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Nouvelles

Vaccination contre la Covid-19 dans le Borgou: « Le nombre de ceux qui se vaccinent est croissant... »
Le directeur départemental de la Santé du Borgou a fait, vendredi 28 mai dernier à Parakou, le bilan partiel de la campagne de vaccination contre le coronavirus. C’est à la faveur d’un point de presse. On en sait un peu plus sur le taux de participation à la campagne de vaccination contre la Covid-19 commencée le 3 avril dernier dans le département du Borgou. A la date du vendredi 28 mai dernier, plus de 80 % du personnel soignant en service dans le département s’est déjà fait vacciner. En ce qui concerne les personnes qui ont des contre-indications parce que souffrant de maladies chroniques, et qui ont également été prises en compte, leur taux est estimé à 20 %. C’est ce qui ressort du point de presse animé par le directeur départemental de la Santé du Borgou, le médecin colonel Ibrahim Mama Cissé. « Dans le département du Borgou, nous avons 9 sites de vaccination dont 8 sont fonctionnels pour le moment », a précisé le directeur. « Et depuis, il n’y a plus eu de résistance à se faire vacciner. Le nombre de ceux qui se vaccinent est sans cesse croissant », fait-il constater. « C’est ce qui explique l’ouverture d’un autre site que l’on envisage très prochainement à Parakou. Le seul site du centre de santé de la ville est de plus en plus dépassé par l’affluence. Les populations réalisent maintenant la nécessité de se faire vacciner contre la Covid-19 », a précisé le médecin colonel. Au départ, le personnel soignant, les personnes qui souffrent de maladies chroniques ainsi que celles d’un certain âge étaient les principales cibles concernées. Mais avec le temps, ils ont été rejoints par les personnes désireuses de se faire vacciner contre la pandémie. La vaccination a été par la suite ouverte aux candidats pour le pèlerinage à la Mecque. Par ailleurs, au cours du même point de presse, le directeur départemental de la Santé du Borgou a annoncé qu’au niveau des centres de santé ou des formations sanitaires, le dépistage et la prise en charge du coronavirus rentrent désormais dans les habitudes. Des dispositions, rassure-t-il, sont prises dans les hôpitaux pour la gestion des malades de la Covid-19. Ainsi, dès ce jour mardi 1er juin, les sites de tri et de dépistage de la Covid-19 seront fermés sur toute l’étendue du territoire national. Société 01 juin 2021


Lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et juvénile: Le mentorat clinique, la nouvelle arme en déploiement au Bénin
Le Bénin continue d’explorer des solutions pour infléchir son taux de mortalité maternelle, néonatale et juvénile. La nouvelle trouvaille dénommée le mentorat clinique entre dans sa phase opérationnelle avec l’installation des tout premiers acteurs qui a pris fin, mercredi 26 mai dernier à Lokossa, pour le compte du Mono. Des sages-femmes comptabilisant au moins quinze années d’expérience professionnelle et leurs jeunes collègues qu’elles seront amenées à coacher dans une relation mentorale ont reçu, désormais, le top de leurs activités. C’est le sens de la cérémonie d’installation des sages-femmes sorties volontaires, dans le département du Mono, pour la mise en œuvre du processus dénommé mentorat clinique. La cérémonie a eu lieu dans la soirée du mercredi dernier à Lokossa, dans l’enceinte de la direction départementale de la Santé. Ceci, sous la houlette de Clarisse Ahanhanzo-Glèlè Agonglo, directrice des Soins infirmiers obstétricaux à l’Agence nationale des soins de santé primaires au ministère de la Santé, et de Prince Comlan Eugène Adjovi, représentant du projet d’Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (Swedd), logé au ministère en charge du Développement. Responsable de la composante 2 au niveau du projet Swedd, Prince Comlan Eugène Adjovi explique que la présente activité est la suite logique d’une série démarrée, en décembre 2020, à partir de la formation des mentors (sages-femmes expérimentées) pour une première vague de six départements à savoir le Mono, le Couffo, le Borgou, l’Alibori, l’Atacora et la Donga. L’étape du Mono ferme la série de cérémonies d’installation dans cette cohorte. En tout, ce sont 110 mentors qui ont bénéficié de renforcement de capacités dans les six départements en vue de l’introduction du mentorat clinique dans le système sanitaire au Bénin, processus financé par le projet Swedd. Au dire de M. Adjovi, le département du Mono compte quinze mentors et quatorze mentorées. Pour le compte du Couffo, ils sont une dizaine de mentors installés, la semaine dernière, pour le bonheur de trente jeunes sages-femmes.
