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Nouvelles

Lutte contre la Covid-19 à Banikoara: La mairie distribue plus de 3 000 masques aux candidats aux examens
Une équipe du Conseil communal de Banikoara conduite par le maire Bio Sarako Tamou était, hier jeudi 3 juin, au Collège d’enseignement général de la ville. C’est pour procéder, dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, à la remise de masques de protection aux candidats de tous les établissements d’enseignement secondaire de la commune aux examens du Bepc et du Bac. En prélude aux examens du Bepc et du Bac, les candidats de la commune de Banikoara ont reçu hier, jeudi 3 juin, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, plus de 3 000 masques de la part du maire Bio Sarako Tamou. « Nous voulons que nos candidats respectent les mesures barrières. Les masques seront également distribués aux enseignants appelés à assurer leur surveillance dans les salles d’examen », a indiqué le maire, réaffirmant l’engagement de son conseil à veiller à la promotion de l’éducation dans sa commune. « La mairie de Banikoara joue son rôle et nous voudrions vous demander d’être véritablement des travailleurs », a-t-il insisté, en s’adressant aux candidats. En effet, plus de 2 200 candidats au Bepc et au Bac dans la commune sont appelés à bénéficier de ces masques. Ils viennent des collèges d’enseignement général d’Arbonga, Banikoara, Founougo, Gakounrou, Gbassa, Gomparou, Goumori, Kokey, Ounet, Sompérékou, Toura et Soroko. « Tout au long de l’année, nous avons eu des allocations allant dans le sens de la Covid-19, mais en ce moment précis où les examens nationaux pointent à l’horizon, toutes les mesures barrières, le port des masques, les dispositifs de lavage des mains sont imposés à tous les centres de composition, rares sont les candidats qui ont encore des cache-nez en leur possession», a confié le président du collectif des collèges de la commune, Abdou Ganiou Massihoudou. Selon lui, offrir des masques pour chacun de leurs candidats était devenu un casse-tête pour eux. « C’est la preuve une fois encore que vous veillez constamment à la réussite de ces enfants et à leur bien-être», a-t-il poursuivi... Education 04 juin 2021


Mise à échelle des innovations dans les systèmes de production agricole: Les acteurs nationaux s’approprient le programme Tarspro
Les acteurs nationaux s’imprègnent du contenu du Programme de mise à échelle des Technologies et innovations agricoles pour l’accroissement de la résilience des systèmes de production et des exploitations familiales en Afrique de l’Ouest et du Centre (Tarspro). C’est à la faveur d’un atelier de deux jours, ouvert ce jeudi 3 juin à Godomey. Les résultats et savoirs issus de la recherche agricole seront déployés dans les exploitations familiales pour améliorer les conditions de vie des acteurs. C’est du moins le but visé par le Programme de mise à échelle des Technologies et innovations agricoles pour l’accroissement de la résilience des systèmes de production et des exploitations familiales en Afrique de l’Ouest et du Centre (Tarspro). Après Ouagadougou (Burkina Faso) fin avril dernier, les objectifs, axes et stratégies d’intervention du programme ont été présentés aux parties prenantes du Bénin, ce jeudi, au cours d’un atelier national de lancement. Au cours des travaux qui prennent fin ce jour, les participants identifieront les besoins en technologies et innovations des acteurs à la base, notamment les organisations de jeunes et de femmes, et proposeront des actions concrètes à mener dans les zones d’intervention. Aussi, conviendront-ils de la composition d’un comité national de pilotage de ce programme mis en œuvre par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf). D’un budget de 30 millions Chf soit environ 18 milliards F Cfa, financé par la direction du Développement et de la Coopération suisse, le programme sera mis en œuvre au Bénin, au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Tchad. Prévu pour durer douze ans en trois phases de quatre ans chacune, Tarspro permettra d’accroître la résilience du système de production alimentaire d’au moins 2 millions de producteurs et transformateurs, dont 50 % de femmes et 60 % de jeunes, dans les cinq pays ciblés et plus de 10 millions de bénéficiaires indirects, précise Dr Nicole Nkoum, coordinatrice du programme. Il est également question de répondre durablement à la demande de savoir-faire d’au moins 40 % des exploitations familiales concernées par le projet et d’assurer une coalition et une synergie d’actions des acteurs de la transformation du secteur agricole, ajoute-t-elle.
Espérance
Fort de cette ambition, salue Françoise Komlan Assogba, secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, « Le programme Tarspro s’insère parfaitement dans le Plan stratégique de développement du secteur agricole du Bénin qui met un accent sur la transformation de l’agriculture ». Elle espère que sa mise en œuvre contribuera à améliorer les niveaux d’adoption des meilleures techniques et pratiques culturales éprouvées par la recherche, après s’être réjouie du choix du Bénin parmi les pays bénéficiaires. Françoise Komlan Assogba insiste sur la prise en compte des mesures contre les effets de la Covid-19 et la digitalisation des moyens pour la promotion des filières agricoles porteuses en vue de l’autosuffisance alimentaire et la production de rente. « La disponibilité et l’engagement de chacun des acteurs permettront de catalyser un changement véritable dans le secteur agricole, qui se traduira par une résilience alimentaire et nutritionnelle accrue par l’amélioration de la production agricole et une meilleure adaptation aux changements climatiques », plaide le professeur Niéyidouba Lamien, gestionnaire de programme au Coraf. La communauté scientifique, pour sa part, ne marchandera pas son appui à la réussite du programme Tarspro, assure Adolphe Adjanohoun, directeur général de l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab). Au nom du Système national de recherche agricole (Snra) qu’il coordonne, il promet de générer d’avantages d’innovations aux fins de viabilisation des exploitations agricoles et d’essor du monde rural.
