à leur naissance, ont pu entendre leur entourage parler et qui arrivent déjà à s'exprimer avant de perdre l'ouïe pour diverses raisons. Ainsi, les devenus sourds-muets ont plus de faciliter à comprendre et à s'adapter au milieu scolaire que les nés sourds-muets, observe Paul Agboyidou. Immaculée HOUEDETE (stag Ouémé-Plateau) Education 10 juin 2021


Enseignement technique: Les structures privées de formation et d’insertion professionnelle en réseau
Le Réseau des structures privées de formation et d’insertion professionnelle (Resfip-Bénin) a été porté sur les fonts baptismaux, vendredi 4 juin dernier à Parakou. C’est sous l’impulsion des centres de formation professionnelle animés par l’esprit Don Bosco. Outre les membres de son bureau exécutif, l’occasion a permis de procéder également à l’élection de ceux de son comité de contrôle. Mieux se concerter sur les bonnes pratiques, puis les partager pour mieux travailler. Tels sont les objectifs poursuivis par les structures privées de formation et d’insertion professionnelle, en se constituant en réseau au cours de leur assemblée générale, vendredi 4 juin dernier au Cpet Don Bosco de Parakou. Venues de Cotonou, de Porto-Novo, de Parakou et d’Abomey-Calavi, elles ont concrétisé leur volonté de se mettre ensemble afin d’aider les jeunes à trouver une place dans la société, grâce à la formation technique, pour devenir des citoyens actifs et au service du développement de leur pays. « Pendant un bon moment, nous avons déjà eu à travailler ensemble. Nous nous connaissons. Les fondements du réseau sont assez solides et lui permettent d’aller loin », a indiqué le directeur du Cpet Don Boco de Parakou, le Frère Hernan Cordero, procédant à l’ouverture des travaux. « C’est pour formaliser, puisque nous avons déjà des expériences et avions déjà capitalisé beaucoup de bonnes pratiques », a-t-il poursuivi. « Nous sommes nés avec des dents », a renchéri le président du Comité d’organisation, Mathieu Adjanou. Avec l’avènement de leur réseau, il est convaincu que beaucoup de choses peuvent être améliorées au niveau de l’enseignement technique au Bénin. « Désormais, nous pouvons être considérés et mieux écoutés comme des interlocuteurs crédibles devant le pouvoir en place et ses responsables », a-t-il indiqué. Mutualiser les pratiques Selon Mathieu Adjanou, l’enseignement technique n’est pas promu comme cela se doit au Bénin. Ce qui favorise le sous-emploi qui inquiète et le chômage dont le taux est galopant. De même, les rares qui le choisissent ne sont pas assez motivés pour aller jusqu’au bout de la formation. Une autre observation, c’est qu’actuellement, la société ne leur accorde pas toute la considération qu’il faut. Ce qui fait que la qualité des travaux, lorsque les techniciens sont sollicités pour les exécuter, n’est souvent pas celle souhaitée. De même, les besoins du marché ne sont pas en adéquation avec les offres de formation dans les établissements d’enseignement technique. Il y a également la question des équipements et des accessoires utilisés au cours de la formation et qui, à cause de leur cherté, ne sont pas faciles à acquérir. La troisième chose qui n’est pas moins importante, c’est l’accompagnement vers le monde du travail. « Donc le réseau va essayer de définir des stratégies pour promouvoir non seulement l’enseignement technique, mais l’emploi des jeunes issus de ces établissements techniques. Nous avons également à faire des plaidoyers en direction de l’Etat, des partenaires sociaux afin que la question de l’autonomisation des jeunes soit réglée au niveau de l’enseignement technique », s’est-il voulu plus explicite. D’où, insiste-t-il, la nécessité pour les centres privés de formation qui promeuvent l’enseignement technique de se mettre ensemble pour revoir l’accompagnement qu’ils assurent à leurs apprenants. Il s’agira pour eux de mutualiser leurs efforts, leurs énergies, leurs expériences et leurs pratiques afin d’attendre davantage de l’Etat. Société 10 juin 2021


Rencontre du ministre Raphaël Akotègnon avec les préfets: L’administration au diapason des exigences du Bénin révélé
