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Nouvelles

Banque mondiale: Makhtar Diop nommé vice-président pour les Infrastructures

Le Sénégalais Makhtar Diop est le nouveau vice-président de la Banque mondiale pour les Infrastructures. Après six ans à la tête de la Région Afrique, il a été nommé à ce poste qui regroupe les domaines du transport et de l’économie numérique, de l’énergie et du secteur extractif ainsi que le financement des infrastructures et les partenariats public-privé (Ppp), selon un communiqué de presse de l’institution mondiale, parvenu à notre rédaction.

A ce poste stratégique nouvellement créé, précise le communiqué, Makhtar Diop sera chargé, dès le 1er juillet prochain, des investissements de la Banque au niveau mondial dans le domaine des infrastructures et de développer des solutions durables pour combler le déficit en infrastructures dans les pays en développement et les pays émergents.
Economiste et homme politique sénégalais, Makhtar Diop est le vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique depuis mai 2012. L’ancien ministre de l’Economie et des Finances du pays de la Teranga (avril 2000 – mai 2001) est reconnu pour son leadership dans le domaine du développement économique et social et a été même désigné comme l’un des Africains les plus influents. Ces dernières années, il a joué un important rôle dans la mobilisation de financements privés pour soutenir le développement des infrastructures en Afrique, favoriser les écosystèmes d’innovation et accélérer l’adoption de nouvelles technologies. Aussi s’est-il illustré dans les énergies renouvelables, en encourageant les investissements dans ce domaine ainsi que l’interconnectivité régionale dans les secteurs de l’énergie et du transport.

Claude Urbain PLAGBETO

Actualités 15 mai 2018


6e mandature de la Cour constitutionnelle: Les quatre représentants du bureau du Parlement connus

Sous réserve de confirmation officielle, Joseph Djogbénou, Razaky Amouda, Moustapha Fassassi et Rigobert Azon sont les quatre représentants du bureau de l’Assemblée nationale au sein de la prochaine mandature de la Cour constitutionnelle.

Ils ont été désignés ce lundi 14 mai par le président de l'Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji et ses six autres collègues du bureau. Me Joseph Djogbénou va siéger au titre de juriste de haut niveau ayant une expérience de quinze années au moins, Razaky Amouda et Moustapha Fassassi en qualité de magistrat. Quant à Rigobert Azon, ancien directeur général de l’ex-Organisation commune Bénin-Niger (ex Ocbn), il a été choisi en qualité de personnalité de grande réputation professionnelle. La désignation de ses quatre nouveaux membres de la Cour constitutionnelle a été opérée par le bureau du Parlement, conformément aux dispositions de l’article 115 de la Constitution du 11 décembre 1990. Les regards sont désormais tournés vers le président de la République pour la désignation de ses trois représentants qui lui reviennent de droit à savoir un magistrat, un juriste de haut niveau et une personnalité de grande réputation professionnelle. Les choses ne devraient plus tarder de son côté vu l’imminence de la fin de la mandature actuelle de la Cour constitutionnelle prévue pour le 5 juin prochain à minuit.

Actualités 14 mai 2018


Fédération béninoise de taekwondo: Le renouvellement du bureau annoncé pour le 24 novembre prochain

L’auditorium « Marius Francisco » du Comité national olympique et sportif béninois (Cnosb) au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, a servi de cadre, samedi 12 mai dernier 2018 aux travaux de l’Assemblée générale ordinaire de l’année 2018, de la Fédération béninoise de taekwondo. En dehors de l’adoption des différents rapports, plusieurs décisions ont été prises. Le renouvellement de l’actuel Comité exécutif aura lieu samedi 24 novembre prochain.

