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Nouvelles

Cep 2021: Les épreuves lancées à Ina dans le Borgou
Les candidats à la conquête du premier diplôme scolaire qui sanctionne la fin des études primaires planchent, depuis hier, sur toute l’étendue du territoire national. Dans le Borgou, c’est au Complexe scolaire Ina, à Bembèrèkè, que le lancement officiel de l'examen du Cep, session de juin 2021, a été effectué. L’arrondissement d’Ina dans la commune de Bembèrèkè, était à l’honneur hier, à l’occasion du lancement officiel de l’examen du Cep, session de juin 2021, au niveau du département du Borgou. Pour doper le moral des candidats de son département, c’est au Complexe scolaire de la localité où composent 349 apprenants répartis dans 12 salles, que le préfet Djibril Mama Cissé s’est rendu. L’occasion lui a permis de les mettre en confiance. Dans le Borgou, 23 589 candidats dont 11 595 filles sont inscrits à cet examen. Ils sont répartis dans 74 centres de composition. A l’instar de leurs homologues des autres départements, ils vont être, quatre jours durant, évalués sur leurs connaissances. L’Epp Albarika de Parakou abrite le plus grand centre du département avec 724 candidats inscrits. Quant au plus petit avec pour effectif 108 candidats, il se trouve à Sontou, dans la commune de Pèrèrè. Par rapport à l’année dernière, l’effectif des candidats a connu une augmentation. Toutefois, le nombre de centres est resté le même. De nouveaux centres n’ont donc pas été ouverts au cours de la présente session de juin 2021. S’agissant des difficultés, confie le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire du Borgou, Jacob Toudonou, elles se sont beaucoup plus posées dans certains centres à l’intérieur du département qui ont dû être transférés au niveau des collèges des localités concernées. En effet, compte tenu de la pandémie de la Covid-19, les candidats doivent être classés un par table pour composer. Mais à l’intérieur du département, des complexes scolaires ne disposent pas de mobiliers suffisants. Après Ina, le préfet et les membres de sa délégation se sont rendus au Centre de promotion sociale des aveugles à Parakou. Ils étaient également chez les sourds à Tibona. C’est pour s’enquérir du bon déroulement de l’examen dans ces centres. Au plan communal à Parakou, c’est à l'Epp Wokodorou que le maire Inoussa Chabi Zimé a procédé au lancement de l’examen. Il a encouragé, puis exhorté à plus de concentration les 537 candidats qui composent au niveau de ce centre. Les candidats lui ont promis de donner le meilleur d'eux-mêmes afin que la ville de Parakou soit parmi les premiers au plan départemental. Comme l’année dernière, des gels hydroalcooliques pour se désinfecter les mains ont été mis à la disposition des candidats au niveau de tous les centres de composition par le gouvernement. Sur les lieux, un accent a également été mis sur le respect des règles de distanciation sociale et du port de masques. Education 08 juin 2021


Théâtre: « Les trois petits vieux qui ne voulaient pas mourir »
Le spectacle ne dure pas plus de 45 minutes. Sa fin laisse le spectateur quelque peu sur sa faim. Lui qui, sans doute, voulait en savoir un peu plus sur ‘‘Les trois petits vieux qui ne voulaient pas mourir’’, titre d’une pièce de théâtre jouée il y a quelques jours à Lobozounkpa (Le Centre). Un jour comme tous les autres, Ernest, Stanislas et Désiré se réveillent de bonne humeur. Ils se chamaillent un peu mais pas plus que d’habitude. Arrive une lettre : « Aujourd'hui, c'est le dernier jour. Votre vie est finie.» Les trois petits vieux décident de faire comme si de rien n'était. Pas de lettre, pas de mauvaise nouvelle. Et puis d'abord, d'où vient-elle ? Qui est-ce qui décide ? Et pourquoi aujourd'hui ? C'est tout simplement impossible. Les trois amis n'ont absolument pas le temps de mourir. Cette lettre bouleverse leur quotidien et marque le début d’une succession d'actions ; de questionnements autour de la mort, un mystère qui transcende toute certitude. Pourquoi mourir ? D'où vient-on ? Où va-t- on ? Sur scène, Casimir Agbla alias Dom-Dom, Réanatou Abdoulaye et Delphine Kanou. Le spectacle est créé vers la fin de 2018. Il a été joué pour la première fois au Niger sur le festival Émergence avant d’être présenté à l’Institut français de Cotonou, puis deux fois au Burkina Faso sur le festival la Ruche et Fitmo et à Lomé. Le spectacle était retenu pour les semaines culturelles béninoises en Allemagne mais le voyage n'a pu être effectué en raison de la pandémie du Covid-19, mais il est toujours en attente, selon l’un des comédiens. « En choisissant de créer la pièce ‘‘Les trois petits vieux qui ne voulaient pas mourir...’’ nous avons voulu, avant tout, ne pas rester les bras croisés et voir les enfants souffrir du manque d'information et de communication des adultes », explique Casimir Agbla alias Dom-Dom. La vie est une suite de questionnements que l’homme, depuis la nuit des temps, essaie de comprendre. Qui est-on? - D'où vient- on? - Où va-t-on ? - Pourquoi meurt-on ?... Ces questions qu’on ne finit pas de se poser. Ainsi pourrait-on résumer cette pièce qui rapporte les questionnements quotidiens de chaque humain. Les rires approbateurs, les applaudissements sporadiques du public constituent autant d’éléments qui témoignent que le public n’est pas en marge de la problématique de cette pièce. Doutes, inquiétudes, questionnements, joie et peine… Tout passe à travers cette « petite pièce » qui n’est autre qu’une suite de questionnements. La tenue scénique des trois comédiens laisse entrevoir des carrières prometteuses. Si cette pièce a vu le jour, c’est parce que les trois comédiens faisaient partie de la même promotion, la quatrième (Thierry Pariente) à l'Ecole internationale de théâtre du Bénin. « Vers la fin de notre formation, sur demande de notre metteur en scène, nous devrions produire de petites formes de spectacles pour jouer dans les hôpitaux, les camps de réfugiés, les prisons pour mineurs au Niger. C’est de là que nous trois avions décidé de créer ce spectacle qui avait retenu notre attention. Après l’obtention de notre licence professionnelle en arts et techniques de théâtre, nous avons décidé de poursuivre », indique Dom-Dom. Culture 07 juin 2021


Médecine, politique, solidarité féminine…Dr Koubourath Osseni, une vie au service de la République
Son parcours émerveille. Dr Kadidjat Koubourath Anjorin épouse Osseni a une vie bien remplie. De la médecine aux diverses fonctions politiques, l’ancienne grande chancelière de l’Ordre national du Bénin a servi la République avec engagement, ouverture d’esprit et sens de responsabilité. Elle est l’une des grandes figures féminines africaines de la période précoloniale dont le Bénin profite toujours de la longue et riche expérience. Elle, c’est Dr Kadidjat Koubourath Anjorin épouse Osseni, médecin de profession, cheffe d’entreprise, acteur politique, militante des droits de la femme, ancienne députée à l’Assemblée nationale, ancienne ministre. Récemment, elle a occupé le poste de grand chancelier de l’Ordre national du Bénin. C’est d’ailleurs dans cette fonction qu’elle se fera davantage connaître de la jeune génération. Son entourage la décrit comme une brave femme qui ne privilégie que le sens du service public, le travail bien fait, le vivre-ensemble, l’amour du prochain et la prospérité partagée. Née le 23 avril 1947 à Porto-Novo, Dr Kadidjat Koubourath Anjorin Osseni passe la majeure partie de son cursus scolaire et universitaire dans des pays de la sous-région. Elle fit ses études primaires à Bamako (Mali), à Tahoua (Niger), à Kayes et à Sikasso (Mali). C’est à l’Ecole primaire publique de Sikasso qu’elle décroche son entrée en sixième en 1960. Elle enchaîne avec ses études du premier cycle du secondaire au collège des jeunes filles de Markala au Mali. Comme la plupart de ses camarades à l’époque, la jeune collégienne est témoin de l’effervescence des indépendances des pays de l'Afrique occidentale française. Une période gravée dans sa mémoire qu’elle se fait parfois le plaisir de conter aux jeunes générations. En 1964, elle obtient son Brevet d’études du premier cycle. Son goût pour les sciences et techniques l’amène à poursuivre le second cycle en série scientifique au lycée des jeunes filles John F. Kennedy à Dakar au Sénégal. Quatre ans plus tard, Dr Kadidjat Koubourath Anjorin Osseni revient au bercail, poussée à bout par la grève de mai 1968 au pays de Léopold Sédar Senghor. Elle regagne alors Cotonou sans le précieux diplôme qu’elle convoitait. C’est finalement au Bénin, en 1969, que la jeune terminaliste va décrocher son baccalauréat série D avec mention. La même année, elle intègre la faculté de médecine de l’Université nationale du Bénin (actuelle Université d’Abomey-Calavi) et y fit ses études supérieures jusqu’en 1975. Elle part ensuite au Togo pour pratiquer la médecine interne de septembre 1975 à juin 1977 à l’Université du pays (hôpital de Lomé-Tokoin). Le 24 juin 1977, Dr Kadidjat Koubourath Anjorin Osseni décroche avec brio son doctorat en médecine, et devient la première femme à obtenir ce grade universitaire dans son domaine à la faculté de médecine du Togo. Le jury lui décerne la mention très bien avec félicitations.
