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Nouvelles

Réunion du bureau politique national élargie du parti Moele Bénin: Un rendez-vous d’échanges pour des perspectives
Faire le point des activités du parti au premier trimestre de 2021, présenter la synthèse du rapport de la campagne électorale du parti pour le compte du duo Talon-Talata et enfin procéder au lancement du concept « 2023, c’est maintenant ». C’est l’objectif de la deuxième réunion de l’année 2021 du bureau politique national élargie du Mouvement des élites engagés pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin), samedi 24 avril dernier dans la commune de Tori-Bossito. Les élections présidentielles sont terminées et les militants et membres du bureau politique national élargi au Mouvement des élites engagés pour l’émancipation du Bénin (Moele Bénin) ont marqué une pause, samedi 24 avril dernier dans la commune de Tori-Bossito, pour faire le point de leurs activités au premier trimestre de 2021 et se projeter pour des actions futures. Au cours de ce rendez-vous du donner et du recevoir, ils ont aussi procédé à l’évaluation de leur participation à la campagne présidentielle ayant consacré la victoire de leur candidat, le duo Talon-Talata et au lancement du concept « 2023, c’est maintenant »  suivis de l’installation officielle du comité préparatoire de la déclaration de candidature du parti aux élections législatives de 2023. Jacques Ayadji, président de Moele Bénin, a fait savoir que son intervention s’appuiera sur un trépied constitué d’une définition, d’une confession et d’une profession de foi. Partant de la définition, il affirme que quatre points essentiels permettent au parti de s’afficher sur l’échiquier politique à savoir: proposer les mêmes vues politiques, s’efforcer de les faire prévaloir, rallier à leur cause un plus grand nombre de citoyens et chercher à conquérir le pouvoir ou du moins à influencer ses décisions. Il note que le parti s’efforce à mettre en application toutes ces choses. Parlant de la confession, il évoque la visite surprise que le chef de l’Etat Patrice Talon dont le parti a été gratifié au cours de son activité d’installation des coordinations départementales du parti. Une visite au cours de laquelle, le président de la République a affirmé que les membres du parti sont des visionnaires et qu’il a tout fait pour les faire plier mais qu’ils ont pu résister du fait de leur caractère trempé. Jacques Ayadji affirme que ce compliment du chef de l’Etat les a galvanisés pour une campagne électorale réussie. Il souligne que la victoire du président Patrice Talon est celle de la mouvance présidentielle principalement celle du parti Moele Bénin. Evoquant la profession de foi, le président du Parti Moele Bénin explique que c’est celle qui les distingue et les particularise sur l’échiquier politique béninois. Il note qu’il s’agit du patriotisme économique qui consiste à consommer ce qu’ils produisent et à produire ce qu’ils consomment pour mettre le peuple et sa jeunesse au travail et accroître la richesse du pays afin de lui permettre d’autofinancer son développement. Il affirme qu’un ensemble de programmes de développement sera exécuté très bientôt par son parti. « Définition, confession, profession de foi… voilà le trépied qui m’inspire et que je voudrais voir impacter sur ce lieu oh combien symbolique de Tori. Nous nous sommes comportés de manière à mériter la confiance du président de la République qui voit en nous des visionnaires », a-t-il révélé. Fort de cela, Jacques Ayadji indique que le parti doit désormais redoubler d’efforts pour incarner et mériter ce titre de visionnaire au Bénin. Actualités 27 avr. 2021


Economie circulaire en Afrique: Cinq domaines prometteurs à valoriser
L’Alliance africaine pour l’économie circulaire (Acea) identifie, à travers un nouveau rapport publié mi-avril, cinq secteurs qui ont le plus grand potentiel pour stimuler l’économie sur le continent et favoriser une meilleure gestion des ressources. Les systèmes alimentaires, l’environnement bâti, la mode et le textile, l’électronique et l’emballage, sont les secteurs qui devraient concentrer le maximum des investissements pour stimuler l’économie circulaire sur le continent et favoriser une meilleure gestion des ressources. Selon le nouveau rapport de l’Alliance africaine pour l’économie circulaire (Acea), la tenue de ces « cinq grands paris » permettra aux pays africains d’atteindre des objectifs vitaux d’action climatique et de développement durable. Ces domaines recèlent d’opportunités majeures pour en assurer la croissance économique, l’emploi et des résultats environnementaux positifs, selon le document. La mise en place des bonnes initiatives et politiques d’économie circulaire soutiendra également la reprise post-Covid-19 et déclenchera de nouvelles opportunités de marché. En fait, des systèmes alimentaires adéquats aideront le continent à nourrir sa population sans cesse croissante tout en stimulant la croissance verte et l’emploi. L’importance d’une agriculture climato-intelligente s’avère dans un contexte de rareté des ressources (eau, énergie) et d’insécurité alimentaire exacerbée par la crise sanitaire et économique de Covid-19. Le travail de la terre contribue à environ 23 % du Produit intérieur brut (Pib) du continent et emploie près de 60 % de la population active. Un système alimentaire circulaire nécessite une utilisation plus efficace des ressources comme l’énergie et l’eau, une augmentation de la productivité, une réduction des pertes après récolte, une agro-transformation plus efficace, une amélioration de la gestion des déchets, indique l’Acea. Pour ce qui est des emballages, le recyclage du plastique offre une opportunité immédiate pour une circularité accrue. En effet, la production d’emballages en plastique - dont la plupart sont utilisés une seule fois et sont non dégradables - a connu une flambée de 15 millions à 350 millions de tonnes au cours des 50 dernières années, entraînant une pollution massive par les déchets plastiques. Les solutions innovantes dans ce domaine favoriseront un environnement propice à la croissance verte et à l’emploi.
