La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Super Ligue de Basket-ball du Bénin: Elan invaincu, le match Real Sport # Aspal reprogrammé
L’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) s’est débarrassée de Energie Basket-ball Club, samedi 17 avril à Abomey-Calavi par le score de 73-58. Avec ce succès, elle reste leader devant Elan Sport qui demeure invaincu dans la zone A tandis que dans la zone nord, le match Real Sport # Aspal est reprogrammé pour ce mercredi 21 avril à Parakou. Victorieux de Eternel Basket-ball Club (72-32) lors de la 4e journée de la Super Ligue de Basket-ball du Bénin au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, Elan Sport demeure invaincu dans la compétition. Les poulains du coach Taïrou Bastou confirment ainsi leur suprématie sur Eternel qui n’a gagné le moindre match depuis l’entame du tournoi. Ils ont passé un après-midi tranquille en dominant leurs adversaires. Deuxième au classement avant cette journée avec 4 points +36, Elan Sport a déroulé devant la lanterne rouge de la compétition, Eternel Bbc, 4e avec 3 points-117. Elan Sport poursuit du coup son ascension dans cette zone dominée par l’équipe masculine de l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac). Leader de la Super Ligue de Basket-ball du Bénin, l’Aspac est venu à bout de Energie Basket-ball Club sur le terrain d’Abomey-Calavi par le score de 73-58. Défait à l’aller par le score de 76-51, Energie Basket-ball Club n’a pas pu prendre sa revanche sur cette formation de l’Aspac. Avec une seule victoire sur Eternel Basket-ball Club lors de la phase aller de la compétition, cette formation de la Société béninoise d’Energie électrique (Sbee) n’a pas réussi à obtenir sa deuxième victoire de la saison. A Parakou, le match entre Aspac, leader provisoire avec 10 points +121 et Real Sports n’étant pas allé à son terme est reprogrammé pour ce mercredi 21 avril. Dans une correspondance, la décision de la Commission transitoire des statuts, règlements, qualifications et disciplines rendue par son procès-verbal Ref : 02/Fbbb/Ctglp/Ctsrqd/2021 du 18 Avril 2021 a été notifiée aux responsables des deux clubs. « En application des dispositions de l’Article 25 Al 10 et 11 et de l’Article 29 Al 1 et 3 des Règlements Généraux des Compétitions de la Fédération béninoise de Basket-ball, la rencontre Hommes Réal Sport # Aspal qui s’est déroulée le samedi 17 avril 2021 à Parakou dans le cadre de la sixième journée Zone B de la Ligue professionnelle sera rejouée », précise la note. Le score avant l’arrêt de cette rencontre est de 34-38 au profit de Aspal tandis que la rencontre entre Panthères et Kabas s’est soldée par le score de 69-53. A noter que Bosco Star s’est débarrassé de Ata Sport lors de la 6e journée dans la zone B par le score de 75-48. Sports 21 avr. 2021


Karaté Open de Cotonou-Senior 2021: La compétition prévue pour le mois prochain
La Ligue Atlantique-Littoral de Karaté-Do organise les 1er et 2 mai prochains une compétition dénommée ‘’Karaté Open de Cotonou-Senior 2021’’. Les athlètes seniors des deux sexes appartenant à toute association affiliée à la Fédération béninoise de Karaté-Do peuvent prendre part à cette compétition. Ils doivent avoir leur licence à jour et avoir leurs équipements (gants, ceinture et protège-dents). Selon Eric Gbègbo, le président de la Ligue Atlantique-Littoral de Karaté-Do, en organisant cette compétition la Ligue a décidé de donner la chance aux athlètes de retrouver le tatami après des mois de trêve. Cette compétition est ouverte à toutes les ligues désireuses de faire participer leurs athlètes. « Nos athlètes ont besoin de ces genres de compétitions pour mesurer leurs performances. Ce qui permet aussi aux encadreurs de juger leur propre travail afin d’améliorer leurs enseignements », a-t-il poursuivi. La liste et les frais de participation doivent parvenir au comité d’organisation au plus tard le jeudi 29 avril prochain. Le tirage se déroulera le même jour à 19 heures sur le dojo Jka. « Les athlètes n’ayant pas payé les frais de participation seront exclus du tirage », a-t-il souligné. Des récompenses sont prévues pour les meilleurs athlètes au terme de la compétition, selon le président Eric Gbègbo. « Des trophées offerts par l’association ‘’Sport pour tous’’ seront distribués aux athlètes méritants et ce, chez les dames que chez les hommes », a-t-il conclu. Sports 21 avr. 2021


Exposition artistique: ‘’La lumière qui fait le bonheur’’ présenté aux Berlinois
Georges Adéagbo expose depuis le 28 mars dernier à Berlin dans les locaux de la brasserie Kindl transformée en centre d’art. Le travail est intitulé ‘’La lumière qui fait le bonheur’’ et prend fin le 25 juillet prochain. En attendant, les Berlinois s'en délectent. Visiteurs, amateurs et amoureux de l’art s’accordent pour dire tout le bien qu’ils pensent de cette réalisation de l’artiste international plasticien Georges Adéagbo qui lui, n’en finit pas d’étonner. L’exposition individuelle de Georges Adéagbo qui draine du monde dans les locaux de la brasserie Kindl transformée en centre d’art est une gigantesque œuvre qui séduit tous les visiteurs. Elle occupe un étage entier de 450 m2 et est constituée de 33 vitrines, entre autres, des objets et des documents témoins de rencontres et de décisions individuelles. Le regard singulier que porte l’artiste sur la ville de Berlin laisse admiratifs les habitants de la ville eux-mêmes. Georges Adéagbo présente une belle combinaison d’histoire et d’archéologie, fruit de plusieurs années de recherche. En effet, l’Agence d’échanges académiques d’Allemagne (Daad) a accordé à l’artiste une prestigieuse bourse en 2006. Laquelle lui a permis de découvrir la ville de