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Nouvelles

A la suite de plusieurs pays et institutions internationales: L’Ua félicite Patrice Talon pour sa réélection
Pour avoir été reconduit à la tête du Bénin, Patrice Talon reçoit les félicitations de l’Union africaine (Ua). La lettre envoyée au chef de l’Etat béninois est signée du président de la Commission de l’Ua, Moussa Faki Mahamat. Après la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao), l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et plusieurs autres institutions internationales et chefs d’Etat et de gouvernement, c’est au tour de l’Union africaine (Ua) d’adresser ses vives félicitations au président béninois, Patrice Talon, reconduit à la magistrature suprême au terme du premier tour de la présidentielle du 11 avril dernier. « En cette heureuse occasion, il me plait de vous adresser mes chaleureuses félicitations et celles de l’ensemble de la Commission de l’Union africaine… », écrit le président de ladite Commission, Moussa Faki Mahamt, dans sa lettre de félicitation. Le diplomate d’origine tchadienne formule également ses bons vœux pour le futur quinquennat du chef de l’Etat béninois. « Il me plait (également) de vous adresser (…) mes vœux de réussite dans cette haute et exaltante responsabilité », affirme-t-il. Moussa Faki Mahamat profite de sa correspondance pour réaffirmer la disponibilité de la Commission de l’Union africaine à travailler avec le régime Talon. Aussi rend-il hommage au peuple béninois pour sa maturité politique. « La Commission de l’Union africaine réaffirme sa solidarité avec le peuple béninois et réitère sa disponibilité à travailler avec vous (Patrice Talon, Ndlr) pour consolider la paix et la mise en œuvre de l’Agenda continental. Je voudrais aussi rendre un hommage mérité au peuple béninois qui, par cette élection, confirme une fois de plus sa maturité politique et son attachement aux valeurs démocratiques », indique le président de la Commission de l’Ua, Moussa Faki Mahamat. Rappelons que l’Ua avait dépêché une mission d’observation électorale au Bénin dans le cadre de la tenue du scrutin présidentiel dernier. Dans sa déclaration de fin de séjour, la mission a apprécié le bon déroulement de l’élection sur l’ensemble du territoire national. Actualités 30 avr. 2021


Dialogue de haut niveau « Nourrir l’Afrique » 2021: Renforcer les systèmes agricoles pour la sécurité alimentaire
« Nourrir l'Afrique : leadership pour intensifier les innovations réussies », c’est le thème d’un dialogue de haut niveau qui réunit, les 29 et 30 avril, des dirigeants africains et du monde. Il est question de renforcer les systèmes alimentaires à travers une agriculture climato-intelligente axée sur la technologie. Quelque 246 millions d’Africains se couchent chaque nuit le ventre vide. Ce chiffre montre l’ampleur de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique qui regorge des 60 % des terres arables au monde. La pandémie de Covid-19 a exacerbé la situation déjà critique du fait des effets pervers du changement climatique, de l’aggravation de la fragilité et de la multiplication des conflits et d’événements comme l’invasion de criquets. Ainsi se présente la problématique au centre du dialogue de haut niveau « Nourrir l’Afrique» édition 2021 qu’organisent, les 29 et 30 avril par visioconférence, la Banque africaine de développement (Bad) et le Fonds international de développement agricole (Fida), en partenariat avec le Forum pour la recherche agricole en Afrique (Fara) et le Partenariat mondial de recherche pour le développement (Cgiar). Sous la modération d’Agnes Kalibata, envoyée spéciale du secrétaire général des Nations Unies, les échanges entre les chefs d’Etat, les ministres de l’Agriculture, de l’Economie et des Finances du continent et autres responsables d’institutions panafricaines et mondiales, se déroulent autour du thème « Nourrir l’Afrique : leadership pour intensifier les innovations réussies ». L’Afrique doit trouver les voies et moyens pour lutter non seulement contre la pandémie de Covid-19 mais aussi et surtout la faim qui fait peser une menace plus grande sur le continent, a souligné Akinwumi A. Adesina, président de la Bad à l’ouverture de l’événement. Pour ce faire, il faut renforcer de toute urgence les systèmes alimentaires dans le cadre des efforts déployés pour surmonter la pandémie et renforcer sa résilience des pays africains, indique-t-il. Chiffres à l’appui, il souligne que d’énormes efforts ont été fournis mais ils sont loin de combler les attentes. D’où il importe d’adopter des politiques adéquates et une synergie d’actions pour favoriser l’accès au financement, le développement de la recherche agricole et la dissémination des résultats, la créativité des jeunes et des femmes dans l’agriculture et la transformation agro-alimentaire. Le président de la Bad insiste sur le financement et la mise à disposition des technologies d’amélioration des variétés de culture et de transformation agricole au profit des agriculteurs et autres promoteurs de l’agrobusiness.