Préserver l’environnement
Seule une minorité d’Africains (30 %) peut se permettre de vivre dans des environnements bâtis formels, relève l’Acea. Un environnement bâti circulaire nécessite une conception améliorée et l’utilisation de matériaux recyclables pour construire des « bâtiments verts » suffisants en énergie et en eau et implantés dans un cadre approprié. Pour ce faire, l’Afrique a l’opportunité d’évoluer progressivement vers les matériaux de construction en bois massif de haute technologie. En électronique, le problème de gestion des déchets électroniques déversés sur le continent se pose avec acuité. Depuis 2014, ces déchets ont augmenté de 9,2 millions de tonnes, rappelle le rapport. Il importe donc d’investir dans des installations de recyclage et d’augmenter la responsabilité des producteurs pour améliorer les résultats dans le secteur. Une attention particulière devrait être également accordée à la conception de produits intelligents afin de réduire la consommation d’énergie et faciliter la réutilisation des composants des produits ainsi que la prolongation de leur durée de vie. En ce qui concerne la mode et le textile, l’adoption de nouvelles technologies réduiront la pression sur l’environnement. Il est question de révolutionner le vêtement d’occasion et de privilégier l’utilisation du coton régénératif comme intrant dans la transformation sur place. Quatre critères sont utilisés pour prioriser les domaines à valoriser : le potentiel de circularité (visant à éliminer les déchets et les émissions et limiter l’utilisation des ressources), l’importance économique (sur la base d’indicateurs clés), le potentiel d’impact transformateur (évaluant la capacité de socialisation positive et les résultats économiques) et l’élan (des progrès de l’économie circulaire).
Economie 27 avr. 2021


Secteurs du tourisme, de la culture et des arts: Projets phares et investissements majeurs à la loupe
Les nombreuses réformes engagées, ces cinq dernières années, dans les secteurs du tourisme, de la culture et des arts ont permis au Bénin d’obtenir des résultats satisfaisants et de se repositionner sur la scène touristique et culturelle mondiale. Des acquis qu’a présentés Jean Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, à la diaspora béninoise, dimanche 21 mars dernier par visioconférence. « En ce qui concerne le secteur dont j’ai la charge, il s’agissait de faire du tourisme une filière de développement économique, créatrice de richesse et d’emploi et de faire de la culture et des arts un levier de développement du tourisme. Durant ces cinq ans, nous avons posé un certain nombre d’actions qui vont principalement structurer et requalifier l’offre culturelle. Nous avons engagé un lourd programme d’investissement pour accroitre et rendre le Bénin compétitif de même que l’offre et nous avons développé une main-d’œuvre compétitive », a fait savoir le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts aux membres de la diaspora, dimanche 21 mars dernier par visioconférence. Jean Michel Abimbola explique que, durant les 5 ans, le gouvernement a mené un certain nombre de projets qui sont des projets phares et investissements majeurs dans le tourisme et dans le patrimoine. Le premier projet phare est le positionnement du parc de la Pendjari comme un parc Safari de référence en Afrique de l’Ouest. Le deuxième projet phare concerne la réinvention de la cité lacustre de Ganvié. Il précise que le produit Ganvié, c’est l’environnement même et pour cela, le gouvernement va réaménager le cadre de vie et investir dans le bien-être des populations, ce qui fera l’attrait pour les touristes de passage. L’autorité ministérielle rappelle un certain nombre de mesures importantes qui sont prises telles que la construction très prochaine d’habitats lacustres et le balisage des chenaux sur 10 kilomètres sans oublier des études pour mettre à niveau les infrastructures sociocommunautaires. Il met aussi l’accent sur la gestion des eaux usées domestiques et l’électrification. Le troisième projet concerne la construction du musée de l’épopée des amazones et des rois du Danxomè à Abomey. Ce musée permettra de valoriser l’histoire de la royauté et de conférer une envergure nationale et internationale à ce site. « Vous savez que ce musée est placé dans le patrimoine de l’humanité au niveau de l’Unesco », rappelle-t-il. À part Abomey, il note que le gouvernement a aussi l’ambition de construire la cité historique de Ouidah avec différents projets dont la maison du Brésil, le fort portugais ainsi que la maison du gouverneur qui seront réhabilités. A cela s’ajoute la reconstruction de la place aux enchères de la porte du non-retour, du mémorial de l’arbre du retour « Zoungbodji» et le bâtiment colonial qui se trouve à la Porte du non-retour. Avec des visuels à l’appui, le ministre montre à la diaspora ce que seront le fort portugais, la place aux enchères et la future porte du retour. Toujours à Ouidah, le gouvernement envisage construire un Complexe hôtelier et touristique assez vaste avec entre autres, le bateau du départ, la construction d’un certain nombre d’infrastructures, une zone d’activités culturelles, de loisirs et de services et une zone de recueillement et de promenade pour le tourisme mémoriel. Le ministre informe qu’à Avlékété, il sera aménagé une station balnéaire et l’élaboration d’un plan de zonage.