Société 04 juin 2021


Rdc: Une éruption volcanique accentue la précarité dans l’Est du pays
Le 22 mai, le volcan Nyiragongo situé à l’Est de la République Démocratique du Congo est entré en éruption. Des coulées de lave se sont arrêtées à 300 mètres de l'aéroport international de Goma, ce qui a affecté la logistique de la réponse humanitaire. Plus de 415 000 personnes, dont près de la moitié sont des mineurs, ont été obligées de fuir vers une autre ville et vers le Rwanda voisin. Au moins 32 personnes sont mortes des suites directes de l'éruption, dont trois enfants, tandis que 40 personnes ont été portées disparues. La dernière éruption majeure a eu lieu en 2002. Dans la nuit du 22 mai 2021, des milliers de personnes ont fui la ville de Goma et ses environs, à la suite de l'éruption du volcan du Mont Nyiragongo (3 470 m). Cette région est une zone d'intense activité volcanique, avec six volcans. Dès les premières coulées de lave, les autorités congolaises ont donné l’ordre d'évacuation de manière préventive. Une partie de la population a traversé la frontière vers le Rwanda voisin alors que d’autres personnes ont préféré partir vers le sud-ouest dans des localités situées tout le long de la route vers Sake, à 25 km de Goma. Entre 900 et 2 500 habitations ont été détruites. Déplacements forcés Les Congolais ont principalement fui à pied mais aussi en voiture, en moto, en bus et en camion. D’autres ont préféré prendre le bateau pour traverser le lac Kivu. On estime que 86 % des déplacés internes, soit 114 000 personnes, sont parties vers Masisi ; 77 000 autres se sont rendus à Rutshuru. Environ 52 000 personnes ont traversé la frontière vers le Rwanda où les autorités ont mis en place des structures d’accueil. D’après le personnel de l’Organisation Internationale des Migrations (Oim) qui a interrogé plus de 6 000 personnes dans la zone concernée, environ 47 % des déplacés ont moins de 18 ans et 58 % sont des femmes. Les populations vulnérables, c’est-à-dire enfants de moins de 5 ans, femmes allaitantes, enceintes, enfants non accompagnés, personnes atteintes de maladies chroniques, âgées, souffrant de problèmes de santé mentale et de handicaps physiques constituent 28 % du groupe, obligés de quitter la ville. Près de 1 000 enfants ont été séparés de leurs parents dans le chaos qui a suivi l’éruption volcanique. L'Unicef a aidé à retrouver les familles de près de 700 enfants. Pour le moment 142 jeunes ont été placés dans des familles d'accueil transitoires, tandis que 78 sont dans des centres de transit. Plus de 170 familles sont toujours à la recherche d'enfants perdus. Besoins prioritaires Les besoins prioritaires relèvent des domaines de l’alimentation, des abris, de l’accès à l’eau et des soins. D’après le porte-parole du Programme alimentaire mondial (Pam) à Genève, Tomson Phiri, depuis le 25 mai, à la demande du gouvernement rwandais, l’organisation onusienne fournit de la nourriture aux réfugiés congolais. Plus de 20 000 personnes sont sans abri et vivent dans des familles d’accueil ou dans des lieux publics qui n’ont pas été touchés par l’éruption. Nombreux sont ceux qui ont perdu leurs biens, soit au moment du déplacement précipité, soit parce qu’ils ont été brûlés par les coulées de lave ou pillés. Certaines localités n’ont plus accès à l’eau potable suite à l’endommagement du réseau d’approvisionnement et du réservoir principal. Toutefois, des villages utilisent l’eau de pluie avec très peu de capacité de stockage. L’accès aux soins de santé reste limité. Les centres médicaux et certains dispensaires ont brulé. Aucune prise en charge des malades n’est faite depuis l’éruption volcanique. Cette situation a occasionné l’augmentation des coûts des soins médicaux et la présence de très peu de personnel médical. La population dans sa majorité a recours à l’automédication. Depuis le 31 mai, le Service aérien humanitaire des Nations Unies (Unhas) effectue des vols humanitaires par hélicoptère sur Sake. Inquiétudes Les agences humanitaires sont préoccupées par les risques sanitaires liés à l'éruption elle-même, le déplacement vers des zones où des épidémies préexistaient, le manque d'accès à l'eau potable et la charge accrue sur les établissements de santé. Pour faire face au risque d'épidémies, en particulier de choléra dans la région de Sake, où au moins 19 cas suspects ont été enregistrés au cours des deux dernières semaines, l'Oim renforce les efforts de surveillance des maladies parmi les communautés déplacées et d'accueil. Bien que la lave ait cessé de couler, le nuage de cendres est susceptible de provoquer des maladies respiratoires. Surveillance du volcan Bien que l'activité éruptive de surface ait cessé quelques heures après le début de l'éruption, l'activité sismique reste préoccupante. Les autorités provinciales du Nord-Kivu ont annoncé le 1er juin une légère baisse de la sismicité. La situation est suivie de près par l'Observatoire Volcanologique de Goma avec l'assistance, entre autres, du consortium belgo-luxembourgeois (GeoRiskA/AfricaMuseum et le Centre européen de Géodynamique et de Sismologie/Musée National d'Histoire Naturelle du Luxembourg). L’équipe de surveillance du lac Kivu de l’Autorité Rwandaise de Gestion de l’Environnement (Rema) a noté qu’il n’y aurait pas de risque imminent d’explosion de gaz dans le lac Kivu. Elle a précisé qu’elle continue de surveiller les risques qui pourraient découler de l’activité sismique sur l’écosystème du lac. L'éruption volcanique à Goma survient à un moment où les besoins humanitaires sont aigus au Nord-Kivu et en Ituri. L'état de siège a été déclaré par le gouvernement dans les deux provinces depuis début mai. Environ 44 % des 5,04 millions de personnes déplacées en RDC se trouvent actuellement au Nord-Kivu.