La Nation Bénin...
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L’usage des plaques de véhicules automobiles est réglementé au Bénin. Mais nonobstant les dispositions réglementaires de la loi, des véhicules portant des dénominations de temple, de royauté ou de religions endogènes circulent toujours. Cette pratique a suscité une série de réactions des autorités qui appellent les dignitaires à se conformer.
Les rois du Bénin et les dignitaires de cultes sont invités à se conformer aux réglementations en vigueur en termes d’immatriculation de leurs véhicules. L’article 5 de l’arrêté interministériel n°019/Mtpt/Misd/Mdn/Dc/Sg/Cttt/Dgtt/Ser du 20 mars 2006 portant interdiction en République du Bénin de l’usage d’autres plaques en lieu et place des plaques d’immatriculation réglementaires dispose : « La fixation d’une autre plaque portant des mentions spéciales sur les véhicules automobiles de certains dignitaires, rois ou autres personnalités doit faire l’objet d’une autorisation délivrée par le ministère chargé des Transports ».
A la date d’aujourd’hui, la direction générale de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) n’a connaissance d’aucune autorisation délivrée par l’autorité de la tutelle des transports conformément aux dispositions de l’article 5 de l’arrêté interministériel sus-indiqué, fait observer Thomas Agbéva, Dg Anatt. Après un communiqué n°0036/Mit/Misp/Dc/Sgm/Anatt/Sa en date du 8 janvier 2018, signée des ministres des Infrastructures et des Transports et celui de l’Intérieur et de la Sécurité publique, seul le roi de Savalou se serait conformé, d’après Thomas Agbéva. C’était, jeudi 24 mai dernier, lors d’une conférence de presse sur les réformes du gouvernement dans le secteur des transports. Il a indiqué que certains dignitaires ou responsables de cultes, immatriculent normalement leurs véhicules à l’Anatt. Ensuite ils enlèvent, cachent les plaques minéralogiques réglementaires auxquelles ils substituent les plaques fantaisistes de dénomination de cultes, de dirigeants traditionnels et ou de royautés. « Ce comportement de nos dignitaires et têtes couronnées visant à mettre leur propre immatriculation viole les dispositions réglementaires en vigueur dans notre pays en matière d’immatriculation et ouvre ainsi la voie à l’insécurité grandissante, aux braquages, aux vols… », a indiqué Thomas Agbéva dans une note à l’attention du ministre des Infrastructures courant décembre 2017.
Il faut signaler que l’immatriculation permet l’identification du matériel de transport, du véritable propriétaire, ses adresses, la nature et le type de véhicule. Elle assure la sécurité des personnes à bord et des biens et permet de remonter l’information en cas d’accidents, de braquage et autres faits illicites. La circulation sur les axes routiers à bord de véhicules immatriculés participe de la sécurité des personnes et des biens?

La première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou a examiné le deuxième dossier inscrit à son rôle, mercredi 23 mai dernier. A la barre pour répondre d’une affaire de pratique de charlatanisme, Soukouta Bani a été acquitté au bénéfice du doute.
La quarantaine et cultivateur à Kokiborou, commune de Banikoara, Soukouta Bani a été acquitté, mercredi 23 mai dernier, au bénéfice du doute par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou. Mis en détention depuis le 11 octobre 2011, il était accusé pour pratique de charlatanisme, de magie et de troubles à l’ordre public, une infraction punie par les articles 360 et 363 du Code de procédure pénale.
L’avocat général, Léon Pape Parfait Yèhouénou, a suggéré une disqualification des faits et leur requalification en empoisonnement. Une observation qu’a partagée la défense de l’accusé assurée par Me Romain Dossou. Mais finalement le président de la cour, Abdou-Moumouni Gomina Seïdou, a gardé l’infraction de pratique de charlatanisme, de magie et de troubles à l’ordre public.
Par rapport à la constitution de l’infraction, le ministère public a lié l’élément légal au cumul des peines prévues par l’article 264 alinéa 2 du Code pénal. En ce qui concerne l’élément matériel, l’accusé a posé, selon lui, des actes positifs qui caractérisent l’infraction. Il a reçu la poudre noire de son codétenu et l’a déversée dans le puits. Convaincu que l’accusé avait l’intention de nuire, Léon Pape Parfait Yèhouénou en déduit que les trois éléments constitutifs de l’infraction sont réunis. Au bénéfice de toutes ses observations, il demande à la cour de retenir Soukouta Bani dans les liens de l’accusation et de le condamner à 20 ans de travaux forcés.
Face aux réquisitions de l’avocat général, la contre-attaque du conseil de l’accusé ne se fera pas attendre. Pour Me
Romain Dossou, aucune analyse n’a été effectuée afin d’attester de la toxicité et de la nuisibilité du produit versé par son client dans le puits. « C’est un dossier de suppositions et de conjectures», s’est-il indigné. Il plaide alors l’acquittement pur et simple, et à défaut, l’acquittement au bénéfice du doute en faveur de son client.