Une richesse patrimoniale incroyable
Outre la Marina de Ouidah, le ministre note qu’une corniche offrant une baignade en toute sécurité grâce aux épis de Siafato à l’est du Plm Alédjo sera aussi implantée à Cotonou. Là, aussi un vaste projet balnéaire et touristique va naitre au Plm Alédjo et l’hôtel El Dorado. Il informe que le site qui est appelé la Route des pêches et qui offre une variété époustouflante de paysages faits de mangroves, de plans d’eau et de plaines côtières sableuses sera mis en valeur. Le Bénin dispose d’une richesse patrimoniale architecturale incroyable. Pour accompagner l’ensemble des investissements, un certain nombre de réformes structurantes sont prévues dans le tourisme. Jean Michel Abimbola explique que le gouvernement va aligner le cadre opérationnel du secteur touristique béninois sur les standards internationaux. Il est prévu aussi la modernisation des statistiques touristiques et la mise en place d’un compte satellite du tourisme pour pouvoir mieux s’orienter de même que le renforcement des capacités des acteurs du secteur du tourisme. Cinquante-quatre guides professionnels seront sélectionnés et vont bénéficier d'un renforcement de capacités afin que le discours et le produit vendus soient les mêmes. « Si vous avez les plus beaux sites touristiques et que vous n’avez pas des professionnels pour accompagner, si vous avez les plus beaux musées et que vous n’avez pas la médiation culturelle, tout cela est vain », fait-il savoir.
Culture et arts
Dans ces deux domaines, le ministre indique que les objectifs fixés depuis 5 ans permettent de mettre en place une réelle politique de soutien aux vocations et aux talents artistiques. Il indique que le gouvernement travaille à développer des industries culturelles et créatives. Il précise que durant les cinq ans, un certain nombre d’actions ont été posées. Il y a la création de la galerie nationale qui est fonctionnelle et qui a pour mission de révéler les plasticiens béninois et de structurer le marché de l’art au Bénin. A l’en croire, l’Etat travaille en même temps sur les réformes des instances d’administration de la culture et de l’art. « Si nous ne mettons pas aussi bien l’administration que les professionnels à niveau, nous aurons des difficultés à relever le défi », renchérit-il. Il note qu’il sera aussi procédé à l’opérationnalisation du statut des artistes. Il y aura au Bénin la construction d’infrastructures dont sept arènes culturelles de mille places chacune dont deux ont déjà démarré en 2020 et les cinq autres vont suivre en 2021. Le ministre est aussi revenu sur la réformation du Festival international de théâtre du Bénin. Il en est de même pour le cinéma et pour la danse patrimoniale et contemporaine. Selon lui, il est important de donner une identité musicale exportable à la musique béninoise.
Restitution des biens culturels et retombées
Jean Michel Abimbola n’a pas occulté la question de la restitution des biens culturels. Il informe que le Bénin est en train de développer un pan de l’économie muséale et patrimoniale qui permettra d’enrichir l’offre touristique et qu’une coopération muséale et patrimoniale est en cours. Le Bénin se met aussi à niveau à travers un certain nombre de convention internationales telles que la convention Unidroit qui permet de protéger les biens culturels volés ou illicitement obtenus par certaines personnes. Il rassure la diaspora et les Béninois en général que le Bénin tient le bon bout. Le ministre précise que tout ce qui a été fait depuis cinq ans dans le secteur du tourisme, de la culture et des arts a eu un certain nombre de retombées pour le Bénin. Il souligne que le Bénin est devenu un terrain de convoitises pour les grandes marques et les grands groupes hôteliers tels que Sofitel, Golden Tulip, Hilton resort, Club méd s’y intéressent. Parlant de retombées socioéconomiques, le ministre indique que le Bénin a un potentiel de création d’emplois qui monte en puissance grâce à des emplois créés au niveau du parc de la Pendjari mais aussi grâce aux emplois en cours au niveau de Ouidah. Il précise qu’il y a 500 emplois pour les constructions en cours et 500 autres qui suivront. «Le tourisme est un infuseur de richesse et de développement direct auprès des populations», ajoute-il. Il souligne que d’ici deux à cinq ans, le Bénin sera remarquable et enviable sur la scène touristique continentale et le tourisme, la culture et les arts seront bientôt les sous-secteurs majeurs qui susciteront l’envie et l’engagement de la jeunesse. Le Bénin est à une ère de réappropriation de sa culture et la culture est un indicateur de développement?
