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Joachim Apithy, préfet de l’Ouémé[/caption]Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, n’a pas violé la Constitution, notamment les droits à la défense d’Emmanuel
Zounmènou qu’il a suspendu en septembre 2017 de ses fonctions de maire de Bonou pour inviter à une nouvelle élection suite au basculement de la majorité au niveau du conseil communal. La Cour constitutionnelle donne raison à l’autorité de tutelle, par décision Dcc 18-093 du 12 avril 2018 et notifiée aux parties.
L’ex-maire de Bonou, Emmanuel Zounmènou a été débouté par la Cour constitutionnelle à travers la décision Dcc 18-093 du 12 avril dernier. Il avait, en effet, formé, le 25 octobre 2017 enregistré au secrétariat de la haute juridiction le 2 novembre 2017 sous le numéro 1820/308/Rec, un recours contre le préfet du département de l’Ouémé, Joachim Apithy, pour violation de ses droits à la défense durant la procédure qui a conduit à sa destitution le 3 octobre 2017 et à son remplacement ensuite par Julien Affohounha, actuel maire de Bonou.
Dans sa requête, Emmanuel Zounmènou avait allégué qu’il a été privé de ses droits à la défense et dénoncé la partialité de l’action administrative de l’autorité de tutelle dans les différents actes qu’il a pris pour déclencher son éviction de ses fonctions de maire. En d’autres termes, il demande au juge constitutionnel de déclarer inconstitutionnels les arrêtés préfectoraux querellés en l’occurrence : l’arrêté année 2017-n°10-354/Sg/ Stccd/Sa portant mise en place d’un comité de conciliation des membres d conseil communal de Bonou du 8 septembre 2017 ; l’arrêté année 2017-n°10-375/Sg/Stccd/Sa portant convocation d’une session extraordinaire du conseil communal de Bonou pour statuer sur le vote de défiance à l’encontre du maire de Bonou du 29 septembre 2017 et l’année 2017-n°10-402/Sg/Stccd/Sa portant constat de destitution du maire de la commune de Bonou du 5 octobre 2017.
Pour Emmanuel Zounmènou, ces arrêtés ont été pris en violation des droits de la défense et de l’impartialité, droits fondamentaux garantis et protégés par la Constitution surtout à l’article 7.1.c de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples faisant partie du bloc de constitutionnalité au Bénin. Lequel stipule que : « Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue. Ce droit comprend : le droit à la défense, y compris celui de se faire assister par un défenseur de son choix ».
Analysant le recours, la Cour constitutionnelle a balayé d’un revers de la main les arguments développés par le requérant accusant le préfet Joachim Apithy d’avoir non seulement pris position contre lui dans la procédure mais aussi de l’avoir empêché d’être écouté. Le juge constitutionnel, sur la base des éléments du recours, décide qu’il n’y a eu aucune violation de droits à la défense à laquelle avait droit l’ex-maire de Bonou.
Six maires en moins de trois ans
Pour la Cour constitutionnelle, il ressort des éléments du dossier que, par une lettre du 25 août 2017, Emmanuel Zounmènou, alors maire de Bonou, a été invité à une session extraordinaire pour un vote de défiance. Mieux, par la même lettre, il lui a été notifié les griefs portés contre lui. Et qu’en réponse à cette lettre, le préfet du département de l’Ouémé a, par l’arrêté n°10-354/Sg/Stccd/Sa du 8 septembre 2017, mis en place un comité de conciliation des conseillers communaux. Ensuite, le maire invité à une tentative de conciliation par ledit comité les 19 et 22 septembre 2017 n’a pu s’y rendre. Une absence qui a conduit, à la séance du 22 septembre 2017, à l’établissement par le comité d’un procès-verbal d’échec de la tentative de conciliation. Lequel échec a été constaté par le préfet du département de l’Ouémé qui, par arrêté n°10-375/sg/Stccd/Sa du 29 septembre 2017, a convoqué une session extraordinaire pour un vote de défiance pour le 3 octobre 2017 à l’issue duquel Emmanuel Zounmènou a été destitué de ses fonctions de maire.
