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Nouvelles

Investiture du chef de l’Etat: Mariam Chabi Talata prend service ce jour
La vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata, prend officiellement les rênes de la Grande chancellerie de l’Ordre national du Bénin, ce mardi 25 mai, à Cotonou, à la faveur d’une cérémonie de passation de charges qui réunira, au premier plan, les grands chanceliers sortant et entrant. Après sa consécration, la vice-présidente de la République Mariam Chabi Talata est prête à prendre service. Suivant le programme établi et sauf bouleversement de dernière minute, le nouveau grand chancelier de l’Ordre national du Bénin recevra officiellement le témoin des mains de son prédécesseur Koubourath Anjorin Osseni, celle-là qui aura eu le mérite de diriger la grande chancellerie pendant 12 ans. Avant ou peut-être après la cérémonie protocolaire de passation de charges qui sera probablement ponctuée d’allocutions, de signatures de documents et échange de parapheurs en présence d’une poignée de personnes en raison de la pandémie de Covid-19, les grands chancelier sortante et entrant vont échanger en aparté. Il est probable qu’à l’occasion de ce tête-à-tête, Mariam Chabi Talata prenne connaissance, entre autres, d’un certain nombre de dossiers et reçoive des conseils de la part de Koubourath Anjorin Osseni. La passation de charges de ce jour sera donc le dernier acte marquant l’entrée en fonction du nouveau grand chancelier. Placée sous l’autorité du président de la République, grand maître de l’Ordre et suivant ses instructions, elle est la première responsable des services de la grande chancellerie. Mariam Chabi Talata a pour mission, entre autres, de faire préparer les projets de décrets portant nomination ou promotion de citoyens dans les divers Ordres nationaux. Elle préside également les cérémonies de réception de récipiendaires. Le nouveau grand chancelier est enseignante de philosophie formée à l’Université nationale du Bénin (Unb). Elle est mariée et mère de quatre enfants. En politique, Mariam Chabi Talata a gravi les marches en étant d’abord militante de l’ex-parti politique Union pour la démocratie et la solidarité (Uds). Elle a siégé au conseil communal de Parakou de 2008 à 2015 sous la bannière de ce parti. Avec l’Alliance Soleil en 2016, elle a déclaré son soutien à la candidature de Patrice Talon dès les premières heures de l’annonce par ce dernier de son désir de briguer la magistrature suprême. Elle devient membre du parti Union progressiste (Up) après la réforme du système partisan. Suite aux législatives de 2019, Mariam Chabi Talata rejoint le Parlement en qualité de suppléant du ministre Sacca Lafia, avant d’être élue première vice-présidente de l’Assemblée nationale du Bénin. A la veille de la présidentielle dernière, le président Patrice Talon l’a choisie, à la surprise générale, comme sa colistière. Elle devient ainsi la vice-présidente de la République du Bénin après la victoire de Patrice Talon à l’élection présidentielle. Actualités 25 mai 2021


Investiture du chef de l’Etat: Talata consacrée grand chancelier
La vice-présidente du Bénin, Mariam Chabi Talata, n’a pas prêté serment, ce dimanche 23 mai, à Porto-Novo. Conformément aux dispositions de la Constitution, la colistière de Patrice Talon a plutôt été investie grand chancelier de l’Ordre national par le président de la République. La consécration de Mariam Chabi Talata en qualité de grand chancelier de l’Ordre national du Bénin est une nouvelle séquence qui prend place dans la cérémonie d’investiture du président de la République. Cette séquence est constituée de deux grandes étapes. Dans un premier temps, Mariam Chabi Talata debout face à Patrice Talon est élevée au grade de grand-croix par le chef de l’Etat, grand maître de l’Ordre, qui prononce les paroles suivantes : «Au nom du peuple béninois et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous élevons au grade de grand-croix de l’Ordre national du Bénin ». Patrice Talon, lui porte ses écharpe et pin’s de grand-croix puis, reprend position pour, cette fois-ci, l'investir dans les fonctions de grand chancelier de l’Ordre national du Bénin. Ce fut alors la dernière étape de la consécration de Mariam Chabi Talata. Elle reçoit les vives félicitations du président de la République et rejoint son siège pour suivre le reste de la cérémonie. Conformément à l’article 54-1 de la loi n°2019-40 du 7 novembre 2019 portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990, « Le vice-président de la République n’est pas membre du gouvernement. Il représente le président de la République, à la demande de celui-ci, à l’intérieur ou à l’extérieur du territoire national. Il est le grand chancelier de l’Ordre national. Les fonctions de vice-président de la République sont incompatibles avec l’exercice de tout autre mandat électif, de tout emploi public, civil ou militaire et de toute autre activité professionnelle ». C’est donc en vertu de cet article de la Loi fondamentale que Mariam Chabi Talata a été consacrée vice-présidente et grande chancelière de l’Ordre national du Bénin par le président Patrice Talon. Comme le souligne également la Constitution, la vice-présidente ne prendra les rênes du pays qu’en cas de vacance de pouvoir constatée dans les formes prescrites à l’article 50 nouveau de la loi n°2019-40 du 7 novembre 2019 portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Cet article stipule qu’« en cas de vacance de pouvoir à la présidence de la République par décès, démission ou empêchement définitif, l’Assemblée nationale se réunit pour statuer sur le cas à la majorité absolue de ses membres. Le président de l’Assemblée nationale saisit la Cour constitutionnelle qui en constate et déclare la vacance de pouvoir de la présidence de la République. Les fonctions de président de la République sont exercées par le vice-président de la République pour le reste de la durée du mandat en cours. Il prête immédiatement le serment prévu à l’article 53 de la Constitution ». Il est à noter que la Constitution prévoit aussi une éventuelle révocation du vice-président de la République et en précise les conditions. Idem pour la nomination de son remplaçant. Actualités 25 mai 2021