$ Par Catherine FIANKAN-BOKONGA, Correspondante accréditée auprès de l’office des nations Unies à Genève International 04 juin 2021


Apprentissage de la langue chinoise: La classe Confucius de l’Université de Parakou inaugurée
L’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin a procédé, jeudi 27 mai dernier à Parakou, à l’inauguration de la Classe Confucius de l’université de la ville. Avec la mise à leur disposition de deux salles de cours et d’autres locaux, la formation continue de la langue chinoise sur ce campus est désormais une réalité. De même, ce sont les conditions d’apprentissage qui sont également améliorées. L’Université de Parakou a, depuis jeudi 27 mai dernier, sa classe Confucius. Pour le moment, elle s’en contentera, en attendant d’être dotée de son Institut Confucius de la langue chinoise comme son homologue d’Abomey-Calavi. Procédant à l’inauguration, l’ambassadeur de la République populaire de Chine, Peng Jintao, n’a pas caché sa satisfaction de constater que la ville de Parakou en général et son université en particulier sont liées aujourd’hui à son pays, grâce à ce grand homme que constitue Confucius. Il a loué l’exemplarité de la coopération entre la Chine et le Bénin traduite par le lancement des travaux du projet de l’oléoduc avec l’investissement de la société internationale China Petrol, puis a réaffirmé sa détermination à contribuer à son renforcement. « Derrière les caractères de la langue, se cachent la culture, la civilisation et la philosophie chinoise », a-t-il fait observer. La présente cérémonie, selon le recteur Prosper Gandaho, est une nouvelle étape d’un processus qui a commencé en mars 2018, avec l’introduction des cours de la langue chinoise dans les curricula de formation à la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash) de l’Université de Parakou, notamment en anglais et en espagnol. Par la suite, il y a eu la création du site Confucius en 2019 devenu Classe Confucius en 2020, par arrêté rectoral. Cette inauguration, a poursuivi le recteur, marque non seulement la présence de la Chine dans son université mais démontre également le dynamisme de la coopération sino-béninoise. Outre les directeurs chinois et les professeurs béninois pour leur implication, il a remercié l’ambassadeur pour son engagement pour l’aboutissement du processus d’implantation de cette classe.   Des opportunités « La formation continue de la langue chinoise offre de grandes opportunités non seulement à ses étudiants, mais également pour les enseignants, le personnel administratif, technique et de services, aussi pour les fonctionnaires des secteurs public et privé désireux d’apprendre la langue chinoise et de se rendre en Chine », s’est-il réjoui. « Depuis octobre 2020, les cours se déroulent au sein de l’université et au dernier test de niveau de langue chinoise, plusieurs de nos apprenants de la Classe Confucius se sont présentés», a-t-il poursuivi. « Nous souhaitons que le processus se poursuive. La prochaine étape sera certainement la création de l’institut Confucius de l’Université de Parakou qui permettra d’ouvrir les filières de licence en langue chinoise », a insisté le recteur. Le club chinois de l’Université de Parakou, à travers ses prestations artistiques, a émerveillé plus d’un. Il a interprété quelques chansons chinoises. Le clou de la cérémonie a été le message des représentants des apprenants de la Classe Confucius de l’Université de Parakou en langue chinoise, sous les ovations nourries de l’assistance. « La langue chinoise étant mondialement parlée aujourd’hui, il urge d’aller à son apprentissage afin de saisir les opportunités de travail, d’affaires, de bourses d’études et autres. Bien que nous soyons des débutants, nous avons déjà accès à des opportunités de stages et d’emplois dans des sociétés chinoises », ont-ils confié. En quelques mois d’apprentissage, ils ont déjà une maîtrise appréciable de la langue. Ils ont tenu à témoigner leurs reconnaissances à l’ambassadeur et au recteur de leur université. C’est par une visite guidée des lieux que la cérémonie a pris fin. Mais avant, des équipements ont été remis à la classe par l’ambassade de la Chine, pour l’appuyer. L’ambassadeur a également reçu des présents de l’université, en signe de gratitude. Education 03 juin 2021


Lutte contre l’insécurité: La Police républicaine active