Conviés pour une assemblée générale ordinaire, samedi 12 mai dernier au siège du Comité national olympique et sportif béninois (Cnosb) au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, les acteurs du taekwondo béninois ont fait le point de la situation au niveau de leur fédération. Ils ont passé au peigne fin les rapports d’activités, administratif, technique, moral et financier de l’exercice 2017 du Comité exécutif dirigé par François Kouyami. Ils étaient une quarantaine de délégués à avoir effectué le déplacement. C’est la date du 24 novembre prochain qu’ils ont retenue, pour la tenue de l’Assemblée générale élective devant conduire au renouvellement des membres de leur bureau.
Au nombre des préoccupations qui ont surtout retenu leur attention, il y a le déplacement d’une délégation dépêchée à Abidjan et à Paris dans le cadre de la candidature du Bénin pour l’organisation de la Coupe du monde francophone. Pour certains délégués, ces ressources auraient pu servir à financer d’autres activités et le Bénin aurait dû ne pas postuler. Des inquiétudes que le président de la fédération a essayé d’apaiser.
Au cours de leurs assises, les délégués ont pris un certain nombre de résolutions. Ils ont notamment décidé de la mise en place d’une commission chargée d’étudier et de faire des propositions au Comité exécutif, par rapport à la question de l’affiliation des associations non en règles.
Les activités programmées pour l’année 2018 ont également été présentées à l’assistance par le Comité exécutif de la fédération. Au plan national, le championnat, la Coupe du Bénin et plusieurs stages de recyclage à l’intention des formateurs, des encadreurs sont retenus, sans oublier une formation diplômante pour les arbitres.
Sur le plan international, plusieurs sorties sont également prévues. Il y a, entre autres, le Championnat d’Afrique Senior de taekwondo au Maroc, la Coupe du monde francophone de taekwondo, les Jeux africains de la jeunesse de 2018 à Alger, la participation aux compétitions classées de l’athlète boursier Romaric Kiki, etc.

Sports 14 mai 2018


Ouverture des données publiques au service du développement: Social Watch Bénin maintient la veille citoyenne
[caption id="attachment_29136" align="alignnone" width="1024"]Le Présidium à l'ouverture du forum de social watch[/caption]

Le directeur de cabinet du ministère du Plan et du Développement, Rufino d’Almeida, a procédé, vendredi 11 mai à Cotonou, au lancement du Forum de réflexion sur la mise en œuvre de l’Open budget et le processus d’adhésion du Bénin à l’Open government partnership ». La rencontre est placée sous le thème « Ouverture des données publiques au service du développement : une exigence de transparence et de redevabilité dans la gouvernance ».

Le Bénin fait de l’ouverture des données publiques une exigence de bonne gouvernance. C’est le sens du forum de réflexion sur la mise en œuvre de l’Open budget et le processus d’adhésion du Bénin à l’Open government partnership, organisé par le réseau Social Watch. La rencontre s’inscrit dans le cadre de l’Open govweek (semaine du gouvernement), qui est une initiative internationale annuelle visant à mettre en exergue dans plusieurs pays les actions menées par les gouvernements en faveur de l’Open data et de l’Open government partnership. 

