La Nation Bénin...
Nouvelles
Feu Moïse BOSSOU[/caption]Le remplaçant de Moïse Bossou, membre de la Commission électorale nationale autonome (Céna) décédé, le samedi 7 avril dernier, sera connu dans les tout prochains jours. L’Assemblée nationale a enclenché la procédure devant conduire à combler ce vide. Le dossier a été affecté à la commission chargée des Lois du Parlement.
Le processus a été déclenché par le secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale, Thomas Dassi. Il a saisi le président du Parlement d’une lettre pour annoncer la vacance du siège suite au décès de l’enseignant-chercheur de droit constitutionnel à la Faculté de droit et des sciences politiques (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi à la retraite. La correspondance a été lue parmi les communications rendues publiques à l’entame de la séance plénière de ce mardi 24 avril.
La lettre rappelle que Feu Moïse Bossou avait été désigné en 2014 par la majorité parlementaire d’alors pour siéger au sein de cette institution électorale pour un mandat de sept ans. Il revient alors à la majorité parlementaire actuelle de procéder à son remplacement au nom du principe de parallélisme des formes. Et ce, en vertu des dispositions de l’article 21 du Code électoral qui prévoit qu’ en cas de démission, de décès ou d’empêchement définitif d’un membre de la Commission électorale nationale autonome (Céna) qu’il soit pourvu sans délai à son remplacement. C’est à juste titre que les regards sont tournés depuis hier vers la commission chargée des Lois pour l’élaboration du rapport à soumettre à l’appréciation très prochainement de la plénière des députés au cours de laquelle sera choisi ce cinquième et nouveau membre de la Céna.
Actualités 25 avr. 2018
Bourse de Travail[/caption]Le Front d’action des syndicats de l’éducation a tenu une assemblée générale à la Bourse du Travail, lundi 23 avril dernier. Au cours de cette rencontre qui a porté sur le point de la grève dans le secteur de l’éducation, des secrétaires généraux du Front ont suspendu leur motion de grève. Mais d’autres ont une position tranchée par rapport à la décision de la majorité des syndicats présents à la séance, ce qui fait douter de la reprise effective des classes demain jeudi 26 avril.
Les enseignants devraient retrouver le chemin des classes ce jeudi 26 avril, suite à la décision de suspension de la motion de grève du Front d’action des syndicats de l’éducation enclenchée depuis près de quatre mois. Mais dans les rangs des enseignants grévistes, certains ne se retrouvent pas encore dans cette décision.
Les responsables du Front qui regroupe plus d’une cinquantaine de syndicats d’enseignants, avait le dernier mot pour le dénouement de la crise dans le secteur de l’éducation. Au cours de l’assemblée générale de ce lundi, les participants ont affiché leur divergence face à la position de certains secrétaires généraux du Front engagés et déterminés à sauver l’année scolaire, pour ne pas endosser la responsabilité d’une année blanche. On retient qu’à l’issue de l’assemblée générale des membres du Front d’action des syndicats de l’éducation, la motion de grève de 96 heures lancée le 23 février 2018 tacitement reconductible toutes les semaines pour compter du mardi 6 mars 2018 a été suspendue. La déclaration du Front sera rendue publique ce mercredi à la Bourse du Travail, selon l’un des secrétaires du Front.
Cinquante-quatre syndicats ont signé la motion de grève au départ. Cinquante-et-un ont observé les mouvements jusqu’à la tenue de l’assemblée générale du lundi dernier. Parmi les secrétaires généraux membres du Front, trente-deux ont opté pour une suspension immédiate de la motion de grève, six ont donné leur accord pour une suspension après la reprise des classes, le jeudi 26 avril 2018, quatre d’entre eux se sont abstenus ; quatre autres ont opté pour la poursuite de la grève et cinq secrétaires généraux étaient absents à l’assemblée générale.
La majorité des secrétaires généraux ayant donné leur accord, la motion de grève du Front est suspendue. Mais depuis lors, des réactions font douter de la reprise effective des classes demain.