Recherche et opportunités
Pour atteindre l’objectif ‘’faim zéro’’ sur le continent, M. Adesina dit compter sur le leadership des hauts dirigeants et un partenariat multilatéral puissant. L’ancien ministre togolais, Gilbert F. Houngbo, président de la Fida, s’est appesanti sur l’importance et l’apport de la recherche dans l’amélioration de la sécurité alimentaire, l’accès aux marchés des produits et la réduction des importations. La lutte contre le gaspillage alimentaire sur le continent reste également un cheval de bataille, estime-t-il. Pour Tony Blair, ancien premier ministre du Royaume-Uni (1997- 2007) et président exécutif de l’Institute for Global Change (Igc), il importe que la technologie africaine encore sous-estimée et sous-exploitée se développe surplace sur le continent, notamment en termes d’irrigation, de fertilisants. La création de bonnes circonstances pour les entreprises qui s’intéressent à ces technologies, le développement des centres de recherche et une meilleure gouvernance du secteur agricole sont aussi nécessaires pour profiter des opportunités, ajoute-t-il. Au terme des travaux, des recommandations seront faites en vue d’étendre les activités de recherche, de développement agricole et de transformation, les circuits de financement et les partenariats qui devront favoriser la transformation des systèmes alimentaires africains par la technologie et l'innovation. Cela passe par des engagements politiques au plus haut niveau des dirigeants pour reproduire les modèles de réussite en Afrique et une vision commune pour mobiliser les ressources nécessaires.
Actualités 30 avr. 2021


Conférence administrative départementale de l’Alibori: La réflexion autour de l’élaboration du Pdc de 4e génération lancée
La Conférence administrative départementale de l’Alibori a tenu, mercredi 21 avril dernier à la salle de réunion de la direction départementale de la Santé sise à l’hôpital de zone de Kandi, sa 4e session au titre de cette année. Elle avait comme principale question à examiner la préparation du Plan de développement communal (Pdc) de 4e génération au niveau des six communes du département. Le préfet de l’Alibori, Mohamadou Moussa, et les responsables des services déconcentrés de l’Etat au niveau de son département, étaient en conclave, mercredi 21 avril dernier à la salle de réunion de la direction départementale de la Santé sise à l’hôpital de zone de Kandi. C’est conformément à l’article 3 du décret n°2001-409 du 15 octobre 2001 portant composition, attribution et fonctionnement de la Conférence administrative départementale. La rencontre qui est la 4e au titre de cette année avait inscrit au centre de ses débats, la préparation du Plan de développement communal de la 4e génération au niveau des six communes du département de l’Alibori. Le préfet Mohamadou Moussa et les membres de la Cad Alibori pensent déjà au Pdc 4 de leurs communes « Élaboration et évaluation finale d’un Plan de développement communal (Pdc) : rôles et responsabilités des services déconcentrés de l’Etat », tel est le principal thème autour duquel les participants ont été conviés à réfléchir. C’est au directeur départemental du plan, Amine Alassane et son chef service planification et du suivi des projets, Govi Dankpo Menssanvi, que sont revenus l’honneur de le présenter. Selon eux, l’enclenchement du processus d’élaboration des Pdc de la 4e génération (Pdc4 2022-2026) passe par l’évaluation finale des Pdc3. Ainsi, en leur qualité de membres de l’instance d’évaluation finale du Pdc3 et d’élaboration des Pdc4, les services déconcentrés sont tenus entre autres, de mettre à la disposition des experts du processus, toutes les informations susceptibles d’être exploitées dans le cadre de la mission, de participer activement aux rencontres du processus, puis de s’assurer de la prise en compte des différents secteurs de leurs compétences dans les documents. Toutes les communes de l’Alibori sont appelées à disposer de leur Pdc-4 au plus tard fin décembre prochain. Ce qui leur évitera de tomber dans un vide de planification en 2022, les mettant en difficultés auprès de la Conafil. Initié par le Conseil communal, le Pdc est un instrument de cadrage des actions de développement à court et moyen termes. Son élaboration repose sur une approche participative. D’une durée de 5 ans, il exprime les priorités de la politique communale. En effet, dans les six communes de l’Alibori, le Plan de développement communal 3e génération actuellement en vigueur, arrivera à expiration en décembre prochain. Aussi, le préfet Mohamadou Moussa souhaite-t-il voir sa Conférence administrative départementale les accompagner dans le cadre de l’élaboration de leur Pdc de la 4e génération. Société 29 avr. 2021