Elle réunit les organisations de la Société civile et des partenaires au développement et permet de dresser la situation du Bénin en matière de transparence budgétaire, de l’intégrité et de redevabilité financière.
Selon la présidente de Social Watch Bénin, Blanche Sonon, le forum vise à éclairer la Société civile béninoise dans ses actions de veille citoyenne et de plaidoyer. Il répond à la mise en œuvre du projet « Veille citoyenne du Programme d’action du gouvernement », mis en œuvre par le réseau avec l’appui de Osiwa, et dont le but est de contribuer au suivi indépendant des projets phares du programme d’action du gouvernement.
Elle explique que, dans le cadre de ce projet, le réseau prévoit « un plaidoyer auprès du gouvernement pour la création d’une plateforme Open data de données publiques béninoises dans les secteurs du tourisme, de l’agriculture, des infrastructures, du numérique, de l’électricité, du cadre de vie, de l’innovation et du savoir, de l’eau potable, de la protection sociale ».
Pour y arriver, le réseau entend saisir la Semaine du gouvernement pour s’imprégner des actions menées par le Bénin en faveur de l’Open data et de l’Open Government partnership en vue d’atteindre ses objectifs.
Revenant sur l’importance de l’ouverture des données publiques, l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, a indiqué que son pays a un œil sur les indicateurs de transparence au Bénin, parce qu’il a l’intention d’y investir. Il souligne que la lutte contre la corruption est un instrument de développement, car elle compte beaucoup dans la prise de décision.
Selon le représentant du Conseil économique et social, Abdoulaye Zimé, l’initiative du réseau Social Watch, témoigne de son souci « d’ouvrir le Bénin sur le monde ». « La force d’une démocratie se mesure à l’aune de la vitalité et de la liberté de ses institutions et des organisations de la société civile », souligne-t-il, précisant que l’un des piliers essentiels du Pag s’articule autour de la bonne gouvernance.
Sur ce point, le directeur de cabinet du ministère du Plan et du Développement, Rufino d’Almeida, évoque les efforts du Bénin en matière de transparence budgétaire, d’assainissement des finances publiques et de reddition de compte depuis 2016. « La transparence budgétaire qui est un maillon de la bonne gouvernance commence par être une réalité au Bénin ; l’ortho-doxie financière commence par retrouver ses lettres de noblesse dans le pays », se réjouit-il. Il poursuit : « Aujourd’hui, tous les plans de passation des marchés des structures publiques sont publiés ; la lutte contre la corruption n’est plus un vain un mot et touche les différents secteurs ; l’improvisation dans la gestion des ressources de l’Etat n’est plus d’actualité », relève-t-il.

Société 14 mai 2018


Reprise du dialogue entre gouvernement et centrales syndicales: Tous engagés pour un climat de paix
[caption id="attachment_29135" align="alignnone" width="1024"]Rencontre entre syndicats et centrales syndicales[/caption]

Les négociations entre le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales ont repris, vendredi 11 mai dernier, et réjouissent plus d’un. Les membres du gouvernement et les secrétaires généraux de sept centrales et confédérations syndicales étaient présents à cette première session ordinaire de la Commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives gouvernement/centrales et confédérations syndicales au titre de 2018. Au terme des travaux, les deux parties ont décidé de se revoir, le jeudi 17 mai prochain, pour finaliser le relevé des conclusions des négociations.

Les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales déploient des efforts pour l’instauration, le maintien et la consolidation d’un climat social apaisé dans notre pays. C’est le constat du ministre d’Etat chargé du plan et du développement Abdoulaye Bio Tchané. A l’ouverture de la première session ordinaire de la Commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives gouvernement-centrales et confédérations syndicales au titre de l’année 2018, le ministre a décerné un satisfecit aux secrétaires généraux des sept centrales et confédérations syndicales : la Cgtb, la Cstb, la Cosi-Bénin, la Cspib, la Csub, la Csa et l’Unstb. 

