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Nouvelles

Dérèglement climatique: Un changement de comportement exigé des populations
Le département du Littoral ressent aussi les effets pervers des changements climatiques à l’instar d’autres régions du Bénin. Une telle situation nécessite le renforcement des capacités des acteurs des Organisations non gouvernementales qui font des plaidoyers pour un changement de comportement des populations pour assurer la résilience. Dans le département du Littoral, les changements climatiques se manifestent par les poches de sécheresse, la chaleur qui est très intempestive, les inondations, …, souligne Carin Karl Atondé, chargé de programme à Jeunes volontaires pour l’environnement. C’est une question sur laquelle les Organisations de la Société civile peuvent renforcer leurs connaissances pour mener à bien des plaidoyers dans le cadre des actions contre les effets pervers des changements climatiques. Les Organisations de la Société civile s’investissent dans le combat perpétuel contre les changements climatiques avec le soutien des autorités gouvernementales, d’après le chargé de programme. Ce qui reste, c’est la volonté des populations elles-mêmes pour aller vers la résilience. Carin Karl Atondé estime que ce qui incombe à la population pour accroître la résilience face aux changements climatiques est énorme. « Il faut que les populations intègrent la notion de changement climatique dans leur quotidien. Comme le Covid-19 s’est immiscé, on ne peut pas nier l’existence des changements climatiques », note-t-il. « Après la prise de conscience, il faut que les populations changent leur mode de consommation et de production. Il faut que chacun à son niveau change ses habitudes en posant des actes qui contribuent un tant soit peu à réduire les effets des changements climatiques pour plus de résilience », a ajouté Carin Atondé. Il évoque par exemple la gestion des déchets qui est devenue un sujet préoccupant. Selon lui, très peu de Béninois savent comment faire un tri sélectif des déchets au niveau des ménages. Cet acte, souligne-t-il, est déjà quelque chose dans le changement des habitudes. Il conseille d’opter pour des modes de production beaucoup plus durables avec la réduction de l’utilisation d’engrais dans les différents types de cultures et de bannir l’usage des sachets plastiques pour enfin se conformer à l’esprit de la loi n°2017-39 du 26 décembre 2017 y relative dont la mise en application peine toujours à prendre. Il convient d’avoir un comportement écoresponsable, comme il l’a suggéré, afin d’arriver à bout de ces sacs plastiques qui dégradent le cadre de vie. L’usage des sacs réutilisables et des emballages biodégradables est préférable aux sachets plastiques non biodégradables servis dans les marchés. A cela s’ajoute la question de la consommation énergétique. L’utilisation rationnelle et durable de l'énergie réduit l’impact sur l’environnement.
Des Osc du Littoral mises à contribution
Dans la perspective d’une lutte réussie contre les changements climatiques, Carin Karl Atondé a indiqué que Jeunes volontaires pour l’environnement, membre du Pool thématique 6 de la Maison de la société civile, a bénéficié d’une formation sur l’environnement et les changements climatiques. Dans l’optique de restituer cette formation à d’autres Ong, Osc, mouvements ou autres activistes qui s’intéressent à cette thématique, une séance a été organisée à l’intention d’une vingtaine d’Osc opérant dans le Littoral. L’objectif est de renforcer les connaissances des membres d’Organisations de la Société civile et de partager avec eux les leviers d’actions indispensables pour conduire efficacement des actions de plaidoyer et de sensibilisation dans le domaine de l’environnement et des changements climatiques. Ils ont été outillés sur le cadre juridique et politique en matière d’environnement et de changement climatique, les grands enjeux et défis liés à la gestion environnementale et un aperçu des programmes nationaux phares dans le domaine de l’environnement et des changements climatiques ainsi que quelques projets y afférents. Carin Atondé est rassuré que ces Osc du Littoral disposent des éléments en termes de stratégie et de politiques publiques, de documents nationaux sur lesquels ils doivent s’appuyer pour faire leur plaidoyer, leur lobbying sur tout ce qui touche à l’environnement et aux changements climatiques. Car, les effets des changements climatiques se ressentent chaque jour avec le dérèglement des saisons et leurs conséquences sur la production agricole, d’après Carin Atondé.
Les atouts du Bénin
« Le Bénin fait quand même des efforts en se dotant de différents documents politiques, plans ou stratégies », se félicite le chargé de programme. Il cite à titre d’exemples le Plan national d’adaptation, la stratégie nationale du Bénin pour la mise en œuvre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (2003), le Programme d'action nationale d'adaptation aux changements climatiques du Bénin- Pana (2008), première et deuxième communications nationales du Bénin sur les changements climatiques, la stratégie de développement à faible intensité de carbone et résilient aux changements climatiques 2016–2025, les Contributions prévues déterminées au niveau national du Bénin …. qui constituent des outils permettant d’orienter les actions dans le cadre de l’atténuation des effets des changements. « On constate qu’il y a une panoplie d’actions qui sont menées par le gouvernement, les organismes gouvernementaux et les Ong et Osc qui s’investissent dans le domaine. En tant qu’Ong, nous apportons notre contribution à la lutte contre les changements climatiques au Bénin en essayant de mettre en œuvre des projets qui contribuent à réduire l’émission des gaz à effet de serre, renforcer la résilience des communautés vulnérables. Tout ça mis ensemble montre qu’il y a une marche vers la résilience des populations », a martelé Carin Atondé. Son souhait est que ces actions se poursuivent pour le bien-être des populations. D’où l’implication des Osc sur le volet gestion des déchets solides ménagers, ville durable, assainissement, mise en terre de plants,…?