Berlin dans ses moindres détails. Pour monter cette installation, l’artiste a recouru à des éléments d'œuvres centrales créées à cette époque comme ‘’Tout de moi à tous (2007)’’ ou d’‘’Un espace avec le monde (2007)’’. Aussi s’est-il servi des objets de Neukölln, le quartier de Berlin où se trouve le centre, et mis à jour à partir de l'archive Kindl comme des vieilles affiches de publicité. L’exposition est organisée par la directrice artistique Kathrin Becker en collaboration avec l’Association Kulturforum Süd-Nord, et son président Stephan Köhler. En plus de reconnaitre la nouvelle signature de Georges Adéagbo à travers ce travail, les visiteurs découvrent un regard artistique tout particulier sur leur ville et s’en réjouissent. L’artiste a fait appel aussi bien à son légendaire génie qu’aux éléments qui font la particularité de la ville. Un coup de génie Les assemblages créés par l’artiste retracent les lignes de vie et les destins de plusieurs personnes à partir des traces laissées. Pour certains visiteurs, Georges Adéagbo est simplement un artiste-archéologue qui fait des recherches profondes sur une ville avant de la présenter à une installation. Ces œuvres, à l’instar des précédentes, font réfléchir les visiteurs sur l’histoire de leur ville et leurs rapports avec elle. Cette installation est le fruit de quinze ans de recherches et de dur labeur de l’artiste sur le sujet. « En demandant aux artisans béninois de convertir des photos et des imprimés recueillis lors de ses voyages en images et sculptures, l'artiste ouvre de nouvelles perspectives sur ce qui est apparemment familier et demande aux visiteurs de revoir les idées clichées et les stéréotypes envers les cultures africaines », explique le président de l’Association Kulturforum Süd-Nord, Stephan Köhler. Pour lui, les installations toujours spécifiques au site d'Adéagbo dissolvent les hiérarchies entre haute culture et cultures populaires. Il estime aussi que toutes les expressions sont d’égales importances pour lui. « Dans son travail, les phénomènes de la culture populaire véhiculent des histoires ainsi que des témoignages de la haute culture canonisée : des antiquités du Bénin se trouvent à côté de "Airport Kitsch", des enregistrements de Beethoven à côté de la musique de carnaval, des peintures à l’huile commandées à côté de reproductions de l'histoire de l'art», indique Stephan Köhler. Pour les organisateurs, la pratique de Georges Adéagbo est le système ouvert qui doit être complété et transformé par le visiteur et en même temps remet en question l'esthétique conventionnelle des œuvres achevées et l'icône singulière célébrée par le marché de l'art. Mentionnons que dans ce projet Georges Adéagbo a également bénéficié pour ses recherches, du soutien de l’association Kulturforum Süd-Nord A propos de Georges Adéagbo L’artiste Georges Adéagbo a à son actif des centaines d’expositions personnelles et collectives, comme des biennales, réalisées dans plusieurs pays d’Asie, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique. Il travaille actuellement entre Cotonou et Hambourg. Il œuvre depuis 1994 comme ambassadeur culturel et fait la promotion de la culture béninoise aux quatre coins du monde. Il souffle ses 80 ans, l’année prochaine. Adéagbo a son atelier de travail au quartier Togbin à Cotonou. Autant que l’artiste lui-même, Stephan Köhler, fondateur de Kulturforum Sud-Nord n’a qu’un seul souhait : Voir un jour au Bénin des espaces culturels de la taille de celui qui accueille actuellement l’exposition ‘’La lumière qui fait le bonheur’’. Culture 21 avr. 2021


‘’Le président révélé’’ de Simplice Wèkpon: Une série révélatrice de la gestion actuelle du pays
Inspiré par la gestion actuelle du pays et la forte personnalité du chef de l’Etat, l’acteur culturel et cinéaste Simplice Wèkpon met sous les projecteurs la série ‘’Le président révélé’’. A travers les épisodes de cette série, Simplice Wèkpon expose la vision de l’homme d’Etat qu’est le président Patrice Talon et son combat pour le développement. Intitulé "Rêve ou réalité", le premier épisode de la série ‘’Le président révélé’’ est déjà disponible. Cet épisode aborde la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement béninois. « Nous avons tous suivi comment le coronavirus a dévasté le monde et plongé tous les pays dans une double crise sanitaire et économique. Un vilain virus qui n’a pas épargné la nation béninoise. Tous les secteurs économiques du pays ont été affectés par cette pandémie. Le premier épisode de la série revient sur la riposte que le gouvernement béninois a mis en œuvre pour atténuer les conséquences de ce virus. Cette gestion de la crise par le chef de l’Etat béninois a été d’ailleurs appréciée par plusieurs experts internationaux. », fait savoir Simplice Wèkpon, scénariste et réalisateur de cette série. Il précise que le premier épisode met davantage l’accent sur le vaste programme de plusieurs milliards de francs Cfa que le gouvernement a débloqué pour accompagner aussi bien les acteurs du secteur formel qu’informel afin de relancer l’économie. « C’est un programme salutaire qui a permis de soulager les peines de plusieurs pauvres et extrêmes pauvres. C’est une œuvre louable qu’il faut immortaliser. A travers cette œuvre, nous appuyons les efforts de sensibilisation du gouvernement et nous participons à la conscientisation de nos concitoyens face à cette pandémie » a ajouté celui qui, dans la série, joue le rôle du chef de l’Etat. Evoquant les motivations profondes de cette série, Simplice Wekpon affirme : « Une production cinématographique est avant tout une fiction. Mais l’histoire racontée tire son origine de la réalité. L’artiste est neutre. C’est donc en