Cette session est consacrée à la poursuite des échanges sur les points inscrits à l’ordre du jour lors de la session précédente. Il s’est agi notamment du point des discussions sectorielles dans les ministères de l’Agriculture, de la Santé, des Infrastructures et des Transports et de l’Enseignement supérieur. Le véritable point d’achoppement de la dernière discussion n’est pas encore abordée, d’après Anselme Amoussou, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin). Il fait allusion à la question des enseignants dont le statut particulier fait durcir le ton, l’augmentation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig)… qui sont des points sur lesquels il n’y avait pas eu d’entente entre les membres du gouvernement et les syndicalistes. Le relevé des conclusions des négociations pourrait intervenir le jeudi 17 mai prochain, si éventuellement les deux points arrivaient à être vidés.
Abdoulaye Bio Tchané a d’ailleurs réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre ses efforts dans la perspective de satisfaire les préoccupations sociales des citoyens. Mais cela ne peut intervenir qu’en fonction des ressources financières disponibles de l’Etat, selon lui. Il a l’espoir que sur la base de la règle du consensus, ils parviendront à surmonter les difficultés pour le bien-être des populations. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les discussions se sont déroulées sans interruption dans un climat de paix et dans une ambiance cordiale, selon le ministre du Plan. « Le gouvernement est favorable à la promotion de la liberté syndicale. Ce droit est conféré au travailleur pour lui permettre de réclamer de meilleures conditions de travail et le protéger », a-t-il affirmé.
La grève dans les secteurs d’activité comme l’enseignement, la santé et la justice ont un impact négatif sur la structure économique et sociale, constate le ministre Abdoulaye Bio Tchané. Selon lui, les situations de crises et de troubles perturbent le fonctionnement des administrations et les conséquences de ces tensions sociales sur le quotidien des citoyens et sur l’économie nationale sont néfastes. Le ministre du Plan et du Développement est persuadé que c’est le travail qui crée la richesse. Dès lors, les travailleurs doivent s’interroger sur leurs obligations professionnelles.

Actualités 14 mai 2018


Séance d’échanges sur le document de Programme-Pays 2019-2023: Contribuer à un plus-être des populations à l’horizon 2023
[caption id="attachment_29134" align="alignnone" width="1024"]Le présidium lors du lancement du rapport pays [/caption]

Dans le cadre de sa coopération avec le Bénin, le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) a élaboré en collaboration avec le gouvernement le document de Programme-Pays (Cpd) pour le quinquennat 2019-2023. Lequel a été présenté et discuté, vendredi 11 mai dernier à Cotonou.

La séance d’échanges sur le Document de Programme-Pays (Cpd) entre le Pnud et le gouvernement du Bénin pour le quinquennat 2019-2023 a offert l’occasion aux deux parties de prendre connaissance de la dernière moture de ce document, de l’alimenter et au besoin de l’enrichir. Vendredi dernier, l’exercice s’est imposé pour mieux refléter les attentes des parties, a fait remarquer à l’ouverture des travaux, le ministre d’Etat en charge du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. 

« J’ai recommandé que ce programme-pays, reste collé aux résultats du Plan-cadre des Nations Unies pour l’Assistance au développement (Undaf) 2019-2023 qui vise la prise en compte des problèmes et la satisfaction des besoins des populations béninoises », a expliqué le ministre d’Etat, indiquant ensuite qu’il a « fortement suggéré qu’il était un impératif que le mandat des Nations Unies autour des Objectifs du développement durable soit la pierre angulaire de ce Cpd ». Pour lui, en effet, l’opérationnalisation des cibles Odd prioritaires du Bénin doit être la clé de voûte du document.
« Le document devrait viser à accompagner la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation du cadre national de planification et de programmation du développement organisé autour du Programme d’action du gouvernement, du Programme de croissance pour le développement durable et du Plan national de développement », a poursuivi Abdoulaye Bio Tchané dans sa brève allocution introductive à la séance.
Pour Koudaogo Ouédraogo, coordonnateur résident par intérim des activités opérationnelles du Système des Nations Unies au Bénin, ce document servira de boussole pour les activités de la coopération Bénin-Pnud durant la période 2019-2023 et son élaboration a bénéficié d’un processus très inclusif. « La formulation du Cpd est un processus consultatif qui a engagé non seulement le Pnud et le gouvernement, mais également tous les acteurs au développement dans le pays, en premier lieu, les agences du Système des Nations Unies, les autres partenaires au développement, les organisations de la société civile, le secteur privé, les centres de recherches et les médias », note-t-il. D’autres groupes spécifiques à l’instar des femmes, des jeunes, des personnes en situation de handicap ou des personnes vulnérables ont été également consultés.

