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La cour d’assises de la cour d’appel de Parakou a connu, ce lundi 28 mai, du cinquième dossier inscrit à son rôle. C’est une affaire de meurtre pour laquelle Hamalélé Namata est inculpé. Au terme du procès, il a été condamné à 15 ans de travaux forcés.
Malgré toutes les mesures pour décourager sa pratique, la violence humaine continue d’avoir cours dans la cité. Inculpé pour une infraction de coups mortels, le Nigérien Hamaélé Namata était devant la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou, ce lundi 28 mai. Bouvier de profession né en 1982 à Birni Lafia, commune de Karimama, marié et père de deux enfants, il lui est reproché d’avoir ôté la vie à Titia Sambo, à coups de machette. Il s’est vu infliger 15 ans de travaux forcés comme peine.
Après avoir reconnu les faits qui lui sont reprochés, l’accusé a varié au cours des ébats, rappelant les circonstances dans lesquelles ils se sont produits. Ses déclarations à la barre, lui feront constater à plusieurs reprises le président de la cour, Adamou Moussa et l’avocat général, Lucien M. Aballo, ne sont pas celles qu’il a faites à l’enquête préliminaire et devant le juge d’instruction.
Hamalélé Namata a avoué n’avoir aucun antécédent avec la victime à qui il dit n’avoir non plus l’intention de donner la mort. « Alors, pourquoi comme ton adversaire, tu n’as plutôt pas cherché à utiliser un bâton, au lieu d’un coupe-coupe ? » lui demandera le président de la cour. « Sur le champ, je n’en ai pas trouvé ; c’est pour sauver ma vie », répondra-t-il, en indiquant que ce n’est pas dans le champ de la victime qu’il a fait paître ses bœufs. Le président de la Cour réalise que l’accusé a choisi de ne pas être constant dans ses déclarations. Avec l’appui de l’avocat général, il tentera de le confondre sur un certain nombre de ses propos. C’est pour une meilleure appréciation du dossier.
Dans son réquisitoire, Lucien M. Aballo demandera une requalification de l’infraction de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en celle de meurtre. Selon lui, l’intention de donner la mort à la victime est réelle. Il se réfère à l’un des endroits du corps où le coup de machette a été donné : la tête qui est une partie assez sensible. « Sa riposte n’a pas été proportionnelle aux coups de bâton que sa victime lui a administrés. Il ne peut donc bénéficier d’aucune circonstance atténuante », insiste-t-il.
L’accusé étant en possession de toutes ses facultés mentales, donc responsable au moment des faits, il requiert au bénéfice de ses observations, qu’il plaise à la cour de le déclarer coupable de meurtre, selon l’article 295 du Code pénal. Il demande de le condamner à 20 ans de travaux forcés.
Une sanction que la défense de l’accusé qualifiera d’exagérée, surtout que l’affaire n’a connu aucun témoin. Il rejette la requalification de l’infraction en meurtre. Me Claude Tékounti demande que le dossier soit ramené aux faits et non, que l’on l’utilise pour donner l’exemple. « Nous allons de supputations en supputations », regrette-t-il. Il déplore l’absence du certificat médical ou de décès de la victime dans le dossier. « Les deux auraient pu s’en arrêter à de simples explications, si la victime ne s’était pas retournée chez elle pour aller chercher un bâton », a poursuivi Me Claude Tékounti,
tout en plaidant coupable.
Après avoir délibéré, la cour retient la requalification en infraction de meurtre. Elle déclare Hamalélé Namata coupable d’avoir volontairement commis un homicide sur le nommé Titia Sambo, selon les dispositions des articles 295 et 304 du Code pénal. Avec les 15 ans de travaux forcés qu’elle lui a infligés, Hamalélé Namata qui est en détention depuis le 21 novembre 2013, a encore plus de dix ans à passer derrière les barreaux?
Les faits
Dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 novembre 2013, Hamalélé Namata a amené ses bœufs au pâturage. Il les a introduits dans le champ de Titia Sambo, à Goroukambou, un village de l’arrondissement de Birni Lafia, commune de Karimama. Réveillé par le bruit de bêtes, Titia Sambo interpella le bouvier Hamalélé Namata sur sa conduite fautive. Il s’en est suivi une dispute au cours de laquelle Hamalélé Namata lui a porté, à la tête et au bras gauche, trois coups de sa machette auxquels il n’a pas survécu.
Pour examiner ces faits, le président Adamou Moussa avait comme assesseurs, Lucien Djimènou et Gabriel Taurin Affognon.

Dans le cadre de la mise en œuvre des activités du programme Air sain de la Chaire Ecosanté, la coordination de la Chaire a organisé, mercredi 23 mai dernier à Cotonou, un atelier d’évaluation à mi-parcours. C’était l’occasion pour les participants de prendre connaissance des résultats de l’étude réalisée sur les conducteurs de taxi-moto communément appelés « zémidjan » ou « zém». Une étude qui a révélé que cette catégorie professionnelle est particulièrement exposée à la pollution de l’air avec un risque accru de maladies.