Commune de Kandi: L’éléphant en divagation abattu
Après avoir fait des pertes en vie humaine et occasionné d'énormes dégâts matériels, l’éléphant qui errait depuis plusieurs semaines dans la commune de Kandi a finalement été abattu, mardi 27 avril dernier, par les éléments des Eaux et Forêts. C’est dans la zone de l'arrondissement de Sonsoro, plus précisément entre la rivière Danwoka et le fleuve Alibori. Fin de parcours pour l’éléphant qui, depuis plusieurs semaines, semait la terreur dans les localités de l’Alibori et tout dernièrement dans l’arrondissement de Sonsoro, commune de Kandi. Après plusieurs jours de recherche, les agents des Eaux et Forêts ont fini par le débusquer et l’éliminer, mardi 27 avril dernier, entre la rivière Danwoka et le fleuve Alibori. C’est avec l’autorisation du gouvernement à travers le préfet de l’Alibori, Mohamadou Moussa, que le pachyderme a dû être abattu, explique le chef de l’inspection forestière de l’Alibori, commandant Félicien Amakpé. Selon lui, l’animal a causé assez de dégâts ces derniers temps. Avec les pluies qui ont commencé par tomber sur le département, il fallait permettre aux populations de vaquer en toute quiétude, à leurs travaux champêtres. Société 29 avr. 2021


Fonctionnement du Parlement: Le personnel militaire parlementaire aguerri sur ses rôles
Les éléments du Groupe de sécurité de l’Assemblée nationale ont été formés ce mardi 27 avril, sur le fonctionnement du Parlement ainsi que leurs rôles et responsabilités au sein de l’institution parlementaire. La formation s’est déroulée au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Renforcer les capacités du personnel militaire de l’Assemblée nationale sur le fonctionnement du Parlement et leurs rôles dans l’institution parlementaire. Tel est l’objectif de la formation organisée ce mardi en faveur des éléments du Groupe de sécurité de l’Assemblée nationale. Ce séminaire a permis aux éléments du Groupe de sécurité de l’Assemblée nationale de s’imprégner des organes politiques et administratifs du Parlement ; du Règlement intérieur de l’institution parlementaire; de leurs rôles et responsabilités au sein de l'administration parlementaire. Il s’agit en d’autres termes d’accroitre la connaissance des éléments du Groupe de sécurité de l’Assemblée nationale sur le fonctionnement de l'institution parlementaire dans tous ses méandres ainsi que les textes qui guident l’action des députés. Lesquels éléments proviennent de toutes les entités des Forces de défense et de sécurité, à savoir Armée de terre, Armée de l'air, Marine nationale et Police républicaine. Pour Mathieu Ahouansou, directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, qui a ouvert les travaux, cet atelier s’intègre dans la vision de la huitième législature qui a fait de la formation continue, un levier essentiel pour l'amélioration des performances et du rendement de l'administration parlementaire. Les militaires qui assistent l'Assemblée nationale en ce qui concerne les mesures de sécurité ne sauraient être du reste. « S’il est vrai que ces forces s’attellent comme elles le peuvent, à assurer leur mission, celle de la sécurité des personnes et des lieux, elles ne savent pas toujours ce qu’est l’Assemblée nationale, ses missions, son mode de fonctionnement », a souligné Mathieu Ahouansou. C’est ce qui justifie, explique-t-il, l’organisation de ce séminaire qui a duré une journée. Les participants ont eu droit à cet effet à diverses thématiques développées par des compétences internes de l’Assemblée nationale. Ce qui leur a permis d’en savoir désormais un peu plus sur l’institution dont ils ont la charge d’assurer la sécurité et la défense. Pour le directeur de l’Institut parlementaire du Bénin (Ipab), Djima Fatahou, dont la structure a organisé le séminaire, l'amélioration des performances de l'administration parlementaire à travers le renforcement des capacités tient à cœur à la huitième législature et surtout à son président, Louis Vlavonou. Il a invité les participants à accorder une attention particulière aux communications qui leur seront développées. Société 29 avr. 2021