Au regard de tout ce qui précède depuis la lettre du 25 août 2017 par laquelle ont été portés à sa connaissance les griefs portés à son encontre jusqu’à la date de sa destitution le 3 octobre 2017 en passant par les différentes tentatives de réconciliation manquées du fait de son absence, le juge constitutionnel en conclut que c’est à tort qu’Emmanuel Zounmènou allègue d’une présumée violation de son droit à la défense. Il a été « suffisamment mis en demeure et en état de préparer et d’exercer son droit à la défense », martèle la Cour constitutionnelle soutenant qu’ « il y a lieu de dire et juger que le préfet du département de l’Ouémé n’a pas violé la Constitution… ».
La haute juridiction donne ainsi raison au préfet Joachim Apithy qui, dans sa réponse dans le cadre de la mesure d’instruction du recours menée par la cour, accuse le maire déchu d’avoir usé des manœuvres dilatoires se cachant derrière un prétendu certificat médical pour s’absenter aux différentes séances de tentative de réconciliation dont l’échec constaté, a abouti à sa destitution. Le préfet Joachim Apithy a expliqué avec force et détails à la cour la genèse de cette procédure de destitution déclenchée contre le requérant à cette période. Ce qui est parti d’un arrêt de la Cour suprême en date du 2 décembre 2016, invalidant dans l’arrondissement de Hounviguè, le siège du candidat de la liste de « L’Union fait la Nation », Bernard Bodéhou, alors conseiller communal et deuxième adjoint au maire de Bonou, au profit de celui de la liste Fcbe conduit par Jean Amonlè. Cette nouvelle donne a fait basculer la majorité au niveau du conseil communal qui est en proie déjà, depuis son installation en 2015, à une crise et une instabilité profondes avec à sa tête aujourd’hui, Julien Affohounha, le sixième maire en moins de trois ans de mandat.
Nazaire Hounnonkpè: Directeur général de la Police républicaine[/caption]Les procureurs généraux près les cours d’appel de Cotonou, Emmanuel Opita ; d’Abomey, Pierre Dassoundo Ahiffon et de Parakou, Alexis Agboton Mètahou, ainsi que le directeur général de la Police républicaine, Nazaire Hounnonkpè, ont animé une conférence de presse, vendredi 20 avril dernier, au ministère de la Justice, pour faire le point de la lutte contre la cybercriminalité et les crimes rituels au Bénin. On dénombre 456 interpellations avec à la clé plusieurs arrestations.
La traque aux cybercriminels a fait l’objet d’une conférence de presse conjointe vendredi dernier, par les membres de la hiérarchie policière et judiciaire. Le point fait par le procureur général près la Cour d’appel de Cotonou, Emmanuel Opita, présente un total de 456 interpellations au plan national, dont 158 au niveau de l’Office central de répression de la cybercriminalité (Ocrc) ; 110 au niveau de la direction départementale de la Police républicaine Atlantique ; 113 au niveau de la même direction dans l’Ouémé et 25 dans le Zou. La direction départementale de la Police républicaine du Couffo a enregistré 11 interpellations. Celles des Collines, du Borgou, de la Donga, et du Mono respectivement, 3, 14, 2 et 20 cas.
S’agissant des actions au niveau des parquets généraux, « neuf procédures sont déférées devant les chambres de flagrant délit et les cabinets d’instruction à Abomey, 30 personnes sont poursuivies dont 25 en détention et cinq sans mandat de dépôt dans la même ville », renseigne-t-il.
Au parquet de Lokossa, trois affaires sont actuellement en cours dans lesquelles 14 personnes sont poursuivies dont 10 en détention et quatre sans mandat de dépôt.