observateur neutre que nous avons décidé de produire cette série. Il y a eu beaucoup de réformes audacieuses qu’on ne pouvait imaginer aboutir. On se demandait si toutes ces réformes étaient réalisables. C’était comme un rêve. Mais au fur et à mesure, nous avons vu ces rêves devenir réalités. Il y a eu une sorte de révolution dans tous les secteurs. On ne peut ne pas archiver toutes ces réalisations ». A l’en croire, il ne s’agit pas de prendre parti mais de rendre témoignage à la vérité. « L’artiste doit pouvoir dire quand c’est bon ou quand c’est mauvais. Or nous avons vu de grandes et bonnes choses se réaliser sous ce mandat. Il faut capitaliser cela. La série ‘’Le président révélé’’ est une sorte de capitalisation cinématographique. Nous avons choisi le cinéma pour accompagner le chef de l’Etat dans ses efforts de développement », a indiqué le scénariste Simplice Wèkpon. Satisfaction ! Pour Simplice Wèkpon, la diffusion du premier épisode de la série « Rêve ou réalité », est l’aboutissement d’un processus jalonné d’étapes. Le parcours a été parfois difficile mais la détermination des acteurs a été infaillible. « Ce premier épisode est pour nous aussi un rêve devenu réalité. Nous sommes partis d’une écriture personnelle, nous avons fait un casting qui a permis de rassembler autour de nous des acteurs bien connus mais aussi des néophytes. Il y a eu des moments difficiles mais nous sommes allés au terme de l’initiative. Nous avons fait une première projection au studio et les acteurs ont été eux-mêmes émerveillés par leur performance. Tout cela nous a conduits à un beau résultat. Et pour nous, c’est une entière satisfaction », a confié "Monsieur le président". Le premier épisode bouclé et diffusé, les yeux sont déjà braqués sur l’épisode suivant. L’initiateur de la série en révèle le contenu. Simplice Wèkpon indique : « Dans le prochain épisode de Rêve ou réalité, ce sera encore la mise en valeur d’une œuvre de développement à l’égard de la jeunesse et des femmes ; avec notamment la construction des stades modernes et la construction de marchés modernes. Voilà encore un rêve qui devient réalité ». Acteur culturel, comédien, cinéaste, scénariste et réalisateur, Simplice M. Wekpon est le président de la Compagnie Htc Hosana, une structure qui fait ses preuves dans le monde de la culture et des arts scéniques. Il a commencé avec le théâtre dans les années 91. C’est au début des années 2000 qu’il fait son irruption dans le cinéma avec la sortie du film ‘’Sénami’’ de la Compagnie Aziza+, puis ‘’La nuit tombe à midi’’. Simplice Wekpon a également joué dans la série ‘’Monsieur le président’’ avec des épisodes tels, "La colère de Monsieur le Président", "L’heure est grave Monsieur le président", "Carton Rouge Monsieur le président"…, une parodie de la gestion du président Boni Yayi. Passionné de l’écriture scénique, Simplice Wèkpon a écrit plusieurs téléfilms de sensibilisation dans les domaines de l’environnement, de l’hygiène de base, de la santé…, et pour plusieurs projets et programmes communautaires… Culture 21 avr. 2021


Décès de Idriss Déby Itno: Talon compatit à la douleur du peuple tchadien
La mort du président tchadien Idriss Déby Itno, n’a pas laissé indifférent le chef de l’Etat béninois. Sur sa page Facebook, ce mardi 20 avril, Patrice Talon a dit à quel point il a été surpris par cette nouvelle et présente en son nom et au nom du peuple béninois ses condoléances au peuple frère du Tchad. « J'ai appris avec stupéfaction le décès, ce jour, du président de la République du Tchad, Monsieur Idriss Deby Itno », a introduit le président Patrice Talon, touché par cette triste nouvelle. « Dans ces conditions tragiques, je présente au nom du Bénin et en mon nom propre nos sincères condoléances à l'ensemble du peuple tchadien. Recevez la solidarité du peuple béninois. », conclut-il. La mort du maréchal-président du Tchad, Idriss Déby Itno, a été annoncée par l’armée tchadienne à travers un communiqué lu sur les ondes de la télévision d’Etat. Le communiqué indique que Idriss Déby Itno est mort «des suites de ses blessures au front » alors qu’il commandait une opération militaire contre les rebelles au nord du pays. Pour la continuité de l’Etat, un conseil militaire de transition, dirigé par Mahamat Idriss Déby, l’un des fils du président défunt, a été mis en place pour une durée de dix-huit mois et devra déboucher sur l’organisation d’élections démocratiques. Ariel GBAGUIDI Actualités 21 avr. 2021


Tchad : Le président Idriss Déby est mort, selon l’armée
Le président tchadien Idriss Déby Itno est « décédé de blessures au front » lors d'une opération militaire, a annoncé l’armée, ce mardi 20 avril, à la télévision d’Etat tchadienne. Pour l'heure, aucun autre détail n'a été divulgué sur les circonstances du drame ayant provoqué la mort du maréchal-président. Au pouvoir depuis 30 ans, Idriss Déby Itno venait d’être réélu pour un sixième mandat à l'issue du premier tour de la présidentielle avec 79,32 % des voix, selon les résultats officiels provisoires publiés, lundi dernier, par la Ceni. Actualités 20 avr. 2021


Programme d’action du gouvernement 2021-2026: Accentuer la dynamique du développement national