Concertation, esprit d’équipe, vision partagée pour relever les défis du secteur pour le bonheur des populations… La décentralisation sous le ministre Raphaël Akotègnon est partie pour connaître de nouveaux jours. Mardi 8 juin à Cotonou, les préfets ont eu droit à des échanges qui instaurent le nouveau cadre de la gouvernance locale au Bénin. Le ministre de la Décen- tralisation et de la Gouvernance locale, Raphaël Akotègnon avait à ses côtés, ce mardi 8 juin, pour une séance d’échanges, de concertation et de prise de contact, les préfets des 12 départements. Ceux-ci ont tous répondu à l’appel de leur autorité de tutelle pour prendre langue avec lui et ouvrir une nouvelle page de la gouvernance locale. Cette rencontre, la première du genre pour le compte du second quinquennat du chef de l’Etat, est aussi la première sous l’ère Akotègnon. L’occasion était donc toute trouvée par le nouveau ministre pour rappeler à ses premiers collaborateurs, ce que doivent être désormais les circonscriptions administratives. Prise de contact certes, mais aussi cadre de concertation pour situer les nouveaux préfets dans leurs rôles et responsabilités, puis échanges tant sur la vie et le fonctionnement des départements que pour apprécier le processus de décentralisation et de déconcentration, a annoncé le ministre à l’entame de la séance. « La bonne administration du territoire est une mission déterminante qu’il faut assumer avec engagement et loyauté en créant les conditions propices à la réalisation des objectifs de développement de notre pays », a aussi indiqué le ministre Raphaël Akotègnon. « Nous devons aller vers une administration territoriale de notre pays capable de se hisser au diapason des exigences du Bénin révélé et où le rôle prépondérant du préfet doit être réaffirmé et respecté », insiste-t-il par ailleurs. Cela témoigne de la nécessité de la réforme de l’administration territoriale en cours, justifie-t-il. Le département étant le cadre territorial de mise en œuvre des politiques publiques, il se doit d’être le terrain fertile de l’expression de la décentralisation. C’est pourquoi, fait observer le ministre, « nous devons mettre l’accent sur une coordination efficace des interventions de l’Etat dans les départements et sur l’enracinement de la démocratie notamment sur des projets structurants pour les communautés à la base ». Ces préalables élucidés, il s’est également fait le devoir de dévoiler ses attentes. Celles-ci reposent surtout sur la méthode de travail d’abord au niveau des préfets, ensuite entre les préfets et lui. Cette méthode de travail, le ministre la veut rationnelle, participative et constamment évaluée à l’aune des actions administratives et de développement. L’obligation de compte rendu, il en fait un devoir capital pour chacun des 12 préfets. Il a profité de cette séance pour mettre à la disposition des nouveaux préfets, des outils de travail notamment la loi sur les unités administratives et un recueil des textes de loi sur la décentralisation. Toujours dans la logique de doter les préfets des instruments indispensables à leurs fonctions, deux communications leur ont été présentées. La première sur « Rôle et responsabilités du préfet dans le contexte de la réforme de l’administration territoriale » et la seconde sur le plan départemental de coordination des actions de développement. Actualités 10 juin 2021


Wilfrid Houndjè, promoteur culturel: « Le Carnaval de Ouidah est conçu pour être une fête populaire »
On lui devait l’organisation du festival Kaletas, pour la valorisation des masques très usités en fin d’année par les jeunes enfants. Sauf que, entre-temps, dans le but de mieux faire, il est passé à un évènement plus grand, pensé pour Ouidah, mais rêvé pour tout le Bénin afin de donner un coup d’accélérateur au tourisme. Wilfrid Houndjè, promoteur culturel et désormais Délégué général du Carnaval international de Ouidah (Cio), parle de cet évènement dont il livre la charpente à travers cet entretien exclusif ! Vous projetez l’organisation du Carnaval international de Ouidah (Cio). Parlez-nous en ! Le Cio, c’est le Carnaval international de Ouidah. Il est conçu pour être un grand événement de rue, une manifestation et une fête populaire qui rassemble les peuples et les communautés au-delà des clivages culturels et identitaires. Il se veut être un condensé des couleurs culturelles et artistiques du Bénin, d’Afrique et de sa diaspora à travers un mixage harmonieux des rythmes, danses, masques, traditions et créations artistiques. Le Carnaval