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Nouvelles

David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale: « Nous allons investir 150 milliards de dollars en Afrique »
David Malpass, président de la Banque mondiale, a réitéré, jeudi dernier, l’engagement du Groupe à contribuer à la relance post-Covid en Afrique. Le continent devrait bénéficier de 150 milliards de dollars et des mesures relatives à la gestion de la dette pour la reprise économique. « Nous avons l’intention d’investir et de mobiliser environ 150 milliards de dollars en Afrique pour soutenir le redressement du continent après la pandémie et son développement à long terme », a déclaré le président du Groupe de la Banque mondiale. C’était à la faveur d’une table ronde régionale sur les médias en Afrique de l’Ouest et centrale, tenue jeudi 20 mai dernier par visioconférence. David Malpass réitère ainsi l’engagement pris, mardi 18 mai dernier, lors du Sommet du financement des économies africaines à Paris. Il souligne qu’une grande partie de ces ressources sera affectée « par le biais de subventions et de prêts à taux zéro à long terme de l’Association internationale de développement (Ida), qui continue d’assurer de solides flux nets positifs vers l’Afrique ». Pour ce faire, annonce-t-il, une vingtième reconstitution « ambitieuse et réussie » des ressources de l’Association internationale de développement (Ida-20) se fera d’ici décembre 2021. Elle permettra de fournir les financements concessionnels et les subventions dont les pays africains ont besoin. Depuis le début de la pandémie de Covid-19, rappelle M. Malpass, la Banque a mis à la disposition des pays africains plus de 24 milliards de dollars pour soutenir leurs systèmes sanitaires et leur reprise économique. Le Groupe appuie les pays pour l’achat et le déploiement des vaccins. Six projets ont déjà été approuvés, notamment pour le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire et la Gambie, et beaucoup d’autres devraient l’être en juin. Au total, 38 pays africains dont 18 en Afrique de l’Ouest et centrale ont demandé le soutien financier de la Banque mondiale, pour rattraper le retard dans l’accès à la vaccination.
De la dette
La viabilité et la transparence de la dette seront essentielles pour attirer de nouveaux financements et investissements, selon David Malpass. En Afrique de l’Ouest et centrale, précise-t-il, la dette publique a presque triplé au cours de la dernière décennie, passant de 109 milliards de dollars américains en 2010 à 306 milliards de dollars en 2019, soit de 34,1 % à 56,4 % du Produit intérieur brut (Pib). Neuf pays sont évalués à haut risque de surendettement en 2019 contre trois en 2010. Avec la Covid-19, les risques persistent. « La situation de la dette va certainement se détériorer davantage », analyse le président de la Banque mondiale. « Les solutions globales en la matière comporteront au moins quatre éléments : la suspension, la réduction, le règlement et la transparence de la dette », préconise-t-il. A l’en croire, seize pays d’Afrique de l’Ouest et centrale ont demandé à participer à l’Initiative de suspension du service de la dette (Issd) du G20 soutenue par la Banque mondiale, qui a fourni aux pays un espace budgétaire pour faire face à l’impact de la pandémie à partir d’avril 2021. Au-delà, une solution permanente est nécessaire pour réduire l’ampleur de la dette dans les pays les plus pauvres. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (Fmi) coordonnent étroitement leurs efforts pour aider le G20 à mettre en œuvre le Cadre commun de réduction de la dette, assure David Malpass. Le succès du Cadre commun repose sur une pleine participation du secteur privé et sur l’amélioration de la transparence de la dette à travers la divulgation des données, estime-t-il.
Action climatique : l’incontournable !
La lutte contre le changement climatique s’avère importante en Afrique de l’Ouest et du Centre, indique David Malpass. D’ici 2030, projette-t-il, 26 millions de personnes supplémentaires risquent d’être poussées sous le seuil de la pauvreté dans la région, avec les sécheresses, les inondations et l’érosion côtière induites par le réchauffement climatique. « Nous travaillons avec les pays pour renforcer leur capacité d’absorber, d’adapter et de transformer les systèmes en réponse au changement climatique», fait savoir le président de la Banque mondiale. L’institution a adopté un Plan d’action sur le climat pour la période de 2021-2025 à travers lequel elle consacrera au moins 35 % de ses financements à l’action climatique pour contrer les chocs. Elle veillera également à ce que 50 % de ces financements soutiennent l’adaptation et la résilience. Le Groupe de la Banque mondiale compte ainsi promouvoir la réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi qu’une transition réussie vers un développement sobre en carbone. Les priorités portent sur les systèmes de l’énergie, l’agriculture, l’urbanisme, le transport et l’industrie qui contribuent à plus de 90 % des émissions mondiales.