Environnement 11 mai 2021


Production durable de l’igname: Le projet de promotion des variétés tolérantes à la sécheresse lancé
La commune de Tchaourou, dans le département du Borgou, a servi de cadre, vendredi 7 mai dernier, au lancement du projet de promotion des variétés d'ignames tolérantes à la sécheresse à travers un système semencier Minisett (Vits-Minisett). C’est à l’initiative du Laboratoire société-environnement du professeur Mohamed Nasser Baco engagé pour la production durable de l’igname. Très consommée et appréciée au Bénin, l’igname est un tubercule qui fait l’objet de nombreux travaux de recherches qui visent à améliorer davantage sa qualité et la rentabilité de sa production. Le projet de promotion des variétés d'ignames tolérantes à la sécheresse à travers un système semencier Minisett (Vits-Minisett) dont le lancement a eu lieu, vendredi 7 mai dernier, à Tchaourou, dans le département du Borgou, participe de cette démarche. Chaque saison, ce sont d’importantes quantités d’ignames qui pourrissent, à défaut de pouvoir résister à l’âpreté du climat. Il s’agit surtout de certaines variétés comme le « laboko ». Convoitées et très prisées à cause de leur qualité, elles n’arrivent pas à être conservées pendant longtemps, à la grande déception de leurs nombreux consommateurs. D’où la nécessité de faire la promotion des ignames tolérantes à la sécheresse, la plupart des localités du septentrion reconnues productrices du tubercule étant souvent confrontées à cette situation climatique. En effet, initié par le Laboratoire société-environnement (Lasen) de l'Université de Parakou (Up) à travers le professeur Mohamed Nasser Baco, avec l'appui financier du Fonds national pour l'environnement et le climat (Fnec), ce projet vise plusieurs objectifs. Outre la promotion de ces variétés d'ignames, il vise également celle des pratiques de gestion durable des terres, par rapport à leur production. Il participe à l’amélioration de la sécurité alimentaire des ménages ruraux au Bénin. De façon spécifique, il s'agira, entre autres, d'adapter la technique de Minisett aux variétés locales d'ignames tolérantes à la sécheresse au Bénin; de promouvoir les meilleurs modèles d'affaires et les bonnes pratiques climato-sensibles de production des semences d'ignames, puis de renforcer les capacités des semenciers et producteurs d'ignames sur les pratiques de gestion durable des terres, ont précisé les différents intervenants au cours de la cérémonie de lancement. Le projet doit être mis en œuvre dans les communes de Tchaourou et Ouéssè. D’une durée de 2 ans, il impactera 7 000 bénéficiaires dont 60 semenciers et 1200 producteurs d'ignames. La cérémonie a connu la présence de plusieurs acteurs du développement rural et de l’environnement. Parmi eux, il y avait le directeur départemental de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Borgou, Damien Hounkpèvi, son collègue du Cadre de vie et du Développement durable, Sanni Orou Pibou, et le représentant du directeur général du Fnec, Adam Bouko. Environnement 11 mai 2021


Entretien avec Joël Atayi Guèdègbé: « La Cour des comptes est un gendarme financier »
Nommée présidente de la Cour des comptes lors du conseil des ministres du mercredi 28 avril dernier, Ismath Bio Tchané Mamadou a la lourde mission de rendre visible et utile son institution. Et ce défi passe par la lutte contre la corruption. A travers cet entretien, Joël Atayi Guèdègbé, politologue et expert en bonne gouvernance, souligne qu’il n’y a pas de démocratie sans reddition de comptes, notamment des comptes financiers et que le rôle de la Cour des comptes est de veiller au bon emploi des fonds publics.
La Nation: Pourquoi une Cour des comptes ?
L’idée d’une Cour des comptes n’est pas nouvelle. A tout le moins, le Bénin disposait déjà d’une Chambre des comptes qui était prévue par la Constitution. A partir de 1994, vu l’adoption du traité de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) avec l’addition du volet économique et suite à la dévaluation de janvier 1994, il était devenu important pour les Etats d’adopter les moyens qui permettent de mieux assurer la convergence des économies des huit pays membres et de se surveiller mutuellement, parce qu’on ne peut pas mener des politiques économiques sans un instrument de contrôle fondamental qu’est la Cour des comptes. Premièrement, on a la mise à niveau réclamée au niveau communautaire. Secundo, on a la recherche de l’efficacité et d’une meilleure gouvernance dans la gestion et le contrôle des finances publiques. Cela n’est pas allé de soi si bien qu’en 2000, à travers la directive 2, l’Uemoa a rappelé encore à ses Etats membres l’exigence d’une Cour des comptes. L’un dans l’autre, avec la nécessité de la modernisation ou de l’amélioration de l’efficacité, il est apparu nécessaire d’élever la Chambre des comptes au niveau d’une Cour des comptes qui a des pouvoirs et des moyens plus conséquents par rapport à sa mission. Il faut se souvenir que la Cour constitutionnelle actuelle existait également sous forme de Chambre constitutionnelle de la Cour suprême depuis les années 60. Et pour tout dire, elle n’a jamais eu de rayonnement, de rendement encore moins de visibilité tant qu’elle n’était pas sortie de la Cour suprême. Chacun aura noté l’importance qu’a prise la Cour constitutionnelle dans notre dispositif institutionnel depuis 1994 qu’elle a été effectivement installée. C’est un peu avec les mêmes attentes que l’idée d’une Cour des comptes s’est progressivement diffusée et imposée jusqu’à l’avènement de la révision de la Constitution de novembre 2019 qui a consacré, à travers l’article 134, la création de la Cour des comptes et la définition de ses missions.
Quelles sont donc les missions dévolues à la Cour des comptes ?