Réélu à la tête du Bénin : Patrice Talon a prêté serment ce dimanche
C’est fait ! Le président de la République du Bénin, Patrice Talon, reconduit le 11 avril dernier à la tête du Bénin, a prêté serment, ce dimanche 23 mai, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo en présence des présidents et membres des institutions de la République, de personnalités béninoises de haut rang, des membres du corps diplomatiques accrédités, et bien d’autres invités. La cérémonie d’investiture du chef de l’Etat Patrice Talon s’est déroulée en six séquences. Après l’entrée et l’installation du couple présidentiel et de la vice-présidente élue, Mariam Chabi Talata, les membres de la Cour constitutionnelle se sont réunis en audience solennelle ad’ hoc. Une audience au cours de laquelle Patrice Talon a prononcé son serment de président de la République. C'est un moment qui a été précédé de la lecture de la décision de la Cour constitutionnelle portant proclamation des résultats définitifs de la présidentielle dernière. Une décision lue par le secrétaire générale de la Cour, Gilles Badet. La haute juridiction a donc reçu le serment du président, le félicite et lui souhaite plein succès dans l'accomplissement de sa mission républicaine. Par la suite, Patrice Talon reçoit ses attributs de grand maître de l'Ordre national du Bénin des mains de la grande chancelière, Kuburat Osseni. Le président de la République va en outre remettre le drapeau de commandement au chef d’Etat-major général des Forces Armées béninoises puis, le renvoie à ses fonctions. C’est aussi l’instant au cours duquel l’armée béninoise fait allégeance au chef de l'Etat. Pour la première fois, la cérémonie d’investiture du président de la République a connu une nouvelle séquence : celle de la remise des attributs de Grand chancelier de l’Ordre national du Bénin à la vice-présidente élue, Mariam Chabi Talata. Patrice Talon a par la suite pris la parole pour prononcer son discours d’investiture. Un discours bilan et programme puisque le chef de l'Etat est revenu sur les œuvres qu'il a accomplies les cinq dernières années et a dressé les chantiers sur lesquels il entend s'investir durant le mandat prochain. La cérémonie d'investiture a pris fin par les salutations d’usage, l’exécution de l’hymne national dans les formes requises et la revue des troupes militaires et paramilitaires par le président de la République qui, naturellement, a reçu les honneurs militaires dus à son rang. Actualités 23 mai 2021


Championnats européens : Le suspense de la dernière journée
Les grands championnats européens vont conclure ce week-end la saison 2020-2021. En Angleterre, en Espagne, en Allemagne, en Italie et en France, la compétition reste très ouverte pour la qualification aux deux grandes compétitions européennes. Le multiplex de la dernière journée va donc trancher. Il est possible que la Juventus Turin de la star portugaise Cristiano Ronaldo où Liverpool de Sadio Mané manquent au rendez-vous de la ligue des champions 2021-2022. Tout se décide ce week-end sur la pelouse, lors de cette dernière journée. Même si les premiers de la Bundesliga, de la Premier League et de la Série A sont déjà connus et sacrés, il y a en effet compétition dans tous les grands championnats européens quant aux places qualificative pour la ligue des champions ou la ligue d’Europe. En premier League, Manchester City (1er avec 83 points) et Manchester United (2ème avec 71 points) sont indétrônables. Mais les autres places sont encore incertaines. Chealsea (3ème avec 67 points) doit nécessairement remporter son dernier match au risque de se voir éjecter du podium par Liverpool (4ème avec 66 points) et Leicester (5ème avec 66 points). Déjà certain pour la ligue Europa, Leicester, pour se qualifier pour la ligue des champions, doit croiser les doigts pour un échec de Liverpool ou un échec de Chelsea. West Ham (6ème avec 62 points) et Tottenham (7ème avec 59 points) sont aussi candidats à la ligue Europa. En Espagne, La plus grande certitude c’est que la première place de la Liga cette saison sera madrilène. Mais qui des Colchonéros (1er avec 83 points) ou des Méringués (2ème avec 81 points) prendra le dessus ? Pour cette dernière journée, la Maison Blanche doit invoquer l’insuccès sur son rival madrilène qui ne va sans doute pas se laisser faire. Dans ce championnat les troisième et quatrième places sont actuellement occupées par le Barcelone (76 points) et la Séville (74 points), qualifiées également pour la ligue des champions. La qualification pour la ligue Europa se jouera entre la Real Sociedad (59 points), le Bétis (58 points) et Villaréal (58 points). En Séria A, où l’Inter de Milan (avec 88 points) est déjà sacré champion, la Vieille Dame est toujours cinquième avec 75 points. La Juventus qui a remporté mercredi dernier la coupe d’Italie, est juste à 3 points du deuxième de la Séria A Atalanta (78 points). Suivent respectivement l’AC Milan (76 points) et Naples (76 points). Au regard des écarts de la deuxième à la cinquième place, tout peut encore se passer. Ce qui est certain, l’un des quatre clubs (Atalanta, AC Milan, Naples, Juventus) rejoindra la ligue Europa probablement avec la Lazio. En Bundesliga, le premier est également connu. Les Bavarois ont très vite fini avec la Saison. Bayern est premier avec 75 points et son dauphin Leipzig est deuxième avec 65 points. Les troisième et quatrième places actuellement occupées par Dortmund (61 points) et Wolfsbourg (61 points) sont interchangeables. Ces deux équipes se qualifieront certainement pour la Ligue des champions ou pour le barrage. Les deux suivants Eintracht (57 points) et Leverkusen (52 points) ont déjà un pied en Ligue Europa). C’est quasiment le scénario espagnol en France où la première place de la Ligue 1 est disputée entre Lille (1er avec 80 points) et le Paris saint Germain (2ème avec 79 points). Le Psg doit remporter son dernier match et croise les doigts pour un manque de réussite du coté Lillois. De toutes les façons, les deux équipes sont qualifiées pour la ligue des champions. La troisième place qualificative pour la Ligue des champions est disputée par Monaco (3ème avec 77 points) et Lyon (4ème avec 76 points). Aucun de ces quatre clubs n’a droit à l’échec. Si le Psg perd son match et que Monaco et Lyon gagnent, Monaco devient deuxième et Paris troisième avec le même nombre de points que Lyon. Cette dernière journée sera donc rude dans tous les championnats. Actualités 21 mai 2021