Une vie pleine
Après son doctorat, Dr Kadidjat Koubourath Anjorin Osseni regagne le Bénin pour y consacrer sa vie à servir les autres. Elle est d’abord nommée médecin chef du centre médical d’Avrankou de 1977 à 1978, ensuite médecin chef du centre médical de Cotonou de 1978 à 1979 puis, médecin en pédiatrie au Centre hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou de 1979 à 1981. Jeune médecin, elle était passionnée par la chose politique. Son activisme dans l’arène politique nationale lui profite en 1991 à la suite des premières législatives organisées sous l’ère du Renouveau démocratique. Dr Anjorin Osseni est élue députée à l’Assemblée nationale, première législature. Le 8 septembre 1993, elle dépose ses écharpe et pin’s d’élue du peuple pour faire son entrée au gouvernement du président Nicéphore D. Soglo. Le chef de l’Etat lui confie à l’époque le ministère du Travail, de l’Emploi et des Affaires sociales. Elle devient ainsi l’une des rares femmes ministres ayant servi sous le premier président élu du Renouveau démocratique. Elle conduit les destinées du ministère pendant deux ans. En 1997, elle est nommée consul honoraire du Mali au Bénin puis, de 1999 à 2004, elle fut membre du Conseil économique et social (Ces). En 2009, Dr Kadidjat Koubourath Anjorin Osseni est promue à la tête de la grande chancellerie de l’Ordre national du Bénin. Là, va démarrer une nouvelle expérience pour elle. L’ancienne ministre de Nicéphore D. Soglo est la première femme nommée à ce poste. Elle est aussi l’une des rares citoyennes béninoises reçues dans plusieurs Ordres nationaux de pays africains et occidentaux. Elle passera dix ans, soit deux mandats successifs de cinq ans, à la tête de la grande chancellerie (mars 2009 - mars 2019). Conformément aux textes de l’institution, elle n’est plus éligible à ce poste mais de façon exceptionnelle, le président Patrice Talon lui accorde une rallonge de deux ans. « Moi, j’ai fini mon mandat depuis mars 2019. Et j’ai été voir le président en lui disant que j’ai fini, je dois partir, j’ai ramassé mes affaires. Et il a dit non reste, on verra après. C’est pour cela que j’ai fait deux ans en plus », explique-t-elle à la faveur d’une interview avec un groupe de journalistes, mercredi 12 mai dernier. En réalité, son mandat a été prorogé compte tenu des réformes politiques en cours à l’époque avec la création du poste de vice-président de la République qui est d’office le grand chancelier. En dehors de la médecine et de la politique, Dr Kadidjat Koubourath Anjorin Osseni se bat aussi pour la défense des droits de la femme africaine en général et béninoise en particulier. Elle est élue respectivement en 1992 et 1994, présidente de la Fédération nationale des associations des femmes du Bénin (Fnafb) et présidente du Réseau national pour la parité (Renap). L’ancienne ministre est également membre fondatrice, en 1996, de l’Association internationale femmes Afrique solidarité (Fas) dont le siège est à Genève en Suisse, et membre du Soroptimist international (Si) Club doyen de Cotonou dont elle a assuré la présidence de 2008 à 2010.
Devoir accompli
Son bilan à la tête de la grande chancellerie est remarquable. Entre autres, 4803 dossiers ont été étudiés. D’un autre côté, elle assure avoir apporté sa touche féminine à la gestion de l’institution. « Il n’y avait que des hommes qui étaient là tout le temps. Une femme est arrivée donc forcément ça change… Je ne voudrais pas commencer par dire que c’est moi qui ai fait ci, c’est moi qui ai fait ça, mais la touche féminine est toujours là », fait-t-elle observer lors de cet entretien avec la presse. D’une manière générale, elle part de la grande chancellerie avec le sentiment du devoir accompli. « En mon for intérieur, j’ai le sentiment d’avoir accompli ma mission. Ça, je vous l’avoue. Je ne me vante pas. Je ne me décerne pas un satisfecit mais je n’ai pas l’impression que ce soit du travail non achevé que j’ai fait… Peut-être que tout le monde n’est pas satisfait mais moi j’ai fait honnêtement ce que j’ai pu », assure-t-elle. Des propos que ses collaborateurs confirment. Ils demeurent tous convaincus que si la grande chancellerie s’est montrée beaucoup plus active et visibile ces douze dernières années, c’est bien sûr grâce au leadership et au management de leur ancienne patronne. Des difficultés dans l’exercice de ses fonctions, la grande chancelière dit n’en n’avoir pas rencontré assez. Le seul problème auquel elle et son équipe étaient confontés est d’ordre financier. « Nous n’avons pas un budget autonome. Ça c’est très embêtant pour nous. Ça nous retarde un peu dans ce que nous faisons. Mais on a fait avec…», déclare-t-elle avec un large sourire.