Document futuriste orienté développement

Aussi, indique-t-il que le processus d’élaboration de ce document est parti d’une actualisation de l’analyse situationnelle du développement du Bénin pour définir une théorie de changement devant conduire à des choix programmatiques en vue de contribuer à un mieux-être, voire à un plus-être des populations à l’horizon 2023.
Concrètement, martèle Koudaogo Ouédraogo, ce Cpd vise un double objectif. Premièrement, il s’agit de promouvoir une croissance économique inclusive, forte et durable en stimulant l’économie locale, en assurant la fourniture de services aux jeunes, aux femmes et aux personnes handicapées afin d’améliorer leur capacité d’insertion professionnelle et leur permettre de renforcer les investissements dans des moyens de subsistance durables, tout en mettant l’accent sur les personnes vulnérables et les personnes à risque.
En raison de la forte dépendance de la population vis-à-vis de l’agriculture, le programme investira dans l’agriculture intelligente et l’économie verte ainsi que dans les ressources naturelles et la gestion des risques de catastrophe en vue de renforcer la résilience au niveau institutionnel et communautaire.
Deuxièmement, il entend promouvoir la bonne gouvernance et l’État de droit en appuyant les efforts nationaux de renforcement des capacités de l’administration publique et des institutions locales à conduire des réformes susceptibles d’induire la diversification économique, d’accélérer la croissance économique durable, d’augmenter les revenus, d’améliorer la fourniture des services de base et de renforcer la participation communautaire et citoyenne à la formulation et à la mise en œuvre de politiques publiques.
De manière spécifique, retient-il, « le programme cherchera à améliorer les politiques publiques de diversification des sources de croissance et de redistribution durables, en particulier l’introduction de filets de sécurité sociale ciblant les populations marginalisées ». Les interventions prévues au cours du Programme-pays contribueront à la réalisation de plusieurs objectifs de développement durable (Odd).

Société 14 mai 2018


2e concours inter-établissements de chant et de danse: Les lauréats par langue nationale désignés
[caption id="attachment_29132" align="alignnone" width="1024"]Les trois premiers lauréats, Ceg Godomey 1er (au milieu) ,CS les Elites 2e (à droite) et Ceg de N'Dali (à gauche)[/caption]

La phase nationale de la deuxième édition du concours inter-établissements de chant et danse sur l’hymne national en langues nationales s’est déroulée, samedi 12 mai dernier dans la salle de spectacles du Fitheb à Cotonou. Cette soirée a consacré un vainqueur pour chacune des trois langues retenues pour l’édition, notamment le fon, le bariba et le ditamari.

Les établissements récipiendaires du Trophée Gilbert Dagnon au titre de la deuxième édition du concours inter-établissements de chant et de danse dans les langues fon, bariba et ditamari sont connus. Au terme des exhibitions sanctionnées par un jury composé de cinq membres désignés séance tenante, le Ceg Godomey a été retenu pour ses performances en langue fon, le Ceg Bori de N’dali pour le bariba et le Complexe scolaire ‘’Les élites’’ de Natitingou pour le ditamari.

Organisé par l’Ecole africaine de danses cérémonielles et royales (Eadcr) Martin Ewassadja, le concours national a connu la participation de dix groupes représentants des collèges d’enseignement général (Ceg), des complexes scolaires (Cs) et lycées de diverses localités du Bénin. Il s’agit en l’occurrence du Cs Marie chant de grâce de Ouidah, du Lycée des princes de Fidjrossè, du Ceg Abomey-Calavi, du Ceg Bori de N’Dali, du Cs ‘’Les élites’’ de Natitingou, du Cs Espérance de Tori, du Cs La gloire et du Cs Aimé Césaire d’Allada, du Ceg Le Plateau d’Abomey-Calavi et du Ceg Godomey. Tous ces établissements ont été distingués pour leur courageuse participation et pour avoir eu le mérite de chanter et de danser selon la langue et la culture de leur terroir.
Cette initiative, selon son promoteur Roberto Ewassadja, directeur de l’Eadcr, répond au souci de hisser la culture au cœur de l’enseignement, de sensibiliser les apprenants à l’importance de nos valeurs culturelles, de susciter des talents et de préparer une relève de qualité. « Notre objectif, c’est d’amener tout Béninois, où qu’il soit, à connaître l’hymne national au moins dans une langue nationale. L’innovation que nous avons apportée cette année et que nous comptons réitérer, c’est la danse. Cela répond à la nécessité de valoriser nos danses traditionnelles, d’amener les enfants à aimer la culture béninoise et de faire éclore des talents. D’ailleurs, partout où il y a le chant, il y a aussi la danse », a expliqué Roberto Ewassadja.