international de Ouidah mettra 4 000 acteurs de scène dans la rue pour produire un spectacle inédit. Il est né pour accompagner l’ambition du gouvernement béninois qui veut faire de la ville de Ouidah la première destination touristique en Afrique de l’Ouest. Le Cio est un projet culturel, artistique et touristique de grande attraction. Il est unique en son genre. Il se refuse d’être la copie d’un autre évènement au monde. Que peut-on savoir d’autre de cet évènement que vous ambitionnez grandiose ? Le Carnaval International de Ouidah va se tenir du 17 au 19 décembre 2021 dans la ville historique de Ouidah. Mais avant, les artistes peintres et graffeurs vont commencer la réalisation des fresques dès le 14 décembre pour finir le 19 décembre. Il aura lieu dans la commune de Ouidah au Sud du Bénin. Il va occuper plusieurs lieux de diffusion du produit culturel. Le Cio va se dérouler sous la forme d’œuvres d’art, d’échanges intellectuels, d’évènements de rue, de spectacles de scène, d’expositions, de fashion et de visites touristiques. Le Carnaval international de Ouidah est innovant, il apporte un masque nouveau, une création artistique contemporaine qui vient renforcer le marché des masques africains. Il s’agit du «Masque Python» qui vient faire honneur à toute la communauté Xwedah de Ouidah. Pour une première fois, le monde entier va voir ce masque qui fera tache d’huile dans l’histoire. Des pays étrangers sont-ils invités ? Oui, plusieurs pays du monde sont attendus à Ouidah pour cette première édition du Carnaval international de Ouidah. Le Togo, le Sénégal, le Congo, la France, la Belgique, Haïti, la Guadeloupe, la Martinique, Brésil, la Belgique, Cuba, le Venezuela, le Burkina Faso, la Chine, la Turquie pour ne citer que ceux-là seront de la partie pour différentes activités. Au nombre de celles-ci, le carnaval populaire (4 000 acteurs de scènes dans la rue en masques africains, en déguisements, sur fond de musiques et danses africaines), des spectacles d’attraction d’inspiration Vodun, des spectacles des masques africains (du Bénin, d’Afrique et de sa diaspora), un défilé de mode « Cio Fashion», une exposition d’œuvres d’art (peintures et photographies), un concert de musique Afro-beat, des fresques dans la ville de Ouidah… Pour la préparation, à quel niveau peut-on se situer ? Depuis un an et demi, le comité d’organisation du Cio est à pied d’œuvre. Nous sommes très avancés sur les préparatifs du projet : conception et réalisation des masques, accoutrements, pavoisement de la ville, rencontres des acteurs, des partenaires, communications, nous sommes très en avance. Nous sommes déjà à plus de quinze millions d’investissement sur fonds propres. A la date d’aujourd’hui, nous pouvons dire avec certitude que l’évènement est déjà téléchargé à plus de 75 %. Le reste, c’est juste mobiliser les ressources financières qu’il faut pour réaliser la partie évènementielle du projet. Quelle part prend le gouver-nement dans l’organisation ? Le Carnaval international de Ouidah est porté par un groupe de jeunes regroupés au sein de l’association Ouidah tourisme. Mais le gouvernement du président Talon est très attentif au projet. C’est un projet qui vient accompagner l’axe développement touristique du Programme d’action du gouvernement (Pag) à Ouidah. Donc, nous travaillons ensemble avec les directions techniques de plusieurs ministères afin que l’accompagnement du gouvernement du président Talon soit effectif et chose tangible. Au nombre des soutiens de l’évènement, il y a la ville de Ouidah avec son maire, certaines institutions internationales, l’Etat béninois, et quelques bonnes volontés. Nous bénéficions aussi de l’accompagnement de jeunes professionnels et volontaires. C’est le lieu de leur dire un grand merci et courage. Plusieurs dossiers sont déposés auprès des structures pour solliciter leur sponsoring, les discussions sont en cours, nous gardons l’espoir d’un aboutissement heureux de ces dossiers. Franchement, le maire actuel porte le projet à bras-le-corps avec nous. Le maire a délivré une lettre de recommandation du projet, beaucoup de facilités administratives pour nous. La mairie apportera sa contribution financière et aidera à la mobilisation des ressources. Les services techniques de la mairie nous assistent aussi. Y a-t-il une part de sacré dans ce carnaval ? Le Carnaval international de Ouidah est un évènement artistique, culturel et touristique ouvert au public de toutes obédiences religieuses. Ces spectacles et activités vont se dérouler sur les espaces et lieux publics. Néanmoins, une cérémonie Vodun sera au programme, une libation qui sera entièrement confiée aux hauts dignitaires du culte Vodun, et va se dérouler dans un lieu de culte traditionnel. Pour nous, le sacré ne sera jamais dans la rue. C’est notre option et les dignitaires Vodun sont d’accord et nous accompagnent sur ce projet porteur. Ouidah est la ville du chef de l’Etat. Est-il informé de l’organisation de ce carnaval ? Le président a certainement eu vent de ce projet. J’ai demandé à ses collaborateurs que je connais de l’informer et je pense qu’il va me recevoir afin que je lui transmette officiellement son invitation. Puisque pour nous, c’est sous son haut patronage que cette première édition du Carnaval international de Ouidah va se dérouler. Le Cio et le Pag à Ouidah sont liés. Quelle est la périodicité de l’organisation ? Le Carnaval international de Ouidah est un évènement qui va s’organiser tous les deux ans. Donc après l’édition de cette année 2021, le Cio vous donne rendez-vous pour décembre 2023. Pour l’organisation, nous avons déjà fait beaucoup d’étapes, et tant que l’activité n’est pas encore réalisée, nous allons continuer de travailler. Par exemple, organiser des rencontres d’information, de sensibilisation et de mobilisation à travers les lycées et collèges de Ouidah, à l’Université d’Abomey-Calavi, rencontrer les sages et notables de Ouidah, les dignitaires de culte, les groupements de femmes, les associations des jeunes et des artisans, lancer la grande communication du Cio, continuer sur la recherche de financement, etc. Un mot pour conclure cet entretien ! Je demande humblement au chef de l’Etat, le président Talon de nous apporter son soutien personnel et celui de son gouvernement, d’aider le projet à grandir pour que Ouidah soit la première destination telle qu’il le veut. Aux sponsors sollicités, je demande de donner une suite favorable. A la presse nationale et internationale, je demande un séjour de reportage culturel à Ouidah. Aux touristes, je dis de venir à Ouidah qui les attend. Quand la jeunesse veut, la jeunesse peut, ce projet, nous allons le réaliser. A bientôt à Ouidah, Ouidah vous attend ! Culture 10 juin 2021


Authentification des abonnés des opérateurs Gsm: Les acteurs échangent autour de la feuille de route du projet
Le projet d’authentification des abonnés des opérateurs Gsm à partir du numéro personnel d’identification sera bientôt opérationnel. Dans ce cadre, la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, le gestionnaire-mandataire de l’Agence nationale d'identification des personnes (Anip), Cyrille Gougbédji et les opérateurs Gsm, ont échangé autour des points saillants du projet, ce mardi 8 juin, à Cotonou. En marge de cette réunion, la ministre a visité le Centre national de personnalisation des titres d’identité, géré par l’Anip. Depuis 2019, un décret fait obligation aux opérateurs Gsm d’authentifier convenablement leurs abonnés. L’opérationnalisation de cette décision incombe à l’Agence nationale d'identification des personnes (Anip) sous la responsabilité technique du ministère du Numérique et de la Digitalisation. C’est dans ce cadre que la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, le gestionnaire-mandataire de l’Anip, Cyrille Gougbédji et les opérateurs Gsm ont tenu une séance pour discuter du projet, voir les points saillants de la feuille de route et prendre date pour l’avenir. « Sous peu, la population sera informée que pour acheter une carte Sim, il faut présenter une pièce d’identification portant le numéro personnel d’identification de la personne. Ça peut être le Certificat d’identification des personnes (Cip) que l’Anip délivre ou le Certificat que la Banque mondiale entend aider le Bénin à mettre à la disposition des gens gratuitement pour qu’ils puissent avoir la preuve de leur numéro personnel d’identification », précise le premier responsable de l’Anip. Pour les abonnés existants, une mesure transitoire sera mise en place, indique-t-on. Ensemble, ils ont donc fait le tour du projet, et noté avec satisfaction qu’il y a eu des avancées remarquables.
