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Nouvelles

Fédération béninoise de Judo: Les officielles techniques feminines recyclées
Avec le soutien de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (Confejes), la Fédération béninoise de Judo en collaboration avec le ministère des Sports a organisé, du 19 au 23 avril dernier au Hall des Arts Loisirs et Sports de Cotonou, un séminaire de renforcement des capacités au profit des femmes officielles techniques de judo. Au total, une dizaine de Femmes arbitres et Commissaires sportives venues de tous les départements du Bénin ont bénéficié de cette formation. Renforcer les capacités des femmes officielles techniques du judo. C’est l’objectif du séminaire de recyclage organisé par la Fédération béninoise de judo en collaboration avec le ministère des Sports du 19 au 23 avril dernier au Hall des Arts, Loisirs et Sports de Cotonou. Cette formation a été réservée non seulement aux femmes arbitres mais aussi aux commissaires sportives de cette discipline. Prévu en deux phases, ce séminaire a permis d’aguerrir les participants sur les nouvelles règles d’arbitrage de la Fij (Fédération Internationale de Judo). Au total, une dizaine de Femmes arbitres et Commissaires sportives venues de tous les départements du Bénin ont pris part à cette formation conduite par l’expert formateur et arbitre mondial, Eric Olafa. Au terme du séminaire, il s’est réjoui de l’assiduité et de l'engouement des participantes à découvrir les nouvelles règles de l'arbitrage. Pour lui, la Confejes et le ministère des Sports ont vu juste en initiant ce stage au profit des femmes officielles techniques. Pour l’instructeur formateur, il est prévu une seconde phase pour cette formation qui débute en visioconférence, dès ce mercredi 28 avril. Cette dernière phase sera celle de la restitution des travaux déroulée lors de la première phase. Bénéficiaire de cette formation, Nawal Tigri, arbitre nationale, se dit heureuse d’avoir participé à cette formation. Après avoir reçu son attestation, elle a rassuré que les enseignements reçus lors de ce séminaire seront mis en valeur au cours des prochaines compétitions et au niveau des clubs pour le bonheur des judokas. « C’est un événement capital pour la Fédération béninoise de judo et nous, femmes arbitres qui sommes attendues pour relever le défi du développement de notre discipline », a-t-elle conclu. Sports 28 avr. 2021


Match Sierra Léone # Bénin: La Caf entérine le report de la rencontre pour juin
Saisie de la situation entre le Bénin et la Sierra Leone survenue lors de la 6e journée des Eliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Cameroun 2021, la commission d’appel de la Confédération africaine de football (Caf) a débouté la partie sierra-léonaise. Elle a rejeté la demande de la Fédération sierra-léonaise de Football de gagner le match sur tapis vert contre le Bénin et a entériné le report de la rencontre pour juin prochain. Organe compétent chargé d’examiner le contentieux entre la Sierra Leone et le Bénin dans le cadre du match comptant pour la 6e journée des Eliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Cameroun 2021, la commission d’appel de la Confédération africaine de football (Caf) après avoir étudié les rapports détaillés des officiels des fédérations et de la Caf affectés sur le match et auditionné, dimanche 25 avril dernier par visioconférence, les Fédérations sierra-léonaise et béninoise, a entériné le report du match pour juin prochain. A l’instar de la commission des compétitions de la Caf et du Comité d’organisation de la Can Cameroun 2021, elle a décidé de reprogrammer cette rencontre à la prochaine fenêtre internationale de la Fifa. « Après avoir examiné tout ce qui précède et suite à la réunion avec les deux parties, le comité d’appel décide ce qui suit: l’appel de la Fédération sierra-léonaise de football est rejeté en substance », précise la correspondance. A en croire cet organe, considérant le code de discipline et le protocole sanitaire lié au coronavirus, la décision du comité d’organisation de la Can de reporter le match 151 Sierra Leone vs Bénin des éliminatoires de la Can 2021 qui se jouera en juin 2021 est confirmée. Elle est justifiée, selon la commission d’appel, par la violation par la Fédération sierra-léonaise de football (Slfa) du protocole Covid. « La Fédération sierra-léonaise de football n’a pas respecté ses obligations concernant le protocole Covid, notamment en ce qui concerne la présentation des résultats des tests Pcr conformément à la directive Covid-19 », explique la correspondance. Rejetant toutes les autres requêtes pour atténuer ou infléchir ses décisions, la commission renvoie la Slfa vers le Tribunal arbitral du sport (Tas). Et pour cause ! Selon l’article 48 par. 3 des Statuts de la Caf, cette décision peut faire l’objet d’un recours devant le Tribunal arbitral du sport (Tas). A signaler que la déclaration de recours doit être envoyée directement au Tas dans les 10 jours suivant la réception de la notification de cette décision et contient tous les éléments conformément au point 2 des directives émises par ce tribunal. Sports 28 avr. 2021