Journée mondiale de la communication sociale: L’abbé Hubert Kèdowidé explique cet événement pastoral
Lorsqu’on parle de Journée mondiale de la communication sociale, l’on pourrait penser, non sans raison, que c’est l’une des multiples journées instituées par l’Organisation des Nations Unies. L’on est bien loin de s’imaginer qu’il s’agit d’un événement pastoral. Et pourtant, c’en est un ! Dimanche 16 mai dernier, les catholiques ont célébré l’événement avec engouement. Abbé Hubert Kèdowidé, chargé de la communication personnelle de l’Archevêque de Cotonou, éclaire sur l’origine et la portée de cette journée.
La Journée mondiale de la communication sociale et l’Eglise catholique, quel lien ?
La Journée mondiale de la communication sociale est un produit du Concile Vatican II. Le Concile Vatican II, c’est cette grande réunion mondiale qui a permis à l’Eglise de réfléchir sur les enjeux pastoraux. Et parmi les enjeux pastoraux, le concile s’est penché sur la communication sociale. S’en est suivi le décret Inter mirifica portant sur les moyens de communication et promulgué par le Pape Paul VI. Ce décret prône les moyens de communication comme étant des instruments par lesquels l’Eglise peut proclamer la vérité et faire progresser la sainte volonté de Dieu. Dans ce document conciliaire, la question relative à l’information, notamment à la collecte et à la diffusion des nouvelles, a été fondamentalement abordée. L’Eglise travaille pour que l’opinion publique soit informée dans la vérité, la fiabilité des informations, surtout dans le respect des règles de la déontologie. Depuis le concile Vatican II, l’Eglise a choisi de toujours célébrer une Journée mondiale de la communication sociale et c’est toujours le dimanche entre la célébration de l’Ascension et le dimanche de la Pentecôte. Mais déjà, les 24 janvier de chaque année, en la fête de Saint François de Sales qui est le patron des journalistes, le Saint Siège publie le message du Souverain pontife. Dans ce message, le Pape donne le thème de la Journée mondiale de la communication sociale. Cette année, le dimanche entre la fête de l’Ascension et la fête de la Pentecôte, c’était le dimanche 16 mai dernier. C’est ce jour que l’Eglise a célébré la Journée mondiale de la communication sociale. Contrairement aux années précédentes où l’événement était célébré au plan national, cette année, c’est chaque diocèse du Bénin qui l’a célébré.
Comment l’événement a-t-il été célébré dans l’archidiocèse de Cotonou ?
L’archidiocèse de Cotonou a célébré l’événement sur la Paroisse Saint Martin de Cotonou. Nous avons, à l’occasion, développé le thème que le Pape nous a proposé cette année. Ce thème, c’est : « Venez et voyez». C’est sur ce thème qu’ont porté nos échanges. Nous avons rassemblé sur la paroisse Saint Martin de Cotonou, les professionnels des médias et toutes les personnes qui sont dans des instances de responsabilité partout dans l’archidiocèse de Cotonou : le bureau diocésain des groupes de prières, des chorales et de toute autre association… Le thème est tiré de l’évangile selon Saint Jean, au chapitre 1, verset 46. Le Pape, dans son message, a voulu faire de la communication, un lieu de rencontre ; communiquer en rencontrant les personnes où et comme ils sont. Les mesures barrières ne doivent pas nous empêcher de rencontrer les gens, de fraterniser, de faire communion, de faire route ensemble, car c’est rester avec les gens qui nous permet de mieux les connaître et de sauter les barrières des incompréhensions. Pendant nos échanges, nous nous sommes interrogés sur les moyens disponibles et accessibles pour aller à la rencontre des gens. Nous avons aussi discuté du projet du gouvernement relatif à la Télévision numérique terrestre, un projet de grande importance qui va permettre au plus grand nombre des Béninois d’avoir accès à des images de bonne qualité sur la totalité du territoire. Nous avons invité un spécialiste qui nous a parlé de l’opportunité que ce projet pourrait représenter pour l’Eglise catholique surtout si nous ambitionnons d’avoir la télévision catholique. Nous avons également initié les participants à préparer tout ce qui relève de la communication. Les anciens journalistes catholiques nous ont parlé de comment ils préparent et tiennent leurs émissions (avant, pendant et après). Toutes choses qui ont permis aux responsables de groupes liturgiques de comprendre que communiquer est essentiel et pour bien communiquer, il y a des dispositions à prendre avant, pendant et après. La célébration de cette journée a donc été un mini-atelier d’initiation pour que chaque participant reparte avec une plus-value, afin que la communication soit au cœur de la pastorale. Beaucoup de personnes au Bénin pensent que la communication, c’est juste parler ou présenter. Or cela implique beaucoup de ressources. Surtout quand c’est l’audiovisuel, la communication implique un équipement lourd et un travail d’équipe. Derrière un présentateur, il y a toute une équipe qui travaille et ça implique aussi des ressources financières et matérielles. Donc, il faut essayer de convertir la mentalité de gratuité que nous avons habituellement quand il s’agit d’avoir accès aux médias. Les médias dans tous les secteurs ont besoin d’investissement. Autant le gouvernement investit pour que les journalistes puissent avoir les moyens de faire leur travail en toute crédibilité, autant il faut que ceux qui travaillent dans la communication, au niveau de l’Eglise, puissent avoir les moyens. Nous ne sommes pas toujours éveillés dans ce sens. Après les échanges, il y a eu une célébration eucharistique à midi. Elle a été présidée par le père Roger Sevoh, vicaire général chargé de la pastorale dans l’archidiocèse de Cotonou, et curé de la paroisse saint Martin de Cotonou. La messe a été concélébrée par douze prêtres en référence aux douze apôtres de Jésus-Christ. Et puisque c’est notre fête, nous avons conclu la Journée entre journalistes et hommes des médias catholiques, par le partage du pain de l’amitié.