La politique, l’économie, les finances publiques, la culture, la justice, la décentralisation, la diplomatie, la sécurité et la défense, les infrastructures, les transports et bien d’autres… Ce sont autant de secteurs dans lesquels Patrice Talon entend poursuivre son combat pour permettre au Bénin de compter parmi les Etats développés. En réussissant en cinq ans de gouvernance à positionner le Bénin dans le cercle des pays à revenu intermédiaire, le président de la République a prouvé à la face du monde que le sous-développement n’est pas une fatalité. Son second quinquennat augure déjà d’un avenir radieux pour le peuple béninois. Le président Patrice Talon a engagé, durant son premier quinquennat, plusieurs réformes difficiles qui ont bousculé les habitudes des Béninois. Cinq ans après, des résultats probants dont les premiers effets augurent déjà d’une amélioration rapide des pratiques sont notés. Avec courage et détermination, le Bénin trace désormais les sillons de son parcours vers le développement. Outre les résultats engrangés au premier quinquennat, le gouvernement ambitionne au cours du prochain quinquennat de réformer la gouvernance locale pour la rendre plus efficace et plus vertueuse afin d’accélérer le transfert des compétences, de renforcer le bon fonctionnement des institutions de la République, d’entretenir le dialogue institutionnel, de poursuivre la réforme du système partisan pour permettre aux partis politiques d’animer efficacement la vie politique et d’instaurer durablement la bonne gouvernance. Les cinq prochaines années permettront à l’Etat aussi de promouvoir davantage l’esprit républicain pour consolider les bases de la démocratie béninoise et de rendre effective l’augmentation du nombre de femmes à l’Assemblée nationale dès les législatives de 2023, grâce à l’application du mécanisme de discrimination positive instauré par le nouveau code électoral. La prise et la mise en application des textes organisant la reconnaissance et le rôle des chefferies traditionnelles de même que la création des conditions d’exercice favorables à l’épanouissement des organes de presse et à l’amélioration des conditions de vie de leurs animateurs feront partie intégrante des réformes qui seront mises en œuvre très prochainement. Pour une presse plus épanouie, il s’agira d’organiser, avec les associations faîtières du monde des médias et la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, une évaluation de l’application du code de l’information en vue d’y apporter les amendements de nature à renforcer la liberté de même que les conditions d’emplois des professionnels afin qu’ils vivent de leur métier. L’autre chose est de faire des médias béninois de véritables entreprises de presse. Justice Dans le secteur de la justice, l’Etat a prévu aussi plusieurs réformes en vue de son renforcement, à travers notamment l’accentuation de la lutte contre la corruption et l’impunité, la définition et la mise en place du programme d’aide juridictionnelle aux citoyens, l’amélioration du système pénitentiaire et les conditions de vie des prisonniers. L’autre réforme qui sera engagée concerne la poursuite du programme spécial de recrutement et de formation de personnels au profit des juridictions, le rattachement stratégique de la police judiciaire à l’institution judiciaire et la mise en place de la Cour des comptes et des chambres régionales des comptes. La modernisation des infrastructures, des outils et des procédures, la réforme des statuts de chacun des corps professionnels de la justice de même que l’adoption et l’application des dispositions particulières de protection de la femme et des enfants sont aussi au cœur des actions futures à mettre en œuvre par le gouvernement de la Rupture. Finances et administrations publiques Au niveau des finances publiques, les réformes effectuées au cours du premier quinquennat, crédibilisent davantage le gouvernement aux yeux des partenaires. Raison pour laquelle, il a décidé de les poursuivre. Le prochain quinquennat augure d’un avenir meilleur en ce sens que l’Etat procèdera à la généralisation et la dématérialisation des procédures et favorisera les paiements bancaires ou électroniques. Il entend par ailleurs poursuivre l’assainissement des régies financières notamment en vue de l’accroissement continu des ressources internes, mobiliser toujours plus de ressources extérieures aux meilleures conditions de maturité et de taux d’intérêt et enfin poursuivre la lutte acharnée contre le gaspillage. Ainsi, si le quinquennat 2016-2021 a permis de relancer l’économie en engageant sa transformation structurelle, celui de 2021-2026 sera celui de l’explosion économique du Bénin en vue d’une plus grande satisfaction des besoins des populations. Bâtir une administration publique de plus en plus moderne où les agents s’acquittent de leurs missions avec professionnalisme et diligence est la préoccupation du gouvernement pour les années à venir. Pour cela, l’accent sera mis sur la poursuite de la dématérialisation des services, l’amélioration de la gestion des carrières, la promotion du contrôle citoyen de l’action publique, la remise automatique des livrets de pension au niveau des travailleurs du secteur privé. Le gouvernement envisage poursuivre l’amélioration des conditions de travail et de vie des agents de la Fonction publique à travers la construction de la cité ministérielle, de la cité administrative, des cités administratives départementales dotées de restaurants et autres commodités sans oublier la promotion d’un habitat décent au profit des travailleurs. Décentralisation et diplomatie Le quinquennat 2021-2026 dans le secteur de la décentralisation permettra notamment de réaliser la réforme de la gouvernance locale à travers un réaménagement des rôles entre les élus et les personnels techniques d’appuis. D’autres réformes seront mises en œuvre dans ce domaine comme la poursuite du renforcement des capacités opérationnelles des communes pour une plus grande efficacité de leur action. Un fond d’investissement sera créé et viendra remplacer le fonds Fadec et permettra aux communes de disposer de capacités d’accès à d’autres sources de financement et les 12 cités administratives