Management
Au service, en famille et dans la vie courante en général, la réputation de cette femme engagée est bonne. A la grande chancellerie, nombreux sont ses collaborateurs qui témoignent de son leadership et de ses compétences managériales extraordinaires. Ils apprécient l’ambiance de travail avec elle. Madame « a reçu une éducation purement sahélienne, ce qui fait qu’elle met tout en œuvre pour que l’harmonie règne au sein du personnel, pour que le vivre-ensemble soit… C’est ma seconde maman… C’est une femme qui motive beaucoup… Chaque fois quand il m’arrive de baisser les bras compte tenu de certaines situations, elle trouve toujours les mots et les moyens pour me motiver…», affirme Arielle Kinsou, son assistante à la grande chancellerie. Dr Kadidjat Koubourath Anjorin Osseni est reconnue pour être toujours à l’écoute du personnel de son administration. Et « quand il faut vous célébrer, elle vous célèbre. Quand il faut vous réprimander, elle le fait avec la rigueur qu’il faut», assure Patrick Sidokpohou, chef service technique à la grande chancellerie, qui depuis 2011 travaille à ses côtés. Cet ancien journaliste à la Télévision nationale raconte plusieurs anecdotes pour étayer son propos. Comme sa collègue Arielle Kinsou, Patrick Sidokpohou relève: « Quand elle vous réprimande, la minute d’après, vous passez à autre chose…Elle n’est pas du genre à vous répéter vos fautes ». L’ancienne grande chancelière n’a pratiquement pas de répit pour le travail, selon ses collaborateurs. Même durant ses congés, elle prend des dispositions pour éviter la lenteur administrative. « Je ne sais même pas si elle profite vraiment de ses congés. Grâce à elle, j’ai compris que si l’administration béninoise est lente, c’est bien à cause de nous-mêmes…», affirme Arielle Kinsou qui a passé huit ans aux côtés de l’ancienne grande chancelière. Huit années au cours desquelles elle ne retient que des choses positives de sa patronne. La jeune dame dit ne pas regretter son expérience aux côtés de sa «seconde maman ». « Si c’était à refaire, je le referais », confie-t-elle, émue. A chaque cérémonie de réception de récipiendaires dans l’Ordre national, ses collaborateurs détectent toujours un point positif chez leur patronne et reçoivent également un enseignement de plus. L’une des choses qui fascinent Patrick Sidokpohou chez l’ancienne grande chancelière, c’est sa facilité, au pupitre, à trouver les mots justes pour revenir à son discours si entre-temps elle a eu à ouvrir des parenthèses. Que de choses positives à retenir de cette amazone nationale. D’autres témoignages illustrent bien le fait, et leurs auteurs assurent qu’il s’agit de propos sincères et non des fleurs jetées à l’endroit de leur ancienne patronne.