Culture 14 mai 2018


Assemblée nationale: Le Code de procédure pénale modifié ce jour (La Cour d’assises en voie d’être supprimée)

Le projet de loi modifiant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002, modifiée, portant organisation judiciaire en République du Bénin et modifiant et complétant la loi n° 2012-15 du 18 mars 2013 portant Code de procédure pénale en République du Bénin est en examen, ce lundi 14 mai au Parlement. Ce texte comporte plusieurs innovations dont la suppression de la cour d’assises et la création d’une cour spéciale chargée de réprimer les infractions économiques et le terrorisme.

Le Bénin pourrait se doter bientôt d’une juridiction pénale spéciale pour connaître exclusivement des infractions économiques et du terrorisme. Celle-ci pourrait être baptisée « Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) ». C’est du moins l’une des grandes innovations du projet de loi modifiant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002, modifiée, portant organisation judiciaire en République du Bénin et modifiant et complétant la loi n° 2012-15 du 18 mars 2013 portant Code de procédure pénale en République du Bénin, qui sera examiné par les députés lundi prochain au Parlement. La création de cette cour qui n’était pas au départ dans le projet de loi transmis par le gouvernement, a été un amendement des députés membres de la Commission chargée des lois ayant étudié en premier ressort le dossier.
Si la création de cette cour pénale spéciale arrivait à être adoptée par la plénière des députés ce lundi, elle aura une compétence nationale et sera chargée de la répression du crime de terrorisme, des délits ou crimes à caractère économique tels que prévus par la législation pénale en vigueur ainsi que la répression du trafic de stupéfiants et des infractions connexes.
Outre la Criet dont la création est ainsi souhaitée par des députés, le projet de loi du projet de loi qui modifie le Code de procédure pénale en vigueur depuis 2013 et la loi portant organisation judiciaire au Bénin judiciaire en République du Bénin initié par le gouvernement, comporte plusieurs autres innovations. Lesquelles innovations comprennent notamment le jugement désormais des crimes par les tribunaux de première instance, la création d’une chambre de l’instruction, la suppression des jurés et des cours d’assises qui reviennent de plus en plus onéreuses à l’Etat.

Double degré de jugement

En termes clairs, cette réforme va instaurer un double degré de jugement pour les crimes pour permettre à la justice de se rattraper en appel pour corriger une éventuelle erreur qu’elle aurait commise dans sa sentence pénale, dans l’intérêt de la personne poursuivie. Avec l’instauration du double degré de juridiction qui supprime ainsi les cours d’assises, le droit constitutionnel de toute personne à être jugée par son juge naturel devient effectif en matière criminelle, puisque ce sont les tribunaux de première instance qui connaîtront des crimes. Aussi, dans le souci de renforcer les droits des justiciables, le dossier en plénière des députés ce jour, propose-t-il que les juridictions criminelles soient exclusivement composées de professionnelles, c’est-à-dire de magistrats. Cette innovation supprime implicitement la présence des jurés et l’organisation des sessions d’assises devenant depuis en plus en plus très onéreuse. De 2013 à 2017, l’organisation des cours d’assises aurait coûté à l’Etat la somme de 2 943 298 018 francs Cfa, selon les chiffres annoncés à la commission chargée des Lois par le gouvernement. De plus, les projections pour les cinq années à venir sur la base de l’actuel code de procédure pénale s’élèvent à plus de 7 milliards F Cfa. Cette réforme de suppression de l’organisation des cours d’assises au profit de l’instauration du double de degré de jugement en matière criminelle permettra de juger plus aisément dorénavant les crimes et à moindre coût mais également de rapprocher le jugement des crimes de leurs lieux de commission et de sauvegarder davantage les droits de la personne poursuivie. Seulement rien n’est encore gagné. Le sort de toutes ces innovations se joue ce lundi 14 mai au Palais des gouverneurs à Porto-Novo où la plénière des députés aura à apprécier l’ensemble du projet de loi finalisé, vendredi 11 mai dernier, par la Commission des Lois, de l’Administration et des droits de l’Homme?