Abdou-Moumouni Gomina Seïdou a présidé la cour qui a examiné cette affaire. Il avait comme assesseurs, Mathieu Kakpo Assogba et Arlen Dossa-Avocè. C’est Me François Serge Nougbodohoué qui a tenu la mémoire de l’audience?
Résumé des faits
Le 23 septembre 2011, Aboubakari Abdoulaye a sollicité les services de Soukouta Bani, puisatier de son état, en vue du forage de deux puits, l’un à son domicile à Dahounka, arrondissement de Kokiborou, commune de Banikoara, et le second dans sa ferme. Pour réaliser l’ouvrage, Soukouta Bani a fait appel à un charlatan reconnu dans la localité, Déman Orou. Deux mois environ après le forage du second puits, il s’est rendu dans la ferme d’Aboubakari Abdoulaye. Il aurait déversé dans le puits, malgré l’opposition des enfants de son propriétaire, une poudre noire que lui avait remise le charlatan. Invité à boire l’eau, pour s’assurer que le produit n’est pas nuisible à la santé, Soukouta Bani a refusé de s’exécuter. Plusieurs années avant, c’est le charlatan qui avait déjà tenté d’envoûter Aboubakari Abdoulaye, en déposant des gris-gris à son domicile. Malheureusement, cette affaire que les protagonistes pensaient avoir réglée à l’amiable à l’époque, est loin de l’avoir été.
Interpellés et inculpés de pratique de charlatanisme, seul Soukouta Bani a reconnu les faits qui lui sont reprochés à toutes les étapes de la procédure. Son co-inculpé, Déman Orou, décédé en prison, les a niés tant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur.

Le contrebandier d’essence frelatée Joseph Midodjiho alias Oloyé recouvre désormais sa liberté. Condamné vendredi 6 octobre 2017 à 24 mois de prison ferme avec payement de deux millions FCFA d’amende par le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, il a été libéré, ce vendredi 25 mai, par le juge de la Cour d’appel de Cotonou.
Ce dernier a infirmé le jugement du tribunal correctionnel en adoucissant sensiblement la peine. Il condamne en effet Oloyé à 24 mois d’emprisonnement dont six ferme. Cette peine est plus qu’une délivrance pour le président des trafiquants d’essence frelatée du Bénin qui a déjà passé les six mois en prison. Oloyé est désormais libre de ses mouvements depuis ce vendredi 25 mai. De sources proches du dossier, le juge d’appel est allé encore plus loin en réduisant de moitié l’amende de deux millions F CFA. Celle-ci est désormais ramenée à un million FCFA. De quoi donner un large sourire à Joseph Midodjiho alias Oloyé qui retrouve ainsi sa famille après plus de sept mois de vie carcérale. Il en est de même pour son chauffeur Nicolas Tankpinou Alodégnon, son co-accusé, condamné par le juge du premier degré à 18 mois de prison ferme avec cinq cent mille Francs CFA d’amende à payer au Trésor public. Le juge d’appel a vidé aussi son cas en le condamnant à 18 mois d’emprisonnement dont six mois ferme. Ayant été incarcéré le 6 octobre 2017, Nicolas Tanpkinou Alodégnon, rentre aussi chez lui pour avoir déjà fini de purger ce temps en prison. Mais il a été condamné à payer une amende de 100.000F au lieu de 500.000F initialement fixée par le tribunal.
Il faut rappeler que la condamnation du président de l’Association des vendeurs d’essence frelatée communément appelé « Kpayo » du Bénin fait suite à un incendie survenu au petit matin du mercredi 4 octobre 2017 au quartier de Louho à Porto-Novo. Lequel fait suite à la chute d’un camion Titan chargé d’essence de contrebande et qui a causé un mort, une fille de 14 ans complètement calcinée, deux blessés dont un grièvement et d’énormes dégâts matériels dont dix maisons parties en fumée. Joseph Midodjiho alias Oloyé, âgé de 64 ans et propriétaire du camion chargé de dizaines de bidons d’essence frelatée en destination du marché noir de Cotonou, Sô-Ava, Abomey-Calavi via la lagune de Porto-Novo, a été arrêté et condamné pour le chef d’inculpation de complicité de trafic illicite de produits pétroliers. Le chauffeur du camion, Nicolas Tankpinou Alodégnon, âgé de 44 ans au moment des faits, par qui le drame est arrivé, a été condamné pour les délits d’homicide involontaire, d’incendie involontaire et de blessures involontaires. Les deux accusés recouvrent depuis ce jour leur liberté à la grande satisfaction de leurs avocats et de leurs familles respectifs.
