La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Pour une affaire domaniale: Le maire de Sakété en garde à vue, un chef d’arrondissement en prison

Une affaire domaniale éclabousse des membres du conseil communal de Sakété dont le maire Pierre Adéchi actuellement gardé à vue au commissariat central de Porto-Novo. Le dossier a déjà conduit en prison le chef du deuxième arrondissement de la commune, Célestin Atinchola.

Il est en détention préventive depuis mercredi 30 mai dernier, à la maison d’arrêt de Porto-Novo, après sa présentation au procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. L’étau se resserre autour du maire Pierre Adéchi. Il a été écouté hier dans l'après-midi par le parquet de Porto-Novo qui a décidé de sa garde à vue en attendant l’approfondissement des enquêtes sur le terrain.
Le domaine en question ferait partie des parcelles expropriées dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’extension de la ligne haute tension pour l’approvisionnement en énergie électrique de certaines régions du Bénin et du Togo en provenance du Nigeria via Sakété. Il y aurait eu de faux et usage de faux dans le dédommagement des propriétaires terriens où certains sinistrés se sont vus dépossédés de leurs parcelles au profit d’autres personnes sorties de nulle part avec la bénédiction de certaines autorités locales. Il s’agit d’une rocambolesque affaire de plusieurs millions de francs Cfa qui risque de conduire en prison plusieurs personnes, apprend-on de plusieurs sources généralement bien informées.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Société 01 juin 2018


Clôture imminente des projets Arm 3 et Ancre financés par l’Usaid: Des statistiques impressionnantes comme acquis

Le ministre de la Santé, Alassane Séidou, a lancé, ce jeudi 31 mai, la Journée portes ouvertes conjointe de clôture des projets d’Accélération de la réduction de la morbidité et de la mortalité due à la malaria (Arm 3) et d’Amélioration de la santé de la reproduction, du nouveau-né et de l’enfant (Ancre). C’était en présence de l’ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin, Lucy Tamlyn, et des autres acteurs.

« Dans quelques mois, les projets Arm 3 et Ancre bouclent leurs valises en laissant derrière eux des statistiques impressionnantes », a révélé l’ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Lucy Tamlyn.
La diplomate justifie que le projet d’Accélération de la réduction de la morbidité et de la mortalité due à la malaria (Arm 3) a contribué à la réduction substantielle des taux de létalité du paludisme à l’hôpital, qui est passé, renseigne-t-elle, de 12,3 % en 2011 à 0,9 % en 2016, grâce à l’élargissement du triage, l’évaluation et le traitement d’urgence (Tetu).
Quant au projet d’Amélioration de la santé de la reproduction, du nouveau-né et de l’enfant (Ancre), développe la diplomate, il soutient 90 % de toutes les cliniques publiques et privées enregistrées dans ses dix zones sanitaires. Le projet Ancre a également contribué, poursuit-elle, à la qualification de 90 % des zones de santé répondant aux critères de préparation de l’Oms pour la riposte au virus Ebola, rendant ces zones plus aptes à détecter les épidémies, notamment la fièvre Lassa et à y répondre.
« Ce travail (parlant des retombées des deux projets) a eu un impact significatif aussi bien sur les personnes que sur le système de santé », confie-t-elle. En guise d’illustration, Lucy Tamlyn se
réfère à la situation de dame Sabi Adama, mère de six enfants qui vit dans un village très éloigné de Tchaourou, presque morte au cours de son troisième accouchement. Fort heureusement, se réjouit la diplomate, en 2017, elle a décidé de se rapprocher du relais communautaire récemment formé avec le soutien de Arm 3 et Ancre pour recevoir ses conseils pendant sa nouvelle grossesse. « Elle a ainsi bénéficié de soins prénataux, de traitement présomptif intermittent du paludisme et a même allaité sa petite fille pendant six mois », justifie-t-elle. Ce jour marque la fin des deux projets mais aussi le début d’autres programmes de grande envergure qui s’inspirent de l’expérience des projets en cours d’achèvement, annonce-t-elle.
Une heureuse annonce qui concorde bien avec les mots de gratitude du ministre de la Santé Alassane Séidou à l’endroit de Lucy Tamlyn. « Le gouvernement de Patrice Talon par ma voix, voudrait remercier le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique pour les deux projets finissants et ensuite souhaiter leur reconduction ou l’élaboration de nouveaux projets pour une meilleure appropriation et une pérennisation des résultats », souhaite-t-il.
Faisant à son tour le bilan du projet Ancre, le ministre de la Santé, Alassane Séidou le crédite, entre autres, de l’élaboration du plan stratégique du Centre des opérations d’urgences sanitaires (Cous) et son équipement en mobiliers et bureautique, la mise en place de 239 équipes d’amélioration de la qualité des soins dans les formations sanitaires publiques et privées dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale d’assurance qualité des soins.
Par rapport au projet Arm 3, le ministre de la Santé a salué la mise en place d’un système d’informations et de gestion logistique des antipaludiques qui a facilité la prise de décisions en temps réel et amélioré la disponibilité des intrants du paludisme et également la mise en place de la politique nationale de lutte contre le paludisme par l’introduction du Tpi 3 et de l’artesunate injectable. Un bilan positif, somme toute, sur la base duquel le ministre a appelé ses collaborateurs et autres partenaires à plus de courage et de détermination afin de garantir à chaque Béninoise et Béninois une meilleure santé.