Désormais un Centre national de personnalisation
Après la rencontre, ils ont visité le Centre national de personnalisation des titres d'identité. Ce Centre de personnalisation de la carte nationale d’identité biométrique en République du Bénin est un projet phare du gouvernement dont l’opérationnalisation a été confiée à l’Anip. Ce mardi, la réception provisoire du système coïncide avec la descente de la ministre qui voudrait s’assurer que tout va pour le mieux. « Vous voyez au niveau administratif, nous faisons une réception provisoire du système et au niveau contrôle, la tutelle technique descend en même temps sur les lieux pour voir si tout est mis en place pour que finalement le Bénin puisse dire : j’ai mon Centre national de personnalisation des titres d’identité. Cela fait partie de la souveraineté de l’Etat. Un Etat souverain qui n’a pas son unité de personnalisation des titres sécurisés a quelque chose qui lui manque. Le Bénin a comblé ce déficit et peut désormais s’asseoir à la table de ceux qui ont des centres de personnalisation pour éditer par eux-mêmes leur titre d’identification des citoyens», s’est réjoui Cyrille Gougbédji. Désormais le Bénin peut donc imprimer par lui-même les cartes de ses citoyens. Le gestionnaire-mandataire remercie le gouvernement et les ministres qui ont appuyé la mise en œuvre de ce projet notamment la ministre du Numérique et de la Digitalisation. « J’en suis très satisfaite, j’ai pu voir que les installations des équipements ont été faites dans les règles de l’art, le dispositif est en place avec une capacité de production très satisfaisante, conforme à ce qui avait été prescrit et approuvé par le gouvernement. C’est le lieu de dire que la dynamique est en marche. Il y a eu le Ravip, il y a eu ensuite la promesse faite par le gouvernement que chaque Béninois aura droit à une identité numérique, et aujourd’hui, c’est cette dynamique qui est concrétisée par la mise en place de ce Centre », se félicite Aurélie Adam Soulé Zoumarou. Elle ne manque pas de rappeler l’enjeu pour le Bénin de se doter de son propre Centre de personnalisation afin d’affirmer sa souveraineté en matière d’impression des cartes de ses citoyens sur le territoire national et de donner à chaque citoyen une identité numérique conformément à la vision du président Patrice Talon.