Au Parakou, 17 mis en cause sont poursuivis et placés en détention ; 3 interpellations dont les enquêtes sont en cours à Djougou et un mis en cause, poursuivi et placé en détention à Natitingou.
Le bilan de l’opération au niveau du parquet général de Cotonou, affiche 19 poursuites à Ouidah dont une condamnée, 35 personnes poursuivies avec mandat de dépôt et 12 sans mandat de dépôt à Porto-Novo. 41 poursuites avec mandat de dépôt pour la plupart à Abomey-Calavi et 67 autres avec mandat de dépôt pour la plupart à Cotonou.
En dehors des présumés cybercriminels, ‘’les faux féticheurs’’ qui ont concouru à la réalisation de infractions à travers ‘’leur science’’, ont été également repérés, indique le directeur général de la Police républicaine, Nazaire Hounnonkpè.
Modes opératoires
Selon le procureur général de Cotonou, Emmanuel Opita, les présumés cybercriminels interpellés sont des jeunes de 18 à 25 ans. Leurs stratégies varient. Ils usent du chantage, de la romance, se proposent de vendre « des articles fictifs ou encore font usage de fausse identité, de fausse qualité et de fausse entreprise de marché d’or ». Pendant que certains procèdent à la falsification de « passeports ou autres documents de voyage », d’autres proposent de « fausse offre de prêt d’argent en faisant payer aux victimes des frais de dossier sans aucune contrepartie ou encore associent à leur manège le charlatanisme pour abêtir leurs victimes. La pratique se développe via les faux comptes, les noms d’utilisateurs fictifs et des photos de profil d’autrui sur les réseaux sociaux, alerte-t-il.
Face au phénomène, les différentes juridictions ont apporté diverses ripostes. « A Ouidah, il y a une condamnation de 36 mois, à Cotonou 60 mois avec 5 000 000 F de dommages-intérêts et à Parakou des individus ont été condamnés à 24 mois », développe le procureur général de Cotonou. Mieux, « la politique pénale en œuvre au Bénin a opté pour une rigueur de plus en plus croissante afin d’éradiquer définitivement le phénomène.
La lutte contre la cybercriminalité ne sera pas ciblée. Le procureur général d’Abomey, Pierre Dassoundo Ahiffon, souligne que les milieux bancaires, les réseaux de téléphonie mobile et les structures de transfert d’argent ne seront pas épargnés.
Les conférenciers en appellent au sens de responsabilité « des parents, des directeurs d’école et d’établissement afin que les enfants soient soigneusement sensibilisés sur les risques par eux encourus ».
Les dénonciations sont ouvertes au numéro 166 ou au numéro WhatsApp 64 00 46 46. A bon entendeur, salut !

« Je fais des choix difficiles et j’entends qu’on reconnaisse la pertinence de ce que je fais ». Tel pourrait-on résumer ce qu’on pourrait appeler le drame de Talon relativement à l’adhésion populaire à ses actions. Car de fait, et face aux conservatismes de toutes sortes, ses choix ne sont pas toujours bien compris et surtout sont mal vécus. A tort ou à raison.
Face à l’opinion qui fait preuve d’impatience et ses détracteurs qui soulignent avec gourmandise l’absence de résultats, lui entend, à terme, conformément au calendrier qu’il s’est établi en tant que candidat puis à travers le programme d’action du gouvernement, convaincre ses compatriotes de la pertinence de ses choix et de ses actions. Des résultats en appoint ; le moment dit ! Il convient, à tout le moins, lui en donner présomption et ne pas le juger à priori.
Mais en attendant, les spéculations riment avec les contestations. Et ne se veulent pas souvent à l’avantage du pouvoir. Qu’à cela ne tienne, le président Talon, droit dans ses bottes, tient son cap. Il a réitéré cette disposition de sa gouvernance, une fois encore, au détour de l’interview qu’il a accordée à des médias internationaux et diffusée sur RFI et TV5Monde ce dimanche. Ce fut un large tour d’horizon comme on dit dans le jargon journalistique, des questions actuelles ou de fond, qu’elles soient politiques ou socio-économiques.
