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Nouvelles

Assemblée nationale: Le projet de loi portant Code pénal en examen ce jour

Les députés démarrent, ce vendredi 25 mai, l’examen du projet de loi portant Code pénal en République du Bénin. C’est un texte volumineux comportant plus de 1200 articles. Il viendra remplacer le Code pénal actuellement en vigueur et qui est une inspiration du Code pénal français datant de 1803.

Le dossier est en souffrance dans les tiroirs de l’Assemblée nationale depuis près de deux décennies. Toutes les tentatives pour son examen et son adoption sous les cinquième et sixième législatures ont été infructueuses. Il y a eu plusieurs travaux à cet effet au niveau de la commission chargée des Lois appuyée par des experts pour un aboutissement heureux du document. Mais tout ceci n’a rien donné sous les deux dernières législatures. La septième législature a affiché le même engagement pour permettre au Bénin de se doter de son propre Code pénal. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il a été organisé à Dassa-Zoumè en août 2017, un séminaire d’imprégnation à l’intention des députés pour leur permettre de s’approprier le contenu du texte et d’avoir des éléments suffisants pour l’actualiser et l’adapter aux réalités de l’heure. Ce qui devrait permettre de faciliter son étude en commission puis son examen et son adoption par la plénière. La commission chargée des Lois avait été appuyée dans son initiative par le ministère de la Justice et de la Législation qui a décidé de financer entièrement les travaux. Le rapport sur le dossier a été finalisé et adopté depuis janvier dernier. Le projet de loi sera donc en plénière ce jour. L’examen pourrait prendre plusieurs séances plénières jours vu le nombre d’articles que comporte le projet du Code. Son adoption viendra renforcer un tant soit peu les réformes législatives en cours au niveau des cours et tribunaux. Car, l’avènement du Code pénal va compléter la loi modifiant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin modifié et création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) et celle modifiant et complétant la loi n° 2012-15 du 18 mars 2013 portant Code de procédure pénale en République du Bénin, toutes deux adoptées par l’Assemblée nationale le vendredi 17 mai dernier.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 25 mai 2018


Conseil des Ministres: Des mesures pour une bonne couverture vaccinale des pèlerins du Hadj 2018

Le Conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 24 mai 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.

Les dossiers ci-après ont été examinés au cours de la séance :

I. Mesures normatives

Le Conseil a adopté le décret portant nomination d’huissiers de justice avec sept attributions de charges dont une à Comè, une à Parakou/Wansirou, deux à Bohicon, une à Abomey, deux à Lokossa ; et un changement de charge de Comè pour Pobè.
Cette attribution de nouvelles charges rentre dans le cadre du rapprochement des services judiciaires des justiciables. Aussi, le ministre de la Justice et de la Législation a-t-il été instruit à l’effet de faire procéder à la prestation de serment des nouveaux huissiers de Justice.

II- Communications

II-l. Homologation des prix de cession des intrants et d’achat de coton graine aux producteurs au titre de la campagne cotonnière 2018-2019.

Le Conseil a homologué les prix de cession des intrants ainsi que les prix d’achat de coton graine aux producteurs, au titre de la campagne cotonnière 2018-2019.
En effet, au terme du processus d’approvisionnement des producteurs en intrants au titre de cette campagne, conduit par la Commission chargée de l’organisation de l’appel d’offres pour l’importation et la distribution des intrants et nonobstant l’augmentation relative des prix sur le marché international, les prix de cession des intrants aux producteurs sont maintenus à leur niveau de la dernière campagne et se présentent ainsi qu’il suit :
a- Engrais coton (NPKSB et Urée) : 240 FCFA/kg soit 12.000 FCFA le sac de 50 kg;
b- Engrais vivrier (NPKSBZn) : 240 FCFA/kg soit 12.000 FCFA le sac de 50 kg;
c- Insecticides : 3.500 FCFA le flacon pour le traitement de demi (0,5) hectare ;
d- Herbicides totaux : 3.500 FCFA le litre ;
e- Herbicides sélectifs : 5.000 FCFA le litre.
Par ailleurs, s’agissant des prix d’achat du coton graine aux producteurs, les acteurs de l’ interprofession coton ont convenu d’une augmentation de 5 F/kg sur le prix pratiqué au cours de la campagne 2017-2018. Ainsi, au titre de la campagne 2018-2019, ces prix sont les suivants :
- Coton graine du 1er choix : 265 FCFA/kg net à payer aux producteurs ;
- Coton graine du 2e choix: 215 FCFA/kg net à payer aux producteurs.
Enfin, au titre des fonctions critiques, les acteurs de l’interprofession ont convenu d’un montant de 15 FCFA/kg de coton graine, soit 5 FCFA/kg de plus que lors de la campagne écoulée.
Cette augmentation du prix d’achat aux producteurs et celle du prélèvement pour les fonctions critiques participent de la logique de faire profiter à tous les acteurs, des fruits de l’embellie que connaît la filière coton depuis deux campagnes.