Actualités 09 juin 2021


Lancement du programme ‘’Learn’’: Renforcer les bases d’un numérique durable avec les jeunes
Le Bénin prépare ses compétences futures dans le domaine du numérique. Cette ambition a pris corps, mardi 8 juin, à travers le lancement officiel du programme de formation et d’autonomisation de quarante jeunes dans le domaine du numérique dénommé ‘’Learn’’, par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Le programme est piloté par le Fonds d’appui à l’entrepreneuriat numérique (Faen) en partenariat avec l’Ecole de l’innovation et de l’expertise informatique (Epitech). Jeunes de 18 à 35 ans, êtes-vous motivés et passionnés par le numérique ? Le Programme ‘’Levier d’apprentissage pour la reconversion dans le numérique (Learn) est le vôtre ! Ce programme porte le rêve de la formation et de l’autonomisation des jeunes dans l’univers numérique, devenu incontournable de nos jours. C’est une initiative du gouvernement qui vise à offrir, chaque année, à des jeunes béninois recrutés sur toute l’étendue du territoire national, des bourses de formation dans le domaine du numérique. Elle promeut le « développement des compétences numériques et soutient l’accélération de l’impact social de la révolution numérique en cours au Bénin depuis 2016 ». « Nous voulons renforcer les bases d’un numérique durable, en faisant des jeunes des parties prenantes de la transformation numérique du Bénin. C’est pourquoi, nous avons pris la décision d’équiper, de former, d’héberger, de transporter et de faciliter l’insertion des jeunes dans ce secteur d’avenir à travers le programme ‘’Learn’’ », argumente Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Le développement Web et mobile sont privilégiés pour la première cohorte composée de quarante jeunes sur une période de six mois, soit deux semaines de remise à niveau en anglais, dix semaines de tronc commun et huit semaines de spécialisation en développement fullstack ou front-end. Les grandes entreprises à la recherche de ressources humaines de qualité immédiatement consommables dans le secteur du numérique auront désormais l’embarras de choix. « A travers ce programme, le gouvernement veut créer davantage de ressources humaines qualifiées dans le domaine du numérique, capables de servir dans les entreprises ou de développer leurs propres start-up », explique-t-elle. Le programme allie commodité et soutien aux bénéficiaires à travers la formation accélérée à un métier d’avenir dans le secteur du numérique, du matériel informatique, et l’accompagnement par des tuteurs qualifiés. Les non-résidents à Cotonou ont aussi la totalité des chances de bénéficier de cette formation. Le programme prend en compte «l’hébergement gratuit à Cotonou si le bénéficiaire réside à l’intérieur du pays, de même que le financement des frais de transport des lauréats résidant dans le Grand Nokoué », assure-t-elle. Le programme ‘’Learn’’ couvre tous les métiers d’avenir dans le domaine du numérique. Pour être éligible, il suffit d’avoir le niveau Bac ou de justifier de 5 années d’expérience professionnelle après le Brevet d’études du premier cycle (Bepc), peu importe la filière. « On peut être de n’importe quelle filière. Le plus important, c’est d’avoir un projet professionnel, de reconversion dans les métiers du numérique. Les débouchés de la première cohorte vont des métiers de développeur web fullstack, web back, consultant, au chef projet en passant par les métiers de développeur front-end, lead technique, intégrateur web », détaille la ministre. Le site web du Fonds d’appui à l’entrepreneuriat numérique https://faen.gouv.bj est le portail qui enregistre les inscriptions, allant du 8 au 24 juin 2021. Actualités 09 juin 2021


Passation de service à la préfecture de Cotonou: Alain Sourou Orounla déterminé à réussir sa mission
Le préfet du Littoral par intérim, Jean-Claude Codjia a passé le témoin à son successeur, Me Alain Sourou Orounla nommé en conseil des ministres du mercredi 2 juin 2021. La cérémonie de passation de service entre le préfet intérimaire et le nouveau s’est déroulée, jeudi 3 juin dernier, dans la salle de conférence de la préfecture du Littoral à Cotonou. La cérémonie de passation de service a commencé par un tête-à-tête entre les deux personnalités qui a duré plus d’une heure d’horloge. Au terme de ce tête-à-tête, le nouveau préfet a eu droit à une visite guidée dans quelques bureaux de la préfecture du Littoral. A la fin de cette visite guidée, le préfet du Littoral par intérim, Jean-Claude Codjia et le