Suite à sa réélection: Encore des lettres de félicitations pour le président Talon
A la suite de chefs d’Etat et de gouvernement qui lui ont adressé leurs vives félicitations, d’autres messages de même veine affluent suite à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 11 avril 2021. Hier, l’ambassadeur de Maroc près le Bénin, SME. Rachid Rguibi a officiellement transmis les lettres de félicitations de Sa Majesté le Roi Muhammed VI au chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci qui l’a reçu à son cabinet. Portant sur la même substance, la lettre de félicitation en date du 23 avril 2021 adressée par le président Faure Gnassingbé du Togo se veut tout aussi élogieuse et traduit la qualité des relations entre les deux pays et les liens forts entretenus par les deux chefs d’Etats, Patrice Talon et Faure Gnassingbé. Ce mardi 27 avril toujours, le président ivoirien Alassane Ouattara a adressé à son homologue béninois un télégramme de félicitation. Il est formulé en des termes très élogieux et dit en substance ceci : « Monsieur le président et cher frère, votre brillante réélection à la magistrature suprême de votre pays m’offre l’agréable occasion de vous adresser au nom du peuple et du gouvernement ivoiriens ainsi qu’en mon nom propre, nos très vives et chaleureuses félicitations. En vous renouvelant sa confiance, le peuple béninois réaffirme sa volonté de vous voir poursuivre l’œuvre de progrès économique et social que vous avez si bien entamée lors de votre précédent mandat. En cette heureuse circonstance, il me plait de former pour vous des vœux de santé, de prospérité et de bonheur, de même que ceux de succès éclatants dans l’exercice de vos hautes fonctions. Pour ma part, je voudrais vous assurer de ma disponibilité à œuvrer de concert avec votre excellence au raffermissement des fructueux et exemplaires liens de fraternité et de coopération qui unissent si heureusement nos deux pays pour le bonheur de nos deux populations. Haute et fraternelle considération.» Le Sultan d’Oman n’est pas du reste dans cette dynamique car il vient également d’adresser ses félicitations au président béninois réélu. Actualités 28 avr. 2021


Campagne agricole 2020-2021: Les productions vivrières en hausse en dépit de la Covid-19
A l’instar du coton, les productions vivrières sont en hausse au cours de la campagne 2020-2021, malgré la Covid-19. Celles de céréales, de légumineuses, de racines et tubercules et de cultures maraîchères se sont accrues respectivement de 2,7 %, 1,7 %, 1,6 % et 1,6 %. En dépit de la pandémie de Covid-19, le Bénin a battu un nouveau record en atteignant une production de 728 000 tonnes de coton graine pour la campagne 2020-2021, a annoncé, il y a quelques semaines, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep). Cette remarquable performance est enregistrée en dépit des conditions pluviométriques stressantes en début de campagne et de la diminution des emblavures. Selon les données stabilisées du secteur agricole pour la campagne, les spéculations vivrières suivent également la même tendance par rapport aux statistiques de la campagne 2019-2020. La production des céréales passe de 2 177 787 tonnes à 2 237 186 tonnes, soit une progression de 2,7 % (Maep). Celle des racines et tubercules est chiffrée à 8 086 204 tonnes en 2020-2021 contre 7 955 450 tonnes une campagne plus tôt, soit une hausse de 1,6 %. La quantité de légumineuses produites est de 593 349 tonnes à la nouvelle campagne contre 583 668 tonnes au cours de la précédente, soit une augmentation de 1,7 %. En ce qui concerne les cultures maraîchères, la production connaît une hausse de 1,6 % en passant de 706 346 tonnes à 717 897 tonnes en 2020-2021. C’est dire que les productions agricoles se sont accrues, malgré la crise sanitaire et économique qui a affecté la mobilité des personnes, l’accès à la main-d’œuvre en provenance des pays limitrophes, le conseil agricole aux producteurs.
4,6 % attendu en 2021
L’assouplissement des mesures barrières à la propagation de la maladie augure d’une amélioration de la valeur ajoutée du secteur primaire. Elle devrait afficher une progression de 4,6 % en 2021, projette la Note trimestrielle de conjoncture au titre du quatrième trimestre 2020 de la direction de la Prévision et de la Conjoncture (Dpc/Mef). Cette hausse sera soutenue par les bonnes performances attendues aussi bien de la production vivrière que des cultures d’exportation, notamment le coton pour lequel l’objectif fixé est d’atteindre 800 000 tonnes de production pour la campagne 2021-2022. Pour y parvenir, le Maep et l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) comptent de porter le rendement national de 1,185 kg/ha en 2020 à 1 202 kg/ha en 2021 au-delà de l’augmentation des emblavures. Par ailleurs, la filière bénéficiera des actions de mécanisation en cours à travers, entre autres, la construction de centres de formation et de maintenance en mécanisation agricole dans les communes de Banikoara, N’Dali et Savalou. Ainsi, elle pourra tirer vers le haut la production des autres spéculations, les cotonculteurs étant pour la plupart des producteurs de vivriers.