Depuis quelques jours, la Police républicaine accentue sa lutte farouche contre l’insécurité. Partout, sur toute l’étendue du territoire national, les hors-la-loi sont poursuivis, jusque dans leurs derniers retranchements. La Police républicaine est en état de veille maximale. Une opération dénommée ‘’Coup de poing’’ a été lancée récemment pour mettre hors d’état de nuire les individus sans foi ni loi. Ladite opération porte déjà ses fruits. A Savalou, quatre présumés trafiquants de drogue ont été appréhendés grâce à cette opération dans des ghettos et seront présentés à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). En effet, dans la soirée du samedi 22 mai 2021, les agents de la Police républicaine en poste au commissariat de Savalou ont mené une opération qui a abouti à l’interpellation de trois dealers et un client avec cinq kilogrammes de chanvre indien. Egalement Monique T. et son époux Isaac K.,tous deux des dealers ont été interpellés avec leur client, le nommé Bruno E. dans un ghetto sis au quartier Vodjè. Toujours au cours de cette opération ‘’ Coup de poing’’ de la Police républicaine, le sieur G. Marcellin, dealer dans un ghetto sis au quartier Lowo, a été interpellé en possession d’une importante quantité de chanvre indien et d’une somme de 7 800 F Cfa. Ils seront tous présentés à la Criet pour répondre de leurs actes. Il faut rappeler que, récemment, 234 plaquettes de chanvre indien et 70 000 munitions ont été arraisonnés et les mis en cause ont été déjà mis à la disposition de la Criet. Dans la même semaine, c’est-à-dire le lundi 31 mai dernier à Bohicon, un braquage a été déjoué par les forces de sécurité. En effet, quatre individus ont voulu arracher la moto d’un citoyen. Malheureusement pour eux, les éléments de la Police républicaine ont pu intervenir et le braquage a été déjoué. Au cours des échanges de tirs entre les hors-la-loi et les agents de la Police républicaine, deux malfrats ont succombé et deux autres sont en cavale.
De louables efforts
La lutte contre l’insécurité au Bénin a pris une autre allure depuis 2016. Le gouvernement en a fait son cheval de bataille. Les moyens mis à la disposition de la Police républicaine, permettent tant bien que mal de mener une lutte farouche contre l’insécurité. Elle anticipe davantage sur les événements et déjoue le plan des délinquants. Plus aucune semaine ne passe sans que des malfrats ou présumés trafiquants ne soient arrêtés et présentés aux procureurs de la République des tribunaux ou à la Criet. Les enquêtes sont minutieusement menées au grand bonheur des populations qui ne souhaitent que la paix et la tranquillité en tout lieu. Mieux, la Police républicaine a mis à la disposition des populations un numéro vert : le 166 non seulement comme numéro de secours, mais également pour porter plainte contre les policiers en infraction par rapport au code de déontologie policière. De même, un numéro WhatsApp: le 94 00 20 20 est également disponible pour permettre à tout citoyen de mieux informer la police de tout acte susceptible de porter atteinte à la sécurité ou de créer des troubles à l’ordre public. Ces deux numéros restent disponibles 24 h / 24 et 07 jours / 7 .   Ulrich AKPOVO (Stag.)
Actualités 03 juin 2021


Visite institutionnelle des centres Barka du Borgou et de l’Alibori: Des députés béninois s’engagent pour le Paefe
Le Programme d’appui à l’éducation et à la formation des enfants exclus du système éducatif (Paefe) a organisé, du 25 au 28 mai 2021, une visite dans les centres Barka des départements du Borgou et de l’Alibori à l’intention des députés à l’Assemblée nationale. Emerveillés par le modèle d’alternative éducative Barka, ils se déclarent favorables à une mise à échelle par le gouvernement béninois. « Faire connaître l’expérience du Paefe et les centres Barka aux députés à l’Assemblée nationale en vue du passage à l’échelle de l’expérience d’éducation alternative bilingue Barka », tel est l’objectif principal de cette visite institutionnelle qui a tenu toutes ses promesses. Trois jours durant, cette mission de terrain a mobilisé ministères sectoriels de l’éducation, préfets, maires et communautés locales. Après avoir visité le centre Barka de Kpari dans le département du Borgou et celui de Gando-Dari dans l’Alibori, les députés présents sont émerveillés. « Le travail que fait la Coopération suisse avec l’appui de Helvetas et Solidar est impressionnant. Le Paefe est bien conçu.», a affirmé Mariama Baba-Moussa Soumanou, députée à l’Assemblée Nationale, élue de la 8e circonscription électorale. Pour son collègue Aden Léon Houessou, élu de la 18e circonscription, « la langue maternelle est fondamentale pour l’apprentissage. Lorsque vous maitrisez votre langue maternelle, vous apprenez vite », a souligné le député inspecteur pédagogique du premier degré et membre de la commission Education du Parlement. Fort de cette conviction, il apprécie à sa juste valeur le bilinguisme développé dans les centres Barka. A l’unanimité, les parties prenantes à la visite ont encouragé les efforts consentis par le Paefe et pris des engagements pour faciliter la mise à échelle de ce modèle d’alternative éducative. Il faut rappeler que le Programme d’appui à l’éducation et à la formation des enfants exclus du système éducatif (Paefe) est un programme de la Coopération suisse dont l’exécution a été mandatée au consortium Helvetas et Solidar. Son objectif est d’appuyer la mise en œuvre d’offres d’éducation et de formations adaptées aux réalités socio-économiques du milieu pour les enfants de 9-15 ans exclus du système éducatif formel. Il a été initié depuis 2017 pour contribuer à résoudre l’épineux problème des enfants hors de l’école estimés à plus d’un million par une étude de l’Unicef et de l’Insae réalisée en 2016. Avis et témoignages de quelques participants à la mission