Société 07 juin 2021


Passation de service à la préfecture de Kandi: Mohamadou Moussa passe le témoin à Ahmed Bello Ky-Samah
Nommé en Conseil des ministres, mercredi 2 juin dernier, en remplacement de Mohamadou Moussa, le nouveau préfet du département de l’Alibori, Ahmed Bello Ky-Samah, a pris service, vendredi 4 juin dernier à Kandi. Le nouveau maître de la préfecture de Kandi s’est lancé des défis à relever avec le soutien des populations du département. La salle de réunion de la direction départementale de la Santé sise à l’hôpital de zone de Kandi a servi de cadre, vendredi 4 juin dernier, à la passation de charges entre Ahmed Bello Ky-Samah et Mohamadou Moussa, respectivement préfets entrant et sortant. Pendant que l’histoire va retenir que son prédécesseur aura été le tout premier préfet que le département de l’Alibori a connu, le nouveau se lance déjà des défis à relever. Les défis, Ahmed Bello Ky-Samah, les a identifiés au niveau de l’éducation, du développement social et dans bien d’autres domaines. Il a alors appelé les populations du département à fédérer leurs énergies. Avec Mohamadou Moussa, le département de l’Alibori a connu une tutelle apaisée. C’est tout à son actif, après cinq années passées à sa tête. Il a invité son successeur à continuer le travail avec les responsables des services déconcentrés de l’Etat et les cadres de la préfecture afin d’élargir les horizons de développement du jeune département que constitue l’Alibori. « Le Bénin avance et l’Alibori ne va pas rester en marge de cette évolution », a-t-il indiqué. La cérémonie a connu la présence des maires des communes du département, ainsi que des membres de la Conférence administrative départementale de l’Alibori. Actualités 07 juin 2021


Enseignements secondaire, technique et formation professionnelle: Les chantiers qui attendent le ministre Kouaro Yves Chabi
Désormais aux commandes du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Kouaro Yves Chabi poursuivra, entre autres, deux grands chantiers hérités de son prédécesseur, Mahougnon Kakpo. Le premier est relatif à l’accomplissement de la vision du chef de l’Etat pour l’Etfp et le second a trait à la formation et la gestion des personnels enseignant et administratif. Les principales actions à poursuivre ou à mettre en œuvre par le nouveau ministre Kouaro Yves Chabi dans son sous-secteur, celui des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, sont de deux ordres. A en croire le secrétaire général du ministère, Coffi André Adanyossi, il s’agit d’actions au profit des lycées et collèges, et des enseignants de sorte à accomplir la vision du chef de l’Etat, Patrice Talon, pour l’Enseignement technique et la formation professionnelle. Ainsi, le ministre va poursuivre la mise en œuvre du projet de construction d’une centaine de lycées thématiques aux normes internationales dans toutes les communes du Bénin. Il va œuvrer pour la couverture intégrale de l’effet financier des mesures de gratuité de la scolarisation des filles au 1er cycle des lycées et collèges, la construction d’infrastructures scolaires dans les établissements de tous les départements, l’achèvement des chantiers de construction lancés sur le projet Soutien à l’Enseignement Secondaire (SenS) visant à construire et équiper 170 modules de 4 salles de classe et 340 blocs de latrines à quatre cabines dans 96 établissements de l’Enseignement secondaire général. Comme chantiers à poursuivre sur le terrain, il y a également la réforme relative à la vie scolaire (les équipes « Vie scolaire » et projets d’établissement), la mise en œuvre du plan décentralisation et déconcentration, la conception des matériels didactiques pour la formation à la carte avec un accent sur le socle commun de compétences, l’élaboration de lexiques spécialisés pour les différents corps de métiers en langues nationales.
Autres défis
Il y a aussi la mise en place de bibliothèques numériques en langues nationales au profit des communautés villageoises et de tous les acteurs de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, la mise en place des intrants didactiques dans le cadre du projet Arch formation, la préparation de la rentrée scolaire 2021-2022, la mise en œuvre du projet d’appui à la relance de l’Etfp, pour ne citer que ces actions. Le second grand chantier qui se dresse devant Kouaro Yves Chabi est relatif à la formation et la gestion des personnels enseignant et administratif. En effet, le ministre va, entre autres, se pencher sur l’évaluation du rapport sur les aspirants au métier d’enseignant, le renforcement du dispositif de gestion des carrières des agents, l’élaboration du cadre organique et du plan de formation du personnel administratif du ministère, le renforcement qualitatif de l’encadrement des apprenants par la poursuite de la formation des enseignants et de nouveaux inspecteurs ainsi que le renforcement de l’inspection pédagogique déconcentrée, la formation des Ace 2008 n’ayant pas atteint le seuil minimal de compétences à l’évaluation diagnostique et le renforcement de la base de données des aspirants au métier d’enseignant. Il s’agit certes de chantiers fastidieux mais pas impossible à concrétiser. En la matière, Kouaro Yves Chabi a déjà fait part de son engagement et sa détermination à concrétiser la vision du président Talon, qui est de promouvoir l’Etfp de sorte à inverser la courbe du chômage galopant des jeunes diplômés. Ce qui permettra de redonner au sous-secteur ses lettres de noblesse.