Quels enseignements s’en dégagent ?
Ce qu’il est essentiel de retenir, c’est que la communication est au cœur de notre engagement ecclésial. La Parole était auprès de Dieu et la Parole était Dieu. La Parole s’est fait chair, elle a habité parmi nous et nous avons vu sa grandeur, nous dit l’évangile selon Saint Jean. Cette Parole, Jésus, une fois qu’il est mort et ressuscité, avant de passer de ce monde à son père, va dire à ses disciples : « Allez, de toutes les nations, faites des disciples… Allez proclamer la Bonne nouvelle ». Il s’agit donc d’aller communiquer Dieu, d’aller communiquer la vérité, l’amour, la miséricorde de Dieu. Et les disciples vont parcourir le monde entier pour annoncer la bonne nouvelle. Ils ont utilisé les moyens de ce temps comme Jésus a utilisé les moyens de ce temps pour communiquer. Jésus allait à la rencontre des gens dans les synagogues, sur les lieux publics… Aujourd’hui, le Pape nous demande aussi d’aller à la rencontre des gens. La communication, c’est l’établissement d’une relation qui suppose une prise en compte du récepteur. Si le récepteur n’est pas pris en compte, on ne peut pas établir la relation. Tous les chrétiens sont appelés à ne pas avoir peur de l’autre. Que l’autre ne soit pas un étranger, c’est-à-dire quelqu’un qui est étrange. Mais que l’autre, quelle que soit son apparence, devienne un frère, une sœur. Et pour y arriver, il faut le rencontrer, cheminer avec lui, partager l’existence avec lui, communiquer avec lui. Et la communication, c’est une commune action, on se rallie autour d’un projet commun. Le communicateur, c’est donc celui qui médiatise les opinions différentes afin que puisse naitre un consensus, une nouvelle opinion qui reflète l’ensemble. Le communicateur n’est pas un semeur de troubles. Il est celui qui arrive à créer un medium, un lieu pour la synergie des différences, un cadre d’émulation pour une action commune. Le Pape insiste là-dessus. Je pense que la leçon à tirer de cette journée, c’est que notre vie est toujours une vie d’équipe. Le vivre-ensemble doit pouvoir nous conforter. En tant que fils du même pays, en tant que famille, en tant qu’église, faisons communion, faisons route ensemble et marchons ensemble pour nous aider les uns les autres.
Que pourrions-nous retenir d'autre?
L’autre enseignement de cette journée, c’est de savoir que c’est en vivant avec les gens que nous pouvons mieux les connaître, mieux les tolérer et les supporter, car on sait ce qu’ils ont de bon et de moins bon ; et alors, on peut les aider. A la rencontre de l’autre, on diagnostique le mal de la division et on peut essayer de l’éviter en dialoguant. Aller à la rencontre, c’est initier le dialogue, l’échange. Je salue alors tous les journalistes du Bénin, et tous ceux qui aiment que triomphent la justice, la vérité, la paix et l’amour entre les fils et les filles d’un même pays. Je souhaite que naissent dans nos milieux, beaucoup de journalistes crédibles qui portent l’étendard de la cohésion sociale et le souci de la fiabilité de l’information. Dans son message, le Pape a d’ailleurs salué les journalistes martyrs de la vérité, martyrs dans les régimes dictatoriaux, ainsi que les journalistes qui sont sur les fronts de guerre ou les lieux de famine pour susciter la conscience collective de notre monde afin qu’ensemble nous luttions contre la guerre, la misère, l’injustice et tout ce qui peut contribuer à l’anéantissement de l’humain.