En ligne de mire, les taux de mortalité et de morbidité
Le mentorat permettra de renforcer la qualité des soins en matière de reproduction et d’améliorer les indicateurs de la santé de la mère et de l’enfant, selon Prince Comlan Eugène Adjovi. Cette initiative qui s’agrège à l’arsenal de projets et programmes déjà déployés pour la même cause, appuie-t-il, a l’avantage de s’inscrire dans un processus global qu’accompagne le projet Swedd pour permettre l’autonomisation de la femme et la capture de dividende démographique. L’échéance pour l’atteinte de ces objectifs, dit-il, se situe à l’horizon 2030 fixé pour l’atteinte des Objectifs pour le développement durable (Odd). Ce qui est intéressant dans l’approche du mentorat clinique, relève Clarisse Ahanhanzo-Glèlè Agonglo, directrice des soins infirmiers obstétricaux à l’Agence nationale des soins de santé primaires, c’est que la sage-femme expérimentée se déplace sur le site de sa mentorée pour travailler avec elle. Et, dans cette approche de transfert de compétences par la pratique, poursuit-elle, il revient à la jeune sage-femme de définir par elle-même ses propres lacunes, les thématiques de son intérêt ou les problématiques liées à ses interventions, toutes choses pour lesquelles elle sollicite de l’accompagnement. En retour, le mentor ne se contente que de la satisfaction morale d’avoir donné quelque chose de façon bénévole, le mentorat étant basé sur le principe du volontariat. « Et quand ça se passe comme ça, c’est qu’on est engagé, on est prêt pour le sacrifice », renchérit Eléonore Lalèyè Dah, chef service de la Mère et de l’Enfant à la direction départementale de la Santé du Mono. Nommée point focal Mono du Mentorat clinique, elle promet qu’à la faveur de ce programme, l’amélioration de la qualité des soins de santé va vraiment se faire sentir dans le département. « Même si nous n’arrivons pas à réduire sensiblement la mortalité maternelle et néonatale, nous allons réduire la morbidité, c’est-à-dire les complications au moment de l’accouchement », soutient-elle. Au Bénin, 1 500 femmes meurent chaque année des suites de complications d’accouchement. Des autres indicateurs de santé au plan national, il ressort que le taux de mortalité néonatale est de trente décès pour mille naissances. Celui de la mortalité infantile est de 55 décès pour mille naissances vivantes. Pour les enfants jeunes, le taux est de 96 décès pour mille naissances vivantes.
Société 01 juin 2021


Célébration des 60 ans de Amnesty International: Plus d’un demi-siècle d’humanité en action
L’Organisation non gouvernementale Amnesty International célèbre les 60 ans de son existence. A l’occasion, son bureau basé au Bénin a animé une conférence publique, vendredi 28 mai dernier. L’objectif est de mettre en lumière les différents succès qu’a connus l’organisation dans le monde au cours des soixante dernières années en matière de défense des droits humains. Amnesty International fête ses soixante ans. Fondée en 1961, l’organisation s’est donné comme mission de défendre les droits humains partout dans le monde. Aujourd’hui, elle est un mouvement mondial qui s’appuie sur la puissance collective de 10 millions de personnes, chacune d’entre elles engagée dans la lutte pour la justice, l’égalité et la liberté à travers le monde. De Londres à Santiago, de Sydney à Kampala, elles se sont réunies pour exiger que les droits de chaque être humain soient respectés et protégés. Emmanuel Gabin Adjanon, président du Conseil d’administration de Amnesty International Bénin, a salué la mémoire de Peter Benenson, fondateur de l’organisation qui, rappelle-t-il, en 1961, est parti de l’incarcération de deux étudiants portugais pour fonder le mouvement. Il ajoute que malgré les efforts fournis, il est enregistré encore des violations des droits de l’homme dans plusieurs pays du monde. Tant que le dernier prisonnier d’opinion, souligne-t-il, ne sera pas libéré, tant que la dernière salle de torture ne sera pas fermée et tant que la déclaration universelle des droits de l’homme ne deviendra pas une réalité concrète pour tous à travers le monde, la mission continue. Dieudonné Dagbeto, directeur exécutif de Amnesty International Bénin, affirme que les progrès réalisés par l’organisation ces soixante dernières années n’ont pas cependant été instantanés. Pour avancer, il a fallu tenir bon et s’accrocher à la certitude que l’humanité a la capacité de faire bouger les choses. Il précise que les luttes menées par Amnesty International à travers le monde ont porté leurs fruits à travers la remise en liberté de dizaines de milliers de personnes placées en détention en raison de leurs convictions ou de leur mode de vie, l’abolition de la peine de mort dans des dizaines de pays, des