Actualités 14 mai 2018


Journée mondiale des communications sociales: Les professionnels des médias invités à plus de discernement

L’archidiocèse de Parakou et la Commission diocésaine pour les communications sociales ont marqué d’un sceau spécial, samedi 12 mai dernier, la cinquante-deuxième Journée mondiale des communications sociales (Jmcs). A la faveur de cette célébration, les professionnels des médias de la ville ont été entretenus sur le message de Sa Sainteté le Pape François et le contenu du nouveau Code numérique, ainsi que les sanctions en cas de violation.

Chaque année, la Journée mondiale des communications sociales a lieu le dimanche suivant la fête de l’Ascension. Instituée à l’initiative de l’Eglise catholique à l’issue du Concile Vatican II, l’évènement est la manifestation d’une prise de conscience des enjeux moraux et spirituels de société que représentent les moyens de communication de masse.
Organisée souvent à Cotonou par la Cellule de communication de la Conférence épiscopale du Bénin, la célébration de sa cinquante-deuxième édition a été délocalisée, samedi 12 mai dernier, à Parakou. L’occasion a permis à l’archidiocèse de la ville et à la Commission diocésaine pour la communication sociale de présenter le message de Sa Sainteté le Pape François aux professionnels des médias de cette ville.
A la faveur de la fête de Saint François de Sales, patron des journalistes, le 24 janvier de chaque année, le Pape publie un message. Son souci, a expliqué le père Davis Ahossinou, est de contribuer à la recherche d’un style ouvert et créatif de communication qui ne soit jamais disposé à accorder un premier rôle au mal. Son message de cette année a pour thème « La vérité vous rendra libres : fausses nouvelles et journalisme de paix ».
Appréciant l’importance de ce thème, le père David Ahossinou a indiqué que le Pape François a fait l’option de la vérité en dévoilant son objectif. « Je voudrais contribuer à l’engagement commun, pour prévenir la diffusion de fausses nouvelles et pour redécouvrir la valeur de la profession journalistique et la responsabilité personnelle de chacun dans la communication de la vérité », a-t-il poursuivi, rapportant les propos du Pape. Selon lui, les professionnels des médias sont des gardiens de nouvelles. « Mais de quelle nouvelle ? La vraie ou la fausse ? Celle qui construit ou détruit ? », s’est-il demandé, en appelant à faire la promotion du journalisme de paix, sans duperie et qui ne brûle pas les nouvelles.
Pour Mgr Pascal N’Koué, « le premier communicateur au monde, c’est Dieu lui-même. Il est à la fois parole et silence. Il faut savoir parler ou se taire, quand il le faut ». « Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Mais aujourd’hui avec l’Internet, on trouve tout ce qu’on veut. Malheureusement aujourd’hui, on ne parle plus de la formation de la conscience professionnelle et de la volonté de faire ce qui est bien, les deux piliers qui font la personnalité de quelqu’un », a déploré l’archevêque. « On peut distinguer ce qui est bien et ne pas avoir la volonté de le faire. Malheureusement, le mensonge étant toujours plus attrayant que la vérité, on raffole des fausses nouvelles », explique-t-il. « C’est là où le Pape parle justement de discernement », rappelle-t-il. A l’en croire, les professionnels des médias ont entre leurs mains un instrument beau et dangereux en même temps. « Un instrument à double tranchant », a estimé Mgr Pascal N’Koué. « Cultivez en vous la crainte de Dieu. La Bible dit que c’est le début de la sagesse », a-t-il lancé en direction des professionnels des médias.
Avant lui, le révérend-père Fulgence Mèhouénou a procédé à un aperçu commenté en lien avec le terme, de la loi 2017-20 du 20 avril 2017 portant Code du numérique au Bénin qui vient d’être promulguée?