Economie 27 mai 2021


Restitution des biens culturels: Joseph Djogbénou fait des observations au comité ad hoc
Le comité chargé de la coopération muséale et patrimoniale entre la France et le Bénin était, hier mercredi 26 mai, au cabinet du président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou. Conduite par son président Nouréini Tidjani-Serpos, la délégation a présenté au président de la Haute juridiction le point des diligences et reçu ses contributions. Le président de la Cour constitutionnelle est très attaché à la question de la restitution des biens culturels. C’est ce qu’a laissé entendre, au sortir d’audience, le professeur Nouréini Tidjani Serpos, président du comité chargé de la coopération muséale et patrimoniale entre la France et le Bénin. A l’en croire, le président Joseph Djogbénou a donné quelques orientations au comité pour la réussite de sa mission. « Le président de la Cour constitutionnelle nous a donné de précieux conseils et nous a même ouvert des voies aux plans juridique, culturel et cultuel que nous n’avions pas vues. Nous tenons à l’en remercier», a déclaré le professeur Nouréini Tidjani Serpos. Il se dit fier des échanges et l’est davantage du président de la Cour constitutionnelle. « En tant qu’ancien ministre de la Justice et en tant que président de la Cour constitutionnelle, rien de ce qui concerne notre nation ne lui est étranger. Nous avions besoin d’avoir son point de vue et nous avons rencontré un vrai citoyen qui ne reste pas seulement dans les prérogatives constitutionnelles. C’est d’abord un fils de notre pays. Il nous l’a montré encore. Il nous a indiqué des pistes pour que ces objets culturels soient réellement des biens nationaux et non pas des objets qui appartiennent à telle ethnie ou à telle autre », a confié le professeur Nouréini Tidjani-Serpos. Situant sur les motivations du comité, il fait observer que la question de la restitution des biens culturels préoccupe tout le monde, car il s’agit d’un problème identitaire. Il est question de faire en sorte que les biens qui ont été pillés avant et pendant la période coloniale reviennent au Bénin. Par ailleurs, le professeur Nouréini Tidjani-Serpos, président du comité chargé de la coopération muséale, a rappelé le niveau d’évolution du dossier de restitution des biens culturels. « Les 26 œuvres qui vont quitter le musée du Quai Branly seront au Bénin dans la dernière semaine du mois d’octobre. Les travaux sont déjà en cours à Abomey. Ces œuvres resteront au fort portugais de Ouidah en attendant la construction du musée d’Abomey qui sera leur réserve définitive », a-t-il expliqué. Actualités 27 mai 2021


Groupe financier de grande réputation: Sanlam Assurance Bénin remplace Saham Assurance
Le groupe Sanlam, acteur majeur du secteur financier en Afrique, est désormais propriétaire de la compagnie d’assurance Saham. Les responsables de la structure ont officialisé cette annonce, mercredi 26 mai à Cotonou, au cours d’une conférence de presse. Avec les mêmes valeurs mais encore plus de professionnalisme et d’engagement, Sanlam se met au service des populations pour leur permettre de vivre en toute confiance. Fondé en 1918 en tant que compagnie d'assurance vie, Sanlam est aujourd’hui un groupe leader des services financiers diversifiés, basé en Afrique du Sud. Il déploie ses activités à travers le continent africain ainsi qu'en Malaisie, aux Etats-Unis, en Inde et en Australie. Latifou Damala, administrateur de Sanlam assurance vie et non vie se félicite du fait que Sanlam Group développe une vision portée sur la création de valeur pour le client, placé au cœur de toute stratégie de développement. Plus d’une centaine d’années d’expérience qui profitent désormais aux populations avec l’avènement de Sanlam au Bénin, sur les cendres de Saham assurance vie et Saham assurance non vie. Cette compagnie d’assurance dispose d'une large couverture géographique sur toute l'étendue du territoire national avec ses trois bureaux directs et ses 40 agences générales. Elle a réalisé au 31 décembre 2020 un chiffre d'affaires de 4,200 milliards et occupe la quatrième place sur le marché béninois des assurances non-vie. Sanlam Bénin propose une offre produit complète dédiée à tous les segments de marchés, à travers ses trois lignes de métier que sont: particuliers, professionnels et multinationales. Edmond Bossou, directeur général de Sanlam assurance non-vie, expliquera que la compagnie adopte une vision « client-centric » en proposant des offres personnalisées répondant aux besoins réels du marché tout en déployant une approche commerciale basée sur la qualité de service. Forte de son expertise-métier et de son savoir-faire développés depuis dix ans, « la compagnie ambitionne de conforter son positionnement en tant que partenaire de référence pour toutes les parties prenantes et entend aujourd'hui capitaliser sur les synergies-groupe ainsi que l’expérience séculaire de son actionnaire de référence ».
Des produits innovants
Sanlam Group s’implante donc au Bénin avec des produits innovants répondant à la demande croissante d’une clientèle de plus en plus exigeante dans un marché fortement concurrentiel, soutient-il. Avec le rebranding, Sanlam propose à sa clientèle trois produits nouveaux. Le premier, l’assurance CyberEdge. Celle-ci a été conçue pour protéger les entreprises suite à une atteinte à leurs données immatérielles. Elle contribue à atténuer l'impact financier que peuvent avoir une fuite, une perte ou une violation de données. Ensuite, l’assurance responsabilité civile des dirigeants et mandataires sociaux qui prend en charge ou rembourse les conséquences pécuniaires résultant de toute réclamation amiable, arbitrale ou judiciaire introduite pendant la période d’assurance ou pendant la période subséquente à l'encontre d’un assuré personne physique ou personne morale. Enfin, retient le directeur général, l’assurance crédit pour soutenir l’économie béninoise. Cette Assurance-crédit permettra aux entreprises de développer les ventes à l'international, de trouver de nouveaux clients solvables et de se protéger contre les risques d’impayés. Pour Mariam Nassirou Wabi, directrice générale Sanlam Assurance vie, la société commercialise une gamme variée de produits d’assurance vie, destinée à couvrir les besoins des particuliers et des entreprises. Grâce à son expérience du marché et sa technicité, la société se positionne comme une compagnie d'assurance axée sur la proximité. C'est d’ailleurs la compagnie d'assurance qui a la plus forte présence géographique, à travers des bureaux directs dans les villes de Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Djougou et Lokossa, poursuit-elle. Groupe financier de référence coté à la bourse de Johannesburg, Sanlam propose une offre de solutions financières complètes et personnalisées dans tous les segments du marché. La nouvelle vision stratégique de la compagnie est axée sur la réalisation d'une croissance pérenne et ce, en capitalisant sur son expertise métier, doublée d'une meilleure gestion des risques. Elle adopte aujourd'hui les meilleures pratiques en matière de gouvernance d'entreprise, pour être conforme aux standards internationaux. Opter pour Sanlam, c’est opter pour la vie en toute confiance !