Je vais vous renvoyer à la Constitution en ses articles 134-3 qui disposent que la Cour des comptes est la plus haute juridiction de l’Etat en matière de contrôle des comptes publics. Elle vérifie les comptes et contrôle la gestion des entreprises publiques et organismes à participation financière ou bénéficiant des fonds publics. Elle est l’institution supérieure de contrôle des finances publiques. En plus, la Cour des comptes veille au bon emploi des fonds publics. Les décisions de la Cour des comptes ne sont susceptibles d’aucun recours. On voit une analogie avec la Cour suprême et la Cour constitutionnelle. Ses décisions s’imposent aux pouvoirs exécutif, législatif ainsi qu’à toutes les institutions. Il est aussi précisé que la compétence, la composition, l’organisation et le fonctionnement de la Cour des comptes sont déterminés par une loi organique. La loi organique qui a été évoquée à ce niveau a été également adoptée par l’Assemblée nationale, le 31 décembre dernier, et a fait l’objet d’une promulgation. A la vérité, ce texte n’est pas encore disponible mais la Cour constitutionnelle en a fait l’examen de contrôle de constitutionnalité et on attend qu’un numéro lui soit attribué en tant que loi organique. Elle marque que c’est une institution comme les autres institutions de la République. L’actualité a remis tout ça au goût du jour avec la nomination de la présidente de la Cour des comptes lors du dernier conseil des ministres. L’article 134-4 stipule que le président de la Cour des comptes est nommé pour une durée de cinq ans par le président de la République après avis du président de l’Assemblée nationale et parmi les magistrats, les juristes de haut niveau, les inspecteurs des finances, les administrateurs du trésor ou des impôts, les administrateurs des services financiers, les économistes, les experts comptables ayant au moins quinze ans d’expérience professionnelle par décret pris en conseil des ministres. Il est aussi dit que le président est inamovible pendant la durée de son mandat qui est renouvelable une seule fois. Ses fonctions sont incompatibles avec la qualité de membre du gouvernement et l’exercice de tout mandat électif, de tout emploi public, civil ou militaire ou de toute autre activité professionnelle ainsi que toute fonction de représentation nationale.
Peut-on s’assurer réellement de l’indépendance des membres de la Cour des comptes ?
L’indépendance est une garantie formelle. Un magistrat qui a quinze ou vingt ans d’expérience en a plus vu manifestement et a, a priori, plus d’assurance pour toucher du doigt ce qui ne va pas que quelqu’un qui est en début de carrière. Nul n’est au-dessus de la loi. C’est le rôle de la Cour d’interpeller tout gestionnaire des finances publiques. Les différentes dispositions qui figurent dans la loi font en sorte qu’il y a des garanties d’indépendance pour le président, voire les autres conseillers. Par rapport à la mission, il y a une indication importante des prérogatives. C’est dans l’idée de l’indépendance de cette Cour que son budget est appelé à être adopté selon les moyens dont dispose notre pays. Il n’est pas question qu’elle vienne réclamer des moyens que notre pays n’aurait pas. Pour assurer l’indépendance de la Cour des comptes, il est crucial qu’elle n’attende pas le bon vouloir du ministère des Finances pour disposer des moyens nécessaires à sa mission. C’est à l’œuvre que l’opinion publique saura si l’institution viendra à bout des attentes et si elle est suffisamment indépendante de l’ensemble des pouvoirs y compris du gouvernement. L’indépendance ne veut pas dire hostilité des institutions mais cela implique une nécessaire collaboration. La séparation des pouvoirs ne peut être absolue mais c’est une manière de s’assurer qu’il n’y ait pas collusion sur le dos du peuple qui est souverain. D’ailleurs, il est dit que la Cour des comptes, à l’instar des tribunaux, rend ses arrêts au nom du peuple. L’accès à la Cour des comptes doit intervenir dans les conditions de qualité, d’excellence et d’intégrité et c’est à travers le mérite qu’on doit se retrouver au sein de cette institution comme dans les corps de l’Etat. Il faut espérer que les nouvelles lois qui seront prises pour compléter les dispositions de la Constitution la renforcent afin que nous puissions avoir un système assez solide, intègre et performant.
Dans l’optique d’avoir un système solide, intègre et performant, quels sont les défis que doit relever la nouvelle présidente de la Cour des comptes ?
La présidente de la Cour des comptes n’est pas toute nouvelle à la tâche. Il y a une forme de continuité dans la mesure où elle était présidente de la Chambre des comptes depuis trois ans. Mais elle arrive à la tête de la Cour, avec de nouveaux pouvoirs et de nouveaux moyens. Elle a la redoutable mission de rendre visible et utile la Cour des comptes. Il est urgent qu’au-delà de sa nomination, la Cour des comptes se trouve rapidement un siège. La loi organique a fixé le siège à Porto-Novo et il faut pouvoir identifier les locaux et qu’il soit assez fonctionnel pour la mission attendue. Les anciens membres de la Chambre des comptes devraient être reversés à l’effectif de la nouvelle Cour des comptes. Aussi, la question de recrutement va se poser. Il y a un certain nombre de décrets à prendre qui touchent notamment à la carrière des magistrats ainsi que le vote d’un collectif budgétaire pour insérer les moyens dont pourrait avoir besoin la Cour des comptes pour le restant de l’année qui vient de commencer. On espère qu’elle pourra se mettre au travail pour le semestre qui vient et aider au vote de la loi du budget de l’Etat. La Chambre des comptes, depuis 1999, a peu ou prou contribué à l’apurement des comptes de l’Etat par les déclarations de conformité, les examens qu’elle fait pour permettre au gouvernement de solliciter l’adoption du budget. Et ce défi attend aussi la nouvelle Cour des comptes. Une Cour des comptes n’est pas qu’un père fouettard auprès des comptables publics mais elle tiendra désormais responsables ces comptables publics. Le public a besoin de savoir ce qui a été fait comme contrôle au sommet de l’Etat et ceux qui les gèrent ont aussi besoin d’accompagnement. Une Cour des comptes a en réalité une mission d’audit. Il est aussi indispensable qu’une Cour des comptes s’organise pour penser à la question de l’archivage des documents. Non seulement, cela assure la possibilité d’avoir, à nouveau, accès aux documents à la suite des contrôles mais aussi de faire le meilleur suivi possible. Il faut aller vers la modernisation et l’utilisation des moyens informatiques. Ça fait partie des critères qui évaluent la bonne organisation d’une Cour des comptes. A tous les niveaux, la Cour des comptes doit nous donner l’image d’une institution avec des normes élevées de travail. D’ailleurs, on ne risque pas d’avoir suffisamment de conseillers et d’auditeurs pour le travail qui attend une Cour des comptes. A l’occasion, elle est appelée à s’appuyer sur des auditeurs externes ou sur l’audit privé, mais cela ne peut se faire qu’en référence à des normes spécifiques. La Cour des comptes doit être en mesure de garantir que le travail qu’elle fait faire pour rendre compte de la gestion de l’Etat réponde à des normes supérieures de contrôle. Elle a besoin vraiment que le gouvernement l’accompagne et que l’Assemblée lui accorde les moyens pour que la démocratie aboutisse un tant soit peu à ce niveau de reddition de comptes. Le contrôle a été souvent le maillon faible de notre démocratie. C’est à travers l’installation d’une juridiction supérieure comme la Cour des comptes que notre pays pourra, enfin, commencer à se doter des moyens techniques et institutionnels appropriés à une véritable lutte contre la corruption. Le président de la République doit être félicité pour son courage à mettre en place une institution indépendante comme la Cour des comptes qui rassure les citoyens de ce qu’au sommet de l’Etat et dans les administrations publiques, il y ait une bonne gestion des finances publiques.