lois modifiées et des vies changées. « Comment mesurer 60 ans d’actions collectives ? Elles sont là, lorsqu’un accusé bénéficie d’un procès équitable, lorsqu’une prisonnière échappe à l’exécution ou lorsqu’une personne détenue n’est plus victime d’actes de torture. Elles sont là, lorsque les militantes et militants sont remis en liberté et peuvent continuer de défendre les droits humains, lorsque les enfants apprennent leurs droits à l’école ou lorsque des familles sont escortées pour quitter les camps de personnes réfugiées et rentrer chez elles en toute sécurité », déclare-t-il. Dieudonné Dagbéto souligne que soixante ans plus tard, Amnesty International milite toujours pour un monde où les droits fondamentaux de chaque individu sont respectés et l’organisation continuera jusqu’à ce que cela devienne réalité. Société 01 juin 2021


Gouvernement à l’ère de la Rupture: Prime à la compétence et aux résultats
Les remaniements ministériels sous nos cieux, on le sait, donnent souvent lieu à de profonds bouleversements aussi bien au niveau de l’Exécutif que dans les fonctions publiques, administratives ou politiques. Mais depuis cinq ans, le Bénin fait l’expérience d’une stabilité qui pourrait faire école. La compétence et les résultats si chers au président Patrice Talon semblent être les maîtres mots qui guident le choix des « appelés » aux hautes fonctions. Le premier remaniement ministériel du président de la République Patrice Talon était intervenu le vendredi 27 octobre 2017 avec l’entrée de neuf nouveaux ministres et le départ de trois ministres. Depuis lors, l’équipe gouvernementale n’a plus connu grande mutation. Le chef de l’Etat a préféré continuer avec les mêmes. Même la pratique qui consistait à démarrer un nouveau mandat avec une nouvelle équipe gouvernementale a été abandonnée lors de la constitution du premier gouvernement de l’ère II de Patrice Talon. On y retrouve la quasi totalité des ministres qui, depuis le 7 avril 2016, avaient été appelés à cette fonction. Tout calcul fait, on note un renouvellement à moins de 8 % du nouveau gouvernement de Talon II. Autrement, le chef de l’Etat a choisi de conserver près de 92 % des portefeuilles ministériels. Cette volonté manifeste, depuis cinq ans, de ne pas se séparer de ses collaborateurs inaugure, si on le peut dire ainsi, l’ère d’une autre forme de gouvernance au Bénin. Celle-là même qui veut qu’on donne aux cadres et techniciens, le temps nécessaire pour déployer force, énergie et génie, afin de combler les attentes des populations. Depuis cinq ans en effet, les Béninois font l’expérience d’une autre gestion au sommet de l’Etat. L’homme de la Rupture et son équipe ont pris sur eux d’en finir avec certaines pratiques jugées à l’antipode du développement et avancent avec à la clé des résultats, les réalisations faites çà et là dans le pays. Les prouesses dans certains secteurs étant la résultante de ce style de management. « Au cours du quinquennat passé, nous avons su changer collectivement notre état d’esprit. Nous avons affiché notre ferme volonté de relever tous les défis qui se posent à nous », avait laissé entendre le chef de l’Etat dans son discours d’investiture, le 23 mai dernier à Porto-Novo. A présent, il s’agit au cours des cinq années à venir, de transformer l’essai que constituent les avancées, voire les prouesses réalisées ensemble, poursuivra-t-il. Ces prouesses, comme rendre l’eau potable disponible partout au Bénin d’ici à la fin de l’année 2023, parvenir d’ici 30 mois à l’autonomie énergétique, densifier le réseau routier de sorte qu’au terme du mandat toutes nos communes seront reliées entre elles par des voies bitumées, poursuivre la dynamique en faveur de l’assainissement et de la modernisation de notre cadre de vie, mettre en place un système de santé plus efficace… Le président Patrice Talon veut les relever avec les mêmes qui ont auguré avec lui la transformation du pays. Prime à la bonne gouvernance La méthode Talon comme on peut le deviner, c’est de créer une certaine stabilité dans la gestion des affaires publiques, pour peu que les « appelés » à la gouvernance du pays auront fait preuve de bonne conduite dans la gestion des dossiers. Ces cinq dernières années, on peut noter avec satisfaction qu’aucun membre du gouvernement, ni aucun proche collaborateur de Patrice Talon ne s’est fait indexer dans une quelconque nébuleuse de mauvaise gouvernance. Pas de dossiers sulfureux qui fassent la Une de l’actualité, encore moins de dénonciations ou de mauvaise gestion des deniers publics. Le pli imposé par le chef de l’Etat aurait-il fait effet ? Cela fait partie, sans aucun doute, des raisons qui leur valent l’admiration de leur chef qui ne cesse de reconnaître leurs mérites. « Si nous