Promotion des langues locales au Bénin: L’alphabet Gbékoun, la clé de tous les dialectes
Outil permettant d'écrire dans toutes les langues locales, l'alphabet Gbékoun se répand et a déjà été vulgarisé dans 45 communes au Bénin grâce au groupe Gbékoun et à l'Agence Top media Bénin. L’objectif, c’est de disséminer cette richesse afin d’induire une totale autonomie linguistique. Le bilan de cette initiative a été présenté par les protagonistes, hier mercredi 28 avril, lors d'une conférence de presse à Cotonou. Le Gbékoun se présente comme un alphabet de 33 lettres permettant d'écrire dans toutes les langues locales de sorte à se faire comprendre par tous les initiés. Pour les promoteurs de cet alphabet, le développement intégral du Bénin ne saurait se faire sans la valorisation des langues locales. Et au regard de la multiplicité des dialectes et des conflits ethno-linguistiques, chaque ethnie voulant lire, écrire et se faire entendre dans sa langue locale, le Gbékoun apparait comme la solution, la clé qui permet d’ouvrir l’esprit à la compréhension de toutes les langues locales. C’est un ensemble de codes et signes développés par Togbédji Adigbè, originaire de Dangbo dont l’œuvre sera poursuivie par Houèssè Ayigbèdékin Vidéhouénou, originaire d’Abomey. Sur la trace de ces deux précurseurs, le groupe Gbékoun et l'Agence Top media Bénin ont entrepris de vulgariser cet alphabet transversal dans toutes les localités du Bénin. Faisant le point de la tournée nationale engagée à cet effet, Zénaïde Attindogbé, membre de l’équipe de l’Agence Top média Bénin, fait savoir que la première phase de cette tournée a permis de parcourir 18 communes dans les départements du Couffo, du Zou et du Plateau, du 2 novembre au 18 décembre 2020. Lancée le 22 février dernier et bouclée le 26 mars, la deuxième phase de vulgarisation a permis de présenter l'alphabet Gbékoun dans les 27 communes du Septentrion notamment dans les départements de l'Alibori, de l'Atacora, du Borgou et de la Donga. Cette tournée a permis de mesurer l'engouement croissant des populations pour l'alphabet Gbékoun, preuve que les Béninois à la base prennent progressivement conscience du fait que l'indépendance passe aussi par la langue. Il ressort également de cette tournée qu'il est possible pour les populations de diverses localités de se faire comprendre sans l'usage des langues étrangères. D'ailleurs, l'Agence a pu noter que d'une langue locale à une autre, il existe des convergences.
Briser les chaînes !
« C'est un anathème pour un peuple d'adopter une langue étrangère comme langue officielle, langue de travail ou langue d’instruction. C’est de l’imprécation pour un peuple de chanter son hymne national qui est sa gloire, dans une langue étrangère… Un peuple qui aspire à sa souveraineté et à son indépendance doit tout faire dans ses propres langues », a martelé Sèdolo Nounagnon, membre du groupe Gbékoun. Pour le Groupe Gbékoun et l'Agence de presse et de production Top media Bénin, l'ignorance des langues locales est indubitablement l'une des causes du sous-développement des pays africains en dépit des efforts faits depuis les indépendances. Il serait donc indispensable d'accorder une place de choix aux langues locales au Bénin pour l'épanouissement de chaque citoyen et pour le développement de toute la nation. Pour ce faire, le système éducatif béninois doit, selon les promoteurs du Gbékoun, reposer sur les langues locales pour que l'enfant d'aujourd'hui, père de l'homme de demain, puisse être moulé dans sa langue locale afin de la transmettre. « Plusieurs chaînes nous retiennent et nous empêchent d’aller au développement… L’alphabet Gbékoun est l’outil qui nous permet de couper ces chaînes et de redonner à l’Homme noir sa dignité. L'alphabet Gbékoun nous permet de nous instruire dans nos langues maternelles, car toutes les langues sont égales et peuvent toutes véhiculer le savoir », soutient Sèdolo Nounagnon. C’est fort de cela que le groupe Gbékoun et l’Agence Top media Bénin ont lancé un appel aux autorités politiques afin qu’elles agissent dans le sens de l’alphabétisation dans les langues locales au plus haut niveau par la vulgarisation du Gbékoun.