Culture 27 avr. 2021


Crise sanitaire mondiale: Comment les religions abordent la Covid-19 au Bénin
Au Bénin, la Covid-19 passe pour un défi quotidien dans le rang des confessions religieuses. Tout en rivalisant d’ingéniosité, elles placent leur foi en Dieu pour conjurer ce sort qui éprouve le monde en perte de repère. Elles retiennent toutefois de l’avènement de ce virus, un message divin à l’humanité dont la crainte de Dieu laisse encore des questionnements. Samedi 27 février à l’Eglise catholique St Martin d’Akpakpa. Une messe de noces venait de s’achever. Autour des mariés, la foule que regorgent habituellement ces genres de cérémonies. Apparemment remplis de joie, les invités semblent momentanément se passer des mesures barrières. Mais cette effervescence fera long feu. Des vigiles sont commis pour rappeler systématiquement les gestes utiles contre la Covid-19. Loin de banaliser la pandémie, le Bénin l’intègre peu à peu dans son vécu, quoique la peur du mal demeure évidente. Alors que le déconfinement total tarde à être effectif dans le monde entier, les religions essayent de s’accommoder de la crise. En leur sein, le mal est interprété comme un appel divin aux errements du monde. « Tout mal est une interpellation divine. Nous sommes déconnectés de Dieu et il faut se recentrer sur lui qui nous apporte la guérison. Si le Seigneur ne veille sur la maison, en vain veilleront les gardiens. Cette maladie a permis à l’Eglise d’utiliser les moyens actuels de communication pour aller à la rencontre des gens tout en espérant que ces nouveaux choix ne suppriment pas la rencontre de l’Homme », admet Hubert Kèdowidé, directeur diocésain de la communication de l’Eglise catholique. Cette confession religieuse établit des liens bibliques historiques pour expliquer la survenue de cette crise. « Dans l’ancien testament, toute forme de pandémie était considérée comme une sentence, la punition divine d’un péché qu’on a commis qui vient comme pour ravager l’humanité. La promesse du Seigneur faite à Moïse pour se libérer des égyptiens, s’est traduite par les sept plaies », raconte-t-il. Pour corroborer sa thèse, il évoque la lèpre comme l’un des premiers signaux divins pour relever le monde en perdition : « Jésus-Christ va se définir d’abord comme celui qui est envoyé vers les malades, surtout la lèpre considérée en ce moment-là comme un péché grave et mortel et qui avait comme conséquence la séparation de l’individu de ses semblables ». Les musulmans ne réfutent pas ce point de vue. La croyance en Allah les aide à mieux surmonter les épisodes sombres de la Covid-19. « La communauté musulmane perçoit le mal comme une épreuve provenant de Dieu. Nous la vivons avec beaucoup de foi. Aucune maladie ne peut arriver si ce n’est le plan divin», se convainc Abdoul-Djalilou Touré, imam de la mosquée ‘’Cité tranquille d’Abomey-Calavi’’. Deux angles d’appréciation L’Eglise catholique analyse la maladie à coronavirus sous deux angles. Le premier est un regard évangélique interpellatif. « Cette pandémie rappelle à l’humanité, ses limites et la renvoie à une prise de conscience collective. L’homme qui, par le développement, se sent insurpassable, le-voilà mis à genoux et interpellé. Nous sommes rappelés à regarder à nouveau le créateur et à nous situer comme créateur et humbles dans nos succès, dans nos exploits, dans notre manière d’être », analyse-t-il. Le second, est un regard de confiance. « Quelles que soient nos précautions, étant donné que le mal nous a montré nos limites, nous ne pouvons plus continuer à compter uniquement sur nos forces. Nous sommes invités à renouveler notre confiance envers celui qui reste pour toujours accessible à nous tout en étant inaccessible de par sa nature », recommande-t-il. La philosophie des autres obédiences religieuses ne s’écarte pas trop de celle des hommes en soutane. Pour elles, la Covid-19 sert de canal pour redresser l’Homme : « A travers cette pandémie, Dieu nous exhorte à une prise de conscience divine dans le but d’être plus humain. Avec la course à la technologie, au matériel, le monde commence par perdre le sens de l’humain et du divin. Nous sommes en train de briser certaines lois de la nature. Dieu nous appelle à corriger notre manière de vivre», souligne Clément Tanasso, pasteur de l’Eglise ‘’la Porte’’ d’Abomey-Calavi. Les communautés évangéliques ne traversent pas la présente crise avec plus de facilité. « La pandémie a complétement changé notre manière de vivre. Le nombre de personne admis pour les cultes a été modifié. Nous faisons des cultes intermédiaires pour combler ces fossés dans le respect des mesures barrières », explique-t-il. Certains chrétiens retracent les origines de cette maladie dans les Saintes Ecritures, en y référant des versets bibliques relatifs aux gestes barrières. Hubert Kèdowidé nuance ces allégations: « La Bible n’a pas prédit la Covid-19. Face à des situations pandémiques à l’époque des prophètes, notamment dans le livre des Lévitiques et des Nombres, la nature s’est déjà confrontée à des maladies graves. Nous pensons peut-être innover des mesures qui en réalité, existaient depuis toujours ». Si la Bible demeure le réservoir dans lequel les chrétiens puisent pour trouver des solutions à cette pandémie, les religions endogènes, se sont inculquées une discipline