Economie 28 avr. 2021


Rencontre de la plateforme des acteurs de la sécurité routière: Des actions pour protéger les vies humaines et les routes
Le Centre national de sécurité routière (Cnsr) s’est penché, mardi 27 avril à Cotonou, avec les acteurs de différentes organisations militant pour la réduction des accidents sur la route, sur les grands enjeux de la sécurité routière au Bénin à l’ère des grands chantiers d’infrastructures routières. L’atelier consacré aux échanges sur la thématique a été organisé avec le soutien de Handicap international, partenaire de vieille date du Cnsr. La plateforme des acteurs de la sécurité routière a vu le jour il y a déjà un an. Elle a tenu, mardi 27 avril à Cotonou, sa première réunion annuelle. La rencontre a mobilisé divers organisations et acteurs militant pour la cause de la sécurité routière autour du thème « Les grands enjeux de la sécurité routière au Bénin à l’ère des grands chantiers d’infrastructures routières ». Si cette organisation a vu le jour, c’est parce que les acteurs qui ont pensé sa mise sur pied, notamment le Cnsr, ambitionnent de travailler pour la sécurité routière, a expliqué Abraham Agboakounou, présidente de la plateforme. « Cette plateforme doit pouvoir nous faire constater réellement la réduction des accidents au Bénin », indique-t-il. Occasion pour lui, de remercier le Cnsr qui chaque jour met tout en œuvre pour initier des actions qui aident à sauver les vies sur les routes. L'Ong Handicap international, l’un des partenaires privilégiés du Cnsr et des acteurs de la route, s’est voulue un soutien de taille pour la tenue de cette rencontre. Les efforts de cette organisation pour que l’accidentologie connaisse une réelle décroissance ont été également rappelés par Abraham Agboakounou qui, pour finir, sollicitera le soutien de tous les membres afin que la plateforme perdure et soit le point culminant des grandes actions à mener au Bénin en matière de sécurité routière. Boni Yacoubou, représentant du représentant pays de Handicap international, partage les mêmes préoccupations. Son souhait, c’est que cette plateforme ne soit pas une organisation de trop et qu’elle permette aux acteurs « de fédérer davantage les actions pour réduire sensiblement le nombre de morts sur nos routes de même que le nombre d’accidents ». Il a aussi plaidé pour qu’elle devienne une force de proposition pour le Cnsr et pour le comité interministériel afin de parvenir à une gestion plus rationnelle de la sécurité routière au Bénin. « L’accent doit être surtout mis sur la gestion des accidents de la route, car il est grand temps que soit mis en place un système intégré de gestion des données provenant des différents acteurs notamment la police, les sapeurs-pompiers, les structures sanitaires et dont la centralisation est assurée par le Cnsr », suggère-t-il. Ce mode opératoire, de l’avis du représentant de Handicap international, permettra de réduire la disparité des chiffres en lien avec le nombre personnes de tuées, entre le Cnsr et l’Organisation mondiale de la santé (Oms). La plateforme doit aussi travailler à la mise en œuvre de campagne de sensibilisation à travers le pays sur les principaux facteurs à risque d’accidents de la route afin d’améliorer le comportement des usagers de la route en cette période de grands chantiers routiers en cours dans le pays, propose-t-il.
Préserver les infrastructures routières
Aubin Adoukonou, directeur général du Cnsr, ne s’écarte pas lui non plus de cette logique. La mise en place de la plateforme vise à permettre aux acteurs et entités militant pour la cause des accidents zéro sur les routes, d’agir sur deux piliers majeurs. Le premier, parvenir à centraliser les informations de manière à avoir des chiffres justes qui ne varient pas d’une structure à une autre. Deuxième pilier, coordonner les actions desdites structures et intensifier les sensibilisations afin que les infrastructures routières en construction à coups de centaines de milliards dans le pays soient préservées par les usagers de la route. Aubin Adoukonou penchera aussi pour une synergie d’action entre la Police républicaine, l’Agence nationale des transports terrestres, les Organisations non gouvernementales et tous les acteurs intervenant dans la lutte contre les accidents de la route. Le gouvernement a choisi depuis cinq ans de renforcer non seulement l’aménagement de nos routes, mais aussi d'oeuvrer pour inverser la tendance des accidents et morts sur les routes, rappelle-t-il. Les efforts du pays s’étendent à l’adhésion depuis un moment à la Charte africaine de la sécurité routière, la mise en place du Réseau des parlementaires pour la sécurité routière en vue de rechercher des solutions vraies et justes. Cette rencontre, la première, est donc porteuse de beaucoup d’espoir pour son centre et pour la sécurité sur les routes. En cela, il apprécie les thématiques en débat au cours de cette rencontre et a souhaité des échanges qui permettent aux acteurs présents de disposer de données plus actualisées et plus fiables en vue de servir davantage la cause de la sécurité routière. Les participants à l’atelier se sont entre autres penchés sur la sécurité des usagers de la route, la sécurité de l’infrastructure routière, les difficultés liées à la prise en charge des victimes d’accident de la route et approches de solutions…
Société 28 avr. 2021


Pr Akoko Dorothée Kindé Gazard: « La Covid-19 ne doit pas ralentir les stratégies contre le paludisme »
A l’occasion de la 21e édition de la Journée mondiale contre le paludisme cette année, le Bénin renouvelle son engagement à lutter contre le fléau, en renforçant ses stratégies inspirantes. La Covid-19 ne doit aucunement émousser les ardeurs. C’est l’une des recommandations que formule Pr Akoko Dorothée Kindé Gazard, ancien ministre de la Santé et professeur titulaire de parasitologie-mycologie au Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu) dans cette interview.
La Nation : Entre 2006 et 2010, le paludisme était considéré comme la première cause d’hospitalisation au Bénin. Quel bilan pouvons-nous faire à l’occasion de la 21e édition, cette année ?
Dorothée Akoko KINDE- GAZARD : Ce dimanche 25 avril 2021, la communauté internationale a célébré la 21e Journée mondiale contre le paludisme. Cette initiative a été lancée en 2000 avec l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et ses partenaires, à travers l’initiative Roll back malaria (Rbm). Cette journée nous permet de faire le point des avancées. La situation épidémiologique du Bénin n’a pas beaucoup varié. Toutefois, nous notons que le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a considérablement été réduit. Les mamans consultent beaucoup plus tôt pour avoir accès à des soins adéquats pour leurs enfants. Ce résultat est aussi le fruit de l’implication des relais communautaires qui représentent les agents communautaires de santé et qui disposent des médicaments pouvant permettre aux populations de prendre rapidement en charge les enfants malades dans leurs communautés. Les mamans savent désormais qu’elles doivent amener leurs enfants consulter l’agent de santé communautaire pour recevoir gratuitement les soins. Elles n’ont donc plus besoin de parcourir des dizaines de kilomètres pour rejoindre un centre de santé dans le cadre du traitement du paludisme.