Actualités 27 mai 2021


Conseil économique et social: Une délégation ivoirienne en visite de travail
Une délégation du Conseil économique, social, environ-nemental et culturel de la Côte d’Ivoire était hier mercredi 26 mai, dans les locaux du Conseil économique et social béninois. Il était question de la bonne coopération de travail entre le Bénin et la Côte d’Ivoire. Hier mercredi 26 mai, les membres du Conseil économique et social (Ces) du Bénin ont reçu la visite d’une délégation du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) de la Côte d'Ivoire. C’est la toute première visite effectuée par Eugène Aka Aoulé, président du Cesec, après sa nomination. C’est donc un honneur pour le Bénin de le recevoir ainsi que toute sa délégation, a fait savoir Augustin Tabé Gbian, président du Ces: « Notre institution s'honore de la visite d’amitié et de travail du nouveau président du Cesec de la République sœur de Côte d’Ivoire… Je me réjouis, comme vous, de la présence du président Eugène Aka Aoulé parmi nous ». Après un tête-à-tête entre le président du Ces et ses hôtes, Augustin Tabé Gbian a rappelé que depuis les présidents Philippe Yasé et feu Charles Koffi Digbi, de bonnes relations sont entretenues entre le Cesec et le Ces. À travers cette visite, des chantiers de collaboration et des accords de coopération vont être dynamisés pour le bien-être des populations des deux pays. Eugène Aka Aoulé, président du Cesec a rappelé que c’est sous la conduite et la vision des présidents Allassane Ouattara et Patrice Talon que les liens étroits de coopération entre le Bénin et la Côte d’Ivoire s’intensifient, se vivifient et se diversifient. « Le président de la République de Côte d’Ivoire a apprécié au plus haut point la qualité de la coopération entre nos deux assemblées consultatives qui est la résultante des liens tissés au plus haut sommet de l’Etat », a ajouté le président Aka Aoulé. Il place cette visite sous le signe d’une amitié fidèle, respectueuse et solidaire entre les deux pays.
Historique coopération entre les deux institutions
La Côte d’Ivoire et le Bénin entretiennent d’excellentes relations bilatérales qui datent de l’époque coloniale. À partir de 1961, les deux Etats, après leur accession à la souveraineté internationale, ont formalisé leurs relations diplomatiques, valorisant ainsi un héritage et des repères communs afin de poursuivre leurs destinées conduites par les différents chefs d’État qui se sont succédé. « La célérité avec laquelle la visite de la délégation ivoirienne a été organisée traduit la qualité de la synergie qui caractérise la collaboration entre nos deux chambres sœurs... La présente rencontre revêt une triple dimension, celle de la reconnaissance du soutien permanent du Ces, de la célébration d'une amitié et enfin de la consolidation des liens de coopération entre nos deux institutions », a précisé Eugène Aka Aoulé. Le Bénin reste et demeure un allié sûr pour la chambre consultative ivoirienne. Selon Eugène Aka Aoulé, trois raisons motivent la visite de la délégation ivoirienne en terre béninoise. En effet, après le décès du président Charles Coffi Digbi, le Bénin à travers le Ces a pris une part inestimable dans l’organisation des obsèques de ce dernier en mars 2021. Cet acte fort ne saurait passer inaperçu. La deuxième raison est relative au soutien sans faille que le Ces n’a cessé d’apporter au Cesec dans le cadre du mandat qu'il exerce à l’Association internationale des conseils économiques et sociaux et similaires (Aicessi). Enfin, la troisième raison de cette visite est relative à la qualité de la coopération bilatérale que le Conseil économique et social du Bénin et le Conseil économique, social, environnemental et culturel de la Côte d’Ivoire entretiennent depuis plusieurs années. Conscient des défis et perspectives tout en cherchant à consolider les acquis, Eugène Aka Aoulé réaffirme la disponibilité du Conseil économique, social, environnemental et culturel de la Côte d’Ivoire à œuvrer inlassablement au renforcement des capacités, à la tenue régulière de séances d’échanges de bonnes pratiques et de partage d’expériences ainsi qu’à l’examen des thématiques d’intérêt commun.   Par Ulrich AKPOVO (Stag.)