de groupe depuis des années. Le coronavirus n’a pas eu d’impact sur elles. « Chez nous, les ‘’Throns’’, habituellement, nous lavons toujours nos mains avant d’aller au temple. Aucun fidèle ne peut se prosterner devant les divinités sans respecter cette mesure. Ces gestes faisaient partie de nos habitudes avant la Covid-19», explique Olga Vigouroux, alias Dah Yovo, prêtresse de la divinité Thron Kpéto Déka Alafia. Ici, les divinités ont été accessibles durant la période du cordon sanitaire décrété par le gouvernement en mai 2020 pour freiner la propagation du virus. « On ne ferme pas le temple des divinités. Nous y allions toujours pour prier », assure-t-elle. Seule disposition pratique prise au niveau de cette religion, le respect de la distanciation sociale. La prévention, la meilleure arme De leur côté, les musulmans savent que la prévention est la meilleure arme pour se préserver de toutes souillures, impuretés ou virus. Le lavage des mains est une recommandation divine ancrée dans leurs habitudes. « Les prescriptions musulmanes recommandent l’ablution (lavage des mains, des parties des membres inférieurs et supérieurs et le visage) avant toute prière », explique Abdoul-Djalilou Touré, imam de la mosquée ‘’Cité d’Abomey-Calavi’’. L’Eglise catholique a mis en place un comité de veille dès le début de la crise sous l’égide de l’archevêque de Cotonou en vue de suivre de près l’organisation dans le cadre du respect des mesures barrières. Ledit comité est toujours à pied d’œuvre. « Environ 70% des paroisses ont mis en place un dispositif de rappel sous forme audio qui est répété avant le démarrage des messes en dehors de ce qui se fait dans les annonces en vue de maintenir la sensibilisation », assure Hubert Kèdowidé. Mieux, une série de modifications a été opérée au niveau de la liturgie (la manière de prier et de célébrer) grâce au concours de la commission liturgique de Rome qui donne des indications à suivre aux chrétiens catholiques. Illustration : la célébration du baptême qui impliquait autrefois l’imposition des mains et la signature avec l’huile sainte n’est plus de mise. Le coton tige remplace les doigts dans le cadre de cet exercice. Cette même formule a été adoptée au mercredi des cendres, où les prêtres font tomber la cendre sur la tête des fidèles sans aposer la signature. Idem pour le signe de paix, désormais écarté des rituels chez les catholiques. « C’est un acte religieux que de respecter les gestes barrières tout en vivant pleinement sa foi. Le Covid-19 nous fait gagner en maturité spirituelle », déduit Hubert Kèdowidé. Ces règles seront inchangées durant la semaine sainte. « Il n’y aura pas de procession le dimanche des rameaux. Nous allons également supprimer le dernier chemin de croix dans la rue », informe-t-il. Les communautés évangéliques font preuve d’imagination pour mieux affronter la situation. « Nous sommes obligés de nous adapter à cette pandémie. Nous réfléchissons déjà à la manière d’aborder plusieurs cultes afin de maintenir nos fidèles », projette Clément Tanasso, pasteur de la communauté chrétienne la ‘’Porte’’. Des précautions certes, mais elles ne suffisent pas pour contrer la Covid-19. Les chrétiens placent Dieu au centre de la dynamique de la recherche de solutions à l’arrêt définitif de la pandémie. « L’Eglise sait que les évènements de la vie passée ont déjà participé à beaucoup de modifications structurelles sans que la foi ne soit modifiée. Elle reste ouverte à tous les appels divins, à tout ce que le Seigneur veut révéler au monde à travers cette crise et est à l’écoute de l’Esprit Saint pour des modifications au besoin dans sa manière de transmettre la foi », assure Hubert Kèdowidé. Même si chaque confession religieuse essaye de s’adapter à la crise, l’horizon demeure encore un peu flou, aucun remède définitif n’étant encore effectif contre le virus. Société 27 avr. 2021


À l’initiative du président américain: 40 chefs d’État ont pris part à un sommet virtuel sur le climat
Le président américain Joe Biden a mobilisé à un sommet virtuel sur le climat, jeudi 22 avril, en marge des négociations à l’Organisation des Nations Unies, quarante chefs d’État. Son acte se traduit par l’engagement des États-Unis à revenir dans l’accord de Paris signé en 2015 et qui vise à réduire l’émission des gaz à effet de serre à 1,5°C. En prenant part au sommet virtuel sur le climat de deux jours lancé, jeudi 22 avril dernier, à l’initiative du nouveau président américain, Joe Biden, les quarante chefs d’État s’engagent tous dans la lutte contre le réchauffement climatique. Selon l’Accord de Paris sur le climat, les pays du monde devraient œuvrer à réduire à 1,5° leurs émissions de gaz. Et c’est à cela que beaucoup de dirigeants travaillent afin de limiter les dégâts relatifs au dérèglement climatique qui ne manquent pas d’impact. Ouvrant officiellement la rencontre, Joe Biden, président des États-Unis d’Amérique, a annoncé l’engagement de son pays à aller au-delà des ambitions climatiques... Au cours de leurs échanges, les chefs d’État qui ont pris part au sommet par visioconférence ont eu l’opportunité de discuter de l’action climatique plus ambitieuse, de l’investissement dans l’action climatique, de l’adaptation et de la résilience, de la sécurité climatique… « Nous devons passer