donnons le meilleur de nous-mêmes, si nous restons mobilisés, dans l’abnégation, nous allons changer le cours de l’histoire de notre pays et au-delà. Nous ferons en sorte de démontrer que le sous-développement n’est pas une fatalité », indiquait Patrice Talon en Conseil des ministres, il y a quelques jours. Sérieux, rigueur, une volonté à toute épreuve sont indispensables, a-t-il prescrit, exhortant ses ministres et proches collaborateurs « à veiller en permanence à ce que les intérêts personnels ne l’emportent jamais sur l’intérêt général ». Selon lui, « le pays attend de nous, notre volonté inébranlable de prendre en charge les enjeux de développement qui constituent des défis à relever. C’est cela qui va déterminer notre succès collectif ». Un tel discours illustre bien la confiance qu’il accorde aux membres de l’Exécutif dans les missions qui sont les leurs. Sauf qu’on ne saurait réduire cette confiance aux seuls membres du gouvernement. La plupart des autres collaborateurs immédiats du président Patrice Talon sont restés inchangés depuis cinq ans et à l’entame du nouveau quinquennat, il a choisi de les maintenir ou même, de les promouvoir à des niveaux de responsabilités plus importants n Actualités 01 juin 2021


Journée nationale de l’arbre dans le Borgou: Des essences produisant le cola introduites
Les communes du Borgou, à l’instar de toutes les autres villes et localités du Bénin, se préparent à mettre en terre des plants, ce mardi 1er juin. Avec l’introduction sur l’un de ses sites, des essences végétales produisant le petit cola et le cola dénommé « Même nombre », la ville de Parakou s’apprête à vivre une première. La lutte engagée au Bénin pour limiter les effets néfastes de la désertification est un combat de longue haleine. En témoignent les nombreux efforts consentis, le 1er juin de chaque année, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’arbre. La question de la préservation de l’environnement continuant par se poser avec acuité, l’évènement sera à sa 37e édition ce mardi 1er juin. Comme à l’accoutumée, le département du Borgou sacrifiera à la tradition de la mise en terre de plants. Kalalé, Nikki, Pèrèrè, Bembèrèkè, N’Dali, Sinendé, Tchaourou, tout comme Parakou, ne resteront pas en marge de la journée. Selon le chef service Reboisement et aménagement des forêts à l’Inspection forestière du Borgou, le capitaine Emmanuel Salifou, c’est depuis janvier et février qu’à travers la production de plants, le département a commencé à préparer ladite journée. « Dans toutes les huit communes, des unités de production de plants avaient été installées. Ce qui fait qu’à la date d’aujourd’hui, les plants sont déjà disponibles pour être mis en terre sur les différents sites appropriés », a-t-il rassuré. « Tout est fonction de la configuration du site. Il peut s’agir d’îlots de forêts, des forêts sacrées ou des forêts qu’il faut conserver. C’est par rapport à ces paramètres que nous procédons à la sélection des essences qui conviennent », a précisé le capitaine Emmanuel Salifou. Mais quelle évaluation faire de la précédente édition de ladite journée à Parakou ? « Nous avons constaté que le taux de réussite est un peu faible. Il varie de 22 à 25 % », a indiqué le chef service Reboisement et aménagement des forêts à l’Inspection forestière du Borgou. Cela est dû, selon lui, au fait que les mesures n’ont pas suffisamment été prises pour protéger les plants mis en terre, les laissant à la portée des animaux. « Mais, lorsqu’on prend toutes les plantations privées, le taux peut être estimé à 75 %», précise-t-il. Pour la présente édition, c’est le deuxième arrondissement de Parakou avec le site du jardin botanique déjà délimité au niveau de Korobourou qui, au plan communal, sera à l’honneur. La nouveauté au cours de ce reboisement, informe le responsable de la section communale des Eaux, Forêts et Chasse de Parakou, le capitaine Comlan Florentin Akobi, ce sera l’introduction des essences végétales telles que le petit cola blanc. Il y aura également le cola communément appelé « Même nombre» ou « Goro ». « Cette année, il y a une certaine spécificité puisque le site identifié se trouve dans un jardin botanique. Ainsi, les plants à mettre en terre seront diversifiés. Il faut qu’ils soient ceux utilisés par les tradipraticiens ou tradi-thérapeutes pour le traitement des diverses maladies », soutient-il. « Le défrichement du site est déjà fait. Après le labour, le piquetage et la trouraison ont également été accomplis », a-t-il précisé par rapport aux préparatifs de la journée. Couplée désormais avec la campagne nationale de reboisement, la Journée nationale de l’arbre qui a lieu le 1er juin de chaque année, a été instituée depuis 1985. A Parakou et dans toutes les autres communes du Borgou, les populations sont invitées à accomplir le geste utile pour la sauvegarde de la nature. Environnement 01 juin 2021