Du déguerpissement ? « Un message civique », encore que contrairement à ce qui est allégué, les commerçants dégagés des emprises des voies publiques n’ont ni perdu leur offre (affaire) ni la demande qui la justifiait, soutient-il. Des affermages et mise en gestion privée de certaines unités publiques de production, notamment le port ? « Ce que nous recherchons, c’est la gestion efficace et ceci, peu importe les origines de celui qui nous les procure », objecte Patrice Talon qui n’élude pas non plus la question relative au renouvèlement de son mandat présidentiel. Il faut retenir à ce propos qu’il « avisera » et que, ce dont tout le monde est accessible en raison de la loi (deux mandats non renouvelables prévoit la Constitution en vigueur au Bénin), ne doit pas lui être refusé, vu que la révision de la Constitution devant entériner le mandat unique qu’il a préconisé, est retoquée !
Quant à l’initiative (avortée) de retrait de grève à certaines catégories socioprofessionnelles, au choix de confier les rails à la Chine, ainsi que d’autres questions liées à sa gouvernance, le président Talon a professé sa bonne foi et réitéré sa volonté de rompre avec les mesurettes qui n’agissent pas en profondeur sur les maux dont le Bénin souffre. Aussi entend-il prendre, même si cela est durement ressenti, des mesures structurelles et non pas conjoncturelles comme par le passé, pour relever le pays et ne serait-ce que créer les conditions de sa mise en orbite. Cela suppose des réformes, qui ne sont pas de nature à plaire à tout le monde, et des mesures qui ne manqueront pas de gêner des intérêts…C’est du reste,, le propre de toute réforme…
Actualités 22 avr. 2018

Le plasticien béninois Romuald Hazoumé est classé par l’Africa Art Market Report, lancé par le marchand d’art Jean-Philippe Aka, parmi les artistes africains les mieux cotés sur le marché de l’art. Il y est cité dans la catégorie des contemporains aux côtés d’artistes sud-africains, égyptiens, nigérians, marocains, éthiopiens, maliens, kényans, ghanéens, camerounais. 13ème sur vingt artistes classés dans sa catégorie, l’artiste doit sa position à un chiffre d’affaires de 90.928 dollars. Des revenus qui concernent uniquement les chiffres d’affaires réalisés lors des ventes aux enchères.
Avec une approche chiffrée du marché de l’art africain, moderne et contemporain, l’Africa Art Market Report table sur les résultats des ventes aux enchères (40 %), le prix moyen des œuvres sur le premier marché (10 %), le nombre d’expositions dans les musées (25 %), le nombre d’expositions dans les galeries commerciales (25 %).
Culture 21 avr. 2018
3ieme meeting international d'athlétisme de Marrakech [/caption]Faouziatou Ibrahima en lancers de javelot et de poids et Faysal Atchiba en courses 100 m et 200 m et en saut en longueur, sont les deux athlètes paralympiques béninois qui vont participer au troisième meeting international d’athlétisme de Marrakech au Maroc, du 22 au 29 avril prochain. Ils ont été retenus sur la base des résultats des derniers championnats et compétitions sous-régionales. Fruit d'un travail pointu fait entre la Direction technique nationale et le comité exécutif du Cnp-Bénin.
Selon Ferdinand Adéchi, secrétaire général du Comité national paralympique du Bénin, les athlètes se préparent ardemment avec les maigres moyens dont les responsables du comité exécutif de la fédération disposent. « Depuis notre élection le 21 octobre 2017, sans grand moyens, nous sommes en train de démontrer à la face de l'opinion nationale que nous sommes capables de gérer et nous allons relever les grands défis de notre temps dans les sports paralympiques », souligne-t-il. « Nous n’avons pas encore encaissé la subvention de 15 millions F Cfa à nous accordée par le ministère en charge des Sports en 2018, mais nous faisons face à nos dépenses », poursuit-il.