Santé 01 juin 2018


Média: L’Istic du Burkina Faso à l’école de La Nation
[caption id="attachment_29343" align="alignnone" width="1024"]Le DI de l'ONIP expliquant le role que joue chaque machine [/caption]

Une délégation d’étudiants en journalisme de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (Istic) du Burkina Faso accompagnés de leurs responsables, séjourne au Bénin depuis le dimanche 27 mai dernier. Dans le cadre de cette sortie pédagogique, ils ont été accueillis à l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), ce jeudi 31 mai. C’est dans le but de partager les connaissances en journalisme et de vivre les réalités du quotidien de service public du Bénin.

« La visite est faite, on repartira la tête pleine avec des idées de ce que fait une entreprise de presse aussi efficace, dynamique et porteuse d’espoir ». Ainsi s’est exprimé Zoumana Traoré, directeur pédagogique de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (Istic) après le passage des responsables et des étudiants de l’institut à l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), ce jeudi. Avec Victorien Sawadogo, chargé de mission du ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, président du conseil d’administration du journal Sidwaya et enseignant formateur à l’Istic, il apprécie les efforts que déploie la direction générale pour faire rayonner l’Onip. « Nous avons visité La Nation non seulement pour avoir les meilleures pratiques dans le domaine de la presse écrite mais aussi de l’élaboration du journal jusqu’à la finition et la distribution », a affirmé le directeur pédagogique de l’Istic. Il a confié que les échanges avec les responsables du quotidien du service public ont permis de comprendre un certain nombre de choses que les étudiants ont intégrées. L’organisation de la rédaction ainsi que celle de la chaîne de production, la gestion d’une entreprise de presse, sa stratégie commerciale pour faire face aux grands défis, parce qu’il y a une question de rentabilité qu’il faut viser..., rien n’a échappé à son appréciation. Contrairement à son pays où le média du service public bénéficie de la subvention de l’Etat pour réussir sa mission d’information du peuple, le directeur pédagogique de l’Istic apprend, avec étonnement, que l’Etat béninois ne subventionne pas La Nation. Toutefois, le journal s’organise avec des produits qui lui sont rentables, intégrant les aspects de publicité pour faire face à ses charges. « Parce que nous au Burkina Faso, nous avons un média d’Etat toujours subventionné par l’Etat et ici vous êtes suffisamment autonomes », a-t-il laissé entendre. D’après lui, ses étudiants qui font l’économie des médias auront des éléments pour savoir le mode de gestion pour qu’une entreprise de presse soit viable.
Victorien Sawadogo, quant à lui, estime que le modèle économique et l’expérience de La Nation doivent faire école. La dématérialisation, une option prioritaire à l’Onip, a séduit le chargé de mission du ministre de la Communication du Burkina Faso qui se réjouit de l’intérêt de la visite pour ses étudiants. Dès lors, ces derniers, potentiels directeurs de média, sauront que c’est pour le public, la nation, qu’il faut travailler.
La délégation a parcours les différentes sections de l’office, appréciant la qualité des machines de l’imprimerie capables d’éditer à un prix abordable les journaux aux organes de presse. Rappelons que l’Istic forme dans trois filières à savoir la communication, le journalisme et la technique.