Elisabeth Pitteloud Alansar, Cheffe de Coopération
La Suisse soutient depuis 10 ans le Paefe. Nous sommes à la fin de la deuxième phase. Nous avons pu visiter quelques centres et le constat est plutôt positif. Aujourd’hui, le plaidoyer que nous portons est de faire en sorte que ce modèle d’alternative éducative puisse être repris dans les lois et à une échelle nationale pour impacter le système. Ensuite, il faudra un financement substantiel, un financement qui, à l’heure actuelle, est presque essentiellement fourni par les partenaires. Enfin, l’articulation avec tout le système de formation professionnelle est indispensable pour que les élèves qui sortent des centres Barka puissent soit rejoindre le collège ou s’orienter vers des systèmes de formation professionnelle. Je pense que cette mission a été courte mais a porté ses fruits puisqu’on voit qu’il y a un réel intérêt et une réelle volonté des honorables de communiquer tout cela au niveau de leurs collègues à l’Assemblée nationale.
Honorable Mariama Baba-Moussa Soumanou, députée à l’Assemblée nationale
Ce que nous avons vu, que ce à Kpari ou à Gando-Dari, est fantastique. Donc, il faut que nous, députés, soutenions l’institutionnalisation de ce projet et qu’on aille à l’échelle. Ça veut dire que, quand vous pensez qu’un million d’enfants ne sont pas scolarisés ou sont déscolarisés et qu’en quelques années le projet a pu sortir près de dix mille (10 000) enfants, vous vous dites qu’il faut qu’on soutienne cette initiative en l’insérant dans les lois pour rapidement récupérer les autres enfants laissés-pour-compte.
Djibril Mama Cissé, préfet du Borgou
J’ai été très émerveillé par ce que j’ai vu ici. Ce qui a encore retenu mon attention, c’est qu’à côté de l’instruction, les enfants sont initiés à un certain nombre de métiers. J’ai vu du tricotage, du tissage, la maçonnerie et on les a même initiés aux sketchs et à la chorégraphie, toutes choses qui leur permettent de se sentir épanouis et de les maintenir à l’école. Ce que j’ai vu est plus qu’édifiant. Fort de l’importance qu’accorde le gouvernement au secteur de l’éducation, nous avons tout à gagner de voir le gouvernement prendre la relève et accompagner cette initiative du Paefe. Source : Helvetas / Paefe
Société 03 juin 2021


4e réunion du Comité de pilotage du projet Sic4g: Le plan d’action du Copil évalué (Les filles vulnérables du marché Dantokpa et environs disposent désormais d’un espace sécurisé)
Le Comité de pilotage (Copil) du projet Safe and inclusive city for girls (Sic4g) a tenu sa quatrième réunion trimestrielle, vendredi 28 mai, à Cotonou. A l’occasion, les participants ont évalué le niveau d’exécution du plan d’action du Copil et formulé des recommandations. La quatrième réunion périodique de suivi des activités trimestrielles du projet Safe and inclusive city for girls (Sic4g) a permis aux parties prenantes d’effectuer, entre autres, l’évaluation des activités menées ces trois derniers mois par le Comité de pilote (Copil) du projet. Ainsi, durant les travaux, les participants ont passé en revue les activités menées de mars à mai 2021 puis le niveau d’exécution du plan d’action du Copil avant de formuler des recommandations pour l’atteinte des objectifs du projet. La période sous revue a été marquée par plusieurs réalisations dont la sélection de 30 filles et garçons vulnérables pour la formation professionnelle, la finalisation de la formation de deux cohortes de 55 jeunes parajuristes, le lancement officiel et la finalisation de la formation de trois cohortes de 30 jeunes parajuristes, a souligné Yacinthe Vidéou Agbadjagan, coordonnateur du projet. A terme, les jeunes parajuristes sont capables non seulement d’organiser des causeries de proximité mais aussi et surtout d’assurer un accompagnement de qualité aux enfants et jeunes victimes de violences et d’effectuer un traitement des affaires de violences domestiques et de violences sexuelles basées sur le genre/sexistes. Somme toute, la réunion a permis à la douzaine de participants venus des structures membres du Copil, de la faîtière des femmes et usagers des marchés gérés par la Sogema ainsi qu’aux représentants des bénéficiaires d’avoir une vue claire sur le niveau d’exécution du projet. En prélude à la session, les membres du Copil ont effectué, jeudi 27 mai, une