Pour suivre techniquement les athlètes, indique Ferdinand Adéchi, le comité exécutif de la Fédération handisport a désigné le directeur technique national, Alassane Zimé Yérima, pour conduire les deux athlètes à ce meeting au Marrakech. Depuis quelques jours, les deux athlètes s’entrainent chacun en ce qui le concerne sous l’égide de leurs entraineurs. « Nous nous sommes battus pour acheter trois billets d'avion Aller/Retour Cotonou-Marrakech, payer les Frais de Visa et l’assurance individuelle aux trois membres de la délégation qui vont partir de Cotonou le dimanche 22 avril prochain à 6 h 35, et vont revenir au pays dans la nuit du 29 avril », a-t-il confié.
Sports 20 avr. 2018

La campagne agricole de l’année 2018-2019 a été officiellement lancée, ce jeudi 19 avril dans la localité d’Agonhohoun dans la commune de Djidja. Placée sous le thème « Les pôles de développement agricole, une option pour mieux valoriser les potentialités agricoles locales », elle vise à mobiliser les acteurs de ce secteur à accompagner les ambitions du gouvernement.
« Nous comptons en effet franchir la barre de 600 000 tonnes pour le coton, 300 000 tonnes pour le riz, 200 000 tonnes pour le maïs, 400 000 tonnes pour l’ananas, 140 000 tonnes pour la noix d’anacarde, 750 000 tonnes pour les cultures maraîchères, 75 000 tonnes pour la viande, 120 000 tonnes pour le lait et 65 000 tonnes pour le poisson », a fait savoir le ministre de l’Agriculture Gaston C. Doussouhoui, dévoilant les ambitions du gouvernement pour la campagne agricole 2018 et 2019. Cette campagne a été lancée, ce jeudi, à Agonhohoun, commune de Djidja.
Producteurs, élus locaux, cadres avertis du secteur, populations étaient présents à cet événement rehaussé par la présence de deux ministres du gouvernement : Gaston C. Doussouhoui de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et Alain Fortuné Nouatin de la Défense nationale.
Tour à tour, le maire de Djidja, Théophile Dako ; le préfet du Zou, Firmin Kouton ; le président de la Chambre nationale d’agriculture, Adjéoda Amoussou, ont salué les réformes engagées par le gouvernement du président Patrice Talon dans le secteur agricole et les mesures prises pour des réponses appropriées aux questions d’approvisionnement en intrants et de mécanisation adaptée. Cela établit désormais un climat de confiance mutuelle entre les acteurs du secteur et les gouvernants avec des engagements pour des actions aux niveaux individuel et collectif, qui rassurent aussi les uns et les autres que l’espoir est permis. La preuve en est que la dernière campagne a été bonne. Mais aussi grâce à une pluviométrie acceptable, suivie d’un bon développement végétatif des cultures. La pression parasitaire, aussi bien sur les cultures que sur les animaux d’élevage, est restée sous contrôle grâce aux interventions de l’Etat et aux efforts déployés par les producteurs. De même, les infestations de la chenille légionnaire sur le maïs ont été jugulées et les foyers d’épidémie de la peste porcine intervenue dans la Vallée de l’Ouémé ont été gérés.
En procédant au lancement officiel de cette campagne, le ministre Gaston C. Doussouhoui a rappelé que le gouvernement du Nouveau départ a fait l’option d’investir pour une agriculture de grande envergure, suivant une stratégie combinant l’approche territoire et l’approche filière pour constituer des zones relativement homogènes ou Pôles de développement agricole (Pda). Le but visé, explique-t-il, est de relever les défis de promotion et de développement des filières agricoles à travers une meilleure valorisation des potentialités locales. Les programmes nationaux de développement des filières agricoles phares, telles que retenues dans le Programme d’action du gouvernement (Pag), ont été élaborés à cet effet.