Société 01 juin 2018


Fusillade à la Coopérative d’aménagement rural de Koudo: Six blessés graves et trois motos incendiées

Un affrontement est survenu dans la matinée de ce jeudi 31 mai à Koudo, une localité de Lokossa, chef-lieu du département du Mono. C’était entre deux camps de ressortissants de la localité tombés en mésintelligence autour de l’application d’une mesure conservatoire portant sur l’exploitation des palmeraies.

L’affrontement est survenu suite à la récolte de régimes de palmier opérée par quelques individus dans la palmeraie de la Coopérative d’aménagement rural de Koudo. Alors que pour beaucoup d’autres citoyens, l’accès aux palmeraies est interdit jusqu’à nouvel ordre, selon leur compréhension de la mesure conservatoire. Dans le tumulte, des manifestants ont fait usage de fusil de fabrication artisanale. On dénombre trois blessés graves, tous référés aux centres de santé publics à Lokossa où des soins intensifs leur sont prodigués. Du corps d’une dame blessée, une dizaine de billes a été extirpée. Au plan matériel, six motos ont été également calcinées.
Alertée, la Police républicaine a aussitôt pris le contrôle de la situation et procédé, depuis lors, aux investigations en vue de ramener les meneurs de la fronde devant la Justice pour répondre de leurs actes.

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 01 juin 2018


Pollution par une usine de production d’alcool de la rivière Klou à Savalou: Le député Guy Mitokpè demande des explications au gouvernement
[caption id="attachment_29336" align="alignnone" width="1024"] Le député Guy Mitokpè[/caption]

Le député Guy Mitokpè est aux trousses de la société chinoise Yueken International Sarl qui a érigé ses installations de production d’alcool alimentaire au bord de la rivière Klou à Logozohè, commune de Savalou. Il a initié une question orale avec débat pour demander des explications au gouvernement qui a autorisé l’installation de cette entreprise en 2003. 

Pour lui, l’installation de cette société semble sérieusement remettre en cause l’équilibre de l’écosystème de la rivière Klou et menacer dangereusement la santé des populations de Logozohè et des localités environnantes. L’usine aurait déversé jusqu’à ce jour, les eaux usées et les déchets issus de son système de production dans les eaux de ce marigot ; ce qui entraînerait la disparition des espèces aquatiques de la rivière Klou. Il se dégage également des activités de l’usine, à en croire le député de l’Opposition, du cyanure d’hydrogène, constituant une grave menace pour les populations de la région. Guy Mitokpè se dresse en avocat de ces dernières dont il est d’ailleurs le représentant en tant que parlementaire. Car, selon lui, la création d’emplois par l’implantation des usines par des investisseurs privés ou étrangers, ne doit en aucun cas constituer une autre source de danger pour l’environnement ou pour les populations.
Ainsi, se fondant sur les dispositions du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il invite le gouvernement à s’expliquer sur le dossier. Le député de la 16e circonscription électorale voudrait surtout savoir les démarches menées par les autorités du ministère en charge de l’Environnement afin d’évaluer les risques que courent les populations de Logozohè à cause des activités de cette usine d’une part ; et les dégâts sur l’écosystème et sur la rivière Klou, d’autre part. La question orale avec débat en date du lundi 28 mai dernier a été déposée sur la table du président de l’Assemblée nationale, mardi dernier. La procédure suivra son cours normal en vue de sa programmation pour examen par la plénière.