départementales dont les études ont été réalisées seront créées. Un centre de formation en administration locale sera construit à Allada et l’Etat va promouvoir l’intercommunalité pour une meilleure prise en charge des problématiques des communes. Au niveau de la diplomatie, l’ambition du gouvernement, au cours des années à venir est de promouvoir le multilatéralisme comme mode de gestion des affaires relatives à l’avenir du monde, opérationnaliser les postes d’ambassadeurs résidents ou itinérants, œuvrer à une meilleure présence des cadres béninois dans les organismes régionaux et/ou internationaux et promouvoir une zone de libre-échange avec le Nigeria. Egalement, des négociations sont engagées avec le Nigeria en vue de la conclusion d’un traité de libre-échange pour promouvoir la mise en place et le respect de nouvelles règles de coopération économique afin de dynamiser des échanges entre les deux pays. Les mesures envisagées comprennent notamment la libre circulation effective des personnes et des biens entre les deux Etats, la mise au point d’une liste de produits dont l’importation sera règlementée par les deux Etats, l’encouragement de partenariats entre les entrepreneurs des deux pays. La mise en place d’un Conseil bénino-nigérian pour les affaires en vue de l’émergence de co-entreprises dans divers secteurs de l’économie, du développement de marchés frontaliers, de la délocalisation réciproque des entreprises et la régulation de la zone sera assurée par un Comité mixte de coopération qui sera l’organe politique en charge de la fixation des règles de coopération et de l’arbitrage des différends économiques. Sécurité et défense Outre les principales actions menées au cours du premier quinquennat pour améliorer la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national, le challenge pour les années à venir sera de consolider ces acquis pour renforcer la quiétude des populations et faire du Bénin, une destination sûre. Pour ce faire, une centaine de commissariats d’arrondissement seront construits et équipés, les recrutements d’agents seront poursuivis, leur formation sera renforcée de même que leurs équipements. L’armée aura un plus grand rôle dans la promotion de la sécurité intérieure et de la protection côtière, des mini-casernes seront déployées sur toute l’étendue du territoire national pour renforcer la protection contre le terrorisme et l’Agence nationale de protection civile sera dotée de plus de moyens d’intervention en vue de mieux répondre aux catastrophes et de les prévenir. Dans le secteur des infrastructures et des transports, l’action au cours du quinquennat 2021-2026 consistera à densifier encore plus le réseau routier à travers la réalisation de projets majeurs comme le contournement nord de Cotonou, la Route du coton (Djougou-Péhunco-Kérou- Banikoara), dont le financement est mobilisé et les entreprises en cours de sélection. Elle consistera aussi pour le transport aérien, à engager les travaux de construction du nouvel aéroport international de Glo-Djigbé et à développer une offre aéronautique en partenariat avec un opérateur privé. Le secteur portuaire sera marqué par la poursuite de la modernisation des infrastructures, le renforcement de la sécurité sur les côtes ainsi que la restructuration des opérations publiques portuaires et la construction du Centre des affaires maritimes. Enfin, l’Etat mettra en place un Bureau d’embauche unique. Energie et eau Réaliser l’autonomie énergétique, c’est l’ambition du gouvernement pour les cinq prochaines années. Pour y arriver, les actions en cours en vue d’une réelle autonomie énergétique seront poursuivies et achevées. Il s’agit, entre autres, d’améliorer le réseau de distribution d’énergie électrique, de construire une nouvelle centrale de 143 Mw à Maria Gletta, et une centrale solaire d’une capacité totale de 95 Mw déjà en cours d’exécution. L’Etat poursuivra aussi les négociations et actions en vue de la réalisation du barrage hydroélectrique multifonctions de 128 Mw dit Dogo-bis, sur le fleuve Ouémé. La construction du terminal de stockage de regazéification flottant dans le port de Cotonou en vue de la fourniture du gaz pour le fonctionnement des centrales thermiques de Maria-Gléta et la poursuite de l’amélioration de la gestion de la Sbee seront une réalité. En plus de l’énergie, l’Etat va garantir l’accès universel à l’eau potable pour tous. Le prochain quinquennat sera marqué par la concrétisation de la mobilisation des ressources nécessaires et la poursuite des investissements pour atteindre l’accès universel d’ici 2023. Afin d’assurer le contrôle de la qualité de l’eau, un laboratoire de référence en la matière sera mis en service. D’ores et déjà, plusieurs actions relatives à l’organisation institutionnelle et à la réalisation de ce laboratoire de référence totalement moderne ont été déjà réalisées en vue du démarrage des travaux de construction courant 1er semestre 2021. Le Bénin sera aussi doté d’un centre de référence de formation aux métiers de l’eau. L’ambition du gouvernement étant de répondre de manière pérenne aux besoins en personnels qualifiés des fournisseurs d’eau potable en offrant des opportunités de formations professionnelles pour leur permettre d’assurer un meilleur service. La protection sociale et la santé La protection sociale et la santé des Béninois restent un souci majeur pour le gouvernement. Durant le quinquennat 2016-2021, l’action du gouvernement a consisté à promouvoir une couverture sanitaire plus efficace et des soins de santé de meilleure qualité. Au regard de ces acquis, le quinquennat prochain sera réellement celui de la généralisation du projet Arch. Dans tout le Bénin, l’assurance maladie