Actualités 25 mai 2018
Le directeur général de l’Agence nationale des transports terrestres[/caption]Le directeur général de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) a présenté les réformes engagées dans le sous-secteur des transports au cours d’une conférence de presse, ce jeudi 24 mai à Cotonou. Il ressort des propos de Thomas Agbéva que le gouvernement a mené des actions pour moderniser les différents services que l’Anatt offre à ses usagers.
Les réformes du gouvernement dans le secteur des transports touchent plusieurs domaines. Si les unes ont comblé les attentes des populations, il n’en demeure pas moins que d’autres ont eu un impact considérable, faisant du Bénin, le premier dans l’espace Uemoa en matière de facilitation de transport et de transit routier inter-Etats. Le directeur général de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt), Thomas Agbéva, évoque les différentes réformes du régime du Nouveau départ dans le domaine des transports, en citant notamment la délivrance des permis de conduire. Les pratiques ont changé en deux ans de gouvernance, note-t-il. « En matière de délai de satisfaction des clients, il y a un effort qui est fait », se félicite Thomas Agbéva. Depuis novembre 2016, les examens de permis de conduire s’organisent simultanément sur toute l’étendue du territoire national. Il note que ces examens étaient entachés de beaucoup d’irrégularités. Mais grâce à l’appui du gouvernement, le système est verrouillé et imperméable à la fraude et à la corruption qui gangrenaient ce secteur. Il n’est plus possible de rester à la maison pour prétendre posséder son permis de conduire, a affirmé Thomas Agbéva qui félicite le gouvernement qui a outillé ses services. Thomas Agbéva travaille à mettre fin aux activités des promoteurs d’auto-école non reconnus par l’Administration. Il s’agit là d’une réforme phare sous-tendue par la formation des enseignants des auto-écoles, courant janvier 2018.
Les réformes du gouvernement dans le domaine des transports portent également sur l’immatriculation des véhicules. Les plaques des véhicules du Corps diplomatique et assimilés sont réalisées en 48 heures contre 6 mois dans un passé récent, souligne-t-il. De même, tout citoyen béninois dont les pièces sont à jour peut se faire délivrer la plaque en 72 heures. Cette réforme dont la mise en œuvre ne pose aucun souci est réglementée par le décret n°2013-349 du 4 septembre 2013 portant réforme du système d’immatriculation et de la ré-immatriculation des véhicules en République du Bénin. Les utilisateurs de véhicule sont invités à se conformer aux conditions réglementaires, pour éviter de tomber dans les travers de la loi.
Les nouvelles mesures n’épargnent pas les conducteurs de moto qui normalement ne peuvent conduire sans un permis de la catégorie A1 avec une plaque bien fixée à la moto, selon les textes. Pour favoriser l’immatriculation à grande échelle, l’Anatt a organisé une audience foraine dans les soixante-dix-sept communes du Bénin avec plus de 325 000 motos immatriculées. «Les textes ont prévu beaucoup de choses et c’est de façon progressive que nous allons donner corps à tout ça », a souligné le Dg/Anatt.
Le décret n°2017-546 du 22 novembre 2017 portant réglementation de la mise en circulation des véhicules automobiles à vitres teintées ou vitres opaques en République du Bénin dans ses dispositions que les ambulances, les véhicules de transport de fonds, des détenus ou prévenus spéciaux, ainsi que ceux à l’usage du président de la République et des hautes personnalités d’Etat, ceux aménagés pour être blindés au profit des particuliers sous réserve d’autorisation, et ceux de secours des sapeurs-pompiers et les véhicules d’intervention des forces de sécurité, sont les seuls à disposer de vitres opaques ou teintées.
Parlant de la professionnalisation des titres de transport, le Dg/Anatt note qu’en 47 ans, le Bénin a enregistré 47 autorisations de titre contre 2000 propriétaires de camions. Avec le régime, le nombre est porté à 114. La sensibilisation et la répression sont en cours pour faire conformer les autres usagers de la route qui résistent aux dispositions réglementaires.
le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique[/caption]Depuis 2016, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs) opère de profondes réformes. Si l’année dernière, le sous-secteur de l’enseignement privé a été le plus touché; cette année, c’est le système d’enseignement public qui est visé. Pour sonder les réformes en cours, le ministre Marie Odile Attanasso a échangé, ce jeudi 24 mai avec les acteurs de l’enseignement supérieur.
L’enseignement supérieur au Bénin est en pleine transformation. Comme annoncé à la rentrée officielle le 2 octobre 2017 par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs), Marie Odile Attanasso, l’année académique 2017-2018 est consacrée à la mise en œuvre de réformes touchant essentiellement les établissements publics d’enseignement supérieur. Chose désormais effective. Plusieurs actions sont en cours pour l’amélioration du système de sélection des nouveaux bacheliers, la mise en place d’un nouveau mode de gouvernance des universités nationales du Bénin et l’instauration d’institutions universitaires pour une recherche de qualité.