 

Société 31 mai 2018


Nassirou Kassoumou, directeur de l’Observatoire de la famille, de la femme et de l’enfant: « Faire rayonner la culture à travers le respect des droits de l’enfant »

La protection des enfants dans les centres de cultes vodoun du Bénin est un impératif pour les acteurs. Une étude de référence sur la situation des enfants dans les couvents du Mono, du Zou, du Couffo et des Collines a été réalisée et sa validation a l’objet d’un atelier, mardi dernier à Cotonou. Le directeur de l’Observatoire de la famille, de la femme et de l’enfant (Offe), Nassirou Kassoumou, souligne l’intérêt de cette initiative au profit des enfants et pour le Bénin.

La Nation : Monsieur le directeur de l’Offe, votre structure, sous la houlette du ministère en charge des Affaires sociales, a procédé, mardi dernier, à la validation de l’étude de référence sur la situation des enfants dans les couvents du Mono, du Couffo, du Zou et des Collines. Quel est le but d’une telle initiative ?

Nassirou Kassoumou : Avec l’avènement du Nouveau départ depuis 2016 et l’élaboration du Programme d’action du gouvernement (Pag), une part importante a été accordée au développement de la culture. Qui dit culture parle également de nos traditions. En opérant des réformes au niveau du secteur de la culture, nous contribuons au Pag et au rayonnement de la culture béninoise sur le plan international. Au-delà du rayonnement et de la mise en œuvre du Pag, il s’agit d’aborder la question de la protection des couches vulnérables en général et des enfants en particulier. Les enfants constituent l’une des couches vulnérables et privilégiées du ministère en charge des Affaires sociales. Voilà pourquoi leur protection et l’affirmation de leurs droits préoccupent au plus haut point les autorités en charge des affaires sociales.

Quelles sont les perspectives ?
Avec les évidences que l’étude nous a permis d’avoir, on peut aller vers le montage d’un véritable projet destiné à améliorer les conditions de vie des enfants dans les couvents et à assurer leur scolarisation. Nous allons poursuivre les discussions avec les chefs de couvents pour revoir certains aspects liés à l’internement, notamment la durée d’internement des enfants de manière à faire coïncider la période d’internement avec les vacances scolaires, afin de permettre aux élèves d’être à l’école en cours d’année et d’avoir accès aux couvents pendant les vacances. Nous allons travailler à faire en sorte qu’avec l’ensemble des acteurs les rites initiatiques et les rites d’internement soient revus et ramener au strict minimum. Nous allons veiller à ce que les droits des enfants puissent être respectés : accès à l’éducation, à la santé, à l’hygiène…. Nous allons faire en sorte qu’on puisse transformer nos couvents en des cadres de vie plus attractifs et attrayants. C’est en ce moment qu’on pourra assurer le rayonnement de nos couvents qui deviendront des centres modernes qui, à côté de l’aspect sacré que nous continuerons toujours à préserver, pourront s’ouvrir au monde et contribuer aux objectifs du Programme d’actions du gouvernement.

Vous évoquiez le rayonnement de nos cultures à l’échelle internationale. Il semble y avoir tout de même un paradoxe lorsqu’on sait que pour promouvoir les droits des enfants dans les couvents, cela exige la réduction de la durée d’initiation. Comment cela est-il possible ?