C’est dire que cette campagne agricole démarre sous de bons auspices, car elle connaîtra plus d’actions concrètes en faveur des filières prioritaires que sont le coton, l’ananas, l’anacarde, les cultures maraîchères, le maïs, le riz, le manioc, la viande, le lait, les œufs de table et la pisciculture.
La coalition rupture[/caption]Réuni hier jeudi 19 avril 2018 à Cotonou, autour du thème « Quelles perspectives pour la Coalition de Rupture », le secrétariat permanent de la coalition de Rupture, un regroupement politique né entre les deux tours de la présidentielle de 2016, a organisé une journée de réflexion au cours de laquelle elle a réaffirmé son engagement aux côtés du président Patrice Talon.
Ce jeudi 19 avril, le secrétariat permanent de la Coalition de Rupture a fait sa première grande sortie médiatique depuis son triomphe en mars 2016, à l’occasion du deuxième anniversaire de l’avènement du président Patrice Talon au pouvoir. Sous le leadership de son président Rufino d’Almeida, ce regroupement politique a réfléchi sur le thème : « Quelles perspectives pour la Coalition de Rupture ? ».
Saluant la fidélité du chef de l’État à ses engagements, les membres du bureau du secrétariat permanent ont noté la rigueur qui caractérise la gestion du président Talon. Toutes choses, selon eux, qui caractérisent la grandeur des ambitions de la coalition pour le Bénin. Pêle-mêle, ils ont cité la lutte contre la corruption, la transparence dans l’organisation des concours au profit de l’État, l’assainissement des finances publiques, la lutte contre l’insécurité, la fin du délestage, la restauration de l’autorité de l’État. Ils se sont félicités qu’en deux années, le gouvernement ait commencé par lever les entraves au développement du pays.
Après deux années de discrétion dans l’accompagnement des actions du gouvernement, la coalition annonce un changement de cap pour les trois années qui restent du quinquennat. Elle se voudrait prochainement plus active sur le terrain politique pour expliquer aux populations les actions menées par le gouvernement, préparer les échéances électorales à venir et se positionner sur les grands enjeux du moment, dont la réforme du système partisan. « Nous devons nous adapter à la nouvelle donne. Nous allons vers une réduction drastique des partis politiques », a affirmé Rodrigue Sakponou, avant de réitérer son soutien au chef de l’État dans sa détermination à réformer le système partisan. Autant dire que la Coalition de Rupture veut contribuer à la réussite du quinquennat du président Talon.
Présidium du Consortium Alafia [/caption]L’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés dénommée Consortium Alafia dispose désormais dans les systèmes financiers décentralisés qui en sont membres, des points focaux Egalité femme/homme (Efh) et Environnement. Ces derniers ont tenu leur première rencontre, ce jeudi 19 avril, au siège de l’association à Cotonou, après leur installation par le président du conseil d’administration, Emmanuel Gahou.
Les questions de genre et de l’environnement constituent dans le secteur de la microfinance des enjeux pour l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés, communément appelée Consortium Alafia. Pour prendre en compte ces questions dans ses activités, l’association a mis en place dans les systèmes financiers décentralisés (Sfd), des points focaux qui ont été installés hier par le président du Conseil d’administration, Emmanuel Gahou.
A l’occasion, le directeur général du projet Appui au développement à la professionnalisation et à l’assainissement de la microfinance au Bénin (Adapami), Maurille Couthon, s’est réjoui de l’installation des points focaux égalité femme/homme et environnement dans les Sfd. Pour lui, la prise en compte de ces questions dans le secteur de la microfinance est un enjeu très capital pour les institutions de micro finance. C’est d’ailleurs pour cela, explique-t-il, que le projet Adapami en a fait une priorité. Il ajoute qu’Adapami, c’est quatorze partenaires dont l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés. Pour mieux articuler ces deux dimensions qui sont transversales, la meilleure manière pour Adapami, selon son directeur général, est d’accompagner le Consortium Alafia dans ses démarches.