C’est pour leur exposer les différentes réformes engagées et recueillir leurs contributions que le ministre a organisé, hier, une journée d’échanges avec les acteurs du monde universitaire béninois. Entres autres réformes, le ministre Marie Odile
Attanasso a évoqué la mise en place d’une plateforme d’orientation en amont pour améliorer le système de sélection des bacheliers et d’une plateforme nationale pour une meilleure gestion des publications universitaires. Désormais les universités publiques seront gérées par des conseils d’administration et les organisations estudiantines pour se faire entendre des autorités devront avoir une certaine représentativité au plan national. Aussi, les offres et les coûts de formation des universités publiques seront harmonisés. Deux institutions sont en cours de création pour l’amélioration de la qualité et de la recherche, notamment l’Agence béninoise pour l’assurance de la qualité de l’enseignement supérieur et l’Agence béninoise pour la recherche et l’innovation.
Des réformes engagées de façon participative
L’année 2017-2018 est également marquée par la poursuite de l’assainissement des établissements privés d’enseignement supérieur à travers l’organisation de la deuxième édition du concours national de Licence et la première édition pour le niveau Master d’une part et l’exclusivité des formations régaliennes assurées par l’Etat d’autre part. C’est sans oublier les réformes engagées pour la sélection des enseignants à partir d’un processus de recrutement qui privilégie la compétence et bannit des pratiques malsaines telles le népotisme et le parrainage. Toutes ces réformes, à en croire le ministre, concourent à la mise en place d’un enseignement supérieur de qualité et d’une recherche scientifique au service du développement. Elles s’inscrivent dans le Programme d’actions du gouvernement (Pag) au titre du pilier 2 de la stratégie 5 qui entend faire de l’éducation un facteur de choix pour la croissance économique.
Les réformes présentées par le ministre Marie Odile Attanasso ont toutes été élaborées dans un esprit collégial, par des acteurs du secteur de l’enseignement supérieur au sein de différentes commissions. Les participants ont, dans l’ensemble, apprécié la clarté de la présentation du ministre qui reflète un diagnostic approfondi des maux qui minent le secteur de l’enseignement supérieur au Bénin. D’aucuns l’ont alors encouragée à poursuivre sans démordre. « Ce sont des réformes audacieuses qui sont parties d’un bon état des lieux pour aboutir à des solutions idoines. J’invite le ministre à foncer dans ces réformes », a déclaré le doyen de la Faculté des sciences de la santé (Fss), Delphin Mèhinto. C’est aussi ce que confirme le secrétaire général du syndicat des travailleurs du Mesrs, Corneille Gbéwézoun, qui a également exhorté l’autorité à continuer d’associer les acteurs du secteur et à faire attention aux orientations de ses collaborateurs.
D’autres ont, par ailleurs, exprimé leurs appréhensions par rapport au système de sélection des nouveaux bacheliers, à la sélection des boursiers et au nouveau mode de gestion des universités publiques quant à leur gestion dite sous la forme d’entreprise. Des inquiétudes auxquelles le ministre a apporté des clarifications en promettant d'associer les acteurs pour des réflexions plus poussées. « Ce ne sont pas des solutions toutes faites que nous apportons. Ce sont des réflexions qui sont soumises à appréciation et pour lesquelles nous allons associer divers acteurs, afin que nos universités fassent un pas significatif dans l’univers des universités africaines à travers la qualité des enseignements et le mode de gestion », a laissé entendre le ministre Marie Odile Attanasso.
Photo de famille lors de la rencontre[/caption]Du 23 au 25 mai, se tient à Djakotomey, commune du Couffo, un forum de discussion autour des projets de développement des territoires du Mono et du Couffo. Les travaux de ces assises qui connaissent la participation des maires et des représentants d’investisseurs nationaux et étrangers. ont lancés par le député Bruno Amoussou, parrain du forum, et les préfets des deux départements.
Soutenu par la Chambre du Commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), le forum de Djakotomey vise la conjugaison des efforts du gouvernement, des conseils communaux et de tous les autres acteurs de développement à la base. N'ayant rien à voir avec la politique, selon ses organisateurs, l’initiative repose essentiellement sur l’ambition de révéler économiquement les territoires du Mono et du Couffo.
Y ont été conviés notamment des investisseurs locaux, régionaux et étrangers. A ceux-ci, indique le maire de Djakotomey, Etienne Tognigban, plusieurs communications ont été présentées en vue de leur permettre de disposer des renseignements fiables sur les potentialités agricoles et les ressources naturelles disponibles sur les différents territoires et les projets structurants contenus dans leur plan de développement. Le Mono et le Couffo, vante le maire, c’est un marché régional de 1,2 million de consommateurs pour lequel les maires et les préfets se tiennent prêts à accompagner tout investisseur. La main tendue, assure-t-il, est un partenariat gagnant-gagnant.