Education 29 avr. 2021


Portée du 1er mai pour les travailleurs: « Pas l’occasion de danser mais de réfléchir », selon Kassa Mampo
Journée chômée payée, le 1er mai de chaque année est pour les travailleurs l’occasion de marquer un arrêt professionnel. Selon Nagnini Kassa Mampo, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin, il ne s’agit pas de prendre une pause pour danser et festoyer mais surtout de faire le bilan des acquis et de réfléchir aux perspectives. Dans le contexte béninois, il faut, selon lui, que les travailleurs soient davantage préoccupés par les libertés syndicales.
La Nation : La Fête du travail, une journée de détente, de défilé ou de réflexion pour les travailleurs ?
Kassa Mampo : La Fête internationale du travail est un événement qui rappelle les luttes que les travailleurs d’antan, dans les pays développés, ont menées pour obtenir des droits et sortir de l’esclavage professionnel. A l’époque, les gens travaillaient pendant des heures et des heures, dans des conditions difficiles. A un moment donné, il a fallu crier le ras-le-bol. Vous avez sans doute entendu parler des massacres de Chicago. C’est dire que des gens sont morts dans cette lutte jusqu’à ce que soit obtenue la tranche de 40 heures par semaine. Le 1er mai est donc consacré Journée internationale du travail et déclaré journée chômée et payée, pour que les travailleurs puissent, à cette date, s’arrêter et faire le point de la satisfaction de leurs revendications. Généralement les travailleurs sont dans la rue et défilent un peu partout dans le monde entier. Chez nous, les gens pensent que c’est le jour où le patron et le travailleur vont s’asseoir sur la même table et manger. Non ! Ce n’est pas la signification du 1er mai. Ce n’est pas une journée pour aller danser et festoyer. C’est pour réfléchir et faire le bilan. Dans le contexte de notre pays, il faut se préoccuper de la loi portant Code du travail qui donne la possibilité à l’employeur de renouveler des contrats à durée déterminée autant de fois qu’il veut. Le 1er mai donne donc l’occasion de faire le point des revendications, de mesurer les acquis, d’évaluer ce qui reste à faire et de définir les stratégies.
En tant qu’organisation faîtière, comment la Cstb entend regrouper les travailleurs autour de cet événement ?
Nous avons l’habitude de commémorer l’événement dans la rue. Mais cette année, nous avons choisi d’organiser des meetings dans chaque département. Les départements de l’Atlantique, du Littoral et de l’Ouémé vont se réunir à la Bourse du Travail. Nous avons invité les travailleurs de ces trois départements à se réunir ici pour un meeting de commémoration sous le thème : « Travailleur, lève-toi et poursuis ta lutte contre la faim, la précarité, le chômage et la privation des libertés, induits par l’exécution du pacte colonial au Bénin, pour une gouvernance patriotique et de probité ». C’est autour de ce même thème que les travailleurs se retrouveront dans les autres départements du pays.
Que comprendre de ce thème ?
En réalité, il faut que le pays sorte du pacte colonial. C’est le pacte colonial qui est à la base de la précarité. Nous sommes dépendants sur le plan monétaire, économique, culturel et même politique. Nous devons penser à être monétairement indépendant. A défaut d’avoir notre propre monnaie, il faut déjà aller vers une monnaie sous-régionale. Sur le plan culturel, l’école béninoise doit tenir compte des réalités du milieu de telle sorte que l’instruction doit se faire dans nos langues maternelles. Sur le plan économique, il faut pouvoir transformer nos matières premières chez nous avant de les commercialiser. En définitive, il s’agit de réfléchir à comment transformer les matières premières chez nous pour les vendre plus cher ; comment consommer ce que nous produisons et comment produire ce que nous consommons de sorte que nous puissions véritablement être autonomes et être indépendants. Et c’est la réponse à tout ceci qui va générer la création d’emplois. En mettant en place des usines de transformation, ce sont de nouveaux emplois qui sont créés et c’est le taux de chômage qui se réduit. Mais pour arriver à relever ces défis, il y aussi d’autres questions à résoudre.
Lesquels ?