Actualités 27 mai 2021


Comité national de la microfinance: La première session ordinaire de 2021 lancée
L’ouverture de la première session ordinaire du Comité national de la Microfinance a eu lieu, vendredi 21 mai dernier à Cotonou. C’était en présence de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé Mewanou. Au cours de l’année 2020, les agents du Comité national de la microfinance ont pu honorer le Plan annuel de travail (Pta) qu'ils ont établi. Mais tant qu’il reste à faire, rien n’est encore fait. Les insuffisances et apports ont été pris en considération pour élaborer le Plan de travail annuel (Pta) 2021. La première session ordinaire de l’année 2021 du Comité national de la microfinance a été lancée, vendredi 21 mai dernier, pour asseoir de véritables bases de travail. Réunis à la salle de conférence du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance à Cotonou, les principaux acteurs du secteur de la Microfinance ont mis en place les mécanismes d’exécution du Pta 2021. A cet effet, Brice Dansou, directeur général de la microfinance, a pris l’engagement devant la ministre Véronique Tognifodé Mewanou « que le plan de travail annuel 2021 pour le Comité national de la microfinance (Cnm) sera totalement exécuté ». Et pour y arriver, Brice Dansou n’a pas caché son intention de compter sur l’assiduité et le savoir-faire de ses collaborateurs du Cnm. Cette première session ordinaire permettra de relever les nombreux défis du secteur de la microfinance afin que les conditions de vie des populations soient davantage améliorées. Il s’agit donc d’une excellente occasion pour fixer les objectifs du Comité national de la microfinance au titre de l’année 2021 et échanger les points de vue et informations. Les principaux objectifs de cette session sont: la finalisation du processus d’actualisation du document de politique du développement de la microfinance pour mieux l'arrimer au Programme d’action du gouvernement et à la nouvelle dynamique du secteur, le suivi du processus d’élaboration de la stratégie nationale d’inclusion financière, la poursuite de l’assainissement du secteur de la microfinance au Bénin, le renforcement des actions de professionnalisation des systèmes financiers décentralisés (Sfd) avec une attention particulière sur l’éducation financière des clients, le renforcement de l’accès des Sfd aux ressources financières adaptées, la promotion des innovations financières au nombre desquelles la question de la finance digitale et l’élaboration d'un plan de relance économique en tenant compte des répercussions de la crise de la Covid-19 sur les Sfd au Bénin.
Des avancées mais aussi des difficultés
En dépit des avancées et satisfactions notées, les charges liées à la mise en œuvre des travaux sont nombreuses. Au regard des objectifs, d’énormes défis restent à relever. Véronique Tognifodé Mewanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, reste persuadée que grâce aux expériences et savoir-faire des acteurs de la microfinance, des décisions et des engagements seront pris pour permettre de traduire les ambitions en actes concrets. Après amendement, les différents points inscrits à l’ordre du jour de cette session ont permis aux acteurs d’échanger sur le niveau d’exécution des activités menées depuis les dernières sessions jusqu’à la présente ainsi que sur les performances atteintes sans oublier les activités projetées pour cette année à travers le Pta. Véronique Tognifodé Mewanou a fait savoir que ces points serviront d’éléments pour faire le diagnostic pour relever les avancées notables au sein du secteur et identifier les forces motrices pour faire face aux difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la mission. Il faut préciser qu’à la fin de la mission, un rapport d’activités sera disponible afin que des réflexions de mise en œuvre des recommandations soient engagées avec toutes les parties prenantes.   Ulrich AKPOVO (Stag.)
Société 26 mai 2021


Discours d’investiture de Patrice Talon: Le Prd célèbre le second mandat de Talon
Les militants du Parti du renouveau démocratique (Prd) ont célébré, juste après la cérémonie d’investiture, la victoire du duo présidentiel Patrice Talon - Mariam Chabi Talata. « Ce dimanche 23 mai 2021, c'est la fête de la Pentecôte. Spirituellement, c'est une fête très importante. Il se trouve aussi que ce 23 mai 2021 est une date symbolique pour le Prd. Nous avons mené un combat. Personne ne s'attendait à nous voir au niveau où nous sommes arrivés. Nous avons gagné ! Nous avons gagné ! Nous avons permis au président Patrice Talon de dire qu'il a gagné partout au Bénin. Nos voix font partie de ses voix », a déclaré le président du Prd, Me Adrien Houngbédji pour justifier le sens de l’initiative de la fête. Il remercie tous les militants qui ont permis au parti d’atteindre le niveau où il est aujourd’hui. « Vous avez parcouru le chemin avec nous. Vous avez suivi les consignes du parti et partout où nous vous attendions, vous avez été présents. Il était donc normal que le jour de son investiture, ne pouvant aller tous au stade Charles de Gaulle, vous soyez réunis, que vous soyez ici et dans les arrondissements de Porto-Novo pour fêter ensemble cette victoire », poursuit Me Adrien Houngbédji. Selon lui, la victoire du duo Patrice Talon-Mariam Chabi Talata est celle du Prd. Le leader charismatique des Tchoco-Tchoco remercie ses militants venus de partout du Bénin, notamment de Parakou, de Matéri, de Kandi, de Djougou. « Nous avons été très sensibles à ce qu’ils ont fait dans leurs localités respectives pendant la campagne électorale puisque tous les soirs, lorsqu'on nous montrait les photos et les vidéos de la tournée de campagne du duo Talon-Talata, nous voyions nos militantes et militants avec des fanions du Prd », a conclu Me Adrien Houngbédji.   Actualités 25 mai 2021


Le Père Irenée Tigo au sujet de la Pentecôte: « Chaque homme peut impacter s’il se laisse éclairer par l’Esprit Saint »
Dimanche 23 mai dernier, les chrétiens à travers le monde ont célébré la Pentecôte communément perçue comme la descente de l’Esprit saint sur les fidèles. Pour le père Irenée Tigo, la Pentecôte est un événement de grande portée qui consacre la naissance de l’Eglise universelle. Il en donne ici les fondements bibliques et met en exergue la troisième Personne de la Trinité, l’Esprit saint, dont la présence est essentielle à la vie en Christ.