Il sera appuyé par le préfet du Couffo, Christophe Mègbédji, qui invite tous à saisir la perche tendue. « La mobilisation des ressources endogènes et étrangères utiles à la concrétisation des projets de développement doit être l’affaire de tous », a plaidé l’autorité préfectorale.
A leur suite, le parrain de la rencontre, l’honorable Bruno Amoussou, aussi exhortera les investisseurs à se décider favorablement en considérant la pauvreté et les inondations cycliques, qui frappent quelques localités du Mono et du Couffo, sous le prisme des opportunités. « La richesse que génèrent les pauvres est plus substantielle et les inondations, soutient-il, sont autant des catastrophes que des opportunités en ce sens qu’elles produisent de limon, sédiment fertilisant pour la production agricole ». L’Afrique longtemps abandonnée à cause de sa pauvreté, appuie le député, est devenue de nos jours, un pôle attractif des investissements compte tenu de cette même situation. « Le Mono et le Couffo, insiste-t-il, sont autant des opportunités d’investissement, des territoires de grande fécondité capables de porter des projets d’envergure ». Outre des députés et des opérateurs économiques, plusieurs ministères sont représentés à ce forum dont les travaux prennent fin ce jour.

Ouvert mardi 22 mai dernier, le premier dossier inscrit au rôle de la première session 2018 de la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou a connu son dénouement, ce jeudi 24 mai, vers 2 h 30. Appelées à répondre des évènements tragiques survenus à Ouassa-Péhunco les 11 et 14 octobre 2014, les huit personnes inculpées, présentes à la barre, ont toutes été acquittées. Elles sont désormais libres de leurs mouvements.
Bio Adam Bagoudou alias ‘’Alpha crédit’’ acquitté purement et simplement ; Amidou Zakari, Barthélémy Sabi Yoro (ancien maire de Ouassa-Péhunco), Bio Moussa, Mohamed Adam, Aboubakar Imorou, Andémi Mora Issiaka et Guida Orogui acquittés au bénéfice du doute. Tel est le verdict de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou présidée par Edouard Ignace Gangny, ayant examiné le premier dossier inscrit au rôle de sa première session au titre de l’année 2018, du 22 au 24 mai dernier.
Les huit étaient dans le box des accusés pour répondre des infractions de pratique de charlatanisme, d’incendie volontaire, de vol avec violence, puis de coups et blessures volontaires dans une affaire qui, courant octobre 2014, a mis à feu et à sang la commune de Ouassa-Péhunco.
Auditionnés, tous n’ont pas reconnu les faits mis à leur charge. Ce qui n’a pas empêché le président de la cour ainsi que le représentant du ministère public, Alexis A. Mètahou, et le collège des trois avocats de la partie civile de les assommer de questions sans discontinuer, afin de situer les responsabilités de chacun d’eux. Mais ils n’ont pas varié dans leurs déclarations, expliquant les conditions dans lesquelles ils ont été arrêtés.
Les vrais auteurs absents
Entendu comme témoin, le jeune frère du roi de Péhunco, Mamoudou Sinandourigui, n’a pas fait avancer la cour. Il a, toutefois, reconnu avoir vu Yacoubou Soro mettre le feu à la chambre du roi et aux véhicules de son fils, avec les 2 litres d’essence qu’il avait en main. Rappelant les circonstances dans lesquelles le palais royal a été saccagé et incendié, sa Majesté, Kora Zaki Lafia, roi de Péhunco, et son fils Kora Zaki Nouhoum n’ont pu identifier leurs assaillants, parmi les inculpés présents à la barre.
Les victimes des différentes casses, pour avoir été soupçonnées de sorcellerie, ont également été écoutées. Elles souhaitent être dédommagées pour les dégâts qu’on leur a fait subir, ainsi que les humiliations endurées par leurs personnes.
Comme leçon qu’ils tirent de ce procès, Emmanuel A. Pierre, Claude Tékounti et Nestor Ninko, les trois avocats de la partie civile, retiennent le ‘’savoir raison garder’’.
Selon eux, les faits de ce dossier ont commencé à Ouassa-Péhunco par une épidémie de diarrhée au cours de laquelle il s’est trouvé certains esprits malins comme ‘’Alpha crédit’’ pour profiter de la situation. Il a réussi à convaincre une frange de la population de ses compétences à exorciser les malades et à détecter les sorciers, à partir de la lecture des versets du Coran. Par la suite, ils ont voulu faire venir du Nigeria, un certain Alpha Illiassou pour confirmer ou infirmer les soupçons portés par ‘’Alpha crédit’’. Malheureusement, poursuivent-ils, le roi s’y est opposé.