Education 07 juin 2021


Lutte contre la Covid-19: Joseph Djogbénou invite les Béninois à se faire vacciner
Dans le cadre de la rencontre d’échanges tenue, vendredi 4 juin dernier, avec le représentant résident de la fondation Friedrich Ebert et les Jeunes leaders du Bénin, Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, a appelé les Béninois à se faire vacciner contre la Covid-19. Une manière selon lui, de donner une chance à la vie. Joseph Djogbénou appelle les Béninois à se faire vacciner contre le coronavirus. Son invite intervient à l’occasion de la rencontre tenue entre lui et les Jeunes leaders du Bénin. « Je veux demander à vous jeunes et à vos parents de saisir cette opportunité de se faire vacciner gratuitement », a plaidé le président de la Cour constitutionnelle. Il affirme que les Béninois ne peuvent se laisser aller à la rumeur et qu’il faudrait qu’ils se fassent vacciner contre la Covid-19 afin de renouer avec la vie. « La vie doit triompher de tout. Si nous devrions rester dans l’état d’il y a quelques semaines encore, vous ne seriez pas au nombre que vous êtes dans cette salle. L’être humain est un être de contact », note-t-il. Il souligne que tous ceux et celles qui doutent des solutions actuelles n’ont pas encore vu l’un des leurs mourir du vaccin. « Vous qui avez des pépés et des mémés et qui sont dans la tranche d’âge et dans les conditions telles que le vaccin pourrait leur faire échapper les difficultés de la contamination, si vous êtes chrétiens, c’est votre devoir. Si vous êtes musulmans, c’est votre devoir et si vous êtes citoyens, c’est votre devoir de citoyen de faire en sorte que ces personnes se vaccinent », recommande-t-il. Actualités 07 juin 2021


Reboisement inter-forces à la plage de Sèmè: 800 plants de cocotiers pour restaurer l’écosystème
La plage de Sèmè, un espace à écosystème fragilisé, a servi de cadre aux manifestations de la Journée mondiale de l’environnement couplée avec la 9e édition du reboisement inter-forces, samedi 5 juin dernier. Les différentes forces militaires et paramilitaires ainsi que les autorités du ministère du Cadre de vie et du Développement durable ont profité de cette journée pour mettre en terre huit cents plants de cocotiers qui serviront à restaurer cet écosystème. La Journée mondiale de l’environnement édition 2021 a été commémorée, samedi 5 juin dernier au Pk 18, précisément à la plage de Sèmè-Podji autour du thème « Restauration des écosystèmes». Elle a été couplée avec la 9e édition du reboisement inter-forces et a eu pour activité phare, la mise en terre de huit cents plants de cocotiers sur une superficie de cinq hectares. Le gouvernement a décidé de reboiser les berges des côtes béninoises au moyen du cocotier, précise le directeur général des Eaux, Forêts et Chasse, le conservateur principal des Eaux et Forêts Rémi Hèfoumè. Le choix des cocotiers s’inscrit dans le cadre d’un projet beaucoup plus vaste constitué de deux grandes phases, selon les explications de Adolphe Adjanohoun, directeur général de l’Institut national de recherche agricole du Bénin. La première consiste à embellir la bande côtière et la seconde vise à contribuer à l’essor de la filière coco au Bénin. Dans ce cadre, informe Adolphe Adjanohoun, l’Inrab a eu pour tâche de mettre à disposition le matériel végétal nécessaire. Ce matériel est constitué de 510 000 plantules de grandes germées de cocotier grand ouest-africain, 20 000 plantules de coco hybride qui produit beaucoup plus et 5 000 plants de palmiers royaux. « L’idée des autorités est de faire un mélange savant, un arrangement spatial qui va rendre jolie la plage. C’est pourquoi ces trois types de matériel ont été choisis », a-t-il détaillé. Le directeur général de l’Inrab a rassuré que les plants mis en terre sont adaptés à l’écosystème de la plage. Mieux, ils contribueront à le renforcer et à lutter contre l’érosion côtière.
Engagement citoyen en faveur de l’environnement
Martin Aïna Pépin, directeur général de l’Environnement et du Climat, fait savoir que le site choisi est un écosystème très fragilisé par les effets néfastes des changements climatiques exacerbés aussi par les actions anthropiques. Selon ses explications, le gouvernement du Bénin a fait l’option de la restauration des écosystèmes depuis 2017 avec un focus sur les 125 kilomètres de bande côtière dont dispose le Bénin pour un nettoyage et une sécurisation permanente. Le directeur général de l’Environnement et du Climat a confié que le Bénin a profité de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement pour réconcilier les hommes avec leur écosystème. « Le gouvernement, dans son projet de plantation de cocotiers va reboiser les 125 kilomètres de côtes et ce projet s’intègre très largement dans le plan d’aménagement opérationnel qui est en cours actuellement et qui nous permettra de donner plus de visibilité à nos côtes », a rassuré Martin Pépin. Le contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho, chef d’état-major général des armées, félicite tous les hommes en uniforme qui depuis 2012 ont pris l’engagement de contribuer à la restauration du couvert forestier à travers le reboisement inter-forces. Il s’agit, selon lui, d’une initiative qui vise à marquer l’engagement des militaires et paramilitaires dans la lutte pour la protection de l’environnement. Le général Patrick Jean-Baptiste Aho confie par ailleurs que la restauration de l’écosystème est urgente car la survie de l’humanité en dépend. C’est d’ailleurs ce qui sous-tend la vision du chef de l’État qui a engagé beaucoup d’actions dans ce sens, selon José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Entre autres, le ministre a évoqué la restauration des écosystèmes du Bénin démarrée depuis 2016, la protection de la côte béninoise contre l’érosion marine achevée à 75 %, la préservation et la protection des aires protégées ainsi que les forêts classées. Il estime que les actions dans ce cadre visent à favoriser le développement touristique durable. Il salue l’engagement citoyen des forces de défense qui œuvrent aux côtés des structures de l’environnement dans le reboisement de l’écosystème.