La Nation : Que pouvez-vous nous dire des origines de la fête de Pentecôte ?
Père Irenée Tigo : Quand nous parlons de la Pentecôte aujourd’hui, il est facile de ne plus songer à ses racines juives. La Pentecôte, du terme grec Pentekostê qui signifie « cinquantième jour après la Pâque », est une fête juive avant d’être une fête chrétienne. Dans le judaïsme, la Pentecôte évoque deux événements : la fête des Moissons où l’on offre à Dieu les fruits des récoltes (Exode 23,16) et la fête du don de la Torah (Chavouot ou Shavouot). La Pentecôte chrétienne s’inscrivant dans cette tradition juive célèbre en ce cinquantième jour après Pâques le plus grand Don de Dieu aux hommes : l’Esprit Saint. Ainsi, c’est Dieu, le Père qui comble les hommes du fruit du Saint Esprit en faisant de Lui (le Saint Esprit) la Nouvelle Loi qui nous rend libres et qui nous constitue en Peuple consacré à Dieu.
Qui est l’Esprit Saint ?
L’Esprit Saint est la troisième hypostase ou personne de la Trinité. L’Esprit Saint est Dieu. A la création du monde, il planait sur les eaux pour faire advenir la vie et rien de ce qui est, n’est sans lui. Le Saint Esprit est désigné dans l’Ancien Testament par le terme hébreu « Rouah » qui signifie l’air en mouvement, le souffle, le vent, le dynamisme, une force, la respiration, l’haleine. Ce terme Rouah est traduit dans le Nouveau Testament par le terme grec « pneuma » qui signifie le vent (Jn 3, 8), le souffle, la respiration (Lc 23, 46), l’intelligence (Mc 2, 8). Pour désigner l’Esprit Saint, Jésus l’appelle aussi sous les vocables de : « le Défenseur, le Paraclet, le Consolateur, l’Esprit de Vérité». La figure du Saint Esprit a été plus mise en exergue au Concile de Constantinople (381). En effet, si Jésus-Christ est engendré non pas créé, l’Esprit Saint, quant à lui, procède du Père et du Fils. Et comme le disent les Pères conciliaires à Constantinople : « … Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire, il a parlé par les prophètes ».
En désignant l’Esprit Saint comme étant la troisième personne de la Trinité, ne ressort-il pas une hiérarchisation des trois personnes de la Trinité ?
C’est une grosse erreur théologique appelée hérésie que l’on fait en raisonnant ainsi. Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu l’Esprit Saint ne sont pas les mêmes Personnes. Ce sont des Personnes bien distinctes l’une de l’autre. Et ce n’est pas du trithéisme parce qu’on se retrouverait devant trois (03) Dieux. Non ! Il s’agit d’une seule et même nature divine en trois Personnes bien distinctes. Le Père ne se confond pas au Fils, et le Fils ne se confond pas non plus à l’Esprit Saint. Il y a souvent deux hérésies que nous faisons en parlant de la Trinité et aussi de l’Esprit. Il s’agit du modalisme et du subordinationisme. Ce sont des termes, certainement nouveaux pour vous, mais le contenu nous est familier. Le modalisme ou la conception modaliste consiste à considérer l’Esprit Saint comme un mode de manifestation, c’est-à-dire une manière de manifestation de Dieu le Père ou du Fils, Jésus-Christ. Donc l’Esprit Saint ne serait au fond que Dieu le Père ou le Fils qui se manifesterait autrement sous le nom de l’Esprit Saint. Le subordinationisme ou la conception subordinationiste consiste à subordonner l’Esprit Saint au Fils et le Fils au Père. Et comme tel, le Fils et l’Esprit Saint seraient inférieurs à Dieu le Père, autrement dit, ils ne partageraient pas la pleine nature divine avec le Père. Quand nous voulons parler du Saint Esprit, il nous faut bien faire attention à ce que nous disons pour ne pas faire des hérésies et être littéralement dans l’erreur. Notre bonne volonté d’expliquer la Trinité et notamment le Saint Esprit aux gens ne suffit pas, il faut encore maitriser ce dont il est question.
L’Esprit Saint que Jésus donna à ses Apôtres après sa résurrection dans l’évangile de Saint Jean est-il différent de l’Esprit reçu au cénacle au jour de la Pentecôte ?
Monsieur le Journaliste, avec ces deux événements de descente du Saint Esprit, nous pouvons dire que les Apôtres ont connu deux Pentecôtes à savoir en Jean 20, 22 et en Actes des Apôtres 2. L’Esprit Saint reçu par les Apôtres à ces deux moments est le même, avec cependant des finalités bien différentes. Dans l’Evangile de saint Jean 20, 22, l’Esprit Saint donné est en vue de la rémission des péchés. Il faut relire le texte pour le savoir. Et dans les Actes des Apôtres, l’Esprit Saint donné est en vue de l’envoi en mission. Désormais, les disciples du Christ ont la force et la grâce d’être témoins de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. L’Esprit Saint reçu est le même, avec cependant des missions différentes à confier. Il en est d’ailleurs de même du baptême et de la confirmation parmi les sacrements de l’initiation chrétienne. L’Esprit Saint reçu au baptême nous fait naître à la vie des Fils de Dieu. L’Esprit Saint reçu à la confirmation nous rend adulte dans la foi afin que nous nous engagions pour notre foi.
De plus en plus, d’aucuns se disent avoir l’Esprit Saint et créent des communautés ici et là. Comment s’en convaincre?