Nous ne pouvons pas faire rayonner nos cultures si nous n’avons pas la capacité de les exporter. Les enfants dans les couvents seront les ambassadeurs de nos cultures à l’extérieur, dans le monde devenu un village planétaire. Comment ces enfants peuvent-ils être des ambassadeurs à l’extérieur s’ils ne sont pas scolarisés ? C’est le défi que nous voulons relever avec Plan International Bénin. Il s’agit d’abord de mettre en œuvre les lois de la République. L’école est obligatoire au Bénin pour les enfants jusqu’à un certain âge. A partir de ce moment, l’Etat veille à la mise en œuvre de ce droit fondamental. Le défi, c’est de voir également comment allier l’obligation des enfants d’aller à l’école et la nécessité de faire une immixtion dans nos traditions. La tradition, c’est le socle sur lequel repose notre société. Comment faire pour que tout en ayant droit à la connaissance des cultures endogènes, les enfants puissent également aller à l’école ? C’est le but de ce projet qui sera élaboré bientôt. Mais avant tout, il importe de dresser l’état des lieux au niveau des quatre départements. C’est ce qui est fait à travers cette étude

Quelle est la situation des enfants dans les couvents dans les départements ciblés ?

Il y a à peu près 300 enfants dans ces couvents qui vivent dans des conditions qui ne favorisent pas toujours leur scolarisation, au regard de leur durée d’internement. L’étude a également révélé que certaines conditions de vie ne sont pas toujours favorables à l’expression de leurs droits. Mais tout n’est pas mauvais dans ces milieux. Il y a également des aspects positifs. Il y a des choses à corriger pour améliorer les conditions de vie, d’hygiène et de couchage des enfants.

Les dignitaires du culte vodoun et chefs traditionnels sont généralement très conservateurs de nos cultures endogènes. Comment arrivez-vous à faire face à leur résistance ?

Vous avez raison. Ils font montre de résistance aux premiers contacts. Mais lorsque nous leur expliquons le bien-fondé de notre démarche qui consiste à parvenir à un partenariat entre eux et les pouvoirs publics de manière à assurer la protection des enfants et à leur permettre d’avoir accès à l’instruction, ils adhèrent au principe. Il y a eu beaucoup de réticence au départ, mais dès que les chefs couvents ont été sensibilisés sur les objectifs de notre démarche, ils ont compris l’enjeu. Il ne s’agit pas de fermer les couvents, mais d’aider leurs chefs à améliorer les conditions de vie et de séjour des enfants internés. C’est le lieu de remercier les chefs de couvents et le président de la communauté du culte vodoun au Bénin, qui se sont montrés très coopératifs dans le cadre de cette étude.

En 2011, l’Unicef, sous l’ancienne représentante résidente Anne Vincent, avait entamé une initiative similaire au profit des communes d’Allada, Toffo, Tori, Zè et Kpomassè. Aujourd’hui, le ministère en charge des Affaires sociales cible quatre autres départements. On a l’impression que les acteurs mènent des actions isolées dans ce domaine...

Les acteurs travaillent en synergie. Tous les acteurs étaient représentés au lancement de cette étude. Nous travaillons en parfaite intelligence. Le ministère en charge des Affaires sociales a le devoir de coordonner l’ensemble des interventions dans le secteur et surtout de coordonner l’appui des partenaires qui accompagnent le Bénin. Dans ce sens, nous avons le devoir de veiller à la couverture nationale des interventions en matière de protection de l’enfant. Il est vrai que c’est l’Unicef qui a commencé ce processus dans le département de l’Atlantique. Pour nous, il est important qu’avec l’appui d’un autre partenaire, notamment Plan International Bénin, on ne revienne plus dans le même département, mais qu’on l’étende à d’autres départements afin d’assurer la couverture du territoire national. Nous nous fondons sur les expériences dans l’Atlantique. Le roi d’Ahouannonzoun, l’un des principaux initiateurs de ce projet, y est fortement impliqué. Il a beaucoup contribué à l’élaboration des documents, à l’identification des acteurs clés. On espère des résultats au profit de l’ensemble du pays plutôt qu’en faveur d’un seul département.

Société 31 mai 2018


Contrôle de l’action gouvernementale: Plusieurs ministres à l’hémicycle ce jour

Le gouvernement est attendu, ce jeudi 31 mai, à l’hémicycle pour apporter des éléments de réponses à diverses questions des députés dont certaines sont d’actualité et d’autres orales avec débat posées dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale. 