Environnement 07 juin 2021


Journée mondiale de l’environnement: Participer à la restauration de la forêt ‘’Filaos de Pk 10’’
Le Bénin, à l’instar de la communauté internationale, a célébré, samedi 5 juin dernier, la Journée mondiale de l’environnement. A l’occasion, l’Organisation non gouvernementale ‘’Terre air mer actions enfance environnement’’ (Tamaee) a procédé, en partenariat avec l’Union européenne, au nettoyage de la forêt ‘’Filaos de Pk 10’’. Cette initiative qui vise à assainir l’environnement, entre également dans le cadre de la semaine de la diplomatie climatique. Jeunes et femmes, balais et râteaux en mains, ont nettoyé de fond en comble, samedi 5 juin dernier, la forêt ‘’Filaos de pk 10’’. Cette séance de salubrité initiée par l’Organisation non gouvernementale «Terre air mer actions enfance environnement» (Tamaee) en partenariat avec l’Union européenne, entre dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement couplée avec la semaine de la diplomatie climatique qui se tient du 5 au 12 juin prochain. Pinabel Adjokè Djossinou, présidente de l’Ong, explique que sa structure créée depuis 2016 s’occupe de la sensibilisation des enfants à l’importance de la protection de la nature. Elle précise que la forêt ‘’Filaos de Pk 10’’ est un endroit magnifique découvert par l’Ong lors de la fête de la nature. Elle note que c’est dans le cadre de la Journée mondiale de l’environnement qu’ils ont, en collaboration avec les autochtones, décidé de rendre salubre cette forêt qui était jonchée de déchets de toutes sortes. Pinabel Adjokè Djossinou indique que cette belle initiative a trouvé un écho favorable auprès de l’Union européenne qui a décidé de ses accompagner. « Notre souci, c’est d’entretenir cette forêt et d’en faire un lieu où on peut venir et profiter de ses avantages », indique-t-elle. Trouvant l’initiative louable, Jonas Gbènamèto, maire de la ville de Sèmè-Podji, félicite la présidente de l’Ong et la rassure du soutien indéfectible de la mairie. « Ce que vous faites aujourd’hui en venant mettre au propre cet espace de Pk 10 est inédit. Ce que la population va gagner avec un environnement sain dépasse toutes promesses. Nous allons vous encourager pour que l’effort soit soutenu et continu», laisse-t-il entendre. Il note que lorsque l’environnement est pollué, l’homme réduit de ce fait son espérance de vie. Selon lui, l’environnement est curatif et préventif. Présente à l’occasion, Sylvia Hartleif, ambassadrice, chef de la délégation de l’Union européenne au Bénin, a remercié le maire de la ville de Sèmè-Podji pour son déplacement sur le site. Elle affirme que les forêts sont au cœur du patrimoine naturel. Elles font partie de l’identité de l’homme et sont indispensables pour son bien-être, pour la lutte contre le changement climatique et pour la biodiversité. Elle poursuit que la biodiversité a aussi un élément économique important qui peut donner naissance à l’écotourisme durable. « Cette belle forêt est peut-être petite mais elle a le potentiel de devenir le cœur de votre communauté locale et un symbole d’appréciation du respect de la population béninoise pour la nature », souligne-t-elle. Elle précise que l’Union européenne est fière d’être le partenaire de l’Ong et promet de continuer ses actions de soutien à ces genres d’initiative. Environnement 07 juin 2021


Audience à la Cour constitutionnelle: Joseph Djogbénou échange avec les jeunes leaders
Vendredi 4 juin dernier, Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, a reçu en audience une délégation des jeunes leaders en stage à la Friedrich Herbert Stiftung. Ils sont venus enrichir leurs connaissances, mieux connaître l'institution et recevoir les conseils de l'autorité constitutionnelle. C'est avec près d'une trentaine de jeunes leaders en stage à la Fondation Friedrich Hébert, que le président de la Cour constitutionnelle a échangé vendredi dernier. Conduits par Hans Preuss, représentant résident de Friedrich Herbert Stiftung, ces jeunes leaders ont laissé libre cours à leur curiosité. « Vous avez devant vous un groupe de jeunes curieux, déterminés, ambitieux... Ceux qui porteront demain le drapeau du Bénin », a d’ailleurs précisé Hans Preuss dès le début des échanges. Le président