La base ne serait pas favorable
En effet, il est agité au sein des syndicats que la base détient les mouvements de grève et le sommet exécute. Cette base ne serait pas favorable à la décision du Front selon les explications de certains responsables syndicaux et militants de syndicats. Selon la secrétaire générale adjointe de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb),
Mathurine Sossoukpè : « A la base, les enseignants disent qu’ils ne rouvriront pas les portes de l’école sans avoir obtenu satisfaction à leurs revendications ». Pour sa part, Alexandre Adjina, membre du Front, dit « regretter cette précipitation qui a caractérisé la suspension de la motion ». « Le Front devrait attendre la décision de la base avant de prononcer la suspension », estime-t-il.
Le secrétaire général de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), Emmanuel Zounon, s’inscrit dans la même logique. Le mouvement syndical a encore du chemin au Bénin, selon ses propos. La procédure de prise de décision devrait emmener les responsables du Front à tenir compte de la position de leur base, rappelle-t-il.
Par contre, madame Judith Dègla, conseillère technique du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle, se félicite de la sage décision du Front. « C’est une bonne décision », a-t-elle affirmé. «Je leur demande de mettre de l’eau dans leur vin à cause des enfants et de la souffrance des parents… », lance-t-elle.
Du réaménagement du calendrier
Le réaménagement du calendrier scolaire est envisagé par le ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle. Visiblement, le gouvernement n’est pas dans la logique d’une année blanche. Mathurine Sossoukpè de la Cstb est aussi de cet avis. Si le gouvernement satisfait les revendications des enseignants, l’année scolaire peut se poursuivre jusqu’en août, selon elle.
Le calendrier réaménagé devrait être bientôt disponible, après une séance de travail avec les acteurs, d’après Judith Dègla, conseillère technique du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle.
Mais pour les syndicalistes, ce n’est pas après quatre mois de grève qu’il faut sauver l’année scolaire. Au-delà d’un calendrier réaménagé, Mathurine Sossoukpè recommande de travailler pour sauver l’école au Bénin pour qu’il y ait un maximum d’enseignants de qualité dans les écoles, pour que les conditions d’études soient améliorées, pour que les enseignants aient le cœur apaisé lorsqu’on aura satisfait leurs revendications… « Tout cela consiste à sauver l’école et non sauver une seule année déjà catastrophique », a-t-elle affirmé.
Emmanuel Zounon, pour sa part, soutient qu’il faut éviter de sauver une année scolaire, mais sauver plutôt l’école des grèves à répétition pour une éducation durable et de qualité par une vraie revalorisation de la fonction enseignante.
A. M.
Enfant de moins de 5 ans souffrant du paludisme[/caption]Demain mercredi 25 avril, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de lutte contre le paludisme. Une nouvelle occasion pour faire le point des avancées enregistrées et des perspectives en matière de lutte contre cette pandémie qui continue de faire des milliers de décès, en particulier dans les rangs des enfants de moins de 5 ans.
Premier motif de consultation au Bénin, le paludisme est dû à des parasites du genre « Plasmodium » transmis à l’homme par des piqûres de moustiques anophèles femelles infectés. Bien que cette maladie, ses manifestations, ses moyens de transmission et de prévention soient bien connus des populations, elle continue d’endeuiller des familles surtout en Afrique subsaharienne où l’on enregistre plus de 90 % des cas. Selon le dernier rapport de l’Oms sur le paludisme dans le monde, publié en novembre 2017, « Il y a eu 216 millions de cas de paludisme en 2016, contre 211 millions en 2015. On estime à 445 000 le nombre de décès dus au paludisme en 2016, un chiffre similaire à celui de l’année précédente (446 000) ». Même si certains groupes de la population sont plus exposés au paludisme que d’autres, le cas des enfants de moins de cinq ans est le plus préoccupant. « Plus des deux tiers (70 %) des décès dus au paludisme surviennent dans cette tranche d’âge », précise l’Oms. Il faut signaler que des efforts entrepris depuis des années pour sauver ces enfants des griffes du paludisme ont permis de réduire le nombre de décès enregistrés qui est passé de 440 000 en 2010 à 285 000 en 2016. Néanmoins, « le paludisme demeure toujours un facteur majeur de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans et un enfant en meurt toutes les deux minutes », alerte l’organisation.