II-2. Acquisition de vaccins contre la fièvre jaune pour le Hadj 2018

Dans le cadre des préparatifs du Hadj 2108 et en vue d’assurer la bonne couverture vaccinale des pèlerins en même temps que la satisfaction des besoins d’autres voyageurs, le Conseil a décidé de l’acquisition de 10.000 nouvelles doses de vaccin contre la fièvre jaune.
Cette nouvelle acquisition vient renforcer le stock de vaccins actuellement disponible, tel que le vaccin anti méningite A, C, Y, W135, ainsi que les vaccins contre la grippe saisonnière et la fièvre typhoïde.
Les ministres concernés veilleront à l’accomplissement des diligences pour parvenir à cette fin.

III- Rencontres et manifestations internationales

Le Conseil a autorisé :
- l’organisation à Cotonou, le 25 mai 2018, de la première Journée béninoise d’Hépatologie et de Gastroentérologie ;
- la tenue à Cotonou de la deuxième réunion des ministres du Conseil International Consultatif du Cajou (CICC) les 28 et 29 mai 2018 ;
- la participation du Bénin à la 107e session de la Conférence internationale du Travail à Genève, du 28 mai au 08 juin 2018 ;
- la participation du Bénin à la conférence des ministres du Pôle de Qualité Inter-Pays pour le Développement des Compétences Techniques et Professionnelles en novembre 2018, à Abidjan ;
- la participation du ministère des Enseignements Maternel et Primaire à ses réunions statutaires au titre de l’année 2018.

Fait à Cotonou, le 24 mai 2018

Le secrétaire général du gouvernement

Edouard Ouin-Ouro

Actualités 25 mai 2018


Maltraitance des enfants: Les règlements à l’amiable plombent la lutte

Le pari en ce qui concerne la lutte contre la maltraitance des enfants est loin d’être gagné, du moins dans le département du Zou. En fait, les règlements à l’amiable émoussent les efforts des acteurs en charge de la protection des enfants.

La lutte contre la maltraitance des enfants résiste à certaines pratiques au centre du pays. En cause, les règlements à l’amiable dans le département du Zou.

« Les cas d’abus de toutes sortes sur les enfants continuent et s’accroissent du fait des interventions inopportunes d’ordre social pour étouffer la dénonciation et la prise des sanctions appropriées contre les auteurs », se désole Saadatou Gomina, chef du service promotion genre, famille et enfant à la direction départementale en charge des Affaires sociales du Zou et des Collines. Elle dénonce les intimidations et appels aux négociations qui freinent « l’élan de dénonciation constaté les années antérieures où des cas d’abus sur mineurs ont été réprimés selon les textes protégeant les enfants ».
Elle indexe les responsables traditionnels comme complices de ces actes. « Certains chefs traditionnels, coutumiers, des leaders d’opinion et parents favorisent les règlements à l’amiable « pour ne pas saisir les structures et instances compétentes afin de connaître les cas d’abus courants dans le département », relève-t-elle.
Les cas les plus récurrents concernent les sévices corporels, les mariages forcés, le viol dans plusieurs communes du département du Zou qui se soldent par les arrangements.
Le seul moyen pour juguler le phénomène est la vigilance et la dénonciation des cas d’abus sur mineurs. Ce qui tarde à être une réalité, en dépit de l’existence du Code de l’enfant et d’autres textes protégeant les enfants.
En fait, les dénonciations ne sont pas encore ancrées dans les habitudes de certaines communautés. Les assistants sociaux et autres acteurs en charge de la protection des enfants ont beaucoup à faire dans ce sens pour juguler le phénomène.
Des sensibilisations à l’endroit des acteurs de lutte contre la maltraitance à divers niveaux de même que les patrons d’ateliers, les parents et les élèves vont s’étendre pour attirer l’attention des auteurs sur les dangers que court le Bénin si les auteurs et complices d’actes attentatoires à la vie et à la protection des enfants sont malencontreusement protégés, promet Saadatou Gomina.