sera une réalité et les pauvres extrêmes seront pris en charge par l’Etat. De même, le volet formation du projet Arch dont la phase pilote est en cours, pourra s’intensifier et se généraliser, tout comme le volet retraite. Le gouvernement poursuivra et achèvera les travaux de construction de l’hôpital de référence d’Abomey-Calavi. Il réhabilitera la plupart des Centres hospitaliers départementaux (Chd) et hôpitaux de zone avec une amélioration du plateau technique. La construction de centre de santé, l’amélioration des dotations financières pour le fonctionnement des structures, la mise en place d’un nouveau modèle de gouvernance des centres de santé, le recrutement massif et la formation de médecins et autres agents de santé pour renforcer la qualité des soins, la qualification de tous les centres de santé, la facilitation de l’accès aux soins de qualité pour tous, la disponibilité de médicaments répondant aux normes et standards internationaux font aussi partie des principales réformes que le gouvernement mettra en œuvre pour le bonheur des populations. Education Fort des constats effectués, le quinquennat 2016-2021 a permis de poser un diagnostic profond du système éducatif et d’aboutir à la conclusion qu’il faut impérativement changer de paradigmes dans ce secteur. La nouvelle vision du gouvernement en la matière, c’est de promouvoir un enseignement professionnel et technique de qualité pour que l’école béninoise forme désormais de la main d’œuvre qualifiée. L’objectif poursuivi est d’inverser les tendances pour que désormais 70 % au moins des enfants qui sortent de l’école, quel que soit leur niveau, soient des produits de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels avec une meilleure formation générale de base. Aussi, le quinquennat 2021-2026 oeuvra-t-il à l’amélioration de la formation générale au primaire et au secondaire à travers le recrutement et le renforcement de la formation des enseignants et la redynamisation des structures d’inspection. L’Etat essayera de donner corps à la mise en œuvre de la stratégie nationale de relance de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels, et poursuivra la formation des enseignants qui a déjà démarré avec l’envoi en Europe d’une première cohorte. D’autres cohortes suivront jusqu’à atteindre le nombre suffisant d’enseignants compétents. Par ailleurs, au cours de ce quinquennat, la qualité de l’enseignement sera améliorée à travers le recrutement et la formation. De même seront généralisées les cantines scolaires à toutes les écoles primaires publiques, la gratuité de l’école pour les filles au second cycle du secondaire. Environnement et cadre de vie Avec plus de 2000 milliards F Cfa investis de 2016 à 2021, le secteur du cadre de vie a été, indubitablement, l’une des vitrines des actions du gouvernement. Celle-ci s’est matérialisée par la définition et la conduite de programmes et projets visant à engager la modernisation et l’assainissement du cadre de vie. Outre les nombreuses actions menées au cours du premier quinquennat, les perspectives pour les prochaines années regroupent la conduite de la phase 2 du projet Asphaltage, la réalisation du programme d’assainissement pluvial de Cotonou, la mise en œuvre du projet d’assainissement des villes principales notamment Porto-Novo, Sèmè-Podji, Abomey-Calavi, Allada, Ouidah, Lokossa, Aplahoué, Abomey, Bohicon, Dassa, Parakou, Natitingou, Kandi et Djougou. Faire aboutir les constructions des cités ministérielle et administratives et rénover les ministères et bâtiments administratifs font partie aussi des grands projets du gouvernement. Il s’agira également de développer des villes durables et résilientes, ainsi que d’assurer une gestion rationnelle de l’environnement et des ressources naturelles. Actualités 20 avr. 2021


Dans le cadre de sa visite de courtoisie aux présidents des institutions: Victor Dassi Adossou échange avec Joseph Djogbénou
Au lendemain de sa prise de fonction à la tête de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou a entamé une visite de courtoisie aux présidents des institutions de la République. Cette tournée l’a conduit, ce lundi 19 avril, dans les locaux de la Cour constitutionnelle. Joseph Djogbénou et lui ont échangé sur le fonctionnement de leurs deux juridictions pour le renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit. Tête-à-tête chaleureux et convivial entre le nouveau président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou et son homologue de la Cour constitutionnelle, Pr Joseph Djogbénou, ce lundi 19 avril. L’hôte, Victor Dassi Adossou, est dans les murs de la Cour constitutionnelle dans le cadre de sa visite de courtoisie aux présidents des institutions constitutionnelles de la République. Ce, après sa nomination au poste de président de la Cour suprême. Au terme de l’audience, le nouveau président de la Cour suprême confie à la presse qu’il est de son devoir d’effectuer une visite de courtoisie à ceux qui, avant lui, exercent le job. Ensemble avec Pr Joseph Djogbénou, ils ont fait un tour d’horizon sur des questions qui ont rapport au meilleur fonctionnement de leurs deux institutions, et ce, dans l’intérêt de la démocratie et de l’Etat de droit. « Ce matin, je suis venu rendre visite à un frère, un ami, le président de la Cour constitutionnelle, à qui j’ai fait mes civilités. Nous avons saisi l’occasion pour échanger sur la mission de nos deux Hautes juridictions dans la République… Nous avons échangé sur l’interaction entre nos deux Cours… Nous avons échangé sur ce que nous faisons déjà, ce que nous avons à faire et ce que nous continuerons de faire pour l’enracinement de notre démocratie, de notre Etat de droit… », a déclaré