A l’ancien maire, Barthélemy Sabi Yoro, ils ont reproché son mutisme face à la situation. Selon eux, il aurait pu faire arrêter ‘’Alpha crédit’’. Ils ont également trouvé suspectés, ses absences le 11 octobre 2014, alors que les maisons des personnes soupçonnées d’être des sorciers ont été incendiées ; et le 14 octobre 2014, jour où le palais royal est parti en fumée. Son souci, ont-ils fait remarquer, c’était de ne pas se mettre à dos son électorat. Estimant qu’il s’agit d’un conflit qui met aux prises le droit de la force à la force du droit, ils ont invité la cour à recevoir le roi et toutes les autres victimes en leur constitution de partie civile. « Quant au volet pénal, vous appliquerez la loi ainsi qu’il plaira au ministère public de le décider », ont-ils insisté.
A bras raccourcis
Dans ses réquisitions, Alexis A. Mètahou a fait constater que les éléments constitutifs du crime de pratique de charlatanisme sont réunis contre Bio Adam Bagoudou alias ‘’Alpha crédit’’. Il demande à la cour de le retenir dans les liens de l’accusation et de le condamner à 20 ans de réclusion criminelle. Contre les accusés Amidou Zakari, Andémi Mora Issiaka, Adam Mohamed, Guida Orogui, Aboubakar Imorou et Bio Moussa, il retient les crimes d’incendie volontaire, de vol avec violence, de coups et blessures volontaires, des faits prévus et punis par les articles 311 alinéa 1, 382 et 434 alinéa 1 du Code pénal. Contre les trois premiers, il requiert 15 ans de réclusion criminelle. Il propose 10 ans de réclusion pour les autres, comme à l’ancien maire Barthélemy Sabi Yoro à qui il reproche une complicité pour les infractions de pratique de charlatanisme, d’incendie volontaire, de vol avec violence et de coups et blessures volontaires.
Mais, c’est à bras raccourcis que les conseils des accusés fonceront sur lui. Claude Olivier Hounyèmè, Montand Aïkpon, Théodore Koutinhouin-Zanou, Diane Aïkpon, Wilfried Kounou, Romain Dossou, Mohamed Toko et Rosalie Démangnitché Houngbo déploreront ses réquisitions faites au forceps. Qualifiant de « biaisée » la définition que le ministère public a donnée de la pratique du charlatanisme, ils ont indiqué qu’aucun des patients traités par ‘’Alpha crédit’’ n’est venu se plaindre de ses prestations. « Les témoins qui ont circulé devant la cour n’ont identifié aucun de leurs assaillants parmi nos huit clients et on vous demande de les tuer. Vous n’allez pas suivre le ministère public », ont-ils indiqué, s’adressant aux membres de la cour. Tous ont plaidé l’acquittement pur ou simple et à défaut, l’acquittement au bénéfice du doute pour les huit inculpés. Au subsidiaire, ils demandent à la cour de les condamner au temps déjà passé en prison.
Me Rosalie Démangnitché Houngbo souhaite que l’on mette les considérations politiques à Ouassa-Péhunco de côté et que l’on ne perde pas du temps à défoncer une porte qui est déjà ouverte. Son confrère Me Wilfried Kounou invitera à ne pas faire de ce procès un procès pour l’exemple, mais un exemple de procès. Evoquant le non-lieu dont six avaient bénéficié, il estimera qu’ils n’ont plus rien à faire en prison.
La cour chargée d'examiner le dossier était présidée par Edouard Ignace Gangny. Le président avait comme assesseurs Adamou Moussa et Geneviève Sohou. Le fauteuil du ministère public était occupé par Alexis A. Mètahou et le greffier, Me Brice Dossou-Yovo?
Les faits
Courant octobre 2014, Bio Adam Bagoudou alias ‘’Alpha crédit’’ a entrepris d’exorciser des personnes souffrantes à Ouassa-Péhunco et à dénoncer des sorciers. L’effectif de ces derniers ne cessant pas de croître, les remous augmentaient ainsi que la tension entre ceux qui soutenaient l’exorciseur et ceux qui émettaient des objections contre ses pratiques. Mais encouragé par certaines autorités dont l’ancien maire de la commune, l’exorciseur va poursuivre ses activités, malgré les rappels à l’ordre du roi et du chef de la brigade de gendarmerie. Les représailles engagées contre les prétendus sorciers prendront alors l’allure de règlements de compte, avec toutes sortes de violences caractérisées par des soustractions frauduleuses de biens, des incendies de biens meubles et immeubles, y compris le palais royal.