Appui à la production vivrière dans l’Alibori, le Borgou et les Collines: Les rendements améliorés sur plus de 29 000 ha
Au moins 29 181 ha sont mis en valeur avec de nouvelles technologies de production vivrière, dans le cadre du Papvire-Abc. Le projet est en voie d’atteindre sa cible, mais un accent devra être mis sur la dissémination des résultats obtenus au niveau des Champs écoles paysans. Avec une amélioration de la productivité sur plus de 29 000 ha, soit 97 % de la cible (30 000 ha), le Projet d’appui à la production vivrière et de renforcement de la résilience dans les départements de l’Alibori, du Borgou et des Collines (Papvire-Abc) avance vers l’atteinte de son objectif. Le Rapport sur l’état d’exécution et des résultats de mi-janvier publié par la Banque africaine de développement (Bad), partenaire financier du projet, note une «augmentation significative des rendements ». La productivité moyenne du maïs est passée de 1263,6 (valeur de référence en 2016) à 2860 kg/ha. A terme, elle devrait atteindre 3100 kg/ha. Celle du riz est passée de 3387 à 4250 kg/ha pour une cible de 5300 kg/ha. Ces performances ont été enregistrées grâce à la mise en place des semences de variétés performantes, à la formation couplée des producteurs et agents d’encadrement et au suivi appui-conseil rapproché, précise le document. Le volume de production vivrière commercialisée par an a atteint 84 000 tonnes contre 4919,54 tonnes en 2016. Un système de warrantage est mis en place avec les institutions de microfinance, lequel dispositif est renforcé avec l’exploitation des magasins et l’appui technique des Agences territoriales de développement agricole (Atda) et de la Plateforme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles (Pnoppa). Le volume de production maraîchère commercialisée a également augmenté, passant de 328,99 tonnes en 2016 à 4621 tonnes récemment, grâce à la culture de contre-saison. Le revenu par exploitation vivrière s’est amélioré : il est passé de 130 998 à 190 000 F Cfa pour les hommes et de 83 853 à 128 500 F Cfa en moyenne pour les femmes. Par exploitation maraîchère, il est passé de 393 141 F Cfa à 450 000 pour les hommes. Toutes choses qui indiquent que le Papvire-Abc a de fortes chances d’atteindre son objectif de développement, celui de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la réduction de la pauvreté des populations bénéficiaires. Prévu pour prendre fin le 31 décembre 2021, le projet devrait bénéficier directement à 50 000 personnes dont 25 445 exploitants agricoles, des femmes transformatrices, des artisans, des commerçants et autres prestataires de services.
Consolider les acquis
Le rapport d’étape précise que l’achèvement des travaux de réhabilitation des retenues d’eau des aménagements, couplé avec une mise à l’échelle des résultats obtenus au niveau des champs écoles paysans (Cep), permettrait de consolider ces acquis et contribuer significativement à la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté dans la zone d’intervention du projet. Pour ce qui est du financement, le projet est actuellement à un taux de décaissement d’environ 64 % contre un taux de 47 % en juin 2020. Le taux de mobilisation de la contrepartie nationale s’est amélioré en 2020 avec le décaissement de 285 900 000 F Cfa, note le rapport. Toutefois, la mobilisation des fonds de contrepartie reste une préoccupation majeure. Le retard dans la mise à disposition des allocations annuelles de ressources du Budget national, a impacté négativement la mise en œuvre des activités d’installation en groupement des jeunes entrepreneurs agricoles qui n’ont pu démarrer jusqu’au moment de l’évaluation. Par ailleurs, le projet devra se concentrer sur le suivi de l’exécution des travaux en cours et des conventions pour accélérer la cadence des décaissements ainsi que sur la mise à l’échelle des paquets technologiques diffusés pour améliorer l’impact du projet. Aussi, convient-il de renforcer l’appui-conseil et la formation des structures partenaires pour juguler la faible consommation du financement. En vue d’accélérer le rythme de réalisation et de pallier le non-respect des délais contractuels par les entreprises en charge des travaux, le rapport préconise le renforcement du suivi rapproché des travaux en cours et de la mise en œuvre des conventions et l’application de pénalités de retard. Pour l’accompagnement des bénéficiaires dans l’exploitation des aménagements hydroagricoles, il est recommandé de renforcer les mécanismes de pérennisation et de durabilité ainsi que la sensibilisation et l’information des parties prenantes.