le nouveau président de la Cour suprême. Allant plus en détails, Victor Dassi Adossou souligne que les garanties de la Constitution béninoise pour l’enracinement de la démocratie et de l’Etat de droit, sont essentiellement juridictionnelles, et que l’Etat de droit n’est que l’affirmation au quotidien du règne du droit par les juges. Ces derniers, rappelle-t-il, notamment ceux qui statuent en dernier ressort, doivent prendre conscience de leur rôle fondamental dans la cité, de façon à donner un sens à l’Etat de droit pour que les citoyens aient confiance en la justice constitutionnelle, en la justice administrative, en la justice judiciaire, bref, en la justice en général. Outre cette question, Victor  Dassi Adossou et Pr Joseph Djogbénou ont discuté au sujet de l’Association africaine des Hautes juridictions francophones dont le siège est au Bénin. Le nouveau président de la Cour suprême dit avoir une vision par rapport au fonctionnement de cette association. Une vision qu’il a présentée à son homologue de la Cour constitutionnelle. « …Nous avons échangé là-dessus et nous avons convenu d’en discuter de façon plus approfondie avec la présidente de la Haute cour de justice », précise Victor Dassi Adossou. Avant sa rencontre avec Pr Joseph Djogbénou, ce lundi, le nouveau président de la Cour suprême était, vendredi dernier, au cabinet du président du Conseil économique et social, toujours dans le cadre de sa visite de courtoisie aux présidents des institutions de la République. Actualités 20 avr. 2021


Election présidentielle du 11 avril dernier: La Commission béninoise des droits de l'Homme livre ses observations
Le président de la Commission béninoise des droits de l'Homme (Cbdh), au cours d’une déclaration aux médias, lundi 19 avril à Cotonou, a fait le point de ses observations sur les périodes pré-électorale et électorale dans le cadre de la présidentielle du 11 avril dernier. Lesdites observations ont été présentées par son président, Isidore Clément Capo-Chichi. En application des dispositions de l’article 4 de la loi n°2012-36 du 15 février 2013 portant création de la Commission béninoise des droits de l’Homme (Cbdh) qui lui octroie la mission de la promotion et de la protection des droits de l’Homme sur toute l’étendue du territoire de la République du Bénin, l’institution s’est engagée dans l’observation active du processus lié à la présidentielle du 11 avril dernier. Dans une déclaration rendue publique, ce lundi 19 avril, elle a livré le fruit de son travail. Isidore Clément Capo-Chichi s’est réjoui dans un premier temps de ce que le gouvernement ait retenu la Cbdh parmi les institutions impliquées dans le processus électoral avec une affectation budgétaire. Sur la période préélectorale, les acteurs impliqués dans le processus électoral ont été rencontrés. La Cbdh a ainsi pu s’entretenir avec la Commission électorale nationale autonome, la Cour constitutionnelle, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, la Plateforme des organisations de la Société civile pour les élections transparentes, le Cos-Lépi et l’Agence nationale de traitement. La Cbdh s’est aussi livrée à la surveillance des droits de l’Homme au cours du processus électoral. Celle-ci s’est faite à travers le “monitoring” qui consiste en la collecte active, la vérification et l’usage immédiat d’informations, en vue d’améliorer la protection des droits de l’homme, explique le président de l’institution. Au total, cent quatre-vingt-dix-huit (198) moniteurs dont 67 femmes et 131 hommes reliés à une salle de situation basée au siège de la commission et chargée de l’analyse des incidents ont eu à faire des propositions en vue de faire cesser les violations ou atteintes aux droits de l’Homme identifiées sur le terrain. La commission a aussi étendu ses activités à la phase électorale. Elle a porté un regard sur la campagne électorale et le déroulement du scrutin conformément au cadre juridique en vigueur au Bénin. De manière générale, la collecte des informations s’est basée sur plusieurs indicateurs que sont les conditions d’accès des électeurs aux postes de vote avec un regard particulier sur les personnes handicapées, le dispositif sanitaire dans les postes de vote, les indicateurs sur les cas de perturbation du déroulement des votes, les violations des droits des électeurs et le déroulement des opérations de dépouillement, indique la déclaration. Pas d’incidents majeurs « La Commission a également relevé l’intérêt des citoyens à comprendre les nouvelles dispositions relatives à la question du parrainage expérimenté pour la toute première fois au cours des élections présidentielles d'avril 2021 », relève son président. Aussi, l’institution apprécie-t-elle le fait que « la campagne électorale s’est déroulée sans incidents majeurs ». Les autres faits majeurs mis en exergue par le président de la Cbdh dans sa déclaration portent notamment sur l'atteinte au droit à la vie, à l’intégrité physique, des destructions et incendies de biens publics et privés, des entraves à la libre circulation des personnes et des biens dans certaines communes… ainsi que des attaques contre des personnes civiles, des symboles et l’autorité de l’Etat notamment les Forces de défense et de sécurité. Le respect des mesures barrières contre la Covid-19 avec la présence d’un agent en charge de la surveillance des mesures de prévention contre la pandémie dans la plupart des postes de vote visités par ses observateurs et moniteurs, a été également mis en exergue. Il en est de même de l’ouverture de la plupart des postes de vote sur l’ensemble du territoire national à l’heure et leur accessibilité aux électeurs. « La Commission a constaté par le biais de ses observateurs et moniteurs sur place que certains postes de vote n’ont pas pu s’ouvrir jusqu’à la fin de la journée ». La Cbdh « condamne les actes graves, les discours et propos haineux de citoyens béninois et les atteintes à la vie, à l’intégrité physique, aux libertés individuelles et collectives, à la cohésion sociale et au vivre ensemble. Pour finir, elle exprime sa compassion aux familles des personnes décédées au cours du processus électoral et souhaite un prompt rétablissement aux blessés ». Elle encourage également les autorités judiciaires à faire toute la lumière sur les violations manifestes de la loi N° 2019-43 du 15 novembre 2019 portant code électoral au Bénin au cours de l’élection présidentielle à l’effet de poursuivre et de traduire devant les juridictions compétentes leurs auteurs et complices. Actualités 20 avr. 2021