« Effets de la pollution de l’air sur les conducteurs de taxi-moto », tel est le titre de la présentation faite, mercredi 23 mai dernier à Cotonou, par le doctorant Hervé Lawin, lors d’un atelier d’évaluation à mi-parcours du programme Air sain de la Chaire Ecosanté. Une présentation qui n’est rien d’autre que la compilation des résultats des études réalisées pendant trois ans sur cette couche de la population.
Si l’activité de conduite d’un taxi-moto est un pis-aller pour certains citoyens, pour la majorité de ceux qui s’y adonnent, elle constitue une activité professionnelle. L’étude réalisée avec la participation d’environ 400 conducteurs de taxi-moto a révélé que 97 % d’entre eux sont des professionnels avec une ancienneté de onze ans en moyenne. De par leur activité, cette catégorie sociale est plus exposée aux effets de la pollution de l’air que la population générale.
Selon l’Oms, « Les mesures de la qualité de l’air sont généralement communiquées en teneur moyenne journalière ou annuelle de particules par mètre cube d’air ». Les particules en suspension ont plus d’effets sur la santé que tout autre polluant. Les principaux composants en sont les sulfates, les nitrates, l’ammonium, le chlorure de sodium, le carbone, les matières minérales et l’eau, précise l’organisation. Ces particules, en particulier les plus fines, pénètrent profondément dans les poumons et dans le système cardiovasculaire. Ce qui constitue un facteur de risque de maladies cardiovasculaires et respiratoires, et de cancer du poumon.
D’entrée de jeu, Hervé Lawin reconnaît que « Nous sommes tous exposés à la pollution de l’air ». Cependant, expose-t-il, les études réalisées en 2016 sur des conducteurs de taxi-moto à Cotonou et un groupe de comparaison professionnellement non exposé indiquent clairement que les « zém» sont plus exposés. Pendant que dans ce groupe, le degré d’exposition était d’une moyenne de 19,52 microgrammes par mètre cube, il était de 31,27 microgrammes par mètre-cube chez les conducteurs de taxi moto. En 2017, les résultats révèlent une moyenne de 16,66 microgrammes par mètre cube dans le groupe de comparaison et de 38,84 microgrammes par mètre cube chez les « zem ».Ces moyennes observées chez les « zem » dépassent largement la norme de l’Oms qui est de 25 microgrammes par mètre cube. Par ailleurs, des examens effectués en 2014, 2016 et 2017 sur cette catégorie professionnelle montrent qu’après trois ans d’exposition à la pollution de l’air, « La fonction pulmonaire des conducteurs de taxi-moto se dégrade plus vite que celle des populations professionnellement non exposées ».
« C’est malgré eux qu’ils font cette activité »
Bonaventure Ahitchémè, secrétaire général d’un des syndicats de conducteurs de taxi-moto, reconnaît que la majorité de ses confrères ignorent l’impact de l’exposition à la pollution de l’air sur leur santé. Mais, ajoute-t-il, « C’est malgré eux qu’ils font cette activité ». Il a également plaidé pour la poursuite des sensibilisations à l’endroit des conducteurs de taxi-moto afin qu’ils prennent conscience des risques qu’ils courent et de l’impact de leur activité sur l’environnement. Aussi, appelle-t-il les autorités à œuvrer pour la promotion de la reconversion des « zém » dans des activités moins nuisibles.
Pour sa part, le doctorant Hervé Lawin préconise entre autres mesures, davantage de sensibilisation des conducteurs de taxi moto ainsi que des autres acteurs, c’est-à-dire les vendeurs et les policiers opérant dans les grands carrefours et qui sont tout aussi exposés. Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), le doctorant propose de mettre l’accent sur la prévention par rapport aux maladies liées à la pollution de l’air. Il suggère enfin de définir une valeur moyenne ou une norme d’exposition journalière au monoxyde de carbone de 9ppm ou de 8heures par jour pour les « zem » cela pourrait protéger, conclut-il.
Le programme Air sain fait suite aux recherches effectuées par la Chaire Ecosanté qui ont mis en exergue les types et les niveaux de pollution auxquels les populations de la ville de Cotonou sont exposées. Dans un communiqué de presse rendu public le 2 mai dernier, l’Oms affirmait que « Neuf personnes sur 10 respirent un air pollué dans le monde ». Elle estime à 7 millions environ le nombre de personnes qui meurent chaque année à cause de l’exposition aux particules fines contenues dans l’air pollué.

Le Bénin a célébré, mardi 22 mai dernier, la Journée mondiale de la biodiversité. A l’occasion, le point focal de la Convention sur la diversité biologique au Bénin, Dr Gaston S. Akouèhou a déploré les menaces qui pèsent toujours sur les ressources naturelles, après vingt-cinq ans de célébration. Il relève cependant que des initiatives remarquables sont prises pour préserver les valeurs des plantes et par la même occasion la biodiversité.