Au Bénin, la situation n’est guère reluisante. Dans une interview accordée à La Nation l’année dernière, le coordonnateur du programme national de lutte contre le paludisme, Alexis Tchévoédé, a attiré l’attention sur l’incidence de cette maladie. Le paludisme est le premier motif de consultation dépassant de loin les autres affections : 42,9 % dans la population générale et 49,4% chez les enfants de moins de 5 ans. Il est également le premier motif d’hospitalisation dans nos formations sanitaires: 52,3% dans la population générale et chez les enfants de moins de 5 ans. Il est la première cause de décès avec un poids de décès plus élevé chez les enfants de moins de 5 ans: 13,9 % dans la population générale et 22,6 % chez les enfants de moins de 5 ans.
C’est l’affection qui a l’incidence la plus élevée. Dans notre pays, l’incidence cumulée du paludisme simple et grave est de 14,6 % en 2016. Ainsi, on note une réduction de l’incidence du paludisme qui est passée de 17% en 2012 à 14,6 % en 2016.
Un vaccin antipalu en cours d’évaluation
La pluviométrie, la température 16°-35°, l’humidité et la forte irrigation offrent des conditions favorables à la reproduction des moustiques et par conséquent, favorisent la transmission de la maladie. C’est pourquoi la lutte antivectorielle doit constituer, selon l’Oms, le principal moyen de prévenir et de réduire la transmission du paludisme. Deux formes de lutte antivectorielle sont efficaces : dormir sous moustiquaires imprégnées d’insecticide et assurer la pulvérisation d’insecticides à effet rémanent à l’intérieur des habitations.
Le traitement préventif intermittent par la sulfadoxine-pyriméthamine pour les femmes enceintes vivant dans des zones où la transmission est modérée ou forte, à chaque visite prénatale programmée après le premier trimestre.
Par ailleurs, l’institution recommande le diagnostic et le traitement précoces du paludisme qui permettent de réduire l’intensité de la maladie et d’éviter le décès. Pour contrer le développement de la résistance aux antipaludiques, la confirmation du diagnostic du paludisme doit être faite avant toute administration d’un traitement.
Il faut signaler que, depuis plusieurs années, les populations concernées nourrissent l’espoir d’un vaccin efficace contre le paludisme. Les perspectives s’annoncent heureuses sur ce plan. Le RTS,S/AS01 (RTS,S), également appelé
Mosquirix TM, un vaccin injectable conférant au jeune enfant une protection partielle contre le paludisme est en cours d’évaluation en Afrique subsaharienne. En novembre 2016, l’Oms a annoncé que le vaccin RTS,S sera déployé dans le cadre de projets pilotes dans trois pays d’Afrique subsaharienne: le Ghana, le Kenya et le Malawi. Les vaccinations devraient commencer en cette année 2018. « Ces projets pilotes pourraient ouvrir la voie à un déploiement plus large du vaccin si son innocuité et son efficacité sont jugées acceptables », rassure l’organisation.
Ce projet contribuera positivement à l'amélioration de la gouvernance politique et au respect des droits de l'homme[/caption]Le premier vice-président du Parlement, Eric Houndété, a officiellement lancé, ce lundi 23 avril, le Projet d’appui à l’Assemblée nationale du Bénin pour la promotion de la gouvernance participative et les droits de l’Homme. Ce nouveau projet mis en œuvre par l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite (Nimd) est financé par l’Union européenne pour une durée de deux ans.
L’Union européenne scelle un nouveau partenariat avec l’Assemblée nationale. Après le programme Awépa arrivé à terme, elle renouvelle son soutien à l’institution parlementaire à travers le Projet d’appui à l’Assemblée nationale du Bénin pour la promotion de la gouvernance participative et des droits de l’Homme. Ce nouveau projet est mis en œuvre par l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite (Nimd) pour la période allant de mars 2018 à mars 2020.