Société 24 mai 2018


Partenariat entre le Bénin et le Système des Nations Unies: 400 000 dollars US pour soutenir les handicapés
[caption id="attachment_29255" align="alignnone" width="1024"]Echange de documents entre Siaka Coulibaly et le ministre Abdoulaye Bio Tchané[/caption]

Le Système des Nations Unies (Snu) vient de mettre un montant de 400 000 dollars US à la disposition du Bénin pour soutenir les personnes en situation de handicap. La signature de la convention de partenariat y afférente a eu lieu, mardi 22 mai dernier au ministère du Plan et du Développement, en présence des responsables d’agences du Snu, des organisations de la Société civile et du secteur privé, de la Fédération des associations des personnes handicapées.

Le Système des Nations Unies a apporté un appui financier au Bénin à travers quatre agences à savoir le Pnud, l’Unicef, l’Oms et l’Unfpa. Ce soutien vise à soutenir la réalisation du projet ‘’Unis dans l’action pour faire avancer les droits des personnes handicapées au Bénin’’. Il s’agit d’un projet d’une importance sociale particulière qui contribuera à améliorer les conditions existentielles des personnes handicapées, selon le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané. Il intègre la vision des projets phares du gouvernement et s’intéresse aux enfants de moins de 18 ans, aux femmes handicapées et aux services de réadaptation communautaire. Mieux, il est conçu pour répondre de manière spécifique à la question des personnes généralement laissées pour compte. 

Quatre communes pilotes sont retenues pour le projet à savoir Malanville, Karimama, Zâ-Kpota et Cotonou où les cas des personnes vulnérables sont récurrents.
En procédant à la signature de la convention mardi dernier, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a exprimé toute la gratitude du gouvernement au groupe des quatre agences et celles qui vont rejoindre après en vue de la mobilisation de 256 500 000 francs Cfa nécessaires à la mise en œuvre du projet. D’après le ministre, cette convention est une contribution directe à la réalisation du programme Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) du gouvernement.
La directrice des Affaires sociales et des Personnes handicapées, Léa Honfo Akpovo, a fait savoir, dans la présentation du projet, que le quatrième recensement général de la population et de l’habitat de 2013 a dénombré au total 102 997 personnes handicapées au Bénin. Une couche souvent marginalisée et stigmatisée qui vit dans des conditions sociales et familiales souvent inadmissibles, signale-t-elle. C’est pour corriger le tir que le gouvernement entend faire progresser les droits des personnes handicapées, grâce au soutien du Snu, souligne-t-elle. Elle n’en veut pour preuve que l’environnement favorable, rendu possible par la récente adoption de la loi sur la protection et la promotion des droits des personnes handicapées par le gouvernement le 17 avril 2017 et sa promulgation par le chef de l’Etat le 29 septembre de la même année.

Ne laissez personne de côté

Pour sa part, Siaka Coulibaly, coordonnateur résident des activités opérationnelles du Système des Nations Unies note avec satisfaction que ce soutien vise la mise en œuvre des Objectifs du développement durable. Les Etats membres, a-t-il souligné, se sont engagés à lutter contre les inégalités, à construire des sociétés pacifiques, inclusives et résilientes en s’assurant de l’avenir de la planète pour le bien-être des générations futures. L’agenda de développement 2030 repose sur l’engagement principal de ne laisser personne de côté, d’après ses explications. « Le projet que nous lançons contribue à la mise en œuvre de cet engagement au Bénin », s’est réjoui Siaka Coulibaly.
Par ailleurs, il a indiqué que les agences du Système des Nations Unies contribuent à améliorer le cadre juridique et la politique nationale conformément à la convention des Nations Unies sur le droit des personnes handicapées et l’accès des personnes handicapées en particulier les femmes et les enfants de moins de 18 ans aux services de réadaptation à base communautaire.
Le ministère des Affaires sociales et la Fédération des associations des personnes handicapées sont chargés de la mise en œuvre du projet sous l’expertise de l’Unfpa, l’Unicef, l’Oms et le Pnud.

Société 24 mai 2018


Augmentation des emprunts obligataires en Afrique: L’alerte du Fmi sur les risques liés à la dette des pays

 

Les économies africaines pourraient être plombées par une dette de plus en plus pesante, malgré l’accélération de leur croissance ces dernières années. C’est un constat du Fonds monétaire international (Fmi), dans un rapport publié, il y a quelques semaines.