de la Cour constitutionnelle a salué le programme politique de la Fondation Friedrich Hebert et apprécié à juste titre l'initiative de la visite à son institution. « J'ai l'impression que c'est un vrai institut de l'État que vous mettez en place », va-t-il dire au représentant résident de Friedrich Herbert Stiftung. S'adressant aux jeunes, Joseph Dogbénou les a invités à se cultiver sans cesse, à s’interroger sur le vrai sens des choses de l’Etat. Pourquoi parle-t-on de séparation des pouvoirs, de Garde des sceaux, de chef suprême de l'Armée ? Pourquoi 21 coups de canon lors des grandes manifestations ? Qu'entend-on par communication en conseil des ministres ; par hémicycle ? Autant de questions que les jeunes leaders devraient se poser. Présentant son institution à la délégation, le président Joseph Djogbénou fait savoir que le terme Cour est hérité du colon et plus proche, des traditions royales en Afrique. L’origine de la Cour constitutionnelle au Bénin ne peut s’entrevoir sans référence à l’histoire politique du Bénin. Le président Joseph Djogbénou rappelle que le Bénin de 1960 à 1972 a connu la régulation au moyen de l'incursion de l'armée avec plusieurs coups d’Etat. « Ce n'est pas parce que l'incursion de l'armée est mauvaise que le besoin de régulation ne s'impose pas », a-t-il nuancé. C'est pourquoi à l'ère démocratique, la Conférence a reconnu la nécessité de la mise en place d'un organe régulateur. D'où la naissance de la Cour constitutionnelle dont la première mission est la régulation des rapports entre les institutions. Il ajoute qu’au regard des violations flagrantes des droits de l'homme de 1972 à 1989, la Conférence a voulu que la Cour constitutionnelle soit également garante des libertés fondamentales. La Cour est donc une juridiction de protection des droits de l'homme. Puis, devant l’évidence que le législateur pouvait se tromper, la Conférence nationale a fait de la Cour constitutionnelle la garante de la Constitution. C’est dans ce cadre qu’elle exerce le contrôle de constitutionnalité dans les conditions fixées par la Constitution. La Cour a d’autres prérogatives comme la proclamation des résultats des élections législatives et présidentielle et la gestion des contentieux qui en découlent… La Cour reçoit aussi les prestations de serment et assure les missions que le législateur lui confère exceptionnellement. Après avoir suivi le Professeur Joseph Djogbénou, les jeunes leaders, sans langue de bois, ont laissé leur curiosité s’exprimer sur divers points en rapport avec le fonctionnement de l’institution. Des questions auxquelles le président Joseph Djogbénou a répondu volontiers. Actualités 07 juin 2021


Nouveaux horaires de circulation des camions à Cotonou: Les conducteurs à nouveau rappelés à l’ordre
Pour une énième fois, les conducteurs de camions sont rappelés à l’ordre. C’est à travers un arrêté de la préfecture de Cotonou relatif à leurs horaires de circulation dans la ville. Un rappel à l’ordre utile pour la bonne circulation des personnes. Le rappel à l’ordre du préfet du Littoral aux conducteurs de camions est nécessaire pour faciliter la circulation des personnes dans la ville de Cotonou. Dans son arrêté, le préfet du Littoral a défini de nouveaux horaires de circulation que les camions doivent respecter dorénavant dans la ville de Cotonou. Selon l’arrêté préfectoral, il est strictement interdit aux véhicules poids lourds et assimilés de circuler dans la ville de Cotonou entre 06h30 et 08 h 30 minutes le matin et le soir entre 17 h 30 et 20 h30 minutes. L’article 2 dudit arrêté indique qu’une exception est faite aux camions-citernes qui approvisionnent en hydrocarbures le port et l’aéroport de Cotonou. Les conducteurs de ces camions-citernes sont invités à emprunter, pour leurs dessertes circonstancielles aux heures de pointe, les itinéraires que sont le port-avenue de la Marina-aéroport et dépôt Sonacop-3e pont-carrefour Ocbn-avenue de la Marina-port/aéroport. De même, tout stationnement de camions défectueux dans les ruelles de Cotonou est interdit. Un énième rappel à l’ordre qui sauverait les usagers des routes des éventuels accidents aux heures de pointe. Société 04 juin 2021


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