Economie 01 juin 2021


Bilan de la présidentielle de 2021: Des propositions en sept points au sortir des travaux
Commencé mardi 25 mai, l’atelier d’évaluation de l’élection présidentielle 2021 organisé par la Cena à Parakou, a pris fin vendredi 28 mai dernier. Au-delà du bilan, l’accent a été mis sur sept points majeurs susceptibles de conduire à la relecture du Code électoral. Le président de la Cena a procédé, vendredi 28 mai dernier à Parakou, à la clôture de l’atelier d’évaluation de l’élection présidentielle du 11 avril 2021. Pendant quatre jours, son institution a, ensemble avec les autres parties prenantes, passé en revue le déroulement dudit scrutin. Elle a fait le bilan de la mise en œuvre des dispositions du Code électoral dans le cadre de son organisation, en relevant les avancées et les insuffisances enregistrées. Comme points majeurs ayant fait l’objet des débats en plénière et en travaux de groupes, le président de la Cena, Emmanuel Tiando, en a retenu sept. En premier lieu, il s’agit de la question liée à la convocation du corps électoral. A ce niveau, les participants ont estimé qu’il est important qu’un acte de souveraineté soit pris pour informer l’opinion publique de la tenue des élections et que soit déclenché le processus concernant leur organisation. Le deuxième point majeur relevé est le caractère pléthorique des pièces exigées aux candidats à ces élections. « Nous avons proposé des amendements pour un allègement », a confié le président de la Cena. La gestion des candidatures est le troisième point majeur relevé. « Il faut, là aussi, envisager une meilleure organisation pour que la gestion de ces candidatures s’effectue dans la transparence, mais également dans l’ordre», a recommandé le président Emmanuel Tiando. La question du parrainage fait également partie des points qui ont retenu l’attention des participants. Sans exiger sa suppression, informe le président, ils ont estimé qu’il est nécessaire de procéder d’abord à une extension du nombre de parrains, puis à une réflexion sur les modalités de son application. Selon les participants à l’atelier, une clarification sur la publication et la proclamation provisoire des résultats est à envisager. C’est, fait remarquer Emmanuel Tiando, pour qu’il n’y ait plus de confusions entre ce que la Cena fait et ce que la Cour constitutionnelle donne. Par rapport aux personnes handicapées, la suggestion a été faite qu’il y ait des modalités pour leur permettre d’accomplir leur devoir civique sans difficultés. Le septième et dernier point majeur évoqué a porté sur l’expérimentation du vote électronique, au moins avec les électeurs de la diaspora. « Toutes ces propositions que nous avons faites nécessitent forcément une relecture du Code électoral », soutient le président de la Cena. C’est ce que l’atelier, selon lui, a préconisé, pour charge pour ceux qui en détiennent la possibilité d’accéder ou pas, à cette relecture. Actualités 31 mai 2021


Dématérialisation des services de l’Anip: La demande des actes sécurisés désormais possible en ligne
L’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) dématérialise ses services. Toutes demandes d’acte de naissance sécurisé, du Certificat d’identification des personnes, du récépissé Ravip et autres pièces délivrées par l’Anip sont désormais possibles via la plateforme du e-service. C’est la nouvelle portée à la connaissance du public, mercredi 26 mai dernier, par le gestionnaire mandataire de l’Anip au cours d’un point de presse qu’il a animé au siège de l’institution à Cotonou. Le gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) a échangé avec les professionnels des médias sur les nouvelles dispositions liées aux demandes d’acte de naissance sécurisé et autres pièces délivrées par l’Anip. Lors d’un point de presse mercredi 26 mai, Cyrille Gougbédji est revenu sur les raisons qui fondent la dématérialisation des services de l’Anip dont les locaux ne suffisent plus pour contenir les demandeurs. « Le nombre de demandeurs que l’Agence nationale d’identification des personnes enregistre par jour dépasse la capacité d’accueil des locaux abritant le siège de l’agence. Cela a engendré quelques difficultés dans la satisfaction des usagers. On a assisté à des attroupements difficilement gérables », a fait savoir Cyrille Gougbédji. Selon lui, tout est rentré dans l’ordre parce qu’il y a eu des mesures de décongestion de la masse. Celles-ci permettent à l’agence d’offrir des prestations modernes qui ne font pas souffrir les usagers. Entre autres, il a évoqué la création d’un centre d’opération au siège du 11e arrondissement de Cotonou où se fait le Recensement à vocation d’identification de la personne (Ravip), l’unité d’enrôlement et de formalisation qui se trouve à l’annexe de l’Anip à Kouhounou…
Processus de développement
Ainsi, depuis ce mercredi 26 mai, toute demande peut se faire en ligne via la plateforme du e-service notamment sur le site http://eservices.anip.bj. Les usagers qui le désirent peuvent aller sur le portail national des e-services pour soumettre leurs demandes d’acte de naissance, de certificat d’identification en ligne, payer les prestations en ligne et obtenir leurs actes de naissance sécurisés et leur certificat d’identification personnelle, toujours en ligne. Selon Cyrille Gougbédji, depuis le lancement du processus, l’agence a enregistré plus de trois cents demandes en ligne déjà satisfaites. Toutes choses qui lui permettent de confirmer que la dématérialisation que le gouvernement a ordonnée est un processus de développement. Pour mieux satisfaire les Béninois, le gestionnaire mandataire de l’Anip a annoncé l’ouverture d’une unité communale d’identification au sein de la mairie de Cotonou à compter du 1er juin et l’ouverture de l’unité de service à la Direction de l’émigration et immigration où il est enrôlé sur place les demandeurs de passeports biométriques qui n’avaient pas participé au Ravip et fourni un appui aux demandeurs d’actes de naissance sécurisés et de certificat d’identification des personnes. Toujours à partir du 1er juin 2021, Cyrille Gougbédji annonce l’ouverture d’un service à l’ambassade du Bénin à Paris pour aider les compatriotes de l’Europe à s’inscrire au Registre national des personnes physiques et obtenir la sécurisation de leurs actes d’état civil. De même, les nouvelles naissances pourront être enregistrées au nouveau mécanisme en cours de déploiement. Il est aussi prévu une unité de service au consulat du Bénin à Abidjan ce 1er juin pour répondre aux préoccupations des Béninois résidant en Côte d’Ivoire.