Société 14 mai 2018


Lancement du projet Sécurité routière: Un partenariat Cnsr-Handicap International pour sauver des vies

Améliorer le niveau de sécurité des usagers de la route en général et des plus vulnérables en particulier, préoccupe le gouvernement, selon Didier Yabi, représentant du ministre des Infrastructures et des Transports. Il l’a fait savoir lors du lancement du projet Sécurité routière, vendredi 11 mai dernier à Ekpè. C’était en présence des acteurs et partenaires.

Le projet Sécurité routière lancé, vendredi 11 mai dernier à Ekpè par Didier Yabi, représentant du ministre des Infrastructures et des Transports, vise à « promouvoir la prévention routière au Bénin en particulier dans les départements de l’Atlantique et du Littoral ». Préoccupation à l’échelle mondiale, la lutte contre les accidents de la route se pose désormais au Bénin comme un enjeu de santé publique, une cause d’intérêt national. Des suites de ces sinistres qui surviennent sur le chemin de l'école, en voyage ou encore au cours du trajet service-domicile, des milliers de personnes, plus de 4000 au Bénin, passent de longues semaines d’immobilisation à l’hôpital et beaucoup d’entre elles ne parviennent plus jamais à vivre, travailler ou jouer comme elles le faisaient auparavant.
Au regard des nouveaux enjeux de la sécurité routière, relève Didier Yabi, la question de la structuration du cadre institutionnel et réglementaire de la sécurité routière se pose avec insistance. « L’opportunité du renforcement des institutions et d’une actualisation de l’arsenal législatif et réglementaire de gestion de la sécurité routière est partagée par tous », fait observer le représentant du ministre. Le bien-être de tous et partant la régression de la pauvreté sont assujettis au succès des politiques de prévention et de sécurité qu’il importe de réussir à collectivement mettre en œuvre, justifie-t-il.
Convaincu de la pertinence des objectifs attachés au partenariat entre le Cnsr et Handicap International et de la détermination des parties prenantes, Didier Yayi a lancé le projet Sécurité routière, fruit du partenariat Cnsr - Handicap International.
Selon Juste Clotoé, représentant de Handicap International, les expériences accumulées par son organisation ont été possibles grâce à l’appui de la Coopération belge au Développement (Dgd). Handicap International, poursuit-il, par ses interventions, œuvre à renforcer les législations, les politiques et autres normes nationales, à assurer des changements comportementaux relatifs aux principaux facteurs de risques que constituent le non-port de la ceinture de sécurité et du casque, la conduite en état d’ivresse ou l’excès de vitesse. Elle est prête à relever les défis actuels en initiant le projet Sécurité routière financé par la Dgd pour la période 2018 à 2021.
Ledit projet prévoit d’améliorer, convient Aubin Adoukonou, directeur général du Cnsr, à améliorer la situation des usagers de la route à travers une gestion efficace de la sécurité routière au Bénin. Il entend contribuer à renforcer les capacités organisationnelles et opérationnelles du Cnsr. Il a réaffirmé la disponibilité de son institution à accompagner et réaliser le projet pour le bonheur de la tranche des 15 à 29 ans.
Aubin Adoukonou plaide pour l’élaboration et le vote d’un nouveau code de la route pour répondre aux défis actuels.

Société 14 mai 2018


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