D’un coût global de 450 000 euros, soit un peu plus de 265 millions F Cfa, ce projet vise à contribuer positivement à l’amélioration de la gouvernance politique et au respect des droits de l’Homme, en accompagnant le Parlement dans sa contribution à la promotion et à la protection des droits de l’Homme et au renforcement de la gouvernance participative. Cet objectif a été décliné en plusieurs actions réalisables sur les deux ans que durera le projet.
Il s’agira essentiellement de soutenir la Représentation nationale dans ses activités liées à la promotion des droits de l’Homme, au renforcement de la contribution de l’Assemblée nationale aux travaux de la Commission béninoise des droits de l’Homme (Cbdh) et dans la mise en œuvre des recommandations de l’Examen périodique universel (Epu) des Nations Unies sur les droits de l’Homme. Ces actions consisteront essentiellement à renforcer le plan de communication de l’Assemblée nationale en mettant l’accent sur les interactions avec la Société civile et les citoyens via l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (Tic) et les réseaux sociaux et à mettre en place un système de suivi de l’application des lois et interpellations du gouvernement en matière de promotion des droits de l’Homme.
Le projet prévoit également d’appuyer l’organisation des auditions publiques et des séminaires de renforcement des capacités des députés et des assistants des commissions sur les techniques de rédaction des lois et des amendements, avec un focus sur la promotion des droits de l’Homme.
Les activités démarrent
La mise en œuvre de toutes ces actions a pris corps depuis, ce lundi 23 avril, avec le lancement officiel du projet par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, président du comité de pilotage dudit projet. Pour lui, le lancement de ce nouveau programme après Awépa, témoigne une fois de plus de la volonté et de l’engagement constant de l’Union européenne à accompagner le Bénin à travers des programmes de développement. « Ce programme me paraît très ambitieux et cadre avec les réformes politiques et institutionnelles en cours dans notre pays », note Eric Houndété. Il trouve également salutaire pour l’avenir politique du Bénin la pérennisation des activités touchant au volet politique à travers les dialogues politiques et les dialogues interpartis et qui vise, entre autres, la création d’une école politique pour assurer la formation des jeunes cadres des partis politiques. Au regard donc de l’importance de ce projet, le premier vice-président de l’Assemblée nationale appelle tous ses collègues députés à s’engager à fond pour l’atteinte de ses objectifs. Lesquels objectifs ont été présentés de long en large aux députés, lors de la cérémonie de lancement du projet, par Josiane Foundohou, représentante de Nimd Bénin.
Ce programme s’inscrit parmi les nombreuses initiatives financées grâce à l’Instrument européen pour la démocratie et les droits de l’Homme (Ieddh), un des principaux outils à la disposition de l’Union européenne pour soutenir les initiatives de défense des libertés fondamentales et démocratiques dans les pays où l’Ue est présente, précise le représentant du chef de la Délégation de l’Union
européenne au Bénin, Alessandro Tedesco.
Le projet s’insère dans le cadre de la revitalisation du débat sur les questions de droit de l’Homme, ajoute-il, avant de passer en revue les nombreuses autres réalisations de l’Ue au Bénin palpables dans plusieurs domaines dont surtout la contribution de l’Union dans la mise en place de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) entre 2009 et 2014 pour un montant de 12,8 millions d’euros.
OSWALD HOMEKY félicite les champions de scrabble[/caption]Champions d’Afrique dans trois catégories au troisième championnat d’Afrique francophone de scrabble (Champas) qui s’est déroulé à Bamako au Mali, du 25 au 31 mars dernier, les scrabbleurs béninois ont été reçus, vendredi 20 avril dernier, par le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky. C’est l’occasion pour ce dernier de transmettre les félicitations du gouvernement aux athlètes pour leurs performances.
Après son sacre avec cinq médailles dont trois en or et deux en argent, au troisième championnat d’Afrique francophone de scrabble à Bamako au Mali, l’équipe béninoise a été
reçue, vendredi 20 avril dernier, par le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky. C’est l’occasion pour le capitaine de l’équipe béninoise, Julien
Affaton, de présenter les médailles et les trophées à l’autorité. Le Bénin a remporté l’épreuve de duplicate par paire et le défi africain puis a été sacré vice-champion en blitz et de l’épreuve d’élite, rappelle-t-il.