Société 25 mai 2018

Les travailleurs de l’Agence nationale de la météorologie du Bénin ont désormais un syndicat pour défendre leurs intérêts. Réunis, samedi 19 mai dernier à Cotonou, ils ont tenu le congrès constitutif qui a consacré la naissance du Syndicat des travailleurs de la météorologie du Bénin (Syntramed).
C’est sous un thème d’espoir en l’avenir« Emploi durable des jeunes », qu’a eu lieu le congrès constitutif du Syndicat des travailleurs de la météorologie du Bénin (Syntramed). Affilié à la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb), le Syntrameb entend être le creuset de défense et de protection des droits des travailleurs de l’Agence nationale de la météorologie du Bénin (Anmb).
Créée par décret en septembre 2015, l’Agence nationale de la météorologie du Bénin est effectivement devenue opérationnelle en janvier 2016. C’est donc après deux ans de travail que les agents de ladite structure ont décidé de fédérer leurs énergies dans un syndicat pour porter leurs intérêts communs. La cérémonie inaugurale du congrès s’est tenue en présence du directeur général de ladite agence, Marcellin Nakpon, du secrétaire général de la Cstb, Nagnini Kassa Mampo, et de quelques syndicalistes émérites. Se réjouissant de cette initiative prise par ses agents, le directeur général de l’Anmb, Marcellin Nakpon, a exprimé son attachement à la formation des jeunes et à leur compétence pour une relève de qualité. « Vous êtes tous jeunes et vous constituez une chance, une relève de qualité pour l’émergence de la météorologie au Bénin », leur a-t-il dit.
La présence du directeur de l’agence et ses mots d’encouragement sont, selon Nagnini Kassa Mampo, la preuve que la naissance du Syntrameb est vue d’un bon œil. « Les syndicats ne sont pas là pour casser la maison mais plutôt pour aider à construire. La maison ne marche pas bien si les travailleurs ne vont pas bien. C’est ce que certains directeurs ne comprennent pas. Tel n’est pas le cas de votre directeur général qui est lui-même venu à ce congrès », a-t-il laissé entendre. Pour Nagnini Kassa Mampo, le nouveau syndicat doit s’activer dès sa naissance à remplir ses engagements envers l’agence et envers les travailleurs dans le respect et la courtoisie. Ce n’est qu’à cette condition que la Cstb l’appuiera. « La Cstb est prête à vous soutenir si vous vous battez pour la défense des intérêts des travailleurs et pour la démocratie », leur a-t-il dit. Son souhait, précise-t-il, c’est de les voir unis autour des intérêts communs, des intérêts nationaux et des intérêts de la météorologie au Bénin. Les congressistes ont, par ailleurs, reçu les conseils de leurs aînés notamment du président de l’Association des professionnels de la météorologie du Bénin, Gaïtan Kouyé, et de l’ancien syndicaliste Daniel Ataïgba.
Vie partielle des journalistes lors de la Conference de presse concernant la coupe du monde RUSSIE 2018 par Canal +[/caption]La vingt-et-unième édition de la Coupe du monde de football dénommée Russie 2018 se jouera du 14 juin au 15 juillet prochain en Russie. En prélude à cet important événement de portée mondiale, Canal+, en tant que diffuseur officiel a organisé, ce jeudi 24 mai à Cotonou, une conférence de presse co-animée par la chargée de communication, Affoussiath Bamba, et le directeur de Canal + Bénin, Jonathan Ley, pour dévoiler les différentes offres commerciales disponibles pendant l’évènement.
La Coupe du monde de football Russie 2018 se jouera du 14 juin au 15 juillet prochain en Russie. Pendant un mois, le monde entier vibrera au rythme de cet événement qui pour une première fois se joue en Russie.
Les soixante-quatre matchs qui se joueront sur différents stades seront retransmis en direct sur Canal + sport 1 et 2. Pendant la durée de la compétition, des magazines spéciaux dédiés à l’actualité de la coupe seront animés par un panel d’experts expérimentés après chaque match.
Le directeur de Canal + Bénin, Jonathan Ley, se dit heureux de pouvoir affirmer que les abonnés de la chaîne pourront suivre en direct tous les matchs avec les commentaires de leurs différents reporters sur place.
La chaîne a prévu une note humoristique au cours de la période du déroulement de cette mondiale du football qui sera animée par le talentueux comédien, l’humoriste ivoirien Digbeu Cravate.
Les conférenciers ont affirmé que le digital sera omniprésent au cours de la période. Ainsi, toutes les informations seront disponibles sur Facebook, Messenger et sur Whatsapp.
Jonathan Ley rassure qu’il a une offre éditoriale particulièrement riche. La Coupe du monde sera vécue par les abonnés comme s’ils étaient en Russie, assure-t-il.
De même, une promotion est faite sur le prix des décodeurs de Canal+ qui passe à 5000 francs CFA, ceci pour permettre au maximum d’abonnés de vivre la Coupe du monde. Avec un abonnement à la formule Evasion, le matériel sera installé avec une garantie de six mois.