L’augmentation massive des mobilisations financières pour les investissements, à travers les emprunts obligataires, pourrait avoir un effet pervers sur les pays africains. Le rapport publié par le Fonds monétaire international (Fmi), mardi 8 mai dernier, en dit long.
Selon les données publiées dans ce rapport, les Etats africains ont émis en 2017 pour 7,5 milliards $ d’obligations souveraines, soit 10 fois plus que l’année précédente. Une tendance qui, précise le rapport, devait s’accélérer en 2018. Ainsi, 11 milliards $ d’obligations souveraines devaient être émis seulement pour le premier semestre de 2018, indique le Fonds monétaire international.
Cette situation a entraîné un surendettement de plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne. Environ 40 % des pays à faibles revenus de cette région seraient en situation de surendettement ou à haut risque, a indiqué l’institution.
De plus, les dettes libellées en devises étrangères ont progressé de 40 % entre 2010-2013 et 2017, et représenteraient aujourd’hui 60 % de la dette publique totale moyenne de l’Afrique subsaharienne.
Aussi, la hausse des taux d’intérêt moyens (4 % en 2013 à 12 % en 2017) augmente considérablement le coût de remboursement de ces emprunts. A ce rythme, plusieurs pays africains pourraient se retrouver dans l’incapacité rembourser les titres émis.
Si le Fmi estime que l’accroissement de la dette des pays de l’Afrique subsaharienne est intimement lié aux grands projets d’infrastructures et de développement social qui naissent sur le continent, il préconise néanmoins un changement progressif des moyens de financement par les pays africains. Pour ce faire, l’institution de Bretton Woods encourage les Etats africains à s’appuyer davantage sur les sources de financement durables et à mettre l’accent sur la mobilisation des recettes intérieures.

Economie 24 mai 2018


Komlan Agbo, représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Bénin: « Nous mesurons l’impact des sessions à travers les informations reçues »
[caption id="attachment_29253" align="alignnone" width="1024"]Komlan Agbo, représentant résident de l’Uemoa au Bénin[/caption]

L’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a entrepris depuis des années, à travers ses représentations dans les différents Etats membres, des sessions d’information et de sensibilisation sur les chantiers et les réformes communautaires de l’union. Après le domaine de l’Enseignement supérieur, il y a quelques mois, c’est autour de la santé et de la protection sociale cette année que se déroulent les échanges. Le représentant résident de l’Uemoa au Bénin, Komlan Agbo, explique ici les objectifs poursuivis par l’Uemoa en organisant ces sessions tout en soulignant que leur impact est mesuré à travers les informations reçues.

La Nation : Monsieur le représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Bénin, vous avez initié des sessions d’information et de sensibilisation sur les chantiers et réformes communautaires dans les domaines de la santé et de la protection sociale dans certaines villes du Bénin. Il y a quelques mois, c’était autour de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Qu’est ce qui justifie ces sessions ?

Komlan Agbo : L’une des missions des bureaux de représentation de la Commission de l’Uemoa, c’est de porter l’information à la connaissance des pays dans lesquels sont créés. Je rappelle au passage que nous avons des bureaux de représentation dans tous les pays de l’union de même qu’à Bruxelles auprès des organisations de l’Union européenne et à Genève auprès des Nations Unies. Chaque bureau dans chaque pays a pour mission de porter l’information à la connaissance des populations de ce pays-là. Nous avons constaté que l’Uemoa mène des actions envers ces populations qui ne sont pas malheureusement au courant de ce qu’elle entreprend comme activités. C’est vrai que l’année dernière, la sensibilisation a porté sur l’Enseignement supérieur comme vous l’avez dit. Chaque année, nous avons un programme de travail que nous essayons de suivre. Les domaines sont choisis en fonction de l’intérêt où nous sentons qu’il y a un manque d’information.
Si l’année dernière la sensibilisation a porté sur l’Enseignement supérieur, c’est parce que le Système Licence-master-doctorat (Lmd) est une activité ou une initiative de l’Uemoa qui est exécutée aujourd’hui dans tous les Etats de l’union. Nos élèves et nos enseignants ne sont pas parfois informés de tout ce que cela implique. Nous avons parlé aussi d’égal traitement de tous les citoyens dans les universités publiques. C’est-à-dire quoi ? Si un étudiant béninois va au Mali pour s’inscrire par exemple, il est traité comme s'il est un étudiant malien qui allait s’inscrire aussi.

Pourquoi ce traitement égal n’était-il pas respecté au sein de l’union ?

Les Etats avaient défini les conditions d’admission et d’inscription dans leurs universités. Mais dans la mesure où nous parlons d’un espace communautaire, on voudrait que les normes soient les mêmes un peu partout. Ce n’est pas l’Uemoa qui fixe les frais d’inscription. Si l’étudiant béninois s’inscrivait à l’Université d’Abomey-Calavi à 15 000 F Cfa, l’étudiant sénégalais s’inscrirait dans la même université également à ce montant-là. Ce sont ces informations que nous avons mises à la disposition du monde universitaire l’année dernière.