Une série de dossiers d’interpellation du gouvernement est inscrite à cet effet à l’ordre du jour de la plénière de ce jour. Les questions sont relatives notamment à la gestion de la Société des industries textiles (Sitex) et de la Compagnie béninoise des textiles (Ctbt), aux indicateurs servant d’appréciation des performances économiques et financières des Etats dans le cadre des objectifs d’intégration et à la réinstallation des sinistrés du marché Dantokpa à Cotonou après l’incendie du 31 octobre 2015. Plusieurs autres questions sont programmées, dont le sort du programme de développement agricole des Collines, l’état des lieux de la mise en œuvre du Code foncier et domanial, la promotion de la production et de la commercialisation du riz local.
Les députés auront à écouter les explications des membres du gouvernement sur ces différents dossiers et ensuite réagir pour apprécier, conformément au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

 

Société 31 mai 2018


Conception moderne de la beauté: Les femmes noires entre snobisme et complexe

Dans le constant souci de se mettre en valeur, de nombreuses femmes en Afrique et particulièrement au Bénin se sont tournées vers les standards de beauté occidentaux mésestimant leurs atouts physiques et rejetant même leur teint naturel. Sont-elles insatisfaites de leur apparence physique ou voient-elles dans le profil des Occidentaux une référence ?

Beyonce, Shakira, Angélina Jolie, Thalia (Marimar)…, des artistes et cinéastes occidentales adulées, constituent des modèles de beauté que se sont choisis les femmes en Afrique. 

Complexée par la révolution esthétique, les femmes africaines tendent à s’identifier aux femmes occidentales en qui elles voient les attributs d’un idéal chimérique de beauté moderne. Elles trouvent dans les stars, leurs idéaux de beauté. Tous les moyens sont bons pour se rapprocher physiquement de ses ‘’top modèles’’. Se maquillant de façon outrancière, elles deviennent méconnaissables, à peine identifiables par leurs proches. Elles s’adonnent également à une extraversion vestimentaire spectaculaire, exhibant tout et renonçant à leur intimité pour le délice des mâles qui s’en délectent bon gré mal gré. Avec des tresses fantaisistes, elles ne sont plus si loin de leurs idéaux… Le comble, elles veulent leur ressembler en tout, même par la couleur de la peau. Les produits cosmétiques sont alors mis à contribution, s’enchaînant comme les vagues de la mer. Ces femmes noires extraverties sont en grand nombre des artistes et cinéastes africaines. Celles-là mêmes qui, à travers la valorisation de la beauté naturelle de la femme noire dans les médias, pouvaient influencer leurs consœurs de race. Hélas ! Elles sont, pour la plupart, les plus friandes des standards de beauté occidentaux.
L’exercice devient pitoyable quand des femmes bien fournies, aux rondeurs reconnues de femmes d’Afrique, sous prétexte de rechercher un physique de mannequin, conjuguent les régimes et la fréquentation des salles de gymnastique pour mincir, se créant des ennuis de santé. Or pendant qu’elles s’efforcent pour mincir, d’autres femmes d’Occident, elles sont de plus en plus intéressées par les rondeurs de la femme africaine. En témoignent les interventions esthétiques, les chirurgies et les implants fessiers et mammaires auxquels elles s’adonnent de plus en plus.

Modernité ou mondanité ?