Peut-on déduire de cette démarche des mamans que les enfants de moins de cinq ans sont plus en plus épargnés du paludisme ?
Les deux principales cibles préoccupantes sont les enfants âgés de moins de 5 ans et les femmes enceintes. Pour mieux contrôler cette endémie chez les enfants de moins de cinq ans, le ministère de la Santé a lancé une nouvelle stratégie de prévention dénommée ‘’la chimioprévention du paludisme saisonnier (Cps)’’. Le paludisme peut sévir tout au long de l’année dans une région donnée. C’est ce que nous constatons souvent dans la région du sud où la transmission du paludisme est stable. Il peut également sévir juste quelques mois dans l’année (trois à quatre mois), notamment pendant la saison pluvieuse. C’est la situation au nord du Bénin et dans les pays de l’hinterland. La Cps consiste à traiter systématiquement tous les enfants sur une période de quatre mois (les quatre mois correspondent à la période de transmission du paludisme). Nous avons obtenu de bons résultats avec cette stratégie. Le Bénin l’a démarré en 2019 après le Mali et le Sénégal et le Burkina Faso.
Peut-on espérer l’élimination de ce fléau avec l’expérience Cps?
Avec cette stratégie, on peut mieux contrôler la maladie, voire évoluer vers la pré élimination du paludisme en agissant directement pour supprimer le parasite. Il y aura moins de décès liés au paludisme. L’objectif final, c’est que nos enfants puissent survivre au paludisme. Mais il ne faut pas occulter les autres paramètres favorables à la survenue du paludisme comme les caractéristiques environnementales, les aspects éthnologiques, sociologiques et culturels.
Quid des femmes enceintes ?
La femme enceinte est la cible pour laquelle on recommande la prévention par le médicament chez les populations qui vivent dans les pays endémiques. Il s’agit du Traitement Préventif Intermittent (Tpi) à la Sulfadoxine - Pyriméthamine). Tout au long de la grossesse, elle doit prendre la ‘’sulfadoxine pyrimethamine’’. Au contraire, ce médicament permet d’éviter la transmission du paludisme au fœtus. L’administration de ces molécules à la femme enceinte permet de détruire les parasites qui sont logés dans le placenta. Les femmes devraient prendre tout au long de la grossesse la dose recommandée. Mais elles n’arrivent pas à faire une bonne observance. La sensibilisation avec le concours des sages-femmes et des relais communautaires permettra d’améliorer le taux de naissance d’enfants de faible poids. Les statistiques s’améliorent globalement, malgré le fait qu’on rencontre des zones où le taux de couverture en Tpi est encore inférieur à 10 %.
A l’occasion de cette journée mondiale contre le paludisme, l’Oms assure que l’objectif zéro cas doit être atteint en 2030.
Le slogan à cette édition, c’est ‘’zéro palu, tirer un trait sur le paludisme!’’ il faut que toutes communautés s’y engagent vraiment avec l’aide de partenaires mais surtout que les gouvernements des pays endémiques s’approprient cette lutte.
Quelles sont les statistiques sur lesquelles nous pouvons nous fonder au Bénin ?
L’annuaire statistique 2020 est en cours d’élaboration. L’annuaire statistique de 2018-2019 indique que 2 048 584 ont consulté dans les centres de santé et hôpitaux pour cause le paludisme. Ce qui représente 48,9 % des causes de recours aux soins. Le paludisme est, en outre, la 1re cause de décès, 24 %, pour l’ensemble des affections dans nos formations sanitaires.
Beaucoup redoutent aujourd’hui la survenue du paludisme couplé avec la Covid-19. Leur crainte est-elle fondée ?
Et pour cause ! Sur le plan clinique, les symptômes de ces deux maladies se recoupent. Le paludisme se manifeste par la fièvre, les douleurs musculaires, les céphalées. Ces symptômes se notent également dans le cas de la Covid-19. La fièvre qui est un indicateur du paludisme peut l’être également pour la Covid-19, même si d’autres signes comme les manifestations pulmonaires s’ajoutent dans le cadre de la Covid-19. La peur de la Covid-19 a pour conséquence la baisse de fréquentation des centres de santé. Nous ne devons pas baisser les bras. La Covid-19 ne doit pas prendre le dessus sur la prise en charge des autres affections. Les sensibilisations en direction des populations, notamment les mamans afin qu’elles puissent obtenir un diagnostic précoce et un traitement rapide doivent se poursuivre et s’intensifier. Plus tôt le paludisme est traité, moins le malade risque d’évoluer vers les complications. On enregistre des complications neurologiques (neuro-paludisme), l’anémie grave (2 g/dl d’hémoglobine au lieu de 12 à 13g/dl). Les décès peuvent survenir rapidement lorsqu’on ne fait pas diligence.
Comment le Bénin se positionne-t-il aujourd’hui avec ses partenaires tels que la Banque mondiale, l’Unfpa, l’Unicef, le Pnud…, pour arriver à bout de ce phénomène ?