visite de terrain, la troisième depuis le démarrage du projet en août 2019. Premièrement, ils ont visité le Centre de promotion sociale (Cps) Sainte Cécile dans le cadre de l’opérationnalisation de l’espace sécurisé. Deuxièmement, ils ont supervisé et appuyé techniquement la formation de dix parajuristes spécialisés de la cohorte trois par le juge des mineurs de Cotonou, Arnaud Toffoun. La troisième visite est relative au suivi et à l’appui conseils à six filles bénéficiaires d’Agr au marché Dantokpa en collaboration avec Plan international Bénin. Au terme des échanges, le Cps Sainte Cécile a été retenu pour abriter l’espace sécurisé pour les enfants, filles et jeunes vulnérables du marché Dantokpa et environs. Financé par Danish Tv Collection 2019, le projet Sic4g est mis en œuvre au Bénin par Plan international en partenariat avec Terres rouges et Médecins du monde Suisse. Société 03 juin 2021


Cour des comptes: Joël Darius Zodjihoué nommé Procureur général
Secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Joël Darius Zodjihoué est le nouveau Procureur général près la Cour des comptes. Il a été nommé par le président de la République lors du Conseil des ministres du mercredi 2 juin. Instituée par la Constitution, la Cour des comptes prend graduellement corps avec la formation progressive de ses membres. Après la nomination de la Présidente de la Cour des comptes lors du Conseil des ministres du mercredi 28 avril dernier, le chef de l’Etat vient de nommer le Procureur général près ladite cour lors du Conseil des ministres tenu hier. C’est à Joël Darius Zodjihoué, secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances, que le président de la République confie cette charge. Il va alors diriger le parquet de cette juridiction en étroite collaboration avec Ismath Bio Tchané, présidente de la Cour des comptes. Dans les prochains jours, le président de la République procèdera sans doute à la nomination des autres membres de la Cour des comptes, notamment les présidents de chambres et les conseillers. Il ne restera alors que la finition du siège de la Cour des comptes et l’installation des cours régionales des comptes dont la mission est de contrôler les finances des collectivités territoriales, pour que la nouvelle institution fonctionne dans la plénitude de ses attributions. Pour rappel, conformément à l’article 134 alinéa 3 de la Constitution, « la Cour des comptes est la plus haute juridiction de l’Etat en matière de contrôle des comptes publics. Elle vérifie les comptes et contrôle la gestion des entreprises publiques et organismes à participation financière ou bénéficiant des fonds publics. Elle est l’institution supérieure de contrôle des finances publiques. La Cour des comptes veille au bon emploi des fonds publics ». Le même article précise que les décisions de la Cour des comptes ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent au pouvoir exécutif, au pouvoir législatif ainsi qu’à toutes les juridictions. Actualités 03 juin 2021


Centre de traitement des épidémies d’Allada: Un an après
Environ douze mois déjà que le personnel sanitaire du Centre de traitement des épidémies (Cte) d’Allada est au front dans le cadre de la riposte à la Covid-19 au Bénin. Depuis un an donc, il côtoie la mort dans le souci de sauver les personnes atteintes. Le personnel sanitaire du Centre de traitement des épidémies (Cte) d’Allada revient de loin. Réquisitionné depuis un an dans le cadre de la prise en charge des cas de Covid-19 au Bénin, le corps médical ainsi que le site qui l’abrite sont le témoignage vivant du parcours des différentes victimes de la pandémie. Un an après son déploiement pour la cause, le personnel soignant porte encore dans son cœur le poids d’une maladie qui a fait beaucoup de victimes dans le monde entier. Toutefois, le nombre de vies sauvées en douze mois est un motif de soulagement et d’espoir pour les femmes et hommes en blouse blanche assignés dans les quatre murs de l’hôpital, afin d’assurer la prise en charge des malades. Au bout d’une année, les gros nuages qui obscurcissaient le ciel du médecin coordonnateur du Cte, Rodrigue Grace Aho-Glèlè et ses collaborateurs commencent par se dissiper. « Même s’il y a des décès, beaucoup de vies ont été sauvées. Après un an, les résultats que nous avons obtenus, la douleur que nous avons connue avec les cas de décès, mais aussi la joie que nous avons partagée avec les patients guéris et sortis de l’hôpital sont les raisons qui ont motivé la messe d’action de grâce que nous avons organisée dimanche 23 mai dernier, afin de remercier l’Eternel pour sa miséricorde et ses bienfaits en notre faveur », souligne-t-il. Le calme qui règne en ces lieux depuis le démarrage de la prise en charge des cas de Covid-19 en mai 2020, porte son écho au visiteur qui franchit le seuil de l’hôpital. C’est dans cette atmosphère vidée de tout tintamarre qu’exerce le personnel soignant. Chaque cas guéri est un grand soulagement et un motif de fierté. Quelques agents de santé y ont laissé aussi leur peau. « Malgré le fait que nous