Société 21 mai 2021


Soutien de la Banque européenne d’investissement au Bénin: 92 milliards F Cfa pour la résilience sanitaire et climatique
Important financement acquis dans le cadre de la riposte à la Covid-19 et de l’assainissement pluvial des villes du Bénin. La Banque européenne d’investissement vient appuyer les efforts de résilience du Bénin aux aléas sanitaire et climatique pour un montant évalué à près de 92 milliards de francs Cfa. Les contrats de financement ont été signés, hier jeudi 20 mai, par Sylvia Hartleif, ambassadeur, cheffe de délégation de l’Union européenne au Bénin, et Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances. Le Bénin bénéficie à nouveau du soutien de l’Union européenne, en l’occurrence de la Banque européenne d’investissement pour un montant de 140 millions d’euros, soit près de 92 milliards F Cfa. Il s’agit précisément d’un appui supplémentaire de 30 millions d’euros pour la riposte sanitaire face à la menace de la Covid-19 et d’une mobilisation additionnelle de 110 millions d’euros pour l’assainissement pluvial des villes secondaires du Bénin, notamment Sèmè et Abomey-Calavi. Pour Sylvia Hartleif, ambassadeur, cheffe de délégation de l’Union européenne au Bénin, c’est un tournant important du soutien de la Banque européenne d’investissement à la résilience sanitaire et à l’action climatique. « Cette cérémonie est le témoignage, une nouvelle fois, de l’engagement réel et constant de l’Union européenne auprès de la République du Bénin et de ses autorités pour assurer un bien-être social et un cadre de vie sain à ses populations », a-t-elle affirmé. L’ambassadeur Sylvia Hartleif rappelle que l’Union européenne, depuis près de 60 ans, entretient avec le Bénin des relations solides dans les domaines de la coopération politique, économique et commerciale. Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances, se dit très heureux du soutien considérable et constant apporté par l’équipe Europe au Bénin depuis plusieurs décennies. Il évoque le décaissement de l’appui budgétaire 2019 intervenu en mai 2020, en plein cœur de la crise sanitaire au Bénin. Ce décaissement, fait savoir le ministre de l’Economie et des Finances, a été déterminant dans la maîtrise de la gestion de la crise. Il a exprimé l’engagement de l’ensemble de l’équipe du ministère de l’Economie et des Finances à faire en sorte que les deux grands projets objet de la présente signature soient exécutés avec rigueur et célérité. « Nous ferons tout ce qui est en notre capacité pour que ces projets aient les impacts prévus», a déclaré le ministre Romuald Wadagni. La cérémonie de signature des accords de financement s’est déroulée en présence de José Tonato, ministre du Développement durable et du Cadre de vie, de Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, avec la présence virtuelle de la directrice pour les opérations de partenariat international de la Banque européenne d’investissement et de la cheffe d’unité Afrique de l’Ouest de la Commission de l’Union européenne.
Les efforts du Bénin encouragés
Le soutien constant de l’Union européenne donne la preuve de la vitalité des relations de coopération avec le Bénin et vient soutenir les efforts de résilience mis en œuvre par le Bénin. En effet, la Délégation de l’Union européenne au Bénin, pour aider le Bénin dans sa gestion sanitaire et socioéconomique de la Covid-19, a déjà procédé depuis fin 2020 à la remise d’un montant de plus de 56 millions d’euros. Cet appui complémentaire de 140 millions d’euros constitue un soutien à la reprise après la Covid-19 et à la lutte contre l’impact social et économique du changement climatique. « Comme la Covid-19, le changement climatique et la dégradation de l’environnement constituent des menaces existentielles pour nos peuples. Il est donc impérieux de faire de la lutte contre le changement climatique une des priorités de la coopération entre l’Union européenne et l’Afrique », a expliqué Sylvia Hartleif, ambassadeur, cheffe de délégation de l’Union européenne au Bénin. Elle fait remarquer que le projet de lutte contre les inondations s’inscrit dans le Programme d’action du gouvernement et reste conforme aux objectifs stratégiques du Plan national de développement (Pnd 2018-2025) tout en prenant en compte les Objectifs de développement durable et l’agenda 2063 de l’Afrique. « C’est le lieu de saluer, une fois encore, les différents efforts engagés par le gouvernement du Bénin et son chef, le président Patrice Talon, qui a su prioriser la lutte contre les effets néfastes de la pandémie de la Covid-19 et assurer, à travers les investissements d’infrastructures robustes, l’amélioration du cadre de vie des Béninois », a reconnu Sylvia Hartleif, ambassadeur, cheffe de délégation de l’Union européenne au Bénin. Saisissant l’occasion de la signature des accords de financement, Romuald Wadagni a souligné la disponibilité du gouvernement béninois à être aux côtés de l’équipe Europe dans les réflexions qui sont en cours pour le soutien et la solidarité globale aux pays africains dans la phase post-Covid.