Il n’est pas rare d’entendre certaines femmes se justifier en brandissant le fallacieux prétexte des exigences de la modernité, comme lors des concours de beauté Miss. Se jugeant ainsi hors normes à moins de copier les standards venus d’ailleurs.
S’il est vrai que les enjeux de développement imposent à l’Afrique de prendre exemple sur les autres continents, il est loin d’être vrai que les cultures et habitudes exogènes soient les meilleurs modèles, la référence. La beauté de la femme noire réside non seulement dans sa peau mais aussi dans ses mensurations. Or les femmes rondes d’Afrique, semblent avoir honte de leur physique. Elles sont complexées et préfèrent se conformer au profil classique des femmes d’Occident à tout point de vue. Il s’agit en réalité d’un snobisme, d'une inclinaison à des velléités mondaines. Plutôt parler de mondanité que de modernité. La modernité joue plutôt un rôle déterminant dans l’extraversion des femmes noires avec la profusion des feuilletons, des téléréalités, des émissions et magazines de mode qui en mettent plein la vue et attisent leurs ambitions.
Toutefois, il faut reconnaître que certaines femmes, malheureusement peu nombreuses, œuvrent pour inverser la tendance, pour refaire place aux rondeurs féminines, identité de la femme africaine. C’est le cas des groupements de femmes rondes tels que "Rondes et Jolies" militant au Gabon et le réseau "Rondement Belle" en Côte d’Ivoire. Mais l’extraversion persiste. Pour combien de temps encore ?

Société 31 mai 2018


Mort massive des poissons dans le lac Toho: L’appel des cadres d’Athiémé à une solidarité nationale

Suite à la mort massive des poissons dans le lac Toho, des cadres de la commune sont descendus sur le terrain pour remonter le moral aux populations touchées par le drame. A travers un communiqué de presse ayant sanctionné cette visite, ils appellent le gouvernement à accélérer la poursuite des tests et à lever la mesure d’interdiction de la pêche sur le lac d’une part, et à initier des actions de solidarité nationale envers les victimes d’autre part.

Des cadres d’Athiémé sont préoccupés par les effets néfastes de la récente intoxication des poissons survenue dans le lac Toho. Une délégation des cadres de la commune a effectué, dimanche 27 mai dernier, une descente dans l’arrondissement de Kpinnou pour échanger avec les populations et apprécier l’impact de ce drame. A travers un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, la délégation informe que cette visite qui a permis d’observer que le coût social, économique et environnemental de cette situation inédite dans la localité est « d’une extrême préoccupation ». Elle s’inquiète des menaces réelles sur la qualité de l’environnement, malgré le retour progressif de la vie dans le lac.

Tout en saluant la promptitude avec laquelle le gouvernement, la préfecture du Mono et la mairie d’Athiémé ont réagi au sinistre à travers des visites et l’initiation de tests, les cadres de la localité exhortent les autorités à accélérer la poursuite des tests en vue de l’identification des causes du désastre. Au-delà des mesures conservatoires prises pour préserver la santé des populations, ils plaident pour des actions de solidarité nationale en faveur de celles-ci pour les aider à soulager leurs peines. Aussi, tenant compte des souffrances des populations, la délégation de cadres invite le gouvernement à tirer les conséquences des premiers résultats des tests afin de lever dans un bref délai l’interdiction des activités de pêche sur le lac.
En fait, les constats de la délégation sont alarmants. Sur le plan social, elle note que les conditions des populations déjà précaires se sont davantage dégradées. Selon le communiqué de la délégation, les populations de cinq villages à savoir Kpinnou, Agbodougbé, Azonlinhoué, Hahamè et Kponou sont particulièrement touchées.