En fait, Julien Affaton a été vice-champion d’Afrique dans l’épreuve de scrabble blitz en individuel en décrochant la médaille d’argent avant de remporter la duplicate par paire avec son coéquipier François Xavier Adjovi. Médaillé d’argent en élite et champion du défi africain, Julien Affaton a, au nom de ses coéquipiers, promis revenir avec des exploits plus grands dans les prochains mois.
Selon le directeur technique national Arsène Joël Noumonvi, le Bénin vient de confirmer son statut de nation de scrabble en s’illustrant de fort belle manière à cette compétition qui a connu la participation de grands scrabbleurs du continent. « C’était une compétition de haut niveau car nous avons eu affaire à trente-quatre paires venus de onze pays », a-t-il déclaré. Il rassure le ministre en charge des Sports de la forme de l’équipe pour les prochaines joutes internationales. « Nous travaillons tous les jours à l’amélioration de nos performances », a-t-il assuré. L’équipe se prépare déjà pour le prochain championnat du monde où il fait le vœu de voir l’équipe se retrouver en finale, indique-t-il.
Le vice-président de la Fédération béninoise de scrabble, Jean-Eudes Agbémavo, se réjouit de ces lauriers et remercie le ministre pour les efforts qu’il fait pour ériger le scrabble au rang des autres disciplines sportives dans le pays. « Ces titres sont à l’actif du ministre Oswald Homéky car nous n’aurions rien fait sans son soutien », a-t-il déclaré.
Le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, quant à lui, remercie les scrabbleurs pour ces performances qui, selon lui, honorent le Bénin. Il leur a transmis les félicitations du gouvernement avant de leur réitérer son soutien. Pour lui, ces titres réconfortent le gouvernement dans sa volonté de valoriser toutes les disciplines sportives. « Nos accompagnements vont se poursuivre et je vous rassure de ce que notre soutien sera consolidé », a-t-il ajouté. Pour finir, il prend l’engagement d’être aux côtés de cette fédération pour l’organisation du championnat d’Afrique 2020.
Corridor Abidjan Lagos[/caption]Les députés ont examiné et adopté, vendredi 20 avril dernier, le projet de loi portant autorisation de ratification du traité relatif à la création du corridor Abidjan-Lagos entre les gouvernements de la République de Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo, du Bénin et de la République fédérale du Nigeria. L’Assemblée nationale donne ainsi quitus au chef de l’Etat de signer le document d’accord de ce projet initié par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et qui vise à relier les cinq pays concernés.
L’axe routier est long de 1068 km et partira d’Abidjan pour échouer à Lagos en passant par Accra, Lomé et Cotonou. Il est prévu incessamment au Nigeria la tenue d’une réunion d’un groupe d’experts de la Cedéao pour jeter les bases techniques de la faisabilité de ce vaste projet sous-régional évalué à 68 milliards de dollars à financer en mode Partenariat public-privé (Ppp).
Le projet permettra non seulement d’améliorer la circulation des personnes et des biens mais aussi de faciliter les échanges commerciaux dans les cinq pays cibles. Le projet présente donc un grand intérêt pour le Bénin que les députés, toutes tendances politiques confondues, n’ont pas manqué de mettre en exergue lors du débat général avant le vote. Mais certains d’entre eux dont Alexis Agbélessessi et René Bagoudou ont voulu savoir par exemple ce que deviendront les autres projets routiers lancés ou prévus par le gouvernement sur l’axe concerné au Bénin.
Rosine Soglo a saisi l’occasion pour plaider en faveur de la réduction des nombreuses tracasseries administratives, douanières et policières auxquelles sont confrontées les populations au niveau des frontières reliant le corridor Abidjan-Lagos. Les députés ont été rassurés par le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, qui leur a promis de répondre par écrit aux préoccupations auxquelles il n’a pas pu donner les réponses sur-le-champ, conformément à la procédure parlementaire en cette matière.
Actualités 23 avr. 2018

Les membres de la Fédération béninoise d'haltérophilie étaient en assemblée générale élective, ce samedi 21 avril au siège du Comité national olympique et sportif béninois. Ils ont procédé au renouvellement du comité exécutif de cette association. Au poste de président, candidat à sa propre succession, Gatien Gbaguidi face à Abdel-Wahhab Sanni, a été reconduit pour un nouveau mandat de quatre ans.