Actualités 21 mai 2021


Télévision numérique terrestre: Les conseils d’administration de Bénin Diffusion et Sbir Sa installés
Les membres du conseil d’administration de la Société Bénin Diffusion et de la Société béninoise d’Infrastructures de radiodiffusion ont été installés, hier jeudi 20 mai à Cotonou, par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Leur installation marque une étape importante dans la mise en œuvre de la Télévision numérique terrestre (Tnt). Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a fait d’une pierre deux coups en installant, hier jeudi 20 mai à Cotonou, les membres du conseil d’administration de la société Bénin Diffusion et de la Société béninoise d’Infrastructures de Radiodiffusion (Sbir Sa). Les cinq membres du conseil d’administration de la société Bénin Diffusion, chargée de diffuser les programmes de la Télévision numérique terrestre (Tnt) auprès des foyers béninois ont été renvoyés à leur mission. Il s’agit de trois représentants de l’Etat et de deux du secteur privé. Ainsi, Houégnon Geoffroy Bonou, Jean Toboula et Eric Ahokpè, représentant respectivement les ministères du Numérique et de la Digitalisation, de l’Economie et des Finances et celui de la Communication et de la Poste sont mandatés par l’Etat béninois au sein de cette institution. Ils auront à accomplir leur mission avec deux promoteurs de télévisions privées à savoir Claudine Afiavi Prudencio et Agapit Napoléon Maforikan, représentant les éditeurs. A l’occasion, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a exprimé sa satisfaction. Selon elle, cette cérémonie d’installation est l’aboutissement d’un long processus inclusif. La ministre du Numérique et de la Digitalisation explique que Bénin Diffusion est une société d’économie mixte où le gouvernement et le secteur privé se donnent la main pour la réalisation de ce projet phare du Programme d’action du gouvernement (2016-2021). C’est pourquoi, elle a salué la présence des éditeurs privés dans le conseil d’administration qui aura la lourde responsabilité de donner les orientations au directeur général de la société. « Bénin Diffusion sera un maillon clé dans l’écosystème de la Tnt et de la production des contenus des médias audiovisuels au Bénin », a-t-elle précisé. Au nom des administrateurs, Claudine Afiavi Prudencio se félicite du choix porté sur elle et les autres membres dans le cadre de la mise en œuvre de la Tnt. Elle prend l’engagement, en leur nom, d’accomplir loyalement cette mission.
La Sbir rendue opérationnelle
Nommés en conseil des ministres, en janvier dernier, pour un mandat de trois ans qui court à partir de leur installation, les membres du conseil d’administration de la Société béninoise d’Infrastructures de Radiodiffusion (Sbir Sa) ont été aussi installés. Il s’agit d’Ahmed Sacca Yarou, du ministère du Numérique et de la Digitalisation, Edouard Loko, de la présidence de la République, Alain Ahounou, du ministère de l’Economie et des Finances, Roger Tohoundjo, du ministère du Plan et du Développement et Séraphin Loussin, du ministère de la Communication et de la Poste. Selon Aurélie Adam Soulé Zoumarou, le gouvernement a consenti d’énormes investissements dans le cadre de la transition vers la Tnt. « La Tnt est un projet important qui vient moderniser toute la chaîne de valeur de la production, de multiplexage et de la diffusion dans notre pays », a-t-elle indiqué. A l’en croire, tout le patrimoine infrastructurel est logé au sein de la Sbir qui est une société qui aura à cœur de participer à la gestion, au développement, à l’entretien ainsi qu’à l’exploitation d’infrastructures publiques de transmission et de diffusion audiovisuelle au Bénin. «Vous êtes les personnes appelées à accompagner la direction générale afin que les objectifs du gouvernement soient atteints», a-t-elle conclu.
Société 21 mai 2021


16e édition du tour cycliste international du Bénin: Castel Beer accompagne l’évènement
Abomey a accueilli la 4e étape de la 16e édition du tour cycliste international du Bénin le jeudi 20 mai. Les équipes en compétition ont à faire le traçon Abomey–Lokossa sur 87 Km. Au total, 37 cyclistes venus de plusieurs pays africains sont à cette étape. Il sonnait 10 h 20 min, quand le top a été donné pour le trajet Abomey-Lokossa sur de 87 kilomètres. Ce sera la quatrième étape avec l’accompagnement des marques Castel Beer, Aquabelle et la boisson énergisante XXL Energy présentes sur le 16e tour cycliste du Bénin. La veille déjà, à l’étape précédente, le Tour cycliste du Bénin a été remporté par le Burkinabè Paul Daumont avec un chrono de 2 h 46 min 51 s. Ce qui fait de lui le vainqueur des trois premières étapes de ce 16e Tour cycliste du Bénin. Son compatriote Koné Souleymane avec un chrono de 2h 48min 36s est arrivé deuxième tandis que l’Ivoirien Abou Sanogou s’est offert la troisième place en 2 h 48 min 38 s. Pendant ce temps, c’est Bachiki Idrissou qui vient sauver l’honneur du Bénin en se hissant à la quatrième place avec un chrono de 2 h 48 min 44 s. Avant l’étape d’Abomey-Lokossa, les 37 cyclistes ont fait le trajet Toucountouna-Djougou long de 100 km. Les villes de Natitingou et Copargo ont vu la traversée des sportifs qui ont rivalisé d'endurance pour finir la course. A l'arrivée, le cycliste Burkinabè réalise un doublé, car ayant déjà gagné la première étape de 123 km. Après lui, l'Ivoirien Abou Sanogou est arrivé deuxième, suivi en troisième position du Béninois Bachiki Idrissou.
Castel Beer, partenaire privilégié de la compétition
Interrogé sur ses performances, Paul Daumont, gagnant des trois premières étapes, indique que c'est le travail d'une équipe qui a donné lesdits résultats. Il a salué l'accompagnement de Castel Beer, partenaire privilégié de la compétition, qui a mis les grands moyens pour permettre à la compétition d'être une réussite. Papoen Osho, entraîneur des cyclistes béninois, promet que le Bénin va gagner ce 16e tour cycliste pour honorer la Sobebra qui soutient l'équipe nationale des Ecureuils cyclistes à travers la marque La Béninoise ». Il en veut pour preuve l'amélioration de la performance de ses poulains entre les deux jours de compétition. Il sera appuyé par Bachiki Idrissou arrivé troisième lors de la 2e étape, pour qui la victoire est la seule façon pour l'équipe d'être reconnaissante envers la Sobebra à travers ses marques Castel Beer, Aquabelle et la boisson énergisante XXL Energy. Pour Aurel Amoussou, assistant chef production de la Sobebra, cette 16e édition du tour cycliste du Bénin qui dure du 17 au 22 mai a accueilli six pays de l’Afrique de l’Ouest (Bénin, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Niger, Nigeria et Sénégal) avec 37 coureurs pour 632 km de parcours. La marque Castel Beer se positionne comme le sponsor N°1 sur cette compétition.