L’initiative ‘’Roll back Malaria’’, le Fonds Mondial, comme plusieurs autres partenaires soutiennent les pays endémiques. Cette riposte s’organise à travers deux axes majeurs d’intervention que sont la disponibilités des combinaisons thérapeutiques (Cta) pour le traitement et les moustiquaires imprégnées à longue durée d’action distribuées gratuitement pour la prévention tous les trois ans. La communauté internationale appuie les pays endémiques. Il revient également aux pays de d’engager dans la lutte contre cette endémie qui fait tous les ans plus de 400 000 morts.
Quels conseils avez-vous à l’endroit de ceux qui, dans nos communautés, continuent d’assimiler le paludisme à la sorcellerie ?
Heureusement qu’on rencontre de moins en moins le phénomène que vous évoquez. Depuis l’an 2000, l’initiative d’Abuja pour faire reculer le paludisme en Afrique a induit beaucoup d’actions d’information et d’éducation au niveau des communautés. Mais l’ignorance demeure. Aujourd’hui, beaucoup ont compris que la maladie est due à la piqûre d’un moustique. Mais le piège tout de même demeure la non utilisation des moustiquaires obtenues gratuitement. Avec une couverture de plus de 80 % de distribution de moustiquaires imprégnées dans les localités, le taux d’utilisation effective (dormir sous une moustiquaire imprégnée) est inférieur à 60 %. Nous avons du pain sur la planche. Les relais communautaires ainsi que les radios communautaires devraient jouer un grand rôle dans ce sens.
Le pari de la lutte contre le paludisme pourra-t-il être une réalité à l’échéance des Objectifs de développement durable en 2030 ?
Nous voulons garder l’espoir. Cela suppose que nous avons encore beaucoup d’efforts à fournir. Il ne suffit pas de distribuer les moustiquaires et penser que la victoire est acquise même si des progrès s’enregistrent.
Quel est l’impact de la Covid-19 sur les efforts d’élimination du paludisme ?
Depuis le lancement de l’initiative Roll Back Malaria (Rbm) et grâce aux financements internationnaux, les interventions ont permis de sauver 600 000 vies humaines (Cta) et de prévenir 100 millions de nouvelles infections (Mild) chaque année par rapport à l’an 2000. La Covid-19 devient une menace car pour preserver ces progrès, et il faut éviter de soumettre les systèmes de santé à des pressions supplémentaires. La fourniture de tests diagnostiques rapides (Tdr) et de médicaments antipaludiques efficaces ( Cta) est impérative pour éviter qu'un cas de paludisme simple évolue vers une maladie grave et la mort. Les thérapies préventives pour les femmes enceintes et les enfants doivent être maintenues. C’est pourquoi il faut éviter que la Covid-19 perturbe les chaînes d’approvisionnement des Tdr, des Cta, les campagnes de distributions de Mild. A ce sujet le Bénin a donné l’exemple en changeant son approche de distribution. La distribution s’est faite par la stratégie du “porte à porte” plutôt que par les grands regroupements des populations. Devant toutes symptomatologies évocatrices de la Covid-19, il faut faire un Tdr du paludisme, car il peut ne pas s’agir de la Covid-19 mais du paludisme que nous savons si bien traiter.
A quand la découverte d’un vaccin contre le paludisme?
Le paludisme sévit dans les pays à faibles revenus qui ne peuvent investir dans la découverte d’un vaccin. L’Afrique et les autres pays tropicaux endémiques devraient prendre leur responsabilité et intensifier la recherche d’un vaccin contre le paludisme en faisant de cela une priorité. Avec la Covid-19, il y a eu une kyrielle de vaccins mis sur le marché parfois avant même que les phases d’essai ne soient terminées. C’est le lieu de saluer et féliciter les équipes de recherche du Burkina avec leur partenaire de l’université d’Oxford, qui ont développé un candidat vaccin antipaludique qui est actuellement en phase II avec une efficacité de 77 %. La procédure de validation est en cours.
Santé 28 avr. 2021


Promotion des initiatives entrepreneuriales en Afrique: Fagace et Etc scellent leur partenariat au profit des Pme
Le Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace) et l’institution italienne Export Trade & Cooperation (Etc) viennent de renforcer leur coopération. C’est à travers la signature, hier mardi 27 avril à Cotonou, d’un accord de partenariat. Les deux parties s’engagent ainsi à déférer leurs compétences et leurs moyens au profit de la promotion des initiatives entrepreneuriales en Afrique. C’est en présence du Consul général d’Italie près le Bénin que Ngueto Tiraïna Yambaye, directeur général du Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace) et Anco Lenardon, président de l’institution italienne Export Trade & Cooperation (Etc), ont procédé hier à la signature de l’accord de coopération liant officiellement les deux institutions. A en croire le directeur général de Fagace, cet acte vient consacrer la volonté manifestée par les deux institutions depuis des années mais qui n’avait pu se concrétiser en son temps. « Ce protocole d’accord scelle l’engagement formel entre nos deux organisations à travailler ensemble pour améliorer les performances des petites et moyennes entreprises africaines et, ce faisant, des hommes et des femmes qui vivent dans les pays d’intervention de nos deux institutions », a laissé entendre Ngueto Tiraïna Yambaye, directeur général de Fagace. C’est ce que confirme Anco M. Lenardon, président de Export Trading & Cooperation. Il est, selon lui, question de consolider un partenariat qui a déjà commencé en mettant en place de nouvelles stratégies d’actions à fort impact. Le président de Export Trading & Cooperation énumère, entre autres piliers à la base de ce partenariat, la coopération bilatérale dans la mise en œuvre des projets, le partage des risques, l’analyse technique, les transferts de compétences… Plus particulièrement, les deux institutions, à travers cet accord, s’engagent à mettre en commun leurs compétences, leur savoir-faire et leurs moyens financiers pour la promotion des initiatives entrepreneuriales en Afrique. « Cet accord s’appuie sur des mécanismes tels que le partage de portefeuille de projets, la structuration de projets d’investissements, l’analyse technique et financière de projets d’investissements, le partage des risques de contrepartie, le renforcement des capacités, l’organisation des conférences et séminaires pour mettre nos clients au même niveau d’information », a expliqué le manager général de Fagace. Après avoir remercié le président de Etc pour la confiance renouvelée, puis les équipes techniques des deux parties prenantes pour les diligences effectuées dans l’aboutissement de cet accord, Ngueto Tiraïna Yambaye a assuré que Fagace mettra tout en œuvre pour que cette coopération soit fructueuse et au bénéfice du secteur privé des pays où les deux institutions interviennent. Le président de l’institution italienne Etc a pris le même engagement et se dit heureux de voir enfin se concrétiser cette nouvelle collaboration avec Fagace.