sommes désolés pour les cas de décès, nous sommes satisfaits d’avoir contribué à permettre à notre pays de se positionner aujourd’hui comme l’un des pays les plus sûrs en matière de riposte à la Covid-19. En un an de travail sans relâche dans ce contexte de pandémie bien qu’ayant enregistré quelques cas dans le rang du personnel, Dieu nous a fait grâce et nous lui rendons grâce », dit-il. Reconnaissances Les premiers patients de Covid-19 ont été officiellement admis dans l’hôpital le 19 mai 2020. A l’instar du corps médical, les patients guéris expriment tant leur reconnaissance à l’Eternel que leur admiration au personnel sanitaire. Bruno Hounkonnou, père célébrant de la messe d’action de grâce, est un témoignage vivant de la maladie à coronavirus. Il a frôlé le pire. « Je suis passé dans cet hôpital et je crois en toute sincérité que tout le personnel sanitaire est sous l’autorité de la sainteté. Ce qui m’a le plus interpellé dans ma chair de serviteur de malade, c’est la promptitude du personnel sanitaire », témoigne-t-il. Désormais sauvés de la Covid-19, les survivants se positionnent comme des messagers à l’endroit des incrédules : « Quand on est passé par le Cte, on a eu des difficultés respiratoires, on a été mis sous oxygène, on ne peut oser dire que la Covid-19 n’existe pas. La maladie est réelle et grave. Le dépistage précoce permet la prise en charge adéquate ». Très tôt, le gouvernement a misé sur cette approche afin de maîtriser le mal. La stratégie a été concluante. Emmanuel Kokouvi, directeur départemental de la Santé de l’Atlantique-Littoral, salue la vision des autorités au plus haut niveau ainsi que les efforts consentis par le personnel du Cte. « Le travail qui a été fait dans ce centre est difficile à décrire. Le personnel a sacrifié sa vie à chaque minute sans jamais baisser les bras », précise-t-il. L’installation du Centre de traitement des épidémies (Cte) fait partie des principales mesures mises en place par le gouvernement aux premières heures de la contamination au Bénin afin de circonscrire le mal. L’historique de sa mise en place renseigne sur le chemin parcouru. « Le 1er avril 2020, une délégation avec à sa tête, le ministre de la Santé, s’est rendue sur le site de l’hôpital de zone d’Allada pour la mise en place du Cte. En 28 jours, les diligences nécessaires ont été faites et les dispositions adéquates prises pour que les activités démarrent effectivement, soit le 28 avril 2020. Plusieurs formations et simulations ont été organisées à l’endroit du personnel depuis ce jour afin de le préparer à bien gérer la pandémie et bien prendre en charge les patients », raconte Rodrigue Grace Aho-Glèlè. Aujourd’hui, le Bénin se remet mieux de la pandémie avec une stabilisation des cas. « Le Bénin a enregistré son premier cas le 16 mars 2020. A la date du 17 mai 2021, il a enregistré 8 025 cas dont 101 décès, 7 893 personnes guéries et 1 352 hospitalisée ou en cours de suivi de traitement pour avoir développé une forme grave ou simple de la maladie », relève Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. Les départements les plus touchés sont le Littoral, l’Atlantique, l’Ouémé et le Borgou.
Fière chandelle
Dans le cadre de la lutte contre la maladie, le pays a mis en place un paquet complet d’intervention: du transport des cas de Covid vers les centres de traitement, à la prise en charge des cas graves qui nécessitent beaucoup de moyens pour la réanimation. Les patients au Cte sont positivement marqués par les visites de routine du ministre de la Santé, qui effectue la ronde permanente pour doper sa troupe ainsi que les malades. Le personnel soignant du Cte d’Allada lui décerne une fière chandelle pour la constance de ses efforts. « Nous saluons le leadership du ministre de la Santé, qui n’a jamais manqué d’être à nos côtés, depuis la mise en place de ce centre jusqu’à ce jour. Nous saluons sa promptitude et la facilité avec laquelle nous avons une réponse aux diverses sollicitations, inquiétudes et situations à lui exposées, notamment la disponibilité d’oxygène, d’équipements de dernière génération, de consommables médicaux, de restauration, hébergement, et de transport du personnel comme des malades », salue Rodrigue Grace Aho-Glèlè. Le défi pour le personnel sanitaire est de maintenir l’élan observé jusque-là tout en accentuant la sensibilisation. Il affûte ses armes d’ores et déjà afin de faire face à d’éventuelles nouvelles vagues. « Nous voulons continuer à faire du Bénin, un pays sain en matière de lutte contre la Covid. Les cas ne manqueront pas. Mais nous allons continuer à nous préparer afin de gérer au mieux toute autre vague», rassure-t-il. Au charbon depuis un an, le personnel sanitaire du Cte ne s’est point épuisé. Un regard bienveillant de la nation lui apportera sûrement du baume au cœur. «Le centre d’Allada est l’un des plus performants en matière de matériel, de produits de consommation et du personnel. Nous souhaiterions que l’Etat continue à sensibiliser pour que la nation tout entière puisse savoir le travail qui se fait », exhorte-t-il.