N’y a-t-il pas une sorte de concurrence entre la Cour des comptes et la Cour de répression des infractions économique et du terrorisme (Criet)?
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) n’est pas en concurrence avec la Cour des comptes. Elle n’est pas explicitement prévue par la Constitution comme une institution judiciaire, mais elle relève de l’organisation judiciaire en vigueur au Bénin et est instituée par une loi. C’est une juridiction spéciale et non un tribunal ordinaire et elle prélève son personnel sur les tribunaux ordinaires. La Criet connaît des infractions alors que la Cour des comptes contrôle, fait l’audit, relève les dysfonctionnements et a l’obligation de dénonciation. Pendant les contrôles, la Cour des comptes peut tomber sur des situations de détournement. Il va sans dire que les conseillers de la Cour ont l’obligation de dénoncer ces situations et d’aller vers la demande de sanction. La Cour des comptes prononce quelques sanctions pécuniaires mais transfère aux autres Cours de l’ordre judiciaire ce qui est d’ordre pénal et, selon le cas, cela peut être orienté vers la Criet.
Qui a qualité pour saisir la Cour des comptes ?
La Cour des comptes n’est pas saisissable comme un tribunal ordinaire mais à travers la loi organique, il y a quelques possibilités. Fondamentalement, c’est elle-même qui définit son programme d’intervention. Au niveau institutionnel, malgré la séparation des pouvoirs, le gouvernement peut saisir la Cour des comptes pour le conseiller en matière de règlementation financière et pour aller plus loin dans certains contrôles. De l’autre côté, l’Assemblée nationale qui dispose de moins de moyens techniques pour connaître des comptes des sociétés des finances peut aussi actionner la Cour des comptes. Pendant qu’une commission d’enquête est en cours, elle peut demander le contrôle technique de la Cour des comptes. Egalement, elle peut demander conseil à la Cour des comptes sur le plan de la règlementation des lois. En France, aux Etats-Unis et au Canada, les gens tremblent devant le contrôle de la Cour des comptes. Or les contrôles ne sont pas faits seulement pour couper la tête des sujets. En moyenne au Bénin, il y a trois cents comptes à contrôler et il faut un effectif d’une soixantaine d’auditeurs pour faire un travail de qualité. Si nous avons une chambre des comptes squelettique, ça veut dire qu’on aurait une institution vidée de sa substance. C’est vraiment un gros gendarme financier qu’on est en train de mettre en place au Bénin et qui sera beaucoup mieux que les institutions spectaculaires.
Actualités 11 mai 2021


Cep 2021/Epreuves artistiques et sportives: La Couture, le Saut en hauteur et le Lancer de balle choisis
Les candidats au Certificat d’études primaires (Cep) session de juin 2021 seront évalués en Couture pour le compte de la discipline d’Education artistique (Ae) ; en Saut en hauteur et en Lancer de balle au titre de l’Education physique et sportive (Eps). Les trois épreuves ont été tirées au sort, vendredi 7 mai dernier à Porto-Novo, en présence du ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. Les candidats à l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session de juin prochain sont désormais fixés sur le reste des épreuves dans lesquelles ils seront évalués. Il s’agit de la Couture pour le compte de la discipline d’Education artistique (Ea) et du Saut en hauteur -Lancer de balle pour l’Education physique et sportive (Eps). Les trois matières de composition ont été tirées au sort, vendredi 7 mai dernier, à la direction départementale des Enseignements maternel et primaire de l’Ouémé à Porto-Novo. Le tirage a été fait par des écoliers du Cours moyen 2e année (Cm2) qui prennent part à cet examen en juin prochain. Ils avaient à choisir dans l’enveloppe sous plis fermés le Dessin ou la Couture au titre de l’épreuve d’Ea tandis que le couple d’épreuves Saut en hauteur/Lancer de balle a été tiré parmi quatorze matières d’Eps. Il s’agit de l’Endurance et le Grimper ; la Gymnastique et l’Endurance, la Gymnastique et le Lancer de balle, la Course de vitesse et le Grimper, la Course de vitesse et le Lancer de balle, l’Endurance et le Saut en hauteur, la Course de vitesse et le Saut en hauteur, la Gymnastique et le Grimper, la Gymnastique et la Course de vitesse, l’Endurance et le Lancer de balle, le Grimper et le Saut en hauteur, le Grimper et le Lancer de balle, la Gymnastique et le Saut en hauteur et enfin le Saut en hauteur et le Lancer de balle tiré. Ces tirages au sort ont été opérés dans la transparence totale à un mois du Cep, comme l’exigent les textes rappelés à l’entame de la cérémonie par le directeur des Examens et Concours (Dec) du Memp, Victor Adohinzin. Le ministre Salimane Karimou a prodigué de sages conseils aux candidats. « C’est lorsqu’on s’applique bien avant l’examen qu’on peut bien s’appliquer à l’examen », a-t-il dit. L’autorité ministérielle a invité enseignants et écoliers à mettre les jours restants à profit pour renforcer leurs compétences dans les trois disciplines retenues afin que le taux de réussite au Cep 2021 excède celui de 2020 qui était de plus de 84 %. Par Immaculée HOUEDETE (Stag). A/R Ouémé-Plateau Education 10 mai 2021


Passeport vaccinal pour la Covid-19: L’Union africaine émet des inquiétudes