Le rayonnement du cyclisme
Cette marque de bière panafricaine, explique Aurel Amoussou, contribue au rayonnement du cyclisme africain pour vivre des moments de passion avec ses consommateurs et le peuple africain. Il rappelle que Castel Beer qui est présente sur ce tour est aussi disponible sur le marché en verre consigné de 50 cl et 33 cl pour le plaisir des consommateurs. A la suite de cette marque de bière fidélisant de la Société béninoise de brasseries (Sobebra), sur le tour, ajoute-t-il, la marque d'eau Aqua Belle (une eau minérale et naturelle de la Sobebera), disponible sur le marché en format Pet 150 cl et 50 cl, très indispensable aux sportifs pour le maintien de l'équilibre naturel, la santé et le bien-être. Car, devait-il ajouter, qui parle de cyclisme, parle d’énergie, force, endurance et puissance. Raison pour laquelle, Castel Beer a associé l'image de la marque de boisson énergisante XXL Energy à cette édition du Tour du Bénin. Pour rappel, XXL Energy est une boisson énergisante au goût sucré à base d'éléments naturels, disponible en format 30 cl en verre consigné et 30 cl Pet. Le top est donné par Romuald Hazoumè, directeur général du tour et président de la Fédération béninoise de cyclisme (Febecy), entouré de plusieurs acteurs aussi bien béninois, africains qu’internationaux. Satisfait des efforts des équipes béninoises qui prennent part à cette compétition, il s’est réjoui de la tenue effective de la présente édition, perçue comme celle du changement et du repositionnement du cyclisme béninois. Un repositionnement qui intervient dans une période où la pandémie du Covid sévit et a empêché la tenue du tour en 2020. Notons que la 4e étape de cette 16e édition du Tour cycliste international du Bénin est faite d’un circuit composé de deux sprints intermédiaires aux étapes de Klouékanmey Clcam et du début de la double voie après Kpodavé. A la fin de cette étape, Salifou Yarbango du Burkina Faso, Vitalis Bethe du Nigeria et Antoine Kouadio de la Côte d’Ivoire ont respectivement occupé la 1re, la 2e et la 3e place.
Sports 21 mai 2021


Médiateur de la République: Joseph Gnonlonfoun passe service à Pascal Essou
Le médiateur de la République, Pascal Essou, ambitionne de rendre davantage visible par des actions concrètes, l’institution dont il a désormais la charge. Il a dévoilé ce rêve à la faveur de la cérémonie de passation de service, le jeudi 20 mai à Porto-Novo, entre lui et son prédécesseur, Joseph Gnonlonfoun. « Notre mandat sera consacré à rendre davantage visible le médiateur de la République. Ce rêve passera par des actions concrètes », a souligné ce jeudi 20 mai, le médiateur de la République, Pascal Essou, dans son discours de passation de charge entre lui et son prédécesseur, Joseph Gnonlonfoun. Mieux, il entend davantage renforcer les relations entre le médiateur de la République et les autres institutions de la République avec l’instauration d’une complicité agissante et fructueuse afin de mieux rassurer, satisfaire et répondre aux attentes des réclamants. Pascal Essou s’engage à accorder une attention particulière aux recours qui seront déposés dans le cadre de sa mission d’intercesseur gracieux entre l’administration publique et les administrés. «Nous allons en outre œuvrer pour davantage hisser l’étendard de l’organe au rang des grandes nations », promet-il. Le médiateur de la République n’a pas manqué de remercier le président de la République, Patrice Talon, pour la confiance placée en sa modeste personne en le nommant à la tête de cette institution. Pascal Essou rassure le chef de l’Etat qui, lors de la réception de son serment, mercredi 19 mai dernier, à la présidence de la République, dit attendre de lui qu’il œuvre plus pour le maintien de la paix, le dialogue social et la recherche de solutions durables aux griefs des administrés relatifs au fonctionnement de l'administration centrale de l'Etat, des collectivités décentralisées, des établissements publics. 6 120 plaintes reçues Pour ce faire, Pascal Essou invite ses collaborateurs à se serrer les coudes pour relever ces grands défis pour le bonheur des administrés. Il félicite le médiateur de la République sortant pour ses efforts dans la visibilité de l’institution. « Les citoyens-plaignants dont les recours ont été traités avec dextérité sont les vrais témoins. C’est pourquoi, je puis vous garantir que la même dynamique sera impulsée afin que l’institution continue d’accomplir davantage la mission qui est la sienne sur l’échiquier national et de rayonner au niveau sous-régional et mondial », a ajouté Pascal Essou. Joseph Gnonlonfoun, pour sa part, informe que depuis la création de l’institution en 2007 jusqu’à ce jour, 6 120 plaintes des citoyens dont 3 542 sous son mandat ont été reçues et étudiées avec diligence et équité. Ce qui montre toute l’utilité de l’institution, fait remarquer le médiateur de la République sortant. Il plaide pour la révision de la loi instituant l’organe pour plus d’efficacité. « Je suis venu au médiateur de la République. J’ai vu et j’ai compris que si à la loi on ajoute un zeste d’humanité, on peut faire de nos administrations des havres de paix », a noté Joseph Gnonlonfoun à l’issue de ses 7 ans et 7 mois passés à la tête de cette institution basée à Porto-Novo. Actualités 21 mai 2021