Le groupe continue d’offrir une chaîne généreuse à ses abonnés qui font le renouvellement avant la fin de l’échéance. Ces derniers ont plusieurs possibilités de paiement, notamment par Mobile Money, par paiement cash. L’abonné pourra également suivre les programmes de la chaîne grâce à « My Canal ».
Pendant la durée de la Coupe du monde, des émissions sont prévues pour les abonnés qui n’aiment pas le football. Ils peuvent regarder des films et des documentaires sur les autres chaînes du groupe.
Eusèbe Agoua, directeur adjoint de cabinet du ministère du Travail (au micro) lors du lancement des travaux[/caption]Le directeur adjoint de cabinet du ministère du Travail et de la Fonction publique, Eusèbe Agoua, a procédé, ce jeudi 24 mai à l’Institut régional de santé publique (Irsp) de Ouidah, à l’ouverture de l’atelier de validation du rapport d’élaboration du plan d’actions national pour l’élimination des pires formes de travail des enfants (2019-2023) et des procédures et protocoles de suivi du travail des enfants au Bénin.
Les acteurs en charge de la protection des enfants se mobilisent pour asseoir un nouveau dispositif de lutte contre le travail des enfants. L’atelier de validation du rapport d’élaboration du plan d’actions national pour l’élimination des pires formes de travail des enfants (2019-2023) et des procédures et protocoles de suivi du travail des enfants au Bénin dont les travaux se déroulent à Ouidah, vise à explorer les voies et moyens pouvant permettre d’ériger un environnement exempt d’exploitation des enfants et des pires formes du travail des enfants. Les documents validés permettront d’encadrer pour les prochaines cinq années la lutte contre le phénomène au Bénin. Ils visent à faciliter la prévention, la détection, la prise en charge des victimes et la répression des auteurs.
« L’adoption de ces outils ouvrira une nouvelle ère pour les enfants à risque et ceux victimes d’exploitation économique ou de pires formes de travail des enfants qui bénéficieront désormais d’un meilleur suivi et des services de réadaptation plus adapté dans une synergie d’actions », soutient la directrice générale du Travail, Mireille Lègba Adankon.
Cette démarche se trouve justifiée au regard des statistiques et des dangers auxquels les enfants sont exposés. Se référant à l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (Mics) de 2014, le représentant resident adjoint de l’Unicef au Bénin, François Kampundu, souligne que 52,5 % des enfants (soit 1 enfant sur 2) sont impliqués dans des activités économiques dont près de 40 % (soit 4 enfants sur 10) travaillent dans des conditions dangereuses.
Le directeur adjoint de cabinet du ministère du Travail et de la Fonction publique, Eusèbe Agoua, renchérit : « Avec une population de 11 millions d’habitants, le Bénin compte 664 000 de 0 à17 ans qui exécutent des travaux à abolir ». Selon lui, la croissance du nombre d’enfants en situation précaire inquiète. « En passant de 34 % en 2008 à 52,5 % en 2014, les données disponibles valident bien la tendance décrite par la communauté internationale dans les pays pauvres. La population infantile de 5 à 17 ans est soumise à toutes sortes de besognes à des fins d’exploitation de leur travail ou de leur sexe », se désole-t-il.
Plaidoyers
L’atelier de Ouidah se propose de trouver des stratégies pour combler les lacunes du plan d’action existant (celui de 2012), dont les causes résident dans la « faiblesse du financement lié à la non budgétisation des actions et à la faiblesse de synergie d’actions des acteurs », indique Eusèbe Agoua.
Le gouvernement prend la mesure du défi de l’élimination du travail des enfants. « Dans la perspective des Odd et du respect des exigences de la Convention 182 de l’Oit sur les pires formes de travail des enfants, le gouvernement a inscrit la lutte contre le travail des enfants comme l’une de ses actions phares dans son Pag au pilier 3 concernant l’amélioration des conditions de vie des populations et au niveau de l’axe 6.1 relatif au renforcement de la protection sociale et de la solidarité », souligne Eusèbe Agoua.
Toutefois, il faudra encore plus d’engagement pour arriver à bout du phénomène. C’est le sens du plaidoyer de l’Unicef qui souhaite que le gouvernement puisse faire de la lutte contre le travail des enfants une priorité nationale compte tenu de son impact désastreux sur le développement et l’avenir du pays.
« Nous voudrions vous recommander fortement que le document validé soit mis à la disposition du public sous la forme d’un texte réglementaire ayant force contraignante sur toute l’étendue du territoire national et que des moyens conséquents soient mis à la disposition des services de l’Etat compétents en la matière afin qu’ils jouent pleinement leurs rôles », insiste François Kampundu.