Les pays africains n’approuvent pas l’idée de la mise en place d’un passeport vaccinal comme le projettent ou l’ont déjà fait certains pays du monde. Lors de la récente réunion extraordinaire des ministres africains du Transport aérien, l’organisation régionale a demandé aux pays ayant ce projet de passeport vaccinal, de s’en abstenir. Certains pays du monde comptent instaurer sur leurs territoires, le passeport vaccinal pour les personnes immunisées contre la Covid-19. L’outil sera, en effet, un préalable aux voyages internationaux. Mais l’idée d’un tel document sanitaire de voyage n’est pas du goût de l’Union africaine (Ua). Réunis par visioconférence, il y a quelques jours, les ministres des Transports du continent africain ont fait part de leurs inquiétudes par rapport à ce projet, et invité les pays qui veulent instaurer ce type de passeport à s’en abstenir. « La réunion a appelé tous les pays des différentes régions du monde qui ont introduit ou sont en train d’introduire des passeports vaccinaux comme condition préalable aux voyages internationaux à s’abstenir de le faire, étant donné que jusqu’à présent, le vaccin n’est pas disponible en nombre suffisant, comme l’a confirmé l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), et que le continent africain a un nombre considérable de ses citoyens qui n’ont pas encore reçu leurs doses de vaccin », lit-on à travers le communiqué de presse qui a sanctionné la réunion. Comme solution alternative au passeport vaccinal, les ministres des Transports des Etats membres de l’Ua, ont suggéré que le test Pcr ou le test antigénique soit maintenu comme seule exigence jusqu’à ce que les vaccins soient suffisamment disponibles. En outre, l’institution panafricaine encourage ses Etats membres à adopter le test numérique «dans la mesure du possible», en tant que certificat de santé vérifiable et plateforme fiable pour l’information des voyageurs, et à coordonner toutes les parties prenantes concernées pour la mise en œuvre du projet « Call for action on safe re-opening of borders », élaboré par le groupe de travail multisectoriel pour l’initiative « Saving lives, saving economies and livelihoods » mise en place par l’Union africaine. Au sein de l’Union européenne, plusieurs pays ont déjà annoncé vouloir mettre en place un passeport vaccinal (arrivée et départ de l’aéroport). C’est le cas, par exemple, de la Grèce, de l’Italie, du Portugal, de Chypre, de la Hongrie, de la République Tchèque, du Danemark et de la Suède. Ces pays ont aussi indiqué qu’ils sont en train de réfléchir à mettre en place ce certificat pour qu’il serve d’accès à certains lieux d’activités culturelles ou sportives. Mis à part les quelques pays européens cités, l’Israël et le Maroc ont, eux-aussi, fait part de leur volonté d’instaurer ce type de passeport. Santé 10 mai 2021


Harcèlement sexuel en milieu universitaire: Éléonore Yayi Ladékan à l’assaut du phénomène à l’Université de Parakou
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Éléonore Yayi Ladékan, était à l’Université de Parakou, vendredi 7 mai dernier. C’est dans le cadre de sa tournée de sensibilisation au harcèlement sexuel en milieu universitaire qu’elle a démarré depuis quelques semaines par l’Université d’Abomey-Calavi. Elle a profité de cette occasion pour procéder à l’inauguration d’un amphithéâtre à la Flash de ladite université. Malgré les engagements pris par le gouvernement pour le réprimer, le phénomène du harcèlement sexuel en milieu universitaire continue de dicter sa loi au Bénin. En témoigne la quinzaine de cas qui y a été déplorée. L’approche envisagée par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Éléonore Yayi Ladékan, pour en arriver à bout, l’a conduite, vendredi 7 mai dernier, à l’Université de Parakou où, il y a également eu des interpellations, sans oublier des cas de suspicions et de dénonciations. C’est pour sensibiliser les acteurs de ce campus. A l’occasion, un certain nombre de mesures, si possible, disciplinaires, ont été prises pour dissuader les auteurs de cette pratique. En effet, pour une lutte efficace contre le phénomène, ses auteurs peuvent même être relevés de leurs fonctions après enquête et audition d’une commission administrative. Par rapport à certains cas, la justice peut être sollicitée pour se prononcer. La ministre est également revenue sur la conduite à tenir pour ne pas être victime. Selon elle, pour éradiquer ce fléau, tous les acteurs du système éducatif sur ce campus ont un rôle à jouer. A sa suite, le recteur de l’université, Prosper Gandaho, a aussi fait des recommandations et prodigué des conseils pour combattre le phénomène. Diverses communications sur des thématiques relatives au harcèlement ont été présentées. Les professeurs Diane Gandonou, Clarisse Tama, Christine Ouinsavi, Mocktar Adamou et le deuxième vice-recteur de l’université, Holden Fatigba se sont succédé pour les exposer. Par ailleurs, profitant de son passage, la ministre a procédé à l’inauguration du nouveau décanat de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash). La cérémonie a consisté en la remise officielle des clés des locaux aux responsables dudit établissement. Education 10 mai 2021


Réussite professionnelle: Mtn à l’avant-garde de l’accompagnement de la jeunesse
Les étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi se sont donné rendez-vous pour la Master Class organisée par l’opérateur de téléphonie mobile Mtn sur les étapes de la réussite professionnelle, samedi 8 mai dernier. Entretenus par Vincent Kadio, coach ivoirien et Viviane Sissuh, directrice des Ressources humaines de Mtn Bénin, ils s’en sont sortis édifiés quant à leurs projets de vie. L’amphithéâtre Houdégbé du campus universitaire d’Abomey-Calavi affichait comble au démarrage de la Master Class organisée par l’opérateur de téléphonie mobile Mtn à l’endroit des étudiants. Face à ces derniers, ce samedi 8 mai, Vincent Kadio, coach ivoirien de grande renommée et Viviane Sissuh, directrice des Ressources humaines de Mtn Bénin pour animer cette séance portant sur les étapes de la réussite professionnelle. Viviane Sissuh a été la première à prendre la parole pour donner aux participants les clés qu’il faut pour s’assurer une réussite dans sa vie professionnelle. Partant de son expérience personnelle, elle fera savoir aux étudiants que leur avenir se prépare depuis le choix de leur filière après le baccalauréat. Une option faite en fonction des opportunités de l’heure et des aptitudes des