Seul candidat au poste de premier vice-président, Alexandre Sèwa a été plébiscité. Bruno Agbatchossou a été élu face à Ariane Alikpon au poste de deuxième vice-président.
Au secrétariat général, Abdel-Wahhab Sanni est élu devant Casimir Ayéna, qui devient son adjoint. Ariane Alikpon est élue trésorière générale tandis que Bérenger Ahidazan, Eric Edmond Gbèmavo, Roger Bagan, Rodrigue Sossa Adénami et Adrien Akpovi ont été élus respectivement aux postes de trésorier général adjoint, responsable à la communication, responsable à l’organisation et premier et deuxième responsables à l’organisation. Narcisse Hounguè est désormais le représentant des arbitres dans le bureau alors que Diane Fadégnon est la représentante des femmes. Houékandé Togninou et Mathieu Zanclan sont désignés commissaires aux comptes de cette fédération.
A l’issue des travaux, Gratien Gbaguidi a remercié tous les acteurs pour lui avoir accordé un nouveau mandat. Il promet travailler à la vulgarisation et au développement de la discipline sur toute l’étendue du territoire national.
Sports 23 avr. 2018
La 1re chez les dames sur sa moto soutenue par les autres lauréats[/caption]Dans le cadre des manifestations marquant ses 10 ans d’existence, la Fondation Mtn Bénin a organisé, ce samedi 21 avril, une marche solidaire pour lancer l’événement. Près d’un millier de personnes ont participé à l’épreuve sur l’itinéraire Stade de l’Amitié - Carrefour La Vie - Etoile Rouge - Vodjè - Cadjèhoun Mosquée - Passage supérieur Houéyiho – Carrefour Toyota et Stade de l’Amitié, soit 10 km. Les meilleurs marcheurs ont été récompensés avec divers lots.
Une moto plus une médaille d’or et un trophée, une smart Tv et un téléphone. Ce sont les prix spéciaux reçus par Jacqueline Vidjanagni, Sylvie Diane Goncalves et Carole Agossou respectivement première, deuxième et troisième au terme de la marche solidaire initiée par la Fondation Mtn Bénin en l’honneur des femmes sur un parcours de 10 km ayant pour point de départ et d’arrivée le stade de l’Amitié en passant par le Carrefour La Vie - Etoile Rouge - Vodjè -Cadjèhoun Mosquée - Passage supérieur Houéyiho et carrefour Toyota.
Selon Viviane Sissuh, présidente de la Fondation Mtn Bénin, qui a donné le top départ pour les femmes, la marche solidaire a été organisée pour démarrer les manifestations entrant dans le cadre des 10 ans de la fondation ; lesquelles sont destinées à célébrer les femmes. Quant à la marche, elle vise, d’une part, à fédérer les populations autour d’une action sociale, et d’autre part, à les faire participer à un sport d’entretien. « Les retombées financières de cette marche serviront à financer un projet en faveur des femmes en milieu rural », précise-t-elle. A l’en croire, les fonds collectés au niveau des 300 marcheurs ayant effectivement payé leur droit de participation à la marche solidaire serviront à acheter des lampes solaires au profit des femmes d’un village de la commune de Natitingou.
Pour Bonaventure Coffi Codjia, représentant le ministre en charge des Sports, ayant donné le top de la marche au niveau des hommes, cette initiative doit permettre à la jeunesse de s’épanouir et d’avoir un peu de compétition dans les jambes. « C’est un bel exemple de coopération que je souhaite voir s’étendre aux autres fédérations », indique-t-il pour apprécier le fait que la fédération béninoise d’athlétisme soit associée à l’événement.
Pour sa part, Alex Codjo Houngbo, représentant du ministre des Affaires sociales et de la Famille, exprime le soutien du ministre à cette activité qui lève des fonds au profit des femmes vulnérables qui constituent, selon lui, une couche importante du pays.