à l’action. Nous devons accélérer », a indiqué le président américain Joe Biden. Il a rappelé à l’ouverture qu’aucun pays ne pouvait résoudre cette crise tout seul. Selon Joe Biden, l’inaction face aux effets dévastateurs des changements climatiques peut avoir des conséquences sur la planète alors que les bénéfices économiques qui peuvent découler des réformes écologiques sont énormes. À ce titre, le président des États-Unis a rassuré qu’il va œuvrer à réduire les émissions de gaz à effet de serre de la première économie mondiale de 50 % à 52 % d’ici 2030 par rapport à 2005. Cet objectif double quasiment l’ancien engagement de Washington d’une diminution de 26 % à 28 % à l’horizon 2025. Cet engagement pourra aider l’économie américaine à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Le retour à l’Accord de Paris des États-Unis a été apprécié par l’ensemble des dirigeants qui ont manifesté un intérêt à collaborer avec Joe Biden pour parvenir à la réduction des émissions de gaz à effet de serre qui, selon l’Organisation météorologique mondiale, est passée du palier d’un 1,2°C d’augmentation des températures moyennes à plus des 1,5°C fixés par l’accord de Paris à partir des projections scientifiques. Xi Jinping, le président chinois a montré sa volonté de travailler avec la communauté internationale notamment les États-Unis dans cette dynamique. Le président chinois a réaffirmé l’objectif d’une neutralité carbone de la Chine d’ici 2060. Il y a lieu de saluer ce come-back des USA dans l’Accord sur le climat dans la perspective de la neutralité carbone par tous les Etats. Environnement 27 avr. 2021


Amélioration du climat des affaires au Bénin: 40 000 entreprises créées en 2020 grâce aux facilités
Les facilités de création d’entreprise au Bénin ont fait, ce lundi 26 avril à Cotonou, l’objet d’échange entre les responsables de l’administration des Finances, l’Apiex et les chefs d’entreprise. Quelque 40 000 nouvelles sociétés ont été enregistrées en 2020 grâce aux réformes « Doing business ». De 13 000 en 2015, le nombre d’entreprises créées est passé à 40 000 en 2020, selon Laurent Gangbès, directeur de l’Agence pour la promotion des importations et des exportations (Apiex). C’est le fruit des réformes « Doing business » engagées depuis quelques années pour améliorer le climat des affaires au Bénin. Ces réformes ont porté notamment sur la réduction du nombre de procédures, du temps, des coûts et du capital minimum exigé. Depuis le 17 février 2020, il est possible de créer son entreprise et d’effectuer toutes les formalités en ligne sans avoir à se déplacer à l’Apiex, via la plateforme www.monentreprise.bj, indique Eric Akoutey, directeur des Etudes à l’Apiex. Les avancées enregistrées portent sur la suppression de la procédure de vérification physique de l’unicité du nom de l’entreprise et de la déclaration d’existence et de l’acte de mariage pour la femme lors de l’établissement des documents d’identité, fait-il savoir. Créer son entreprise depuis chez soi est possible en quelques clics et en deux heures, après le dépôt de capital dans une banque et activation du compte bancaire, et le promoteur obtient tous les certificats par emails en version dématérialisées authentifiées par QR Code, assure M. Akoutey. Toutes choses qui ont amené la Cnuced à classer récemment le Bénin comme le pays le plus rapide en matière de procédure de création d’entreprise. Une interface existe entre l’Apiex et la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) : plus besoin de se déplacer pour y inscrire l’entreprise et ses salariés. De même, la déclaration d’inscription auprès de l’administration fiscale n’est plus une obligation. Pendant les douze premiers mois de son existence, l’entreprise ne reçoit pas les services des Impôts, même pas pour une visite de courtoisie des inspecteurs, laisse entendre Nicolas Yènoussi, directeur général des Impôts. Survie ! Avec une simple déclaration sur l’honneur, les promoteurs peuvent reprendre leurs entreprises qui ont cessé de fonctionner depuis plusieurs années tout en faisant preuve de bonne foi, ajoute M. Yènoussi. Mais au-delà du dispositif simplifié mis en place pour faciliter la création et l’installation des entreprises, les promoteurs se préoccupent des réformes du gouvernement en vue de réduire la pression fiscale et d’améliorer leur survie. Le Projet d’appui au renforcement des acteurs du secteur privé (Parasep), la loi sur la promotion des micros, petites et moyennes entreprises et les mesures d’incitations et d’amélioration du climat des affaires contenues dans la loi de finances, sont autant d’instruments visant à améliorer le climat des affaires et à certainement faire progresser le Bénin dans le prochain classement Doing Business de la Banque mondiale. Par ailleurs, le directeur général des Impôts annonce la refonte générale du Code général des investissements et la délivrance dès le mois prochain des attestations fiscales en ligne. Economie 27 avr. 2021


11 avril 2021: La particularité et le sens d’un scrutin