concernés. Il faille tenir compte des compétences que réclament aujourd’hui les entreprises. Face au progrès et à l’évolution des métiers, les jeunes sont appelés à opérer les bons choix et à se mettre à jour. La directrice des Ressources humaines leur fera part de la préparation d’un entretien d’embauche une fois lancés sur le marché de l’emploi, leur formation achevée. Ainsi que des erreurs à éviter quand ils passent un entretien de recrutement. Elle insistera sur la ponctualité, la confiance en soi, la tenue face aux recruteurs. Une fois recrutés, les employés, à son avis, ne devraient nullement manquer d’être en apprentissage continu. Aussi professionnels qu’ils soient, ils ont besoin d’acquérir des connaissances pour se mettre à jour et savoir combler leur équipe quand ils en viennent à être des responsables. Faire en sorte d’être le meilleur maillon de la chaîne une fois dans une entreprise. Une communication assez dynamique et participative qui aura suscité bien d'enthousiasme de la part de son auditoire resté attentif de bout en bout. Préoccupés par leur devenir, nombre d’entre les participants ont montré combien cette séance a été assez pertinente pour eux.   Les clés de réussite L’intervention du coach ivoirien Vincent Kouadio n’en est pas moins. A l’endroit des participants, ce dernier a indiqué que le secret de la carrière professionnelle, « c’est déjà commencer à avoir un Cv percutant ». Selon ses dires, « il y a un certain nombre d’éléments qu’on doit mettre sur le Cv qui font que le recruteur a l’envie de nous prendre. Tout commence par la compétence. On a les diplômes mais ce que les entreprises achètent, c’est notre compétence, notre capacité à produire des résultats. L’essentiel de mon message, c’est vous dire qu’en tant qu’étudiants, c’est maintenant qu’il faut chercher à acquérir les compétences. Les offres d’emploi sont déjà disponibles et on sait exactement de quoi les entreprises ont besoin. Si je développe les compétences aujourd’hui en tant qu’étudiant dans la vie associative, je peux vendre cette compétence demain dans la vie professionnelle ». S’agissant des astuces sur l’entretien d’embauche, il cite la capacité pour le candidat à l’emploi de bien se tenir et montrer toute la valeur ajoutée qu’il apporte à l’entreprise. Il les encouragera à utiliser le temps qu’ils ont en dehors des cours pour pouvoir entrer dans la vie professionnelle afin de gagner de la compétence. Ce qui facilitera demain leur insertion professionnelle. La séance d’information des étudiants sur les étapes de la réussite professionnelle s’inscrit, selon Viviane Sissuh, dans la dynamique du réseau de téléphonie mobile Mtn d’accompagner la jeunesse en vue de la préparer pour son insertion professionnelle. « L’un des grands programmes du gouvernement béninois est de donner à la jeunesse les outils nécessaires pour être compétitive sur le marché du travail. Mtn a pensé qu’il serait utile dans cette même lancée d’accompagner la jeunesse en lui donnant ces compétences dont elle a besoin pour pouvoir être de bons professionnels demain », ajoute-elle. Pour Jean Christophe Bobda, directeur commercial de Mtn Bénin, l’intérêt que porte l’opérateur de téléphonie mobile à la réussite professionnelle de la jeunesse n’est point à démontrer. Les initiatives entrant dans ce cadre sont nombreuses et tiennent aux plans de formation pour préparer la cible à faire face à la vie professionnelle à travers des outils adéquats. Ces initiatives, annonce-t-il, seront étendues à toutes les villes du Bénin pour impacter toutes les communautés? Société 10 mai 2021


Pag et solutions au chômage des jeunes: Le regard de Roland Riboux
En plus de promouvoir les formations professionnelles, l’Etat béninois peut aussi s’attaquer à l’illettrisme des adultes pour aider à des formations à tous les niveaux afin que les adultes analphabètes qui travaillent déjà puissent mieux contribuer au développement du pays, préconise Roland Riboux, président du Conseil des investisseurs privés du Bénin (Cipb). Il apprécie également le bilan du Programme d’action du gouvernement dans plusieurs secteurs clés. La cause du chômage des jeunes au Bénin est l’inadéquation entre les formations existantes et les besoins du marché de l’emploi. Le gouvernement l’a déjà diagnostiqué et tout le monde le sait, rappelle Roland Riboux, président du Conseil des investisseurs privés du Bénin (Cipb), invité jeudi dernier, sur les plateaux du Club de l’Economiste. Il crève ainsi l’abcès à la suite d’une série de questions qui lui ont été posées sur la problématique et rappelle les solutions adéquates pour inverser la tendance. « Donc, on forme des gens en quantité sur des choses qui ne servent pas à grand-chose (…). Il faut complètement modifier la façon de voir les études et faire en sorte qu’il y ait davantage de gens qui soient formés pour les besoins du pays en agriculture, en industrie, etc. de façon que les gens qui sortent puissent trouver rapidement du travail », insiste le premier responsable du Cipb. Et c’est justement dans cette perspective que le gouvernement béninois, dans son plan de remédiation, a passé un accord avec une école à Versailles pour former six cents formateurs des formateurs en technique dans différents domaines tels que l’électricité et la plomberie. Là-dessus, le président du Cipb pense que c’est ce genre de projet qui devrait permettre d’avoir des éducateurs formés qui reviendront au pays pour former efficacement les formateurs des lycéens afin que le pays ait des diplômés vraiment qualifiés. En plus de l’inadéquation entre l’offre et la demande, le Bénin souffre de « l’illettrisme de ses citoyens adultes », selon Roland Riboux. Il s’agit d’ « un problème général qu’il faut prendre à bras-le-corps », recommande-t-il. Le président du Cipb donne l’exemple de Cuba qui, explique-t-il, est parvenu à se débarrasser de l’illettrisme et dont les