Cette appellation de femmes vulnérables ou démunies ne plaît pas à Ly Tabara, directeur administratif et financier de Cfao Motors Bénin, structure accompagnant la Fondation Mtn sur cette activité. « La femme béninoise n’est pas démunie mais elle est dans un processus d’amélioration », rectifie-t-elle.
Plus qu’une marche solidaire, l’évènement a servi de cadre d’échanges convivial entre les différents partenaires et associations sportives invités.
Chaque mois jusqu’en décembre prochain, des activités sont prévues dans le cadre des 10 ans d’existence de la Fondation Mtn Bénin, a annoncé la présidente. Durant dix ans, la fondation s’est investie dans les domaines de l’éducation de la santé, de l’environnement, du sport, de l’autonomisation des communautés.
Il convient de signaler que les gagnants du côté des hommes au nombre d’une dizaine ont été gratifiés, entre autres, des bons d’achats, d’un week-end à Casa del papa et d’une smart Tv plus médaille d’or et trophée pour le premier.
Le premier chez les hommes et la première chez les dames ont exprimé leur reconnaissance à la Fondation Mtn Bénin qui leur a permis d’exprimer leur talent en athlétisme.
Séminaire sur le programme d'Attémuation des risques d'origine nucléaire (MAEC)[/caption]L’équipe nationale et les parties prenantes au Programme d’atténuation des risques d’origine nucléaire, radio-logique, biologique et chimique (Nrbc) ont pris part, vendredi 20 avril dernier à Cotonou, à un séminaire en vue du renforcement de leurs capacités pour la réduction desdits risques au niveau de la façade Atlantique africaine. La formation a été assurée par le bureau régional de l’Initiative de l’Union européenne des centres d’excellence pour la réduction des risques Nrbc.
La présence au Bénin des experts des Centres d’excellence pour la réduction des risques d’origine nucléaire, radiologique, biologique et chimique (Nrbc) est une aubaine pour l’équipe nationale et les parties prenantes au Programme d’atténuation de s’outiller davantage pour faire face à leur mission de préservation contre ces risques. Ces thématiques représentent pour le Bénin un enjeu capital et travailler à outiller les acteurs fait partie des priorités au plan national, souligne à l’entame de la formation initiée à cet effet, Fidélia Akplo Quenum, point focal national. La rencontre fait suite aux réunions préparatoires entre les responsables des structures nationales en charge des questions liées aux risques, catastrophes et toutes autres situations de crise et d’urgence sanitaire et vise à terme, l’élaboration d’un plan national pour la prévention, la maîtrise et la réduction des risques Nrbc.
La rencontre revêt donc une importance capitale pour le Bénin qui, en plus de voir les capacités des acteurs nationaux renforcées, bénéficiera de l’expertise du bureau régional pour la façade Atlantique pour avoir une meilleure connaissance de l’initiative, promouvoir la mobilisation des capacités, définir des actions à court terme, une appropriation du processus et l’évaluation de ses besoins. Antérieurement à la rencontre du vendredi dernier, le Bénin a fait des bonds qualitatifs, reconnaît Stefania Micucci, coordinatrice régionale du Centre d’excellence pour les pays de la façade Atlantique africaine. Elle note que depuis son adhésion, le Bénin s’est engagé dans la mise en œuvre de l’initiative au niveau national notamment avec la mise en place des structures qui, avec le soutien de l’Union européenne, sont engagées dans la réduction des risques Nrbc. « L’exercice d’évaluation des besoins représente le point de départ pour l’élaboration du plan d’action national Nrbc. C’est pour cela que cet exercice nécessite un travail important de la part des membres de l’équipe nationale qui sauront répondre favorablement à l’effort demandé », espère Micucci.
Principal soutien de ce projet, l’Union européenne représentée à l’occasion par Véronique Janssen, attend également de voir le Bénin maintenir le cap amorcé en parvenant à une réduction sensible des risques d’origine nucléaire, radiologique, biologique et chimique. Passé cette première étape, le Bénin devra se pencher sur les actions à entreprendre pour atteindre une réduction sensible des risques. Un engagement supplémentaire pour lequel le pays se tient prêt, a rassuré à l’ouverture des travaux, Hervé Djokpé, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.