Le souffle du Saint Esprit continue de souffler et il agit en qui il veut et où il veut. Ce souffle du Saint Esprit est la source d’un renouveau permanent dans l’Eglise à travers ses dons et charismes. Plusieurs communautés chrétiennes affectionnent le Saint Esprit. Plusieurs mêmes, au nom de telle ou telle inspiration reçue de lui, créent de nouvelles communautés chrétiennes. Et la seule question à se poser est de savoir si : l’Esprit Saint souffle-t-il pour que se multiplient les communautés (ou sectes) chrétiennes ou pour consolider notre unité (Jn 17, 21-26) dans la vérité ? Autrement dit, si l’Esprit Saint m’inspire et agit en moi, faudrait-il que moi aussi, je crée ma communauté chrétienne ? Est-ce cela être inspiré par l’Esprit Saint ? N’est-ce pas plutôt être un signe de renouveau et de vie pour ma communauté ? Beaucoup parlent du Saint Esprit et recherchent ses charismes de nos jours, ce qui est très bien car cela participe à la gloire de Dieu. Mais la question fondamentale est de se demander quelle est la place accordée au Christ dans notre relation à l’Esprit Saint d’une part et quelle est la part accordée à la Vierge Marie dans notre vie dans l’Esprit Saint. Celui qui prie le Saint Esprit et demande qu’il agisse en lui dans toute sa puissance, mais qui ne considère pas, ne vénère et ne prie pas la Vierge Marie n’est au fond pas cohérent avec lui-même. Car Marie est la première personne à l’aube des temps nouveaux, en qui l’Esprit Saint a déployé sa toute-puissance à travers la naissance de Jésus. Tout ce qui est dit de Marie, est dit en relation à Jésus Christ qui a fait don du Saint Esprit aux hommes. Pour apprécier la solidité et la cohérence d’un discours sur le Saint Esprit, voyez la place qui y est accordée au Christ et à Marie. Y sont-ils bien intégrés ou mis en quarantaine ?
Comment ouvrir les portes de sa vie à l’Esprit Saint ?
Ouvrir les portes de sa vie à l’Esprit Saint revient à ouvrir son esprit à l’action du Saint Esprit, qui travaille à un renouvellement de notre mentalité pour nous unir toujours plus au Christ. Et pour se faire, nous devons d’abord avoir une vie de prière, ensuite nous familiariser à la Parole de Dieu à travers la lecture de la Bible et enfin, garder l’esprit ouvert à toutes les inspirations et motions du Saint Esprit, qui peut nous inspirer à travers nos parents, un ami ou un événement, etc. L’Esprit Saint est le plus grand Don de Dieu que le Christ ait fait aux hommes. Un don ou un cadeau s’accueille. L’accueil requiert un état d’ouverture d’esprit et du cœur dans la foi, l’espérance et la charité.
Vous l’avez évoqué, la Pentecôte était une fête juive. Allez-vous donner raison aux Africains qui pensent qu’on leur impose des fêtes juives et le Dieu des Blancs ?
Monsieur le Journaliste, votre question m’intéresse particulièrement car plusieurs Africains se la posent aussi. Si la Pentecôte a des racines juives, en quoi la descente de l’Esprit Saint célébrée par les chrétiens a-t-elle une connotation juive ? Et Jésus ou le Saint Esprit est le Dieu des Blancs qu’on imposerait à nous les Africains ? En aucun cas, Jésus ou le Saint Esprit n’est pas le Dieu des Blancs. Jésus Christ et le Saint Esprit sont Dieu non pas pour un groupe culturel ou territorial, mais pour tout l’univers, sans quoi il ne serait plus Dieu, car la Divinité est Transcendance et omnipotence. Jésus est venu pour tous les hommes et l’Esprit Saint qu’il nous donne est donné à tous les hommes. La preuve de l’universalité de la foi en Jésus-Christ est donnée dans le récit de la Pentecôte en Ac 2. Après les événements de la passion-mort et résurrection du Christ, la peur voulait tenir captive la Bonne Nouvelle car ses témoins, c’est-à-dire les disciples du Christ avaient peur et vivaient en cachette, enfermés dans une maison de Jérusalem. Mais la question est de savoir s’il était possible que la peur retienne enfermée la Bonne Nouvelle du Christ ? Le Christ n’est-il pas la Lumière à mettre sur le lampadaire pour qu’il éclaire tous les hommes? Et c’est cela, monsieur le Journaliste, il n’y aurait pas la Pentecôte que tout se limiterait à Jérusalem. Mais la puissance du Saint Esprit a ouvert les portes enfermées de nos cœurs pour que Jésus-Christ soit annoncé et accueilli par tous les peuples de la terre (Ac 2, 6-12). Tous les autres peuples présents à Jérusalem entendaient dans leurs propres langues la Bonne Nouvelle du Christ annoncée par les Apôtres, tout simplement parce que le Christ n’est pas seulement pour les Juifs, mais pour tous les peuples. Et symboliquement, tous les peuples de la terre étaient déjà présents à l’ouverture ou au lancement de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ à la terre entière. Nous étions déjà tous présents à la Pentecôte, à la naissance de l’Eglise. Je termine en disant ceci : Jésus est universel et impacte la terre entière parce qu’il est rempli du Saint Esprit. C’est l’Esprit Saint qui est le principe de son universalité. L’œuvre des Apôtres a impacté l’univers parce qu’ils ont été ouverts à l’action du Saint Esprit. L’Eglise impacte le monde entier, non pas à cause de l’érudition ou le travail de ses membres, mais seulement grâce à la Présence du Saint Esprit dans l’Eglise. Et voici ma conclusion : chaque homme peut impacter l’univers et ses œuvres peuvent avoir un impact universel si et seulement s’il se laisse éclairer et guider par l’Esprit Saint. Que le Seigneur soit avec vous et avec tous nos Lecteurs. Bonne fête à tous et à chacun.