Cette année, vous avez choisi les domaines de la santé et de la protection sociale. Pourquoi ?

Nous avons compris qu’il y a des initiatives qui sont prises en faveur des populations bénéficiaires qui ne sont pas au courant de ce qui se passe. Quand nous parlons de protection sociale, combien de citoyens lambda savent ce que la Commission de l’Uemoa entreprend et comment on peut en bénéficier ? Ce sont des informations que nous portons à leur connaissance.

Quels sont les domaines qui sont prévus pour l’année prochaine ?

Nous n’avons pas encore choisi les domaines dans lesquels nous allons sensibiliser les populations l’année prochaine. Mais ce qui est sûr, nous ferons encore des sessions. Le domaine de l’artisanat intéresse beaucoup de monde aujourd’hui. C’est là où nous voyons la masse des populations. Donc, l’année prochaine, nous irons vers les artisans dans les zones reculées pour leur expliquer qu’ils peuvent s’installer dans n’importe quel pays de l’Uemoa.
Vous allez constater que pour la santé et la protection sociale, nous ne sommes plus restés à Cotonou. Les différents acteurs de ces domaines qui sont dans les grandes villes connaissent déjà un peu ce que nous sommes en train de faire. C’est pourquoi nous avons préféré aller à la base.

Comment évaluez-vous les impacts de ces sessions d’information et de sensibilisations sur les populations à la base ?

La Commission a institué ce que nous appelons la revue annuelle. Nous passons dans les Etats membres pour voir la mise en œuvre des réformes que nous entreprenons, des politiques que nous menons, des projets et programmes qui sont mis en œuvre dans les différents Etats membres. Nous venons de dire que la sensibilisation cette année porte sur la santé et la protection sociale. Dès lors que nous portons l’information aux populations, le citoyen béninois qui n’avait pas l’information et qui l’a aujourd’hui, sait en allant se faire traiter au Togo par exemple, les conditions et ce dont il peut bénéficier. Ainsi, nous pourrions mesurer l’impact de ces sessions de sensibilisation à travers les informations que nous allons recevoir. Puisque dans tout le système maintenant, nous avons prévu un système de l’information régionale que ce soit dans le domaine de l’enseignement, dans le domaine de la santé, dans le domaine de la culture, bref dans tous les domaines. Et, il y a des statistiques pour confirmer si les messages que nous avons passés sont bien perçus et utilisés à bon escient.

Economie 24 mai 2018


Poursuivis pour association de malfaiteurs et vol qualifié (32e dossier): Un ancien policier et son acolyte écopent respectivement de 12 et 10 ans

Dans le cadre de l’examen du trente-deuxième et dernier dossier inscrit à son rôle pour la première session de 2018, la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a condamné, ce mercredi 23 mai, Armand Kantchékon, ancien policier à 12 ans de travaux forcés et Olawalé Olassoukanmi Lamidi, vulcanisateur, à 10 ans. Ils y étaient poursuivis pour association de malfaiteurs et vol qualifié.