Société 31 mai 2021


Ministère en charge de la Communication: Les raisons de la décision de suppression (La partition des professionnels des médias attendue)
La suppression du ministère de la Communication reste la grande attraction à l’annonce du premier gouvernement du second mandat du chef de l’Etat. Face aux interrogations, la vision prospective de Patrice Talon semble faire la part des choses. Une multitude de réactions ont suivi l’annonce du premier gouvernement du second mandat du président de la République comme il est de coutume à chaque fois que des mouvements s’observent au sein de l’Exécutif. Sauf que pour ce cas de figure, un portefeuille ministériel nourrit la polémique plus par sa suppression que son avènement. Nombre d’observateurs de la vie publique du pays ont appris la suppression du ministère de la Communication et s’en sont davantage édifiés avec l’intervention de Patrice Talon sur une chaîne de télévision privée. Ce qui devrait être, selon certains, un oubli, s’est confirmé à la grande surprise des professionnels des médias habitués à voir leur secteur d’activité arrimé à un ministère de tutelle. Préoccupant est désormais ce qui paraît aux yeux de tous comme une grande inconnue. Mais loin s’en faut, à analyser les opinions ultérieures aux explications du chef de l’Etat. Des voix semblent partager la décision. A l’instar de Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, qui considère que la décision de Patrice Talon est bien mûrie et annoncée au moment qu’il fallait, Agapit Napoléon Maforikan, consultant médias et directeur d’un groupe de presse et Constant Agbidinoukoun, ancien journaliste à l’Ortb, l’adoubent quoique des interrogations subsistent quant à la partition des associations professionnelles des médias pour voir se concrétiser le vœu de l’Exécutif d’œuvrer pour une presse libre et indépendante. Reçus sur le club de la presse Café Médias Plus, vendredi 28 mai dernier, ils ont salué la vision prospective de Patrice Talon. Pour Agapit Napoléon Maforikan, les acteurs des médias n’ont pas besoin du ministère de la Communication parce que la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication a tous les pouvoirs pour garantir la liberté de presse dans les conditions fixées par la loi. « La Loi organique de la Haac n° 92-021 du 21 août 1992 en son article 2 stipule les libertés prévues par la Haac et l’article 3 complète que la Haac est la seule institution qui peut limiter la liberté de presse pour des raisons d’ordre public, de défense, de protection de l’enfance et de l’adolescence et pour des nécessités d’ordre culturel. L’objectif du gouvernement à travers la suppression du ministère était de ne plus contrôler les médias. Le chef de l’Etat a voulu donner une chance aux médias. Il est venu ramener la Haac à son niveau institutionnel, à l’essence même de son existence. Il est nécessaire aujourd’hui de revoir le fonctionnement de la Haac », défend-il.
Une perche tendue
Il n’y a aucun doute, selon Constant Agbidinoukoun, quant à l’intérêt de se passer d’un ministère de tutelle. « C’est une grosse opportunité que le chef de l’Etat nous offre, car il est un visionnaire », assure-t-il, tout en relevant l’appétence qu’a le pouvoir politique à contrôler la presse dans tous les pays francophones où il existe un ministère de la Communication, de l’information ou de la propagande. Voir ce portefeuille disparaître, à son avis, doit être considéré comme une révolution positive. Forte de ses prérogatives, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication se doit de garantir la liberté de la presse, protéger les journalistes, assurer leur formation et être le gendarme par rapport au respect de la déontologie, « car un journaliste qui n’est pas formé et qui ne connait pas les règles de déontologie est une bombe à retardement », note-t-il. Agapit Napoléon Maforikan fait comprendre que par cette décision, le chef de l’Etat donne aux professionnels des médias une arme dont ils doivent se saisir pour opérer des changements qualitatifs au sein de leur corporation. Les craintes exprimées jusque-là par ceux-ci le laissent stupéfait. « Le président Talon vient de nous donner une arme et nous avons peur de la saisir. C’est l’opportunité pour nous de saisir l’arme et de savoir l’utiliser », tempère-t-il. Dans sa position de porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji trouve que les associations professionnelles des médias devraient réfléchir à la partition à jouer pour récupérer leur pouvoir entre-temps perdu. Si la décision semble surprendre les acteurs, vu qu’ils n’ont pas été préparés à une telle situation, il dit avoir le sentiment que c’est une vraie révolution qui s’opère. Les professionnels des médias sont appelés donc à saisir cette balle et faire en sorte que cet essai soit une réussite. « Le chef de l’Etat fait une promotion inestimable de la liberté de la presse. Je suis convaincu que si la Haac joue son rôle et les associations faitières des médias jouent le leur et que vous meniez le plaidoyer qu’il faut à l’endroit du chef de l’Etat, les moyens qu’il a promis à la Haac seront mis à disposition pour qu’effectivement les médias s’épanouissent davantage sous la coupole de la Haac et des associations », apprécie-t-il, avec toute la sérénité qu’on lui connaît.