Elue vice-présidente de la République: La démission de Mariam Talata attendue au Parlement
Mariam Chabi Talata est appelée à choisir entre les fonctions de parlementaire et celles de vice-présidente de la République, à l’issue de la présidentielle du 11 avril dernier. Ce choix est plus qu’une évidence étant donné que la Constitution béninoise n’autorise pas le cumul de postes électifs. Mariam Chabi Talata ne pourra pas cumuler ses fonctions de député et première vice-présidente de l’Assemblée nationale avec celle de vice-présidente de la République pour laquelle elle vient d’être élue, sous réserve des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 11 avril dernier. Elle aura forcément à faire un choix. Les deux postes sont incompatibles. Cette incompatibilité est martelée notamment à l’article 54-1 alinéa dernier de la Constitution béninoise. Il dispose : « Les fonctions de vice-président de la République sont incompatibles avec l’exercice de tout autre mandat électif, de tout emploi public, civil, ou militaire et de toute autre activité professionnelle ». Ainsi, au regard de ces dispositions, Mariam Chabi Talata est appelée d’ici à là à faire un choix. A priori, elle n’aura normalement autre choix que de démissionner du Parlement pour occuper ses nouvelles fonctions de vice-présidente de la République. Lesquelles feront d’elle le Grand chancelier de l’Ordre national. La vice-présidente de la République n’est pas membre du gouvernement. Elle assure toutefois les fonctions de président de la République en cas de vacance par décès, démission ou empêchement définitif. Au regard de l’importance et des privilèges des fonctions de vice-président de la République, Mariam Chabi Talata ne devrait pas être embarrassée dans son choix. Mais comme l’on est en politique où tout est possible, il n’est pas exclu qu’elle décide de mettre une croix sur le poste de vice-présidente de la République au profit de ses fonctions au Parlement. Ce sera un grand coup de théâtre. Car, d’aucuns interpréteraient son acte comme une trahison de ses électeurs qui ont massivement porté leur choix sur elle et qui l’ont élue à plus de 86% en duo avec le président de la République, Patrice Talon. Le chef de l’Etat élu sera appelé dans ce cas de figure (qui sera un cas spectaculaire) à procéder à la nomination d’un nouveau vice-président de la République après saisine du Parlement. . En cas de démission de Mariam Chabi Talata de l’Assemblée nationale (ce qui serait logique) son départ aura non seulement réduit désormais la huitième législature à un effectif de 81 députés mais aussi crée une vacance au niveau du bureau du Parlement en ce qui concerne le poste de premier vice-président jusque-là occupé par l’inspectrice de l’enseignement de philosophie au collège. Parlement de 81 députés La bataille de sa succession sera du coup ouverte pour la remplacer dans le bureau. Mais en revanche, son siège de député ne pourra pas être pourvu au Parlement. En effet, Mariam Chabi Talata ayant suppléé en 2019 le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, qui a préféré rester au gouvernement, le siège de la prochaine vice-présidente de la République sera vacant jusqu’à la fin de la législature. Et ce sera de deux ! Car, l’Assemblée nationale était déjà amputée d’un membre depuis le décès en 2020 du député Alidou Démolé Moko, suppléant du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Alassane Séïdou. Le défunt ne pouvait pas être remplacé puisque la loi n’a pas prévu les conditions de remplacement d’un suppléant. La disparition de feu Alidou Démolé Moko avait fait passer le nombre de députés de 83 à 82. L’institution parlementaire va davantage en souffrir avec le prochain départ de Mariam Chabi Talata. Comme dans le cas du suppléant du ministre Alassane Séïdou, le siège de l’élue de la 8e circonscription électorale ne pourra pas être pourvu. «Lorsqu’une vacance isolée se produit par décès, démission, ou empêchement définitif, le candidat suppléant personnel est appelé par le président de l’Assemblée nationale à exercer le mandat pour le reste de sa durée. Tout député nommé à une fonction publique ou appelé à une mission nationale ou internationale, incompatible avec l’exercice de son mandat parlementaire, suspend d’office celui-ci. Son suppléant est appelé par le président de l’Assemblée nationale à siéger. Sa suppléance cesse à sa demande », prévoit l’article 149 du Code électoral. La loi prévoit l’organisation d’une élection complémentaire de remplacement lorsque les vacances isolées atteignent le cinquième du nombre des députés, soit 17 membres. L’on serait encore loin de ce taux de vacances. Mieux, il ne sera cependant pas pourvu à ces vacances lorsqu’elles surviennent dans les six mois précédant l’expiration du mandat de la législature, précise le Code électoral. Actualités 20 avr. 2021


1225 - 2206