Société 25 mai 2021


Assemblée mondiale de la santé: Une édition cruciale
L’Assemblée mondiale de la Santé s’est ouverte lundi 24 mai en adoptant pour la seconde année consécutive un format virtuel. Vendredi dernier, durant le Sommet mondial de la santé, coprésidé par la Commission Européenne et l’Italie, actuellement à la tête du G20, les interventions des leaders de la planète ont donné un avant-goût de cette édition particulièrement importante. La coopération et le partage entre Etats sont incontournables si l’on veut circonscrire la Covid-19 et mettre la planète à l’abri de futures pandémies. Le lundi de Pentecôte, chefs d’État et de gouvernement sont intervenus, par vidéo, pour marquer le lancement de la 74e session de l’Assemblée mondiale de de la Santé. L’ordre du jour met l’accent sur les Objectifs de développement Durable (Odd) liés à la santé et les cibles du triple milliard de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). C’est dire qu’un milliard de personnes supplémentaires bénéficieront de la couverture sanitaire universelle, qu’un autre milliard seront mieux protégées face aux situations d’urgence sanitaire, et qu’un milliard d’individus en plus bénéficieront d’un meilleur état de santé et d’un plus grand bien-être, d’ici 2030. En réalité, les esprits sont concentrés sur la question d’un accès équitable aux vaccins pour mettre fin à la pandémie de Covid-19, sur les leçons à tirer de la gestion de cette crise sanitaire et sur les réformes de l’Oms pour rendre l’organisation plus indépendante dans ses actions et autonome financièrement. Le Dg de l’Oms, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a confirmé que les professionnels de la santé ont été particulièrement touchés par le virus. Il a souligné que « nombreux sont ceux qui ont eux-mêmes été infectés et, bien que les rapports soient rares, nous estimons qu’au moins 115 000 professionnels de la santé et des soins ont payé le prix ultime au service des autres ». Au cours de l’année écoulée, le nombre de cas, dans le monde, a été multiplié par 40 pour atteindre 162 millions. A l’heure actuelle, plus de 13 000 personnes perdent la vie chaque jour à cause du virus. Accès à la vaccination Le développement rapide de plusieurs vaccins pour lutter contre la Covid-19 a prouvé l’importance de la recherche et d’investir dans ce domaine. Mais comme le souligne le chef de l’Oms, « la distribution inéquitable est un échec pour l’humanité ». Près de 90 % des vaccins ont été livrés dans les pays du G20 et plus de 75 % de l’ensemble des doses ont été administrées dans seulement 10 pays. Durant son discours d’ouverture, le Dr Tedros a dénoncé « l’inégalité scandaleuse » d’accès aux vaccins dans le monde qui « perpétue la pandémie ». Il a ajouté « qu’il n’existe pas de manière diplomatique de le dire: un petit groupe de pays qui fabriquent et achètent la majorité des vaccins (...) contrôlent le sort du reste du monde ». Trois rapports indépendants sur la riposte à la Covid-19 seront présentés à l’Assemblée d’ici le 1er juin. Tous ont conclu à des lacunes constatées au niveau de l’Oms et des dysfonctionnements provenant des gouvernements. Ces documents permettront aux 194 Etats-Membres de prendre des mesures pour améliorer la capacité de réactivité du monde ainsi qu’un meilleur partage des informations et données scientifiques. Un dépôt mondial des coronavirus en Suisse Le ministre suisse de la Santé, Alain Berset, s’est rendu à Genève pour signer un accord avec le directeur général de l’organisation de la santé pour que le laboratoire de Spiez (canton de Berne) accueille un dépôt mondial du coronavirus et d’autres pathogènes. Ce dispositif facilitera la recherche et la collaboration entre pays. L’Oms reste déterminée à explorer toutes les voies pour assurer la sécurité du monde. Raison pour laquelle un Traité sur la préparation et l’intervention en cas de pandémie sera soumis à l’approbation de ses membres, afin de mettre en place un cadre qui puisse faire appel à la responsabilité politique des pays. Comme le martèle le Dr Tedros, Directeur général de l’Oms, « Personne n’est à l’abri tant que tout le monde n’est pas protégé. » Par Catherine Fiankan-Bokonga, correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) International 25 mai 2021


Maintien des filles à l’école: La distribution des kits scolaires capitalisée
Commencé, mercredi 19 mai à Parakou, l’atelier de capitalisation de la distribution des kits scolaires au titre de l’année 2020-2021, au profit des bénéficiaires du projet Swedd-Bénin, a pris fin vendredi 21 mai dernier. L’occasion a permis de tirer les leçons de cette expérience pilote, puis de jeter les bases d’une prochaine opération mieux structurée et réussie. Après un an de mise en œuvre de l’opération de distribution des kits scolaires aux bénéficiaires du projet Swedd-Bénin dans toutes les communes des quatre départements du septentrion au titre de 2020-2021, l’heure était, du 19 au 21 mai dernier, au bilan. C’est à la faveur d’un atelier de capitalisation des acquis qui, commencé mercredi 19 mai à Parakou, s’est achevé vendredi 21 mai dernier. Il était le dernier d’une série de trois. Après Grand-Popo et Bohicon, respectivement pour les départements du Sud et du Centre, c’est à Parakou que le rendez-vous a été donné à ceux du Septentrion. Sous le leadership du président