Santé 03 juin 2021


Transition agroécologique dans les zones cotonnières: Le défi de restauration de la terre nourricière
Des pratiques culturales nuisibles appauvrissent les sols et engendrent une baisse des productivités dans les exploitations agricoles, dont celles cotonnières. Face au désastre, s’impose une transition agroécologique qu’il convient de mettre à grande échelle, après une phase pilote soldée par des résultats probants. Les itinéraires techniques jusque-là appliqués dans la culture du coton, premier produit d’exportation du Bénin, impactent considérablement l’ensemble du système de culture et ses performances. Les sols font les frais de la pression anthropique à travers la désertification, l’agriculture extensive sur brûlis, l’usage intensif des pesticides, des herbicides et autres produits chimiques, les feux de végétation, etc. La remise en état et l’amélioration de la fertilisation des terres s’avèrent incontournables pour garantir la survie de l’humanité. C’est le but visé à travers l’initiative du Projet d’appui à la transition agroécologique dans les zones cotonnières (Tazco) financé par l’Agence française de développement (Afd), dans un contexte de baisse tendancielle des productivités dans des exploitations dont celles cotonnières, due à la pauvreté des sols. La première phase du projet a été mise en œuvre entre 2017 et 2020. Il était question d’améliorer les conditions de travail des exploitants et de renforcer la résilience des exploitations face au changement climatique, à travers des techniques agricoles respectueuses de l’environnement. A sa mise en œuvre, Tazco 1 a permis de mettre en terre plus de 170 000 plants sur plus de 1500 parcelles dans 10 villages. Un référentiel agronomique est mis en place, décliné en 20 fiches d’itinéraires techniques, 10 fiches de matériels de mécanisation durable, 10 fiches de plantes améliorantes et 4 guides méthodologiques sur la transition agroécologique, indique Léon H. Akpatcho, responsable chargé de suivi et évaluation du projet. Cinq diagnostics agropastoraux sont réalisés dans 15 villages ainsi que des diagnostics complémentaires thématiques dans le cadre des missions d’appuis multidisciplinaires du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) au profit des exploitants, ajoute-t-il. A cela s’ajoutent des ateliers et séminaires organisés pour la capitalisation des acquis. Dix Sections villageoises de gestion foncière (Svgf) sont dynamisées et 750 exploitants sont désormais formés à la transition agroécologique.
Disséminer les résultats
Le projet a permis d’établir une base de données sur le suivi de la transition agroécologique, une cartographie des terroirs Tazco. De même, des études ont été réalisées sur la perception des acteurs sur les techniques agroécologiques, leurs performances, un état des lieux de la transition agroécologique au Bénin et la faisabilité de la mise à échelle. En fait, la situation des terres arables reste alarmante dans le Nord-Bénin, notamment dans le Borgou-Alibori, bassin cotonnier et grenier du pays. Elle met en péril les bases alimentaires et les sources de revenus des populations rurales : les paysans et les éleveurs. D’où la nécessité de remédier aux pratiques peu recommandées et d’adopter des techniques efficaces de protection des sols et de réhabilitation des terres dégradées en vue d’une agriculture durable. Cette ambition est portée par la deuxième phase du projet Tazco qui entre dans la droite ligne de la mise en œuvre du Plan d’actions national sur la gestion durable des terres adopté par le Conseil des ministres en sa session du mercredi 6 février 2019. En l’espace de trente-cinq ans, a relevé le Conseil, le Bénin a perdu environ 48 % de sa forêt dense ; celle-ci ne couvre désormais que 0,29 % du territoire, en dépit des lois, des systèmes de forêts sacrées et classées. Couvrant la période 2021-2024, la phase 2 de Tazco s’efforcera de diffuser à grande échelle les techniques agroécologiques éprouvées, les référentiels techniques élaborés pendant la phase pilote, au niveau des parcelles et des exploitations et de promouvoir des mécanismes de gestion collective de la biomasse, indique Orou Dèkè Gonroudobou, responsable de la Cellule d’appui et de suivi, coordonnateur du projet. Quelque 180 000 agriculteurs sont ciblés dans la zone d’intervention qui concentre environ 90 % de la production de coton ainsi qu’une part importante de la production de cultures vivrières. Au total, 22 communes sont concernées : dix-sept à fort potentiel de production : Banikoara, Bembèrèkè, Dassa-Zoumè, Djidja, Djougou, Gogounou, Kandi, Kalalé, Kérou, Kouandé, Malanville, N’dali, Nikki, Pehunco, Savalou, Ségbana et Sinendé et cinq d’extension de la zone cotonnière : Matéri, Cobly, Kétou, Aplahoué et Ouèssè.
Impacts attendus
Tazco 2 s'articule autour de trois composantes. La première, détaille Léon Akpatcho, est relative à la promotion des pratiques efficaces à grande échelle au niveau des parcelles et des exploitations des zones ciblées. Elle sera mise en œuvre sous l’égide de l’Agence territoriale de développement agricole Pôle 2 (Atda 2). L’accent sera mis sur les mécanismes de gestion collective de la biomasse par les utilisateurs des terroirs villageois et des techniques agroécologiques collectives, souligne-t-il. La deuxième composante concerne la recherche pour la consolidation des référentiels techniques agroécologiques avec l’Aic comme bras opérationnel. Les acteurs publics et privés seront formés à la transition agroécologique par l’Institut de recherche sur le coton (Irc). La troisième composante porte sur l’appui institutionnel pour la transition agroécologique et la coordination du projet sous l’égide du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. A terme, le projet Tazco devrait permettre non seulement l’adaptation des référentiels techniques agroécologiques autour de la production de coton à une diversité de milieux, mais aussi l’initiation d’un cercle vertueux de restauration de la fertilité des sols et d’accroissement des rendements.
Environnement 03 juin 2021


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