Entre autres, il y a la question de la gouvernance. Il faut que les travailleurs soient davantage impliqués dans les décisions les concernant et dans la gestion du pays en général. Cela est très important ! Au niveau des entreprises et des services publics, il faut que les travailleurs soient associés au niveau des instances de prise de décisions. Il faut par exemple que les travailleurs soient représentés à l’Assemblée nationale pour que les lois qui se votent, tiennent compte des réalités des travailleurs et contribuent à améliorer leurs conditions de vie. Il faut aussi qu’au niveau des différents services, pour qu’on ne parle plus de mauvaise gestion, les travailleurs soient associés. L’idéal c’est même d’en arriver à ce que les directeurs généraux des structures publiques soient élus par les travailleurs. Une fois que le Dg sait qu’il est élu, il cherchera davantage à atteindre les résultats qui lui sont assignés et les travailleurs seront plus impliqués. Il y a aussi la question des libertés qui reste primordiale car les droits syndicaux sont sacrés.
Actualités 29 avr. 2021


Sécurité et santé au travail: Œuvrer pour la réduction des risques
La sécurité et la santé professionnelles sont gages d’épanouissement et de performance au travail. Il devient impérieux de renforcer les systèmes de sécurité et de santé dans les milieux professionnels, public et privé, pour prévenir les risques. C’est ce à quoi la communauté internationale est invitée à réfléchir, en ce jour mercredi 28 avril marquant la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. « Anticiper, se préparer et répondre aux crises - Investir maintenant dans des systèmes de sécurité et santé au travail résilients » ; c’est sur ces deux défis que l’Organisation internationale du Travail attire l’attention de la communauté internationale en ce jour où est célébrée la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Les accidents professionnels font chaque année des victimes. Selon les statistiques de l’Organisation internationale du Travail, chaque année, de nombreuses personnes meurent des suites d’accidents du travail ou de maladies professionnelles pour un total de plus de 2,78 millions de décès ; et il y a 374 millions d’accidents du travail non mortels, qui entraînent une absence du travail. Le 28 avril offre donc l’occasion de mettre l’accent sur l’urgence de la prévention des accidents et maladies professionnels dans le monde entier. En outre, les risques professionnels sont aujourd’hui aggravés par la pandémie du Covid-19 qui sévit et impacte tous les secteurs d’activités. Les milieux de travail sont devenus des potentiels cadres de dissémination du virus. D’où la nécessité de faire des gestes barrières une exigence en milieu professionnel, voire de mettre en place de nouveaux mécanismes de travail qui réduisent les risques de propagation du virus. C’est d’ailleurs pourquoi, le gouvernement béninois, en assouplissant les restrictions, a maintenu l’obligation faite aux responsables d’entreprises d’installer les dispositifs de lavage des mains et de garantir une certaine distanciation entre les agents à l’interne et entre les clients et les agents lors des échanges. En cette occasion, l’Organisation internationale du Travail a choisi de sensibiliser sur l’importance de créer des systèmes résilients de sécurité et de santé au travail et d’investir dans ceux-ci, en s’inspirant d’initiatives régionales et nationales déjà menées pour limiter et prévenir la propagation de la pandémie du Covid-19 sur les lieux de travail. La Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail est célébrée le 28 avril. Cette date marque également la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail, célébrée à l’échelle mondiale depuis 1996. Cette date offre donc l’occasion pour attirer l’attention de l’opinion internationale sur les questions de sécurité et de santé professionnelles parmi les syndicats, les organisations patronales et les représentants du gouvernement. « L’Organisation internationale du Travail reconnaît la responsabilité partagée des principales parties prenantes et les encourage à promouvoir une culture préventive de sécurité et de santé afin de s’acquitter de leurs obligations et de leurs responsabilités en matière de prévention des décès, des blessures et des maladies survenant sur le lieu de travail, en permettant à leurs employés de rentrer chez eux en toute sécurité lorsque leur journée de travail s’achève », renseigne la plateforme de l’Oit. Actualités 29 avr. 2021


Classement 2021 de Reporters sans frontières: Le Bénin occupe la 114e place