Des initiatives et actions remarquables sont menées pour protéger les valeurs des plantes et par conséquent la diversité biologique, explique Dr Gaston S. Akouèhou, point focal de la Convention sur la diversité biologique (Cdb). Pour lui, le Centre d’études, de recherches et des formations forestières (Cerf) qu’il dirige développe des activités dans ce cadre. Le Cerf, informe-t-il, livre des informations pour une meilleure connaissance de la biodiversité et fournit des données sur les changements de comportements à adopter. Dans cette optique, relève-t-il, le Cerf collabore étroitement avec les forestiers, les organisations non gouvernementales et les populations. Une complicité qui met l’accent sur les mécanismes de gestion durable des forêts.
« La biodiversité, c’est la diversité des gènes sur le même environnement, qui peut être varié », définit-il. Il poursuit qu’on distingue alors la biodiversité marine, la biodiversité terrestre et celle des montagnes. La biodiversité fait appel à la variété et à la diversité du monde vivant.
Pour le point focal, la Convention sur la diversité biologique est un traité international juridiquement contraignant avec trois principaux objectifs : la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de la diversité biologique et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques.
Le Bénin s’est inscrit dans la conservation, la gestion et l’utilisation durable de la biodiversité depuis 1993, après la ratification de la convention y relative. Depuis lors, explique le point focal, le Bénin met en place des projets avec les ressources de l’Etat, l’appui des bailleurs de fonds, des Ong et la partition des tradi-thérapeutes qui façonnent les éléments de biodiversité en mettant à la disposition des populations des tisanes. C’est pour intégrer ces bienfaits dans les politiques nationales que le Bénin a élaboré successivement d’abord en 2003 puis en 2008, des stratégies d’action pour préserver les richesses de la biodiversité. Cela suppose que pour monter un projet en se focalisant sur ce document, l’on peut trouver des actions permettant de promouvoir l’environnement.
La diversité est toujours menacée, après vingt-cinq ans de mise en œuvre de la Cdb, parce que la terre est inextensible. La croissance en cours en est responsable. De 4 millions, explique Gaston S. Akouèhou, nous sommes passés à 6 millions, puis sommes au-delà de 10 millions d’habitants. Il déduit que la démographie augmente pendant que la terre est inextensible. Pendant ce temps, poursuit le point focal, la surface des écosystèmes portant la biodiversité a régressé ces derniers temps, à cause de l’agriculture. Ainsi, nos paysans pensent qu’en déblayant beaucoup d’espace, ils peuvent augmenter les rendements de coton. Or, propose le directeur du Cerf, on pouvait faire autrement en intensifiant la culture du coton et celle céréalière.
L’urbanisation, responsable de la régression
Le point focal de la Cdb confirme que l’urbanisation a une part de responsabilité dans la régression de la biodiversité dans la mesure où, pour disposer du bois de chauffe, on n’avait pas besoin d’aller loin. « Il vous suffit d’aller à Abomey-Calavi pour en trouver. Mais avec l’urbanisation aujourd’hui, il n’y a plus de bois de chauffe même à jusqu’à Glo-Djigbé et autres », regrette-t-il. Ce qui est disponible en ce moment dans cette zone, selon lui, n’est rien d’autre que les eucalyptus que les fermiers ont planté dans leurs champs. Le bois de chauffe à ramasser tout près n’est plus disponible, il faut aller en profondeur des forêts, fait-il remarquer. Les Béninois construisent de plus en plus des maisons qui prennent la place des végétations, poursuit-il. Car des édifices sont érigés tout en béton sans le moindre arbre. « Or, nous en avons besoin pour respirer. L’arbre rejette l’oxygène le jour et absorbe le gaz carbonique la nuit. L’espèce humaine a besoin de biodiversité pour la vie, explique le point focal de la Cdb, pendant que les écosystèmes sont fragmentés, de sorte que les animaux qui rasaient les habitations et même les villages sont devenus très rares. « Il faut désormais se rendre dans les parcs avant de les voir », déplore le directeur du Cerf.
Environnement 29 mai 2018
Les députés en plenière à l'Assemblée Nationale[/caption]Les députés ont entamé, ce lundi 28 mai, l’examen du projet de loi portant Code pénal en République du Bénin. Ils ont adopté, hier, le rapport général sur le dossier, en attendant de poursuivre ce jour les travaux avec les discussions au fond de la loi, forte de 1007 articles répartis en trois livres.
Espéré depuis 2001, l’examen du projet de loi portant Code pénal en République du Bénin est effectif depuis ce lundi 28 mai à l’Assemblée nationale. Les députés se penchent sur le volumineux document qui tient compte des avancées notées sur le chantier des réponses au phénomène criminel contemporain. Le projet se veut le fruit d’un long processus d’actualisation et de finalisation du document introduit en 2001 par le gouvernement. Le rapport général sur le dossier a été adopté hier par les députés. Les travaux se poursuivent ce mardi avec les discussions particulières, c’est-à-dire l’examen proprement dit du volumineux texte.