préfet entrant, Me Alain Sourou Orounla, ont apposé leurs signatures sur les documents officiels, consacrant ainsi l’installation du nouveau préfet dans ses fonctions. Les deux personnalités se sont rendues dans la salle de conférence de la préfecture où attendaient les invités dans le cadre de la cérémonie de passation de service. Trois speechs ont focalisé l’attention des convives et curieux présents sur les lieux. Le premier est celui du préfet du Littoral par intérim, Jean-Claude Codjia qui, d’entrée de jeu, a exprimé toute sa gratitude au président de la République, Patrice Talon pour cette confiance renouvelée envers sa modeste personne. II a souligné que les deux ans quatre mois passés au poste en qualité de préfet du Littoral par intérim ont été une surprise pour lui. Car, a-t-il fait remarquer, il n’imaginait pas l’intérim durer un tel temps. Mais, grâce à sa volonté d’une part, et à la franche collaboration de ses agents qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes d’autre part, il est arrivé à bon port. Il saisit l’opportunité pour exprimer toute sa reconnaissance à cette équipe qui l’a accompagné et prier que le Seigneur accompagne le préfet entrant afin qu’il puisse obtenir les résultats escomptés. Pour sa part, Me Alain Sourou Oroula, ragaillardi par le discours de son aîné, s’est confondu en remerciements. Il a rendu hommage au président de la République, Patrice Talon qui a pensé à lui pour conduire les destinées de la préfecture du Littoral. Il a rassuré le président de la République que la panique ne va pas le faire trembler au point de l’empêcher d’accomplir efficacement sa mission. Car, a-t-il indiqué, la ville de Cotonou, capitale économique, est la vitrine du Bénin. C’est la raison pour laquelle il se battra bec et ongles pour rendre Cotonou attrayante, a-t-il poursuivi. Il invite le personnel à rester dans sa vision afin que la mission assignée puisse être accomplie dans une ambiance conviviale. Le représentant du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale a rappelé au préfet entrant les tâches qui l’attendent désormais. Selon lui, en plus d’être le représentant de chaque ministre pris individuellement, le préfet est le relais entre l’administration communale et centrale puis assure la sécurité et le maintien de l’ordre du département. Après la réception de la clef du département du Littoral des mains de son prédécesseur par Me Alain Sourou Orounla la cérémonie de passation de service a pris fin par la revue de troupes de la Police Républicaine. Roger DOUBOGAN Actualités 08 juin 2021


Lutte contre le chômage des jeunes: La stratégie de l’espoir
Adapter les curricula de formations aux besoins réels du marché de l’emploi. Cette thérapie du gouvernement contre le chômage des jeunes diplômés, se concrétise par plusieurs actes, notamment l’introduction de mesures novatrices dans la Stratégie nationale d’enseignement et de formation technique et professionnelle (Sneftp) dont la mise en œuvre nourrit les espoirs des jeunes. « Notre système éducatif forme la plupart de nos enfants au chômage et n’offre pas à notre économie la main-d’œuvre qualifiée dont elle a besoin pour se développer et créer de la richesse ». Ainsi s’exprimait le président Patrice Talon lors de son discours sur l’état de la nation en décembre 2020. L’approche de solution salvatrice est qu’il faut former les diplômés en fonction des besoins réels du marché de l’emploi. Le diagnostic sur le chômage galopant est donc posé. Il faut alors changer de fusil d’épaule pour inverser la courbe du chômage des jeunes au Bénin. Et c’est ce à quoi s’attèle le gouvernement du président Patrice Talon. Pour mieux appliquer sa thérapie, l’Exécutif béninois décide de couper le mal à la racine en introduisant des innovations majeures dans la Stratégie nationale d’enseignement et de formation technique et professionnelle (Sneftp). Au dire du secrétaire général du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Coffi André Adanyossi, l’amélioration de l’insertion professionnelle des diplômés à travers l’opérationnalisation de ladite Stratégie vise à inverser la tendance actuelle du chômage en orientant au moins 70 % des finissants du premier cycle de l’Enseignement secondaire général vers les spécialités de formation au niveau des Etfp. La mise en œuvre de la Snestfp a permis, entre autres, l’amélioration du cadre institutionnel et organisationnel du sous-secteur, la formation en gestion d’entreprise de 1392 maîtres artisans et chefs d’entreprises, et de 575 