L’Organisation mondiale ‘’Reporters sans frontières (Rsf)’’ a rendu public, mardi 20 avril dernier, son classement annuel 2021 sur la liberté de la presse. Le Bénin occupe le 114e rang dans le classement sur un total de 180 pays pour un score global de 38,18.  Le Bénin se positionne à la 114e place dans le classement annuel de Reporters sans frontières (Rsf) 2021. Il perd un point par rapport à son classement 2020 dans lequel il avait occupé le 113e rang. La section béninoise de l’Union internationale de la presse (Upf-Bénin) impute ce résultat à toutes les composantes du pays. Ce classement est le résultat de « nos faiblesses, de nos compromissions, de nos fautes, de nos dérives. Il est dans la tendance normale de ce déclin de la presse béninoise auquel nous assistons depuis environ une décennie sans trop de réactions ». Rsf déplore également le manque de régularité de « l’aide de l’Etat à la presse ainsi que le régime d’autorisation imposé aux médias en ligne avant d’exercer sur les sites d’informations ». Selon elle, cette situation viole les standards internationaux en matière de liberté d’expression. L’historique rang du Bénin en 2002 au temps de l’ancien président de la République, feu Mathieu Kérékou, soit 1er en Afrique et 21e au plan mondial, rappelle à certaines mémoires les valeurs d’une presse libre, critique et professionnelle. Selon les estimations de Rsf, « le paysage médiatique béninois compte aujourd’hui plus de soixante-dix chaines de radiodiffusion, une soixantaine de titres de presse et une quinzaine de chaînes de télévision ». Au regard de ce paysage pluraliste,  Rsf pense que le Bénin peut améliorer son rang, s’il arrivait à lever certaines entraves du Code du numérique en lien avec la liberté de presse en ligne. Le gouvernement est conscient de l’enjeu. En 2020, il avait promis, à travers un message d’Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, d’œuvrer davantage au renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit, en appelant par ailleurs à la responsabilité des journalistes et des associations faîtières pour un exercice responsable et professionnel du métier. L’Upf-Bénin interpelle les professionnels des médias sur la nécessité de se mobiliser et d’agir pour que la presse béninoise retrouve ses lettres de noblesse. Actualités 28 avr. 2021


Journée mondiale de la propriété intellectuelle: Pour un système davantage au service des Pme
La communauté internationale a célébré, ce lundi 26 avril, la Journée mondiale de la propriété intellectuelle. Dans son traditionnel message, la ministre de l’Industrie et du Commerce, Alimatou S. Assouman, présidente en exercice du Conseil d’administration de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi), invite les structures des Etats membres à encourager les entreprises pour l’intégration de la propriété intellectuelle dans leur stratégie de développement. « Propriété intellectuelle et Pme: commercialiser vos idées ». C’est autour de cette thématique que les acteurs concernés par le sujet ont commémoré, lundi dernier, la Journée mondiale de la propriété intellectuelle. Dans son adresse, lundi dernier, la ministre de l’Industrie et du Commerce, Alimatou Shadiya Assouman, explique qu’à travers ce thème, l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) entend mettre en lumière le rôle essentiel de la propriété intellectuelle dans le développement des Petites et moyennes entreprises (Pme). Pour ce faire, elle cite quelques avantages de la propriété intellectuelle pour les entreprises avant de déplorer la faible intégration par les Pme de cet instrument dans leurs stratégies de développement. Ainsi, elle rappelle aux patrons d’entreprise que dans le but de permettre aux Pme de jouer leur rôle économique, l’Oapi a mis en place un programme d’accompagnement des entreprises à travers notamment la réalisation des audits de propriété intellectuelle. « Ces audits visent à identifier le potentiel en propriété intellectuelle des Pme afin de leur proposer des stratégies de protection et de gestion optimale de leurs actifs immatériels », détaille la ministre de l’Industrie et du Commerce. « Par ailleurs, ajoute-t-elle, l’Oapi mène à l’intention des Pme des campagnes de sensibilisation et de formation sur l’utilisation stratégique de la propriété intellectuelle et organise régulièrement une compétition entre entreprises utilisant de façon stratégique le système de la propriété intellectuelle notamment les marques de produits ou de services. Cette compétition dénommée « les Awards de la marque Oapi » se tiendra, cette année, à Douala au Cameroun, du 13 au 15 mai ». Pour une meilleure imprégnation du système par le Pme, Alimatou Shadiya Assouman rappelle aux structures d’encadrement des Etats membres de l’Oapi qu’au regard de l’importance de la propriété intellectuelle dans le développement des affaires, il est important qu’elles encouragent les Pme à s’approprier le système de la propriété intellectuelle. Actualités 28 avr. 2021


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