Le nouveau Code pénal est composé de 1007 articles répartis en trois livres. Le premier livre subdivisé en trois titres porte sur les dispositions générales. Il traite des généralités relatives à la loi pénale, de la responsabilité pénale et des peines. En ce qui concerne les généralités relatives à la loi pénale, les principes généraux de classification des infractions sont définis en même temps que le principe de la légalité des délits et des peines et la compétence des juridictions pénales. Il est également abordé les questions de l'application de la loi pénale dans le temps et dans l'espace, qui ne sont pas différentes des principes antérieurement connus et des règles quasi-universelles en la matière. En ce qui concerne la responsabilité pénale, celle des personnes morales est consacrée à l'exception de l'Etat, ce qui complète les dispositions du Code de procédure pénale sur la question. L'élément intentionnel comme élément constitutif des infractions est rappelé.
La peine de mort exclue
Les causes d'irresponsabilité ou d'atténuation de la responsabilité sont indiquées. Pour ce qui est des peines, elles ont exclu la peine de mort et retenu les différentes durées de réclusion pour les crimes, l'emprisonnement, le travail d'intérêt général, les privations de droits, les peines complémentaires, l'amende et le jour-amende.
Les peines prévues pour les personnes morales sont, quant à elles, l'amende, la dissolution, les interdictions diverses, temporaires ou définitives, la fermeture, la confiscation et l'affichage. Les peines applicables en matière de concours d'infractions et en matière de récidive sont également déterminées. Les causes d'aggravation des peines sont également décrites, de même que les circonstances de leur extinction et de l'effacement des condamnations. La prescription, la grâce, l'amnistie, la réhabilitation ont été également prises en compte dans le texte.
Le deuxième livre, pour sa part, traite des crimes, délits et leur répression. C'est dans ce livre que se trouve l'essentiel du Code, c'est-à-dire les incriminations et leurs sanctions, note la commission chargée des Lois qui a présenté le contenu du document à la plénière. Ce livre est relatif aux crimes et délits contre la chose publique et traite, en tout premier lieu, du terrorisme et de sa répression. Le terrorisme est défini de manière ample et les organisations terroristes sont caractérisées. Les peines proposées dans la loi vont de la réclusion criminelle à perpétuité pour les personnes physiques, l'amende pour les personnes morales ainsi que l'interdiction définitive de l'activité dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a été commise. La tentative et la complicité ne sont pas ignorées, ainsi que l'apologie du terrorisme. Des exemptions ou réductions de peine sont cependant prévues pour les personnes ayant averti l'autorité, selon que les effets de cette dénonciation ont permis d'éviter les actes projetés ou de faire cesser les agissements ou encore de réduire leur ampleur.
Outre la répression du terrorisme, les crimes et délits classiques contre la sûreté de l'Etat sont également rappelés, leurs éléments constitutifs décrits et leurs sanctions fixées. Les crimes de trahison et d'espionnage, les crimes contre la sûreté intérieure de l'Etat et les atteintes à la défense nationale, les attentats, complots et autres infractions contre l'autorité de l'Etat et l'intégrité du territoire national, les atteintes à la sécurité des moyens de transports aériens, maritimes et terrestres et des plates-formes fixes sur le plateau continental, les infractions impliquant des matières et installations nucléaires, les crimes tendant à troubler l'Etat par le massacre ou la dévastation, les crimes commis par la participation à un mouvement insurrectionnel, les infractions contre les personnes internationalement protégées, les attroupements illégaux sont passés au peigne fin dans ce titre. Il en est de même des crimes commis par le chef de l'Etat et les membres du gouvernement et qui sont prévus par la Constitution, notamment la haute trahison, les atteintes à l'honneur et à la probité, l'outrage à l'Assemblée nationale. Dans ce même registre, sont classés les crimes et délits relatifs à l'exercice des droits civiques. Les atteintes à la liberté du fait des fonctionnaires ou des agents ou préposés du gouvernement et les détentions arbitraires, la coalition des agents de l'Etat, l'empiètement des autorités administratives et judiciaires s'y retrouvent également.
Les peines prévues pour ces infractions varient suivant leur gravité, étant entendu que toutes les infractions anciennement punies de la mort le sont, dans la proposition, de réclusion criminelle à perpétuité.
Que de nouvelles infractions !
Les délits contre les symboles et les valeurs de l'Etat, de la République, des communautés et des religions n’ont pas été occultés dans le nouveau code. Un chapitre entier y a été consacré. Ainsi, sont prévus et punis, de manière spéciale, toute atteinte dans un discours, écrit, propos, prêche religieux, ou dans toute représentation artistique, scripturale ou vocale, aux symboles, valeurs et représentations de l'Etat, de la nation, de la République, des religions ou cultes, des ethnies ou de toute communauté. Les personnes morales qui commettent ou recèlent ces infractions encourent des mesures de suspension et d'interdiction.