Transport aérien: L’aéroport de Cotonou décroche pour la première fois sa certification
Le vent de la modernité et du respect des normes internationales d’aviation civile plane depuis jeudi 20 mai sur l’aéroport de Cotonou. Il dispose désormais de son certificat d’aérodrome. La remise dudit certificat, comme il fallait s’y attendre, fait la fierté et la joie de l’ensemble des acteurs de la plateforme aéroportuaire qui, unanimement, s’engagent à maintenir le cap. D epuis le 18 mai 2021, l’aéroport de Cotonou figure sur la liste des aéroports certifiés à travers le monde. L’organisation internationale de l’aviation civile (Oaci) lui a décerné le précieux sésame après une série d’audits, de contrôles et d’exigences de qualité. L’aéroport de Cotonou est donc désormais un aéroport moderne, dans lequel tout sera numérique, a salué Hervé Hehomey, ministre des Infrastructures et des Transports à l’occasion. « Nous sommes à la dernière technologie dans cet aéroport que nous voulons le plus moderne de la sous-région», a exposé le ministre pour mettre en exergue les ambitions du Bénin dans le domaine du transport aérien. La remise de ce certificat constitue une première dans l’histoire de l’aviation civile béninoise, reconnait-il. Mais si le pays a pris ce pari, c’est parce que la sécurité aéroportuaire est un enjeu majeur. Aussi, l’organisation de l’aviation civile internationale (Oaci) a établi des normes de sécurité pour certifier les aéroports internationaux et ces normes concernent à la fois les infrastructures et les procédures. C’est donc conscient de cet enjeu que « le gouvernement à travers son Programme d’action a entrepris de rendre l’aéroport de Cotonou conforme aux standards internationaux en vue de soutenir le développement du transport aérien ». La procédure lancée à cet effet connait une heureuse fin désormais avec la remise de la certification. Hervé Hehomey y voit surtout l’aboutissement d’un long et laborieux processus, surtout qu’à l’avènement du régime Talon en 2016, l’aéroport de Cotonou était sur la liste noire dans l’Union européenne, ce qui rendait peu attractive et concurrentielle la destination Bénin. La vision du gouvernement en effet, c’est de faire de l’aviation civile un vecteur de développement et cela s’est illustré à travers une série d’actions déterminantes entreprises par son ministère pour sortir le pays de cette liste noire depuis le 15 mai 2017. Ce premier défi relevé, la certification a été mise en chantier. L’ambition du Bénin, explique également le ministre, c’est de se conformer aux exigences de l’Oaci, l’objectif majeur étant de promouvoir la sécurité, tout en consolidant la conformité des aéroports aux impératifs de sécurité dans un contexte de renforcement des exigences. «Un aéroport certifié est un aéroport attractif. La certification d’un aérodrome est synonyme de sa conformité aux spécifications concernant les installations, les procédures d’exploitation, l’exploitation technique », indique Hervé Hehomey.
Gage de sécurité
L’obtention de ce certificat d’aérodrome conforte la vision du gouvernement et participe à sa réalisation. Elle place également Cotonou sur la liste des aéroports certifiés de la sous-région et est gage de sécurité pour les compagnies, les passagers et autres partenaires. C’est donc un pas de géant que vient de poser le Bénin, non sans le soutien et l'accompagnement de plusieurs partenaires à qui le ministre Hehomey a adressé ses vifs remerciements. En tout cas, l’apport de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et son soutien pendant le processus de certification n’ont pas été des moindres. Paul Koffi, son commissaire dépêché à Cotonou pour la circonstance, ne s’empêche d’ailleurs pas de reconnaître la célérité dont le Bénin a fait montre sur ce projet et salue par la même occasion, l’engagement des autorités du pays à faire de la plateforme aéroportuaire de Cotonou, un espace sûr, moderne et surtout plaisant. A ce propos, il ne serait pas superflu de mentionner les nombreuses autres réformes structurelles qui visent la mise aux normes et l’attractivité de la plateforme aéroportuaire de Cotonou. Il s’agit notamment de la récente création de la société des aéroports du Bénin, de la réforme de l’assistance en escale, de la gestion de la sûreté et de la réhabilitation de la piste d’atterrissage sans oublier les travaux de modernisation du terminal. Au-delà de tout contentement, dira aussi le ministre, la certification n’est pas une fin en soi car, une chose est d’être certifié, une autre est de maintenir le niveau de conformité. Et c’est là tout le défi qui se pose à la société des aéroports du Bénin (Sab) et à l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac). Alonado Adissin, directeur général de la Sab, pour sa part, s’est dit heureux de l’aboutissement d’un travail collectif satisfaisant devenu une exigence pour tout aéroport. Nika Meheza Manzi, au nom de l’Oaci, exhorte le Bénin à maintenir le cap de cette certification et y voit un gage de qualité et de confiance pour les usagers. Karl Lègba, directeur général de l’Anac, tout en rappelant le processus qui a conduit l'aéroport du Bénin au rang de ceux en phase avec les standards internationaux, reconnait que le challenge reste entier pour maintenir la conformité aux normes.
Actualités 21 mai 2021


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