La souffrance des populations

Elles « peinent à se nourrir, à se soigner et à faire face à la scolarisation des enfants, étant privées de leur principale activité économique : la pêche », souligne le communiqué de la délégation.
De plus, « La morosité est palpable sur le plan économique, les femmes ne vendant plus de poissons ni dans les marchés ni aux abords de la voie inter-Etats Lokossa - Cotonou ». Le cas le plus préoccupant est celui d’un jeune pisciculteur installé au bord du lac qui a vu décimés tous ces poissons, soit toute une fortune et certainement un prêt bancaire partie en fumée.
Les effets économiques du drame s’étendent au-delà des frontières de la commune, le gouvernement du Togo voisin ayant interdit l’entrée sur son territoire de tout poisson en provenance du Bénin.
Pour rappel, suite au sinistre, le Laboratoire central de contrôle de sécurité sanitaire des aliments (Lcssa) a procédé à différents prélèvements afin d’élucider les causes du drame. Il a conclu que « L’hypothèse d’une contamination des eaux du lac Toho par une quelconque famille de pesticide ou de médicaments vétérinaires est à exclure ». Le directeur du laboratoire, Kinnou J. Kisito Chabi Sika, s’est fait plus précis en indiquant : « qu’aucune des matrices (eaux, poissons, sédiments) ne contient les quatre grandes familles de pesticides ; deux familles importantes de médicaments vétérinaires (Tétracyclines et sulfamides) ont été décelées dans la chair des poissons, mais non dans l’eau et dans les sédiments ; présence probablement due à leur usage dans le bassin des alevins, et enfin la neutralité du pH et de l’alcalinité de l’eau ».
Au regard du degré du phénomène, le Lcssa penche plutôt pour « une intoxication aiguë par contamination chimique venant d’une source endogène au lac par infiltration souterraine ». Une recherche des molécules sulfureuses en cours au niveau du laboratoire pourrait aider à confirmer cette hypothèse ».
Des personnes encore sceptiques demandent une contre-expertise pour situer de façon plausible les causes du drame.

Société 31 mai 2018


Mise en place du système de certification de produits de la Cedeao: Un atelier de validation des documents s’ouvre ce jour à Cotonou

Dans le cadre de son appui à la mise en œuvre de la politique qualité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest
(Cedeao), le Programme Système qualité de l’Afrique de l’Ouest (Psqao) organise à Cotonou, du 31 mai au 1er juin, pour le compte du département Industrie et Promotion du Secteur privé de la Commission de la Cedeao, un atelier technique de validation des projets de documents relatifs à la mise en place du système de certification de produits de la sous-région.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest disposera bientôt d’un Système de certification de produits de la sous-région. Les documents relatifs à ce système seront validés à Cotonou dès ce jeudi au cours d’un atelier.
Selon un communiqué de presse du département Industrie et Promotion du secteur privé de la Commission de la Cedeao, l’atelier de Cotonou entre dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’activités 2017-2018 du comité communautaire de l’évaluation de la conformité (Ccec). Ce programme a été validé par le Conseil communautaire de la qualité, lors de la première réunion de cette instance à Dakar au Sénégal le 29 janvier dernier. Il s’agit d’un plan d’actions qui comprend, entre autres, l’appui à la mise en place du mécanisme de certification au niveau de la Cedeao.
En août 2016, indique le communiqué, le Psqao a renforcé les capacités d’experts issus d’organismes de certification-produit des Etats membres opérationnels ou en cours de mise en place. Suite à cet atelier de renforcement des capacités, la certification-produit s’est développée dans la région avec déjà 5 organismes de certification-produit accrédités.
A Cotonou, les experts seront mobilisés pour valider les projets de documents relatifs à la mise en place du mécanisme de la certification – produit dans l’espace Cedeao avant leur soumission à l’approbation du Ccec.
Au sortir de l’atelier de Cotonou, quatre projets de documents devraient avoir été validés par les experts, en vue de leur adoption par le Ccec, une des structures de l’Infrastructure régionale de la qualité (Irq) de la Cedeao. Il s’agit du projet de règles générales de gestion de la Marque de certification des produits de la Cedeao ; du projet de modèle de règlement particulier de la Marque de conformité de la Cedeao ; du projet de termes de référence pour l’élaboration du logotype de la Marque de conformité aux Normes de la Cedeao; puis du projet de liste de premiers produits prioritaires pour la certification.
Il faut rappeler que le Programme Système qualité de l’Afrique de l'Ouest (Psqao) de la Cedeao est financé à hauteur de 12 millions d’euros par l’Union européenne et exécuté par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi). Ce programme appuie la mise en œuvre de la politique régionale de la qualité de la Cedeao et vise à « établir un cadre pour le développement et l’exploitation d’infrastructures qualité appropriées, pertinentes, efficaces et efficientes pour faciliter le commerce intra-régional et international, protéger le consommateur et l’environnement, et promouvoir le développement économique durable ».

Economie 31 mai 2018


1202 - 1574