Maurille Couthon a rassuré le président du Conseil d’administration de Consortium Alafia, son directeur exécutif de même que les Sfd, membres de l’association, au-delà de l’appui à apporter à l’ensemble des Sfd, de son accompagnement à améliorer la prise en compte des questions de genre et l’environnement dans le secteur de la microfinance. Il estime que c’est un défi au niveau des Sfd, un défi national et un défi au plan international dans la mesure où le Bénin a ratifié des conventions internationales dans ces domaines.
Rôle fondamental
En installant les points focaux Egalité femme/homme et Environnement, le président du conseil d’administration du Consortium Alafia, Emmanuel Gahou, a rappelé que le financement de son association par le projet Adapami sur les ressources des Affaires mondiales Canada, s’inscrit dans le cadre de l’appui à la professionnalisation et au développement du secteur de la microfinance au Bénin. Et au centre de cet appui, souligne-t-il, il y a la dimension genre qui a pour vocation de contribuer à la prise en compte de l’égalité des sexes au travers de l’amélioration de l’accès des femmes et des jeunes aux ressources, à la prise de décision, à la connaissance et à l’emploi.
Emmanuel Gahou souligne que sa présence à la cérémonie d’installation des points focaux dans les deux domaines témoigne de l’importance que son association accorde au partenariat avec Adapami dans le but d’une plus grande modernisation du secteur incluant ce qui a trait à la place faite aux femmes.
Quant aux points focaux, le président du Conseil d’administration du Consortium Alafia estime que leur rôle est très fondamental dans la réalisation des aspects de ces dimensions d’intervention de l’association, car ayant trait à l’égalité femmes et hommes puis à l’environnement. Ces points focaux portent cette responsabilité pour au moins trois années à venir et bien au-delà, justifie-t-il.
Après la cérémonie d’installation proprement dite, les points focaux dans le cadre de leur première rencontre, ont suivi quatre communications dont la modération a été assurée par le directeur exécutif de Consortium Alafia, Ignace Dovi. La première a porté sur la connaissance et le respect des droits humains des femmes et des filles et leur autonomisation intégrée. Pour ce qui est de la deuxième communication, elle est relative aux causes et conséquences des inégalités hommes/femmes et approches de solutions. La troisième concerne les principaux indicateurs Egalité femme/homme du Consortium Alafia et enfin la quatrième est axée sur la présentation des rôles et responsabilités des points focaux.

Après moult tractations sur fond de calculs politiques et politiciens, l’Assemblée nationale a finalement désigné, à la faveur de sa séance plénière de ce jeudi 19 avril, ses neuf représentants au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi).
Les députés Gildas Agonkan, Janvier Yahouédéhou, Sabaï Katè, Corneille Padonou, Valère Tchobo, Basile Ahossi, Guy Mitokpè, Dafia Abiba et Justin Adjovi sont les neuf représentants de l’Assemblée nationale au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi). Les cinq premiers ont été désignés par la majorité parlementaire et les quatre autres par la minorité.
La liste unique nominative des neuf députés a été sanctionnée par un vote à bulletin secret et à la tribune de l’hémicycle : 49 Oui, 0 Non et 9 abstentions. Mais la désignation de Basile Ahossi par la minorité parlementaire a presqu’enflammé l’hémicycle. Pour plusieurs députés du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) dont Antoine Kolawolé Idji, le choix de leur collègue de la 17e circonscription électorale est illégale. D’autant que Basile Ahossi n’est pas de la minorité parlementaire. Il est du groupe parlementaire « L’Union fait la Nation », membre du Bmp. Et il n’a jamais démissionné de l’Un et fait une déclaration d’appartenance à l’opposition. Antoine Kolawolé Idji, président du groupe parlementaire « Un » considère la désignation de celui-ci comme nulle et non avenue. Mais le député de la 22e circonscription électorale sera rapidement contre-attaqué par son collègue Valentin Djènontin. Il trouve que c’est un faux débat. Basile Ahossi est bel et bien de l’opposition et par conséquent de la minorité parlementaire. Valentin Djènontin martèle que cette désignation ne souffre d’aucune illégalité.