Un autre chapitre est relatif aux crimes et délits contre la paix publique que constituent les différents actes de falsification (fausse monnaie, contrefaçon des sceaux de l'Etat, des billets de banque et des effets publics et des poinçons, timbres et marques, faux en écriture publique authentique, faux en écriture privée de commerce ou de banque, faux commis dans certains documents administratifs dans les feuilles de route et dans les certificats), la forfaiture, les soustractions ou les détournements commis par des agents publics, les concussions commises par eux, la corruption des agents publics nationaux et internationaux, la corruption dans la passation des marchés publics, la corruption dans le secteur privé. Il en est de même des infractions relatives à la direction, à l'administration et au contrôle des entreprises publiques et semi-publiques, la subornation de témoins et d'interprètes, le trafic d'influence, l'enrichissement illicite, le délit d'initié, les délits des fonctionnaires qui se seront ingérés dans des affaires ou activités commerciales incompatibles avec leur qualité, les abus d'autorité contre les particuliers ou contre la chose publique, les délits relatifs à la tenue des actes d'état civil, l'exercice de l'autorité publique illégalement anticipé ou prolongé, la violation de la réglementation des armes et munitions.
Outre les sanctions ordinaires, des dispositions particulières relatives à l'aggravation des peines pour certains crimes et délits commis par les agents de l'Etat sont prévus dans le code, précise le rapport général adopté hier par les députés en présence du ministre chargé de la Justice. Mieux, le texte réprime les infractions relatives aux troubles à l'ordre public perpétrées par des ministres de cultes dans l'exercice de leur ministère. Il en est de même des contraventions contre l'état civil (mariage religieux sans mariage civil préalable), mais aussi des critiques, censures ou provocations dirigées contre l'autorité publique dans un discours pastoral prononcé publiquement, des provocations contre l'autorité publique dans un écrit pastoral, la résistance, la désobéissance et les autres manquements envers l'autorité publique.
Les outrages et violences envers les dépositaires de l'autorité et de la force publique, le refus d'un service dû légalement, l'évasion des prisonniers de guerre, les bris de scellés et l’enlèvement de pièces dans les dépôts publics, la dégradation de monuments, l'usurpation de titres ou de fonctions, l'usage irrégulier de titres, font également l'objet de peines diverses dans la loi.
Par ailleurs, le projet reprend et actualise les dispositions anciennes relatives aux associations de malfaiteurs ainsi qu'à l'outrage aux bonnes mœurs par voie de presse et de livre.
Des peines corsées
Aussi, le deuxième livre du projet de loi traite-t-il des crimes et délits contre les particuliers. Il distingue d'une part, les crimes et délits contre les personnes des crimes et délits contre les biens d'autre part. Les crimes de meurtre, d'assassinat, de parricide, d'infanticide, d'empoisonnement demeurent maintenus. La traite des personnes, les menaces, les blessures et coups volontaires, la torture sont classés également au titre des atteintes contre les personnes. Les attentats aux mœurs tels que l'outrage public et l'attentat à la pudeur, le harcèlement sexuel régi par une loi sur la protection des femmes, le viol et les infractions assimilées qui proviennent également de ce texte, le proxénétisme, l'incitation habituelle de mineur à la débauche ont été également mis en exergue.
Les crimes et délits envers l'enfant, l'abandon de la famille ou l'abandon de domicile conjugal n’ont pas été omis. Les calomnies, injures et révélations de secrets n'ont pas connu d'évolution particulière dans la loi ainsi que la violation de sépultures et autres atteintes au respect dû aux morts ainsi que les infractions liées aux inhumations.
Les crimes et délits contre les biens ont été largement pris en compte dans le projet. Il s'agit des vols et extorsions, de l'escroquerie, de l'abus de confiance, des infractions au contrôle des changes, des infractions cybernétiques et informatiques. La contrefaçon et toutes les autres infractions relatives aux discriminations et violations des lois relatives aux manufactures, au commerce et aux arts figurent en bonne place. Les délits des fournisseurs, les détournements de prêts consentis ou garantis par l'Etat, l'usure, la fraude dans les examens et concours publics, les infractions relatives aux sociétés commerciales et la banqueroute ne sont pas du reste et sont la consécration et la sanction, en droit interne, des infractions prévues par les actes uniformes de l'Ohada.
La réglementation pénale des mines et carrières, actuellement séparée, est également introduite dans le projet. Les atteintes à l'environnement et à l'hygiène, initialement dans le code de l'environnement et le code de l'hygiène, subissent le même sort en ce que les dispositions de protection contre ces atteintes sont de nature pénale.
Divers autres délits sont extraits de la législation ou de la réglementation pour être introduits directement dans le Code pénal. Il s'agit des délits relatifs à la pâture des animaux, de ceux relatifs au conditionnement des produits, à la fixation des prix, à l'assurance des navires, aux stupéfiants. C'est également le cas des infractions relatives au tabac dont les dispositions répressives proviennent de la loi spéciale relative à la matière.