Douze ans de bagne pour Armand Kantchékon, ancien policier de la Compagnie républicaine de sécurité et dix pour Olawalé Olassoukanmi Lamidi, vulcanisateur. C’est la sentence qu’a retenue, ce mercredi 23 mai, la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou qui épuisait ainsi son rôle établi dans le cadre de la première session au titre de 2018.
A la barre, hier, les deux accusés ont tous reconnu les faits qui leur étaient reprochés. Cependant, ils n’ont pas reconnu clairement avoir été porteurs d’armes.
Le policier Armand Kantchékon a reconnu s’être présenté au domicile de Mathias Djigla (2e adjoint au maire d’Allada) à Allada, comme officier de police empruntant le patronyme de l’un de ses supérieurs hiérarchiques en la personne du commissaire Djimassè.
Quant à Olawalé Olassoukanmi Lamidi, le vulcanisateur, il a déclaré avoir été porteur d’une arme sans munition dans le but de dissuader ses hôtes.
Dans ses réquisitions, le procureur général près la cour d’appel de Cotonou représentant le ministère public a qualifié les faits de la cause de résultats d’une ambition démesurée. Une ambition qui provoque le malheur des autres. Rappelant les faits, il déduira qu’Armand Kantchékon a été radié pour ses actes peu recommandables dans cette corporation censée abriter des personnes au-dessus de tout soupçon. Pour lui, le siège des infractions reprochées aux accusés réside dans les articles 265, 266, 267 et 381 alinéa 1 du Code pénal. Il en découle, selon lui, que les accusés ont formé effectivement une bande pour attenter aux biens et aux personnes. Les éléments matériels des deux infractions se déduisent des définitions qu’en ont données les articles précités. L’entente ou l’association formée en vue de commettre des crimes suppose une organisation bien structurée à cette fin. En témoignent, relève le ministère public, les révélations faites devant la cour au sujet des lieux de rencontres préalablement établis avant d’aller opérer. « C’est un groupe organisé, structuré pour convenir de l’atteinte aux biens et aux personnes », conclut le ministère public.
Pour lui, les soustractions frauduleuses des sommes : 8 millions et 11 838 000 F Cfa, sont révélatrices de la matérialité des infractions. Les deux accusés, soutient le ministère public, ont participé à toutes les expéditions de la bande et ont reçu leurs parts des butins, explique-t-il encore. « Ce sont des récidivistes avérés ; le fait que chacun d’eux possède un sobriquet est révélateur de la dangerosité du groupe », condamne le ministère public.
Les deux accusés sont accessibles à la sanction pénale, dévoile-t-il. Il a requis de les condamner à quinze ans de travaux forcés pour rendre justice.
Me Maxime Codo, défendant les intérêts de Olawalé Olassoukanmi Lamidi, a déclaré plaider coupable, vu la posture affichée par son client tout au long de la procédure jusqu’à la barre. Pour lui, c’est un accusé spécial qui a confessé ses actes et s’en est repenti. Il a sollicité de la cour une bienveillante application de la loi. « Il mérite votre bienveillance », insiste-t-il.
A sa suite Me Robert Hounkpatin pour le compte du policier Armand Kantchékon s’est approprié les observations de Me Maxime Codo. « C’est avec peine que je vous présente la situation d’Armand Kantchékon. Je plaide coupable », avoue Me Robert Hounkpatin. Il a invité la cour à répondre à trois questions dans l’intérêt de son client. Pour lui, Armand Kantchékon a collaboré franchement à la manifestation de la vérité en décrivant, avec force détails, les faits tels qu’ils se sont déroulés. Il a, retient-il, déjà pris la mesure des choses en s’adonnant à des activités génératrices de revenus. « Il a trois enfants, si vous le condamnez, vous condamnez ces enfants », fait-il observer. Il a alors sollicité une douce application de la loi en sa faveur.
La cour se retire et délibère en condamnant Olawalé Olassoukanmi Lamidi à 10 ans de travaux forcés et Armand Kantchékon, l’ancien policier, à 12 ans de travaux forcés. Ayant bénéficié entretemps de liberté provisoire en 2016, ils retournent en prison l’un pour cinq ans et l’autre pour sept ans.
Quatre au départ, ces deux accusés sont fixés sur leur sort; les cas des deux derniers ayant été disjoints l'un pour décès et l'autre n'ayant pas été retrouvé après sa liberté provisoire?

Composition de la cour :

Président : Hubert Arsène Dadjo
Assesseurs : Georges Toumatou ; Eliane Noutaïs, épouse Ghézo
Jurés : Marie-Marguerite Nouhoumon ; Coffi Prosper Gbèdandé ; Pierre Magloire Nagnonhou ; Comlan Paul Nakpon.
Ministère public : Emmanuel Opita
Greffier : Christophe Chéhou

Les faits

Le 2 juin 2011, six individus se sont rendus nuitamment au domicile d’Antoinette Dégila. Après s’être présentés comme fonctionnaires de police, habillés en tenue de forces de l’ordre, ils ont tenu en respect toute la maisonnée avant de s’introduire directement dans sa chambre pour y soustraire la somme de 8 millions de francs Cfa. Après l’opération, ils ont quitté les lieux à l’aide de motocyclettes.
Le 17 octobre, le même groupe a opéré à hauteur du carrefour Missèbo, en utilisant le même mode opératoire. Ils ont réussi à déposséder dame Nicole Zohoun de la somme de 11 838 000 francs Cfa qu’elle détenait.
Les investigations ont révélé que le nommé Philippe Aballo, chauffeur de dame Zohoun et son ami Karim Moussa ont fait appel au groupe de bandits dont Armand Kantchékon, Olawalé Olassoukanmi Lamidi et Augustin alias "Oncle", pour mener l’opération.
Les bulletins de casiers judiciaires des nommés Armand Kantchékon et Olawalé Olassoukanmi Lamidi ne portent mention d’aucune condamnation antérieure. L’enquête de moralité menée sur chacun d’eux, lui est favorable?