Travailler en toute complémentarité
L’accord signé entre Fagace et l’institution italienne Etc est fondé sur les principes et les objectifs communs des deux institutions et repose fortement sur leur complémentarité. Fagace est en effet présent dans 14 pays en Afrique et son expansion se poursuit. Etc intervient dans les 17 pays de l’Ohada en Investissement et sur tout le continent en Trade. Dans toutes ces régions où ils opèrent, Fagace et Etc entendent développer une synergie d’actions qui permettra une forte complémentarité d’intervention au niveau de ces pays afin d’impulser le développement des initiatives entrepreneuriales en Afrique. « En intervenant au niveau de plusieurs pays de la région, nous pourrons mieux apprendre de nos expériences et avoir plus d’impact au niveau de nos programmes. J’en suis d’autant plus convaincu que nos deux institutions ont une grande expérience en Afrique », a assuré Ngueto Tiraïna Yambaye, directeur général du Fagace. En dépit du contexte dans lequel intervient la signature de cet accord, un contexte notamment marqué par la pandémie du Covid-19 qui affecte l’activité économique et financière et qui impose de nouveaux défis, le directeur général du Fagace se montre rassurant. « Je suis convaincu que ce modèle de coopération, basé non seulement sur une confiance et une complémentarité de produits mais surtout sur la valorisation de nos expertises permettra de faire la différence », a affirmé Ngueto Tiraïna Yambaye. Et pour y arriver, il faudra, selon lui, relever le défi de l’adaptabilité des mécanismes pour répondre plus efficacement aux réalités locales et aux besoins spécifiques des porteurs de projet. « Après cette pandémie, l’économie devra être relancée. On devra soutenir les Pme », va ajouter Anco M. Lenardon, président de Export Trading & Cooperation.
Société 28 avr. 2021


Partenariat entre l’Université d’Abomey-Calavi et celle d’État de Kalmoukie en Russie: Anselme Houndayi évoque l’intérêt pour étudiants et enseignants
Anselme Houndayi est chargé du département des Relations internationales de l’Université d’État de Kalmoukie située au sud de la Russie. Venu au Bénin dans le cadre d’un accord de partenariat avec l’Université d’Abomey-Calavi signé en septembre 2018, ce Béninois de nationalité évoque les opportunités que son pays d’accueil offre aux étudiants béninois d’une part et aux enseignants d’autre part. Son souhait est que la communauté universitaire dispose d’amples informations sur les clauses du contrat entre l’Uac et l’université d’État de Kalmoukie. L’Université d’Etat de Kalmoukie, située au sud de la Russie, offre des opportunités à l’Université d’Abomey-Calavi. Les deux universités ont procédé à la signature en septembre 2018 d’un accord de partenariat sur la base duquel les étudiants ont une panoplie d’offres, à en croire Anselme Houndayi, chargé du département des Relations internationales au sein de cette université. Le but de cet accord est de faciliter la mobilité des étudiants et des enseignants béninois en Russie pour se faire former dans divers domaines à travers des stages. Doctorant en économie, Anselme Houndayi reconnaît l’intérêt de ce partenariat pour la communauté universitaire du Bénin et souhaite que des bénéficiaires disposent d’amples informations sur les clauses du contrat afin de mieux profiter de cette offre de la Russie. «?En 2016, je suis rentré au pays dans le but de créer les relations très étroites entre l’Université d’Abomey-Calavi et mon université plus précisément. Dans ce cadre, nous avions eu une rencontre en avril 2018 avec le recteur et l’ambassadeur de la Russie près le Bénin où nous avions décidé de signer en septembre 2018 un contrat de partenariat dont le but est de permettre aux étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi de faire des stages professionnels dans n’importe quel domaine au sein de mon université gratuitement pendant une année. Mon université prend en charge le logement pour les étudiants. Pour ce qui est du côté scientifique, le contrat stipule que les professeurs de l’Uac en collaboration avec ceux de mon université pouvaient assister les étudiants dans la rédaction de leur thèse de fin de formation, puis l’organisation des fora scientifiques entre professeurs, docteurs ou doctorants pour permettre au Bénin de faire découvrir son côté scientifique en Europe?», a expliqué Anselme Houndayi. L’Université d’Abomey-Calavi a des relations avec les pays européens, mais avec la Russie, il n’y a pas trop de collaboration étroite, souligne-t-il.