méthodes ont fait école dans plusieurs pays. Il pense qu’il serait intéressant que le gouvernement béninois se penche sur la question. « Sinon, (vous aurez toujours) une bonne partie de la population qui est exclue du véritable développement même si elle travaille dur la terre. C’est un bon moyen pour aider à des formations à tous les niveaux. Ces personnes pouvaient mieux travailler si elles ont la possibilité d’avoir accès à la lecture et à l’écriture », détaille le président du Cipb. Parlant toujours de formations et besoins du marché de l’emploi, Roland Riboux note que beaucoup d’apprenants béninois sont brillants en mathématiques et qu’ils pourraient contribuer au secteur du numérique. Il propose alors au gouvernement qui met en œuvre un projet dans ce sens d’expérimenter « la méthode de Singapour en maths, qui est bien meilleure par rapport aux méthodes traditionnelles actuelles », car elle permet de détecter davantage de jeunes talents dans le domaine.
Pag 2016-2021
En tant qu’investisseur, patron d’entreprise, installé au Bénin depuis plusieurs années, Roland Riboux a vu plusieurs présidents passer. Une petite comparaison lui permet de conclure que le régime Talon fait des efforts considérables en matière de gouvernance et d’actions de développement. « D’abord, il y a un plan que le gouvernement a établi et s’efforce de suivre. Ensuite, il y a un effort d’assainissement en particulier dans les finances et la façon de gérer un certain nombre de choses et enfin, il y a un souci de mieux gérer les choses qui sont fondamentales pour que le pays fonctionne en général. Vous voyez, on confie aux experts la gestion de l’électricité, du port, de l’aéroport. Je pense que c’est des choses qui vont permettre au pays de bien fonctionner », assure-t-il tout en soulignant que le régime ne peut pas tout faire à la fois. Parlant du pouvoir actuel, ce que Roland Riboux apprécie chez lui, « c’est cette façon d’analyser les problèmes et de commencer par y remédier ». Pour lui, c’est déjà un gros effort qu’a fait le gouvernement en mettant en place un tel Pag. S’agissant de l’impact des réformes sur les entreprises privées, le patron du Cipb affirme que l’énergie était « une horreur, il n’y a pas si longtemps » mais que cela s’améliore même si ce n’est pas encore parfait. « On ressent déjà les effets positifs de ce qui est en place », se réjouit-il. Il apprécie également les travaux routiers achevés ou en cours et bien d’autres réformes comme celle de l’extension de la fiscalité à l’ensemble de la population. Sur la liste des actions à améliorer, Roland Riboux note les petites coupures d’électricité mais espère qu’il y aura, dans peu temps, un jus de bonne qualité après les travaux annoncés. Sur le contenu du Pag 2016-2021, le président du Cipb regrette que l’Exécutif béninois n’ait pas suffisamment pris en compte la filière industrie. Cependant, il se dit « persuadé que le second quinquennat va porter sur des choses très précises », dans ce sens. Aussi souhaite-t-il que le dialogue soit maintenu et étendu entre les acteurs du monde des affaires. « Il faut mettre la Chambre de commerce en avant pour qu’elle puisse de façon formelle créer un grand groupe qui pourrait discuter avec les ministères, de futures évolutions (…). », préconise-t-il. Selon lui, quelles que soient les idées des membres du gouvernement, il serait bien qu’il y ait des échanges avec le secteur privé.
Actualités 10 mai 2021


Ministère de l’Energie: Le processus budgétaire 2022 lancé
Le ministère de l’Energie a lancé, vendredi 7 mai dernier à Cotonou, le processus d’élaboration de son budget 2022 et du Document de programmation pluriannuelle des dépenses (Dppd 2022-2024). Le calendrier budgétaire est dévoilé à la faveur d’une conférence de performance. C’est parti pour l’élaboration du budget 2022 du ministère de l’Energie. Le processus est lancé avec une conférence de performance qui a réuni, vendredi dernier, par visioconférence (Covid-19 oblige!), les principaux acteurs. Sous la houlette d’Armand Raoul Dakèhoun, directeur de cabinet du ministre, les objectifs globaux fixés pour le triennal 2022-2024 assortis d’indicateurs de performance sont annoncés, après une revue des résultats issus de l’évaluation sommaire de la conférence de performance au cours des trois dernières années. Les actions pour 2022 devront être en cohérence avec cinq priorités. Il s’agit de : la consolidation des bases de la fourniture des services énergétiques de qualité et en quantité, la promotion de la diversification des sources d’énergie, l’amélioration de l’accès de tous à l’énergie et la sécurisation de son utilisation, le renforcement des réformes sectorielles et institutionnelles et la promotion d’une gouvernance sectorielle efficace, précise M. Dakèhoun. Selon Hermann Zimé, directeur de la Programmation et de la Prospective (Dpp) du ministère de l’Energie, le calendrier budgétaire interne s’étale jusqu’en octobre. La conférence de performance sera suivie de l’élaboration du Document de programmation pluriannuelle des dépenses (Dppd 2022-2024) du ministère. L’esquisse de cet outil de planification et de gestion des ressources financières est déjà réalisée. Dès le mois de juin, démarre un plaidoyer de sensibilisation sur les besoins du ministère avant la constitution des dossiers d’information. Suivront le décryptage de la lettre de cadrage avec le choix des priorités du ministère et leur validation par le ministre avant la proposition de répartition des crédits. Une discussion interne aura lieu en juillet sur ladite proposition suivie de l’approbation du projet du budget du ministère, la finalisation des dossiers d’information sur chaque projet et des documents d’arbitrage. Une conférence de budgétisation aura lieu en août et sera marquée par l’actualisation du Dppd, l’élaboration du Projet annuel de performances (Pap), du Plan de travail annuel (Pta 2022), etc.