S’agissant des contraventions de police, elles ont été logées au niveau du troisième et dernier livre du Code pénal. Il est prévu ici les peines telles que l'emprisonnement d'un jour à deux mois maximum, l'amende, la confiscation de certains objets saisis. Le Code en examen prend également en compte certaines contraventions telles que celles contre la sûreté et la tranquillité publique, celles contre l'hygiène et la santé publiques, celles de voirie et de circulation, celles qui causent des dommages aux personnes, aux animaux et à la propriété privée.
Th. C. N.

La Fédération béninoise de judo organise depuis ce dimanche 27 mai, un examen pratique pour l’obtention du Certificat d’entraîneur niveau 1, au profit de ses encadreurs de clubs. C’est dans le cadre de la formation de ses formateurs.
Sept experts de la Fédération internationale de judo sont venus à Cotonou pour évaluer jusqu’au 3 juin prochain, les encadreurs béninois ayant réuni la moyenne autorisée pour être admis pour la deuxième et dernière phase de formation.
Une quarantaine d’entraîneurs viendront du Niger et du Nigeria. Tous subiront les évaluations pratiques donnant droit au Certificat d’entraîneur niveau 1.
En effet, la Fédération béninoise de judo avait négocié et obtenu auprès de la Fédération internationale de judo, une formation pour vingt encadreurs de clubs ayant suivi du 26 février au 20 mai dernier, la première phase des cours théoriques et qui ont passé avec succès toutes les évaluations auxquelles ils ont été soumis.
Les cours pratiques appelés à être dispensés à Cotonou, la fédération a bénéficié d’un soutien de la Solidarité olympique. C’est pour faire face aux différentes charges de l’organisation.
Sports 28 mai 2018
Le ministre des petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou[/caption]Le ministre des petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou, a procédé, vendredi 25 mai dernier à Cotonou, à la remise des équipements aux bénéficiaires du Programme de renforcement de la compétitivité et de mise à niveau (Prcmn). Le don vise à accroître la productivité des micros, petites et moyennes entreprises dans les filières agroalimentaires.
Le gouvernement vient en appui aux micros, petites et moyennes entreprises. C’est à travers d’importants lots de matériels techniques dont la remise officielle a été faite vendredi dernier à Cotonou par le ministre en charge du secteur, Modeste Kérékou. Le don constitué de décortiqueuses, de trieuses de riz, de rappeuses, de séchoirs, de broyeuses,…vise à renforcer les capacités matérielles et productives des bénéficiaires.
Elles sont plus d’une centaine d’entreprises engagées dans les chaînes de valeur ajoutées agroalimentaires sur toute l’étendue du territoire national à bénéficier de ces équipements.
Pour le ministre des petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou, ce don valorise et encourage la production locale des différents équipements dans notre pays. « Les capacités productives des entreprises bénéficiaires s’en trouveront améliorées et les effets d’entraînement sur le reste de la filière et les autres maillons des chaînes de valeurs s’ensuivront», se réjouit-il.
Ces appuis aux Pme, prennent en compte les filières anacarde, riz, manioc, arachide, palmier à huile. Les femmes engagées dans le secteur agroalimentaire sont les plus loties. « Nous avons tenu compte de l’approche genre pour permettre aux entreprises féminins de bénéficier de ces équipements ; 92 % des bénéficiaires sont des groupements féminins, 45 % des micro-entreprises et Pme bénéficiaires sont dirigées par des femmes », souligne le directeur général de l’Agence nationale des petites et moyennes Entreprises (Anpme), Alexandre Houédjoklounon.
Les bénéficiaires n’ont pas été sélectionnés au hasard. « Il faut être une Pme bien localisée au Bénin, active et performante dans sa production », précise-t-il.
La remise des équipements s’inscrit dans le cadre du Programme de renforcement de la compétitivité et de mise à niveau (Prcmn) des micros, petites et moyennes entreprises et du Programme d’appui au secteur de l’artisanat qui vise à impacter d’ici 2021 plus de 5000 Pme y compris celles du secteur de l’artisanat offrant des produits et services de qualité et compétitifs au plan national et international. Le don traduit le souci du gouvernement d’offrir aux entreprises tous les appuis nécessaires afin de les rendre plus compétitives.
Motif de soulagement et de satisfaction pour le porte-parole des bénéficiaires, Eloi
Hounkponou qui salue l’initiative. «Le Programme d’action du gouvernement (Pag) est réaliste et réalisable. Nous en sommes aujourd’hui les témoins vivants à travers le don des présents équipements », se réjouit-il. Les équipements acquis leur permettront de répondre aux multiples demandes du marché national et sous régional.