jeunes, la formation en création d’entreprise de 205 jeunes. Il y a également le recrutement de 60 élèves professeurs certifiés dont 24 ont été en formation à l’extérieur pour le compte de la rentrée scolaire 2020-2021, le repositionnement du secteur privé économique comme principal acteur dans l’expression des besoins de formations et dans la gouvernance académique, administrative et financière des établissements, la définition par le secteur privé des besoins de formation et des priorités de chaque filière de formation à travers l’installation des Commissions techniques sectorielles du cadre national de concertation pour la promotion de l’Eftp. L’on n’omet pas l’orientation des curricula dans le sens de prioriser le format métier plutôt que le format filière (trop dominant dans les programmes de formation actuels) en se basant sur les secteurs prioritaires, l’intégration des compétences relatives à l’entrepreneuriat, au numérique et à la langue anglaise dans l’élaboration des curricula de formation, la mise en route de nouveaux outils d’inspections pédagogiques pour l’amélioration quantitative et qualitative de l’inspection, le développement du système de validation des acquis de l’expérience dans le domaine des Estfp. Plus de lycées La Snestfp prévoit la réhabilitation et la construction d’infrastructures adéquates pour l’atteinte de l’objectif fixé. En décembre 2020, dans son discours sur l’état de la nation, le président Patrice Talon a annoncé le remplacement de la majorité des établissements secondaires et universitaires actuels par des collèges, des lycées et des écoles supérieures techniques et professionnels. « Il sera construit une centaine de lycées techniques et d’écoles de métiers de référence, dont plus de la moitié d’ici à la fin de l’année 2023 », poursuit le chef de l’Etat lors de son investiture. Dans ce cadre, l’Exécutif béninois bénéficie du soutien de ses partenaires à l’instar de la Banque africaine de développement (Bad). L’institution financière a, en effet, décidé d’accompagner la rénovation/réhabilitation de cinq lycées techniques agricoles, trois lycées techniques industriels et un centre de formation professionnelle et d’apprentissage à travers la phase I du projet de développement des compétences pour l’emploi dans ses secteurs prioritaires (Pdcesp, phase I). Ledit projet vise à offrir une formation de qualité aux jeunes en lien avec les besoins du marché dans les secteurs de l’agriculture et de l’énergie et à mettre en place un environnement favorable pour l’insertion professionnelle des jeunes formés. D’autres bailleurs sont aussi aux côtés du gouvernement pour soutenir la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’enseignement et de formation techniques et professionnels. Une Stratégie qui nourrit désormais les espoirs des jeunes diplômés. Actualités 08 juin 2021


Chambre consulaire régionale de l’Uemoa: L’Ivoirien Daouda Coulibaly élu président
Daouda Coulibaly est le nouveau président de la Chambre consulaire régionale de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Ccr-Uemoa). Le choix a été porté sur lui pour succéder au Burkinabé Abdoulaye Sory, lors de la vingt-et-unième session de l’Assemblée générale mixte de l’institution, tenue lundi 31 mai dernier à Abidjan en Côte d’Ivoire. Il a un mandat de trois ans. Daouda Coulibaly est le directeur général de la Société ivoirienne des banques (Sib) et président de l'Association professionnelle des banques et établissements financiers de Côte d'Ivoire (Apebi-Ci). Sur proposition du président élu, trois nouvelles commissions ad hoc ont été créées : « Immobilier», « Lobbying et partenariat » et  « Industrialisation », en plus des trois commissions techniques qui composent la Chambre. Organe consultatif ayant son siège à Lomé au Togo, la Ccr-Uemoa regroupe les chambres consulaires nationales, les associations professionnelles et les organisations patronales des États membres. C’est le lieu privilégié de dialogue entre l'Union et les principaux opérateurs économiques. Elle est chargée de réaliser l'implication effective du secteur privé dans le processus d'intégration de l’Uemoa par la participation à la réflexion sur le processus d'intégration et la mise en œuvre des réformes (commerciales, fiscales, douanières, sociales), la promotion des échanges commerciaux et des investissements dans l’Union et l'appui technique aux chambres consulaires nationales et à leurs autres membres.   Economie 08 juin 2021


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