Société 24 mai 2018


Violences faites aux filles et aux femmes : La position confuse des jeunes

La lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles (Vff) reflète une incohérence chez les jeunes au Bénin. Le tout dernier rapport d’Oxfam Bénin établit une échelle de leurs attitudes à l’égard des Vff. Tout en condamnant le phénomène, ils encouragent les pratiques qui y concourent. Paradoxe !

58 % des jeunes au Bénin affichent une attitude défavorable face au phénomène des violences faites aux femmes et aux filles. Deux jeunes sur cinq admettent les violences faites aux filles et aux femmes (Vff). Ces données reflètent un paradoxe en ce qui concerne la lutte contre les Vff au Bénin.
Selon une étude d’Oxfam Bénin intitulée « Connaissances, attitudes et pratiques des jeunes à l’égard des violences faites aux femmes et aux filles au Bénin » et dont la dissémination a été faite à Cotonou le 16 mai dernier, les jeunes dénoncent les violences mais encouragent les pratiques qui y contribuent.
Il ressort qu’ils ont une connaissance formelle des violences faites aux femmes et aux filles, mais n’établissent pas le rapport avec les croyances qui les perpétuent. « Les jeunes ont globalement une attitude défavorable aux violences faites aux filles et femmes, mais ils adhèrent aux pratiques et aux normes sociales qui perpétuent ces violences », souligne le rapport.
Aussi, trouvent-ils « justifiées et fondées les normes sur le confinement des filles et des femmes dans l’espace privé, sur l’autorité des hommes au sein de la famille, sur la soumission des femmes et des filles, sur l’appropriation sexuelle et celle du corps des femmes », mentionne le rapport.
« L’analyse des items des échelles d’attitudes montre que la cible enquêtée est favorable à des manifestations importantes de Vff telles que la violence conjugale, la violence physique et la violence culturelle », relève le document.
La même source note un écart entre la condamnation théorique des Vff et les pratiques individuelles et collectives qui continuent d’exposer les femmes et les filles à toutes formes d’abus.
Les auteurs de l’étude concluent que « ceci est le reflet de la situation en matière de lutte contre les Vff au Bénin où un cadre juridique cohabite avec des pratiques sociales qui exposent les victimes à toutes formes de violences.
L’étude entre dans le cadre de la campagne « Ça suffit ! Mettons fin aux violences faites aux femmes et aux filles », et vise le remplacement des normes sociales qui perpétuent les Vff par des normes favorables à l’égalité entre les femmes et les hommes et la non-violence.
Dans le cadre de sa réalisation, les initiateurs ont associé les organisations de jeunes. Elle concerne un échantillon de 5400 jeunes de 14 à 35 ans interrogés dans plusieurs localités du pays représentatifs de la diversité sociale et culturelle du pays. « Ils ont été rejoints principalement dans leurs milieux de vie et d’activités, dans les établissements scolaires et les universités, dans les marchés, les ateliers et les champs », renseigne le rapport.

Société 24 mai 2018


Célébration de la journée internationale pour l’élimination des fistules obstétricales: Le fléau des femmes, fléau des pays pauvres

Le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) a commémoré ce mercredi 23 mai à Djidja dans le Zou la Journée internationale pour l’élimination des fistules obstétricales.

Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines

Au cours de la commémoration de cette journée ce mercredi 23 mai à Djidja, Dr Koudaogo Ouedraogo, représentant résident de l’Unfpa au Bénin a indiqué  qu’au Bénin, de janvier 2009 à mars 2018, 1345 cas de fistules obstétricales ont été dépistés dont 1187 d'entre eux réparés gratuitement dans les centres spécialisés en la matière. Le taux de guérison est en moyenne de 80%. Ces résultats sont obtenus grâce aux efforts conjugués des partenaires nationaux et internationaux qui œuvrent chaque jour, pour le dépistage des cas cachés, la réparation chirurgicale et la réintégration et réinsertion socio-économique des femmes guéries de fistules obstétricales.

Le thème de cette sixième édition est « Ne laissons personne de côté : engageons-nous dès maintenant à éliminer des fistules obstétricales ». Méconnues du grand monde, les fistules obstétricales font beaucoup de victimes dans le rang des femmes. Elle est perçue comme un « fléau des femmes, fléau des pays pauvres».