Le débat a été houleux. Une situation qui a obligé le président à décider d’aller au bout de la procédure. Me Adrien Houngbédji a soumis la liste au vote de la plénière quitte à permettre à la Cour constitutionnelle de départager les uns et les autres quand elle sera saisie pour apprécier la constitutionalité ou non de la désignation du député Basile Ahossi en tant que représentant de la minorité alors qu’il serait membre de la majorité parlementaire. Les regards sont ainsi tournés vers le juge constitutionnel pour la suite de cette polémique.
Mais pour l’instant, la procédure de mise en place du Cos-Lépi suit son cours normal. La liste des neuf députés désignés sera transmise au gouvernement qui la complètera avec les deux autres membres restants et prévus par la loi à savoir le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) et le directeur national de l’état civil.
Le chef de l’Etat prendra ensuite un décret pour nommer les onze membres devant composer le Cos-Lépi qui sera chargé de conduire le processus d’actualisation de la Lépi. Ceux-ci seront invités à prêter serment devant la Cour constitutionnelle. Cette prestation de serment consacrera leur entrée en fonction pour un mandat qui dure en principe jusqu’au 30 juin prochain. Puisque le Code électoral a prévu la mise en place d’un autre Cos-Lépi dès le 1er juillet pour une durée de six mois.
Presidium Conseil national du Travail[/caption]Le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adjidjatou Mathys, a procédé, ce jeudi 19 avril à Cotonou, à l’ouverture de la première session ordinaire du Conseil national du Travail (Cnt) au titre de l’année 2018. C’était en présence des représentants des travailleurs et des employeurs.
La hiérarchisation des salaires suite à l’augmentation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) ; les avant-projets d’arrêtés relatifs à la fixation d’âge pour l’entrée, les conditions et la durée de l’apprentissage ; la revalorisation du Smig… Des préoccupations majeures sur lesquelles devront se pencher, pendant quatre jours, les participants à la première session ordinaire du Conseil national du Travail.
Représentant les travailleurs, le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), Anselme Amoussou, a salué l’organisation de cette rencontre qui est une résultante des discussions menées avec le gouvernement et qui traduit l’intérêt de l’Exécutif au retour à un dialogue social sincère. Les questions à débattre sont, à l’en croire, essentielles à l’amélioration du climat de travail dans un contexte de pauvreté et de crise grandissantes. « Il est inconcevable que le Smig ait été augmenté depuis 2014 et que certains travailleurs soient encore aujourd’hui en deçà de 40 000 francs Cfa », a déploré Anselme Amoussou. Une triste réalité que le représentant du Conseil national du patronat du Bénin (Cnp-Bénin), Constant Migan, a reconnue tout en réaffirmant l’engagement dudit conseil à la prise en compte effective du Smig par les employeurs et sa juste revalorisation.
Solidaire des revendications des travailleurs, le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adjidjatou Mathys, a invité les participants à s’investir davantage dans la formulation de propositions aux préoccupations à l’ordre des assises. L’importance de la hiérarchisation des salaires n’est, selon elle, plus à démontrer au regard des impacts sur le pouvoir d’achat et d’investissement. « De plus, la revalorisation du Smig est légitime puisque qu’elle repose sur l’article 210, alinéa 2 du Code du travail qui stipule que le Smig peut être révisé tous les trois ans ou en cas de besoin », a-t-elle soutenu, avant de souhaiter que les travaux se passent dans une quiétude empreinte de courtoisie et de sérieux.