Les électeurs béninois ont été convoqués et ont répondu à plus de 50% ce 11 avril 2021 pour accomplir leur devoir citoyen de désignation du président de la République pour les cinq prochaines années. Ce scrutin a déjà fait date. Une lecture décapante de ce qu’on peut appeler événement du 11 avril 2021, nous permet d'aller plus loin que le brouhaha ambiant des critiques, des condamnations ou par ailleurs l’enthousiasme des célébrations d’une victoire annoncée, planifiée et obtenue. En effet, nous pouvons noter qu’avec ce vote, il s’est produit dans une certaine mesure ce que d’aucuns ont appelé dans l’appréciation de l’évolution des phénomènes anthropologiques, comme un bond qualitatif, dans le phénomène de l’expression du vote populaire au Bénin. Lorsque nous observons le vote du 11 avril, nous retenons d’abord ce qui apparaît comme un « Grand oral » auquel s’est adonné chaque candidat ou duo de candidats, devant le peuple souverain dans un rôle de « Grand jury ». Donc il y avait le message à passer mais aussi l’aspect scénique pour enjoliver le message et convaincre l’auditoire. En direct sur le terrain, ou sur les réseaux sociaux ou dans les médias traditionnels, le grand marketing politique pour une fois au Bénin a pris le pas sur la solution facile indécente et avilissante de distribution d’argent pour acheter les consciences. Et nous l’avons vu, à l’épreuve de cet exercice de « Grand oral national », il fallait un contenu mais aussi un contenant pour tenir en haleine le jury. Ce fut l’occasion de constater qu’un colistier a même dû jouer le 1er rôle avec visiblement la défaillance communicationnelle du candidat principal. On peut donc dire que pour une première fois s’est organisé à l’occasion du choix du président de la République, ne serait-ce qu’un début de « marché libre des idées politiques ». De façon toute simple c’est là une manifestation de la démocratie
Marché
Ce qu’a révélé aussi cette épreuve de « grand oral » devant le « jury du peuple », à la différence de ce que le Bénin a connu en 1991, 1996, 2001, 2006, en 2011 et en 2016, c’est le débat d’idées, c’est le focus sur les programmes sur les visons de société. Le scrutin ne s’est pas réduit à un jeu banal de chaises, comme on s’y est livré pendant 30 ans de fourvoiement et qui a consisté à « chasser quelqu’un du fauteuil présidentiel et à le remplacer par n’importe lequel des quidams qui se pointait ». Mais l’instant d’après tout le monde s’interrogeait sur ce qu’on fait justement d’un « quidam » dans les fonctions présidentielles. Ce jeu grossier auquel s’est livré l’électeur béninois, manipulé par une classe politique vicieuse depuis 1991, le scrutin du 11 avril 2021 l’a banni. On peut dire que c’est une avancée. La critique peut toujours soutenir que le marché des idées n’était pas assez ouvert à l’occasion de ce scrutin, ou même que la libre concurrence qui est une règle cardinale du marché n’était pas à la hauteur des attentes dans le cas de ce scrutin du 11 avril 2021. Il est vrai que les réformes politiques du président Talon ne prendront tout leur sens que dans la mesure où plusieurs alternances pourront s’exprimer à l’occasion d’une même élection et offrir une gamme plus étendue de propositions aux électeurs. Il ne fait aucun doute qu’il va falloir en arriver là puisque pour extrapoler un peu en restant collé à cette image de marché, le marché de produits de consommation de Tokpa à Cotonou, bien connu des populations, tel qu’il s’anime aujourd’hui en 2021, est une forme bien plus évoluée par rapport à ce qu’il était il y a 40 ans. Donc il serait un peu prétentieux de vouloir obtenir des résultats plus parfaits des réformes politiques maintenant et tout de suite. Toujours est-il que toute la classe politique à la sortie du scrutin présidentiel de 2016 a appelé de tous ses vœux ces réformes, tellement la crise était latente et l’implosion inévitable. On peut affirmer que le président Talon a amorcé une réforme politique majeure avec l’organisation réussie de ce scrutin du 11 avril 2021. D’aucuns n’y verront que la tension sociale et politique et l’onde de choc économique provoquées par les changements depuis cinq ans. Mais peut-être bien que ce qui aura marqué des esprits pendant cette période électorale, ce sont ces instants de communion du chef de l’Etat, avec les populations, ces scènes de liesse populaire ou d’expression d’une espérance, d’une attente que l’on a observées sur le passage du président-candidat à sa propre succession.
Quinquennat
Le président Talon a sans doute retenu que le scrutin du 11 avril a mobilisé plus de 50% (!) des électeurs dans un contexte sociopolitique assez tendu, non pas parce que les Béninois sont en extase devant les réalisations de son 1er quinquennat. Il doit avoir compris que l’ayant vu à l’œuvre, ayant vu le travail titanesque réalisé en si peu de temps, c’est maintenant qu’il a gagné la confiance des populations. C’est aujourd’hui qu’il porte l’espoir d’un peuple malmené, malade, « mal éduqué », et qui depuis des lustres meure de faim devant un festin divin. Il semble bien que c’est sur ce terrain de la capacité à répondre à cet espoir, à ce désir simple mais réel de vivre chez les populations, que l’histoire du Bénin va juger le président Talon et non au tribunal de la critique facile. Il ne doit pas être très banal de diriger, encore moins de construire un pays et tout ancien président de la République le sait. Ne laissons donc pas la haine et les ressentiments, comme une tempête dévastatrice, souffler l’esprit humain et ne laisser que ruine et amertume.