Le préfet de l’Atlantique,
Modeste Toboula, y voit un geste à fort impact économique sur le développement. « Nous pouvons par nos maigres ressources faire des pas sérieux vers le développement. Cette plus-value qu’offre le Programme de renforcement de la compétitivité et de mise à niveau (Prcmn), sera bénéfique pour le développement », souligne-t-il. Il établit une relation entre les entreprises, l’Etat et le développement. « Il n’y a pas d’Etat sans entreprises sérieuses en bonne santé. Il n’y a pas d’entreprises sans moyens de production. Il n’y a pas de productions sans entreprises », développe-t-il, avant d’exhorter les bénéficiaires à montrer qu'ils méritent les dons à eux offerts.
Le journaliste, écrivain Jérôme Carlos, co-auteur de l'Essai intitulé La richesse c’est moi, c’est toi et moi[/caption]Le journaliste, écrivain Jérôme Carlos et Thomas Boya viennent de publier un essai intitulé La richesse c’est moi, c’est toi et moi. Une œuvre qui démontre qu’on ne devient pas riche seul.
L’essai La richesse c’est moi, c’est toi et moi de Thomas Boya et Jérôme Carlos comporte trois parties. La première partie compte deux sections. La première s’intitule « De l’erreur » et la deuxième, «…A la vérité ». La deuxième partie est titrée : « La richesse et l’argent : le mot et la chose ». Cette partie se développe sous deux sections. Premièrement, « La richesse, qu’est-ce ? » ?, deuxièmement, « L’argent, qui es-tu ? ». La troisième partie qui constitue la dernière partie est subdivisée également sous deux sections. Première section : « Les bornes-repères sur la voie de la richesse. Les voies et moyens qui conduisent à la richesse ». Deuxième section : « Des modèles et des exemples édifiants sur le chemin de la richesse ».
Dans la première partie, les auteurs montrent que la source du pouvoir de l’homme est intérieure. Chaque individu a le devoir d’arracher son droit et de se prendre en charge. Il doit œuvrer pour sortir des ténèbres de l’ignorance. Selon les auteurs, « Dans les ténèbres, on tâtonne, on erre, on dérive, on se trompe et on trompe les autres ». C’est pour cette raison que la connaissance du monde et de l’univers s’avère indispensable. Le travail en équipe est la voie la plus souhaitée qui conduit à la richesse, selon eux. De même, penser par soi-même et pour soi-même, le partage de ses pensées dans son équipe, assure son propre bonheur, soutiennent-ils.
La deuxième partie conduit le lecteur à la pensée de Napoléon Hill : « Tout ce que l’esprit de l’homme peut concevoir et croire, l’esprit de l’homme peut le réaliser ». Ainsi tire chacun son pouvoir de lui-même en coopération harmonieuse avec d’autres. Ce qui oblige à l’humilité. A en croire les auteurs, « La richesse n’est possible que si l’individu s’associe avec d’autres individus. Car l’individu tout seul n’est pas riche. Pour l’être sûrement et véritablement, l’individu a besoin d’être en coopération, en collaboration avec d’autres esprits ». La richesse est une pensée constructive et positive. Elle part d’une attitude mentale positive, l’attitude de l’homme qui se connaît et se reconnaît puissant et croit profondément en ses capacités intérieures.
Dans la troisième et dernière partie de l’ouvrage, Jérôme Carlos et Thomas Boya montrent les voies et moyens qui conduisent à la richesse. A travers ces voies et moyens, les auteurs partagent avec le lecteur la pensée de William James : « Changez votre attitude mentale et vous pouvez changer votre vie ». Cela révèle que celui qui fait l’option de se construire et de construire sa vie sur la foi d’une attitude mentale positive, fait un choix fondamental. Aussi les auteurs montrent l’utilité de la prière et l’exercice physique qui sont de puissants carburants et qui procurent à tout homme, force, puissance, pouvoir et autonomie.

La cour d’assises de la cour d’appel de Parakou a examiné, vendredi 25 mai dernier, le quatrième dossier inscrit au rôle. Elle a condamné Manu Maïdama alias « Donkey », inculpé pour un crime de meurtre, à 15 ans de travaux forcés.
Derrière les barreaux où il lime ses dents depuis le 14 juillet 2014, Manu Maïdama alias « Donkey » va devoir rester encore pour plus de onze années. Présent à la barre, vendredi 25 mai dernier, pour répondre du meurtre commis sur Namata Mounin, le Peul, né vers 1990 à Guéné, commune de Malanville, a été condamné à 15 ans de travaux forcés par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou présidée par Abdou-Moumouni Gomina Seïdou. Ce dernier était assisté de Noël Houngbo et Névaly Settin.
Au prononcé du verdict, il est resté anxieux, regrettant certainement son acte. Qu’espérait-il, après avoir oté la vie à un individu avec qui il faisait, sans nul doute, partie d’une même association de malfaiteurs ?
Malgré ses variations et grâce aux rappels à l’ordre du président de la cour par rapport à ses déclarations à l’instruction, Manu Maïdama n’a pas nié les faits à la barre. Il a confié avoir utilisé son couteau pour porter un coup à la tête de sa victime.