Expliquer les clauses du contrat
Pour lui, il fallait revenir expliquer aux étudiants les clauses du contrat afin qu’ils sachent les opportunités qui s’offrent à eux, de quoi bénéficie l’université. Il rappelle qu’il y a eu des contacts avec l’Uac. «?Quand le message ne passe pas au sein des étudiants, ils ne sont pas informés. Cette visite m’a permis de rencontrer la personne qui s’occupe directement des relations internationales à l’Uac », précise-t-il. Cela lui a permis, dit-il, de mettre à disposition les documents nécessaires qu’il fallait. Ainsi, les étudiants ont pu « s’inscrire pour participer au concours sur la culture, la géographie et l’histoire de la Russie?». C’est le nouveau projet en réalité qu’il est venu présenter en 2021 aux autorités de l’Université d’Abomey-Calavi. Il est relatif à l’organisation d’une olympiade sur la culture, la géographie et l’histoire de la Russie en français. Les participants auront la possibilité de se faire tester tout en obtenant un certificat de participation venant d’une université russe et les gagnants de ce concours auront la possibilité d’aller en Russie pour suivre une formation d’une année dans un domaine de leur choix. Les bénéficiaires qui ne comprennent pas le russe auront la possibilité de suivre des cours en ligne, à distance, avant le voyage pour une formation beaucoup plus pratique. «?Nous avons discuté de ce projet nouveau d’intérêt pour l’Uac. Actuellement, soixante-dix Béninois se sont déjà inscrits sur la plateforme. Jusqu’à la fin du mois d’avril, nous allons clôturer et publier les résultats des gagnants le 10 mai prochain?», ajoute-t-il.
Attente des autorités rectorales
La Russie est en train de s’ouvrir. Elle a formé plus de trois mille cadres béninois. Parmi le corps professoral, on dénombre des enseignants qui ont fait la Russie. «?Notre Université veut se faire connaître sur le plan africain. Nous n’avons jusque-là de contrat qu’avec l’Uac. Donc, notre objectif est d’augmenter le nombre d’étrangers venant du continent africain?», fait savoir Anselme Houndayi. Revenant sur les opportunités qu’offre la Russie, il entend en faire bénéficier aux camarades béninois pour agrandir le cercle des cadres qui s’y sont formés. Il revient aux autorités rectorales de peser de tout leur poids pour donner l’information aux étudiants pour se faire compter parmi les bénéficiaires de stages en Russie. Toutes choses qui, mentionne Anselme Houndayi, valorisent le curriculum vitae des étudiants béninois. Pour l’heure, il salue leur engouement pour s’être fortement manifestés sur le concours en ligne sur la culture, la géographie et l’histoire de la Russie. Les candidats seront fixés en mai et les gagnants vont commencer leur stage en septembre prochain, assure-t-il. L’Université d’État de Kalmoukie envisage la possibilité des cours à distance à cause de la fermeture des frontières due à la pandémie du Covid-19, selon ses explications. «?C’est le début d’une nouvelle collaboration qui sera gagnante pour le Bénin et pour la Russie en particulier. L’opportunité est ouverte à tout le monde, seuls ceux qui recherchent l’information obtiennent gain de cause. J’exhorte les étudiants à aller sur le site www.kalmgu.com pour lire les informations?», indique-t-il. D’après ses explications, son université s’engage à accompagner tout projet de développement de l’Uac. Elle envisage aussi dans le futur de créer un centre culturel et de langue russe au sein de l’Uac qui va permettre aux étudiants, avant leur arrivée en Russie, d’avoir déjà une maitrise de la langue russe pour ne plus perdre une année avant d’intégrer la faculté.
Modernité de l’Uac
La plus grande université au Bénin qui forme environ 70 % des cadres se modernise et le pays doit en être fier. La technique, la science, l’innovation … tout est intégré à l’Uac, se réjouit Anselme Houndayi qui reconnaît le mérite des enseignants de l’Uac qui sont bien qualifiés. La Russie peut apporter beaucoup, soutient-il, en matière de technologie, de médecine, de sécurité informatique … Pour Anselme Houndayi, le Bénin et la Russie doivent collaborer dans ces domaines pour un partenariat très fructueux qui sera gagnant pour le Bénin. Pour rappel, 1 500 étudiants étrangers en provenance de 44 pays du monde dont 18 pays africains y compris le Bénin suivent les cours à l’Université d’État de Kalmoukie.
Education 28 avr. 2021


Résilience de l’économie nationale face à la Covid: La croissance économique estimée à 3,8 % en 2020
La croissance économique nationale a globalement résisté aux chocs induits par la pandémie de Covid-19. Elle est estimée à 3,8 % en 2020 contre -3,5 % au plan mondial. Le secteur industriel reste le plus affecté. Alors qu’elle était attendue autour de 2,3 %, la croissance économique nationale est estimée finalement à 3,8 % en 2020 contre 0,9 % pour l’Uemoa et -3,5 % au plan mondiale (selon le Fmi), aux termes de la Note trimestrielle de conjoncture au titre du quatrième trimestre 2020 de la direction de la Prévision et de la Conjoncture (Dpc) indique plusieurs facteurs explicatifs. Quoiqu’elle soit loin des 6,9 % enregistrés en 2019, cette performance témoigne de la résilience de l’économie béninoise. La croissance est projetée à 6% en 2021 par la direction générale des Affaires économiques (Dgae) du ministère de l’Economie et des Finances dont dépend la Dpc. En effet, après les fortes perturbations engendrées par la crise de Covid-19 au cours des deuxième et troisième trimestres 2020, il est noté une croissance soutenue de l’activité économique dans les grandes entreprises au quatrième trimestre. La production des industries alimentaires s’est améliorée, aussi bien en variation qu’en glissement annuel. Cette bonne performance est en lien avec la reprise plus tôt que prévue du commerce international. L’Indice du chiffre d’affaires (Ica) affiche une hausse de 11,6 % par rapport au trimestre précédent. Également, en lien avec la tendance de cet indice, l’indice global de l’emploi dans les grandes entreprises s’est inscrit en hausse : 1,7 %. Les chefs d’entreprise estiment que l’activité économique a été favorable sur la période et se montrent optimistes pour les trimestres à venir, mentionne la Note. Pendant ce trimestre, les recettes totales nettes mobilisées par les régies financières ont été de 365,8 milliards F Cfa, soit un accroissement de 43,4 % par rapport au trimestre précédent. Les dépenses publiques ont été engagées pour un montant total de 484,0 milliards F Cfa, soit une progression de 1,7 % par rapport au troisième trimestre 2020. En ce qui concerne la masse monétaire, elle a affiché un niveau de 2 751,9 milliards F Cfa à fin décembre 2020 contre 2 603,4 milliards F Cfa à fin septembre 2020, soit une hausse de 5,7 %.