Actualités 27 avr. 2021


16e tour cycliste du Bénin: La compétition s’annonce sur fond d’innovations
La Fédération béninoise de cyclisme (Fbc) se prépare à organiser le 16e Tour cycliste du Bénin du 17 au 22 mai prochain. Avec comme objectif de vendre la destination Bénin à travers cette randonnée, le comité exécutif de la Fbc présidé par Romuald Hazoumè apporte des innovations à cette édition. L’édition 2021 du Tour international cycliste du Bénin aura lieu du 17 au 22 mai prochain avec beaucoup d’innovations. A travers cette compétition, le comité exécutif de la Fédération béninoise de cyclisme (Fbc) vise à vendre la destination Bénin. En choisissant la ville de Boukombé pour donner les premiers coups de pédale du 16e Tour cycliste international du Bénin, l’instance de gestion du vélo au Bénin a fait l’option d’une rotation afin de booster le tourisme, valoriser les routes nouvellement construites et faire découvrir la richesse culturelle du Bénin aux coureurs venus du monde entier.« Sans routes, pas de vélo ! » a lancé le président de la Fbc, Romuald Hazoumè qui annonce le lancement à Boukombé. Pour lui, c’est dans le but de valoriser les routes bitumées construites un peu partout au Bénin et qui sont le fruit du Programme d’action du gouvernement béninois que les organisateurs du Tour cycliste international du Bénin 2021 ont opté pour le lancement à Boukombé. Après le Tour cycliste international du Bénin 2018, lancé à Tanguieta, le comité exécutif dirigé par Romuald Hazoumè entend donner une chance à la commune de Boukombé qui se distingue par son paysage. « Ce choix est lié à la nature qui a doté cette commune de magnifiques montagnes », a-t-il confié. Selon lui, la commune de Boukombé est très prisée par les touristes en raison de son calme, ses forêts, sa richesse culturelle, son panorama, son habitat atypique et sa beauté. Sports 27 avr. 2021


Examen du Certificat de qualification aux métiers: Un centre de composition pour les détenus de la prison civile de Parakou
Les épreuves de l’examen du Certificat de qualification aux métiers (Cqm) ont lieu, ce lundi 26 avril, sur toute l’étendue du territoire national du Bénin. A Parakou, les 1 330 candidats inscrits sont attendus dans six centres de composition dont celui qui sera ouvert à la prison civile. A l’instar de plusieurs autres localités au Bénin, Parakou accueille également l’examen du Certificat de qualification aux métiers (Cqm), ce lundi 26 avril. C’est dans six centres de composition que ses candidats seront répartis. L’innovation, cette année, c’est l’ouverture d’un centre à la prison civile de la ville où certains détenus vont composer. Pendant qu’ils sont en train de purger derrière les barreaux les peines et sanctions qui leur ont été infligées, certains qui n’avaient pas une occupation réelle profitent pour apprendre un métier. C’est pour leur reconversion dans la vie active, une fois qu’ils recouvreront leur liberté. Ainsi, après quelques années d’apprentissage, certains parmi les détenus de cette prison s’apprêtent à décrocher leur parchemin. En effet, à la prison civile de Parakou, le cadre est aménagé pour former les détenus sur une base volontaire à divers métiers de leur choix. Outre le jardinage, l’élevage de petits ruminants, la fabrication de savon ou de divers produits, l’opportunité leur est offerte de s’adonner au tissage de pagne, à la taillerie, à la coiffure, etc. Cela contribue à leur formation pour une réinsertion post-carcérale. La Base d’appui des artisans, la Direction départementale du commerce, la salle d’alphabétisation, le Centre de formation des mécaniciens à des engins à deux roues à Albarika et le centre Rut situé à Tourou, informe le vice-président du Collectif des artisans de Parakou, Jules Wakoudé, sont les cinq autres centres de composition retenus à Parakou. Comme candidats, ils sont au total 1 330 inscrits dans 32 corps de métiers. Il s’agit de la mécanique, la couture, la coiffure, la vulgarisation, l’électricité, la soudure, le tissage, la menuiserie, la tôlerie, la peinture, la maçonnerie, la boulangerie, l’hôtellerie et bien d’autres métiers. A la Base d’appui des artisans où composera le plus gros effectif, ils seront 668 dont 523 hommes et 145 filles. Société 26 avr. 2021


Émission de billets de 50 000 F Cfa : La Bceao publie son démenti formel
Des informations diffusées sur les réseaux sociaux font croire à l’introduction imminente d'une nouvelle coupure de 50 000 F Cfa dans la circulation, par la Banque centrale des États d'Afrique de l'ouest (Bceao). A travers un communiqué publié sur son site internet, l'Institution martèle qu'il s'agit de "messages frauduleux'' qui lui sont attribués. La Banque précise qu’elle n’a apporté aucune modification à la gamme actuelle des billets de son émission en circulation, et qui demeurent valides. La Bceao en appelle donc à la plus grande vigilance des populations à qui elle demande de toujours se référer, face à des annonces du genre, à ses seules voies de communication officielles usuelles. Elle rappelle à cet effet que tous ses communiqués sont publiés sur son site internet, ainsi que dans la presse écrite et audiovisuelle. S'adressant aux instigateurs de ces fausses informations, l'Institution d'émission des billets de F Cfa indique qu'elle se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs et complices des actes et messages de nature à porter atteinte aux signes monétaires ayant cours légal dans les Etats membres de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa). Actualités 26 avr. 2021


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