En effet, la fistule obstétricale est une affection très handicapante qui touche la jeune femme et l’exclut de la société. Elle frappe en général des parturientes de niveau socioéconomique bas dans les régions où la couverture médicale est faible. C’est une affection qui constitue la cause de morbidité maternelle la moins prise en charge, bien qu’elle soit celle qui affecte le plus la femme, la famille et la société. La fistule obstétricale se définit comme une perforation de la paroi vaginale qui communique alors avec la vessie ou le rectum à la suite d’un travail d’accouchement long et difficile. Elle se manifeste par une perte d’urine, et parfois de matière fécale, par le vagin engendrant une souffrance physique, morale, psychologique et sociale.

A l’occasion de cette commémoration, les populations de Djidja ont été sensibilisées sur les manifestations de la maladie et la nécessité de la prise en charge immédiate dans les centres de santé.                                            

 

                                            

Société 23 mai 2018


Plan directeur d’aménagement du Pôle-Sud: Les travaux de la mission d’élaboration lancés
[caption id="attachment_29242" align="alignnone" width="1024"]Ministre du cadre de vie et du developpement Didier José Tonato[/caption]

Le Plan directeur d’aménagement du Pôle-Sud, sera bientôt une réalité. Les travaux de son élaboration ont été lancés, ce mardi 22 mai à Cotonou, aux fins de mettre à la disposition un document qui mettra en cohérence toutes les interventions dans l’espace.

Les travaux de la mission d’élaboration du Plan directeur d’aménagement du Pôle-Sud, espace qui couvre les départements de l’Atlantique et du Littoral plus la commune de Sèmè-Podji, ont été lancés ce mardi 22 mai à Cotonou. A la faveur d’une rencontre, les acteurs du pôle ont été mobilisés autour de ce processus. 

Salomon Okiri, délégué à l’aménagement du territoire, explique que le Plan directeur d’aménagement du Pôle-Sud est un document qui mettra en cohérence toutes les interventions dans l’espace Pôle-Sud, qui est l’un des six pôles régionaux de développement définis dans le schéma national d’aménagement du territoire. Pour lui, il s’agit de doter progressivement les pôles d’un plan directeur d’aménagement qui oriente les interventions de l’espace et permette une bonne planification spatiale. Il est question de «permettre que tout ce qui se fera par la suite puisse entrer dans un cadre de cohérence pour que nous ayons un territoire mieux aménagé, plus attractif et plus compétitif », indique-t-il.
Didier José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, a exhorté, les différents acteurs à accompagner le processus pour que le Pôle-Sud soit doté de son plan directeur d’aménagement. L’élaboration et la mise en œuvre de ce plan directeur a pour objectifs, entre autres, de « fixer au regard des vocations retenues dans l’agenda spatial les orientations spatiales de chaque pôles, compte tenu de l’équilibre qu’il convient de préserver entre l’extension urbaine, l’exercice des activités agricoles, des autres activités économiques et la préservation des sites naturels », précise-t-il. Pour cela, indique le ministre, «Les acteurs devront proposer un schéma d’organisation et d’occupation de l’espace qui met en cohérence les infrastructures et équipements structurants du pôle, et prend en compte les grands programmes et projets de l’Etat ainsi que ceux des collectivités locales et des établissements et services publics ».
Les travaux d’élaboration de ce plan directeur prendront fin dans six mois. Selon le délégué à l’aménagement du territoire, ce délai prend en compte les concertations, les phases de diagnostic, etc. A l’achèvement, «C’est un document de référence qui sera mis à la disposition pour permettre aux acteurs de se
situer plus facilement », espère-t-il.
Les travaux impliquent les acteurs de l'aménagement territoire, donc les élus communaux en premier lieu. « Le but de leur implication est de les mobiliser pour qu’après, le plan d’aménagement directeur soit leur bréviaire pour une meilleure orientation de leur schéma directeur d’aménagement de façon à ce que du niveau national et au niveau local, il y ait une cohérence dans tout ce qui se fait », souligne Salomon Okiri.
Il laisse entendre par ailleurs que « l’idée est de faire en sorte qu’il y ait ce cadre de référence». Ce document a longtemps manqué pour la mise en cohérence des actions publiques. « Nous payons parfois le prix fort, parce qu’il faut reconstruire», déplore-t-il. Il se réjouit que le gouvernement ait décidé de donner "un coup de pouce fort" pour que l’aménagement du territoire apporte des solutions à ce manque de planification spatiale qui a longtemps caractérisé l’action publique.
Outre les élus communaux, les préfets, les services déconcentrés de l’État, les ministères sectoriels qui implémentent plus les projets, sont concernés par l’exercice.

Société 23 mai 2018


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