Ce séminaire se tient en prélude à une série d’ateliers qui permettront d’adopter le plan national de gestion de ces risques.

Le ministre nigérien des Transports, Karidio Mouhamadou, a visité, vendredi 20 avril dernier, les installations du Port autonome de Cotonou et de la société Octogone Stockage Produits pétroliers. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale dans les domaines énergétiques et des transports. C’était sous la conduite du ministre béninois des Transports et des Infrastructures, Cyr Koty.
Le dépôt moderne de la société Octogone Stockage Produits pétroliers (Ospp), la disposition stratégique et opérationnelle des quais, la facilité d’accostage, la célérité dans le traitement des navires, la fiabilité des mesures sécuritaires… Ce sont autant de paramètres qui ont ravi le ministre nigérien des Transports, Karidio Mouhamadou, en visite, vendredi dernier, au port de Cotonou.
Pays de l’hinterland et pays voisin, le Niger représente un partenaire de choix pour le port de Cotonou. Avant de visiter les quais, la délégation nigérienne est descendue sur le site du dépôt d’hydrocarbure de l’Ospp. En fait, la Société nationale d’hydrocarbure du Niger vient de faire son entrée dans le capital de l’Ospp. Il s’agissait donc pour le ministre nigérien de constater la fiabilité des installations du site, vu l’investissement sensible que le Niger entend y opérer. Un constat qui l’a laissé admiratif. Avec une équipe composée de techniciens ressortissants des différents pays de la sous-région, l’Ospp a une capacité totale de 55 000 m3 d’hydrocarbure et de 2000 tonnes de gaz notamment 20 000 m3 d’essence, 20 000 m3 de gasoil, 7500 000 m3 de Jet A1, 7500 000 m3 de fuel ; le tout réparti dans six bacs minutieusement sécurisés sur un espace de 2 hectares dans l’enceinte du port. « C’est un dépôt qui symbolise le rêve de tous les chefs d’Etat de la sous-région, c’est-à-dire l’intégration économique sous-régionale. Il est conçu, construit, financé et entièrement managé par les Africains. Ce dépôt a été pensé pour surtout servir de hub dans l’approvisionnement en hydrocarbure des pays de l’hinterland », a expliqué le Pdg de l’Ospp, Razack Saka.
D’un coût de 20 milliards F Cfa, le dépôt de l’Ospp est doté de machines de pointe et d’une technologie avancée. « Réaliser une pareille initiative pour permettre aux pays de la sous-région d’être énergétiquement autonomes est un exploit », s’est réjoui l’hôte nigérien. Selon lui, la nécessité pour les pays de l’hinterland d’avoir un dépôt d’approvisionnement n’est plus à démontrer au regard de la demande croissante et des potentiels risques de rupture en gaz.
Une initiative panafricaine encouragée par le gouvernement
Pour Razack Saka, le dépôt de l’Ospp traduit aussi l’efficience du Partenariat public-privé au Bénin car, a-t-il précisé, ce projet moderne n’a pas vu le jour sans les facilitations et l’accompagnement du gouvernement. « C’est une initiative vraiment osée. Car le secteur pétrolier est un secteur extrêmement capitaliste. N’y entre pas qui veut. Le spécialiste d’hydrocarbure que je suis, note avec grande satisfaction le niveau de technicité et la modernité des infrastructures modernes du dépôt », a reconnu le ministre béninois des Transports, Cyr Koty. La présence de ce dépôt moderne dans l’enceinte du port de Cotonou fait, selon lui, la fierté de la sous-région. Le ministre Cyr Koti a alors salué et encouragé toute l’équipe de la société afin qu’elle conjugue professionnalisme et dynamisme à la tâche avec le noble sentiment d’être au service de toute l’Afrique.
Cette visite aura également permis au ministre nigérien de constater l’environnement de travail et l’évolution des activités des ressortissants du Niger en l’occurrence dans le domaine des transports. C’était aussi l’occasion pour lui de remercier le président de la République Patrice Talon qui, lors de sa dernière visite au Niger, a œuvré à la résolution des difficultés du corridor Bénin-Niger.