Dans ses réquisitions, l’avocat général, Malick Nourou-Dine Bakary, établit la responsabilité pénale de l’accusé. Se référant aux articles 295 et 304 alinéa 4 du Code pénal, il requiert qu’il soit déclaré coupable du meurtre de Namata Mounin et demande de le condamner à 20 ans de réclusion criminelle.
Une peine que la défense de l’accusé, Me Victorien Fadé, a trouvée sévère. Selon lui, c’est suite à l’agression de Namata Mounin que Manu Maïdama a réagi. Le ministère public, déplore-t-il, ne s’est limité qu’aux déclarations faites par son client devant le juge d’instruction et non celles faites à la barre de la cour d’assises. Rappelant les circonstances de son arrestation qui a vu l’accusé se rendre de lui-même, il plaide au principal son acquittement pur et simple pour légitime défense. Au subsidiaire, il demande à la cour de le condamner aux années déjà passées en détention.
Le père de la victime a refusé de se constituer partie civile. Mais il souhaite que Manu Maïdama soit puni conformément à la loi?
Les faits
Les faits de ce quatrième dossier de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou remontent à 2014. Dans la nuit du samedi 21 juin 2014 plus précisément, Manu Maïdama quitte le village de Monkolé, commune de Malanville, pour aller voir sa sœur à Illo au Nigeria. Le lendemain, il se rend au domicile de Namata Mounin, dans le camp peulh de Dongorou à Malanville, en compagnie de Batouré Gonda et une autre personne. Ils y séjourneront pendant trois jours, avant de quitter le mardi 1er juillet 2014, ensemble avec Namata Mounin. Mais ce même jour, le corps sans vie de ce dernier est découvert dans la brousse, à 200 m environ de son campement. Une semaine plus tard, soit le lundi 7 juillet 2014, la brigade territoriale de gendarmerie de Malanville est informée par le chef de l’arrondissement de Madécali que Manu Maïdama qu’elle recherche activement pour participation à un vol à main armée et meurtre de Namata Mounin, a été arrêté par la police d’Illo au Nigeria. Elle réussira à obtenir son transfèrement à Malanville, le même jour.
Société 28 mai 2018

Appelés à prendre part au dix-huitième championnat d’Afrique qui est programmé du 5 au 9 juin prochain à Tunis, les escrimeurs béninois se préparent sérieusement au Palais des sports, à Kouhounou. Ils ont été soumis à un rythme de travail très intensif.
En dépit de son jeune âge, la Fédération béninoise d’escrime travaille pour se forger une identité et à se donner plus de visibilité. Au dix-huitième championnat d’Afrique d’escrime prévu du 5 au 9 juin et auquel prendront part ses athlètes, elle n’entend pas les voir faire de la figuration.
Pour ce faire, elle les a soumis depuis plusieurs jours à des séances de préparation. Les entraînements se déroulent aussi bien en matinée, que dans l’après-midi. Samedi 26 mai dernier, la séance qui est arrivée à son terme a consisté en un travail intensif et pratique. Elle a également été consacrée à une projection vidéo des compétitions d’escrime de haut niveau. C’est sous la supervision technique de l'expert de la Fédération internationale d'escrime et directeur technique de la Fédération togolaise d'escrime, Jean Emoula. Le directeur technique de la Fédération béninoise d’escrime, le maître d’armes William Chrysostome, et l'arbitre Nénette Fanou l’assistent. Sous leur houlette, Euloge Aoutchémè, Marie Auxiliatrice Da Silveira et leurs collègues ont travaillé sans relâche, pour améliorer leur niveau technique, offensif et défensif.

La loi n°2013-06 du 25 novembre 2013 portant code électoral en République du Bénin pourrait subir des amendements dans les jours à venir. « On a commencé à avoir des réflexions pour voir quels sont les éléments susceptibles d’avoir des améliorations dans le Code électoral », a laissé entendre le député Orden Alladatin, membre du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp), ce dimanche 27 mai, de passage sur l’émission télévisée Zone franche de Canal 3 Bénin.
Tout en soulignant que les députés n’ont mis en place aucune commission chargée de réfléchir sur le Code électoral, il a indiqué que les discussions sur la question ont évolué au sein du groupe auquel il appartient. Il a fait savoir qu’il sera organisé une concertation générale sur le sujet. La réforme du Code électoral que le Bénin expérimente depuis quelques années, se fera suivant le consensus, assure le député qui dit être favorable à toute modification, mais n’entend pas s’y accrocher à défaut de consensus.
Par ailleurs, il pense que la question de ramener l’organisation des élections au ministère de l’Intérieur est un débat de confiance au niveau de nos gouvernements. Au niveau africain, les ministres de l’Intérieur ont toujours voulu faire le jeu des présidents de la République surtout quand ils sont candidats à leur propre succession, a souligné Orden Alladatin.
Alexis METON
Société 28 mai 2018