de la République, a rappelé le président du Comité de pilotage du projet Swedd représentant le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Cyriaque Edon, le gouvernement béninois confirme son engagement en matière de formation du capital humain en tenant compte du genre. « L’un des objectifs clés du projet Swedd est d’accroître l’autonomisation des femmes et des adolescentes et un meilleur accès aux services de santé reproductive, infantile et maternelle de qualité », a-t-il fait observer. Leur atteinte passe, a-t-il insisté, par le maintien des filles à l’école. D’où l’appui à celles susceptibles d’abandonner les classes à travers la distribution des kits scolaires au profit des filles en âge d’être scolarisées. Le présent atelier vise à faire le point de la distribution des kits scolaires aux bénéficiaires, à travers l’analyse des données. Il s’agit de tirer les leçons de la mise en œuvre dudit projet, puis d'apurer et stabiliser les bases de données des bénéficiaires ayant eu droit aux kits au titre de 2020-2021, de redéfinir la méthodologie et d’établir un plan consensuel de distribution pour les années à venir. Selon la directrice générale des Affaires sociales, Mèmouna Yacoubou Baboni Sinimbou, l’éducation a un rôle essentiel à jouer dans la réduction des inégalités sociales, et est un mécanisme important du développement des enfants et des adolescents. Malgré les efforts consentis, des milliers d’enfants, faut-il le constater, demeurent hors du système scolaire et les différences entre les filles et garçons sont de plus en plus remarquables. « Au niveau national, 96,6 % des enfants, dont 112% en milieu urbain et 86,01 % en milieu rural, sont scolarisés. Les départements les plus défavorisés sont l’Alibori, 43, 02 %, l’Atacora, 65,05 % et le Borgou, 72, 03 %. L’objectif visé à travers sa mise en œuvre, insiste-t-elle, est d’augmenter le taux de scolarisation et celui de rétention de 23 100 filles de familles démunies à l’école. Pour la deuxième édition de l'opération de distribution de kits scolaires au titre de 2021-2022, ce sont près de 30 000 filles qui s’apprêtent à être prises en compte. Actualités 25 mai 2021


Autorité de régulation des marchés publics: Les nouveaux membres prêtent serment
Nommés en Conseil des ministres, mercredi 12 mai dernier, les nouveaux membres de l'Autorité de régulation des marchés publics (Armp) ont prêté serment, vendredi 21 mai dernier à la Cour d'appel de Cotonou. Ils ont juré de remplir leurs fonctions avec honnêteté, intégrité et dans le respect des procédures légales. Les six nouveaux membres de l'Autorité de régulation des marchés publics ont été renvoyés à l’exercice de leurs fonctions par Justin Gbènamèto, président de la Cour d’appel de Cotonou, avec la recommandation d’honorer leur serment. Il s'agit de Séraphin Agbahoungbata en qualité du président du Conseil; de Gilbert Ulrich Togbonon au titre de représentant du ministère de la Justice et de la Législation, de Francine Aïssi Houangni et de Derrick Bodjrenou au titre du secteur privé ; de Carmen S. Oredolla Gaba et Martin Vihoutou Assogba au titre de la Société civile, en qualité de membres. La prestation de serment des membres de l'Autorité de régulation des marchés publics tient son ancrage légal du décret 2020-295 de décembre 2020 portant attributions, fonctionnement et organisation de l'Autorité de régulation des marchés publics. Dans ses réquisitions, Pierre Dassoundo Ahiffon, procureur général près la Cour d’appel de Cotonou, rappelle aux récipiendaires que le serment est un acte sacré qui engage l’assermenté. Leur relisant le serment: « Je jure de remplir fidèlement mes fonctions de Conseiller au sein de l'Autorité des marchés publics avec honnêteté, impartialité, intégrité, en toute indépendance et dans le respect des lois de la République », le procureur général les a invités à en mesurer la portée. Il ajoute qu’aux termes de l'article 9 du décret 2020-295 portant attributions, fonctionnement et organisation de l’Armp, les membres du Conseil d'administration sont tenus à l'obligation du secret des délibérations, au respect du secret professionnel, à l'obligation de discrétion pour ce qui concerne le processus de règlement des différends. Aussi, le procureur général près la Cour d’appel de Cotonou les a exhortés à lutter contre la corruption et tous les vices entachant les marchés publics. Avant de les renvoyer à leurs fonctions, le président de céans, Justin Gbènamèto a félicité les impétrants et rappelé que l’Armp est une autorité administrative indépendante chargée de la commande publique, rattachée à la Présidence de la République et dotée de la personnalité juridique. Evoquant l’article 2 du décret 2020-295 portant attributions, fonctionnement et organisation de l’Autorité de régulation des marchés publics, il précise que l'Armp a pour mission, entre autres, de veiller au respect des procédures en matière de commande publique ; et de formuler des conseils au président de la République sur tout ce qui pourrait contribuer à l'efficience dans la commande publique… Et c’est fort de l’assurance que les nouveaux membres de cette instance sauront accomplir leurs missions avec compétence que Justin Gbénamèto a reçu leur serment et les a renvoyés à leurs fonctions. Actualités 25 mai 2021


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