Consolider les acquis
Le ministère de l’Energie fait partie des sept ministères pilotes expérimentant la gestion du budget en mode Programme, rappelle Armand Dakèhoun. Ainsi, la programmation et l’exécution du budget 2022 du département se feront suivant la nouvelle nomenclature budgétaire de l’Etat par programmes pluriannuels. « Les défis à relever sont donc très grands en termes de rigueur dans la planification afin que les ressources à accorder au département par le ministère de l’Economie et des Finances, permettent de réaliser les nobles objectifs », estime le directeur de cabinet du ministre. Il est question de consolider les acquis des exercices récents et de corriger les faiblesses pour l’optimisation des ressources et la transparence dans la budgétisation. Si l’esquisse du Dppd s’arrime au Cadre de dépenses à moyen terme (Cdmt) tendanciel, le manque de certaines valeurs réalisées ne facilite pas la définition de valeurs cibles, fait remarquer le Dpp. Aussi, la non-participation de certains acteurs ne permet pas de cerner toutes les activités importantes devant faire l’objet de budgétisation, ajoute Hermann Zimé. Une situation qui donne lieu à des rattrapages, des réallocations et des transferts de crédits en cours d’exercice. Les recommandations formulées sont relatives à la disponibilité des statistiques et des données nécessaires pour le calcul des indicateurs, la fourniture de la copie de tous les contrats signés sur les projets pour un suivi régulier des chantiers en cours et une meilleure planification des décomptes.
Actualités 10 mai 2021


Opérations de déstabilisation du Bénin: Le gouvernement s’engage à préserver la paix et la sécurité
Une nouvelle cargaison de munitions de calibre 12 mm en partance pour le Bénin a été interceptée le 30 avril dernier par les autorités togolaises à quelques mètres de la frontière avec le Ghana à la suite de la première découverte dans la commune de Bantè, le même jour. Lors d’un point de presse, samedi 8 mai dernier à son cabinet, Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a fait savoir que ces actes font état sans aucun doute d’un plan de déstabilisation du Bénin. Il note que le gouvernement poursuivra ses efforts en vue de garantir la paix et la sécurité aux citoyens. Le vendredi 30 avril 2021, la police républicaine a, au détour d’un accident mortel de la circulation survenu vers 5 heures du matin à hauteur du village Agbon, arrondissement d’Atokolibé, commune de Bantè, mis la main sur une cargaison de 70 000 cartouches de calibre 12 mm. Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, lors d’un point de presse tenu, samedi 8 mai dernier, à son cabinet, a précisé que tous les recoupements faits indiquent que ladite cargaison était destinée à être livrée dans les localités de Gouka et Akpassi dans la même commune. Ce dossier, affirme-t-il, est déjà aux mains de la justice et les enquêtes sont en cours pour que toute la lumière soit faite sur ses tenants et ses aboutissants. C’est dans ce contexte, poursuit-il, que les autorités togolaises ont révélé avoir arraisonné, le même vendredi 30 avril 2021, aux environs de 1h du matin, une voiture immatriculée TG 8827 AH dans la ville de Lomé, à quelques centaines de mètres de la frontière avec le Ghana. La fouille dudit véhicule a permis de retrouver deux cartons contenant au total 1300 cartouches de calibre 12 mm soigneusement dissimulés sous des bagages. Il note que parmi les personnes se trouvant à bord du véhicule, figure un Béninois qui a déclaré avoir acquis lesdites cartouches au Ghana pour les acheminer au Bénin. Sacca Lafia a profité de l’occasion pour remercier les autorités politiques et la police togolaise pour leur engagement sans équivoque dans la lutte contre la prolifération des armes et munitions destinées à troubler la paix et la quiétude dans la sous-région. «Je me félicite particulièrement de la coopération agissante qui existe entre nos deux pays et rassure que le Bénin continuera de jouer convenablement sa partition », a-t-il fait savoir. Par ailleurs, indique-t-il, cette prise en territoire togolais, ajoutée à celle de 70 000 cartouches saisies par la police républicaine, achèvent de convaincre du sérieux des informations faisant état d'un plan de perturbation de la quiétude nationale, de déstabilisation du Bénin et de menaces graves à son intégrité. En outre, ajoute-il, ces prises interviennent à la suite d’appels publics lancés par certains acteurs politiques en faveur d’un soutien conséquent à des personnes armées appelées chasseurs, auteurs des actes graves enregistrés dans les communes de Savè, Bantè et Tchaourou dans le cadre de l’élection présidentielle du 11 avril dernier. En tout état de cause, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique rassure que le gouvernement poursuivra ses efforts en vue de garantir la sécurité et la paix sur toute l’étendue du territoire national. Actualités 10 mai 2021


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