Fortunes diverses dans la production
En dépit de la Covid-19, la production agricole est en hausse. Le Bénin a battu un nouveau record en atteignant une production de 728 000 tonnes de coton graine pour la campagne 2020-2021 contre 714 714 tonnes à la campagne précédente et ce, malgré les conditions pluviométriques stressantes en début de campagne et la diminution des emblavures, a annoncé, il y a quelques semaines, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep). Selon les données stabilisées du secteur agricole pour la campagne, les productions de céréales, de légumineuses, de racines et tubercules et de cultures maraîchères se sont aussi accrues respectivement de 2,7 %, 1,7 %, 1,6 % et 1,6 % par rapport aux statistiques de la campagne 2019-2020. La valeur ajoutée du secteur primaire devrait s’améliorer en 2021 à hauteur de 4,6 %, soutenue par les bonnes performances attendues aussi bien de la production vivrière que des cultures d’exportation, notamment le coton. L’amélioration des performances agricoles impactera favorablement les industries alimentaires. L’année dernière, il a été noté un repli de la production dans les industries cimentières et de textiles. La production des industries cimentières a régressé de 2,3 % au quatrième trimestre par rapport au trimestre précédent et de 7,0 % par rapport au niveau de l’année précédente. En fait, le niveau de production a atteint 569 905 tonnes au quatrième trimestre 2020 contre 583 372 tonnes au trimestre précédent et 613 021 tonnes un an plus tôt. Relance de l’industrie et du commerce Les secteurs de l’industrie et du commerce ont été durement touchés par la pandémie. Pour 2021, il est attendu une amélioration de la valeur ajoutée du secteur secondaire à hauteur de 10,3 % contre une estimation de 5,2 % en 2020 en lien avec les performances attendues dans la branche Btp, selon la Dpc/Mef. Ces performances seraient soutenues par la poursuite de plusieurs projets, dont la mise en œuvre du projet Asphaltage phase 2, la construction des 22 stades communaux et des 35 marchés urbains, l’achèvement de la construction des 20 000 logements sociaux. La construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale, la réalisation des travaux de construction de l’hôtel Sofitel et la réhabilitation du Centre international des conférences (Cic), de 15 marchés régionaux et secondaires dans les communes du grand Nokoué, la construction du pipeline Bénin-Niger, sont autant de projets pouvant booster les performances dans cette branche ainsi que dans celle de l’énergie. Dans le secteur tertiaire, la valeur ajoutée progresserait en hausse de 4,2 % en 2021 en lien avec les activités des services. Le commerce, les transports ainsi que les branches « Hôtels et restaurants » et « Télécommunication » devraient se relever à la suite de l’ouverture des frontières et la hausse des activités au port de Cotonou.
Economie 27 avr. 2021


Renforcement de la coopération bilatérale Oms-Bénin: Mamoudou Harouna Djingarey au cabinet du ministre Aurélien Agbénonci
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a reçu en audience, vendredi 23 avril dernier, Mamoudou Harouna Djingarey, représentant résident par intérim de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) au Bénin. Les deux personnalités ont échangé sur les axes importants de coopération entre le Bénin et l’Oms de même que les réformes engagées par le gouvernement dans le secteur de la santé. Mamadou Harouna Djingarey, représentant résident par intérim de l’Organisation mondiale de la Santé, a été reçu par le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci, vendredi 23 avril dernier à son cabinet. Il est allé s’entretenir avec l’autorité ministérielle sur la stratégie de l’Oms vis-à-vis du Bénin en ce qui concerne les piliers importants de la coopération dont la couverture sanitaire universelle, la lutte contre les urgences sanitaires, la sécurité sanitaire mondiale et la promotion de la santé. Ils ont aussi échangé sur la lutte contre le Covid-19 et bien d’autres priorités. Par ailleurs, les deux personnalités ont abordé la question des réformes du secteur de la santé au Bénin. Lesquelles réformes ont vu naitre l’Agence nationale de soins de santé primaires, l’Agence nationale de la médecine hospitalière, l’Autorité nationale de régulation du secteur de la santé et bien d’autres réformes engagées et appuyées par l’Oms. Mamadou Harouna Djingarey a salué cet engagement des autorités béninoises de faire du secteur de la santé, un volet important du Programme d’action du gouvernement. Actualités 27 avr. 2021


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