Actualités 31 mai 2021


Journée internationale de la biodiversité édition 2021: Pour la préservation des espèces de la terre
Le Bénin n’est pas resté en marge de la célébration de la journée internationale de la biodiversité. Vendredi 21 mai dernier, la directrice de cabinet du ministère du Cadre de vie et du Développement durable a lancé les activités prévues à cet effet à la direction générale des eaux forêts et chasse, en présence des acteurs d’Organisations non gouvernementales qui militent en faveur de la préservation de la nature. Le clou des manifestations entrant dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la biodiversité au Bénin est l’animation de stands par divers acteurs d’Ong et des organismes impliqués dans la défense de la nature dans les locaux de la direction générale des eaux, forêts et chasse (Dgefc). Pendant plusieurs jours, les populations pourraient découvrir les merveilles tirées de la nature qu’il est impérieux de préserver. Sous le thème « Nous faisons partie de la solution », les autorités du ministère du Cadre de vie et du Développement durable profitent de cette édition pour présenter aux participants le projet d’immortalisation de l’hippopotame appelé ‘’Papa’’, un animal sacré à histoire très riche. Ce pachyderme mort le 2 septembre 2019 dans la commune d’Allada a été immortalisé sur instruction du ministre José Tonato. Le Fonds national de l’environnement et du climat et la Dgefc ont suivi à cet effet le processus conduit par Nature tropicale Ong. Selon le colonel Razack Adjibi, présentant le projet, suite à la mort de l’hippopotame dans le lac Ahémé, la Dgefc et le Fnec ont été instruits par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable pour l’immortaliser afin de contribuer à la connaissance et à la valorisation de la biodiversité des zones humides du sud Bénin. « Il s’agit de traiter et de sécuriser la dépouille de l’animal, empailler l’animal grâce à la taxidermie, de reconstituer le squelette de l’animal à des fins scientifiques, éducatives et touristiques. À la fin du processus, l’hippopotame empaillé et son squelette sont exposés dans les locaux de la Dgefc », a-t-il indiqué.
Les ressources naturelles, la solution
Il s’agit d’un projet d’un coût global de 23 290 000 exécuté par l’Ong Nature tropicale sous la supervision technique de la Direction générale des eaux, forêts et chasse. Il est financé à hauteur de 9 606 040 francs Cfa par le Fonds national pour l’environnement et le climat (Fnec). Le reste du financement est assuré par l’Ong Nature tropicale, la société civile et l’ensemble des passionnés de la conservation de la nature à travers divers dons. Il a suggéré qu’à l’avenir, tout projet qui contribue à la préservation de la nature fasse l’objet de beaucoup plus d’attention. Pour le colonel Rémi Hèfoumè, directeur général des eaux, forêts et chasse, la journée internationale de la biodiversité est célébrée parce que l’ensemble des êtres vivants terrestres comme aquatiques, l’homme y compris, sont exposés à des pressions sans cesse croissantes menaçant même la survie de l’humanité. « De géantes espèces végétales comme animales ont déjà disparu, il y en a même qui sont menacées d’extinction. Face à cela, les Nations Unies ont décidé de consacrer une journée par an pour faire l’état des lieux et entrevoir des actions à mettre en œuvre pour renverser la tendance », a expliqué le colonel Rémi Hèfoumè. Il estime que l’homme doit utiliser les ressources naturelles pour régler ses problèmes et non pour faire disparaître cette diversité biologique. Au Bénin, souligne-t-il, la situation n’est pas reluisante, mais les efforts sont en cours et l’espoir est permis. « La criminalité transfrontalière, le blanchiment d’argent, le terrorisme et toute autre menace ne rendent pas la tâche facile. Le phénomène est tel que la communauté internationale doit se donner la main. Le gouvernement du Bénin a entrepris des réformes hardies dans le sous-secteur forestier. Celles-ci reposent, entre autres, sur trois piliers à savoir l’anticipation, la tolérance zéro en matière de criminalité et l’amélioration de la gouvernance de la ressource naturelle », ajoute le colonel Rémi Hèfoumè. Profitant de l’occasion, il rappelle un certain nombre d’actions menées ou en cours d’exécution dans le domaine forestier. Il espère encore beaucoup tout en s’engageant à poursuivre la mise en œuvre des réformes pour donner plus de visibilité aux actions du gouvernement en faveur de la préservation de la biodiversité. S’il y a un intérêt à préserver la biodiversité, c’est qu’elle constitue une source de revenus pour les populations. La directrice de cabinet, représentant le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Jeanne Josette Acacha Akoha l’a rappelé avant de souligner les causes de la dégradation de la biodiversité.
Société 28 mai 2021


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